31 octobre 2008

LE PRESIDENT OBAMA

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A quelques jours de l’élection du président Obama à la tête des Etats-Unis, je ne donne pas cher de sa peau. Un métis, donc à moitié noir pour les électeurs blancs et à moitié blanc pour les noirs, cela fait une cible épatante. Non seulement électorale, politique journalistique, mais humaine. Voilà un président, ainsi que sa famille, qui sera en permanence ou du moins pendant de longs, longs mois sous protection policière.
Certes la crise financière et l’identité de son adversaire politique, qui démontre un le peu  de personnels politiques chez les républicains, lui ont été favorables.  Car Mac Cain n’avait comme atouts que d’être blanc et réactionnaire,  principaux avantages aux USA dans ce cas. Pour les renforcer il a choisi  après une longue étude de son staf,f une colistière, une oie, symbole d’une Amérique profonde et contrairement à ce que nous pouvons penser en Europe cela a fragilisé le tandem démocrate taxé de bourgeoisie.
Curieusement le candidat démocrate a été soutenu par le restant du monde ; en France il fait un carton dans les sondages et nous allons voir bientôt voir un Sarko lui lécher les bottes, après celles de Bush qui est le contraire vivant du nouveau président, tant politiquement que moralement. En Afrique il est reçu comme un président sinon comme un Dieu, bref il est le président du monde et il n’y a que les amerloques qui ont hésité. (Ouaaah les nuls)

Les programmes respectifs et leurs hypothétiques réalisations sont des politiques qui n’ont rien à voir avec ce que nous  pronostiquent certains. Prisonniers d’un système économique qui vient de se payer une cure laxative, leurs différences sont minimes. Pour imager mon propos je compare Obama à un Bayrou et Mac Cain à un Raffarin, c’est-à-dire bonnet gris et bonnet blanc. Nous aimerions comparer Barak à Luther King, à Jessie Jakson, Malcom X ou à un Guevara encore plus bronzé et nous avons à la tête du gouvernement mondial un métis bourgeois et bien éloigné des préoccupations du petits blanc du Sud. Vous avez tous noté que Dieu est tellement présent chez l’un comme chez l’autre que devrions être sauvé à la fois d’une déchéance morale et de la catastrophe financière qui secoue le monde entier d’un système dont ils sont l’un et l’autre des adeptes.
Malgré toutes les attaques dont il a été l’objet, une campagne hargneuse et dégueulasse sur les bords un noir est assis sur le siège de Nixon, pour ne citer que lui. Comment un tel événement a-t-il pu se produire et que nous et que lui réserve sa présidence ?. Loin d’être un président rassembleur il sera un Obama haït par une moitié de la population , ce qui me ramène au début de mon post.
Les frères Kennedy ont été assassinés par l’autre Amérique, celle qui n’avait pas voté pour eux, notamment les trusts pétroliers et d’armements, car leurs politiques gênaient leurs industries et Luther King parce qu’il donnait aux noirs la conscience de leur condition.
Les mêmes tenteront de faire de même pour celui qui amènera au pouvoir la classe moyenne des USA en essayant de mettre un peu plus de justice sociale dans un pays où les pauvres qui seront de plus en nombreux le resteront un peu plus grâce une mutualisation bien hypothétique de la couverture maladie. C’est le seul point positif qui me ferait voter « intellectuellement » pour lui, car logiquement je ne pourrai pas
La décision de désengager les troupes d’Irak est de toute façon programmée par la force des choses notamment financières et morales, trop de morts et trop de milliards, également 

Obama a récolté une somme considérable de fonds privés, une grosse caisse alimentée par de gros dons et une multitude de petites contributions, c’est une des clés de cette élection, le plus riche se plaça le mieux  dans l’opinion à coup de pubs payantes et d’apparitions médiatiques dans des meetings qui coûtent les yeux de la tête.
Les sondages comme toujours, sans trop se tromper, ont influencé le vote des électeurs qui se sont déplacés ou ont voté par anticipation. Les indécis du dernier moment ont fait pencher la balance certes, mais il ne faut pas oublier le taux important d’abstentions.

Bref, dans la jeune histoire de cet immense pays pour la première fois, signe tout de même d’un brassage qui n’est pas parfait, mais réel, un non-blanc est élu. Ce fait est la hantise d’un pays comme le nôtre et selon la loi naturelle de la sélection et du métissage, il faut déjà que les plus racistes de chez nous s’attendent à la candidature d’un Beur ou d’un noir ; reste à savoir si nous sommes prêts à être aussi perspicaces que les Américains, qui eux dans une seconde étape devront faire un choix dans la même perspective élire Sioux ou  d’origine  soudanaise.
A moins que d’ici là, un jour un lee Oswald......

29 octobre 2008

UNE NOCE A LA CAMPAGNE


Sa petite fille lorsqu’elle annonça qu’elle irait au mariage de son grand-père souleva autour d’elle un tas de questions, sa mère qui selon le code du travail réclamait ses
jours de congé légaux pour le mariage de son paternel également. En effet Papet a décidé de convoler en justes secondes noces à l’âge d’une retraite bien sonnée, avec sa copine avec qui il vit en bonne compagnie depuis une bonne quinzaine d’années.
Or il se trouve que je connais bien de type et depuis très longtemps et les raisons, non seulement de ce mariage, mais celles qui l’ont poussé à échouer dans ce coin du Sud de la France. Comme je le sais très décent je les tairais.

