15 mai 2008
LITURGIES ET RITES MONOTHEISTES
Pour faire avancer le schmilblick, je veux bien, comme hypothèse d’école admettre l’existence, un instant d’une intelligence supérieure que par commodité nous allons appeler Dieu, mot commun entre Jéhovah et Allah.
Il faut commencer par le commencement, à savoir la Genèse.
Dieu créa Adam à son image puis il créa la femme, après avoir commis le péché originel, il les punit.
Premier bémol, pour les croyants de bases, les convertis, il s‘agit d’un rapprochement physique entre Adam et Eve. Cette vérité universelle destinée au petit peuple est par les exégètes traduite par un péché d’un autre ordre. Comment voulez-vous que partant de cette image d’Epinal que le catéchisé ne se pose pas de questions. La première est que Adam et Eve et leurs rejetons conçus pour procréer, avec hormones et tout et tout, ont dù commettre l’inceste, forcément. Et qu’en même temps le créateur tout puissant a donc crée le bon et le mal personnifié par Satan qu’il a crée en même temps que l’Homme.
La seconde est que ce couple maudit vivait en Eden. Après la punition, ils seront voués aux enfers, que l’intelligence supérieure à du crée après ! Ou avant ?
Comme les hommes ne veulent rien comprendre. Moïse intervient. Rien ne change puisqu’il fallut que notre Etre supérieur nous envoie un fils, pour que cela puisse changer pour de bon en leur offrant le Salut. Peine perdu, l’histoire des hommes se perpétue et la condition humaine, globalement se dégrade
Alors que Dieu est attentif au moindre cheveu qui pousse sur la tête d’un homme, celle d’Alberto par exemple au hasard, qui nous disait qu’il veillait sur nous de toutes façons. Le dernier de la classe en histoire religieuse demandera timidement au catéchiste ou à la dame patronnesse : (Existent-elles encore ces grenouilles de bénitiers ? » mais pourquoi les éléments que le Bon Dieu doit maîtriser, puisqu’il veille sur nous, se déchaînent ici ou là. Chinois et Birman. (1La gentille dame dans le temps disait, « Soit c’est un divin mystère et la plus intégriste : « c’est une punition de Dieu ». Aujourd’hui les mêmes répondraient : « c’est à cause du non respect des hommes de la nature, d’où réchauffement et catastrophe....) Le petit effronté pourra alors dire ingénument : »Et le déluge c’était aussi à cause de la couche d’ozone ?
Lorsque je parle d’images comme celle-ci, du mythe créateur des religions monothéistes
plus personne ne devrait y croire vraiment, et pourtant ? De deux choses l’une, ou bien il ne s’agit que de symboles et pourquoi la suite du roman, avec Sainte Blandine et les lions. Ou c’est vrai et le premier homme et ses enfants étaient une « famille tuyaux de poêle ».
Bon, je veux bien continuer sur mon hypothèse d’école, mais je suis obligé de constater que le boulot du grand biologiste est apparemment mal fait chez l’homo sapiens ou sapiens sapiens. En effet, il n’ait sans dents et ne sait pas marcher. Proie facile pour les prédateurs. Aurait-il été mal programmé pour une naissance trop précoce. ?Bon je ne vais pas chipoter.
Donc cet être suprême dont l’exigence première est de n’adorer comme dieu que lui, entretien avec certains individus des relations privilégies, dans l’ordre : les Hébreux, les chrétiens et ensuite les musulmans. Les autres dans un coin de Mélanésie devront aller directement en enfer.« Y sav’même’pas que Jésus y existe » ces voués aux flammes éternelles.
Bon, voilà le but de cette note, mais pourquoi toutes ces rites, ces dogmes, ses sacrements, ces liturgies, collectives ? Les sectes religieuses, ces avatars des religions monothéiste, en particulier toutes ses chapelles protestantes et les autres pratiquent ces méthodes.
Pourquoi ne pas être en prise directe avec ce Dieu si intime ? Faut-il comme l’exige l’islam faire apprendre le Coran par cœur, je dis bien par cœur, ce qui nécessite des heures et des heures d’abrutissement qui feront de ces enfants des adeptes intégristes et fondamentaux. Je vais éviter de revenir au caté, mais il me reste en mémoire les observations suivantes.
Le baptême, on sait ce que j’en pense, c’est en quelque sorte aujourd’hui comme une application du pari de Pascal. Je fais baptiser mon enfant à o ans, on ne sait jamais !
Ou mieux encore : comme ça il pourra choisir. ! !
