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28 août 2007
LA CHARITE, S'IL VOUS PLAIT !
La charité chrétienne qui ne mérite pas seule le mot, m’a toujours paru un peu suspecte.
Dans mon précédent billet, je parlais des idoles mondiales de la Charité, dont il ne faut pas exclure notre bon Abbé Pierre, et je dénonçais la mauvaise foi, si j’ose dire de mère Teresa. En effet je préfère tout de même le travail d’un protestant comme le Dr Schweitzer qui soigna sans publicité, sans les médias, les lépreux pendant quarante années avant de recevoir le prix Nobel et de devenir une star lui aussi.
La charité chrétienne, qu’il ne faut pas confondre avec la philanthropie et encore moins avec la solidarité, me paraît entachée de ce fameux donnant/ donnant cher à Ségolène et aux curés de tous bords. Puisque le malheur est sur la terre, puisque Jésus qui devait obtenir la rédemption de nos péchés n’a rien réglé, il faut faire le boulot soi-même et gagner en même temps une petite place pour le paradis. Dans ces conditions la charité chrétienne n’est pas gratuite ni gracieuse, un petit commerce qui me soulève le cœur depuis que je suis en âge de raisonner. Plutôt un brave laïc, quidam de chez les quidams qui se révoltent contre cet état de fait et part avec des copains du même bord creuser des trous au Sahel pour trouver de l’eau, comme çà pour le geste. Rien à voir avec les dames de charité qui en donnant à leurs bonnes œuvres, se paye des années de purgatoire en moins.
Je range la charité médiatique dans le même sac, les « Enfoirés » par exemple me sortent par les trous de nez. Récolter des thunes pour les petits malades tout en se faisant un pub d’enfer, me paraît un peu dégueulasse.
- T’as vu Machine aux Enfoirés, la classe, je la kiffe. (entendu à la maison)
Pour la petite histoire il se trouve que dans ma jeune carrière j’avais comme client le créateur de « Perce neige », une œuvre caritative laïque qui subvient aux besoins d’enfants handicapés ou malades. Or ce type n’était autre que Lino Ventura, aussi bourru à la ville qu’à l’écran, une nature, mais qui ne le gueulait pas sur les toits. Altruisme et charité, d’ailleurs ne se marient pas.
Malgré mes recherches, je ne puis me souvenir le nom de celui (peut être Lao Tseu) qui a dit ou écrit : « La charité oblige plus celui qui donne que celui qui reçoit ». Ce qui est infiniment plus sage que la maxime de Mahomet
suivante « La main qui donne est meilleure que celle qui reçoit ». Au passage je ne peut m’empêcher de citer cette autre passage d’une traduction du Coran : « A cause des enfants, des vieillards, Dieu hésite à détruire les villes où règnent les péchés » Ce Dieu là n’aime pas les Grecs c’est certains. Décidément tous ces Dieux illusoires ne servent à rien. En effet dans un monde juste, il ne devrait pas y avoir ni dons ni oboles. Le riche, c'est-à-dire celui qui a plus que l’autre, devrait se sentir gêné devant celui qui à besoin, tandis que celui-ci estimera que c’est un du de recevoir.
Je cite A.Gide : « La charité, tout en soulageant temporairement la misère, ne s'attaque point à sa racine et l'on peut même dire que, par là même, elle l'entretient. (...) et un petit coup de J.Green : […] la charité des riches n'est souvent qu'une forme de condescendance et qu'ils se débarrassent des pauvres avec de l'argent » Je pensais déjà cela avant de les lire.
Quant à la charité publique n’en parlons pas ou très peu. Dans un pays comme le nôtre où l’écart entre les nantis et les pauvres se creuse de plus en plus et ce n’est pas le pouvoir actuel qui va le réduire bien au contraire, on doit faire appel à la charité publique. A côtés des clodos qui nous tapent gentiment, se précipitent les journées de dons pour ceci ou pour cela. Tout y passe, les maladies, les pauvres, jeunes ou non, et la Croix Rouge. Organisme international certes, crée par Henri Dunant, (également promoteur de la convention de Genève. Encore un petit suisse) mais qui a une boutique en France.
Bon ! Il s’agit là plus de solidarité plus que de charité, mais comme pour tout ces organismes on pourrait les taxer d’alliés objectifs de la tyrannie, qu’elle soit d’Etats ou de religions. Cette tyrannie qui laisse ses sujets se démerder seuls entre-eux, mais qui roulent en carrosses (avec un moteur à essence. Le diesel ? Pas assez cher mon fils)
Comme tout le monde je participe aux quêtes urbaines, mais je me pose tout de même la question : où va mon pognon ? Je sais, c’est trivial et cela nous éloigne du sujet.
