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05 mai 2008

FRANCE TA LAICITE FOUT LE CAMP

 

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Une surveillance de tous les instants.

La laïcité fout le camp.

La nouvelle qui nous parvient de Mediapart en est la preuve. Il existe un projet de fonds spécifique destiné à encourager l’implantation de lycées privés catholiques dans les quartiers populaires, rien que çà. En douce ou croyant que les laïques à la longue vont céder, le gouvernement voudrait en plein manifestations des lycéens et professeurs une mesure qui consiste à déshabiller Pierre pour habiller St Paul. Un genre de truc à faire bondir les bons laïcards bien de chez nous. Qui mijote dans les cartons  du plan « Espoir banlieues » lequel prévoit d’« encourager la contribution de l’enseignement privé à l’égalité des chances ». Et comme 80 à 90 % de l’enseignement privé est catholique, vous avez tout compris.
Cinquante nouvelles classes de ce type en banlieue. Et voilà les curés ravis, depuis le temps qu’ils manoeuvrent dans les coulisses. Dans ses propos à la télé à une question de Calvi, Sarko reste flou quant à sa théorie farfelue du curé en ce domaine est supérieur à l’instit. Ne disait-t-il pas en 2007 à Darcos« Vous ne dissuaderez pas les établissements privés de s'installer dans des quartiers en difficulté, au contraire »
Sans nul doute, pour lui et son entourage de « grenouilles de bénitiers» comptent sur l’Eglise pour calmer les mômes de banlieue qui sont pour la plupart des enfants de musulmans. Serait-ce l’ouverture d’un combat anti islamisite ? Emmanuelle Mignon le cerveau droit de Sarko, dès 2006, lors d’une convention de l’UMP, plaidait pour que les  familles de banlieue puissent bénéficier du savoir-faire des établissements catholiques et d’un vrai choix entre école privée et école publique.

 « [A ce sujet] Nous sommes décomplexés », aurait dit Xavier Darcos. Décomplexé ! C’est bien le Vatican, car les écoles catholiques ont le vent en poupe ce qui lui permet de voir son avenir financier se conforter, de quoi payer les dettes qu’il doit aux victimes des curetons pédophiles aux USA.
Tout çà c’est de la faute à Voltaire, pardon à Debré, l’homme à l’entonnoir cher au Canard Enchaîné. Ce monsieur a cru bon d’émettre la « notion l’ accommodement raisonnable » en autorisant le financement des écoles privées. Personne n’est revenu là-dessus. Malgré la pétition contre qui recueillit 11 millions de signatures.
Pour ces établissements confessionnels c’est du nanan : des frais de scolarité hors de prix qui font fonction de sélection, licite et, en prime, le soutien de l’Etat, donc de notre pognon. Certes au départ il était question de droit de regard de l’Education nationale, mais quid de cette surveillance ?
Pour le secteur public il est très difficile d’avoir recours à la sélection ce n’est pas sa vocation et en plus on le prive de moyens, si on en diminue le nombre d’enseignants au lieu de diminuer le nombre d’élèves par classe, on empêche mathématiquement le maintien d’un certain niveau. Et pour le bon citoyen, il n’aura plus le choix il paiera pour l’éducation de ses mômes, en espérant que ses cancres seront meilleurs élèves que dans cette saloperie d’école publique. Catholiques ou pas le mec, car les écoles privées sous contrat, n’affichent pas trop la couleur. Jusqu’à maintenant, car avec Radzingner1er , c’est la fête , l’archevêque d’Avignon appelle depuis un moment les établissements privés catholiques à renoncer à la tolérance postmoderne pour retrouver le chemin d’une vraie éducation catholique. Quand je vous dis qu’il faut faire gaffe.
Si nous ne réagissons pas l’Education nationale laissera la place aux écoles confessionnelles, catholiques, juives et musulmanes.
Alors adieu Jules Ferry, et ce gros nul d’instituteur, mais que restera–t-il de laïcité, ce lien social indispensable.
Alors veillons, le combat pour l’enseignement public, est engagé.