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Mais c’est l’occasion de faire par contre le portrait (non son procès) de ce bonhomme en étalant ses défauts et qualités  montrables sur la place publique. Tous les hommes sont différents, mais lui encore plus que les autres, autodidacte et bordélique à la fois il gère tant bien que mal les fameux défauts qu’on lui prête . Radin sur les bords, disent certains de ses amis, il explique très bien pourquoi. Sectaire, il aurait tendance à prendre gentiment certes, ceux qui ne pensent pas comme lui pour des cons, disent les autres. Sentencieux admet-il. C’est un homme de conviction disent diplomatiquement ses proches, moi qui le connais bien je pense qu’il est tout cela à la fois, mais avec un profond et inné humanisme. Je connais ses hobbies et ses têtes de turcs, la musique de sa jeunesse et celle qu’il considère comme bonne. Il faut souligner son militantisme syndical et celui, un  peu ignoré, contre l’Apartheid en Afrique du Sud, sa profonde indignation du sionisme historique et la politique israélienne qui en découle. A noter également son incompréhension totale et donc son rejet du mouvement gay, de l’art contemporain, de  la danse  classique et les religions, sans compter son aversion totale de l’homéopathie, de l’astrologie (pourquoi d’ailleurs ceux là ? ) et autres supercheries dit-il. A tel point que quelquefois il nous bassine avec ses emportements aussi vains que disproportionnés.
Je connais très bien sa nouvelle épouse et bien entendu sa première femme. En parlant d’elle il cite Coluche « ma femme et moi avons des relations sexuelles, elle plus que moi » Un phénomène. Je voudrais ici faire une courte narration du grand malheur qui les a frappé. Comme je sais qu’il ne lira jamais mon blog, je peux me le permettre.
Leur fils est mort a 19 ans dans un accident d’automobile. Personnellement, j’ai fais ce que j’ai pu, simplement assister à son combat pour faire face à cette cata. Puisque je disais plus haut qu’il était humaniste sur les bords, je voudrais narrer ici une scène qui le démontre.
Après l’inhumation de son fils, les parents du conducteur de la mortelle voiture s’approchent atterrés et horriblement gênés de lui avec l’intention de demander pardon peut-être. C’est lui qui trouva les mots pour les apaiser, un ami de la scène très impressionné cite souvent ce genre de réaction.
Quelques années plu tard, il devra faire face à toutes ces conjectures et décida de tout arrêter avant qu’un trop d’emmerdes l’assaille et le fasse sombrer. Symboliquement la mort du chien de son fils fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Sa femme d’alors, en expédition sentimentale de l’autre côté de la terre, ne le trouva plus à la maison lorsqu’elle rentra de son safari galant.

Il réapparut dans le midi de la France et je sais pourquoi : tenter de se reconstruire (Un mot qui le met hors de lui, comme « faire son deuil » ) et fonder ou consolider une nouvelle famille aussitôt en osmose avec la première.
Mais ce n’était plus le même homme , encore plus «carré» dans ses certitudes et son raisonnement. Un autre cercle d’ami s’est formé autour de lui et bien peu d’entre-eux connaissent son histoire, une histoire banale d’un type banal.

C’est une jeune conseillère municipale qui officiait en l’absence du maire pour qui un mariage de « vieux » n’offrait guère d’intérêt. A ma grande surprise je vis mon jeune marié un peu remué, ému par cette cérémonie, tout autant que l’épousée d’ailleurs. Ils voulaient un mariage entre quatre-z-yeux et les voilà les yeux embrumés comme toute la petite salle d’ailleurs par la solennité d’un mariage et une bague à 3€ à leur doigt.

Ce fut une bien belle petite noce de campagne sous un soleil d’été qui voulait être de la fête, irriguée par un fût de rosé soigneusement sélectionné, un petit délice du crû, alimentée par de la cochonnaille et pour faire méditerranéen, des salades et entrées traditionnelles du quartier genre anchoiades. Pour les « vrais hommes  les ceusses-qui-pissent-contre-le-mur » le pastis s’est vite évaporé dans les verres et les tord-boyaux se sont déposés goutte-à-goutte dans les cafés trop forts.

Question ambiance, nous avons tout entendu, les Stones héros de la plupart des invités (forcément des sexagénaires) le disco pour les plus jeunes et du rap à la noix pour les ados, au grand courroux du papet. J’ai même cru entendre du Bézu avec sa chenille qui ne deviendra jamais papillon.
Il ne manquait plus que les grandes orgues, la robe de mariée et monsieur le curé.
Une bien belle noce pour mon ami Papet « Parigot-Tête-de-veau ».

27 octobre 2008

VOUS AVEZ DIT HASARD....

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J’ai toujours dit que les jeux de hasard vendus soit par les casinos et autres attrapes couillons, mais aussi et surtout par l’Etat était non seulement une escroquerie, mais une manœuvre politique. Du spectacle et des jeux pour la populace. Personnellement je ne devrais pas cracher dans la soupe puisqu’il y a quelques années nous avons gagné (enfin, pas moi, je ne joue jamais) une petite somme qui nous a permis de faire plusieurs voyages aux frais d’une chaîne de télé. Je ne devrais pas non plus plaindre le gogo qui sait pertinemment que lorsqu’il gagne un lot, cela n’est qu’en remboursement de ses investissements. Sur le plan de l’éthique et de la morale je suis encore plus contre.
Tout le monde joue «  aux sous » dans des cercles, dans les bistrots avec des machines à sous ou au 421, aux lotos de villages sans compter les champs de courses et les casinos, mais lorsque j’apprend que la FDJ truque la répartition de ses billets gagnants, cela affermit mon sentiment. En effet, un ancien joueur inquiète la « Française des jeux » par son acharnement à dénoncer ses magouilles. Il l'accuse purement et simplement de tromper la confiance des grattophiles en mettant à leur disposition des millions de tickets dont elle sait qu'ils sont tous perdants.
Comment ça mon cher Teddy ? C'est simple. Les détaillants de la Française des jeux reçoivent des bandes contenant un certain nombre de tickets gagnants. Lorsque ceux-ci ont été tirés, et le dépositaire ne peut l'ignorer, tous les tickets restants sont forcément perdants. Or, on continue à les vendre!
Le hasard, qui seul rend licite ce commerce, est «organisé» au détriment des clients: Il y aurait donc une inégalité de fait entre les joueurs «risquant» de décrocher le gros lot et les autres, «assurés» de perdre. Et cela porte sur des sommes faramineuses puisque la Française des jeux édite 2 milliards de tickets par an, nous persuade notre Robin des Bois. Elle ne sait pas comment se défaire de ce bâton boueux que ce monsieur lui met être les mains, bien qu’invoquant la pureté mathématique de ses pratiques, cette société a déjà organisé deux rencontres avec l'intéressé et son avocat, Me Gilbert Collard.
Cette affaire remonte à 2006 et avait fait grand bruit, suivant d’un long silence jusqu’au jour ou notre Don Quichotte affirmait qu’il y avait tricherie organisée, aussitôt assigné en justice pour diffamation que la procureur a retenu. L’avocat de la FDJ ne nie pas le problème, lais quel serait l'intérêt de la Française des Jeux dans la tricherie qu'elle organiserait, avance-t-il.

A la surprise générale, la Française des Jeux a reconnu que le hasard était «encadré»: «On élimine les situations extrêmes: l'absence totale de lots dans un carnet ou tous les lots dans un seul carnet», a déclaré le représentant de l'organisme.(1) Il ajoute que «  il ne faut pas qu'un petit buraliste de province se retrouve sans aucun gain, alors que dans le même temps un grand détaillant parisien multiplie les lots gagnants » Les petits buralistes ont donc proportionnellement plus de lots gagnants que les grands établissements. «Il y a une volonté de répartition égalitaire sur le territoire». Cela confirme ce que je dis plus haut qu’il y a là une intrusion de la politique dans les jeux.
Ce qu’il faut savoir, c’est que notre inculpé a déclaré que son adversaire lui avait proposé 450.000 euros pour mettre fin à leur litige "En juillet 2005, ils m’ont proposé par l’intermédiaire de mon avocat la somme de 450.000 euros : 300.000 cash et 150.000 un an après", a-t-il dit. Après que "j’ai déposé plainte le 26 avril 2005, la FDJ a provoqué deux réunions en présence de mon avocat", a-t-il ajouté.
Ce qui nous permet de faire preuve de perplexité sur la bonne foi de la FDJ et au lieu d’aller au marchand de ticket à gratter la connerie, allez donc boire un petit-blanc limé au bistrot à ma santé.