Tout cet enseignement est empreint de mystère : la messe et l’eucharistie pour ne citer que ces deux-là. MDT estime qu’il s’agit du sang du Christ et qu’il ne peut en être autrement. Pourquoi ne pas nous dire, c’est une métaphore, un symbole. ( encore un). Lors de mes communions, c’est à peine si j’osais me laver les dents après, c’est dire. Quant à la confession encore un truc inventé, péter était pour moi un péché.( j’rigole) quand au sacrement du mariage, je pense qu’il n’y a rien de divin là-dedans, simplement la loi patriarcale dans toute sa splendeur.
La messe et cérémonies.
Je sais que les réunions et mieux encore les foules sont traversées par des mouvements spécifiques, ce qui se retrouvent dans les manifestations ou pire dans les assauts collectifs pendant une guerre ou guérilla. Il n’en reste pas moins que ces élans collectifs, peuvent être innés ou dirigés. Dans ce dernier cas les religions les utilisent. Nous sommes avec tout ça près du lavage de cerveau. Ces manoeuvres pour les sectes sont interdites et je n’irais pas jusqu’à dire qu’il faut interdire les religions, ne lisez pas ce que je n’ai pas écrit, mais une grande prudence dans l’éducation des nos enfants.
Apporter comme vérité l’existence d’un Dieu tout puissant et omniscient à un gamin de 7 ans me parait frôler l’enrôlement .
Pour ma part je vous fais par de ma conception des choses. Un dieu doit servir à quelque chose théologiquement parlant, or il ne sert pas à grand-chose sur le sort de l’humanité, donc il ne peut exister.
Un petit sophisme en passant.
Bon je vais laisser ce texte en pâture à qui voudra les commenter. Quant à ce blog se sera silence radio pendant plusieurs jours.
C’est comme ça. Mais comme je le signalais, il me faudra me déplacer, mais comme je suis flemmard......(J’aurai dû m’acheter un portable. Un Mac bien entendu) Je « posterai » moins souvent
A plus.
(1) Généralement lors d’un catastrophe on voit des survivants remercier Dieu de les avoir épargné, mais faisant l’impasse sur le rappel près du Très-Haut de leurs gosses. Au moins, le Grand Horloger pourrait au moins éviter les répliques qui achève le sale boulot)
15:49 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, foi, dieu, rites, dogmes, céremonies, mariage
14 mai 2008
AUTOPROCLAMTION D'ISRAEL ET LA NAKBA
Un peuple libre qui en opprime un autre ne peut pas être libre.
Karl Marx.
AUTOPROCLAMATION DE L’ETAT D’ISRAEL
Au moment même où la Grande-Bretagne remettait officiellement ses pouvoirs à l'ONU nouvellement crée, le 14 mai 1948 à minuit, en pleine guerre, les sionistes proclamèrent leur indépendance dans le nouvel Etat d'Israël, acquise par des massacres, spoliations et tueries. A quatre heures du matin David Ben Gourion prononçait un discours radiodiffusé, tandis que retentissait la Hatikvah, l’hymne national. En voici quelques extraits significatifs .
“ Le Pays d’Israël est le lieu où naquit le peuple juif. C’est de là que se forma son caractère spirituel religieux et national, qu’il acquit son indépendance et créa une civilisation d’importance à la fois nationale, internationale et universelle, qu’il écrivit le Livre des Livres pour en faire cadeau au monde. Aussi les juifs s’efforcèrent à travers les siècles de retourner dans le pays de leurs ancêtres et d’y reconstituer un Etat. L'hécatombe nazie qui anéantit des millions de juifs en Europe démontra de nouveau l’urgence du rétablissement de l’Etat Juif, seul capable de résoudre le problème du judaïsme apatride. En vertu du droit naturel et historique du peuple juif nous proclamons la fondation de l’Etat juif en terre sainte. Cet Etat portera le nom d’Israël. Par la volonté du Conseil national provisoire, précurseur de la Knesset le texte comportera les précisions suivantes « Il respectera la complète égalité sociale et politique de tous les citoyens sans distinctions de religions de races ou de sectes. Il appliquera loyalement la Charte des Nations Unies. Nous invitons les habitants arabes de l’Etat d’Israël à préserver les voies de la paix et à jouer leur rôle dans le développement de l’Etat sur la base d’une citoyenneté égale et complète. [Il est convenu que] toutes les restrictions sur l’immigration et l’achat des terres imposées par la Livre Blanc britannique de 1939 étaient abrogées, mais que toutes les autres dispositions du mandats restaient temporairement en vigueur” [...]“ En pleine agression injustifiée, nous appelons aux habitants arabes de l’Etat d’Israël pour qu’ils préservent la paix et participent au développement de l’Etat en jouissant d’une pleine et égale citoyenneté ainsi qu’une représentation équitable dans tous ses corps et institutions, provisoires et permanents”.
