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27 avril 2007
DE L'AUTRE COTE DU MUR
< Propagande sioniste de l'époque pré-isarélienne.
En politique étrangère, aucun des candidats notre présidentielle n’a parlé de la situation en Israël. Et pour cause, cette erreur qu’est le sionisme est devenue une connerie monumentale dès la création de l’Etat d’Israël et ce bâton boueux fait peur.
Pour ceux qui prennent ce blog en route, qu’ils sachent que je suis un antisioniste pur et dur et cela depuis l’âge de raison. C’est la seconde guerre israélo-arabe qui m’a ouvert les yeux. Il suffit de taper le mot Palestine ou Israël dans mon moteur de recherche interne pour le savoir. J’ai même écris un bouquin la dessus, mais inexploitable commercialement car sujet à de très nombreuses attaques judiciaires selon les avocats qui se ont bien voulut se pencher sur lui. Ceci dit, comme dirait Le Borgne, je l’ai remis dans un tiroir.
Il y a quelques mois maintenant que je n’en parle plus, (et je respectais la trêve) car il n’y avait presque plus rien à dire, la « Feuille de route » s’est envolée et les palestiniens en proie à une guerre civile larvée ou non et s’enfoncent dans l’impensable sort que leur réservent les Israéliens. L’Europe ne fait rien et la France encore moins. Nous apprenons à l’occasion de cette élection que les français résidants en Israël ont voté à 85% pour le chef de bande de l’UMP, comme c’est bizarre !
Rien de nouveau donc, malgré les effets d’annonces des conférences islamo-arabes de la région. Jusqu’à ce que Israël au cours d’une opération militaire tue neufs palestiniens en Cisjordanie lors d’un week-end précédent. Le Premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, issu du Hamas accuse l’accuse d'être à l'origine de la rupture de la trêve. Et le Hamas remet çà. En tout cas malgré son refus affiché de ne pas entreprendre une opération de grande ampleur à Gaza il déclare dans un communiqué : "Israël n'hésitera pas à prendre des mesures plus dures contre ceux qui tentent de s'en prendre à notre souveraineté en tirant des roquettes contre notre territoire, et en essayant de blesser nos soldats"
Ce monsieur devrait plutôt mettre la pédale douce, en effet à la suite d’un rapport il est accusé une fois de plus de tous les maux, corruption et Cie, les charges qui pèsent sur Chirac sont de la gnognotte à coté. Et c’est un mec comme çà qui décide de la vie ou de la mort des palestiniens. Vous remarquerez qu’il en a vu d’autre de ces phénomènes, la plupart des arrivistes ou des affairistes les plis habiles réussissant à se faire oublier. A ce propos aurions nous oublié Sharon dans son coma éternel ? Et le mur de Jérusalem ?
Des gouvernements de corrompus à la tête d’une communauté usurpatrice voilà qui peut paraître logique. Cette annexion d’une terre arabe par une communauté religieuse dispersée aux quatre coins du monde à cause da la veulerie des nations d’alors en présence, porte en elle toutes ces horreurs d’où qu’elle proviennent et plongent les israéliens dans un avenir précaire. Bon on ne va pas revenir là-dessus. Néanmoins lorsque l’on nous décrit le quotidien des serfs palestiniens qui travaillent, bien forcés, dans les implantions industrielles israéliennes sur leur propre terre çà fait tout drôle. (1) Lire le « Courrier International ».
Puisque personne ne lira mon bouquin je vais de force vous en soumettre un passage tel quel.
