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31 janvier 2008
RAMADAN EN JANVIER
Mercredi soir sur FR3 dans l’excellente émission de Taddei en seconde partie un duel entre musulmans sur la question de la dérive de l’islam. Enrichissant débat très pointu entre deux philosophes.
Un match : à ma gauche (sur l’écran) Mr Meddeb qui vient de publier un livre sur le sujet et à ma droite le fameux Tariq Ramadam. Connaissant son adversaire le premier a adopté une tactique : le couper, le noyer d’intervention, son but ? le déstabiliser. La mangouste contre le reptile en quelque sorte. Sur le fond du débat, l’un considère que le mal provient de la confusion entre la gestion de la cité et la religion et prône une véritable laïcité qui mènerait vers une démocratie de qualité universelle. L’autre, que le mal provient non pas de cette osmose qu’il défend, mais vient du fait que l’islam n’a pas pu se réformer sur le plan politique et que les tyrans qui règnent sur le monde arabe ne sont pas de « fidèles » musulmans.
Pourtant l’émission était illustrée par de courts reportages sur les méfaits récents de l’islamisme. L’un et l’autre condamne, mais avec des nuances, ce qui fait l’intérêt du débat. Ramadan contrairement à son interlocuteur, appuie son argumentation en faisant remarquer qu’au-delà de la critique, il est important de connaître la cause, par exemple des attentats terroristes soit l’agression de l’Occident, larvé ou inconscient, sur le monde arabo-islamiste.
Nous voyons des images de Gaza où le Hamas règne en maître sur lesquelles apparaissent des femmes voilées au delà de la coutume, c’est à dire un linge qui ne laisse apparaître que les yeux. Quelle aberration ! Dans ce pays où devrait, ne serait-ce que part le sort que lui a réservé Israël, naître une véritable démocratie et que seule la laïcité peut assurer.
Les deux protagonistes se renvoient des patates chaudes. Ramadan somme Meddeb de condamner le bombardement aveugle américain sur l’Afghanistan, et l’autre de tergiverser en qualifiant cette horreur comme une conséquence de la guerre, un « dommage collatéral » dit-il, qu’il faut mener contre les talibans. A limite du pro-américanisme le gars, qui, aussitôt lui balance la charria et le Djihad en pleine poire.
C’est à coup de « reptation orale » que Ramadan en excellent rhéteur tente de s’en sortir, puisqu’il fait marque une différence entre les textes coraniques et les textes du droit « culturel »
Meddeb ne voulait parler que de la guerre sainte que mènent les intégristes et des lois barbares qui par exemple, permet à des violeurs d’être innocenté et fait porter la faute sur la victime. Une charria qui considère la femme comme la compagne du mari, mais certainement pas son égale, et consent à la lapidation.
A mon avis il manquait un ou plusieurs contradicteurs dans cette émission, ce qui aurait permis de poser d’autres questions tout aussi cruciales. Dans le monde islamiste où la politique est intégrée, où est la place de tous ceux qui croient autrement (chrétiens, juifs, hindous, bouddhistes, athées, agnostiques etc...) qui sont de facto condamné par le Coran. Lequel leur promet après la mort un enfer éternel avec une foison de détails. Exemple: les gens seront brûlés, puis leur peau remplacée afin qu'ils puissent de nouveau brûler et souffrir. Ou bien : ils devront consommer des aliments brûlants destinés à les faire souffrir le plus possible.(1) Certes ce n’était pas le but de l’émission, mais tout de même.
Mais qui est ce Tariq Ramadan qui voyage autour du monde et converse en tête-à-tête avec Bush ?
Né en Egypte, c’est le petit fils d'Hassan el Banna, fondateur de l'association égyptienne des Frères musulmans, qui sont d’après son vis-à-vis les principaux responsables de la situation, alors que Ramadan lui voue un culte. Il est marié et père de quatre enfants. Son épouse est française et convertie à l'Islam depuis leur mariage. Selon Ramadan, les musulmans devraient garder intacte leur propre communauté, et éviter les mariages avec des non-musulmans (sauf conversion à l'islam).Tiens donc !
Universitaire diplômé, Ramadan se définit lui-même comme un réformiste de tendance salafiste, à savoir quelqu'un qui cherche à retrouver un islam des premiers temps, dénué de toute trace culturelle étrangère. A partir de 1994, il vient en France et y donne des conférences. Proche de l'UOIF, il participe chaque année à ses congrès..
Au premier abord il parait assez sympathique. Se disant progressiste, sympathisant avec certaines des analyses de Karl Marx (« Je n'arrête pas de dire qu'on a trop vite fait d'enterrer Marx », il pense que les musulmans en terre étrangère doivent d’abord être de citoyens à part entière, il réclame le droit d'être musulman européen » mais que la seconde génération née dans les pays occidentaux continue à respecter strictement le Coran et les hadiths tout en composant avec les normes culturelles du pays d'accueil, au lieu de perpétuer celles du pays natal de leurs parents. C’est là que le type me parait ambigu
Il pense que seule l’éducation devrait par exemple libérer la femme de sa condition. Pauvre de lui l’histoire prouve que l’éducation mène vers la libre pensée. Et que délivrer un peuple il est plus intelligent et impératif d’apprendre à lire que d’apprendre à se servir d’un kalatchnikov.
Lors d'un procès qu'il perdit contre Antoine Sfeir, érudit libanais et directeur des Cahiers de l'Orient, il apparut que celui-ci le considérait comme un islamiste dangereux, militant contre l'intégration, un « fondamentaliste charmeur », un « spécialiste du double langage », ce que vinrent appuyer d'autres témoins, parmi lesquels le journaliste Mohammed Sifaoui, remarqué pour ses enquêtes sur les islamistes qui vint dire à la barre que « ce que dit Antoine Sfeir est en-deçà de la réalité » un « maître du double langage » (taqiya) qui parle d’une chose au public non-musulman et une autre au public musulman
D’un autre côté il peut apparaître comme antisémite lorsqu’il déclare que plusieurs intellectuels juifs en France (comme Alexandre Adler, Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy, André Glucksmann ou Bernard Kouchner) (3) ne seraient plus des intellectuels universalistes, qui soutiennent la guerre en Irak, et à ne s'intéresser qu'au soutien d'Israël. Si j’écrivais ce genre de discours antisioniste ici, cela ne serait pas bien grave, mais dans la bouche de ce Ramadan cela a une autre portée. Toujours l’amalgame entre antisémitisme religieux ou le véritable antisionisme ?
Bon, s’il y a des musulmans sur passent par ici qu’ils m’éclairent un peu.
(1) Ramadan répondrait que ce n’est pas vrai, qu’il s’agit d’une interprétation erroné du Livre, et pourtant le musulmans lambdas y croit dur comme fer. Et quand pourront se marier les hommes et femmes de religions différentes ?
(2) interrogé des spécialistes des services secrets français, des hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, ils sont tous unanimes pour dire que Tariq Ramadan n'est pas Frère musulman, encore moins leur grand chef pour l'Europe.»
(3) Qui répliquent bien évidemment le définissant comme un antisémite forcené)
17:45 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : religion, islam, société, ramadan
30 janvier 2008
LE MECANO DE LA GENERALE
Je voudrais en terminer avec cette affaire de trader, car cela devient de plus en plus glauque, mais il me faut tout de même y revenir.