(1). Dans chaque carnet de tickets (de 50 à 150 tickets) il y a un tiers de petits lots qui s'échelonnent de 1 à 10 euros, les deux tiers restant étant perdants, et quand sort un «lot significatif», supérieur à 20 euros, il n'y en a qu'un seul. Pour l’accusé cette faille permettrait à certains joueurs, aidés par leur buraliste, d'augmenter leurs chances de gains piochant davantage dans les livrets ayant déjà fourni le précieux ticket. "augmentent leurs chances de gagner en ne piochant pas dans les lots qui ont déjà fourni un ticket gagnant". Selon lui, la FDJ enfreindrait la règle afin de dispatcher les tickets gagnants sur tout le territoire afin de stimuler les joueurs.".

21 octobre 2008

MILLE MILLIARDS DE MILLIARDS......

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Malgré le peu d’intérêt (lol) que suscite sur ce blog la crise économique qui nous attend, je me permet de poster la suite de mon exposé.

CAPITAL :
Définition : ensemble de biens, fortune qui est susceptible d'apporter des revenus, valeur de ces biens et les fonds propres d'une entreprise.
Capitalisme.
Propriété privée des moyens de production, libre disposition des biens et de leurs fruits, leurs échanges avec d'autres agents.

Le capitaliste, a le choix entre le souci de satisfaire le consommateur et la création de richesse, par l’emploi, la consommation et la recherche du profit ou en accumulant ses biens, hélas le mobile principal de son activité économique. Ce mécanisme de recherche effrénée à la moralité douteuse, est appliqué par les patrons et est admis par leurs exécutants qui nous gouvernent et qui ne gênent pas pour en profiter. Ils sont pour la plupart, issus de la classe bourgeoise au sens historique du mot, des aristocrates de la République. A quant un chef d’Etat médecin ou intellectuel ? Un chercheur chichement salarié, qui une fois son mandat effectué retournera à ses chères études ? Hélas, nous avons et auront comme représentants la nation, l’élite des possédants dont notre Sarkozy est un bel exemple.
Nous allons  revenir sur la notion du capitalisme et des moyens non pas de l’améliorer mais de le remplacer.
Et  c’est là où Marx intervient. Après de longues recherches il théorise sa pensée dans ouvrage LE CAPITAL. Il y met au premier plan la recherche du profit, l'accumulation de capital, la recherche de la plus-value, le salariat et la notion de prolétariat la non- propriété de l’outil de travail.
Sa pensée et son remède peuvent s’entendre par un capitalisme d’Etat où tous les « biens » ressources et moyens de production, seraient propriété d'une nation. De là est né le léninisme, une application directe sur le terrain de cette théorie, sa dénomination première fût le socialisme qui devait aboutir au communisme, lequel est tombé entre des mains de dictateurs. Néanmoins, cette mise en œuvre a  permis dans un premier temps de mettre la Russie à la hauteur des autres nations par une l’industrialisation, notamment celle de l’agriculture. Mais ceci est une autre histoire
Celle qui nous intéresse c’est de savoir pourquoi cette mécanique s’emballe et débouche sur une crise économique.
C’est ainsi que n’ait cette folie de la consommation, dans un temps synonymes de progrès, puis la surproduction générant encore plus de profits, qu’il faut écouler d’où surconsommation de produits inutiles que l’on nous rend indispensables.
Cette quête du profit, professée par les économistes « modernes » à part s’il est réinvestit, libère des capitaux inactifs, ces fameux excédents monétaires qu’il faut rentabiliser.
Comme à la caisse d’Epargne où justement trois rongeurs viennent de dévorer 600 millions de noisettes sur le marché libre de l’argent, c’est-à-dire sur les places boursières légales ou non d’ailleurs, (Ah les paradis fiscaux !) dans le marché traditionnel de la spéculation, dans des opérations hasardeuses mal maîtrisées ou simples escroqueries.
Dans la mesure ou l’une de ces opération foire, s’ouvre alors un trou que les fonds propres et surtout les dépôts des banques ne suffisent pas à combler. diapo_krach14.jpg
Deux solutions :
1/les épargnants et spéculateurs sont ruinés, un cas de figure inacceptable pour les autres agents impliqués dans cette magouille.
2/ Alors, on fait appel à l’état pour remédier à cette situation.
Grande méfiance chez les spéculateurs et petits prêteurs, alors on brade ses actions, les sociétés défaillent et c’est tout le système qu’il faut remettre sur pied à coup de milliards de devises. C’est ce qui s’est passé à la suite de la crise de 1929  et les suivantes. On a retapé le système on a créé des garde-fous et c’est reparti comme en 14 ( A peu près)
Ce tsunami financier une fois endigué, on relancera la machine en laissant sur le carreau les entreprises les plus faibles et la catégorie la plus pauvre de la population mondiale, car la conséquence non seulement des dégâts, mais de la relance pèsera sur l’économie par une moindre consommation donc plus de chômage, moins de production d’où hausses des prix et encore moins de consommation.

Le consommateur, pour faire face néanmoins à certaines obligations domestiques car sans épargne en appelle au crédit, qui devenu rare (justement par crainte d’un autre effondrement comme toutes marchandises) dans un une économie de marché, deviendra plus cher.
Mais je suis rassuré, car au Salon de l’Auto les carnets de commandes sont pleins comme les caddies que j’ai vu sortir de Dealer Price ou d’Aupré.    

Passons à autre chose.

19 octobre 2008

MARX A L'UMP

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"Le capitaliste n'a aucune valeur historique, aucun droit historique à la vie, aucune raison d'être social, qu'autant qu'il fonctionne comme capital personnifié. Ce n'est qu'à ce titre que la nécessité transitoire de sa propre existence est impliquée dans la nécessité transitoire du mode de production capitaliste. Le but déterminant de son activité n'est donc ni la valeur d'usage, ni la jouissance, mais bien la valeur d'échange et son accroissement continu. Agent fanatique de l'accumulation, il force les hommes, sans merci ni trêve, à produire pour produire, et les pousse ainsi instinctivement à développer les puissances productrices et les conditions matérielles qui seules peuvent former la base d'une société nouvelle et supérieure.
Le capitaliste n'est respectable qu'autant qu'il est le capital fait homme. Dans ce rôle il est, lui aussi, comme le thésauriseur, dominé par sa passion aveugle pour la richesse abstraite, la valeur. Mais ce qui chez l'un paraît être une manie individuelle est chez l'autre l'effet du mécanisme social dont il n'est qu'un rouage
".
K.Marx
Notre barbu avait mis sur le papier ce qui devait arriver. L’accumulation de capitaux et l’accumulation des conneries faites pour la pérenniser.