Conclusion :De saint Vincent de Paul à l’abbé Pierre, en passant par B.Kouchner et son sac de riz devenu célèbre, il ne s’est rien passé.
15:44 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Religion, charite chretienne, foi, croyance, superstition, eglise
27 août 2007
UNE SAINTE EN CARTON PATE : SOEUR TERESA
Mère Teresa a été béatifié par erreur et devrait être canonisée par la persévérance du Vatican. En effet dans plusieurs lettres elle a exprimé son doute de l’existence de Dieu et de l’histoire qui en découle. Près de 40 confessions écrites dont quelques unes qu’elle voulait détruire. Elle a souffert toute sa vie selon ses dires de ce doute qui ronge ou devrait ronger tous les croyants. A ses thuriféraires elle s’adressait en ces termes "Jésus a un amour tout particulier pour vous. Pour moi, le silence et le vide sont si importants que je regarde et ne vois pas, que j'écoute et n'entends pas"
Cette religieuse catholique d'origine albanaise, s'est consacrée à l'aide aux pauvres et aux mourants dans les bidonvilles de Calcutta en Inde, et lorsqu’elle écrit encore
"L’obscurité", la "solitude" et la "torture" qu'elle traverse, nous pouvons la comprendre.
"Où est ma foi -tout au fond de moi, où il n'y a rien d'autre que le vide et l'obscurité- mon Dieu, que cette souffrance inconnue est douloureuse, je n'ai pas la foi
Du regard d’un athée militant je dirai qu’elle a perdu cette foi qui la conduit jusque là.
On ne peut observer la misère humaine sans douter et enfin ouvrent les yeux sur cette supercherie. Pour elle Dieu était bon, comme le malheur qu’elle a côtoyé pendant tout ce temps est inhérente à la condition humaine, et que dieu ne peut être mauvais, donc il n’existe pas.
Pourquoi donc cacher cette prise de conscience derrière son éternel sourire ? Certainement pour ne pas briser l’espoir que les plus démunis d’entre les démunis qu’ils lui portaient et n’auraient pas compris. "Le sourire est un masque" écrivait-elle. Plus loin elle s’exclame "J'appelle, je m'agrippe, j'en veux et il n'y a personne pour répondre, personne à qui m'accrocher, non, personne, seule un Dieu » […] s'il vous plaît pardonnez-moi, quand j'essaie de me tourner vers le Paradis, il y a un tel vide coupable..." Elle ira jusqu’à dire : "Si Dieu n'existe pas, il ne peut pas y avoir d'âme, s'il n'y a pas d'âme alors Jésus, toi non plus, tu n'existes pas » En 1962, la religieuse écrivait : "Si un jour, je deviens une Sainte, je serai sûrement celle des 'ténèbres', je serai continuellement absente du Paradis".
A part un bref répit, cette femme de Dieu vêtue de son sari blanc bordé de bleu a passé la plupart des dernières 50 années de sa vie à douter de son existence et aujourd’hui, un cureton de service chargé de compiler les lettres, affirme au magazine « Time ». : "Je n'ai jamais lu la vie d'un Saint où le Saint vivait dans une obscurité spirituelle si intense ».
Cette révélation concernant l’un des plus célèbre Bonne Sœur, (1) - une icône de la charité chrétienne- me permet de renouveler ma question : tous ces prêtres, évêques et autres cardinaux sans compter les Papes ont-ils encore la foi, si jamais il l’ont eu ?
Lorsque je vois et entends des ecclésiastiques en congrès ou dans des débats de société même en dehors de leur domaine, je suis persuadé que beaucoup d’entre eux font semblant d’ être encore croyant, il existe d’ailleurs des prêtres qui le confesse. Dans beaucoup de cas, l’exercice de leur engagement les propulse dans le monde des vivants, dans le monde du réel et peu à peu s’aperçoivent que l’enseignement des évangiles et/ou l’exemple de leur sacerdoce ne change rien de cette condition humaine si misérable qu’ils côtoient. Ils continuent sans la foi, ou du moins avec un doute qui les torture comme cette bonne mère Teresa. Sinon il leur faut une bonne couche de cire dans les yeux et les oreilles pour continuer de croire à l’impossible ou à cette fable. Nous rentrons alors dans le domaine de l’intime, du plus profond de soi, continuer de se cacher la vérité et continuer à répandre le saint mensonge.