Je croyais avoir été clair, mais je ne reçois guère de commentaire, sauf celui de John qui nous dit qu’il n’a pas très bien compris mon explication. Pourtant les dernières nouvelles corroborent malgré tout ce que je tentais d’expliquer et les explications de nos experts en la matière sur tous les médias y compris chez Calvi et Taddei éclairent le sujet
Vous comprendrez pourquoi je m’intéresse à ce coup là, premièrement parce que cela me rappelle mon ancien métier et deuxièmement parce que cela rentre dans la dénonciation économique ou financier.
En quelques mots, selon moi, la situation.
J.K
Ce type n’est pas Arsène Lupin, car au bout de ses opérations il escomptait comme tout bon employé une prime conséquente eu regard de ses résultats. Prime « normale » dans ce genre de métier pour cela il a reconnu avoir déclaré 55 millions d’euros fin 2007 pour négocier son bonus.
Comme je le disais il n‘y a pas fraude, les juges d’instructions qui se sont certainement entourés d’experts, n’ont pas reconnus d’escroquerie et l’on laissé partir libre sous contrôle judiciaire. Et Sarko qui voudrait dépénaliser le droit des affaires ! Inculpé tout juste, d’abus de confiance,d’ infraction sur les données informatiques et de faux et usages de faux, ce qui est plutôt de la compétence du conseil de discipline. (1) Monsieur K. déclare "Je reconnais avoir pris de grosses positions, qui pourraient être qualifiées hors limite de mon mandat, que j’ai masquées par une opération fictive (...)", a-t-il reconnu [...] "Je ne peux croire que ma hiérarchie n’avait pas conscience des montants que j’engageais, il est impossible de générer de tels profits avec de petites positions" [... ] "Tant que nous gagnons et que cela ne se voit pas trop, que ça arrange, on ne dit rien ».
Il a agi seul, je vois mal des complices dans cette affaire, connaissant l’ambiance qui règne dans ces salles de marchés, je pense qu’un de ses collègues aurait bien vite prévenu sa direction, par intégrité ou par délation. Ce type n’a pas pris un jour de congé pendant tout ce temps. Bien entendu, le dos tourné, il ne peut plus magouiller et c’est la cata.
La banque.
Que sa hiérarchie connaisse l’ampleur du problème, à la rigueur je veux bien. (Et ses six coaches qui ont été virés qui en parle aujourd’hui ?) Affolée, elle aurait couvert leur employé en espérant que le vent tourne comme souvent sur les marchés boursiers. Manque de pot (?) un contrôle découvre le truc. Paniquade générale , il faut prévenir la directeur du département qui devant l’ampleur du risque alerte la direction générale qui ne peut qu’avertir les autorités de tutelle qui, mortes de trouilles avisent enfin le gouvernement.
La banque en cas de gains enregistrés par son employé, comme auparavant, l’aurait féliciter (voir prime) ou en cas de pertes acceptables aurait fermé les yeux ou à la limite viré le gus comme cela se fait dans toutes les banques.
Bouton
Que le PDG saute, comme l’exige Sarko, ce qui fait la « Une » des journaux, on s’en fout. Ce que l’on devrait lui demander, c’est de colmater la brèche et qu’il se démerde. De toute façon, il touchera pour son départ une belle prime. Pa contre son offre de se passer de son salaire pendant six mois une galéjade.
Déontologie
En ce qui concerne ce qui a poussé ce Keyriel à agir de la sorte, il faudrait tout de même s’y pencher un peu. La tension dans ce genre de métier est énorme et peu à peu le côté casino ou play-station s’installe en même temps que l’appât du gain.(2)
Le système
Le système bancaire français est solidaire, les simples déposants ne craignent rien. Tout de même ! A l’échelle des flux financiers qui circulent dans le monde, 4 milliards d’euros et des poussières ce n’est pratiquement rien. Mais à l’échelle de la guichetière, c’est effrayant et sa prime de bilan ou d’intéressement est foutue. D’ailleurs un CCE doit se réunir cet après-midi car le sort des employés de la SG est en jeu. En effet leur société est dorénavent achetable et la BNP qui vient d’afficher des bénéfices nets records est sur les rangs. Ce qui veut dire fusion et licenciements collectifs. A noter que dans cet imbroglio, il y a des gagnants, certainement les banques allemandes.
De plus vient se greffer une autre affaire celle d’un actionnaire américain qui a vendu (Sur quel marché ?) des titres SG, pour plusieurs dizaines de millions d'euros le 9 janvier, a cédé de nouveau pour plus de 40,5 millions d'euros le 18. A sa place j’aurai vendu à découvert et racheté dès le dénouement de la position. Un joli paquet.
Dans un monde capitaliste qui par essence doit devenir fou, la spéculation, avatar du système ne peut que perdurer et les hommes politiques n’y peuvent pas grand-chose. Leurs pouvoirs en la matière sont nuls, surtout lorsqu’il s’agit d’affaires privées. Oh ! bien sûr, on va créer des commissions et adopter des nouvelles règles, mais le principe de « l’argent roi » ne sera pas altéré.
Tout en parlant de contrôle et de transparence, tout ce beau monde pue l’hypocrisie.
Les détails de cette affaire selon le P.V chez mediapart
http://www.mediapart.fr/presse-en-debat/pouvoir-et-indepe...
(1) C'est toujours le juge Van Rumbeke qui instruit les affaires merdiques (Clearstream, Frégates, Urba...). Un pro.
(2) Selon le Parisien, un trader de la Société Générale aurait mis fin à ses jours à l'été 2007, après avoir été interrogé par des collègues pour des engagements financiers pris à l'insu de sa hiérarchie. C’est tout à fait plausible.
15:10 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : société générale, éconmie, finance, politique, société
29 janvier 2008
FRANCHISE MEDICALE
Il est impératif que les nouvelles franchises médicales, en réalité de simples forfaits (0,5 euro par boîte de médicaments, 2 euros par transport sanitaire, avec un plafond de 50 euros par an) et qui viennent s’ajouter au dispositif déjà existant en matière de non remboursement, soient supprimées. Un recours vient même d'être déposé devant le Conseil d'Etat. Bon on verra bien.
Et pourquoi Teddy tu t’allumes encore ? Parce que cela touche finalement deux millions de pauvres, trop riches pour être exonérés, mais qui vivent toutefois en-dessous du seuil de pauvreté. Parmi eux, (les bénéficiaires de l'allocation de solidarité aux personnes âgées (610,28 euros), ou de l'allocation adulte handicapé (621,27 euros). De plus, ce dispositif d’exonération crée une discrimination envers les victimes d'accidents du travail.
Exemple : un accidenté de la route, en présence d’un tiers responsable, ne paie pas de franchise, une victime d’accident du travail, oui. Ne parlons pas de la couche moyenne des citoyens qui sont juste au-dessus de ces revenus
Le but du gouvernement est clair, d’abord grignoter des fonds en avançant deux arguments : « responsabiliser » les assurés: en clair, empêcher la gratuité complète, afin de dissuader les patients de rechercher des actes de santé "de confort", inutiles ou redondants. Financer le plan Alzheimer, les soins palliatifs et la lutte contre le cancer.
Il y a comme une atteinte à l'accès aux soins pour tous, car si l’on réfléchit bien, seules les consultants ou les usagers d’ambulance paient les franchises, donc les peu malades paient pour les très malades, mais les bien-portants ne paient pas.
Solidarité, comme dit Roselyne ? Laquelle ministresse, qui marche évidemment à coté de ses pompes Pradal, déclarait : «Quand même, dépenser 4 euros par mois de plus pour sa santé, c’est un effort qui me paraît bien acceptable».
Puisque je vous dis qu’il faut virer ces gens-là, ce n’est par antisarkosisme primaire, mais une nécessité.
