30 septembre 2008
Mc CAIN N'A PLUS LA FRITE
Athées, lorsque l’on dit benoîtement « mais laissez donc les croyants croire, chacun est libre" chacun sait que cela n’est pas possible.
Laissez les croire et vous avez alors toute l’Histoire des drames et des horreurs commis en son nom sous les yeux. Du premier massacre entre tribus vénérant un dieu différent jusqu’au 11 novembre, en passant par l’inquisition
Alors que dans quelques temps les USA vont s’offrir un président tout neuf, dont la politique risque de nuire à ma petite retraite, dans une société où ce nouveau "Puissant » ne se cantonne pas dans son fief, mais règne également sur le reste du monde, (sans compter sur la politique obséquieuse de ses vassaux) il y a de quoi se faire des cheveux et avoir le droit de s’intéresser à la campagne électorale et à ses candidats.
Ceux-ci, à coté de leurs pensées politiques, qui peuvent paraître différentes pendant ce battage électoral, ne reçoivent d’ordre que de Dieu. Ou font semblant, car si on peut imaginer un métis, un noir à la Maison Blanche, une femme à la rigueur, un homosexuel (quoique) un juif, il n’est pas pensable qu’un athée puisse y parvenir et même à se présenter.
C’est pour cela que les deux prétendants, dans un entretien à un magazine américain, relayé par La Croix, s’épanchent sur leur religion. Elle "me rend plus fort et me guide tout au long de la journée", souligne Barack Obama. "Etre guidé par sa foi est très important à mes yeux", déclare John McCain. Nom de Dieu et dire que Ben Laden ou son émule pensent pareil, je me dis que nous sommes mal barrés.
Obama dit ne pas "imposer ses croyances religieuses". Dans son langage il veut dire ne pas obliger les gens à croire en tel ou tel dieu, d’imposer une autre croyance, mais surtout pas que l’athéisme est aussi honorable que la foi. Et lorsque qu’il clame : "Parmi toutes les pierres sur lesquelles nous construisons nos vies, en plus de Dieu, la famille est la plus importante" on est loin d’espérer une nation enfin sortie de cette malédiction.
Sur le plan de la religion (catholique) il parle de compassions et d’aide aux plus démunis, bien sûr puisqu’il serait incapable de faire face à une pauvreté qui s’étend dans ce pays très démocratique où il faut avoir une mutuelle avant toute intervention chirurgicale même urgente.
McCain, lui, plus réac parle des valeurs judéo-chrétiennes « qui ont inspiré nos ancêtres et qui m'inspirent chaque jour ». On dirait su Sarko Il continue en disant qu’il avait pu envoyer ses enfants dans une école catholique. « Je veux que chaque Américain ait cette alternative", estimant que "les écoles sous contrat et le système des bons (1) [..] "faire partie de toute réforme véritable du système éducatif". Et tout ça pour faire de bons petits américains qui iront casser de l’arabe dans quelques années au nom de Dieu. Et c’est reparti.
Donc à choisir, sujets que nous sommes, entre ces deux messieurs dont l’un qui va gouverner le monde, je vote Obama comme j’ai voté Royal. J’ai d’ailleurs fait le parallèle en son temps ici, et surtout parce que le vieux chnock me déplaît fortement. Je regarde d’un œil distrait leurs débats et comme je suis de mauvaise foi je trouve Obama plus brillant dans ce premier match de catch télévisé. Rencontre que la droite (Là-bas et chez nous) donne comme « un partout la balle au centre » tandis que les E.M républicains et démocrates proclament leur propre victoire.
Que nenni, les sondages (Oui, je sais..) donnent Obama gagnant et les intentions de vote en sa faveur sont en augmentation. L’institut Gallup, dans une enquête d’opinion accordait une avance de cinq points à Obama (49 % contre 44 % à McCain) et on attend l’unique duel télévisé entre les vice-présidents putatifs, Joseph Biden, qui me parait sympa et Sarah Palin-la-bigote, (1) cette lourde casserole que Mac Cain traîne derrière lui.
Mais, comme l’Histoire et l’expérience me l’ont appris, il faut s’attendre à l’élection de Pépé. Peut-il en être autrement dans un pays armé jusqu’au dents et qui accepte encore la peine de mort sans qu’une loi fédérale ne vienne l’abolir, un pays ou le racisme ne s’exprime pas qu’à coups de slogans sur les portes de cimetières, mais dans les faits, dans la vie quotidienne, ce racisme anti-pauvre, selon une de mes définitions qui ne vaut peut-être pas tripette, mais j’y tiens.
La crise financière qui est le fruit d’une mauvaise gestion économique de l’administration Bush, selon Obama, (politique soutenue par Mac Cain) lui permet de prendre l’avantage dans cette course vers Washington. Au moment où le plan de sauvetage du système financier que la Chambre des représentants vient de rejeter, il serait bon de nous rappeler le coût de leurs campagnes et surtout les sommes que les deux candidats ont engrangé pour leurs tournées.
En attendant le résultat du scrutin, qui espérons le pour les Américains, ne sera pas truqué comme l’autrefois, attendons nous à avoir comme patron suprême un bigot, ce qui nous ramène au début de mon post.
(1) s’agit-il de bourses ?
(2) Laquelle croit fermement que les dinosaures et les hommes ont vécu en même temps sur Terre, il y a six mille ans. Lorsqu’on la questionne, elle affirme qu’elle avait vu des traces d'humains à côté de celles des dinosaures ! Cette énorme connerie pour répondre au paléontologues qui prouvent que les dinosaures étaient présents bien avant l’homme.
L'idée d'une "jeune Terre ", que Dieu aurait créée il y a 6000 ans, et sur laquelle hommes et dinosaures auraient cohabité, est répandue dans le courant créationniste aux Etats-Unis dont elle fit partie, jusqu’en 2002, au sein d’une Eglise fondamentaliste qui prône "un soutien sans détour du créationnisme" et juge que "le récit de la Genèse doit être interprété littéralement".
22:08 Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, actualité, politique, election américaine
29 septembre 2008
SEGOLENE, RACCROCHE !
« Depuis trois ans, il y a eu la riante primaire, la courtoise présidentielle, les gentils coups bas, les tendres attaques, les doux cambriolages, les amicales pressions et les charmantes épreuves personnelles. (…) Certains qui s’éloignent gaiement, d’autres qui trahissent avec grâce, d’autres encore qui méprisent coquettement. »
En prononçant ces paroles pseudo-fines, à la kermesse de « Désir d’ Avenir» au Zénith je pense que Ségolène s’est disqualifiée. Non pas sur le fonds de son discours, mais sur la forme. De voir cette femme, embellie il est vrai par une nouvelle coiffure, arpenter les tréteaux comme un bateleur de foire ou une pâle et ridicule copie de Guy Bedos, on change vite de chaîne.
J’ai pendant la campagne soutenu sa campagne, avec modération il faut le souligner, ici et autour de moi, l’adversaire de Sarko que son parti avait choisi pour l’affronter et qui l’attendait au coin du bois. Elle s’est bien débrouillée et a réussi à lui tenir tête non seulement dans les débats, mais dans les résultats. Il faut dire qu’au début je n’étais pas très chaud mais dans l’enthousiasme ambiant, j’ai voté pour elle et contre Sarko.
Revenu depuis longtemps des promesses électorales, je savais que d’un côté comme de l’autre les promesses ne seraient pas tenues,(1) mais avec une femme de gauche au pouvoir on pouvait espérer qu’une solide équipe viendrait l’épauler durant son quinquennat. A voir ce qui se passe aujourd’hui au P.S, cette guignolade, je me demande ce qui serait advenu du gouvernement.