Aujourd’hui le seul système économique qui existe est le capitalisme. Une autre expérience a été tenté et pour de multiples raisons  elle a échoué, seule la Chine et quelques pays satellites se targuent de la poursuivre. Un seul pays, la Russie grâce à l’appropriation collective de l’industrie et des terres a pu sortir une société de l’ornière. Dès la chute du communisme elle se prosterne devant le système adverse et je dis bien adverse, le capitalisme.
Ce mot, plus personne ne voulait prononcer tant il était incongru, capitalisme cela faisait vieux jeu genre « Les Maitres des Forges» les « Cent familles", les romans de Balzac et Zola. Les tenants du système eux mêmes, inventèrent d’autres mots comme libéralisme, néo ou ultra-libéralisme.

Pour eux c'est comme si le capitalisme était une loi naturelle et gare a ceux qui viennent nous mettre des bâtons dans les trous du carrosses ,on a fait des guerres pour çà, en commençant par celle de 1914 et les autres. Personne n’était capitaliste et ceux qui combattaient cette idéologie étaient des rêveurs, des fumistes ou des utopistes, sinon des terroristes ou des traîtres à la république, qu’il fallait éliminer du jeu. Anticapitaliste=antirépublicain, entraînés par leur suffisance les gros bonnets  agitaient le spectre de l’anarchie. Manque de pot l’anarchie partage avec les libéraux l’idée que l’Etat est l’ennemi. Les nationalisations ? La ruine, l’Etat providence ? Un gros mot.
Comme prévu non seulement depuis quelques années, par Marx dès la fin du 19ème siècle, ce système éclate, forcément, une fois sous la forme d’un krach historique en 1929, puis par d’autres et aujourd’hui comme un gratte-ciel qui s’écroule sous la forme d’une crise financière qui n’en finit pas de se terminer comme dirait l’autre. Et que voit-on ? Tous ses acteurs, les dirigeants de nos sociétés qui engrangent des milliards et qui cotent au CAC 40, nos dirigeants politiques tous thuriféraires et adeptes de ce système qui  sortent des milliards de dollars et d’euro, se mettent à renier ouvertement leurs convictions en matière économique et donc financier. Ridicules. Là encore on nous endort avec des mots à la noix, comme économie réelle ou croissance molle, et l’on nous prends pour des imbéciles. Car il faudra bien un jour payer les pots cassés, et comme la politique sarkosienne est une application pure et dure, ce seront les plus démunis qui vont raquer, les plus riches seront protégés par le bouclier fiscal, tandis que la classe moyenne se paupérisera un peu plus.capitalisme.jpg

Si ce n’était pas sérieux on pourrait rire de cette pantalonnade. Et je nationalise à tour de bras, te sort des chiffres indécents eut égard au tiers et quart-monde, sans honte de s’être trompé et d’avoir trompé. De voir à télé Sarko dire qu’il veut moraliser et encadrer le capitalisme, en sortant du Fouquet’s (ou presque) cela me fait rire. Dans quelques temps on va nous ressortir Karl de l’armoire et prononcer sous les ovations son nom aux tribunes de l’UMP avec Ernst et Engels en toile de fond.

Les tenants du système actuel vont bien faire tout ce qu’ils peuvent pour parvenir à un nouvel équilibre, en tentant soit de « restaurer la confiance », soit en prenant de sévères dispositions. Renationaliser ? C’est en train de se faire. S’attaquer aux parachutes dorés ? De la fumée aux yeux. Le problème est qu’ils n’y arriveront pas. Ils sont donc impuissants. les altermondialistes et bien d'autres ont donc compris qu'il fallait réfléchir à mettre au point autre chose.
Comme toujours, je pense qu’il serait bon pour comprendre ce qui se passe de faire un petit retour sur l’histoire de ce que l’on entend par capital et capitalisme.

16 octobre 2008

A COUPER LE SIFFLET

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A couper le sifflet.

Enfin une affaire d’Etat qui va permettre aux médias et aux membres du gouvernement de parler d’autre chose que des milliards d’euros promis et destinés à la garantie de prêts interbancaires. Nous y reviendrons « si vous le voulez bien ». (Ah Lucien Jeunesse !) Car ce n’est pas fini, et lorsque cette débâcle va atteindre l’économie réelle, c’est-à-dire notre porte monnaie, ça va pleurer dans les chaumières.

Donc, chouette la Marseillaise et l’équipe de France huées par des beurs, très certainement, c’est bon ça coco. Sauf que cela me gonfle un peu beaucoup toute cette salade, ces envolées lyriques et je pense n’être pas le seul. « L’honneur de la France et du Drapeau est « déshonorée » ( Je cite) et aussitôt les pieds nickelés s’en donnent à cœur joie, notamment Filochardlaporte qui a enfin de quoi dire (une connerie) voudrait que les matches contre les pays du Maghreb se jouent partout sauf à Paris ! Bachelot sa patronne déclare : « Tout match avant lequel La Marseillaise serait sifflée sera "immédiatement arrêté" [...]"Les membres du gouvernement quitteront immédiatement l'enceinte sportive où notre hymne national a été sifflé"[...]"Quand un match aura donné lieu à de tels sifflets sur notre hymne national, tous les matches amicaux avec le pays concerné seront suspendus pendant un délai qui restera à fixer", a-t-elle ajouté. C’est-y-pas beau cette virile colère ?
La décision élyséenne finale est irresponsable : arrêter les rencontres « sifflées ». A partir de combien de sifflets, monsieur ? Et comment vont réagir les 80.000 personnes lésées, parmi lesquels les siffleurs ? Cela mène droit à l’émeute.
MAM, le képi enfoncé jusqu’aux oreilles, demande des sanctions, une enquête, qui s'appuiera sur les images télévisées, pourra donner lieu à des interdictions administratives de stade pour injure à l’Hymne national. Qui parmi les milliers de mômes ? De toute façon les matchs seraient stoppés, preuve d’une grande cohésion de l’équipe en toutes circonstances. On attend donc un démenti.