Le scandale concerne également et surtout le cas des maladies en longue durée. A tel point que Martin Hirsh, le transfuge des compagnons d’Emmaus, concocte une parade, mais qui ne devrait pas être mis en place avant 2010. Et l’on peut se demander si elle est encore à l’ordre du jour. L’un de ces malades fait une grève des soins pour protester contre cette discrimination, il ne prends plus ses médicaments et risque sa vie dans cette affaire. Aussitôt notre Roselyne nationale l’accuse d’instrumentaliser le débat et rappelle que la loi a été votée au parlement lequel traduit la volonté des citoyens ! ! !. http://philippeavecsegolene.blogs.nouvelobs.com/archive/2...
Le président du groupement des syndicats médicaux, organisme qui ne cotise certainement pas à la LCR de Besancenot, déclare : Nous sommes toujours opposés aux franchises, car nous sommes contre le fait de faire financer le système non plus par tout le monde mais par les malades eux-mêmes. On n'est plus dans un système solidaire." Et chez les mutualistes même son de cloche, le système des franchises est moralement condamnable mais aussi économiquement inefficace, déclare un responsable. D’autre par qui peut nous assurer que dans l’avenir, ces franchises n’augmentent pas ? Un plafond de 50 euros en 2008, pourquoi pas, de 100 ou 200 euros dans les prochaines années ?
Et on repart pour la vignette des « Vieux », ce qui agace les Français, à tel point qu’un sondage récent annonce que 70% des Français y seraient opposés. Et combien de lecteurs de ce blog ? Fatalistes, ils savent bien que de toute façon il faudra y passer, comme pour tout le reste. Mais si on veut faire quelque chose, pourquoi ne pas signer la pétition pour l’annulation de cette disposition anti-sociale ? Je sais, une loi votée est et doit être appliquée, mais je fais confiance aux politiciens pour trouver la parade.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre libéral que nous inflige sa Majesté. « Que chacun se démerde » sera la devise du règne. Un règne éphémère j’espère, qui sinon nous conduirait dans ce domaine ? vers le système américain, un déserte. C’est d’ailleurs sur ce terrain que se joue l’élection présidentielle.
J’ai trouvé ça sur le Net. http://myofasciite.hautetfort.com/archive/2008/01/26/pour...l
Si c’est vrai même un peu, (il s’agirait plutôt de retard que d’impayés) il y a de quoi se mettre en boule.
P.S « l’homéopathie ne revient pas chère et reste remboursée. Et je souhaite qu’elle le reste.» déclarait le rapporteur de la loi. Alors que la plupart des observateurs s’étonnent que l’assurance maladie continue de rembourser ce type de médicaments dont l’intérêt thérapeutique n’est pas franchement démontré. On continuera donc de rembourser les poudres de perlimpinpin. Certes cela ne coûte pas grand-chose, mais c’est pour le principe.
15:00 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Société, santé, franchise, politique, gouvernement
26 janvier 2008
SON DU CLAIRON, SON DU CANON

J’ai débuté vraiment ma carrière professionnelle au service « Titres » puis « Bourse » de la banque qui m’employait. Je pris même plus tard la succession d’un vieux briscard chargé du marché à terme. Pas encore syndicaliste j’étais bien vu de la direction qui alla jusqu’à m’offrir une prime exceptionnelle pour avoir proposé une nouvelle gestion des positions de nos clients.
C’est pourquoi cette affaire de fraude me laisse plus que perplexe.
Je voudrais d’abord dire qu’un scandale ne devrait pas en cacher un autre. Il s’agit d’un trou de 5 milliards au moins sur un marché très particulier, celui options, contrats à terme - sur les indices boursiers européens, c’est à dire paris sur l’évolution des marchés.
La moindre des choses serait de taxer lourdement tous les marchés spéculatifs mondiaux, y compris, celui des matières premières. Un véritable manne eut égard aux volumes des échanges de monnaies virtuelle. On parle de transactions, portant sur des milliards de dollars par an. Et la fameuse Taxe Robin » ?
Les faits
Il s’agit d’une prise de positions à l’achat d’un spécialiste qui a certainement fait une connerie, à la limite d’une faute professionnelle, il s’est trouvé piégé. Pour se «refaire »
il aurait passé des ordres de plus en plus gros, jusqu'aux 48 milliards d'euros responsables des 4,9 milliards de pertes pour la Générale.
Il a pris des positions contraires, fictives en omettant au moins une fois de simuler une garantie. Les règles du métier exigent que tout achat ou vente à découvert soit couverts par une garantie, portefeuille espèces ou or etc. (On attend les explications du casseur du siècle).
Ce qu’un expert confirme "Il a acheté quand le marché baissait et vendu quand ça montait. Tout à l'envers. Les pertes se sont accumulées. Me voilà donc collègue avec cet expert. Chouette !
La banque s’est aperçu de cette situation à la suite d’un « contrôle de routine » obéissant à la règle dans ce genre de cas , ne pas essayer « de se refaire » comme a tenté de faire le type, mais de dénouer les opérations pour éviter une plus grande perte. Ce qui fut fait en trois bourses, or, les marchés étant en baisse, cette liquidation s’est soldée par une perte. La direction a même peut-être tardé à prendre une décision délicate, il est vrai, et sa décision a accéléré la chute des places financières européennes. Elle est dans le caca. Son PDG a remis sa démission au C.A qui a été refusée et promis de faire don de son salaire pendant six mois. Ben voyons ! Et c’est ensuite qu’elle a prévenu le gouvernement. J’en connais un qui doit bouillir. Et faire une petite prière à Shiva .
Le fautif selon la banque serait un seul opérateur, qui a déjoué tous les systèmes de sécurité (sauf le dernier pourtant élémentaire). Dire que tous ces moyens n’ont pu déceler la position de ce super malin de trader, il y a un pas que je me garderai bien de franchir. D’ailleurs cinq responsables, dont le patron des activités actions, sont limogés curieux non ?
C’est bien plus opaque que cela cette affaire. En effet car ce genre d’opération à part l’affolement est plutôt courant. « Ce type de scandale est monnaie courante », assure Nick Leeson, le trader britannique ayant causé la chute de sa banque dans les années 90. "Je pense même que cela arrive tous les jours. Ils se font attraper rapidement et ils sont virés. Les banques n'en font pas la pub et tout le monde se remet au travail".
Cette fois-ci, la banque en dénouant est tombé en pleine dépression boursière. Elle n’a pas eu de chance selon son PDG. Dans le cas contraire, elle aurait enregistré une belle plus value et le fautif félicité par sa direction.
D’autre part la SG qui a perdu 42% de sa valeur, s’est embourbé dans l’affaire des subprimes qui se solde par une perte sèche de 2 milliards €, et alourdie des pertes sur des produits hypothécaires sophistiqués. « Elle a pu charger la barque sur le thème de la fraude pour faire passer plusieurs mauvaises opérations de marché", suggère de son côté Elie Cohen, interrogé su ce « scandale » Scandale auquel la plupart des citoyens n’entrave que dalle. Sauf vous maintenant. Merci Teddy !
Enfin, la direction de cette banque sait bien, que ce qui est présenté comme une fraude, met en réalité à nu un système de contrôle des risques dangereusement défaillant. A moins que cet employé bien mystérieux ne serve de bouc émissaire, consentant ou non.
Allez on augmente la capital,(1). Et hop le tour est joué.
C’est pas beau tout çà ? Et nous « qu’on défile » pour nos retraites !
