25 janvier 2012
DE LA FIN DU CONCONDAT D'ALSACE-LORRAINE
Le 9 décembre la loi, dite de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, proposée par le député socialiste Aristide Briand (le texte ne contient dans un aucun de ses articles le mot « séparation”) fut signée par le Président de la République Emile Loubet et publiée au Journal Officiel du 11 décembre 1905. A noter que dans ce texte qui ne peut que réjouir un athée comme moi, on s’aperçoit qu’il s’agissait d'abord d'une affaire de gros sous. Les uns, à juste titre, n’admettaient pas que les paroisses, écoles et congrégations soient financés par les deniers de l’Etat. Leurs adversaires criaient au vol en voyant leurs privilèges disparaître. Depuis plus d’un siècle cette loi était dans la droite ligne de dispositions successives visant à libérer les citoyens de l’emprise temporelle de l’Eglise.
Historique
La Constitution de l'an III (1793) stipule dans son article 354 : Nul ne peut être empêché d'exercer, en se conformant aux lois, le culte qu'il a choisi. Nul ne peut être forcé de contribuer aux dépenses d'un culte. La loi du 3 Ventôse an III précisait : "La République ne salarie aucun culte. Elle ne fournit aucun local, ni pour les cérémonies du culte, ni pour le logement des ministres. Les cérémonies de tout culte sont interdites hors de l'enceinte choisie pour leur exercice. La loi ne reconnaît aucun ministre du culte ; nul ne peut paraître en public avec les habits ornements ou costumes affectés à des cérémonies religieuses."
Dès 1801 Bonaparte, encore révolutionnaire par opportunisme, décide de renforcer l’autorité de l’Etat au détriment de l”Église de France et la mettre au service de l’État, alors que Pie IX tenait « à une alliance étroite, voulue par Dieu » Ce fut ce Concordat que la loi de 1905 devait abroger,
La Commune de Paris décrète le 2 avril 1871 la séparation de l'Etat et des religions. Le décret est motivé comme suit : Considérant que le premier des principes de la République française est la liberté ; Considérant que la liberté de conscience est la première des libertés ; Considérant que le budget des cultes est contraire au principe, puisqu'il impose les citoyens contre leur propre foi ; Considérant, en fait, que le clergé a été le complice des crimes de la monarchie contre la liberté, Décrète: [...] Suivent quatre articles qui concernent, la séparation, la suppression du budget des cultes, la confiscation des biens ecclésiastiques, l'inventaire des biens à mettre "à la disposition de la Nation". Plusieurs dates jalonnent l’histoire vers cette libération : laïcisation des hôpitaux et des cimetières en 1881, l'école primaire devient gratuite, laïque et obligatoire (loi J. Ferry en 1882, la Laïque) Il s’ensuivra d’autres mesures allant dans le même sens : suppression des prières publiques (par exemple à l'ouverture des sessions des tribunaux, obligation du service militaire pour les séminaristes. Les gouvernements qui suivront, peu à peu reviendront sur ces dispositions.
Le concordat, cette anomalie.
Rappelons qu'en 2006, une commission de réflexion juridique sur les relations des cultes avec les pouvoir public, proposa en juin 2006 à Nicolas Sarkozy ; alors ministre des cultes, des modifications de la loi de 1905. Un groupe composé surtout les représentants du lobby du Concordat de l’Alsace-Lorraine : trois sur douze ! (Aucun laïc!). C’est dire l’importance qu’attache notre ministre des cultes à cette anomalie qu’est ce Concordat. D’ailleurs il n’hésite pas à en faire l’éloge dans une interview qu’il donnait aux “Dernières Nouvelles d’Alsace”
«Cette loi (1905) n’est pas un monolithe sacré. On peut la faire évoluer sans en modifier les grands équilibres. Et les Alsaciens sont bien placés pour comprendre mon point de vue : Est-ce que l’Alsace est moins républicaine parce qu’elle est encore placée sous le régime du Concordat ? » On pouvait alors craindre qu'avec Sarkozy président, ce ne soit pas "étendons la laïcité à l'Alsace-Lorraine", mais "étendons le concordat à toute la France, ne le laissons plus à la seule l'Alsace-Lorraine".
Et voilà qu'aujourd'hui, alors qu'aucun politique n'a osé revenir sur cette anomalie républicaine par électoralisme, les assujettis donc électeurs craignant que les avantages sociaux attachés (Sécu par exemple, remboursement à 90 %) soient supprimés, pourquoi François Hollande tient-il à revenir (quoique!) sur cette véritable inégalité ?. Parce que la République est Une et Indivisible et ensuite par souci de justice sociale. Ex dans le domaine même des cultes :.un prêtre de base gagne à peine le smic, son collègue de Strasbourg (pasteur ou rabbin) palpe 2.500 euros par mois, d’avantage qu’un prof agrégé !!. Un évêque, 4307 euros. Cette particularité coûtent donc 37 millions d’euros par ans à la communauté nationale. De plus, tous ces religieux peuvent toucher des indemnités de chômage, leurs dirigeants sont nommés par le gouvernement : le président de la République nomme les évêques de Metz et Strasbourg, le Premier ministre les autres.
Par contre, le culte musulman n’a pas le statut de culte reconnu, mais jouit d'un droit local globalement plus favorable que celui des associations cultuelles prévues dans le reste de la France. La mosquée de Strasbourg a bénéficié de fonds publics pour sa construction, ce qui aurait été impossible dans le reste de la France. Un député de Moselle François Grosdidier a proposé un texte dans ce sens à l'Assemblée nationale en 2006 et les responsables juifs, catholiques et protestants ne sont, a priori, pas opposés à cette intégration, qui leur permettrait de garder ce statut privilégié par rapport au reste de la métropole.