Voici un extrait de la déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël et certaines de ses justifications.
« Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution en faveur de la création d'un Etat juif indépendant en Palestine et a invité les habitants du pays à prendre toutes mesures nécessaires en vue de rendre cette décision effective. La reconnaissance par les Nations Unies du droit du peuple juif à se constituer un Etat indépendant ne saurait être révoquée. C'est au surplus le droit évident du peuple juif d'être une nation comme toutes les autres dans son propre Etat souverain.
En conséquence, nous, membres du Conseil national, représentant le peuple juif de Palestine et le mouvement sioniste mondial, réunis en assemblée solennelle en vertu des droits naturels et historiques du peuple juif et de la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies, Proclamons l'établissement de l'Etat juif de Palestine qui se nommera Israël.
L'Etat d'Israël promouvra le développement du pays pour le bénéfice de tous ses habitants, il sera basé sur les préceptes de liberté, de justice et de paix enseignés par les prophètes hébreux, il accordera pleine et totale égalité sociale et politique à tous ses citoyens sans distinction de race, de croyance et de sexe; il garantira pleine liberté de conscience, de culte, d'éducation et de culture; il assurera la sauvegarde et l'inviolabilité des lieux saints et des sanctuaires de toutes les religions et respectera les principes de la Charte des Nations Unies. L'Etat d'Israël est prêt à coopérer avec les organismes et représentants des Nations Unies pour l'application de la résolution adoptée par l'Assemblée le 29 novembre 1947 (voir plus bas) et prendra toutes mesures pour réaliser l'union économique de toutes les parties de la Palestine. Nous faisons appel aux Nations Unies afin qu'elles aident le peuple juif à édifier son Etat et qu'elles admettent Israël dans la famille des Nations.
Au moment où se développe une agression injustifiée, nous faisons appel aux habitants arabes du pays de Palestine en leur demandant de retourner sur les chemins de la paix et de jouer leur rôle dans le développement de l'Etat, et les assurons qu'ils jouiront du droit de citoyenneté pleine et entière à égalité avec les Juifs et seront représentés ainsi qu'il leur est dû dans tous les corps et institutions constitués, provisoires et permanents. »
Les historiens et chercheurs seront bien en peine de vérifier sur le terrain la réalisation des promesses inscrites dans ces déclarations. Ils peuvent se demander si ces vœux n’étaient que fourberie ou message adressés à l’opinion internationale pour justifier une indépendance unilatérale donc illicite. En réalité les non-juifs seront exclus du partage du pouvoir par le simple fait qu’Israël est Etat de confession juive , conçu comme un sanctuaire et un véhicule de la vie juive et représentant l’apogée du pouvoir et de l’indépendance israélienne. Cet Etat religieux n’a jamais et ne résoudra jamais la contradiction inhérente à la présence d’une population arabe dans milieux juifs.
Israël est reconnu de facto par les Américains. Truman le reconnaît immédiatement (onze minutes de réflexion exactement) dès le 15 mai, et par les Russes de jure. La reconnaissance française de jure de l’Etat hébreu n’est intervenue que très tard, mai 1949 après une longue négociation visant à obtenir l’internationalisation de Jérusalem pour assurer la protection des Lieux Saints. C’est dire que la politique française se voulait neutre ou même favorable aux thèses sionistes, d’origine socialiste. Plus tard à l’opposé du gouvernement G.Mollet, qui voyait Nasser ravitailleur du FLN, le quai d’Orsay est resté pro-arabe. Ce qui n’empêchera plus tard pas la France de livrer aux sionistes des Mystères et des Mirages. Israël sera admis aux Nations Unies la même année.
Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations unies adoptait, par 33 voix contre 13, et 10 abstentions, la résolution 181, plan de partage de la Palestine alors sous mandat britannique. Le plan prévoyait la création d'un Etat juif, d'un Etat arabe et d'une enclave internationale autour de la ville de Jérusalem. Le plan comportait quatre points. Il décidait d'abord la création des Etats juif et arabe avant le 1er octobre 1948. Il prévoyait ensuite la division de la Palestine en huit parties, trois revenant à l'Etat juif, trois à l'Etat arabe, la ville de Jaffa devenant enclave arabe à l'intérieur de l'Etat juif. Et faisait de Jérusalem une enclave administrée par l'ONU. S’estimant spoliée la Ligue arabe lui opposa un refus, donc la décision unilatérale est bien une autoproclamation allant contre l’esprit du texte qui prévoyait un accord bilatéral.