Le prétendant au fauteuil de Président d’une république occidentale, ne peut que gérer, au mieux, le capitalisme en folie, toute autre prétention est à la fois un mensonge et une escroquerie. C’est d’ailleurs l’un des principaux reproches que l’on peut faire à ce début de présidence sarkosienne. Un monsieur qui veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes en faisant passer son fiasco comme une conséquence de la crise financière et économique qui viendrait contrecarrer ses plans de relance du pouvoir d’achat.
C’est pourquoi nous voyons les uns après les autres se planter devant une caméra avec une gueule de trente-six pieds de long, pour nous annoncer que le chômage repart de plus belle. (A force de triturer les chiffres il ne reste plus de quoi faire)
Lagarde (Je n’écris pas l’hagarde, par respect de la fonction) qui parle de 40.000 chômeurs de plus, et un sinistre Guéant nous balancer que la crise est encore devant nous. Nous dire que tous ces malheurs sont dûs à la crise des sub-primes mériterait qu’on jette tous ce beau monde à la porte.
Admettons, il faut alors revoir les largesses dispensées, les fameux 15 Milliards aux plus riches. Que Sarko, qui voudrait nous faire croire qu’il devient de gauche sous l’emprise de sa moitié, dissolve l’assemblée et qu’il nomme un leader de gauche en cas de victoire
Et voilà comment je me retrouve sur mes pattes : Ségolène ?
Faire de la politique à ce niveau ce n’est pas gérer une Région et je ne parle pas des qualités personnelles, mais de la force qu’il faut avoir, la rage qu’il faut déployer, les trahisons qu’il faut opérer et des «crimes » qu’il faut commettre, la longue préparation qu’il faut faire pour s’imposer à l’élection présidentielle.
C’est d’ailleurs tout ce qu’il manquait à Madame Royal, qui lui manquera toujours handicap qui empire avec ce spectacle affligeant, il faut le dire, de son intervention à cette fête de la rose sans épine. En effet, chacun a pu remarquer que le mot « socialisme » avait disparu de ses discours, lesquels font place à ce genre de tirade très certainement mis en scène par un consultant en marketing, un directeur de com’. Coiffure, tenue, plaisanteries très populo adressées à une grande bande copains ‘ Youpi’. Il ne manquait plus à Ségolène qu’elle porte une petite croix très chic et le cadre était entièrement posé.
Et je dis cela sans méchanceté, mais il faut se rendre à l’évidence, Ségolène n’est plus de taille pour affronter à nouveau un Sarkozy ou un Coppé à l’affût, déjà installés dans leurs startings-blocks.
Ségolène raccroche !
Cela me fait drôle d’écrire cela, mais je le pense vraiment. Son entêtement entièrement alimenté par l’enthousiasme de ses propres troupes, est objectivement une des raisons du triste spectacle que nous inflige les prétendants à la tête du parti et surtout à la candidature de 2012.
Nous assistons certainement à un schisme dont Sègolène est le maître d’œuvre, bien évidemment, ce qui fait dire à ses détracteurs qu’elle se comporte comme le gouru d’une secte, ce qui me parait être une sottise. Par contre, qu’elle prenne son indépendance totale, qu’elle créé son propre parti, qui n’ira vraisemblablement pas loin, si ce n’est pas une stratégie pour rejoindre Bayrou et ses 4 pèlerins de sympathisants. Cinq aujourd’hui puisque J.F Kahn vient de le rejoindre pour faire de la politique.
Il ne reste plus qu’à trouver le candidat pour la direction de la boutique et un prétendant au trône pour 2012. Si tout va bien pour Sarkozy. Et je laisse le soin de le faire aux adhérents du P.S qui se font la gueguerre sur les forums aux sujets des motions. Un truc très socialiste, que le pékin moyen comme mon voisin qui ne peut comprendre et qu’il confond avec un rite secret, une cérémonie absconse qui excite l’adhérent ou l’afflige. Je ne puis même pas l’aider dans son questionnement.
Salut Ségolène et vive longtemps Madame Royale.
(1) les seules qui seront tenues par Sarko seront celles promises aux plus riches. Histoire de faire revenir les capitaux !
14:02 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (33) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, société, p.s, ségolène royale, royale
27 septembre 2008
QUE LE FLEUVE REPRENNE SON COURS NATUREL
Quel que soit le prochain premier ministre israélien, le « processus de paix », cette chimère, ne verra pas le jour et plus encore ne serait jamais appliqué. Principal obstacle parmi d’autres tout aussi insurmontables, la progression de la colonisation amputant les territoires palestiniens, car cette politique sioniste étant irrémédiable.
Bush devait recevoir Mahmoud Abbas, réception protocolaire car nous savons tous qu’il n’en sortira rien de concret. Condoleezza Rice, peut être pleine de bonnes intentions, s’est rendu 18 fois dans la région sans faire avancer le dossier. Lorsque l’on demande aux Palestiniens pourquoi ils continuent à faire semblant de dialoguer, ils répondent par la voix du principal négociateur palestinien : « La seule raison pour laquelle nous continuons de négocier, c’est de ne pas se voir attribuer la responsabilité d’un échec"
Olmert, aujourd’hui démissionnaire, aurait offert aux Palestiniens 93 % de la Cisjordanie. L’Etat hébreu annexerait ainsi 7 % de terres palestiniennes, englobant les principaux blocs de colonies juives et conserverait en outre le contrôle de la vallée du Jourdain. En retour, les Palestiniens recevraient des terres israéliennes prises sur le désert du Néguev dans le cadre d’un échange de territoires. Un passage entre la bande de Gaza et la Cisjordanie serait aménagé. Ce qui est inférieur aux propositions de Barak en janvier 2001 à Taba, pour laisser la place aux colonies qui chaque jour s’intensifient. Ce qui revient à dire qu’Israël gagne du temps jusqu’au jour où les Américains exigeront « pour de bon » de leur protégé d’arrêter, mais sur les dernières données : plus de colonies.
« La paix maintenant » note que le rythme de la construction dans les colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est a presque doublé depuis le lancement du processus d’Annapolis. On en reste là, comme les derniers pourparlers avec Arafat.A l’intérieur de l’administration palestinienne, on commence à cogiter sérieusement sur demain, sachant que la solution ne passera ni par les armes ni par la diplomatie traditionnelle et envisage une autre stratégie. « Nous négocions depuis dix-sept ans. Cela ne peut pas durer indéfiniment [...] nous devons poser une date limite pour l’établissement d’un Etat et envisager une nouvelle forme de lutte en cas d’échec » disent certains.
Un Etat binational.
Je fais partie de ceux qui sont pour cette solution ce que j’ai soutenu plusieurs fois sur ce blog. Or, un document, rédigé par une vingtaine de personnalités, évoque la redéfinition, voire le démantèlement de l’Autorité palestinienne, et la remise en cause de la solution de deux Etats vivant côte à côte. En 1988, les Palestiniens ont accepté le principe d’un Etat sur les frontières de 1967, ce qui est une véritable concession, car ils abandonnaient leurs premières exigences, les frontières de 1947. Les Israéliens minent cette proposition en poursuivant la colonisation.
L’un des rédacteur de ce document, avait proposé que les Palestiniens demandent la citoyenneté israélienne et se battent pour l’égalité des droits, comme en Afrique du Sud , idée qui ne fut reprise par personne. Aujourd’hui, serait-ce une solution ? Certainement pas pour les Israéliens qui par le jeu de la croissance démographique deviendraient minoritaires.
Que le fleuve de l’Histoire dérivé par les hommes retrouve son lit naturel.