On assiste même aux gesticulations de SOS-Racisme et du MRAP qui mettent dans la moindre de ces conneries une pincée de racisme. En effet siffler un Tunisien par un Tunisien c’est du racisme pur. Par contre, ce que l’on peut constater à ce sujet c’est que le communautarisme entretenu fait des dégâts jusque dans les stades, ce qui est le plus inquiétant dans cette mini affaire. Et qui permet à Jean Marie Le Pen de dire que c’est « un échec de l'intégration des masses étrangères". Propos que reprend d’une manière plus policée, Copé-les-dents-longues lorsqu’il dit « C’est le symptôme d’une certaine faillite de notre politique d’intégration, de la politique de transmission de notre Histoire collective »

Et si nous revenions sur le fond ? Les sifflets ; est-ce si grave sur un terrain de foot ? Aurions-nous les mêmes pour un match de rugby ou de basket ? C’est donc que le climat dans les tribunes des stades de foot remplis de branleurs qui ici sifflent et là lèvent le bras à la nazi, n’est pas bon. Des frappadings qui hueront l’équipe adverse lors d’un match Marseille Tel Aviv. Les mêmes trouducs qui viendront soutenir, affublés du maillot bleu, l’équipe de France lors d’un prochain match de la coupe. Souvenons nous d’un match Lorient à Bastia en 2002, lorsque la Marseillaise A été huée Chirac avait quitté le stade. Ce qu’aurait dû faire les officiels à St Denis, au lieu de dire des âneries.

D’autre part l’insistance de la brailleuse d'origine tunisienne sur les paroles les plus discutées de Rouget de L’Isle (1) : qu’un sang impur « abreueeueueve nos sillons » n’était pas du meilleur goût. Quant au joueur hué comme un harki, Ben Arfa, d’origine lui aussi tunisienne, il avait opté pour la sélection française alors que la Tunisie le réclamait d’où déchaînement à son encontre. Autre question si cela n’était qu’un jeu inter-fans, ici inter-Maghreb ? Qui sifflera le plus fort dans les matchs contre la France ?

Il faut poser la question primaire : que viennent faire les hymnes nationaux, souvent va-t-en guerre, sur des terrains de jeux, marmonnés par des joueurs qui n’en connaissent pas toujours, manifestement les paroles ?

Claude Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis, à qui je venais de téléphoner s’est empressé de reprendre mes propos : « ne plus jouer les hymnes nationaux devant des publics qui ne savent pas se tenir [...] Aujourd’hui, ces rencontres internationales n’ont plus rien à voir avec du patriotisme. C’est plus lié à des activités commerciales qu’à la rencontre entre deux Etats». Il met ainsi les sifflets honteux» du match France-Tunisie sur le même plan que «les insultes à l’encontre des joueurs noirs», «la banderole anti-ch’ti» et «les gestes nazis». fin de citation.

Et s’ il fallait pour la cérémonie un hymne, pourquoi pas un chant olympique, il y a bien chez Théodorakis un truc dans un tiroir.

Afin d’éviter tout ce tintouin, je propose que nous envoyions Bigeard et ses paras sauter sur Tunis, Alger et Casablanca pour leur apprendre la politesse à ces fellaghas. Ou les expulser, thème souvent repris dans les commentaires aux papiers exposés sur le net par les médias, notamment sportifs, ce qui en dit long sur l’esprit des fans du foot qui gueulent contre les parachutes dorés et surtout pas sur les mensualités et primes incongrues de leurs vedettes. Ce qui confirme ce que nous savions : il y a quelque chose de pourri dans le monde du foot.

14 octobre 2008

DE LA MILICE

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Voilà deux ans qu'il existe un corps de « Citoyens volontaires » comprenant aujourd’hui 300 policiers de seconde zone, non payés qui assistent la police dans les rues et MAM veut en attirer davantage. Ca pue la milice (groupes de personnes créés ponctuellement pour maintenir l'ordre, notamment en cas de troubles civils) à plein nez et pourtant personne ne rechigne. Voici le texte de loi :
« Article 1er – Les citoyens volontaires, qui groupe des Français résolus à prendre une part active au redressement politique, social, économique, intellectuel et moral de la France, est reconnue d'utilité publique. Ses statuts, annexés à la présente loi, sont approuvés » (1)
Encore un peu et on les affuble de Taser, un uniforme (« On n'a qu'un blouson bleu ou une chemise à carreaux, mais pas de menottes pour jouer aux cow-boys disent-ils) et rendez-vous place Kossuth siège de la police pétainiste et le tour est joué.
Déjà qu’il est fait appel à la dénonciation entre citoyens, nous voilà revenu sous prétexte de sécurité, 60 ans en arrière, où on traquait les juifs et aujourd’hui les clodos et les types de genre méditerranéen.

Qui sont ces nostalgiques de l’ordre à la vichyssoise ? A Paris, la préfecture de police constate une recrudescence des offres de service la rentrée.
* des retraités  
* des actifs qui donnent de leur temps sur leurs jours de congés.   
* des jeunes qui « mettent un premier pied dans la police » avant de songer à s'engager.
A la fois vigile, policier, indicateur ? Il faut se poser la question ,

Un exemple cité par Rue 89 : un prof à la retraite lutte contre « les nuisances d'Emmaüs», a 67 ans, il fut parmi les premiers citoyens volontaires de France, aujourd'hui, il verse dans le prosélytisme auprès des siens, il raconte que c'est en créant une association de riverains contre les « nuisances » liées à la présence du siège social historique d'Emmaüs  (1) qu'il a eu envie de s'impliquer dans l'action civique. On peut le voir dans le quartier avec son acolyte plastronner dans les rues l’allure martiale et droit dans ses bottes recueillir, (pour l’instant) des témoignages des méfaits des SDF répandus dans le quartier. Un  magasin a d’ailleurs installé « des douches qui se déclenchent automatiquement » en cas de station prolongée des intrus sous l'entrée livraisons.
Ces individus se targuent d’intervenir dans les écoles pour de banales bagarres entre élèves. C'est un peu comme aider ‘à la Croix Rouge’ », dira un autre, seulement on notera que certains sont considérés comme des auxiliaires de police , préparation des feuilles de route des fonctionnaires de police du commissariat et même accueil aux guichets. Ces additionnels de la police ont fait des adeptes, des supplétifs du maire comme par exemple à mairie de Meaux dont le maire n’est autre que Coppé-aux- dents-longues.