Certains papes et autres théologiens célèbres, les Pères de l’Eglise dans l’Histoire, forts érudits plus politiques que religieux n’avaient sans doute jamais cru en ce roman abracadabrant qu’est la bible et autre Coran. Mieux encore, ils l’ont façonné à leur avantage. Il en résulte des situations comme la montée de l’intégrisme que les penseurs modernes et les responsables religieux en place ne savent endiguer.
Et savez vous comment le site officiel du Vatican fait l’éloge de sa cliente à la sainteté, non seulement il lui trouve des cas de miracles (2) on trouve ces mots : « Mère Teresa laissa le testament d’une foi inébranlable, d’un espoir invincible et d’une charité extraordinaire. »
Quant au pékin croyant de base le doute lui importe peu. Il essuie une larme dans le meilleur des cas sur la misère humaine et continue à la sortie de la messe de se taper un petit apéro.
Il est bon de faire savoir qu’une star de la charité n’était pas plus chrétienne que moi, qu’une ribambelle de ses pairs ne le sont pas non plus et continuent à tromper les gogos. Et je ne parle pas des charlatans qui courent les rues qui veulent les « nouvelégangeliser ». Sa canonisation bidon n’est en réalité qu’une affaire intérieure de l’Inde. D’ailleurs cette sainte n’était surtout à la pointe de la libération et du progrès. Par exemple elle sauvait des vies humaines mais ne tentait pour eux la moindre réinsertion dans la vie sociale par la formation. Quant aux agonisants, rien n’était conçu pour les accompagner, médicalement parlant, vers la mort dans d'horribles mouroirs. Un truc de bonnes sœurs :
a/ tu enfanteras dans la douleur.
b/ En cassant ta pipe tu béniras le seigneur, celui qui n’a pas inventé la morphine.
Son opposition exemplaire au contrôle des naissances dans un pays en plein dérèglement démographique et son choix de méthodes « naturelles » de contraception dans un pays exclusivement macho : ne pouvait pas changer les choses. Même lorsqu’elle fraternisait avec des dictateurs pour leur éponger du pognon, qui certes n’a pas d’odeur, mais qui sert de caution morale à ces assassins en masse.
Je disais çà en passant, c’est tout.
(1) Et pourtant cette bonne femme avait tout de même une drôle de tronche, rien à voir avec sa copine Soeur Emmanuelle, que l’on dirait sortie de la fameuse bande dessinée. Elle est devenue célèbre grâce aux médias qui en ont fait une « charitypeople »
(2) Comment une femme qui n’a plu la foi peut elle faire un miracle (la condition sine qua non pour cela)
17:42 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : religion, dieu, jésus, vatican, aintes, teresa, églises
26 août 2007
LE MONDE EST PETIT
Le monde est petit. J’étais hier avec ma smala au Cap d’Agde, un centre aspirateur de pognon via carte bleu, attablé devant des boissons à 5 €, car les commerçants se dépêchent de nous prendre pour des Américains. Juste à coté de nous un couple d’étrangers ( des vrais…des Suisses) sirotant qui, un sirop d’orgeat, qui, un thé à la fleur de pissenlit, dont le mari commentait avec parcimonie sa lecture du « Temps ». Nous étions là, tranquillous à regarder les bateaux amarrés qui ne sortent qu’une fois par an étant donné le prix du carburant, lorsque j’entendis notre petit suisse dire :
- Y en à qui n’ont pas de chance, en Israë des colons y-z-ont perdu toutes leurs économies qu’ils avaient placé dans l’immobilier, parce que le promoteur les a laissé tomber.
- Pourquoi donc ?
- Près de la faillite.
- Et pourquoi donc ?
- A cause de la justice qui dit qu’ils n’avaient pas le droit de faire construire ici.
- Et pourquoi ?
- Parce que c’était chez les arabes.
- Les pauvres.
Je ne saurai jamais si elle pensait aux Palestiniens ou aux pauvres colons. Négligemment le monsieur en se levant laisse son journal sur la table, et tout aussi négligemment je le barbote et l’ouvre. Page 7 un long article sur ce millier de colons ruinés. Le promoteur, le plus important d’Israël, grâce à une magouille dont personne n’était dupe, bâtissaient à tours de bras de jolies petites maisons pas chères sur les territoires occupés, volés aux paysans palestiniens (Il paraît que c’est interdit).