Un qui n’est pas naturel, c’est ce corrompu d’Olmert aujourd’hui au placard, ne voulait-il pas bombarder les installations nucléaires Iranienne ? (1)* (Bombardement atomique ?) Cette proposition qu’il soumit à Bush a fait sursauter le Président américain qui lui a répondu qu’il ne soutiendrait pas cette initiative farfelue, car trop dangereuse pour la bonne raison que l’autre louftingue qui gère l’Iran ne se gênerait pas pour lancer des représailles notamment sur des cibles américaines en Irak et en Afghanistan, tout en doutant la capacité de Tsahal d'endommager sérieusement les installations nucléaires iraniennes. De plus il lui aurait fallu survoler l’Irak dont le ciel est sous contrôle américain, ce qui aurait pu irriter encore plus les rebelles Irakiens **
P.S Voilà où mène les va-t-en-guerre, dont certains viennent échouer sur ce blog :
Zeev Sternhell, 73 ans, a, selon toute vraisemblance, été victime hier d’une attaque de l’extrême droite nationaliste israélienne Il a té légèrement blessé à la jambe. Ce professeur de sciences politiques, historien de renom est spécialiste des mouvements fascistes et critique virulent de la colonisation dans les Territoires palestiniens.
* le journal La Croix
**The Guardian dans son édition de vendredi 26 septembre.
(1) Israël considère l'Iran comme la menace la plus importante à son encontre, en raison de l'accélération du programme nucléaire iranien et des déclarations répétées de ses dirigeants prédisant la fin de l'Etat juif.
Légende de la photo. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a rencontré le rabbin Moshe Ber Beck à New York mercredi 24 septembre. Le rabbin est membre de Neturei Karta, un mouvement ultra-orthoxe et anti-sioniste. Ahmadinejad, qui s'exprimait à l'occasion de l'assemblée générale de l'Onu, a assuré qu'Israël était proche de l'effondrement.
00:25 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, israel, olmert, sraél, cisjordanie
24 septembre 2008
LA CRISE EST DEVANT NOUS
Bien qu’elles se tiennent, il ne faut pas confondre la crise boursière et la crise financière. La première n’étant que tributaire de la seconde et la chute des cours résulte de l’affolement des professionnels et petits porteurs -c’est la fameuse crise de confiance dans la gestion des sociétés- qui par trouille de perdre leurs investissements vendent « au mieux » mais ne trouvent preneurs qu’à vil prix, ce qui fait la joie d’autres investisseurs. Les titres ne se volatilisent pas, en 1929 : exception la crise était telle qu’il n’y avait plus d’acheteurs du tout.
Ce cataclysme provient privent de plusieurs sources, tout d’abord de l’escroquerie des prêteurs, banques en général, qui financent des crédits irrécouvrables, des prêts à des particuliers à des taux et conditions exorbitants, auxquels les endettés américains ne peuvent plus faire face.
Ces créances pourries (subprime) suivent alors un circuit financier très compliqué qui consistent à les revendre en lot, comme les marchands de voitures d’occase qui rachètent un paquet de bagnoles parmi lesquelles se trouvent des rogatons. Ces manigances sont le fruit de la course éperdue du capitalisme vers le libéralisme qui consiste à faire du pognon avec n’importe quoi, en l’occurrence avec les propriétaires bernés et qui sont aujourd’hui ruinés.
Il y a ensuite la hausse des taux d’intérêts, les crédits étant à taux variables, l’endettement a gonflé. Conséquence, les maisons ont été saisies par les banques et vendues à perte, d’abord parce qu’il a eut moins d’acheteurs et que les débiteurs étaient pressés de se refaire des liquidités. D’où poste de créances douteuses des banques, (c’est son nom, qui permet de truquer les bilans en provisionnant ce poste exagérément) qui en même temps se lançaient dans des embrouilles boursières. D’où la crise des subprimes qui en faisant boule de neige par internationalisation touchera la politique de crédit international par la hausse des taux et cette fabuleuse perte de confiance dont je parlais plus haut. Les banques américaines n’ont pas tenu le coup et le « Trésor » est obligé de les renflouer. Ce qui augmente la dette intérieure et extérieure des USA puisque l’administration est obligé de s’adresser ailleurs. Donc le coût des intérêts sera financé par les contribuables américains (Sept cents milliards de dollars exactement que d’ailleurs le Congrès analyse avec circonspection ‘hostile ») y compris les anciens propriétaires ruinés (1) ainsi que les retraités américains qui sont propriétaires des fonds de pension, touchés en pleine poire, avec les employés de banques et des assurances, emportées elles aussi dans la tourmente
Par exemple : je suis américain, je veux acheter une maison à 400.000 dollars, la banque me proposera un prêt à taux variable, indexé et étalé sur 175 ans. Trois ans après , je ne peux plus rembourser ma petite villa, on me saisit ou me la vend 40.000 dollars et je dois les 360.000 restants à ma banque, somme qu’elle ne peut pas prendre sur ses fonds propres et se déclare en faillite. Et je rejoins la horde de sans logis dans un bidonville d’anciens propriétaires immobiliers. Tandis que ma banque recevra des secours d’urgence pour subsister. En attendant ces prêts auront été juteux pour des gros malins qui en profitèrent. Et nous assistons à une véritable nationalisation du système américain et international ( Intervention de la FED. et la Bank of England)
Notre Président dans un discours bla-bla, propose de punir les responsables de ce désastre financier, ce qui fait sourire les banquiers et les économistes distingués (2) Les responsables ? Il n’y en a qu’un : le capitalisme géniteur du libéralisme, néo ou pas, ce bolide lancé dans l’espace avec sa vitesse inertielle qui ira jusqu’à son explosion, cette fois-ci évitée de justesse. Sans être médisant, je me demande ce qui donne à Sarko le droit de fustiger les autres et jouer le père-la-morale alors qu’il n’est pas capable de faire le ménage dans son propre pays. Peut-être pour s’être rangé encore une fois derrière l’administration Bush et l’action du FBI qui n’a pas attendu le discours du futur prix Nobel de l’Economie pour agir. Il est vrai qu’ll parle au nom des 27 Etats-membres européens en tant que président du Conseil.
Son copain Strauss-Kahn à la tête du FMI en remet une couche, il parle d’une crise « systémique et d’une solution systémique » en français : mettre de l’ordre dans un système devenu fou. Quelle gageure, il est certainement trop tard, c‘est pourquoi il estime que «les autres économies avancées devraient aussi préparer des plans d'urgences complets».
Que de discours pompeux venant du patron de ce machin censé réguler le marché et d’un président qui promettait d’aller chercher en France la croissance avec les dents. Punir les responsables alors qu’il est partisan de dépénaliser le droit des affaires ! Cela en dit long sur les incohérences de ce monsieur. En réalité, comme ses pairs il est bien incapable de trouver une solution et il propose une concertation entre les pays les plus riches le G8 (3) pour « réfléchir ensemble aux leçons à tirer de la crise financière qui est la plus grave qu'ait connue le monde depuis celle des années 30 » Pourquoi pas une commission ?
Ce qui nous attend : la baisse inévitable du dollar devrait relancer théoriquement l’exportation française et nous permettre de régler à moindre coût réel le pétrole, ce qui reste à démontrer. Par contre par ricochet, les banques françaises qui ne sont pas épargnées devront revoir à la baisse la distribution du crédit, ce qui aura par conséquence une baisse de la consommation notamment dans l’immobilier et la chien continuera à vouloir se mordre la queue.
En attendant, que dieu sauve l’Amérique.
(1) L'administration américaine n'hésite pas à intervenir quand il le faut et elle n'a jamais hésité par le passé. Ce qui se passe rappelle le sauvetage des Caisses d'épargne en 1989, caisses privées qui s'étaient déjà dangereusement engagées dans les crédits hypothécaires. A l'époque, le contribuable américain avait payé 115 milliards d'euros. Comme toujours la planche à dollars va encore fonctionner jour et nuit ce qui aura pour conséquence une baisse du dollar et que l'inflation permettra aussi d'éponger les dettes.