Le « fraudeur n’est pas Robin des Bois et c’est dommage, parce qu’ici ce sont les actionnaires qui en subissent les conséquences, je ne parle que des petits, mais les salariés, qui verront cette année leurs primes de bilan amputées. (Les résultats 2007 sont encore bénéficiaires) et une belle occasion pour la direction d’annoncer un plan de réduction de personnel, surtout en cas de rachat.
(1) Encore faut-il en connaître les modalités et les actionnaires nouveaux ou pas. Une OPA des fonds d’investissements américains ?
11:44 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : société générale, éconmie, finance, politique, société
25 janvier 2008
UN DROLE DE PAROISSIEN
Ce n’est pas mon genre de faire des citations, mais je ne vais pas passer celles-là .
Cioran : « La religion est une fatiguante solution de paresse »
Max Jacob « La religion est faite pour ceux qui en ont besoin »
Après lecture attentive de l’article de mon hebdomadaire satirique favori paraissant le mercredi, on s’aperçoit que s’il n’y a pas le feu au lac, cela fait longtemps que notre people président accumule des barils de brut à 100 dollars, sur la rive.
Depuis son bouquin en 2004 recueil d’un entretien et écrit par un nègre, notre bonhomme prépare le terrain..
Il ne s’agit pas d’un projet de loi ou une subite lubie du chef, encore une, mais d’une volonté réelle de toiletter le texte, officiellement il ne s’agit pas de remettre en cause « ses grands équilibres » Il a le temps, un quinquennat affirme Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de l’Elysée, à condition qu’il n’y ait pas trop d’opposition Si la décision est prise :. genre négociations salariales, attendons nous à ce chantage : On « négocie » ou sinon on décrète. Exemple « Restaurer la démocratie sociale en réformant la représentativité syndicale : c'est l'objectif ambitieux sur lequel les partenaires sociaux doivent s'accorder. Le chef de l'Etat leur a donné jusqu'au 31 mars, faute de quoi le gouvernement prendra l'initiative. Ce n’est pas une prise d’otage de truc ?
Faisons confiance à cette dame. Bigote et militante elle est la « nègre » qui a été la grande instigatrice du discours prononcé à Rome par son boss. Pourquoi n’a-t-elle pas écris carrément le texte ? ? ? Il ne s’agit pas d’une fuite ou d’une intox, car cette charmante dame confirme tout cela au Canard qui l’interroge. Le président la volonté d’avancer sur les conditions d’application de la loi de 1905, notamment en élargissant la notion d’association cultuelle » répond-elle.
Consternant non. ? En fait il s’agit d’une affaire de frics comme nous l’avions craint. Il est épaulé d’ailleurs par toute une équipe de grenouilles de bénitier et autres croyants plus ou moins pratiquant. Cette révision concernerait les congrégations cathos et leurs instituts de formation mais également toutes les organisations caritatives et entreprise de communication. C’est-à-dire pourquoi pas les chaînes de télés et radios communautaires. Tout le monde pourrait bénéficier de cette manne (Les confessions juives, protestantes et musulmanes en attendant les francs-maçons, les bouddhistes et autre adorateurs du « Lapin rose ») Mais surtout ce que je signalais dès ma précédente note, les grandes sectes qui n’attendent qu’une défiscalisation de leurs entreprises de décervelages. Témoins de Jéhovah qui avancent à petits pas qui n’attendent que Sarko pour devenir une vraie religion. Talonnés par les scientologues qui se sont introduit dans les rouages de la république comme « Les ministres volontaires français » qui envoient de par le monde de joyeux bénévoles semer la bonne parole en contrepartie de soins et autres distributions de chocolat. D’où le vocable d’associations cultuelles, thème qui fut fureur dès les premières escarmouches entre le clergé et les sans-culotte le tiers état comme le nommait les autres, bourgeois et curetaille.
Opposition bien sûr de beaucoup de militants et élus UMP, mais pour plusieurs raisons. Les vrais laïques et surtout les militants les plus réacs qui devront se soumettre aux suffrages d’une partie de ses électeurs qui voient mal leur pognon destiné à construire des mosquées et autre patronage musulmans ou israélites. A gauche, contre à fond, heureusement ; restent les français. Et les laïcistes, mécréants et athées de tous poils.
Lesquels avaient vu venir le truc. Surtout depuis le discours du Chanoine de Latran devant un Vatican aux anges mais qui n’en demandait pas tant. Tous ce beau monde d’ailleurs a oublié une des règles sacro-sainte de l’Eglise si je me souviens bien du droit canon, cet homme est dans le péché et on le nomme Chanoine même honoraire. En effet divorcé, il est banni de l’enceinte de l’Eglise, pécheur donc, il n’a pas droit à la communion et ne peut se remarier. Et pourtant ce monsieur a communié lors des obsèques de l’Abbé Pierre il y a bientôt un an. De Gaulle avait la pudeur de ne pas communier en public eut honneur à sa charge. J’ai même vu de mes yeux vu Sarko se signer à je ne sais plus quelle cérémonie. Et le candidat qui jurait que s’il était élu, il se retirerait pour méditer dans un monastère ? Le Fouquet’s ou le « vaurien » de Bolloré
Sans être dans le péché, Rachida enfin je ne sais pas trop, va bien à l’église, pas par foi, mais pour des raisons électorales, là où elle se présente aux municipales, il est de bon ton d’assister à la grand-messe. Les paroissiens s’interrogent est-elle musulmane ou convertie ? Si oui, pas depuis longtemps, car en 2006, conseillère de Sarko, elle jeûnait pendant le Ramadan. Rappelons nous quand le Ministre de l’intérieur voulait nommer un préfet musulman. Heureusement que Fadela Amara tiens bon et n’écoute pas les sermons de son chef de service Madame Boutin, qui par charité chrétienne vient de leu casser la baraque .
Manquait plus que MAM , catholique, pratiquante qui rame, qui rame ...et clame dans la Croix : "Certains ont une conception archaïque voire sectaire, de la laïcité" Pour elle c’est de la faute aux médias si le sujet est sur le tapis, une attaque politicienne contre le patron qui aurait été clair dès le début.
Quand à la loi de 1905 pas question d’y toucher » dit-elle. Par contre, elle aligne un tas de mais... « La société a changé. De nouvelles questions se posent. Ainsi celle des carrés confessionnels dans les cimetières. Certaines modalités de la loi de 1905, qui créent des entraves à l’exercice des cultes, doivent être adaptées. La séparation entre associations cultuelles et culturelles, avec les différentes restrictions posées aux premières, mérite sans doute d’être revue. Les sectes ? le problème est évacué : « Je souhaite que l’on puisse, sur ces questions, avoir un regard à la fois objectif, consensuel et protecteur des personnes fragiles » Encore heureux !
Ensuite elle se dit prête, comme si on le lui avait demandé, à étudier une mise à jour des procédures selon lesquelles la tutelle des congrégations religieuses est exercée par les préfets.
Elle avoue ensuite que le financement de l’entretien des lieux de cultes comme les synagogues ou mosquées soit pris en charge par une « fondation » alimentée par des fonds privés. Fondations exonérées de charges fiscales bien entendu.
Tout ce beau monde se fout de la gueule du populo, même et surtout cathos, car nous les mécréants cette mascarade nous fait marrer.