En janvier 2006, patatras, la justice donne raison à l’organisation « la Paix Maintenant », un ramassis de traîtres à la solde de l’Iran probablement, qui avait porté plainte. Tout le monde là-bas connaissant le truc qui consiste à vendre des terrains soit disant achetés à de pauvres paysans, lesquels tombaient des nues. Il a fallu que se soit un organisme social qui porte le «pèt» et obtiennent justice, mais par la Haute Cour, c'est dire combien de plaintes du même genre traînent encore dans les tiroirs. Le patron de cette escroquerie, incapable de finir les travaux, est en fuite, tandis que la concurrence se bagarre pour enlever le morceau qui reste. Bien, mais en attendant tout le monde plaint les pauvres gogos israéliens, en oubliant les pauvres mecs qui n’ont plus de terrain. La question se pose, puisqu’il s’agit d’un vol, faut-il non seulement que le coupable soit puni, ainsi que tous ses complices, (et çà peut aller très haut), mais ne faudrait-il pas qu’ils soient indemnisés, juste après avoir retrouvé leurs biens avec des ces baraques dessus (voir la photo. A gauche les ouvriers, Arabes bien sûr).
Lorsque l’on demande aux pauvres colons cocus et volés eux aussi, s’ils sont conscients de participer à la colonisation de la Cisjordanie, ils répondent « Non, nous n’y avons pas pensé ». Un autre, illuminé et cité dans le journal, par contre voulait s’installer ici pour des rasons politico-religieuses et est très mécontents.(1)
Et c’est là où c’est grave, car bientôt tout le monde aura oublié qu’Israël, non seulement occupe des territoires illégalement, mais petit à petit les annexent par le vol pur et simple.
Quant aux Gazaouis pris entre deux feux, l’un qui entretient la famine, l’autre la disette, ils pourront bientôt retrouver l’usage de l’électricité après six jours de coupures, -près de 700.000 Palestiniens étaient touchés-. L'UE avait suspendu son financement du carburant destiné à la centrale car elle soupçonnait le Hamas, au pouvoir depuis la mi-juin dans la bande côtière, de vouloir s'approprier une partie des recettes de l'électricité. Les coupures ont commencé lorsqu'Israël, alléguant des menaces contre la sécurité, a interrompu le passage du carburant vers la Bande de Gaza. Aujourd’hui elle reprend et partiellement le financement. Elle avait reconnu dans un premier temps, sans explication avoir omis de payer la facture à la société israélienne d’hydrocarbures qui fournit le fioul. De son côté, le Hamas s’est dit prêt hier à garantir sa non-ingérence dans les affaires de la compagnie d’électricité.
Non seulement Gaza est une prison à ciel ouvert mais le fournisseur de jus est en Israël. Les matons sont donc à la «cantine»
Mon Coca (jamais de Pepsi) avait un drôle de goût ce jour là. J’ai revu mes deux Genevois au parking, j’ai fais un petit signe de tête, manière. Qui peut se soucier de ce qui se passe là-bas, à part moi sur ce blog déserté pendant ce mois d’Août.
(1) Mais regrette tout de même la spoliation. Mieux encore, il était alléché par les promesses des vendeurs concernant l’érection les barrières anti-terroristes (ou les pauvres pécores qui voulaient récupérer leur bout de terrain) et surveillées par une milice.
Source : « Le Temps » 22 août 2007 Genève.
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20 août 2007
DIALOGUE DE SOURDS AU PROCHE ORIENT
Avraham Burg l'ex-président de la Knesset de 1999 à 2003 et ex-président de l'agence juive, dans une interview accordé à Ha’aretz n’y vas pas de main morte pour condamner le sionisme et l’Etat d’Israël pour lequel il a consacré toute sa vie jusqu’à récemment. Certes depuis quelques années il a pris politiquement position et vient de sortir un essai avec un titre frappant « Lenatzea’h èt Hitler » (pour les goy « Vaincre Hitler ») sujet de l’article. Il n’hésite pas à déclarer au journaliste qui ne s’en laisse pas découdre, que l'Etat d'Israël comme un Etat juif est la clef de sa perte. « Un Etat juif, c'est explosif, c'est de la dynamite. »[un] « Ghetto sioniste ». Il considère qu'il est temps de dénoncer la théorie de Théodor Herzl, estimant qu'après la création d'Israël, le sionisme aurait dû être aboli.
Il déclare n’être plus sioniste selon la définition politique du terme, celui de Herzl, mais partisan de la théorie inverse, celle Asher Hirsch Ginsberg, un israélite très orthodoxe, qui en gros, niait la nécessité de la création d’un pays « juif » puisque dans la bible les juifs sont condamnés pour l’éternité et qu’ils doivent vivre dans une diaspora sans fin. Notre converti condamne la « loi du retour », (obtention de la nationalité israélienne pour tous les juifs) parce qu’elle se base sur la doctrine hitlérienne. Il continue en affirmant que le sionisme, celui de la confrontation, vit ses dernières heures, (Ce qui appelle le titre de mon essai « La chute de la maison sioniste »).