En dehors des histoires de fric (et de concurrence) , je pense qu’il y a là une atteinte à la libre de pensée, donc à la laïcité. Exemple : à l’école, lors de l’inauguration d’une école, c’est le curé qui d’abord la bénit, avant même que le maire n’arrive. Au tribunal : il n’y a pas si longtemps les crucifix étaient accrochés dans les salles de tribunal. Encore aujourd’hui, un tribunal de Metz est orné d’un tableau figurant le Christ en croix. Après des rappels au bon sens, le président consent à recouvrir le tableau d’un drap pendant les procès. Ubuesque!!
(1) Laquelle sera supprimée, (j’allais écrire évidemment) par le gouvernement de Vichy en 1941. Les lois du 8 avril et du 25 décembre 1942 ont refait de l’Eglise catholique une puissance considérable, financière, mobilière et immobilière et qui ont permis le retour des congrégations.
(2) Ces précisions datent de 2006 dans cet article http://atheologie.hautetfort.com/archive/2005/12/02/vive-...
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19 janvier 2012
QUI VEUT PRENDRE SA PLACE ?
En voyant la fébrilité qui règne dans les rangs de la droite, on se demande, comme certains de ses membres le disent, si l'affaire de la réélection de leur candidat n'est pas pliée. En effet on enregistre les petites phrases plus que vaseuses de ministres en pré-chômage,un vrai bouquet d'âneries et nous nous voyons confirmé que cela ne fait pas partie du système sarkosyste d'enfumage. Un Copé qui déclare « J'ai été comme beaucoup indigné de voir M. Hollande, depuis les Antilles, dans une salle il est vrai à moitié vide, penser que ce qui est une mauvaise nouvelle pour la France serait une bonne nouvelle pour lui". Or jamais dans une salle à moitié pleine le candidat socialiste n' a émis une telle chose. Quelques jours auparavant c'était Longuet qui annonçait que l'application du programme de Hollande aurait les effets d'une guerre, sans compter l'autre qui avançait que la crise avait été amorcée en 1981par l'arrivée au pouvoir de Mitterrand ! Pourquoi pas le Front Populaire avec ce Léon Blum ? Bref une hystérie verbale qui en dit long sur l'état d'esprit qui règne à l'UMP. Par décence je ne parlerai même pas de Mme Morano et ses invectives.
Nous savions tous que la perte d'un A serait le signe de la défaite du locataire de l'Elysée, or depuis des mois cette menace était dans l'air et aujourd'hui lorsque le couperet tombe, toute la hiérarchie de la droite fait semblant de s'en balancer en essayant de nous faire croire que cela n'est pas grave. Sarkozy qui n'en est pas à un revirement près, avait pourtant dit à un conseil des ministre que si la France perdait un A c'était foutu pour lui, nous y voici et monsieur pérore en minimisant ce camouflet.
Tout ce cinéma, domaine réservé de la politique politicienne, ces gesticulations de la droite et ses annonces de TVA sociale, de taxe Tobim de mesurettes prises devant les syndicat à un....de crise et autres attrapes gogos à venir et les manœuvres zigzagantes du P.S ainsi que la multitude de candidature laisse pour le moins perplexe. Comment et pourquoi tant de volontaires, y compris le capitaine d'un navire qui coule, veulent-ils sauver le bâtiment ?. Vous remarquerez que les métaphores d'origine maritime par le fruit du hasard, font florès, du « capitaine de Pédalo » de Mélenchon au capitaine du « Costa Titanica » que serait Hollande selon un porte parole ou ministre. Mais revenons à ma question : pourquoi ce dévouement pour tenter de sauver la France et l'Europe, que Sarkozy d'ailleurs a déjà sauvé maintes fois ? (et l'Euro par- dessus le marché).
La soif de pouvoir ou une tendance suicidaire? J'avoue n'avoir pas de réponse, sinon une manifestation d'une certaine neuropathie. Un homme intègre ou formellement altruiste dans le sens noble des mots, peut-il encore surgir? Mais s'il se trouvait dans le monde civil ou parmi les candidats qui n'ont aucune chance de parvenir au fauteuil suprême, nous ne serions pas avancé, aucune chance. Le climat qui règne depuis pas mal de temps sur la campagne présidentielle est électrique et risque de le devenir encore plus car les mesures forcément impopulaires que devrait pendre, dans un soucis d'équité sociale, un gouvernement responsable risque que la rue, celle qui mène à l'isoloir, s'indigne enfin (On remettra le grand soir pour plus tard) Sinon, me revoilà avec cette autre question que je pose souvent : jusqu'où la capacité des peuples à subir peut-elle aller ? L'exemple des pays touchés à la fois par la crise économique et monétaire est flagrant, les Grecs et autres Espagnols ne bougent guère et avalent la pilule, ce n'est même pas le peuple qui a viré Berlusconi, mais la finance internationale. Jusqu'à quand les citoyens des nations dites développées vont-ils accepter d'être les dindons de la farce capitaliste avant de monter comme en 1789 à Versailles, la patience peut-elle être infinie ?
Pour ce qui concerne la France, l'audit nécessaire de la gestion du quinquennat déjà bien entamé sera négatif sur la plupart des points, l'attitude virevoltante de son président, ses contorsions et l'attachement viscéral à son propre univers, sera négatif. Certes la crise quasi mondiale, fille légitime et monstrueuse du capitalisme en fait un prisonnier et que malgré ses rodomontades la preuve par A plus B qui l'a plus mal géré que d'autres. Je ne citerais personne.
Vous avez dit audit ? Oui et je voudrais tenter d'expliquer sommairement à ceux qui, et ils sont des millions, qui ignorent encore ce que sont ces fameuses agences de notations. Des sociétés privées dont les actionnaires et clients sont des entreprises financières, des banques et des Etats souverains et qui évaluent les risques que prennent les prêteurs devant la solvabilité de leur emprunteur éventuel ou en portefeuille. En France par exemple la COFACE existe depuis de nombreuses années. Après donc un examen scrupuleux des bilans passés et actuels et en fonction des critères édictées par leurs clients eux mêmes (taux d'endettement, résultats, développement ou redressement …) le risque est évalué et codifié. En ce qui concerne le crédit de la France , il est abaissé donc d'un point, le fameux A. Comme les préteurs se font plus rare par crainte d'une insolvabilité, les capitaux qui ne sont qu'une marchandises qui obéissent aux lois du marché comme le simple prix de la cerise en hiver, celui de l'argent grimpent. Seulement voilà, la situation de la France est connue depuis déjà longtemps et les la fiance avait anticipé cette décision qui ne devient plus que symbolique, mais ne reste néanmoins qu'un mauvais constat de la gestion du gouvernement et d'une droite au pouvoir depuis 17 ans !