Les accords de Paris. Le volet économique des Accords d’Oslo signé à Paris, le 29 avril 1994
« Les ouvriers palestiniens vont travailler en Israël et en échange l’Etat hébreu continue d’écouler ses produits en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Une vision coloniale plutôt que démocratique d’envisager la suite de l’Histoire. Débouchant sur un équilibre évident, cette situation nourrissait l’Intifada et le chaos économique qui s’ensuivit, pour les deux parties d’ailleurs. En réalité Israël contrôle totalement l’économie des territoires occupés ; Gaza étant son deuxième marché d’exportation tandis que 90 % de l’exportation gazaoui vont en Israël et 85 % en proviennent. Et ceci depuis l’occupation de 1967. De plus, sa politique est protectionniste, pour faire face à la concurrence de certains produits les agrumes par exemples, l’Etat hébreu interdit la plantation d’arbres sans l’aval du gouverneur militaire et encouragent les Palestiniens à produire des produits qui lui manquent. Dans le secteur industriel, Israël limite les investissements au secteur textile, dans celui de la construction et des services pour profiter du coût de la main d’oeuvre sous rémunérée. Malgré tout il faut noter que des dizaines de milliers (50.000, fin mars 2002) de travailleurs bravent les checks-points se rendent encore clandestinement en Israël où leurs patrons les préfèrent souvent aux travailleurs aux noirs thaïlandais, roumains venus les remplacer.
Les accords de Paris ont ainsi institutionnalisé l’indépendance économique des territoires envers Israël. Sans parler de l’inextricable procédure de création d’entreprises palestiniennes, véritable montagne de procédures tatillonnes. Les importations sont scrupuleusement règlementées : les Palestiniens ne peuvent acquérir à leurs propres prix que 80 réfrigérateurs chaque mois ou 25 télévisions. S’ils veulent en importer davantage, le prix pratiqué doit être celui en vigueur en Israël. Quant aux médicaments et produites pharmaceutiques ils ne pourront en importer que s’il n’existe pas de similaire sur le marché israélien. Privé de port, celui de Gaza a été détruit en 2001, les cargaisons doivent transiter par les ports israéliens. On peut aisément deviner les difficultés rencontrées pour les dédouanements et autres procédures, ce qui peut entraîner des retards sur la livraison de produits alimentaires qui seront vite périmés. Bien trop souvent, les cargaisons de fruits et légumes pourrissent sur les parkings aux check-points, faute d’autorisation.
Cette mise sous tutelle de l’économie palestinienne a été accentuée par l’instauration de monopoles sur l’importation de tel ou tel produit ou sur les télécommunications (Patel). Le monopole de l’importation du pétrole était même inscrit dans les fameux accords de Paris. En contrepartie, ces dispositions ont donné lieu inévitablement à un marché secondaire entre Israël et des responsables palestiniens. La compagnie qui approvisionne en pétrole le monopole, palestinien cette fois-ci, est dirigée par Jibril Rajoub (qui sera limogé plus tard par Arafat) lorsqu’il s’agira de donner un gage de purification de l’économie. L’un des principaux responsables de cette entreprise n’est autre qu’un ancien haut responsable du Shahak, le service secret intérieur israélien. Son homologue, ancien chef du Shin Beth a été recruté par la maison israélienne pour négocier avec les Palestiniens l’approvisionnement en énergie de l’Autorité palestinienne. Ces magouillages ont été vite reconnus par la population palestinienne, creusant un peu plus le discrédit de l’AP. Un boycott à été tenté sur les produits israéliens à l’appel entre autres de Barghouti. (1). La vérité s’est vite imposée, il ne donna pas les effets escomptés. Entre Israéliens et Palestiniens, tandis que les armes parlent, le commerce légal ou non continue, les lois du marché déjouent les violences. Les salaires recueillis par les Palestiniens clandestins en Israël sont une soupape de sécurité pour la population. Certaines réserves accumulées auxquelles s’ajoute une proverbiale solidarité familiale, permettent de faire la soudure, mais pour combien de temps encore ? »
Bon après çà je prends quelques jours de vacances, au jugé et à la bonne fortune,peut-être vers l’étranger, si tout va bien. Faites comme mois, prenez des vacances pour oublier les mascarades de la campagne du second tour.
(1) Aujourd’hui en cabane
17:42 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Gaza, juifs, palestine, israél, liban, cisjordanie
26 avril 2007
LE CUL ENTRE DEUX CHAISES
< Règlements de comptes. D'après la presse anglaise.