Dans une grande partie de son essai, il tente de faire un rapprochement entre l’Etat d’Israél et l’Allemagne hitlérienne. Ce qui sous nos latitudes serait passible d’une condamnation très certainement, c’est pourquoi je me garde bien de trouver une parcelle de vérité dans cette affirmation, partagée portant par beauoup y compris par un grand nombre d’Israéliens. L’obsession de la force par exemple. Par exemple la récente attaque du Liban, qui s’est avérée d’ailleurs comme une immense bourde qui doit être mis au passif d’Olmert et consorts.
Il dénonce la fascisation de son pays en rappelant le nombre d’officiers de réserve et celui de civils armés dans les rues.Il déclare devant son vis-à-vis interloqué,craindre le moment où la Knesset interdira les rapports sexuels entre les arabes et les israéliens (Ce qui est dans les faits le cas entre les palestiniens arabes et les israélites pratiquants) Le journaliste s’insurge tout en reconnaissant que la place de l’armée dans la société israélienne pose problème, et Burg de répondre que pendant ses fonctions politiques il a entendu de nombreux commentaires racistes et souligner que malgré son interdiction (1986) le parti de Meir Kahane, le leader d’extrême droite assassiné en 1990, est sous-jacent dans les rangées du parlement puisque ses idées sont défendues par environ 20 % des députés juifs.
Juif dans l’âme, Burg pense que c’est hors des frontières bibliques que la tribu de Judas est devenue le peuple juif et que la Torah est un produit de l’exil. Ce qui fait éclater la thèse religieuse de la « Terre Promise » et celle sioniste du « Grand Israël »
Il aura fallut attendre 2007 pour lire qu’un haut responsable israélien déclare haut et fort ce que les antisionistes dont je suis pour ma modeste part, gueulent sur tous les toits depuis belle lurette.
Comme je le pense également, cet Etat n’a pas d’avenir dans les conditions actuelles. A la question : "Etes-vous certains que votre enfant vivra encore longtemps en Israël ? Combien répondront oui ? » Déjà les élites, les intellectuels quittent le navire, or sans eux il n’est plus question de nation.
A la fin de son interview il fait référence à Leibowitz, (philosophe critique du sionisme) avec lequel il n’était pas d’accord au début de sa carrière. Par exemple il accuse les liquidations ciblées de fascisme et l’occupation comme un succédané de l’Anschluss. « L’amoncellement de cadavres palestiniens va bientôt dépasser la muraille de protection » dit-il. (1) Et il termine en affirmant que le démantèlement de l’arme atomique sera le jour le plus important de l’histoire juive actuelle. A noter que cet armement est secret, officiellement inexistant. Que de conneries !
Devant cette « bessonnade » intellectuelle on ne peut que se réjouir. Mais une telle prise de position par un ex-politique pourrait-elle jouer un rôle dans l’opinion israélienne ? Rien n’est moins sur.
En effet que constatons nous ? De fausses tentatives de dialogue entre Olmert et Abbas qui ne sont dupes de rien, tant la situation est inextricable, mais qui font semblant, prisonniers chacun de leur cause. Pour l’opinion internationale et pour des raisons opposées. Le premier pour faire des courbettes à Condoleezza, et tire de son chapeau un nouveau plan de paix, (2) L’autre pour obtenir des fonds européens pour la survie de ses millions d’administrés qui peu à peu sombrent dans le camp du terrorisme islamiste, pour rétablir une paix interne, tandis que ses élites, elles aussi, s’enfuient aux USA.
Une question se pose, l’armée que l’on continue à nommer « Tsahal » serait-elle noyautée par des rabbins d’extrême droite ? Les officiers n’ont-ils plus d’autorité sur les troupes ? En effet des soldats juifs pratiquants, refusent de participer aux opérations d’expulsions de squatters à Hébron ou dans les colonies illégales (Alors que chaque jour de l’autre cotés de l’horizon, de nouvelles s’installent !) Cette rébellion, dans le sens strict du terme, a été condamnée. Les prévenus arguent que la Torah interdit à tous juifs d’expulser d’autres Juifs. Cette position recevait l’approbation du conseil des rabbins de Cisjordanie (Ben, Voyons). Pour de Tel Aviv, il s’agirait même d’une sédition organisée. A noter, ce qui est curieux, c’est que les jeunes insurgés qui avaient combattu l’armée lors de l’évacuation de Gaza, y ont été incorporés. D’autre part l’intégrisme religieux est flagrant, près de la moitié des élèves des écoles militaires porte la kipa, ce qui fait dire à Olmert que l’armée ne représente plus que la moitié du peuple. A quand une armée de métier en Israël ?