Déboussolé, Sarko se félicite que l'autre grande agence de notation reste dans l'expectative et en une surveillance pointilleuse. A la veille des élections bien loin des marchés financiers, c'est à la politique qui reprend ses droits, notamment en ce qui concerne la lutte contre l'augmentation du chômage de masse et que nous sort-il ce sauveur de la France ? : que tout n'a pas été tenté dans ce domaine ! Va-t-il en 100 jours faire ce qui aurait dû l'être au cours de son quinquennat ?. Mais qui veut prendre sa place ?
27 décembre 2011
NOEL ET LES LEGENDES. DE MITHRA A JESUS DE NAZARETH
Il y a quelques années un contradicteur me taxait de païen, terme que je réfute avec des contre-arguments trouvés dans les encyclopédies et textes historiques, via Internet et je suis sur une documentation concernant les religions crypto-chrétiennes.
Mithra
Le culte « Mithra (Dieu-Soleil Perse né en 600 avant JC.) était, peu avant l’ère chrétienne, le plus populaire et la plus répandue des religions païennes de l’époque et nous trouvons de troublantes similitudes qui laissent penser que les pères de l’Eglise chrétienne et les premiers conteurs ne se sont pas gênés en puisant sans vergogne dans les légendes précédentes. Mithra :
- Comme Jésus, il est considéré comme « Fils de la droite du Père brillant ».
- Comme Jésus, il a cette caractéristique rare d’être célibataire.
- Lui aussi meurt puis ressuscite.
- Lui aussi revient à la fin des temps pour juger « les vivants et les morts », lesquels ressusciteront à leur tour dans leur chair.
- Son culte comprend un repas commémoratif et un baptême d’initiation, les jeûnes, la pénitence et l’expiation.
Horus/Osiris
L’aspect barbu avec de longs cheveux a été adopté pour le personnage du Christ, avait 12 disciples - Il a fait un sermon sur la montagne - Il s’est rendu à Béthanu et ressuscite El-Azar-Us dont les deux sœurs se nomment Meri et Merthi ce qui donne dans la bible : Bethanie, Lazare, Marie et Marthe !! (Précisons que Béthanie n’existait pas encore du temps de Jésus ! )
- Il serait né de la vierge Isis-Meri le 25 décembre dans une grotte.
- Sa naissance avait été annoncée par une étoile à l’est et attendue par trois hommes sages.
- Il enseignait à des enfants au Temple et fut baptisé à l’âge de trente ans.
- Il marcha sur l’eau.
- Il a été enterré dans un tombeau et a été ressuscité.
- Il était aussi « la Voie, la Vérité, la Lumière, le Messie, le fils oint de Dieu, le Fils de l’Homme, le Bon Berger, l’Agneau de Dieu, le Verbe »
Jésus est fils d’un dieu et d’une vierge comme Mithra, Persée, Apis, Attis où encore, en Chine, le dieu Foé qui devait le jour à une Vierge rendue féconde par les rayons du Soleil. Pourquoi retrouve-t-on aussi souvent la date du 25 décembre pour faire naître les dieux ?
Noël
Pourquoi les messies, fils de Dieu naissent souvent un 25 décembre ? Pourquoi ressuscitent-ils à Pâques ? Pour comprendre, il faut étudier les arguments de Tertullien (160/220 après J.C) qui fut un des pères de l’Eglise avant de renoncer au christianisme qui se rapprochait trop des croyances primitives. En effet, dans les sociétés antérieures, on remarque que très souvent leurs croyances sont basées sur l’environnement qui les entoure. On prie des divinités incarnées dans les arbres, les fleuves ou les montagnes mais le plus grand des dieux, le plus important, le plus visible, celui qui apporte la vie, est le soleil. Toutes ces religions sont basées sur les mouvements du soleil dans le ciel. A l’œil nu, on peut l’observer ainsi que les 12 signes du zodiaque quel que soit l'endroit d'observation sur Terre. Jésus-s Christ est donc comme tous les autres cités plus haut,«fils de Dieu » une personnification du Dieu soleil. Si l’on remonte aux origines de toutes ces religions, on retrouve la croyance en un dieu soleil supérieur aux autres dieux. Et c’est ainsi que le monothéisme est né, le soleil, dieu unique créateur de la vie a pris avec le judaïsme une figure plus humaine.
La date du 25 a surtout une explication rationnelle. Les premiers hommes se sont aperçus que d’un point de vue géocentrique, le soleil effectue une descente annuelle vers le sud le 21 et 22 décembre (solstice d’hiver). Il recommence ensuite à se déplacer vers le nord 3 jours plus tard, le 25 décembre. Pour ce qui concerne Pâques, cela correspond plus ou moins à l’équinoxe du Printemps, c’est une période de renaissance et comme par hasard nombre de ses dieux ou d'enfants des dieux ressuscitent le jour de Pâques.
Enfin, outre que le nom de Jésus était courant en Palestine, on le retrouve dans les noms grecs, orientaux ou égyptiens de divinités. Le mot « Jésus » ressemble étrangement à « Iusa/Iao/Iesu » qui était un des noms du Dieu égyptien. Krishna (appelé aussi Christna) était aussi appelé «Jezeus» A noter que le titre de «Christ » aurait été porté par tous les rois d’Israël. Le nom de « Jésus-Christ » n’est devenu officiel pour les chrétiens qu’en 325 lors du premier conseil de Nicée. Quant à Moïse son personnage est tout bonnement inspiré d’un réformateur crétois appelé Minos et les Dix Commandements ne sont qu’une répétition du code Babylonien d’Hammour.