(2) Les autorités de régulation", les agences de notation", "l'évaluation des bilans et de la solvabilité de la banque", "la question des 'hedge funds' (fonds de couverture situés, presque tous, dans des paradis fiscaux, pour échapper au droit, à l'Etat, bien entendu et faire profiter les clients de l'absence de contrôle, notamment fiscal.)", les "rémunérations" Préventions : « par la "coordination et l'échange de l'information" ou "la confiance rétablie du système financier".
(3) Le G8 comprend l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, le Japon, l'Italie et la Russie.
15:01 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (64) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : economie, capitalisme, crise fiancière, bourse, actions, fmi, speculation
23 septembre 2008
L'ESCROQUERIE DIANETIQUE

Le juge Jean-Christophe Hullin a signé une ordonnance renvoyant devant le tribunal correctionnel de Paris l'Association spirituelle de l'Eglise de Scientologie pour "escroquerie en bande organisée". La condamnation cette secte pour ce chef pourrait aboutir à la dissolution de deux structures de base Les sept charlatans qui gèrent cette fumisterie dont Alain Rosenberg, chef de ce machin à Paris, sont également poursuivit pour "exercice illégal de la pharmacie".
Le magistrat est allé à l'encontre des réquisitions du parquet qui avait requis auparavant un non-lieu pour l'ensemble des mis en cause. Notre magistrat a été plus loin sans crainte de désavouer le parquet, bien trop compréhensif avec cette pompe à Phynance, chère à Ubu. Sans oublier bien sûr la pugnacité des plaignants et de leurs avocats.
On subodore une volonté politique dans ces affaires de non lieu de ce machin dangereux qui s’immisce jusque dans les rouages de l’Etat, ceci pouvant expliquer cela. Rappelons-nous ce que déclarait l’ancienne directrice de cabinet de Sarko «en France, les sectes sont un non problème» (1)
Mais pour ce nouveau procès, il faut remonter en 1998 pour comprendre. Une affaire qui a débuté par la plainte d'une femme estimant avoir été escroquée par la Scientologie, racolée quelques mois plus tôt à Paris par des scientologues pour un test de personnalité gratuit. Elle avait finalement dépensé plus de 200.000 francs pour des cours, d'un "électromètre", (voir plus bas ) de médicaments, ainsi que l’achat de livres, notamment les œuvres de Ron Hubbard charlatan avéré (2) qui créa cette secte, que les adeptes doivent normalement payer à des coûts énormes pour en obtenir l’intégralité,
Premières réflexions, comment être aussi nunuche ? Ensuite se demander comment en partant d’une technique ces charlatans peuvent déceler cette naïveté. Enfin, combien de procès dans ce genre d’affaires ont été gagnés par les scientologues ou qui ont bénéficié d’ un non-lieu ?
La scientologie se défend en disant « On reconnaît généralement que [c’est] une religion jeune qui ne reçoit aucune subvention publique, elle a le droit de vivre des contributions de ses membres. Il faut être gonflé pour annoncer des trucs comme cela. Mais, en attendant les procès s’accumulent, car les victimes ont aujourd’hui moins la trouille comme tous les défroqués de sectes ou d’Eglises. Vous avez noté que dans cette précision il est mentionné « religion ». Et quand je vous dis que la religion est une secte qui a réussi plus ou moins, je n’ai peut-être pas tort. VOIR MA NOTE
En dehors de l’escroquerie inhérente à ce genre de secte, est-elle dangereuse ? Une note des R.G non démentie, révélait que la Scientologie n’hésite pas acheter le silence des familles de ses victimes. En 2006, une mère de 47 ans s’est suicidée, debout, bras écartés et souriante, sur les rails de la gare de Colombes. Toujours d’après les R.G: «Immédiatement après le drame, [ces teignes-là] ont tenté de soudoyé la famille afin qu'elle ne porte pas plainte. Un des avocats de cette bande d’escrocs a effectué une démarche identique auprès du notaire chargé de la succession. Devant le refus de la famille, divers moyens ont été mis en œuvre pour éviter un procès, mais qui sont notifiés chez les gendarmes.
L’ex dirigeant, chef de ce gang osera parler de remboursement des cours que la défunte avait payés, mais qu’elle n’avait jamais suivi (du fait de son décès). Rien que pour cela ce type mérite un poing sur la gueule. Le père des enfants de cette suicidée accuse l’organisation d’avoir exploité sa détresse psychique pour lui forcer la main. Pour lui, «l’escroquerie n’est pas uniquement financière, elle est aussi morale».
Elle n’est pas la seule, à Nice en mars dernier, une étudiante norvégienne s’est défenestrée. Dans sa chambre se trouvait, à côté d’une lettre d’adieu à ses parents, un test de personnalité utilisé par l’Eglise de scientologie dont elle avait reçu les résultats et l’analyse le jour même et qui la présentait comme une personne au Q.I très limité avec des problèmes de sociabilité et d’humeur. Là aussi un procureur a décidé d’ouvrir une enquête judiciaire.
Nous sommes donc en présence d’une pseudo-religion qui semble être plus néfaste que les autres, puisque non seulement elle pompe le frics de ses adeptes, mais dans certains cas les poussent au suicide. Il est atterrant de lire sur un rapport pseudo officiel, en fait un simple test psy vendu trois francs six sous dans les officines, que l’on est qu’une merde, même selon les critères farfelus de cette mafia qu’il est temps d’interdire. Tom Cruise à Bercy reçu en grande pompe et pourquoi pas demain à l’Elysée, ou pas.
La bataille contre ce genre de truc est commencée, par exemple des citoyens qui militent.
ICI
(1) Le Conseil d’orientation de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) vient de siéger espérons qu’il en sortira une ligne dure face aux sectes.
(2) Ron Hubbard, son gourou, un illuminé, était un auteur de science fiction série Z. Suffit de lire sa prose pour s'en convaincre. Condamné par une cour martiale pour fuite devant l’ennemi dans la marine pendant la seconde guerre mondiale.
Revenons à l’historique de la Scientologie. Son Créateur Hubbard donc, est né aux Etats Unis en1913 dans le Nebraska. Fils de capitaine de la Marine, il parcourut le monde notamment l’Asie où il fit la connaissance de l’hindouisme et du bouddhisme, malgré son athéisme fondamental, dont il s’inspira fortement pour la création de son « église. » D’abord écrivain de science fiction, il a connu un petit succès. Ce qui jette un certain discrédit sur la sincérité de son sacerdoce. Il crée la Scientologie, devenue en 1954 Eglise. Et s’arrêta en 1960 pour se consacrer à la dianétique, base biologique de sa philosophie de pacotille. Ce surhomme mort en 1986, se droguait ce qui lui valut une cure de désintoxication. Il souffrait de troubles coronariens et d’une arthrite chronique invalidante, maux qu’il ne put vaincre malgré sa méthode thérapeutique. Les faits suivants sont véridiques, ses turpitudes se résument dans “Newsweek” daté du 9 décembre 1982 :“ Hubbard s’adonnait à différentes drogues, pratiquait la magie noire, exécutait de bizarres rituels d’avortements et souffrait d’autre part de maladie mentale grave “
Selon cette secte, dianétique et scientologie (néologismes Hubbardiens) sont l’une l’art d’être bien dans sa peau et l’autre religion. Ses adeptes se font “auditer” à l’aide d’un électromètre, subterfuge qui ruine toute respectabilité. Le patient subit en réalité une véritable psycho-thérapie-active, à l’aide de moyens «scientologiques », trucs qui font hurler les spécialistes que haïssent confraternellement les dianéticiens.