Les pays amis des USA dans la région, les producteurs de pétroles, recevront une aide substantielle pour « lutter contre l’emprise Iranienne ». C’est pourquoi Ehoud Olmert peut annoncer que les Etats-Unis allaient augmenter de 25% leur aide militaire à Israël, qui atteindra plus de 30 milliards de dollars sur dix ans. De quoi acheter un bon paquet de chars pour la sécurité intérieure, en attendant d’aller casser la gueule aux pauvres iraniens qui sont a mille lieues de ce qui les attendent avec les farfelus qui les gouvernent et ceux qui les guettent.
En attendant sa prochaine guerre, Bush propose une « Réunion internationale pour la paix » qui devrait se tenir en automne. Devant tant de danger dans cette partie du monde, la situation apocalyptique des palestiniens, et tout ce déménagement, vain, prévu par l’équipe de la Maison blanche, je me demande : « Mais que fait Cécilia ? ».
(1) Qui peu à peu grignote l’espace palestinien, je dis çà en passant.
(2) Dans lequel les sujets les plus important ne sont pas inscrits comme les frontières, le statuts de Jérusalem, et le retour même symbolique des réfugiés palestiniens (Qui et combien et d’où ?).
14:49 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cecilia, politique internationale, palestine, israel, olmert, abbas
09 août 2007
SARKOZY L'AFRICAIN
Sarkafrique.
Sarkozy, sur un texte de Guéant le secrétaire de l’Elysée (et son nègre) a prononcé en Afrique un discours que les médias ont encensé. Il a, au dernier moment utilisé le vouvoiement alors qu’il a été écrit pour un tutoiement très d’jeun. Or il n’en fut rien de l’autre coté de la Méditerranée. Il est vrai que ses paroles notamment face aux jeunes étudiants ne manquent pas de sel. A commencer par celles-ci :
« La réalité de l’Afrique, c’est celle d’un grand continent qui a tout pour réussir et qui ne réussit pas parce qu’il n’arrive pas à se libérer de ses mythes »
De la démagogie pure et simple et qui frise d’ailleurs le racisme. En effet quels sont ces mythes, ceux exportés par l’homme blanc ? La supériorité de celui-ci face à l’homme des forêts ? Parler de mythes qui devraient perdurer dénonce une idée très colonisatrice ou ethnologique de l’état de l’Afrique d’aujourd’hui. On pourrait le croire en lisant ces autres mots : « L’homme moderne a beaucoup à apprendre de l’homme africain qui vit en symbiose avec la nature depuis des millénaires ». Nous sommes en plein dans l’idéologie naturaliste qui prône le classement des espèces, la blanche étant la «meilleure » D’ailleurs, la conception de l’homme africain est un mythe lui aussi, le métis sanghorien est plutôt romantique que réel, l’Africain du Caire ou du Cap n’est certainement pas le même et ne trimballe pas derrière lui ces fameux mythes de ses ancêtres que dénonce encore une fois, un représentant de la domination blanche, lequel toutefois qualifie de "grande faute" la colonisation.
Quand à dire que nous avons à apprendre des Africains est à la fois démago et défoncer une porte ouverte, c’est d’un creux !
Le discours de N. Sarkozy face aux étudiants sénégalais a été très mal perçu en réalité, car ils en ont un peu marre qu’on leur rappelle qu’ils ont été dominés par faiblesse et se demandent s’ils n’ont pas été colonisés parce que colonisable, ce qu’ils perçoivent comme une maladie honteuse dont ils ne veulent plus qu’on leur parle.
Plus grave, ce que peu de commentateurs ou intellectuels dénoncent, ces mots qui sentent mauvais comme ceux prononcés par Chirac « bruit et des odeurs » Les voici :
« Pourquoi l’Afrique va mal ? Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez rentré dans l’histoire […] jamais il ne s’élance vers l’avenir, jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin. Dans cet univers où la nature commande tout, l’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout est écrit d’avance[…] Le paysan africain ne connaît que l'éternel recommencement du temps, rythmée par la répétition sans fin des mêmes gestes et de mêmes paroles ? Il n’y a pas de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès. »
Qu’attends la Licra ou SOS racisme pour porter plainte ? On comprend la moue des universitaires de Dakar.
Quand à l’immigration choisie, voilà notre bon président faire amende honorable et confesser qu’il s’était un peu gourré sur les bords. « Si les Africains les mieux formés s’en vont, qui restera pour développer le continent » feint-il de s’apercevoir. Comme si nous ne le disions pas dès l’énoncé de cette mesure à la noix, à laquelle d'ailleurs l’UMP s’est rangée.