Question subsidiaire : quelle est la différence entre les premiers chrétiens, ces sectaires dans le strict terme du mot, qui ont cru en cette histoire du même genre et transmise oralement, qui consiste à faire croire à un semi-dieu, fils de son père et dont le roman-photo est un ersatz de personnages qui ont fait également en leurs temps de milliers de fidèles ?
Aucune.
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24 décembre 2011
Génocide et politique politicaille. Suite et fin.
Un génocide est l’extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d’un groupe ou d’une partie d’un groupe en raison de ses origines ethniques, religieuses ou sociales.Suivant ce néologisme, peu de massacres collectifs peuvent être qualifiés ainsi, sinon l'extermination nazie des communautés religieuses ethniques ou minorités.
Lorsque la Turquie devant la provocation gratuite de cette loi interdisant de nier le massacre des Arméniens par les Turcs rappelle les exactions de la France en Algérie, c'est de bonne guerre si j'ose dire, diplomatique. Qu'en est-il exactement de cette affirmation?
Le massacre de Setif.
Le 1er mai 1945, jour de la fête du travail, tandis que le service d'ordre des algériens veillait au désarmement des manifestants pacifiques, «afin de montrer aux autorités françaises et à l'opinion internationale la volonté des algériens de vivre libres et indépendants» qui demande la libération de Messali Hadj, des Européens se mirent à tirer sur les manifestants de leurs balcons. Puis la police se mit à tirer sans sommations. Il y eut plusieurs morts et sur les 9 blessés graves où aucun ne survivra.
Le 8, à l'annonce de la reddition allemande, une grande manifestation spontanée, à l'appel de Messali Hadj, distincte de celle des européens qui devait avoir lieu l'après midi, envahit les rues de Sétif. Un peu moins de 10 000 Algériens, chantant l’hymne nationaliste Min Djibalina (De nos montagnes), défilent avec des drapeaux algériens qui figuraient parmi ceux des pays alliés anglais, américain et russe. Des pancartes fleurissent : « Indépendance pour l’Algérie » dont les ressortissants ont combattus les envahisseurs allemands aux côté des Français à deux reprises. En tête du défilé marche une patrouille de scouts musulmans dont le chef brandit un drapeau algérien. Aussitôt les forces de l’ordre tentent d’arracher tous les symboles de l'indépendance qui passent sous leurs yeux. Deux flics, trop zélés tentent de s’emparer du drapeau et un gendarme abat l'un des pacifiques manifestants. Colère de la foule :résultats 28 morts chez les Français. Le Constantinois est en feu et une chasse aux blancs est organisée, le nombre de colons tués est estimé à 109, des femmes sont violées, on évoque alors des actes de barbarie.
Affolé, le gouvernement français lance l'armée, (dix mille soldats) dans une répression violente contre la population civile. La marine et l'aviation, de conserve, bombarde la population de Sétif. Ces troupes viennent de la Légion étrangère, des tabors marocains, des tirailleurs sénégalais et algériens. L’armée est en sous effectif en cette période de guerre, des milices se forment, sous l'œil bienveillant des autorités et se livrent à une véritable chasse aux émeutiers dans un déchaînement de folie meurtrière. Des prisonniers de guerre allemands et italiens sont libérés et armés pour participer à une répression disproportionnée, tant la peur d’une révolte générale était grande. De Gaulle nomme aussitôt un ancien résistant pour tenter d’arrêter la répression, la milice est dissoute, mais le commissaire est vite mis sur la touche. La répression prend fin et pourtant des officiers exigent la soumission publique, à genoux, des derniers insurgés sur la plage des Falaises, non loin de Kherrata.
Peu de citoyens français protestèrent contre ces massacres. Par exception, l'un d'eux, le professeur Henri Aboulker, grand médecin juif et résistant, s'éleva contre le massacre des 109 victimes, réclamant certes la sanction sévère des algériens meurtriers et provocateurs, mais à l'issue d'une procédure légale régulière. Par là même, il dénonça surtout et sans réserve les massacres massifs et aveugles de milliers d'Algériens innocents
Les nationalistes algériens considéreront cet épisode comme une extermination systématique à caractère ethnique de tout ce qui vivait dans l’arrière pays et des vastes régions de l'Est algérien, à l'abri du regard des troupes alliées, (anglaises, américaines, canadiennes) Les termes de crime de guerre et contre l’humanité sont évoqués.
Ce terrorisme d’Etat qui causa la mort d’entre 10 000 et 45 000 Algériens est inscrit dans la mémoire collective algérienne ce qui alimenta la montée d’un nationalisme plus dur qui débouchera sur l’insurrection. Et qui permettra à Bouteflika de: “La colonisation a réalisé un génocide de notre identité, de notre histoire, de notre langue, de nos traditions [...] Nous ne savons plus si nous sommes des Berbères, des Arabes, des Européens ou des Français. ». Puis […] un "génocide de l'identité" algérienne par la France durant la colonisation de l'Algérie de 1830 à 1962 »
Deux réflexions, la première est que le mot est galvaudé et la seconde est que personne ne peut nier qu'il y a eu en 1905 un massacre de population comme tant d'autres. Par les Russes à Katin, les Français à Madagascar en 1947, sans oublier les Américains pendant la colonisation et surtout Hiroshima et Nagasaki.
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22 décembre 2011
GENOCIDES ET POLITIQUE POLITICIENNE
Un nouveau projet de loi concernant la reconnaissance du génocide arménien perpétré pars les Turcs en 1915 ne fait-il pas confusion avec la loi Gayssot Peut-être est-il opportun d'en rappeler la teneur.
Loi Gayssot du 13 juillet 1990 modifie celle sur la liberté de la presse par l’adjonction de l’article 24 bis : “ Est passible de sanctions (emprisonnement une amende). Elle punit «ceux qui auront contesté, (...) l'existence d'un ou plusieurs crimes contre l'humanité (...) qui ont été commis soit par les membres d'une organisation déclarée criminelle (...), soit par une personne reconnue coupable de tels crimes par une juridiction française ou internationale». Tout existe déjà dans le code pénal pour lutter contre l’antisémitisme et le racisme (et donc les génocides) :
1/Loi du 1er juillet 1972 contre le racisme punit «ceux qui, (...) auront provoqué la discrimination, la haine, la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie».