Le pape Benoît XVI vient d’en sortir une bien bonne ( encore une citation) « Le sécularisme(en français le laïcisme) qui porte le sceau de l'occident, différent et sans doute plus sournois que celui du marxisme, présente des signes qui ne peuvent que nous préoccuper". Radzinger 1er a notamment critiqué "la recherche effrénée de biens matériels, la réduction de la natalité, mais aussi la chute de la pratique religieuse ainsi qu'une diminution sensible des vocations sacerdotales et de vie consacrée". Il enfonce le clou en disant que tous les humanismes ne sont pas égaux et ne sont pas équivalents sur le plan moral, notamment dans les domaines "éthiques et sociaux.
Il se sent poussé des ailes depuis qu’il a un nouveau chanoine ou quoi ?
Ben alors on n’est pas sorti du bénitier.
Sarko est partout même ici. C’est pourquoi il faut se poser la question réponse dans
http://familles.blogs.liberation.fr/hefez/2008/01/sarkose-obsessi.html#more
11:13 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Laicité, religion, politique, société
23 janvier 2008
TOUCHE PAS A MA LOI
<Plafond de la cour de Cass. On y voit que des nanas et un cureton pour symboliser la justice.
D’après le Canard qui ne dit jamais de conneries, Sarkozy, comme il était à craindre oserait revenir sur la loi de 1905.
Peut-être s'agit il encore d'un "ballon d'essai", une manœuvre pour tester les réactions et se dédire une fois de plus ensuite !!! « Regardez comme je suis à votre écoute ». Mais laissez fuiter une telle nouvelle est en soit une atteinte à la laïcité et, pour faire pompeux, à notre République. Si c’est vrai, je ne me serais pas gouré dans ce que je j’écris sur ce blog.
C’est également la porte ouverte aux financements des sectes comme les Témoins ou mieux, les scientologues dont le héraut est un copain de Sarko.
Puisque on en parle et avant que je râle encore plus fort, c’est quoi exactement que la Scientologie ?
Nous citons à la barre les adeptes de Rubbard.
L’EGLISE DE SCIENTOLOGIE
Cette secte fut la première condamnée en France. Le 14 Février 1978 une peine de quatre ans de prison est infligée par défaut à R.L.Hubbard, le fondateur de la secte. A travers cette sanction, la justice française visait l’ensemble des sectes. Elle déclarait la guerre au phénomène sectaire moderne.
Rebelote en 1996, vingt-trois adeptes de cette secte sont appelés à comparaître à devant le tribunal correctionnel de Lyon. Parmi eux se trouve Jean-Jacques Mazier, Président de la branche lyonnaise et comptable de la secte pour la France. Il était précédemment poursuivi pour homicide involontaire, exercice illégal de la médecine, escroquerie et complicité et remis en liberté le 25 Juillet 1990, après 17 jours de détention par la chambre d’accusation. Il est condamné à 3 ans d’emprisonnement dont 18 mois de sursis, et 5 ans de privation de droits civiques, pour escroquerie et homicide involontaire (suicide de P.Vic en 1988.
Dans l’ordonnance du renvoi en correctionnel du Parquet de Paris il est écrit qu’il s’agit :“ d’une pression morale et intellectuelle exercée sur des personnes attirées par l’espérance d’un meilleur équilibre personnel et d’une plus grande réussite professionnelle et en définitif du bonheur”
Cette secte a été éprouvée par de lourdes sanctions infligées à ses dirigeants pour de nombreux délits par la justice de différents pays : la France, les USA et l’Australie. En ce qui concerne son patrimoine et sa richesse, la secte présente par exemple en 1987, un CA de 450.000 £ hebdomadaires. Son parc immobilier s’élève à 3 SCI. Son activité commerciale apparaît dans 32 Sarl : parfumeries, cosmétiques, textiles, dans le secteur de la nutrition et celui des agences matrimoniales. Déjà en Allemagne en 1991, la Scientologie possédait 135 firmes.
-Le prix d’une audition dianétique (consultation), en 1995 est de 1400 Frs.
- Une semaine de purification : (jeûne et vitamines) 12.000.
- Intensive ( 12 heures 30) 22.000.
-Cours pour devenir scientologie niveau 0 à IV,......69.000 Frs.
Cette insistance à décrire les aventures judiciaires de ce monsieur est nécessaire pour comprendre la puissance occulte de l’Eglise de Scientologie
Légende et vérité
Revenons à l’historique de la Scientologie. Son Créateur est né aux Etats Unis le 13 Mars 1913 dans le Nebraska. Fils de capitaine de la Marine, il parcourut le monde notamment l’Asie où il fit la connaissance de l’hindouisme et du bouddhisme, malgré son athéisme fondamental, dont il s’inspira fortement pour la création de son église. D’abord écrivain de science fiction, il connut un certain succès. Il crée la Scientologie, devenue en 1954 Eglise. Et s’arrêta en 1960 pour se consacrer à la dianétique, base biologique de sa philosophie autre fumisterie mercantile. Ce surhomme mort le 24 janvier 1986, se droguait, ce qui lui valut une cure de désintoxication, alors qu’il souffrait d’une maladie cardiaque.
Ces faits sont véridiques, ses turpitudes se résument dans “Newsweek” daté du 9 décembre 1982 :
“ Hubbard s’adonnait à différentes drogues, pratiquait la magie noire, exécutait de bizarres rituels d’avortements et souffrait d’autre part de maladie mentale grave “
Dianétique et scientologie (néologismes Hubbardiens) sont l’une, l’art d’être bien dans sa peau dans une religion. Ses adeptes se font “auditer” à l’aide d’un électromètre, subterfuge qui ruinerait toute respectabilité. Le patient subit en fait une véritable psycho-thérapie-active ! A l’aide de moyens dits scientologiques, qui font hurler les spécialistes, (que haïssent confraternellement les dianéticiens. Par ailleurs les disciples sont obligés de pratiquer des quêtes sur la voie publique. Ce qui est surtout inquiétant, c’est l’absence de justification sur les origines des fonds de base. L’explication par le “denier du culte” et les revenus des stages est un peu courte.
L’Eglise de Scientologie, en dehors du cöté anecdotique propre aux sectes est une remarquable machine de propagande.
LA PIEUVRE
Sa structuration internationale est cloisonnée comme une organisation militaire. Par le groupe OSAI (Office of Spécial Affairs International) dont dépendent des OSA locaux, soutenus par des intellectuels, des politiques et même des médecins. Son organisation en France se retrouve dans une quinzaine d’écoles d’enseignement général, de musiques, d’informatiques, de management, de communications et de formations continues. Le gouvernement de l’époque était inquiet de cet entrisme et certains faits relèvent du roman d’espionnage, comme la disparition d’un disque dur contenant des documents compromettants
Rapprochement plaisant et significatif : le 26 Octobre 1979, neuf membres de l’Eglise, dont l’épouse du fondateur étaient condamnés aux USA, à des peines de prison fermes et d’amendes pour association de malfaiteurs, fausses déclarations sous serment, cambriolages et vols de documents dans divers ministères.
La sanction la plus grave est la dissolution, ce que redoute les scientologues par L’avocate d’une plaignante plaide
“Si la liberté de conviction, d’opinion, de pensée et de religion sont des principes essentiels qu’il impose de voir préserver, on ne saurait tolérer que, sous couvert d’un masque prétendument philosophico-religieux se développe en toute impunité une entreprise d’escroquerie en bande organisée”.
La situation en était là en 2003, date à laquelle je finissais un document. Base d’une thèse qui ré-écrite en « français » et plus documentée, qui fut honorée d’une bonne note.
Attendons de lire le « Canard Enchainé » avant de me déchaîner..
P.S
Je signale à ceux qui trouvent ces post difficles à lire, car sur une seule colonne,
qu’il suffit de cliquer sur ‘lecture plein écran » dans la colonne de gauche de MA TOILE..