Toutes ces belles paroles ont reçu des commentaires acerbes de la part de la presse africaine. Les éditorialistes des principaux quotidiens sénégalais les dénoncent. Pour eux, le président français a en effet estimé que les principaux maux de l'Afrique ne sont pas dus à la colonisation, mais aux Africains eux-mêmes.
« Sarkozy fait la leçon aux Africains", affiche en première page Walfadjri. Une "adresse aux Africains" muée en "leçon de français", ironise Le Quotidien. Show à Dakar : »Sarko sur scène", écrit L'Observateur. Le président français s'est cru en "mission civilisatrice affirme Sud Quotidien. « Quelle injure ! », S’offusque son éditorialiste. Tandis que le Populaire, moins nuancé, titre : " [Les vérités (résumées) de Sarkozy aux Africains] : 'Arrêtez de pleurnicher !'" Ces points de vue sont largement partagés dans les autres journaux, à l'exception du quotidien pro-gouvernemental (Bah ! tiens !) « Le Soleil », qui parle, lui, de "hauteur républicaine" dans un éditorial.
En politique tout est symbole, c’est pourquoi, l’Histoire de retiendra de cet événement que la partie la plus critiquable. Sarko voulait refaire de coup de Brazzaville du général, il n‘a fait qu’un flop. Sauf pour ses militants, son staff et ses électeurs. Je ne connais pas la réaction de nos deux africaines de service du gouvernement, c’est dommage. Ce genre de propos prononcé par un Le Pen aurait soulevé l’opinion et surtout des celles des intellectuels de la télé. Quand je dis que Sarkozy peut tout se permettre notamment prononcer un discours du 19 ème siècle sans réactions de l’opinion publique, cela se vérifie, tout le monde s’en fout. Du moment qu’au journal télévisé on le voit encore et encore, même aux USA dans une propriété de luxe invité gracieusement, lui et sa femme, par un généreux copain. (Encore un).
Et dire que l’on va subir cela pendant cinq ans, cela me donne le cafard. Heureusement qu’il y a Ségolène pour me rassurer (lol) et Hollande pour me convaincre.
Tiens, je vais à la plage avec ma marmaille qui ne sait pas encore ce qui l’attend. Arriver à l’âge de raison avec Sarko, quel univers !
10:58 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sarkosy, politique, afrique, sénégal, société, président
02 août 2007
UNE TAUPE A L'ELYSEE
La gueule de l'autre....!
Bon, cela fait bientôt trois mois que Sarko 1er règne sur une France béate et surtout encore en vacances. Pendant ce temps, comme prévu, les députés votent à tour de bras (a tour de clés, plutôt) le paquet-cadeau fiscal et autres joyeusetés, tandis que le président court dans tous les sens. Je me demande encore si ce n’est pas Dieu qui est redescendu sur la terre en sa personne. Il est non seulement omniprésent et omniscient, il voit tout et sait tout.
A un autre moment je me suis même demandé s’il ne devrait pas inaugurer le nouveau rond-point de mon bled pour le 15 août, juste à temps pour l’apéro municipal et le défilé de la fanfare.
Partout à la fois, à Berlin, en Afrique et….. en Libye. Voilà où je voulais en venir après un long moment de silence à son sujet, tant il n’y avait rien à dire. J’ai pourtant voulu intervenir sur ce blog lors de la constitution du gouvernement avec la fameuse ouverture à gauche, car un instant j’ai cru deviner la vérité : Sarkosy, était une taupe du trotskisme, enfin arrivé à son but, diriger la France par la dictature du prolétariat. Car nommer à des postes clés des socialistes purs et durs, puis une « ni pute ni soumise » et ensuite débaucher Jack Lange en soutenant la candidature européenne de Strauss-Kahn au FMI (un comble pour un socialo), c’est prouver qu’il n’y d’espoir que venant de la gauche posthume. C’était un coup d’état, sinon d’éclat.
J’en suis revenu de cette idée baroque, car en réalité tous ces beaux messieurs ont été à la soupe, leurs carrières au sein du parti de Léon Blum étant bouchées, il fallait mieux bosser en face que pas du tout.