17:02 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : religio, secte, antisecte, hubbard, scientologie, escroquerie
22 septembre 2008
AUTANT ON EMPORTE LES GITANS
Puisque nous sommes en automne, il va falloir s’occuper des feuilles qui vont tomber, ce qui est une corvée surtout si l’on veut jouer les jardiniers. Les ramasser à la pelle, puis les jeter ou utiliser au souffleur-aspirateur-broyeur ? A part la fatigue, le problème est là, soit il faut les brûler soit les mettre en sacs.
C’est pourquoi, je m’en vais peinard, faire un petit tour chez « La Farfouillette » un magasin discount de bric-à-brac ménager, ce genre de magasin qui vous font croire que vous faites une bonne affaire en achetant des trucs de bas de gamme qui ne tiennent pas le coup et que l’on rachète deux fois pour le même résultat que celui que vous offre celui 3 mètres plus loin une grande enseigne.
Où en étais-je ? Ah, oui, mes sacs de jardins, grande contenance. Ces magasins sont toujours pleins et cette fois çi encore plus et pendant que j’y suis, comme tout le monde, tandis que ma copine va au rayon des luminaires, je me baguenaude avant d’aller acheter mes fameux emballages ultra-résistant-spécial-jardin.
Trois balais à la main, une magnifique gitane -environ trente ans, basanée de type méditerranéen, hétérosexuelle et évangéliste du dernier jour- selon Edvige (Qui vient d’être rebaptisée) me gêne le passage et s’excuse avec un grand sourire que je lui rends. Elle est suivit par sa mère, trois poubelles en plastiques et 35 wassingues dans les bras tandis que la petite sœur cavale dans tous les coins chaperonnée par un père un brin fouineur. La vie quoi !
Aux caisses, moi avec mes trois sacs, ma copine avec une horrible lampe de chevet qu’elle voudrait offrir à sa fille, pour la faire sombrer dans un cauchemar sans doute et derrière moi devinez qui ?
Juste avant moi un couple d’un certain âge, le mien vraisemblablement, genre « prout-ma-chère » vient d’acheter un os en plastique pour Mirza. Tour à tour, ils se penchent vers la caissière et dans un double souffle lui signalent que les gens qui sont derrière moi, vu leur sale mine et dégaine, doivent avoir quelque chose à cacher. « Vous voyez ce que je veux dire » susurre la grand-mère pétainiste par atavisme à l’employée de la milice anti-juive, qui s’empresse d’appeler au secours la patronne de la Gestapo.
Comme toujours dans ces cas-là je m’empresse de venir au secours de la veuve, de l’orphelin et des présumés voleurs de poules et de lampes électriques, en prévenant discrètement la jeune femme qu’elle vient de faire l’objet d’une « dénonciation », qui me répond clairement haut et fort, qu’elle « n’en a rien à branler »
Je suis obligé, malgré le suspens du récit qui vous étreint la gorge, d’ouvrir une parenthèse. Je puis me le permettre, car ma concubine ne lit pas mes posts ou très rarement. (lol) Bien qu’il n’y ait pas de quoi fouetter un chat, j’ai aussi droit à un petit jardin secret (encore des feuilles ) il se trouve que je connais la patronne de cette boutique, d’abord de vue, puis plus intimement. Nous nous sommes rencontrés en Espagne à la frontière-boutique, là où tout le monde dans nos parages se rend régulièrement pour s’approvisionner en alcools et cigarettes. (J’ai même rencontré aussi la femme incognito, du bureau de tabac du bled d’à côté, la bagnole pleine de cartouches de cibiches). Je ne bois plus d’alcool, ne fumes plus, mais j’y vais quand même : rayon CD et autres colifichets informatiques et photographiques. Donc, un petit bonjour, presque complice avec cette femme d’une bonne cinquantaine d’années, pas très grande, blonde avec de magnifiques yeux bleus. Au restaurant elle se trouve à la table d’à côté, comme il y a là-bas autant de restos que de magasins, je me dis que le hasard...Aussitôt, très smart, je l‘invite à boire le café et nous bavardons un moment. Elle est gérante de cette enseigne après avoir tenu avec son mari, une boutique de TOUT A UN FRANC, qui est devenue TOUT A UN EURO et comme tout le monde est tombé dans le panneau , ils se sont fait des machines en or. On rigole.
Depuis lorsque l’on se croise, notamment au début du printemps quand je vais lui acheter des bulbes de fleurs qui feront de toute façon la gueule en été, nous nous faisons un petit sourire. Mais, comme tous les mecs de la terre, je m’imagine ou fait semblant de croire que son regard n’est pas que poli, ni marchand.
Bref ! La voilà qu’elle se radine, sourire personnel à mon endroit que je lui renvoie et elle passe à son boulot. A la mère de famille de ces gitans, elle lui demande d’ouvrir son sac. Je fais semblant de ranger ma pauvre carte bleue très pâle dans mon portefeuille (encore ?) en attendant la suite.
-De quoi de quoi vous me prenez pour une voleuse ? Moi une honnête mère de famille ! » -Madame c’est le règlement, nous sommes obligés de....
-Obligé de quoi.
Et c’est parti. Refus.
-J’appelle la Police !.
La jeune femme remet çà avec son obsession masturbatrice et j’attends goguenard pour observer l’arrivée au pire des gardes-champêtres. Mais c’est un GIGN qui débarque, klaxon puissance 10.
- Vos papiers,
- J’les ai pas sur moi.
- Et vous monsieur, s’adressant au petit bonhomme
- Pareil.
- Ouvrez votre sac
- Non.
Donc tout se gâte, le chef de la brigade criminelle, tel Chuck Noriss , lorsqu’il bouffe du jaune, prend le gitan par le bras qui du coup se rebelle un brin. C’est alors que l’Ange Blanc descend sur terre et entre dans le vif du sujet.
-Vous voyez bien que la police va vous emmerder jusqu’ à plus soif, dis-je à la cantonade, il faut être moins bête qu’eux, vous ouvrez votre sac et vous les ridiculisez.
Ce genre de propos ne plaît généralement pas à la fois à la police nationale et aux commerçants notamment la mienne, celle de mes fantasmes.
-Vous voulez qu’on vous embarque aussi récite le « n’a-qu’un-neurone » habillé en flic.
Ma compagne attend dans la voiture et j’hésite à continuer.
- Pourquoi ne pas me fouiller moi ?» dis-je à la caissière
- Ben passe que...
Un zélé de jeune flic en apprentissage me demande mes papiers, lesquels sont dans ma bagnole. La grand-mère alors me tapote le bras et me dis.
-Bon ça va, vous avez raison.
et elle ouvre, royale, son sac. Tous les cons, y compris moi-même, plongent leur regard dans le réticule et n’y voient rien que des trucs de « bonne femme » : trois tonnes de photos, du rouge à lèvres en veux-tu-en voilà et 200 coupons de bons de réduction chez Dealer Price » Fin du sketch.
A cause de ce genre de racisme quotidien, de cet engouement pour la dénonciation, je viens de voir disparaître à jamais mon fantasme fleuri.
Le prochain coup je monte à Paris et je vais à la Belle Jardinière
15:17 Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, racisme, gitan, feuilles mortes
20 septembre 2008
CAMEROUN 1958, LA GUERRE CACHEE DE LA FRANCE.

Nous avons tant parlé des événements d’Algérie qu’une autre répression sanglante est passée sous silence, celle des Camerounais qui réclamaient eux-aussi leur indépendance.
Il y a tout juste cinquante ans, le 13 septembre 1958, Ruben Um Nyobè, leader de l’Union des populations du Cameroun,(UPC) tombait sous les balles françaises. La répression menée contre son mouvement indépendantiste fera des dizaines de milliers de victimes.