Depuis des années les travailleurs sociaux essayaient de prévenir contre cette prévention qui ressemble beaucoup trop à de la répression, car ses dispositions mises au point par l'ex maire républicain de New York Rudolf Giuliani sont à mi-chemin entre une police auxiliaire et la milice fasciste de triste mémoire.
Petit retour en arrière en ce qui concerne cette dernière :
La Milice française fut une organisation politique et paramilitaire française créée le 30 janvier 1943 par le gouvernement de Vichy pour lutter contre le « terrorisme » (c'est-à-dire contre la Résistance). Supplétifs de la Gestapo et des autres forces allemandes, les miliciens participèrent aussi à la traque des Juifs, des réfractaires au STO et de tous les déviants dénoncés par le régime. C'était aussi la police politique et une force de maintien de l'ordre du régime de Vichy.


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On voit bien la dérive d’une milice politique, qui est une horreur, vers la milice supplétive de basse-police, qui peut ouvrir à n’importe quoi comme la chasse au faciès, qui existe mais dont on n’ose pas arborer la couleur. Darland aurait pu donner des conseils a Hortefeux, lequel sans être fasciste pourrait en tirer des leçons d’efficacité.


Cette référence à l’ordre, à tous-prix est porteuse de fascisme, on ouvre la porte à toutes les aventures, qui, lorsqu’elles portent l’uniforme et vulgarisées, sont pour « tout le monde » normale ». Hier, on enlevait les Juifs pour on ne savait quoi, aujourd’hui on fait des rondes dans le quartier pour on ne sais quoi également. ( Moi je sais) Jusqu’où peut-on aller dans cette période de suspicions envers les étrangers et ces saletés de pauvres.

(1) En réalité, la loi n° 63 du 30 janvier 1943 (publiée au Journal officiel de l'Etat français le 31 janvier 1943, n° 27, page 290) qui fonda la Milice française, j’ai juste changé les premiers mots..

12 octobre 2008

RATZINGER NOUS CASSE LES "BURETTES"

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Avec ce Benoît, il devient désormais interdit d’être athée. Non seulement il a porté une charge contre "une certaine culture moderne" qui proclame la mort de Dieu en disant : "Des nations un temps riches de foi et de vocations perdent désormais leur identité propre, sous l’influence délétère et destructrice d’une certaine culture moderne". Riches de foi ! St Barthélémy priez pour nous ! Ce qui veux dire que celui décide de la mort de Dieu n‘est qu’un gros nul et se prend pour « Dieu » lui-même. Encore une phrase d’intellos à la petite semaine. Imaginez-vous Nicéphore 1er Dieu des dieux ! On ne se Celui qui ne peut pas envisager la vie sans un dieu me parait pas très  puéril. Par exemple découbrir et reconstituer le génome humain, n’a rie de divin. Découvrir les énigmes de la nature, non plus et je vois mal les Prix Nobel de médecine biologique se prendre pour des dieux. Et de nier leurs existences ne fait pas de moi un dieu.

D’après ce successeur de St Pierre il est impossible pour une société athée ou simplement laïque de fonder alors "une société où règnent la liberté, la justice et la paix". C’est l’une des raisons de ses diatribes contre le laïcisme. La principale pour pour lui, ses courtisans et sujets, c’est la liberté de conscience , cette empêcheuse de catéchiser en rond. En oubliant combien l’interdiction de cette liberté de conscience a été opprimée par l’Eglise dont il est le chef.
Si ecore ce bon apôtre discourait dans son coin, devant son public on pourrait s’en tamponner le coquillart, mais non, ce monsieur s’adresse, (au nom de quoi  exactement d’ailleurs) au monde et trouve un écho dévot (les curés sont dévots. Lol) jusque chez nos gouvernants, y compris et principalement, Sarko qui a piqué directement chez lui sa fameuse laïcité « positive ».
Sans compter chez le lobby chrétien fondamentaliste qui s’installe au Conseil de l’Europe, conforté par les paroles directrices de Benoît 16 qui les appelle au " devoir de contribuer à édifier, avec l'aide de Dieu, une nouvelle Europe, inspirée par la vérité éternelle de l'Evangile " et incite les ministres et parlementaires  à  militer dans les débats publics européens " et à " unir à cet engagement une action culturelle efficace »
Politique soutenue par Angela Merkel, Romano Prodi, (1) José Manuel Barroso, Hans-Gert Poettering (1) et le président polonais Lech Kaczynski répètent inlassablement que l'Europe doit reconnaître ses " racines chrétiennes "
Quant est-il de la position des pays membres au sujet de leurs pratiques politiques dans ce domaine dont ils sles dirigeants ?:

La Constitution grecque s'ouvre sur l'invocation de la " Trinité sainte, consubstantielle et indivisible ".
En Irlande aussi, la Constitution évoque la " Très Sainte Trinité " et le " Divin Seigneur Jésus-Christ ".

En Espagne, la constitution affirme le principe de la séparation des Mais l’Eglise catholique bénéficie toujours de privilèges exorbitant du droit commun, notamment d'un financement public. Elle détient également le monopole de l'enseignement religieux à l'école ainsi que des aumôneries dans les casernes et les hôpitaux.

En Italie, avec le " nouveau concordat ", voté en 1984, la rupture entre l'Eglise et l'Etat reste bien timide et le délit de blasphème existe toujours.

Au Luxembourg, la Constitution revendique l'influence sociale du judéo-chrétienne et l 'évêché est  propriétaire du principal quotidien national.

L’Eglise anglicane d'Angleterre dispose d'une représentation propre au Parlement : les deux archevêques et les vingt-quatre évêques sont membres de droit de la Chambre des lords.

En Allemagne, aucune religion ne l'emporte nettement sur toutes les autres. Cela a débouché sur un biconfessionnalisme unique en son genre.
Dans le nord de l’Europe les églises presque toutes protestantes ont un poids significatif.

Au Portugal, la Constitution de 1989 énonce que " la liberté de conscience, de religion et de culte est inviolable. Les Eglises et les communautés religieuses sont séparées de l’état. "

La France, dont la constitution stipule, en son article 2, qu'elle est une République laïque qui respecte toutes les croyances, est le modèle d’une société dont l’emprise de l’Eglise a toujours été tenue à distance malgré les imperfections de la loi de 1905. Sarkozy et sa bande voudraient nous entraîner dans cette Europe de cul-bénis, pas question, restons un modèle en ce domaine pour le reste de l’Europe et du Monde