Revenons à nos bulgares. Après nous avoir fait croire que son projet de traité étriqué de la communauté européenne était la panacée acceptée par tout le monde, alors qu’il n’en est rien, le voilà, tel Zorro ou Robin des bois, arracher les innocentes des mains d’un horrible tyran. Et je te délègue mon épouse et mon secrétaire, (qui il faut le préciser aurait donc plus de pouvoirs et de marchandises dans leur panier que le ministre des affaires étrangères) et que je te troque, il n’y a pas d’autres mots, le spectacle, j’allais écrire le show de la chute hollywoodienne de l’histoire, contre une usine atomique et un négoce d’armement nucléaire. Or tout le monde sait que la libération des pauvres nanas et du médecin palestinien, a donné lieux depuis des années à des marchandages secrets et pécuniaires de la part de beaucoup de monde, y compris des services secrets israéliens. En premier lieu la communauté européenne, eu égard à l’un de ses membres.
Comment tous ces messieurs-dames, les acteurs de cette libération, acceptent-ils cela et pourquoi ? Contre quoi ? Cirer les bottes au petit nouveau ?
En réalité rien n’est clair dans cet épisode et cette fin qui pu l’esbroufe. Un pacte militaire à la clé ? Hollande, le gardien du musée, y fait allusion :"Quand dans un régime démocratique comme le nôtre, le ministre des Affaires étrangères ne sait même pas qu'il y a eu, qu'il y aurait eu un accord militaire, nous sommes dans une omniprésence qui pose un problème de transparence et de contrôle de l'exécutif ».
Ca commence à remuer dans le landerneau, y compris à droite qui commence à fumer, lorsque le fils Kadhafi met les pieds dans le plat en annonçant la couleur, c’est à dire l'existence d'un contrat d'armement.
Il affirme au «Monde»:
"D'abord, l'accord recouvre des exercices militaires conjoints, bien sûr. Puis nous allons acheter à la France des missiles antichar Milan, à hauteur de 100 millions d'euros je pense. Ensuite, il y a un projet de manufacture d'armes, pour l'entretien et la production d'équipements militaires. Vous savez que c'est le premier accord de fournitures d'armes par un pays occidental à la Libye ?"
On sait bien, et on s’en fout, que tout le monde fait du plat à Kadhafi en lui vendant
des armes, y compris l’Allemagne qui fait la gueule à travers celle de son premier ministre, pourquoi pas nous. Il faut rappeler que la Libye il y a peu de temps encore, était qualifié, à juste titre, d’état voyou et que pour se payer une tronche acceptable le colonel fait le beau et n’a pas hésité à troquer les infirmières pour cela. A noter que celles-ci sont toujours pour le peuple libyen des meurtrières spécialement cruelles
Réacteur nucléaire
Au lendemain de la libération des infirmières, Paris et Tripoli ont signé un mémorandum qui prévoit la fourniture d'un réacteur nucléaire civil, officiellement dans le but de déstaliniser eau de mer. Ce qui étonne le monde scientifiques, car d’autres moyens moins polluants existent. Le monde politique juge dangereux de fournir un tel équipement à un type comme le Colonel, « le Cinquième Cavalier de l’Apocalypse ».
Alors que Sarko affirme que cette issue s'était faite sans "aucune" contrepartie, l'Elysée assure, à l'inverse de Seïf el-Islam Kadhafi, qu'il "n'y avait pas eu de contrat d'armement signé à l'occasion de la visite de Nicolas Sarkozy en Libye".,en langage diplomatique.
Car en clair, il faut lire « on vous prend pour des cons, bien entendu qu’il a fallut cracher au bassinet, et alors, ce n’est pas la première fois, et il bien vendre … »
Pour les Français ce qui compte, c’est le soleil le ciel et la mer. Pour ceux qui y sont et pour ceux qui rêvent d’y aller, mais qui ne peuvent pas se le permettre. Pour râler on verra à la rentrée. Ces histoires à la James Bond ne valent pas les films à la télé. L’augmentation surprise des prix ? Le « travailler plus pour gagner plus » ? (Leitmotiv qui justement a certainement fait triompher le petit sarko, bien que cela ne vaut pas un coup de cidre, tant c’est nul et inapplicable. La TVA sociale ? On verra çà à la rentrée. Mais aujourd’hui on veut voir Cécilia qui fait la danse du ventre devant un chef de gang en Ray-Ban (qui doit se marrer dans son fauteuil)
Bref du cinéma, les rôles secondaires sont tenus par Fillon, et autres silhouettes. A par Dati qui fait son boulot le prenant au sérieux, où sont passés les Boorlo et suivants,
Quant à la bande adverse, j’y reviendrai sous peu et sous la forme de faire part.
N.B Pour eux qui veulent se changer les idées, faites un tour sur
http://tutti.allmyblog.com/73-king-solomon-burke-france-2...
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16:00 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Politique, sarkozy, libye, kadhafi, infirmières bulgares, centrale nucléaire