Qui connaît cet épisode peu glorieux de la colonisation française en Afrique et de son armée, à part moi ?(Je plaisante) Je connais la lutte du peuple camerounais dès son indépendance pour lutter contre la politique de leur président marionnette Ahidjo, qui assura un régime néocolonial, et grâce à mon ami, FKM, opposant au régime et emprisonné. La guerre menée par la France contre ce parti politique a duré près de quinze ans et fait environ plusieurs dizaines de milliers de morts, voire des centaines de milliers de victimes tous oubliés par la France et beaucoup de Camerounais
C’est en 1948, que naquit ce parti issu du monde syndical dans le milieu syndical de la cité portuaire de Douala. Le pays est alors coupé en deux : d’abord colonie allemande, (justement mon copain camerounais porte comme second prénom, Kunt, stigmate de cette situation ubuesque) Puis, il a été placé en 1919 par la SDN sous la tutelle française pour sa partie orientale, et britannique pour sa partie occidentale. Rapidement, les revendications de l’UPC - indépendance et réunification - deviennent extrêmement populaires, surtout dans l’Ouest et le sud du pays, les pays bamiléké et bassa, pratiquement mis en esclavage par les Allemands puis par l’occupation française.
Les autorités françaises envisagent bien évidemment l’indépendance du Cameroun, mais certainement pas pour y voir un Nyobè cet homme intègre qui jouit d’un aura particulier dans la population et qui se rendra trois à N.Y pour plaider la cause du Cameroun.
Le projet est tout autre,(liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes, mais pas trop)
Alors, seule solution flicarde : répression du mouvement et violente dispersion des manifs, puis son interdiction en juillet 1955.. Les leaders du mouvement choisissent alors la clandestinité ou l’exil. La base bien décidée décide de répondre à la violence par la violence : elle prend le maquis dans le sud du pays, y installe une administration parallèle et se lance dans des actions de guérilla.
Conséquences : les autorités coloniales commandés par de vieilles ganaches, imposent un véritable régime de terreur. Sous la direction de Pierre Messmer, elles utilisent les méthodes alors en cours en Algérie : traqués, présentés comme des «terroristes», les rebelles sont qualifiés de terroristes. Le mouvement clandestin est infiltrés, puis les militants sont arrêtés, torturés, déportés, assassinés, décapités. Des dizaines de villages sont rasés, d’autres bombardés au napalm. Les populations sont déplacées, regroupées dans des camps pour couper les «maquisards» de leur soutien populaire (toujours la même histoire des guérillas). La répression cible en particulier l’ethnie bassa de Douala, principal vivier de la rébellion.
Vous remplacer les « négros » par les « tronc »s et vous y êtes. La même guerre : aviation contre chassepots, FM contre machettes.
Mais ici il ne s’agit pas comme en Algérie d’un contingent qui opère, mais d’un corps expéditionnaire qui a été «envoyé pratiquement dans une semi-clandestinité, par Paris. Donc peu d’information parviennent du Cameroun. Et la presse française ne moufte pas, elle parle surtout de l’Algérie ! encore moins la RTF à la botte du pouvoir. La France n’a officiellement jamais été en guerre au Cameroun, mais comme « là-bas dis » une opération du maintien de l’ordre.
En 1958 Nyobè est tué alors qu’il tente de s’enfuir, c‘est-à-dire assassiné. Son corps, ensanglanté et défiguré, signe d’un assassinat ce geste pour un Africain ne permet pas qu’on le considère comme un « ancêtre » Il est enterré à la va-vite par les autorités coloniales et recouvert d’une dalle de béton.
Encore une tuerie pour rien, car comme prévu le Cameroun « obtiendra son indépendance » en 1960, mais sous l’étroit contrôle politique et économique de la France et du « M. Afrique » de De Gaulle, Jacques Foccart, qui impose à sa tête le président Ahmadou Ahidjo. Belle leçon de démocratie : c’est un manipulateur qui commande.
Moralité : cette indépendance n’a pas mis fin à l’injustice et à la discrimination du régime colonial. L’UPC poursuit la lutte de libération dans l’Ouest, en plein pays bamiléké, via sa branche armée, l’Armée de libération nationale du Kamerun (ALNK, vous noterez l’initiale K en allemand). Ahidjo la combat avec l’aide active de l’armée française, qui est restée sur place jusqu’en 1964. Deux proches de Foccart, supervisent la liquidation des maquis. «Dans chaque village, il y a eu de nombreux morts», raconte un journaliste Denis Nkwebo, du quotidien privé « Le Jour. » [...] «Seize membres de ma famille ont été exécutés le même jour".
S’ensuit un beau bordel où des pillards se mêleront avec les résistants. Vous devinez la suite.
Cette guerre prendra fin en 1971 avec l’arrestation d’Ernest Ouandié, dernier chef de l’UPC, exécuté sur la place publique de la ville de Bafoussam.
La vérité n’a été levée que très furtivement en 1991, avec l’instauration d’un semblant de démocratie. Par calcul politique, le président Biya, au pouvoir depuis 1982, «réhabilite» tout à la fois Ahmadou Ahidjo, condamné à mort par contumace en 1984, Ruben Um Nyobè, Ernest Ouandié et un autre responsable de l’UPC, Félix Moumié, mort empoisonné à Genève en octobre 1960, apparemment par les services secrets français. [1] (Je cite)
Au Cameroun, Il n’existe qu’un monument pour rappeler le combat de ces résistants d’abord contre l’occupation allemande et française puis contre une politique-croupion à la solde des Français. Ils ne sont que brièvement mentionnés dans les manuels d’histoire.
Résultat, la jeunesse camerounaise ne sait pas grand-chose de ces années sombres de leur pays qui apparaît donc sans Histoire.
Ce n’est pas demain la veille que les autorités de ce pays demanderont le pardon de la France, car à coté des tueurs de l’armée française, il faut compter bon nombre de camerounais. Aucun militaire français présent dans le pays entre 1955 et 1964 n’a daigné parler de leurs faits d’armes. «Qu’on ait utilisé des armes interdites comme le napalm explique aussi ce grand silence».[1]. Pourtant, «cette guerre qui n’a jamais eu lieu" est dans les archives, :
Des historiens parleront en ce qui concerne ce pan d’histoire caché, de la destruction totale ou partielle d’un groupe social, d’une race ou d’un groupe ethnique, (voir plus haut) ce qui peut être considéré comme un génocide.
Depuis c’est la misère noire, c’est le moment de le dire.
[1] Gabriel Périès, historien.
12:27 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, cameroun, répression, colonialisme, massacre
19 septembre 2008
LES TROMPERIES DE JERICHO
En parcourant mon blog on sait ce que je pense de la Bible, ce qui fait bondir certains, mais lorsque ce sont depuis 1980 des juifs eux mêmes qui la mettent en doute, il leur faudrait ouvrir les yeux. J’avais jadis, au début de Hautetfort, ouvert un autre blog intitulé « Jéricho » du nom de cette ville biblique qui n’a certainement pas été le spectacle de trompettes tonitruantes de Josué, lesquelles n’ont fait tombé ses murs, faute de mur. Les archéologues sont aujourd'hui formels: à l'époque de Josué, Jéricho était déserte et n'était plus fortifiée.
Sans lecteurs j’ai laissé tomber. D’ailleurs ce genre de billet n’a jamais beaucoup d’audience, mais j’y tiens
Revenons au Livre ,(chouette une Majuscule,... attends... attends.) ce n’est pas un livre d’histoire, mais un livre de théologie constitutif des communautés religieuses juives, estimaient déjà des historiens juifs du XIXème siècle. Il a fallu la seconde moitié du 20ème, pour en faire un ouvrage « nationaliste » en n’hésitant pas à falsifier les premières moutures et traductions.