Non seulement ce Pape nous les brise, en prétendant vouloir forger une Europe chrétienne, en rendant hommage au créateur de L’opus Dei, le voilà qui œuvre aujourd’hui pour la béatification de Pie XII de sinistre mémoire, dont le Vatican à marqué solennellement le cinquantième anniversaire de sa mort, ce qui est un camouflet à la communauté juive, chatouilleuse sur tout ce qui touche la Shoah et on la comprend. Ce pie XII n’a pas bougé le petit doigt pour, non pas l’empêcher, et n’a pas gueulé comme un putois. Son pontificat, dans cette période a été marqué par une passivité suspecte et la pression de Mussolini est évidente. Pour faire passé la pilule le Vatican argue qu’il aurait sauvé ainsi « des » juifs où qu’il  ne savait pas. J’ai un image négative  et subjective de ce pape, je ne saurai donc me prononcer sur son accusation d’antisémitisme. (3) Ce que je constate c’est qu’il déterre la hache de guerre avec les Juifs. Pacelli-sort-Chancellerie.jpg
Ainsi, le rabbin de Haïfa s’est élevé contre ce qu’il considère comme une provocation et le rabbin Shear Yshuv Cohen, premier responsable juif invité à s'exprimer devant ce synode a estimé que Pie XII "ne doit pas être pris comme modèle et ne doit pas être béatifié parce qu'il n'a pas élevé sa voix face à la Shoah".
Benoît tu leur les brise menues.
Malgré son air bonasse que ne cache pas la dureté de son regard, il s’en prend aux judaïsme, par exemple en revenant sur les rites anciens de l'Eglise, dont l’un est une  prière pour la "conversion des Juifs". Benoît – treize- plus- trois, avait alors suscité un tollé général, il en avait alors modifié les termes début 2008, mais il y est toujours demandé que "Dieu éclaire le cœur des juifs, afin qu'ils connaissent Jésus-Christ".

Pour les athées on dirait de l’Alberto célèbre exégète contemporain de la bible qui réside actuellement en Allemagne.

P.S Qui a quelque chose avoir avec ce qui précède. Vous remarquerez que ce pasteur est plutôt cool avec les autres croyances, mais ne parle pas, faute de question, des non-croyants. A noter l’unique raison de sa foi : la résurrection, comme le docteur Alberto déjà cité.
ICI

(1) Celui qui a fait tout son possible pour que l'héritage chrétien de l'Europe figure parmi les valeurs de l'Union mentionnées dans le préambule du Traité constitutionnel. Quant à Prodi, il a déclaré tout de go "avoir longuement et silencieusement essayé d'introduire la référence aux racines chrétiennes dans la Constitution européenne. Mais ne pas y avoir réussi ne veut pas dire que le texte les désavoue."

( 2) La signature du décret d’héroïcité des vertus ne serait qu’une étape ; il faudrait ensuite établir un miracle. J'en connais un de miracle : qu’il soit mort dans son lit !

(2) Il faut tout de même relever un fait qui laisse dubitatif Wikipedia *

(3) En 1941, l'ambassadeur de l’État français au Vatican, Léon Bérard, s'inquiète de l'avis du Vatican sur le statut des juifs promulgué par le régime de Vichy. Le secrétariat d'État du Vatican confirme que la législation ne s'oppose pas à l'enseignement de l’Église[12]. Le nonce apostolique en France Valerio Valeri, « embarrassé » par ce blanc-seing pontifical accordé à la politique juive du régime de Vichy, vérifie l'information auprès du Vatican. Le secrétaire d'État Maglione confirme que c'est bien la position du Saint-Siège.
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09 octobre 2008

OUAAHH, LA CRISE !

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Ne retirez pas d'agent liquide, voilàce qui est arrivé aux épargants allemands entre les deux guerre, des billets de 100 Milliards de reichsmark
Je ne voudrais pas être prétentieux mais aujourd’hui, va ne va pas trop bien dans notre monde social et économique. Dans celui de la finance encore moins, les bourses mondiales s’affolent, dépriment, s’effondrent et repartiront dès qu’une petite bonne nouvelle leur parviendront. Je me demande si la solution ‘temporaire’ ne serait pas de fermer les Bourses mondiales tant le marché est faussé et d’interdire définitivement le marché à terme et à découvert.
Ce tsunami, est l’occasion pour une multitude de « spécialistes » et économistes distingués, des enfonceurs de portes ouvertes de se pavaner et dire « nous l’avions annoncé ». En réalité, nous sommes dans le caca comme prévu par la moindre brève de comptoir et il n’a pas à la tête de l’Etat un Winston Churchill qui sommeille, pour nous le dire. Je voudrais rappeler les déclarations rassurantes et loufoques de certains pieds-nickelés qui s’agitent dans leur ministère, mais j’ai honte pour eux et n’en ferais rien.
Je sais pour l’avoir pratiqué professionnellement que la bourse n’est pour le petit porteur qu’un pari sur l’avenir, de même pour le boursicoteur et que tout est basé sur la confiance et les rumeurs, c’est pourquoi il est naturel que les dirigeants de ces grandes affaires, qui engrangent d’énormes profits, tentent durant la tourmente de paraître optimistes, mais lorsque ce sont nos dirigeants politiques qui le font cela sonne faux, comme toujours.

La vraie question est comment sortir de ce merdier, qui n’est probablement pas terminé, car il reste le marché des « dérivés », ces auto-assurances et autres magouilles, montages bidons sur des crédits peut-être moins pourris que les subprimes, un marché qui représente une masse de capitaux à la dérive (Oncle Bernard nous parle de 60 milliards d’Euro) qui sè il explose serait un drame d’une autre ampleur. Mais soyons optimistes.
Lorsqu’on voit les gesticulations dérisoires de tels ou tels chefs d’Etat européens qui se réunissent à 4 en prenant les autres pour des moins que rien, puis à 27 pour se foutre des coups de pieds sous la table et sortir en disant comme Mme Merckel «  chacun sa merde » il y a de quoi s’inquiéter et et considérer que l’Europe telle que l’on nous fait miroiter vient d’exploser, les traités de Maastricht et Lisbonne à la poubelle.
Et je te débloque des milliards d’euros pour sauver des banques, en Angleterre, en France et en Allemagne (au fait on ne parle pas de la Suisse, vais-je y laisser mon pécule ?). Autant nous le dire carrément, vous allez payer et ne pas ergoter sur les mots comme « croissance négative » ce qui ne veut rien dire et fait passer son auteur pour un imbécile.
Cette crise est le résultat du dogme capitaliste ou du libéralisme, comme vous voulez, celui de l’économie de marché qui selon ses laudateurs, réglerait toutes les exagérations du système par l’offre et la demande, la fameuse concurrence. Au quotidien on voit bien ce qui se passe, par exemple chez les fournisseurs d’accès internet ou de téléphonie mobile qui se partagent le marché, avec un tarif quasi unique.
Mon professeur d’allemand avec qui nous avions engagé la question avait une théorie tout à fait valable : la concurrence est le moyen de faire plier le rival, le boucher d’en face, sous le poids des investissements publicitaires et enfin seul, de faire payer le client pour effacer leurs coûts.
Mais revenons sur l’économie de marché en lisant ce qu’en dit « Oncle Bernard » de Charlie-Hebdo : « La psychologie des foules est finalement le grand moteur de l'économie. Le marché ce n'est pas l'offre et la demande, comme le croient les vieux économistes, mais le mouvement de foule [...] qui panique et favorise un effondrement. Il n'y a pas plus moutonnier qu'un marché. Tout marché est dominé par l'imitation, le mimétisme{...] le bouche à oreille, la rumeur favorisent le mimétisme » Et en ce moment les boursiers se disent : oh la la, si le plan de sauvetage est aussi gros, c'est que la situation est beaucoup plus catastrophique que l'on ne croyait ! Vendons, vendons !.« le capitalisme ne connaît aucune pédagogie, pas même celle de la catastrophe ».
Je rajoute à cette analyse une donnée dont on ne parle plus depuis 68, la surconsommation. En effet poussées par la rentabilisation des investissements du capitalisme et l’appât tout simplement du gain, les industries nous ont mis sous le nez des produits inutiles ou superfétatoires, sur lesquels nous nous sommes rués et qui n’ont quelquefois rien avec le progrès.  Allons nous renoncer à la consommation effrénée de tranquillisants (quoique qu’en ce moment on peut comprendre) aux téléphones portables et Internet ? Le premier qui me traite de réac aura droit à deux minutes de Carla Bruni.