2/La loi du 26 décembre 1964 déclare le crime contre l'humanité «imprescriptible par sa nature»
Cette loi dite Gayssot (le pauvre n’en peut mais) est circonstancielle et superfétatoire ne mérite plus sa raison d’être. Néanmoins ne devons savoir qu’elle ne sera pas abrogée et que personne n’est dupe de sa finalité électoralistes. C’est sur la pression de quelques députés qui voulaient réagir contre le négationisme (à ne pas confondre avec le révisionnisme) et contre la montée du Front national qu’elle fut votée.
Cette loi que certains qualifient de scélérate, puisqu’une entrave à la liberté d’expression sont donc liberticide et enraye le travail des historiens, le risque de judiciarisation est alors permanent. Prenons un exemple : un intellectuel déclare que d’après ses recherches il semblerait que le nombre affiché des victimes du génocide arménien n’est pas exact et qu’il serait plus faible. Que le gouvernement turc à cette époque à été vraisemblablement été acculé devant l’ampleur du problème, de trouver une solution définitive du problème. Qui viendrait brandir la loi Gayssot ? Quelques descendants des victimes ? Peut-être. L’opinion publique ? Certainement pas. Imaginons que les mots arméniens et turcs soient remplacés par juifs et nazis, aussitôt c’est alors une tempête nationale et une application stricte de cette loi. Et pourtant aucun des deux versions ne nient la réalité du génocide et toute son horreur.
Qu’importe les moyens techniques utilisés par les nazis ou autres : tuer un seul individu pour sa religion et la couleur de sa peau est déjà un crime. En tuer des centaines de milliers est un génocide, celui des juifs et des Arméniens est une horreur. Les commentaires s’y rapportant ne devraient conduire personne devant les tribunaux déjà bien encombrés et qui ne sont pas qualifiées, d’ailleurs pour délivrer des vérités historiques. (1)
Appeler au meurtre des noirs, des arabes ou des juifs ou de quiconque est un délit, s’interroger de l’ampleur des crimes commis est un point de vue qui doit être dénoncé dans le débat politique.
Pour illustrer mot propos voici le texte de la pétition Liberté pour l'histoire : «Dans un Etat libre, il n'appartient ni au Parlement ni à l'autorité judiciaire de définir la vérité historique. », signée par un grand nombre d’intellectuels de tous bords (voir Libé) : http://www.liberation.fr/page.php?Article=346516 .
Puis aussitôt, l’appel signé par D. Daeninckx, S. Klarsfeld, C.Lanzmann . "Ne mélangeons pas tout" : «Le législateur ne s'est pas immiscé sur le territoire de l'historien. Il s'y est adossé pour limiter les dénis afférents à ces sujets historiques très spécifiques, qui comportent une dimension criminelle, et qui font en tant que tels l'objet de tentatives politiques de travestissement. ».
(1) L’application de la loi fut la cause de la “fin” littéraire et intellectuelle de Roger Garaudy dans l’espace médiatique français, par exemple et faillit entraîner l’Abbé Pierre dans sa chute. Il a été condamné, le 17 février 1998, par la 17 ème chambre du Tribunal correctionnel de Paris pour "diffamation raciale" du fait que l'imputation d'une exagération du génocide à des fins politiques et cyniques porte à l'évidence atteinte à l'honneur et à la considération de l'ensemble de la communauté juive", et pour "contestation de crimes contre l'humanité". Puis par la décision de la cour d'appel du 6. Ces condamnations furent confirmées par cinq arrêts du 12 septembre de la même année en cassation. Puis en décembre 2000 par la Cour européenne des Droits de l’Homme. Mon opinion est qu’il fut surtout condamné pour son combat antisioniste et pour le titre de son ouvrage incriminé “ Les mythes fondateurs de la politique israélienne"
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15 décembre 2011
DEUX MILLE ANS DE "SAINTE FARCE"

Les intégristes de tous poils commencent sérieusement à nous « courir sur le haricot ». En effet lorsque l'on voit des gugusses qui protestent contre une pièce de théâtre qu'ils n'ont pas vu, on est en droit de remettre à leur place. Voilà deux mille ans que l'on nous sert un autre spectacle, « La Grande Farce » à tous les repas et ce depuis notre plus jeune âge. Et sans vergogne ces crédopathes envahissent encore l'espace public et lancent de vaines pétitions contre ce qu'ils appellent la christianophobie, phénomène qui serait plutôt cathophobique. Le spectacle de ces curés ensoutanés un Pape qui se croit obligé de se déguiser en foldingue comme dans les festivités défilés cariocas peut heurter nos convictions. Je suis en droit de m'insurger en voyant les catholiques coloniser la ville de Lourdes, (1) de les voir défiler dans Paris ou ailleurs pour des fêtes votives et autres processions. Comme tous les offices et autres manifestations célébrés sur la voie publique, d'ailleurs.
Politicaille
Un député villepeniste se dit choqué par ces spectacles (que rien n'empêche d'être mauvais) qui rappelons-le sont privés contrairement aux heures religieuses de télé dispensées sur les chaînes de télé le dimanche matin et dont nous sommes contribuables. Derrière ces bonshommes de l'UMP d'archi-droite qui s'insurgent se profile Civitas un groupuscule politico-religieux qui voudrait « rechristianiser la France" lequel trouve que l'art est désormais trop irrespectueux de la religion chrétienne. Le tout avec des arguments déployés par les intégristes musulmans leurs bêtes noires. Ce lobby catho carrément de droite plutôt ultra, parait-il se prépare pour les communales de 2014. Son secrétaire général ne dit-il pas "Nous encourageons les Catholiques à se présenter dans les petites communes de France, sans étiquette […] Nous allons essayer de coaliser, nous avons d'ores et déjà créé un réseau de solidarité d'élus catholiques pour préparer cela" (Nouvelobs). On peut lire sur leur site ceci : « Les collectivités locales et tout spécialement les communes […], c'est à cet échelon que les catholiques peuvent s'engager pour exercer leur influence bienfaisante dans la cité et accéder aux bases d'une future reconquête. Mieux encore et révélateur, un autre moyen de pression pour l'institut, la « liste noire des élus ». Alain Escada, le patron, n'hésitent pas l'avouer : […] » afin de dénoncer les élus et les sociétés qui « aident les actes de christianophobie [et qui se] couchent devant les revendications islamiques » Le fin mot de l'histoire, à mort la concurrence ! Sus aux infidèles !. On se croirait en 1904, quand ce n'est pas pendant les croisades !