Un florilège d’invraisemblances :
Manque de bol, les découvertes de la « nouvelle archéologie » contredisent la possibilité d’un grand exode au XIIIe siècle avant notre ère. De même, Moïse n’a pas pu faire sortir les Hébreux d’Egypte et les conduire vers la « terre promise » pour la bonne raison qu’à l’époque celle-ci... était aux mains des Egyptiens. On ne trouve d’ailleurs aucune trace d’une révolte d’esclaves dans l’empire des pharaons, ni d’une conquête rapide du pays de Canaan par un élément étranger. Et des anachronismes et autres calembredaines foisonnent.
L’exil de l’an 70 de notre ère a-t-il, lui, effectivement eu lieu ? Encore une foutaise, et pour une raison bien prosaïque : les Romains n’ont jamais exilé de peuple sur tout le flanc oriental de la Méditerranée.
Ensuite l’Histoire nous rappelle que les juifs furent eux aussi fortement prosélytes ce qui explique les conversions forcées ou pas et qui démontre que le sang s’est peu à peu mélangé et que la communauté juive actuelle est constituée de bric et de broc généalogique. Exemple :
Le judaïsme essaima dans tout le Proche-Orient et sur le pourtour méditerranéen. Au premier siècle de notre ère apparut, dans l’actuel Kurdistan, le royaume juif d’Adiabène, qui ne sera pas le dernier royaume à se « judaïser » : d’autres en feront autant par la suite.
Un autre : Les écrits de Flavius Josèphe ne constituent pas le seul témoignage de l’ardeur prosélyte des Juifs. A noter que la Mishna et le Talmud autorisent cette pratique de la conversion La conversion de masse la plus significative survient entre la mer Noire et la mer Caspienne : elle concerne l’immense royaume khazar, au VIIIe siècle.
Que de bobards, dans cette idée d’un peuple juif linéaire. Les nouvelles études scientifiques et historiques font du remue-ménage, à tel point que des sionistes purs et durs font appel à la biologie depuis les années 1970. Ce raffinement un peu désespéré s’efforce à travers une succession de recherches « scientifiques » de démontrer, par tous les moyens, la proximité génétique des Juifs du monde entier, le Peuple Elu. Bon courage !
Et c’est sur ces fantasmes que l’on justifie la plus longue et la plus féroce occupation d’une communauté religieuse d’une terre peuplée d’autochtone.Toutes ces annonces de la part des anciens, présents et futurs dirigeants d’Israël, savent qu’ils prononcent des mots destinés à l’opinion mondiale. Dans les faits aucuns d’eux n’obtiendras le démantèlement des colonies sauvages, ne partageras Jérusalem et n’accepteras pas une continuité des hypothétiques frontières d’un Etat palestinien contigu. Pour ce qui concerne le retour des émigrés sur leurs terres familiales, on n’en parle même plus.
Sharon, Tzipi Livni, Netanyahou, même combat. Car dans les formes actuelles Israël, sans Constitution, ne peut pas être une démocratie, et on comprend pourquoi, mais encore une fois il ne faut pas prendre l’opinion mondiale et nationale pour des idiots. Les israéliens ne sont pas dupes et paient chaque jour l’erreur fondamentale d’être une nation usurpatrice et condamnable. Quand au reste du monde, hormis, les pays arabes, il s’en fout comme de sa première télé et trouve que ces gens là lui casse les pieds.
Vivement les nouveaux jeux olympiques.
Puisque j’estime avoir fait mon boulot d’ex-militant contre l’apartheid, j’arrête de déblatérer sur l’Etat d’Israël, certainement pas sur ses concitoyens pris au piège d’une histoire falsifiée, sinon Edvige va frapper à ma porte puisque mon IP est connu de tout le monde, avec un droit de perquisition pour relever dans mon disque dur le nombre de fois où je rage contre la politique de Tel Aviv, un antisémite quoi, et en même temps le nombre de fois où je parle de MAM comme de ma bête noire. Mais Edvige ne saura que je connais le nom du père caché de l’enfant de Dati. Qui entre nous soit-dit n’utilise de pas de contraceptif et ne se protège pas contre le Sida, il faut qu’elle ait confiance au géniteur, cette dame.
Bon, après ça on passera à autre chose. Voyons voir, l’affaire Clavier ? Tapie ? Sarkozy ? Mac Cain qui est aussi ignare que Bush ? Delanoé et du défunt P.S ? Je n’ai pas envie de me lamenter.
Ne cherchez pas, mon sujet est déjà tapé.
16:28 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, bible, jéricho, paslestine, israel
18 septembre 2008
LE PEUPLE JUIF
Olmert serré à la culotte par la justice israélienne, (1) doit démissionner, et pour le remplacer à la tête de son parti, Kadima au pouvoir, c’est une femme, Tzipi Livni, qui le remplacera tout en visant le poste de premier ministre avec comme adversaire Nétanyahou toujours droit dans ses bottes.
Arès l’annonce par Mac-Cain de prendre pour Vice–Présidente une autre spécimen de faucons en jupons, l’élection -dans un mouchoir- de cette femme, en cas de décès de Pépé, et Sarah Palin au pouvoir, nous serions dans de beaux draps. Pourquoi nous ? Parce que ce qui se joue au Proche Orient est une bombe à retardement sur laquelle nous sommes assis. Son discours ne ressemble en rien à ceux de ses prédécesseurs ; elle prône l’établissement d’un Etat palestinien, une question de survie, car pour elle c’est le seul moyen d’éviter la dissolution de l’Etat juif dans un Etat binational. Elle est également pour une amélioration des conditions de vie des Palestiniens en Cisjordanie. Par contre la même volonté d’éradiquer le Hamas qui règne à Gaza.Si elle le dis, il faut la croire.
Je ne m’étendrai pas sur la Vice Présidente putative des States, d’autres l’ayant fait avant moi, (Je sais elle est éculée cette blague, mais ici elle colle parfaitement : The right work at the right place) mais sur Tzipi Livni, cette inconnue de l’opinion française. Avec elle y aurait-il une solution de paix, un pas décisif vers elle ? Aurait-elle le charisme de Golda Meir ou celui d’un Sharon toujours sous soins intensifs d’ailleurs.
Je l’ai entr’aperçu à la télé, la blonde cinquantaine, rien d’une ashénaze, une vraie sabra, elle me fait plutôt penser à MAM, mon tourment, rigide comme un passe-lacet
Elle jouit, (eh, oui) d’une grande popularité en Israël, avocate mêre de 2 enfants elle a la réputation d’être intègre. Derrière Olmert c’est facile de faire mieux. Si elle calque son programme sur ses déclarations ce serait un tournant à 180 pour cette femme élevée dans un climat de droite nationaliste, de parents très conservateurs genre «Grand Israël»
Son père fut l’un des chefs de l’Irgoun, une organisation terroriste clandestines en Palestine sous mandat britannique. Il a fallu qu’elle sorte de là ? Chapeau.
Pas trop quand même, puisqu’ après avoir été lieutenant dans l’armée israélienne, elle entre au Mossad, un nid de barbouzes, dans son bureau parisiens. On ignore bien entendu quelle a été sa mission dans ce machin, dont le rôle va de retrouver et tuer des terroristes palestiniens en Europe, jusqu’à la simple dactylo. Puis elle devient avocate d’affaires, et milite au Likoud depuis 1999. Sharon, la prends sous son aile et la bombarde ministre. En mai 2006, Tzipi Livni devient la deuxième femme ministre des Affaires étrangères de l’histoire d’Israël après Golda Meir. Ses admirateurs jurent qu’elle a entrepris une démarche intellectuelle qui la conduira à poser la question palestinienne autrement. Ainsi, elle approuvera (ingénuement ? )le retrait israélien de Gaza voulu par Sharon et orientera sa vision politique vers le centre.
Seulement voilà , elle ne peut pas s’empêcher de déclarer « «Je crois, comme mes parents, au droit du peuple Juif à l'ensemble de la terre d'Israël… Mais si je dois choisir entre mes rêves et mon désir de vivre dans une démocratie, je préfère renoncer à une partie de cette terre pour vivre dans un Etat souverain, juif et démocratique» Ce que le lui reproche ses adversaires pro-Nétanyahou.