16:51 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Politique, laïcité, loi 1905, sarkozy, politique
22 janvier 2008
C'ETAIT MIEUX AVANT.... EVIDEMMENT
Ma chère belle-sœur me signale un site très fifties Années 50 qui est joliment fait. Mais qui regarde ce genre de site nostalgique, à part les papys boomers et les ethnologues ?
Les premiers parce qu’arrivés à la fin du parcours, enfin dans sa dernière partie, (qu’elle soit la meilleure possible pour tous) il est temps de se raccrocher à jeunesse, et les seconds pour observer cette période atypique tout de même de l’histoire contemporaine.
Les années cinquante furent la période où en peu de temps tout a basculé. Au début toute la classe y compris le maître se ruait aux fenêtres pour observer un avion à réaction qui faisait un Bang du tonnerre de Dieu. A la fin de cette décennie on pouvait voir le même zinc, en plus gros et plus rapide, à la télé et Léon Zitrone s’extasier devant un tel phénomène.
Et moi, de ma fenêtre je tiens à le préciser d’une municipalité de la banlieue rouge de Paris, et encore par le petit bout de la lorgnette. Il faut donc lire ce qui suit comme un témoignage personnel et non pas un rapport d’historien.
Sur ce site, donc, on parle surtout des actualités de l’époque, de l’art, de la musique, des films, du new-look, de la mode, des événements internationaux comme le début de la guerre de Corée. Mais, ce n’est pas son rôle, de politique. Et pourtant Vincent Auriol et René Coty (1) ne sont-ils pas des Présidents ceux-là ?
Je me rappelle qu’à cette époque, le gouvernement changeait tous les quinze jours et ces présidents élus au trentième troisième tour. Et pourtant, pas croyable, nous continuions à vivre, dans l’ensemble pas trop mal ou plutôt pas si mal. J’ai connu dans mon quartier des pauvres de chez pauvre, mais personne ne se foutait d’eux. Les chômeurs professionnels étaient connus de tout le monde mais n’étaient pas antipathiques.
Pour ceux qui cherchaient du boulot, en commençant à 8 heures du mat, à midi tu avis trouvé un boulot et tu commençais à 13 heures. Quant aux élections, c’étaient le temps des combats contradictoires dans les préaux d’écoles. Et les militants des deux ou trois bords se foutaient sur la gueule à la sortie, avant d’aller chez Bébert arroser ensemble cette soirée. Les hommes politiques qui comptaient c’était Duclos, Thorez, Pinay et autres personnages. Le parti communiste était le plus grand parti de France et le Pen était encore gaulliste.
Bref c’était le bon temps.
A part dans le domaine du sexe. Alors là, mes chers lecteurs, c’était une autre paire de manche. Je viens de lire que s’organisait, après Londres, un troisième marathon de la masturbation ! ! Un « atelier » pour les hommes, un autre pour les femmes et un troisième, mixte. Je me demande si la masturbation est née entre temps.
En 1950, lorsqu’une maman prenait son fils la main dans le sac ou découvrait la chose par des traces les fameuses cartes de France, soit elle fermait les yeux, soit elle emmenait illico le fautif chez le médecin qui prescrivait du Phénergan, un sirop pour la toux, qui avait comme vertu de calmer les bronchiteux et les petits branleurs.
Or, j’atteste que tous les garçons de mon groupe d’âge se livraient à ce plaisir qui se trouve à portée de main, seul ou en groupe. Dans ce dernier cas, les comparaisons centimétriques ou volumétriques, ont certainement laissé des traumatismes chez certains.
Chez les filles cela n’existait pas. Je m’explique : comme c’était impensable, c’était impossible. Pourtant les Bonnes-Soeurs dans les orphelinats, exigeaient que les fillettes dorment les mains sur les couvertures. Et les curés n’étaient pas les derniers à demander aux gamins des deux sexes s’ils se touchaient.
Et pourtant à ce moment-là justement, mais aux USA, une enquête prouvait que cette façon de faire était non seulement partagé par les deux sexes, mais à peu près dans des proportions identiques, (plus de 90%) Une Université, toujours américaine, a fait récemment un test sur la pornographie et a fait tomber encore un tabou, les filles réagissent aussi vite et autant que les garçons.

Quant aux rapports sexuels à cette époque, n’en parlons pas. Il fallait attendre la plupart du temps le mariage pour consommer avec des informations sur la chose à peu près nulles. Qui parmi mes lecteurs ou amis de mon âge, a reçu des indications mêmes succinctes sur l’acte sexuel. Il fallait se démerder, même lorsqu’on se décidait avant. Conséquences de cette éducation et morale religieuse, les grossesses non désirées, et compte tenu du climat de l’époque sur les filles mères, donc des salopes, un nombre incalculable de fausse-couches avec une liste impressionnante de mortes. Bref c’était pas le bon temps.
Oui connard, mais avant il n’y avait pas le Sida !
Alors c’était le bon temps.
Pour ce qui concerne l’homosexualité, ce la ne touchait pas beaucoup le monde où je vivais et le néologisme n’existait pas encore. On connaissait quelques petits couples d’hommes et c’est tout. La came c’était pour les rupins et n’existait que dans les films avec Jean Gabin.
Les maîtres étaient respectés et donnaient encore quelques taloches et n’avaient pas d’infériorité morale sur les curés, comme a dit l’autre.
(1) Sa femme pas encore première-dame de France Germaine,, lorsqu'elle apprit l'élection de son mari s’écria « Et dire que je viens de rentrer mon charbon pour l'hiver ! », phrase qui lui valut le mépris l'affection du peuple. Et Tante Yvonne payait ses poireaux au marché avec l’argent du ménage. C’était vraiment le bon temps
17:26 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : années50, société, morale, éducation religieuse
21 janvier 2008
LES INSTITS ! DANS LA COUR....
<J'ai beu chercher, je ne vois pas Tom Cruise
Il y a un moment que Sarkozy se scénarise, du ministère de l’Economie, à celui de l’Intérieur et surtout depuis qu’il est élu Président, et nous devinons son état d’esprit lorsqu’il voit sa côte de popularité dégringoler dans les sondages. Pire encore lorsqu’il lit les confidences très, très intimes de sa vie privée, que l’ex- première dame de France confie à une journaliste qui s’empresse de les publier.
Notre Président manifestement a endossé un costume trop grand pour lui, ce qui le rend un peu ridicule à l’étranger, il suffit de lire le « Courrier International pour s’en convaincre. Après ses frasques de début de quinquennat, c’est surtout la visite de Khadafi qui l’a fragilisé, et sa visite à Disney Land avec une chanteuse de boudoir a mis le feu aux poudres. Toujours imbu de sa personne, il s’enlise encore un peu plus lorsqu’il rend visite au Pape et aux Emirs en replaçant la question religieuse sur le tapis. (passons sur la teneur de ses différents vœux).
Mais qu’a ce type à parler ainsi de la religion et de la laïcité qu’il affuble d’un qualificatif à la noix, qui par son seul énoncé en dénature le sens et pire encore lorsqu’il compare les instits et les curés, ce qui est à la fois stupide et injurieux. D’ailleurs j’espère que ces deniers, surtout les catholiques d’entre eux, vont crier leur colère lors de la prochaine grève.