Le 15 mai 1948 c’est l’anniversaire de la Nakba, des années de souffrances pour les palestiniens spoliés de leur terre et de leur passé. Et des années d’épreuves passées et à venir pour ses propres citoyens.
C’est ainsi qu’en ce beau jour de mai 1948 de ce mouvement colonial sioniste, naissait en Palestine avec la complicité de l’Occident, bafouant le droit naturel du peuple palestinien à son auto détermination sur son territoire historique.
Cet acte inédit constitue sans doute l’un des plus gigantesques hold-up et déni de justice de l’histoire contemporaine.
09:11 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, palestine, israel, anniversaire, juif, ben gourion
12 mai 2008
DE 8 MAI EN 8 MAI
< Ferhat Abbas.
En 1862, la Cour d’Alger déclare que " tout en n’étant pas citoyen, l’indigène est français ", curiosité juridique qui distingue nationalité et citoyenneté (cité par D.Schnapper, dans La communauté des citoyens, 1994, Ch.4). Malgré quelques timides améliorations le statut de l’Algérien ne changerat guère.
Les médias en général parlent plus de l’anniversaire de la création de l’Etat d’Israël que le 8 mai 1945, date de la victoire des alliés sur le nazisme et encore moins de l’anniversaire des événements d’Algérie qui mirent le feu aux poudres qui aboutirent à sa libération. Il est vrai que d’en parler trop, cela ne cadrerait pas avec la sortie de notre candidat Sarko en février 2005, qui parlait d’inscrire au programme scolaire, « le rôle positif de la présence française en Afrique du nord ». Aujourd’hui, après la mémoire des enfants victimes de la Shoah, idée si farfelue qu’elle fut abandonnée, il voudrait que les enfants apprennent l’histoire de l’esclavage. Sans compter sur le projet d’inscrire au programme l’histoire des religions. (1)
Revenons à mes moutons sacrifiés. Dans ma période, Algérie sur ce blog, j’ai déjà parlé de cette date, ICI ,mais sans les précisions que m’indique ce bon Canard Enchaîné.
Ce jour là, l’Algérie et la métropole fête la victoire des alliés. Le Parti du Peuple Algérien de Messali Hadj, interdit depuis 1939, mais très populaire, a inventé un petit drapeau qui servira de modèle pour l’Algérie future qui sera mêlés avec les drapeaux français et des calicots de militants demandant la libération de leur leader. Ce qui fait tiquer les autorités qui appelleront la cavalerie. A un carrefour, une voiture de flics foncent et arrachent les drapeaux algériens, tirent et abattent un jeune porte-étendard, Bouzid Saal, qui refuse de baisser le drapeau algérien. Une fusillade éclate, les Algériens paniqués et excédés agressent à leur tour des Européens. Parmi les morts, le maire de Sétif et le juge de paix. Les émeutiers se réfugient dans le djebel entraînant leurs morts et blessés. Au bout de deux jours d’émeutes les forces de l’ordre avaient repris les choses en mains.
L’information officielle de ces graves incidents et surtout de la répression qui s’ensuivit a toujours été très discrète. Le gouvernement annonçait toutefois 102 morts européens, dont certains sauvagement mutilés et 1500 algériens tués, les historiens aujourd’hui parlent d’une fourchette de 15.000 et 40.000 victimes algériennes hommes femmes et enfants.
La France coloniale mettait le paquet : 40.000 soldats, les fameux Tirailleurs Sénégalais, qui, il faut le souligner, étaient de vrais brutes, la légion et les tabors marocains et algériens.(2) Les villages « rebelles » seront bombardés par l’aviation et la marine qui frapperont les côtes et leurs habitants que nos braves soldats appelaient les « ratons », « pinsons » ou « merles », seul le premier vocable est resté dans le langage familier chez les racistes, les frontistes et autres colons ou pieds-noirs amers. Les arrestations nombreuses et iniques conduiront certains prisonniers politiques à rester en cabane jusqu’à la libération en 1962.
Pas un mot dans la presse française, les continentaux ignoraient tout. Après le 11 mai alors que la rébellion était matée, la répression continuait. A Guelama, petite ville du Constantinois, le sous-préfet à la tête d’un milice fusille 24 habitants à la mitrailleuse. Lorsqu’enfin le gouvernement intervient, les corps de ces suppliciés seront brûlés dans des fours à chaux. Dans les gorges de Kherata on jette du haut du pont, par grappes, des prisonniers attachés avec des barbelés.
La presse commençât à s‘émouvoir. Il est intéressant de noter que "l’Humanité" assurait alors que les émeutiers étaient des sympathisants nazis !