1929 1.jpgLa similitude spécieuse avec la crise de 1929 qui n’avait pourtant rien à voir, pourrait faire froid dans le dos, lorsque l’on connaît la suite. Je parle de l’époque hitlérienne, sachant tout de même que l’Allemagne fut elle aussi ruinée et qu’il lui fallut une guerre une industrie militaire et une guerre pour se redresser avant que les Américains décident d’arrêter les frais. Aujourd’hui leurs banquiers peuvent dire : « «Nous, Américains, sommes très reconnaissants aux banques européennes qui ont acheté nos produits financiers toxiques, car sans cela, la situation serait encore plus grave» (Joseph Stiglitz) En échange de ce «service», ils nous proposent de nationaliser les établissement de crédit et les réassureurs en difficulté et banques
Ce qui permet à Besancenot de dire : « Plutôt que de nationaliser ces banques-là, ce que je propose c'est de (les) réunifier dans un seul et même pôle public, un nouveau service bancaire unifié, non pas sous le contrôle de l’état mais sous le contrôle des salariés, des usagers, des consommateurs" Pour un peu Olivier nous ressortirait l’autogestion du placard. Seulement voilà cher anticapitaliste, cela s’appelle une concentration et débouche sur des milliers de suppression d’emplois.
A voir un peu long mais instructif.

08 octobre 2008

IL FAUT RELIRE LE "LIVRE"

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Les évêques vont se réunir en synode à Rome,(‘en français autour d’un gueuleton) pour tenter de donner un aspect plus raisonnable à la Bible et son récits fabuleux. Quel boulot.! Ils vont parler de la parole de Dieu, c’est-à-dire ce qu’il faudrait comprendre aujourd’hui ce qu’il voulait dire et non pas ce que l’on a fait dire. Même chez les pratiquants le doute s’est installé, un des intellectuels cathos qui participera aux débats ira jusqu’à dire « Ils se demandent de quel droit nous prétendons “détenir” [...] dans un texte qui leur semble être un recueil de légendes au statut mal défini.» Une théologienne ( Tiens du nouveau !) dira également que  dans la façon classique de lire la bible, on n’y voie qu’autorité et puissance et « porteuse d’une certaine violence » (1)
Elle relève ce que nous tentons de le démontrer ici même qu’il n’est « question que de violence de certains passages, contradictions entre certains fragments, usage d’un langage merveilleux qui semble peu crédible » je cite la dame. ! “Ce qui est dit de l’Exode, d’Abraham, de David : Est-ce que c’est vrai et comment peut-on dire que c’est vrai ?”, s’interroge un autre.
Etant donné les exigences dues à l’Histoire, il faut bien renoncer à prendre cette littérature pour autre chose de ce qu’elle est.(2) Un exégète note « Les auteurs bibliques ne sont pas moins auteurs de leurs livres que ne le sont les autres écrivains. » ce qui est nié par le Vatican qui rejoint là l’Islam dont le Coran est le fait d’un seul homme, Mahomet, directement dicté par Allah. D’aucuns parlent du début du christianisme cet avatar du judaïsme, d’une transmission qui comme une prédication centrée sur la personne de Jésus-de-Nazareth, non pas par écrit, bien entendu, mais orale. Un penseur catholique écrit que la pratique quotidienne de la lecture de la Bible n’a pas fait de (lui) un croyant.
Bref, ça remue dans les méninges. D’ailleurs la mode de lecture en groupe de la Bible devient à la mode, tant mieux, car à plusieurs on est moins bête que seul, ce qui permettra à ce groupe de voir les choses en face : du Roman .

Comme de bons jésuites, ces stagiaires vont sortir une mouture édulcorée et bien tiède de leurs travaux en noyant leurs réflexions dans de nébuleuses explications. Ainsi ils tentent de contenir la montée des fondamentalistes qui leur font de l’ombre, quitte à en perdre une partie de son essence même du christianisme. Selon moi, la Bible est un château de cartes savamment bâtit et retirer une seule carte, au hasard, l’esprit-Saint ou l’ascension et l’édifice s’écroule ce qui permettra à l’Homme de bâtir une nouvelle civilisation. 

Si j’ai bien compris, pour les pratiquants et les fidèles la lecture de la Bible est à prendre avec des pincettes, quand aux autres ils peuvent lire les « Mille et Une nuit » où l’Odyssée. Ce n’est même plus la peine de relire Nietzsche

(1) Trouvé sur Internet :
« Ami lecteur, qu'est-ce que votre Bible a fait pour vous ?
La Bible est la parole de Dieu
Si vous la lisez, elle vous éclairera
Si vous l'écoutez, elle vous guidera
Si vous la croyez, elle vous sauvera
si vous la négligez, elle vous jugera »

(2) A ce sujet, la lecture des ouvrages  de Finkelstein et Neil Asher Silberman est édifiante.


P.S Le pape Benoît XVI:
"La Parole de Dieu, plus que toute parole, est le fondement de tout, la véritable réalité. Celui qui construit sur les choses visibles qu'il peut toucher comme le succès, la carrière ou l'argent, construit sur le sable. Nous voyons maintenant avec l'écroulement des grandes banques que cet argent disparaît, qu'il n'est rien, il s'agit de réalités de second ordre. Radzinger parle de second ordre, une erreur de traduction sans doute, sinon il faudrait qu’un nouveau ruiné lui botte le cul à ce pape de second ordre.

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