Et bien tout simplement parce qu’il compte sur l’islam de France pour calmer le jeu dans les prochaines bagarres qui auront lieu dans les quartiers, comme ils disent. Et donnant-donnant, (Ségolène) il faudra bien parler de contreparties. Pour les sectes, comme la scientologie avoir pignon sur rue, pour les catholiques une réforme de la loi scolaire, les protestants la création d’associations cultuelles, et les autres confessions souhaiteraient une reconnaissance de leurs fêtes religieuses.
C’est là où je voulais en venir : le financement des cultes et des établissements scolaires confessionnels. Comme il ne veut pas faire de jaloux, il flatte le clergé catholique dans le sens du poil, car dans la foulée tout le monde aura son compte. D’ailleurs, avez-vous remarqué que personne ne parle de l’enseignement privé ? C’est pourtant de là que la laïcité est née. La séparation de l’Etat et de l’Eglise et de son enseignement. La religion Catholique et Romaine jusqu’aux premières lueurs des Lumières a toujours partagé avec le pouvoir la gestion de la Cité (l'état civil) et l’éducation.
D’autre part, elle s’est dressée presque toujours violemment, contre ceux qui voulaient soit s’en libérer, soit la contredire, par exemple les scientifiques. On ne peut compter les martyrs de l’Inquisition, les brûlés vifs de la libre pensée, les savants, les victimes des guerres dites de religions et de la St Barthélémy. Sans compter les missionnaires d’Amérique et d’Afrique porteur de l’Evangile et du syphilis.
Contrairement à ce que certains pensent, la laïcité n’est pas née de la de la bonne volonté des plus sages d’entre-nous ; elle s'est imposée par un rapport de force. Il fallait pour l’Eglise protéger ses privilèges, son patrimoine et ses réseaux, et pour l’Etat composer avec le fait que bon nombre des parlementaires et hommes politiques étaient issues des milieux catholiques pratiquants.
Il convient d’en retracer brièvement son histoire.
Le mot "laïc" est issu du latin laicus, de même sens, lui-même issu du grec laikos, qui signifie « qui appartient au peuple » par opposition aux organisations religieuses. On pouvait déjà le voir dans l'antiquité gréco-romaine. Les termes apparus au XIXe siècle (laïque, laïcité) sont dérivés du mot laïc et ne désignent plus une réalité propre à l’Eglise catholique mais un principe de séparation du pouvoir politico-administratif et du pouvoir religieux. « Qui est indépendant vis-à-vis du clergé et de l’Eglise, et plus généralement de toute confession religieuse. » A mon avis le mot est transitoire puisque tous les ponts ne sont pas coupés et avec Sarkosy ne sont pas près de l’être. Voir la situation exceptionnelle de l’Alsace-Moselle.
Chez nous cette notion apparaît sous la Révolution française, notamment dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, il s’agit surtout de soustraire le pouvoir politique de l’influence de l’Eglise Catholique. (1) Elle est reprise par le préambule de la Constitution de 1958, dont l'article Ier rappelle que : La France est une République laïque.
Enfin, la loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Eglises et de l'Etat, introduit les principes de non-ingérence et de séparation avec les institutions religieuses. Et c’est justement celle-là qui est aujourd’hui en jeu. Ne nous trompons pas, la politique sarkozienne est celle dans ce domaine également, de la droite la plus réactionnaire, enchantée d’entendre ces discours et par le retour à la Messe en latin, symbole d’obscurantisme et signe d’intégrisme que l’on perçoit autre part.
Conséquence, toute l’équipe sarkosienne rame sur les antennes pour tenter d’atténuer la portée des paroles du patron qui lui-même se raccroche aux branches. Ridicules ou consternants ? C'est selon.
Et pendant ce temps-là que font les soldats du Christ de l’Opus-Dei et les jésuites ?
(1) A noter que Napoléon signe avec Rome un Concordat qui ne fut abolit que plus tard.
15:59 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Religion, laicité, sarkozy, cultes
19 janvier 2008
GAZA ? UN GHETTO.
La police israélienne signale qu'une roquette est tombée en territoire israélien, sur la ville d'Ashkelon, située à 15 kilomètres de la bande de Gaza, sans toutefois faire de victime ou de dégâts. D’autres ont aussi pris Sdérot pour cible, faisant quatre blessés légers. Résultats : Les bulldozers et hélicoptères de l'armée israélienne sont intervenus mardi dans le territoire Gaza : au moins 19 morts palestiniens. Quelque 40 personnes ont été blessées, dont un petit garçon de huit ans grièvement touché, précisait-on de sources médicales palestiniennes. Et des responsables hospitaliers mettaient en cause l'armée israélienne, qui selon eux aurait utilisé des armes anti-personnelles particulièrement meurtrières, qui tirent des dizaines de fléchettes de métal.
Les faits :
Une porte-parole de l'armée israélienne a affirmé qu'une opération militaire était en cours "contre des menaces terroristes" dans un secteur proche de la clôture de sécurité entre la bande de Gaza et Israël. Selon elle, les soldats ont ouvert le feu sur des combattants palestiniens qui s'approchaient d'eux ainsi que sur "une voiture transportant des hommes armés". "Les soldats ont identifié et touché dix hommes armés", a-t-elle ajouté.
Aussitôt Le Hamas a appelé à la grève générale à Gaza et en Cisjordanie pour protester contre ce raid particulièrement meurtrier et décrété trois jours de deuil, mettant les drapeaux en berne. Et hamas affirme que l'opération israélienne était une conséquence de la visite effectuée la semaine dernière en Israël et en Cisjordanie par George W. Bush et accuse le président Abbas d’être un « complice objectif ». Les combattants du Hamas offrent malheureusement un visage fanatique qui dessert la cause palestienne. Le Monde
le président palestinien a tout de même déclaré : "Ce qui s'est passé aujourd'hui est un massacre, une tuerie contre notre peuple" [...] Notre peuple ne peut pas passer ces massacres sous silence" [...] "Ces massacres ne peuvent pas apporter la paix" Si Israël est sincère dans sa volonté de parvenir à la paix, je pense que nous pourrons conclure un accord cette année", a-t-il ajouté.
Des nouvelles comme celles là, nous étions habitué à les entendre, mais en plein « pourparlers de tentatives d’éventuelles d’espoir de paix » (je me comprend) cela a une triste signification. Israël ne veux et ne peux pas céder..
Encore une fois je m’escrime à peindre une triste réalité, la paix là-bas est naturellement impossible tant que le « droit » international acceptera qu’un groupe ethnique par référence religieuse, s’installe par la force sur le territoire d’un autre groupe ethnique et de religion radicalement incompatible.
Alors qu'Israël vient d'étendre le blocus à Gaza, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert affirme, que "dans la sud d'Israël, il y a une guerre en cours". Il annonce que son pays poursuivra ses attaques pour répondre aux nombreux tirs de roquettes tirés depuis la bande de Gaza en direction d'Israël. Barak insiste il a ordonné jeudi soir la "fermeture de tous les passages" avec la bande de Gaza précisant toutefois qu'Israël autoriserait des passages pour répondre à des "nécessités humanitaires exceptionnelles".
"Cette mesure, qui devrait rester en vigueur plusieurs jours, concerne aussi bien le trafic des marchandises que le passage des personnes", a-t-il ajouté. Du coté palestinien le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina a déclaré. "Les raids et l'escalade militaire d'Israël visent à infliger un camouflet aux négociations de paix israélo-palestiniennes"
De son côté, Washington a appelé Israël à éviter "autant que possible" les victimes civiles dans la bande de Gaza, tout en qualifiant de "légitime défense" les raids de l'aviation israélienne à Gaza après de nouveaux tirs de roquette. (1) En fait un blocus qui n’en finit pas et un foutage de tronche permanent.