Après leur condamnation à la suite d’un procès, pour des raisons électorales et de la situation macro-économique, sociale et internationale de cette époque, les assassins furent graciés
L’ONU à peine née n’est pas intervenue. Ni les Américains, ni les Russes
Tous ces faits et témoignages seront recueillis à l’époque par un journaliste américain, Landrum Bolling, qui trouvait la soupe saumâtre et qui a pu consulter les services secrets anglais et américains forcément attentifs. Les témoins survivants confirment dans un reportage sur France 2 qui a été diffusé. A minuit.
Il ne s’agit pas ici de revenir sur la « Guerre d’Algérie » mais de souligner que les gouvernements aux prises avec ces situations, qu’ils soient de gauche du centre ou de droite réagissent de la même manière, une répression féroce sans commune mesure avec les faits initiaux. Cette répression qu’il faut taire, nier.
Le 8 mai 1945 naissait l’Algérie, dans la douleur, les larmes et le sang. Horreurs partagées par les pieds-noirs grugés par le colonat, les grands et gros colons, qui fourniront plus tard les hommes de l’OAS.
De Gaulle à la tête du gouvernement provisoire, clamait quelques temps auparavant, « ll ne faut pas que l’Afrique du Nord nous glisse entre les doigts pendant que nous libérons l’Europe »
Ben mon colon !
Il faudra attendre le 27 février 2005 pour que, lors d’une visite à Sétif, M. Hubert Colin de Verdière, Ambassadeur de France à Alger, qualifie les « massacres du 8 mai 1945 de tragédie inexcusable. » Cet événement constitue la première reconnaissance officielle de sa responsabilité par la République française.
(1) Ce qui pour moi est une bonne chose, les mômes en découvrant les inepties inhérentes aux diverses confessions, se feront une idée de ce qui les attend en allant au catéchisme, à l’école musulmane ou à la synagogue.
A condition que les profs soient suffisamment neutres et utilisant le conditionnel, genre : d’après les catholiques..... et d’après les autres.....
(2) Une constante dans le mouvements de libération, on oppose les autochtones aux autres ressortissants de la région, ceci est valable pour de nombreux conflits de cette nature.
19:10 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, algerie, 8 mai, colons, setif
07 mai 2008
LA CHUTE DU SIONISME II

Alberto comme tant d’autres se mélange un peu les pinceaux lorsqu’il parle d’Israël. Il y a de quoi, car même Israël dans sa déclaration du 14 mai 1948, mais sciemment introduit la notion juive, Etat Juif d’Israël.
En tant que webmaster (et non propriétaire de ce blog, car quand j’entends ce mot je sors mon revolver. Et toc) je vais essayer de mettre un peu de lumière dans ce fouillis des mots.
Israélien : qui habite Israël, juif, appartenant à une communauté religieuse, israélite qui pratique la religion juive, sioniste et pionnier/colon qui s’installa petit à petit sur les terres des autochtones et ne pas oublier de mettre la majuscule sur le mot Juif, là, où il faut.
Lorsque je parle de la disparition d’Israël je veux parler de cet Etat usurpateur et non de la communauté juive qui a le droit de vivre comme elle l’entend. Mais Où. C’est bien là le problème.
J’ai déjà écrit ici, que les premiers sionistes politiques avaient envisagé d’installer cette communauté autre part, une région de Russie par exemple. Mieux encore Herzl envisagea des solutions de rechange, un territoire en Argentine ou à Chypre. En 1903, le gouvernement anglais propose officiellement à l'Organisation sioniste mondiale, l’Ouganda. cette offre est une immense victoire diplomatique pour les sionistes qui se voient ainsi reconnaître en tant que nation qui peut bénéficier d'une autonomie sur une base territoriale. Le congrès sioniste accepte la proposition britannique, mais, l'année suivante, après la mort de Theodor Herzl, il revient sur sa décision et, sur la base du slogan "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", une belle ineptie, décide de s’installer en Palestine.
Je ne provoque pas, plusieurs acteurs, intellectuels, observateurs, et négociateurs envisagent la solution d’un Etat unitaire. Comme j’ai tenté de l’expliquer, de toute façon il est inévitable que cela finisse ainsi. Arafat que la meilleure arme des Palestiniens était le ventre des femmes.
Ce n’est pas présumer, c’est constater.
De vers chez moi, il y a l’Orb une rivière qui se jette dans la Méditerranée, et les hommes au fur et à mesure, pour gagner du terrain cultivable, du raisin bien évidemment, ont crus bon de la dévier de son cours naturel. Mais lors des grandes pluies, elle reprend son chemin et inonde une bonne partie des patelins alentours. Là ou justement je vais emménager prochainement.(1).