On entend même le mot de blasphème ! Le Chevalier de la Barre serait-il pas le dernier des condamnés pour outrage à la foi ? Un noble accusé avec deux copains, d’avoir chanté deux chansons libertines irrespectueuses à l’égard de la religion et d’être passés devant une procession en juillet 1765 sans enlever leur couvre-chef et refusent de s’agenouiller. Il fut condamné, à subir la torture ordinaire et extraordinaire pour dénoncer ses complices, à avoir le poing et la langue coupés, à être décapité et brûlé avec l’exemplaire du Dictionnaire philosophique. Nos manifestants gesticulateurs sont des enfants de chœurs à côté !.
En ce qui concerne ces fameuses pièces comme Golgotha Picnic, elles n'ont rien d'athées puisqu'elles apportent de l'eau au moulin de crédopathes qui croient encore que le Jésus de Nazareth a bel et bien existé, (contrairement à Mahomet). Or rien n'est plus improbable, le nouveau testament est non seulement apocryphe, mais ses épisodes sont des copié-collés des légendes régionales comme dans la saga Isis et Osiris et mieux encore la légende Mithra voir :http://atheologie.hautetfort.com/archive/2011/01/29/chrestos.html
A quand l’œuvre inespérée mais attendue, pour le coup « christophobe » qui mettrait en scène la vie de ce Jésus depuis l'âge de ses douze ans, épisode cité par les textes, jusqu'à sa sortie de l'armoire à l'âge de 33 ans. Un homme « fils de Dieu » qui fait pipi et caca, qui comme tous les enfants de son âge joue avec son zigomar, qui court les nanas, qui trouve une femme et fait des enfants, avant de rencontrer Méphistophélès dans le désert de Sinaï qui lui parle de Bouddha que le fils du charpentier ne connaissait même pas ! . Voilà le vrai sacrilège.
Quel roman et quel film en perspective, pourquoi pas un bon, avec une Marie de cinquante ans, une vieillarde pour l'époque, qui enterre son fils, un long-métrage simplement iconoclaste et décapant. Au lieu de cela on voit dans Golgotha Machin des personnages qui se roulent dans l'urine sur un lit de Hamburgers !! Une œuvre pour torturés des méninges, pas de quoi pour nos « soldats du Christ » du dimanche de les emmerder. Ils n'entrent pas dans les Eglises pour assister à une autre comédie.
(1) Les Mormons font mieux ils se sont crée un Etat
20:01 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : religions, christianisme, catholique, intégriste, eglise
10 décembre 2011
XENEPHOBIE ET IMMIGRATION
L'immigration, le pré-carré du lepènisme semble être l'un des thèmes obligés de la future campagne, ce qui oblige des ministres à en rajouter une couche. Un comportement qui ne fera pas avancer la solution à ce qu'il faut appeler une polémique, qu'elle soit humaniste ou non , mais qui va flatter l'électeur qui ne peut voir ces « bougnoules », plus ou moins foncé(e)s s’asseoir sans vergogne à côté de lui dans le métro et qui peut aller jusqu'à se permettre d'épouser l'un et l'autre de ses enfants.
Première constatation, il s'agit là d'un rejet de l'immigré de base, il en serait autrement si ce « petit gris» était avocat ou chirurgien, nous retombons donc dans le racisme ordinaire, le refus de la différence comme l'avait subtilement définit le syndicat d'Edmond Maire.
Deuxième constatation : la cible est prioritairement les musulmans, que ces messieurs de droite transforment vite en islamistes. Lesquels croyants tombent dans le panneau en s'affublant de l'adjectif « modéré ». Or, s'il existe aussi en Islam des bandes de fous de dieu comme dans toutes religions et chapelles, ce n'est pas le cas pour la plupart des mahométans.
Ce thème de campagne que la gauche ne pourra pas éviter, frappe tous azimuts et largement et ira jusqu'à dénoncer encore et encore la prière dans les rues, la chasse aux burqas, refréner l'édification de mosquées et souligner la délinquance dans les quartiers pauvres et les geôles remplies d'arabes. Oui monsieur !
La montée de l'Islam
Les peuples se sont formés par la migration d'individus fuyant les calamités climatiques - le froid et la disette- et humaines -guerres et leurs conséquences. Et l'hostilité des habitants des pays d'accueil, souvent d'ailleurs d'origines étrangères, envers ces nouveaux dérangeants voisins se nourrit trop souvent de xénophobie et de racisme.
L'exode historique et inéluctable des habitants des pays les plus pauvres vers les plus riches, donc d'Afrique du Nord et des ex-colonies, s'accompagne donc de la montée de leur religion avec ses us et coutume, ses bruits et ses odeurs comme le disait Chirac que les Français chérisse.
Or, cette religion à la particularité de n'avoir pas de frontières entre le sacré et le profane, ce qui donne lieu à des chocs entre le droit coranique ou charias et les droits de l'homme, ce dont se balancent nos bouffeurs d'Arabes d'ailleurs, « qu'ils aillent battre leur femme chez eux » diront-il. Ils redoutent surtout que l'Islam, pourtant peu prosélyte chez les « fromages », supplante un jour la loi française en l'imposant par le nombre.Seulement voilà dans un pays qui se veut laïc, l'Islam est en droit de réclamer logiquement la même considération que ses consœurs.