Peuple juif dit-elle et nous voilà replongé dans l’inextricable situation qu’elle aura du mal Premier Minstre à dénouer avec de telles pensées.
J’ai ici même tenté, avec mes petits moyens et une part de bon sens, de démonter qu’un peuple « biblique » n’avait aucune chance de se perpétuer jusqu’à aujourd’hui. Une religion préservée peut-être, mais pas un peuple ni une ethnie, qui s’est créé une Nation sur une terre étrangère, contrairement aux arabes de Palestines qui est un peuple, mais qui n’a pas de Nation puisque pas de Pays.
Lorsque j’aborde cette question sur ce blog ou entre amis, dont un ou deux juifs de mes copains, c’est ou l’indifférence ou le caca nerveux. Or un historien israélien, Shlomo Sand, aborde cette question. D’après lui, contrairement à l’idée reçue et colportée, la diaspora ne naquit pas de l’expulsion des Hébreux de Palestine, mais de conversions successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche-Orient. Je parlais quant à moi de brassage inévitable des populations.
Pour un sioniste de base, cet historien est une invention du diable, un parjure et un renégat, en effet comme admettre qu’il est plutôt le descendant de guerriers berbères ou de cavaliers khazars que de maison de David.
Pour les sionistes tel le père de Tzipi Livni, et ce quelle pense vraiment, la Palestine attendait que son peuple originel revienne la faire fleurir, car elle lui appartenait, et non à cette minorité arabe, dépourvue d’histoire, arrivée là par hasard. Justes étaient donc les guerres menées par le peuple errant pour reprendre possession de sa terre et criminelle l’opposition violente de la population locale.
Il est bien sûr que malgré les indéniables preuves que cette histoire n’est fait que morceaux recollés ensemble, en Israël c’est le black-out total et pour le juif plus ou moins pratiquants, est juif tout descendant du peuple contraint à l’exil il y a deux mille ans.
D’où vient cette image, plutôt récente, (de la seconde moitié du XIXème siècle) où des talentueux penseurs à l’imagination fertile ont inventé, sur la base de morceaux de mémoire, une continuité généalogique continu pour le « peuple » juif.
D’où et comment ?
Dans un prochain billet.
(1) Ce fut-elle qui a appelé à la démission d'Ehoud Olmert, qui l’accuse de traîtrise, mais sans quitter elle-même le gouvernement.
17:27 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, bible, israel, election, palestine
17 septembre 2008
"UN PROFIL DE JUIF TRADITIONNEL"
La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a condamné dimanche "avec la plus grande fermeté les violences antisémites perpétrées samedi à l'encontre de trois jeunes qui se rendaient à une synagogue". Exprimant toute "sa solidarité aux familles concernées et à l'ensemble de la communauté juive une nouvelle fois éprouvée", la ministre a également assuré "que tous les moyens (sont) déployés par les services de la préfecture de police pour identifier et interpeller les auteurs". Comme il ne s’agit pas d’antisémitisme, ce que justement police avait annoncé dès le début, nous voilà devant une MAM encore une fois ridiculisée. "La ministre a eu connaissance d'éléments suffisamment concordants pour pouvoir qualifier cette agression d'antisémite", souligne le porte-parole du ministère de l'Intérieur Gérard Gachet. Dans l'après-midi, le président du Crif, Richard Prasquier, s'est aussi dit "certain" du caractère antisémite de l'agression. Classés deuxième et troisième dans la course à l’ânerie.
Hors classement le président de (UEJF), qui a déploré une "agression à caractère antisémite", expliquant que les jeunes avaient été pris à parti par leurs agresseurs, au nombre d'une dizaine, au seul motif qu'ils avaient "un profil de juif traditionnel" et qu'ils "portaient une kippa". Quel est donc ce raciste qui nous parle de « profil » juif et traditionnel.?
Et, pourquoi cette précipitation ? Déjà une précédente affaire avait débouchée sur un constat de bagarre entre petits voyous du quartier toutes religions et origines confondus. Dans l’affaire dont je parle l’un des agresseur est juif et tapait allègrement sur ses coreligionnaires certainement pour une affaire de deal.
Ce qu’un ministre de l’Intérieur pourrait faire c’est de mettre le holà dans le quartier face à ces incessantes rixes et meurtres. C’est ce que vient de proposer Delanoé, en tombant dans le panneau lui aussi, mais qui n’a aucun moyen, puisque la gestion de la police parisienne lui échappe. Il est relayé par Jean-Christophe Cambadélis qui juge que "Ca commence à faire beaucoup. Il faut maintenant prendre des mesures pour que cette tension cesse » Ce qui me fait marrer c’est la fin des discours officiels, « que les agresseurs soient arrêtés et sévèrement punis » ou : « faire rapidement toute la lumière sur cette agression, dont les auteurs doivent être sévèrement punis » Dès fois qu’une fois gaulés on laisse ces petits paumés s’envoler après ce matraquage médiatique.
Il reste a définir d’où vient cette tension. L’antisémitisme ? A plusieurs occasions, il s’est avéré que ce n’était pas le plus petit dénominateur commun de ces bagarres. Ne reste que la situation sociale du quartier, l’un des plus populaires de Paris. Celui qui fut peuplé par les Parisiens qui habitaient les « beaux quartiers » et chassés par les travaux d’Haussmann. Or, il se trouve que je connais le quartier. Dans certains îlots au début des années 80, il existait de vrais taudis digne des narrations d’Emile Zola. Le quartier dont il est question est plus moderne et rien ne le prédestine à être un champ de bataille. Serait-ce un choc de communautés entre-elles ? Nous venons de voir que non. Rivalité entre bandes ? Cela a toujours existé, mais pas à ce point-là et dans un endroit si petit.
Ce qui me parait étrange c’est les réactions trop vite exprimées.
Agir de la sorte n’est pas mettre de l’onguent sur les plaies que reçoivent ou plutôt ont reçu les juifs dans la vie quotidienne. Dans ce cas il serait plus prudent de réfléchir avant de sortir des phrases qui attisent la haine de certains, attirés de toute façon par les faits.
« -Premièrement, les juifs nous cassent les pieds avec leurs coutumes.
-deuxièmement, ils gueulent à tort sans avoir de preuves pour le faire. »
D’autre part, on peut comprendre qu’on logent ensemble des personnes selon leurs origines maghrébines ou africaines et dont les parent venaient de « là-bas-dis » Je dis on peut comprendre, car je pense que cela est une erreur sociale. Mais pourquoi une communauté israélite elle aussi concentrée ? il ne s’agit pas de beurs, mais de Français comme vous et moi. Dans quel quartier de Paris voit-on un si fort pourcentage de catholiques ou de protestants rassemblés. ? Il n’est pas question pour moi de faire de l’antisémitisme souterrain, mais toujours à travers ma vision athéiste utopique, il serait temps de jeter par-dessus les moulins, kippas, calottes et voiles. Il devient nécessaire que tout cela se fonde dans une autre recherche humaniste de relation entre les hommes sur d’autres bases que celles qui les séparent et pour lesquelles ils s’entre-tuent.
Chez moi, on peut se marier entre juif ou pas, ce qui est vraiment le cas, mais dans la famille de mon hébreu préféré, il n’en est pas question.
"A BAS CALOTES KIPPAS ET VOILES. VIVE LA LAIQUE". Comme gueulaient les bouffeurs de curés.
P.S Qui n'abolument rien à voir, quoique les Gitans sont toujours parqués. Comprenne qui pourra.Un peu de musique qui adoucit les moeurs.
15:43 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, antisemitisme, religion, gouvernements