Le cours de l’Histoire fait de même. Le flot des indigènes reprendra son cours et les nouveaux venus devront se résigner avec eux. Puisque cela me parait inexorable il serait bon d’éviter de nouveaux combats et perpétuer indéfiniment la situation catastrophique du peuple palestinien et la fausse sécurité des Israéliens.
Lorsque Simone parle du peuple en parlant des juifs, cela me parait un peu flou.
La diaspora n’est pas un peuple, c’est une accumulation de gens habitants surtout en Europe et aux USA, toujours rejetés pour la pratique ostentatoire, fermée et autarcique leur religion et qui furent pour cela persécutés depuis des siècles.
Les sionistes, ces colons qui se sont installés ne forment non plus un peuple, le meilleur exemple sont les juifs russes qui sont plus russes que juifs. Voir ma note précédente.
Il ne faut pas ignoré que, tiens au pif, depuis le discours à Brazzaville de Gaulle en 1944, tous les pays occupés se sont émancipés et pour cela il a fallu des guerres que les européens ont perdu, mais qui laissent encore des blessures et des souffrances.
Si on me demandait mon avis, je serais encore plus catégorique : il faudrait revenir avant même la résolution 181 de l’ONU, et rendre toutes les terres aux palestiniens, les dédommager et leur rendre justice.
Mais comme je ne suis pas un jusqu’au-boutiste, je conçois que cela puisse paraître impossible, raison de plus pour saluer le réalisme des négociateurs palestiniens qui accepteraient la constitution d’un Etat palestinien boiteux, qui renonceraient à l’exigence que je décris plus haut. Arafat en négociant était aux yeux de certains un traître, et Mazen pour le Hamas un félon.
Nous voyons qu’en se penchant sur le problème combien ce conflit est complexe, Beaucoup de nos concitoyens ne connaissent pas bien la situation et finissent par s’en lasser.
Mais les épreuves qu’endurent les uns et les autres, chacun de l’autre coté de l’autre mur de la honte, étaient prévues et risquées. Pour mettre les choses en place il faut citer Ben Gourion lui-même, qui déclarait le 18 Juillet 1948, en pleine guerre de libération des arabes coalisés :
« Si j’étais un leader arabe, je ne signerais jamais aucun accord avec Israël. C’est normal : nous avons pris leur pays [ Shoah, est-ce leur faute ?] Ils ne voient qu’une chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ? »
Qu’avez vous à redire sur ces phrases qui posent à elles seules les vrais questions ? Doit-on les oublier et laisser se pérenniser cette létale aventure ?
Enfin, je me permet de rappeler que pour Herzl les juifs formeraient en Palestine, un élément et du mur contre l’Asie, ainsi que l’avant poste de la civilisation contre la barbarie.
Rien qu’avec ces deux-là on a tout compris.
*A propos de la pièce de Jean Genet « Quatre heures à Chatila » j’ai trouvé ceci sur le Net.
« En 1967, dans cet énorme numéro spécial que Les Temps Modernes consacraient au conflit Israélo-Arabe, Jean Paul Sartre dénonçait : " l'insularisme de l'hexagone " ajoutant : " neutres, non : absents, voilà ce que nous sommes " (or) " si le racisme nous pue au nez, les senteurs de l'impérialisme ne nous flattent pas davantage " (fin de citation)
On pouvait encore imaginer que le conflit ne s'enracinerait pas de la sorte, trouverait une issue ... Nous nous heurtons à une volonté contraire - que dis-je ? - à des volontés contraires et antagonistes.
Chaque fois qu'un homme politique impliqué personnellement dans le conflit disparaît, l'espoir renaît et puis tout recommence.
Souhaitons que ce texte-témoignage permette à certains de se convaincre que la haine est destructrice (évidence trop souvent oubliée) afin qu'en contribuant à éveiller notre conscience, la raison finisse par remplacer la folie meurtrière.
Je me demande qui a bien pu écrire cela ?