Deux sources de conflits civils donc :
a/ La situation sociale surtout en cas de crise qui s'aggrave va faire redoubler la délinquance dans les populations les plus démunies, blanches ou non.
b/ La présence de plus en plus évidente de cette religion dans l'espace public et privé.
Il n'existe pour moi, athéiste militant, pas d'islamisme modéré, mais à côté du fanatisme , il existe un monde athée ou laïcs, dont les adeptes sont certainement bien plus nombreux que l'on voudrait nous faire croire, peut-être d'ailleurs devraient-ils se manifester plus amplement.
Puisque le problème de l'immigration est insoluble à moins de créer des camps, il serait temps de s'en pendre résolument à l'un des fondements de ce rejet mutuel et ancestral qu'est la négation de l'autre à travers l'éducation religieuse et l'entretien de la religion.
Alors que les religions plus traditionnelles en Occident voient leurs pratiquants disparaître, au bénéfice toutefois d'une résurgence de la foi et de la pensée magique, nous ne croyons pas surgir un véritable mouvement rationaliste, un lobby assez puissant pour imposer à l'Etat une véritable politique d'Education nationale d'approche analytique, donc comparée et contradictoire de toutes les religions. Et enfin l'admission de l'athéisme comme un autre pilier philosophique de la vie publique.
Que penseront alors nos enfants chrétiens, juifs ou musulmans et autres endoctrinés, enfin éclairés, de la fable qu'est la Bible et ses avatars, de leurs croyances inculquées ou léguées dès leur plus jeune âge, donc hors de raison, de leur croix, de leur kipas ou foulards ? Les yeux enfin ouverts ne jetteront-ils pas ces colifichets par-dessus les moulins et chercher à effacer ainsi leurs différences artificielles. ?
Ce vœux pieux en Occident peut faire sourire, mais en terre d'islam c'est un sacrilège qui ne fait pas rire et c'est bien là le problème. En Europe, tant que la trouille de l'Islam que l'on ne peut pas éradiquer en attendant que surgissent ses Voltaire et Diderot, le heurt entre les communautés hôtes et émigrés sera une source de conflits de plus en plus rugueux. Troubles avivés par l'extrême-droite pour des raisons électoralistes et une bonne partie de l'UMP. Telle le refus vole-face du vote des étrangers résidents, ce marronnier. Voir l'excellent article ici : http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/dro....
P.S Autour de moi je m'aperçois, là encore, que la confusion, peut être subliminale est faite entre étrangers et immigrés. On n'est pas sortis de l'auberge. !
11:32 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, arabes, immigrés, guéant, musulmans
30 novembre 2011
LA CHARITE S'IL VOUS PLAIT.
Je cite A.Gide : « La charité, tout en soulageant temporairement la misère, ne s'attaque point à sa racine et l'on peut même dire que, par là même, elle l'entretient. (...) »
En complément du bel article paru sur Agoravox ICI ,je me permet d'ajouter mon grain de sel.
Chaque année, à cette époque, le même état d'esprit m'envahit, je ne peux que m'insurger surtout en cas de crise sur la profusion pour ne pas dire sur-consommation de denrées, de cadeaux, de parfums de luxe et jouets inutiles . Dans les hyper-super-marchés de France et de Navarre on voit sortir ces chariot pleins de victuailles et comme d'habitude à la sortie on se trouve nez-à-avec d'autres, quasiment vides, minables, avec trois paquets de spaghettis, une boite d'haricots-verts et quatre kilos de sucre, mais pas de foies gras, du pâté de campagne... il est vrai qu'on nous demande que des produits de première nécessité . "Je vous remercie », répond la quêteuse lorsqu'elle entend tomber la énième boite de raviolis dans son chariot . Cependant il ne faut pas cacher, pour la démonstration du thème, que les plus démunis sont les plus généreux. C'est bien sûr compréhensible, verrait-on vu Carlita ou Rachida chez « Casfour» acheter des couches culottes et y laisser un paquet de lingettes et une boite de corned-Beff dans le chariot tendu ?.
A cette époque de l'année tous les mouvements caritatifs se mobilisent pour obtenir de la part de chacun d'entre nous un « petit quelque chose » pour les pauvres. Or, ces campagnes pleines de bonnes volontés sont « un reality scandale », les "Resto du Cœur » que Coluche espérait éphémères et qui commencent sa 27 ème campagne et autres organisations de charité, sont l'alibi d'un système inégalitaire qui se repose sur la collectivité. Et lorsque je dis que ces mouvements de charité sont les alliés subjectifs des pouvoirs et gouvernements de tous horizons, on me répond : "mais qu'est ce cela serait sans eux?". Et ce "on " à raison, en effet le système mondial de l'économie, qu'il faut bien appeler capitalisme qui s'effondre actuellement, est une machine infernale qu'il faut nourrir sans fin pour qu'elle survive et qui laisse le droit à chacun de se démerder en voyant crever de faim le plus faible. Comme le professe le libéro-néo-capitalisme le plus pur, cette tyrannie qui laisse ses sujets se démerder seuls entre-eux.?
A voir l'affluence aux abords des supermarchés, ces messieurs de la droite dite libérale, veulent nous persuader que tout ne va pas si mal en France, grâce à l'action salutaire d'une politique sarkosienne exemplaire. Et pourtant l'écart entre les classes sociales s'élargit et le père noël des uns ne sera pas celui des autres, mais sera présent, (avec quels efforts financiers !), pour faire plaisir aux gosses et faire marcher le commerce.
Nos gouvernants, prisonniers du système économique qui va éclater et qui se fera sentir ben entendu chez nous, n'ont rien fait, ou ne le peuvent pas, pour éviter la situation sociale qui va en découler et petit-à-petit tous les signes d'un désengagement de l'Etat dans la vie quotidienne au « profit » de la charité publique, le démontre. Le modèle social français basé sur une solidarité nationale, issu de la Libération et qui était un modèle, disparaît.