Et que fait le « Machin » dans cette histoire. Le secrétaire général des Nations Unies tout en condamnant avec fermeté les tirs de roquettes palestiniens a imploré, vendredi 18 janvier, Israël de reconsidérer sa décision de fermer à titre temporaire tous les points de passage entre la Bande de Gaza et l'Etat juif, mettant en avant le risque d'une crise humanitaire. "Une telle disposition prive la population de fourniture de fuel nécessaire pour pomper l'eau potable et faire fonctionner les générateurs d'électricité dans les maisons et les hôpitaux", a déclaré Ban Ki-moon. Tandis que le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires humanitaires, qualifiant la fermeture de la frontière israélienne d’inacceptable" et de "moralement injustifiable
Le peu de commentaires que je reçois à ce genre de coup de gueule est à la mesure de ce que pense la majorité des Français et l’opinion publique occidentale, on s’en fout. On en a marre de cette histoire insoluble et puis merde que le plus fort gagne. Il suffit de lire les commentaires des internautes sur les sites de Libé et du NouvObs.
A coté de cela, le principal motif de curiosité est le mariage entre une saltimbanque et d’un président de la république jet-setter. On ne plus ouvrir un journal, sans que le sujet soit étalé. Les grands médias n’ont qu’un objectif, obtenir le scoop de l’année. Sont-ils mariés, où et quand ? A qu’elle heure ?
Je me demande même si les Palestiniens ne s’intéressent pas à cet événement séculaire ! Et pourquoi j’en parle. Certainement parce que cela pourrait faire rire, si ce n’était bête à pleurer.
(1) Les Qassam. En fait, un bout de tuyau bourré d'explosif avec, à une extrémité, une charge détonante et, à l'autre, une charge de propulsion. Leur trajectoire est imprécise et leur rayon d'action d'une quinzaine de kilomètres. Les Qassam palestiniennes ont causé la mort de dix personnes en Israël depuis octobre 2001, date du premier tir, sur un total d'environ 3 100 jusqu'à aujourd'hui. Et l’une des plus puissantes armées du monde n’arrive pas à les contrer malgré la technologie de pointe de ses armes. B'Tselem, organisation israélienne de défense des droits de l'homme, a précisé que 360 des 810 victimes ne faisaient pas partie d'une organisation armée. M. Diskin a ajouté que ces 810 tués ne représentaient que "5 % des 20 000 militants armés estimés dans la bande de Gaza".
16:57 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique étrangère, palestine, Israel, Gaza
18 janvier 2008
FLEXIPRECARITE
Une réunion de syndicalistes dissidents
Dès la fin de la servitude nos révolutionnaires épris de liberté allèrent jusqu’à interdire les coalitions, en particulier les corporations, mais également les rassemblements paysans et ouvriers, ainsi que le compagnonnage. Son but premier était de favoriser une concurrence saine et d'éviter les ententes illicites sur les prix. Elle eut pour effet d'interdire les syndicats et les grèves (La Loi Le Chapelier du nom de l'avocat breton jacobin, Isaac Le Chapelier), promulguée en France en 14 juin 1791) Il fallut attendre 25 mai 1864 pour l’abolir.
C’est sous la pression des anarcho-syndicalistes et les ouvriers eux-mêmes que le droit du travail s’est installé peu à peu. Or, Ce droit est de tout temps la bête noire du patronat et les syndicalistes avec leur mini contre-pouvoir dans l’entreprise, des empêcheurs de licencier en rond.
Ce même patronat qui a toujours fait et défait les gouvernements, fait les présidents et les fait exécuter, par essence est l’antinomie du monde ouvrier. Comme la ménagère les entrepreneurs font sur le marché du travail leurs emplettes, c’est à dire l’achat de la force de travail d’un individu, et bien entendu il recherche la meilleure qualité/prix. L’entreprise n’est pas une œuvre philanthropique, tout comme la classe ouvrière des tire-aux flancs.
Depuis le début de l’ère industrielle il en est ainsi et la recherche de la production comme moyen de distribuer les richesses est un concept capitaliste qui échoue. J’ai entendu de la bouche d’anciens qu’il faudrait une bonne guerre pour tout arranger, se référant aux deux derniers conflits dont les enjeux d’ailleurs, étaient plus économiques que patriotiques. Les deux derniers perdants de ces guerres, l’Allemagne et le Japon sont des pays prospères soit, mais désarmés, ce qui prouve en passant que les hommes peuvent vivre sans entretenir une armée qui coûtent les yeux de la tête.
Pour nourrir la machine qui inexorablement devait s’emballer, il fallut aller au-delà et créer de la surconsommation en créant des besoins bien souvent artificiels. Le mal aujourd’hui est mondial et certains esprits imaginent encore que la crise pourra s’arranger en libéralisant le marché du travail et rogner les droits qui s’y attachent.
C’est ce qui se passe actuellement en France. Le vrai pouvoir n’a pas changé de main et le MEDEF (et autres CNPF) dicte aux gouvernements, les mesures qu’il faut proposer aux forces syndicales. Celles-ci, héritières d’un long et d’un lourd passé, ont le couteau sous la gorge, où bien elles acceptent les propositions, en ramant pour obtenir quelques contreparties ou, par la loi, les mesures sont applicables brut de coffrage. Dixit un dirigeant de la CGPME qui parle d’amicale pression du pouvoir en place.
Comme toujours dans ce genre de négociations, les représentants syndicaux se partagent le boulot. Pour ne rien perdre, les uns vont accepter, laissant à une organisation, très souvent la CGT, le rôle de râleuse qui ne signe pas ce genre de papier. « C'est vraiment un texte équilibré», a commenté François Chérèque, qui doit développer lors d'une conférence de presse, les raisons pour lesquelles la CFDT a décidé de l'approuver. A noter que les plus dures organisations comme Sud ne sont pas conviées à ma table des négociations.
Et tout ce petit monde syndical assis autour de la table est en relais permanent avec ses patrons, qui remettent dans le droit chemin les plus vindicatifs. C’est une règle et traditions syndicales, car le texte de la loi appliquant ces accords leur laisse la possibilité de crier aux viols, s’il ne correspond pas exactement, et il faudra compter sur les plus « libéraux » pour amender le texte.
Sur le fond et pour être clair, ces accords est un marché de dupe. Sous de néologismes qui obscurcissent le débat, (Flexisécurité et autres transportabilité...) il n’est question de troquer la sécurité du travail contre une nouvelle précarité. Et dire que tous ces palabres de créeront aucun boulot, mais fragilisera le sort des chercheurs d’emplois que l’on ose plus appeler chômeurs.
Avec Sarkozy nous sommes sous le règne du verbe creux, de la parole verbale comme dit si justement le "Canard Enchaîné" depuis des années.
Mais comment va réagir la base et ce qui reste de la classe ouvrière ? Il va y avoir des cartes déchirées (Cédétiste, je ne cotise plus depuis le départ d’Edmond Maire) et du monde dans la rue. Ce que notre président prévoit sereinement.
Comment sortir de ce merdier, chômage, hausse des prix, franchise médicale, un scandale qui devrait faire des vagues, précarité, les plus petites retraites, etc. ?
Si je ne suis pas optimiste, c’est que depuis 15 jours, je me paye une grippe carabinée. Dès que j’ai retrouvé la pêche, tout ira mieux. Peut-être que ce gouvernement aura laissé la place. Tiens j’ai presque 39.
17:20 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Politique, MEDEF, marché du travail, droit du travil, syndicats