(1) A ce sujet, cela entraînera une interruption d’Internet pendant quelques temps. Je serais obligé pour ne pas perdre le fil, de squatter un copain, une copine, ou.... la médiathèque
14:53 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (60) | Envoyer cette note | Tags : politique, société, palestine, israel, conflits
06 mai 2008
LA CHUTE DE LA MAISON SION
A l’approche de l’anniversaire du 60ème anniversaire de l’existence de l’Etat d’Israël, la presse dans son ensemble souligne cet événement. Beaucoup d’éditoriaux, de magazines, de périodiques sont élogieux, mais la plupart omettent de signaler l’anniversaire de la Nakba, la chute de l’espoir palestinien de se constituer en un peuple et une nation et le début d’un long calvaire. A la télévision nous auront droit a de multiples émissions sur les péripéties de cette création, "Exodus" et émissions divers et nombreuses, notamment la rediffusion de la « Shoah » un document fleuve de Lanzman, incontournable et définitif sur cette question, un des alibis de cette décision unilatérale. Quant à moi, je ne pouvais pas passer l’occasion pour décrire une nouvelle fois la fin inévitable du sionisme.
Ca et là on peut lire que l’Etat d’Israël est un modèle de démocratie dans cette région du monde ; il est vrai sous l’emprise de la théocratie musulmane. Cet Etat aux aguets est–il exempt du poids du judaïsme orthodoxe qui pèse sur la vie quotidienne des juifs et des arabes israéliens ?
N’oublions pas les deux raisons qui ont poussé cette communauté religieuse à effectuer son « RETOUR » en Eretz Israël, la première est politique. La seconde religieuse, malgré la réticence d’une grande partie de la diaspora juive et des théologiens israélites qui trouvaient les idées d’Herzl blasphématoires.
Démocratique ce pays tout neuf ? Un pays où le mariage civil n’existe pas et les non-juifs, même israéliens sont enterrés à part. Un pays où il existe des tribunaux de conversions. Un pays qui pratique une discrimination entre ses deux composantes séfarades et ashkénazes et qui ne considère pas comme juifs les russes qui l’envahissent. Ces derniers sont environ 320.000 et constituent un noyau à part dans la société israélienne. Les russophones sont considérés comme des israéliens de rang inférieur et non comme juif par la halakha (loi religieuse) et de plus ne parlent pas l’hébreux (trop difficile....). Plus de la moitié reste fidèle au christianisme orthodoxe.
Et ne parlons pas du sort de ses ressortissant arabes. L’un des dirigeants du sionisme religieux milite pour une autre politique : »[il faudra] mettre une limite aux droits des non-juifs (les arabes) vivant en Israël et qui ne cherchent qu’à saper les fondements de ce pays ». En ce qui concerne les laïcs, ils ne sont que des parias, le quartier qui leur servait de refuge est aux mains des juifs orthodoxes, les mêmes qui envahissent Jérusalem et la Cisjordanie

Les principaux obstacles à de véritables négociations qui pourraient déboucher, au moins sur une paix même sclérosée, son le rabbinat et l’attitude colonisatrice des ultras qui n’ont en tête que le respect des exigences de la bible.
< La fuite.
Vers la chute du sionisme.
Le sionisme doit se libérer cette idéologie de conversion, car d’ici une génération toutes les familles qui rejoindront Israël seront des familles mixtes.
D’autre part le nombre des immigrants vers les USA et l’Europe est grandissant, à tel point que des budgets conséquent sont votés pour, soit les retenir, soit les inciter à revenir. Sans compter sur les israéliens qui venaient de la CEI qui retournent aujourd’hui dans leur pays d’origine.
Le rabbin que je citais plus haut à de son point de vue raison. Si la situation actuelle perdure, il est inévitable que selon la différence de l’expansion démographique entre ces deux composantes, les consultations électorales pourraient porter au pouvoir une majorité arabe qui devrait naturellement accéder aux désirs légitimes des arabes de Palestine au nom du principe fondamental de la démocratie « un homme, une voix » L’idée d’un Etat unitaire engobant Gaza et la Cisjordanie serait encore plus catastrophique pour le sionisme.
Politiquement pour la plupart des dirigeants et intellectuels palestiniens, les entretiens en cours, les plans de Paix d’où qu’ils viennent de ne résoudra pas le problème et la création d’un Etat palestinien irréalisable dans les frontières actuelles. Alors, on continue de parlementer pour que dans l’Histoire et devant l’opinion publique mondiale le dernier négociateur palestinien fasse preuve de sa bonne foi.
Création d’un Etat binational ? A la Belge ? Où Flamands et Wallons vont en venir aux mains ? Où Israéliens et Arabes se côtoieraient, mais auraient des parlements distincts, se serait vite un conflit ethnique interne et destructeur.
Puisque l’Etat palestinien tel qu'il est proposé actuellement n’est pas viable, il ne reste plus en cas de plan de paix accepté par les deux parties, qu’une solution, humaine et juste, un Etat binational. L’utopie qui consiste à bâtir un seul Etat unitaire n’est plus de mise.