Pour en revenir à la charité publique, comment faire cesser cet engrenage ? Faut-il boycotter,- un acte théoriquement révolutionnaire- ces journées de charité publique (1) et ainsi obliger l'Etat dont nous sommes les financiers, à arbitrer entre par exemple, un resserrement des budgets comme celui de l'armée, une véritable chasse aux fraudeurs de haut-vol et une distribution organisée et digne de vivres ou bons pour les plus démunis : la charité républicaine plutôt que la charité civile. Et pour que le gouvernement joue son rôle républicain qui est celui d'assurer une juste répartition des richesses dans la population, le contraire de ce qu’entreprend l'équipe au pouvoir depuis bientôt cinq années.
Au lieu de cela on va nous parler de fraudes de petits tricheurs et beaucoup moins des patrons et du travail au noir dont ils se servent et leurs cotisations non versées au fisc. Fraudeurs économiques !. Lorsque l'on entend ce mot on devrait penser à ceux qui se réfugient fiscalement dans des paradis dédiés et qui utilisent toutes les ficelles plus ou moins licites. La droite d'aujourd'hui (et depuis toujours) c'est à tous les autres qu'elle pense, le salariat pour ne plus parler de la classe ouvrière.
Devant tant d'injustice doit-on espérer un soulèvement populaire, comme voudrait se persuader tous les « indignados » du monde occidental qui dénoncent toutes ces politiques qui génèrent les victimes de l'effondrement économique qui se profile. Ou faire profil bas ? Serions-nous donc coincés ?
(1) Dont le nombre de repas distribués est en constante progression tandis que tant d'autres par fierté n'y ont pas recours.
02 novembre 2011
PALESTINE ET UNESCO
17:10 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : conflit israélo-palestinien, unessco, onu, israël, palestine
20 octobre 2011
MONTEBOURG OU L'OTAGE D'UN MOT
a/La démondialisation.
La droite et une pléthore d'économistes distingués, même de gauche, taxent Montebourg d'irresponsable en mettant l'accent sur son idée phare, qu'ils choisissent entre plusieurs, la démondialisation une idée déjà développée par d'autres avant lui par les altermondialistes . Un mot au sens bien large, qu'il suffit d'interpréter pour s'apercevoir que cette politique est sur les rails et appliquée d'ailleurs dans d'autres pays. Cette évocation n'est surtout pas révolutionnaire, nous sommes loin encore des propositions d'ATTAC.
Montebourg compte bien petit-petit faire entendre ses propositions :protectionnisme européen, contrôle des banques et impératifs écologiques. De telles mesures ont été prises, par exemple celles du Brésil qui exige qu'Apple à fabriquer sur place, s'il voulait lui vendre son matériel. Ce qui empêchera en partie l'exploitation éhontée de la main-d'oeuvre à trois sous des pays du tiers-monde qui fabriquent nos Ipad, soit dit en passant. Et que dire de la politique monétaire de la Chine qui sous évalue le Yuan qui lui permet un véritable dumping sur ses exportations ?
b/Les banques.
Après le dépôt de bilan de la Grèce qui ne saurait tarder, il faudra bien mettre le doigt sur les responsables, les banques et leur mise sous tutelle ou tout autre moyen de contrôle est la moindre des mesures à prendre. Voir l'affaire DEXIA. Nous sommes encore loin de l'idée, elle révolutionnaire, de réquisition de leurs biens, c'est-à-dire de son actionnariat bénéficiaire des spéculations, mieux encore que la nationalisation simple avec rachat d'actions, mais nous ne sommes pas là.
Dans l'esprit de ce nouvel homme politique national qui pourrait avoir une belle carrière et instaurer une VIe République intègre et sociale , il y a quelques utopies certes, de celles qui enfantent le progrès. Ses supporters qui vont au-delà d'un vote de sympathie, sont conscients que les idées de leur leader ne sont pas perçues par une classe plus populaire, c'est donc vers elle que les militants entendent se tourner. En attendant il faudrait pour cela que François Hollande intègre ses idées-forces dans son propre programme et qu'il sorte victorieux d'un duel avec Sarkozy. Lequel, c'est une opinion personnelle, ne semble plus croire beaucoup à son destin présidentiel, un avis qui pourrait être partagé par une partie de la droite aux abois. A l’évidence Sarko s'ennuie dans ses pré-tournées qui, monsieur Coppé ne sont pas décomptées dans le temps de paroles.
Politiquement pour la droite désemparée, par à la fois la victoire de la gauche au sénat, l’événement surprenant il faut bien dire, de la primaire socialiste et la perte de sympathie de leur leader, il est temps de réagir. Comment ? Alors que les critiques de la mise en place de ces primaires et leur succès, railleries que les perroquets ressassent à l'envi, ces messieurs-dames organisent un mini-congrès pour contredire et relever les contradictions entre les candidats, le tout sans vergogne en avançant l'idée que les primaires ne concernent qu'un parti sans leader. Nous savons que les Français ont une mémoire sélective, mais pas au point de ne pas se souvenir des magouilles qui ont eu lieu à l'UMP en 2006 pour que Sarkozy soit le candidat unique. Et qu'aujourd'hui, sans primaires, la droite entre Sarkozy, la mascarade Boorlo, Morin et un Juppé en embuscade, « au-cazou », nous offre la même chose, sinon pire. Le match entre le Président et son ennemi intime Villepin, dont le duel qui devrait finir par un crochet de boucher, ennuie la France depuis trop longtemps. Il ne manque plus qu'un discours solennel ou d'une émission télévisée adéquate pour asseoir un peu plus la légitimité à cette primaire. La droite française serait-elle toujours la plus bête du Monde ?
Puisque je suis dans la confidence, Hollande me semble doté de certains handicaps qu'aujourd'hui les flibustiers de l'UMP vont pilonner, avec à sa tête un Copé au bord du pathétisme, qui fait ce qu'il peut.
Encore quelques mois de ce spectacle et nous aurons droit à un duel Le Pen Fille-Sarkozy.
19:37 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : primaire socialiste, hollande, aubry, parti socialiste