Dans tous les cas de figure, Israël est appelé à disparaître. Au profit d’une nation où juifs et musulmans retrouveront leur origine commune, que seule la religion, cette malédiction, a séparé.
Il va sans dire que, en temps et en heure, je tenterais d’expliquer les circonstances et les conséquences de cette forfaiture.
Question subsidiaire.
Que ferait le gouvernement de Tel-Aviv si l'Autorité palestinienne se dissolvait ? Il lui faudrait prendre en charge les palestiniens qui survivent dans les territoires occupés. Le ferait-il et comment?
15:22 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : proche orient, israel, palestine, religion
05 mai 2008
FRANCE TA LAICITE FOUT LE CAMP
Une surveillance de tous les instants.
La laïcité fout le camp.
La nouvelle qui nous parvient de Mediapart en est la preuve. Il existe un projet de fonds spécifique destiné à encourager l’implantation de lycées privés catholiques dans les quartiers populaires, rien que çà. En douce ou croyant que les laïques à la longue vont céder, le gouvernement voudrait en plein manifestations des lycéens et professeurs une mesure qui consiste à déshabiller Pierre pour habiller St Paul. Un genre de truc à faire bondir les bons laïcards bien de chez nous. Qui mijote dans les cartons du plan « Espoir banlieues » lequel prévoit d’« encourager la contribution de l’enseignement privé à l’égalité des chances ». Et comme 80 à 90 % de l’enseignement privé est catholique, vous avez tout compris.
Cinquante nouvelles classes de ce type en banlieue. Et voilà les curés ravis, depuis le temps qu’ils manoeuvrent dans les coulisses. Dans ses propos à la télé à une question de Calvi, Sarko reste flou quant à sa théorie farfelue du curé en ce domaine est supérieur à l’instit. Ne disait-t-il pas en 2007 à Darcos« Vous ne dissuaderez pas les établissements privés de s'installer dans des quartiers en difficulté, au contraire »
Sans nul doute, pour lui et son entourage de « grenouilles de bénitiers» comptent sur l’Eglise pour calmer les mômes de banlieue qui sont pour la plupart des enfants de musulmans. Serait-ce l’ouverture d’un combat anti islamisite ? Emmanuelle Mignon le cerveau droit de Sarko, dès 2006, lors d’une convention de l’UMP, plaidait pour que les familles de banlieue puissent bénéficier du savoir-faire des établissements catholiques et d’un vrai choix entre école privée et école publique.
« [A ce sujet] Nous sommes décomplexés », aurait dit Xavier Darcos. Décomplexé ! C’est bien le Vatican, car les écoles catholiques ont le vent en poupe ce qui lui permet de voir son avenir financier se conforter, de quoi payer les dettes qu’il doit aux victimes des curetons pédophiles aux USA.
Tout çà c’est de la faute à Voltaire, pardon à Debré, l’homme à l’entonnoir cher au Canard Enchaîné. Ce monsieur a cru bon d’émettre la « notion l’ accommodement raisonnable » en autorisant le financement des écoles privées. Personne n’est revenu là-dessus. Malgré la pétition contre qui recueillit 11 millions de signatures.
Pour ces établissements confessionnels c’est du nanan : des frais de scolarité hors de prix qui font fonction de sélection, licite et, en prime, le soutien de l’Etat, donc de notre pognon. Certes au départ il était question de droit de regard de l’Education nationale, mais quid de cette surveillance ?
Pour le secteur public il est très difficile d’avoir recours à la sélection ce n’est pas sa vocation et en plus on le prive de moyens, si on en diminue le nombre d’enseignants au lieu de diminuer le nombre d’élèves par classe, on empêche mathématiquement le maintien d’un certain niveau. Et pour le bon citoyen, il n’aura plus le choix il paiera pour l’éducation de ses mômes, en espérant que ses cancres seront meilleurs élèves que dans cette saloperie d’école publique. Catholiques ou pas le mec, car les écoles privées sous contrat, n’affichent pas trop la couleur. Jusqu’à maintenant, car avec Radzingner1er , c’est la fête , l’archevêque d’Avignon appelle depuis un moment les établissements privés catholiques à renoncer à la tolérance postmoderne pour retrouver le chemin d’une vraie éducation catholique. Quand je vous dis qu’il faut faire gaffe.
Si nous ne réagissons pas l’Education nationale laissera la place aux écoles confessionnelles, catholiques, juives et musulmanes.
Alors adieu Jules Ferry, et ce gros nul d’instituteur, mais que restera–t-il de laïcité, ce lien social indispensable.
Alors veillons, le combat pour l’enseignement public, est engagé.
11:17 Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : politique, société, laïcite, religion