La démocratie est ce qu’elle est, la moins mauvaise des solutions pour gérer la cité. Nous en connaissons les défauts et je m’étonne que les médias avec délectation et les politiques, s’inquiètent ou dénoncent les transactions, les tractations, les pourparlers, c’est selon, qui se déroulent toujours entre les deux tours d’une élection dont le système est forcément binaire. A part de Gaulle, et encore, jamais un président n’a été élu au premier tour. Par contre ce qu’il faut c’est une certaine morale politique, or cela n’a jamais pratiquement lieu.
Aujourd’hui, l’homme non pas a abattre mais à courtisé, est le perdant de cette élection, le troisième homme qui se veut un destin national et international, et qui grâce à sa campagne a su rassembler autour de lui les véritables indécis qui s’apprêtent, soit à le rester, soit de revenir à leur anciennes amours ou voter pour l’adversaire d’hier la représentante de la gauche.
Bayrou voue une petite haine à son véritable adversaire. Je m’explique : entre deux tenants de la droite l’une plus autoritaire que l’autre il n’y de place que pour une vedette, que guignait l’outsider. Une preuve ? :
Les petites voix « off »
Dans Sud Ouest, un quotidien régional qui le soutient, diffuse sur un blog l’enregistrement d’une révélation de Bayrou selon laquelle l’Autre, le venimeux, lui aurait proposé une « alliance » contre Chirac en 2004. Je cite : « Sarkozy me dit : "'Je te propose une alliance contre Chirac. On va faire les jeunes et on va le démoder, lui qui est vieux. On va lui faire la guerre, et au bout du compte, on fait alliance contre Chirac'". "Je lui dis : 'ça ne m'intéresse pas. Je ne veux pas faire d'alliance avec toi. Je ne veux pas faire d'alliance contre Chirac sur le critère de l'âge. Cela ne me ressemble pas. Alors tu fais ce que tu veux, mais moi, je ne le ferai pas […] » Bayrou affirme que depuis ce temps, outré, ne plus avoir parlé depuis au président de l'UMP. "On ne peut pas rencontrer plus différents que Nicolas Sarkozy et moi. Je n'ai pas parlé avec lui depuis trois ans", dit-il encore.
Entre parenthèse le fait de savoir que Sarko haït Chirac me laisse pantois. N’est-il pas en mesure de blanchir son patron de ses crimes en proposant une loi d’amnistie déguisée. Et celui-ci n’aime-t-il pas son successeur lorsque il se prononce pour son élection ?
Tout ceci amène à quelques réflexions.
La première est pourquoi la grande presse, médias compris, n’a pas parlé de ce fait qu’avait pourtant rapporté le candidat malheureux à Sud-Ouest au mois de mars dernier ? Elle est à la botte de Sarko nous répond le président de l’ex UDF.
La seconde est pourquoi ressortir ce truc entre les deux tours ? Elle en train de virer de bord et assassine son ancienne idole.
La troisième est pourquoi Bayrou baratine lui aussi malgré sa volonté d’apparaître comme une blanche colombe ?
En effet alors tout le monde devine que cela grenouille dur dans les états-majors, et monsieur fait le fier. Il n’empêche qu’il ment. Selon une source toujours bien informé que je vous laisse deviner, il y a bien eut lieu une conversation téléphonique au lendemain du 1er tour entre lui et son rival de droite, que ce dernier narre à son proche entourage. Après avoir félicité son concurrent sur son bon score, le candidat de l’UMP aurait proposé et exigé que les candidats UDF aux prochaines élections législatives s’engagent par écrit à le soutenir au second tour, sinon n’auraient pas l’appui de son appareil, et donc ainsi aucune chance d’être élus. Silence radio à l’UDF. Dépité, son président laisse le choix à son électorat les laissant au bord de la route.
Je ne vais pas monter en épingle la démarche de Ségolène Royal, mais elle opte pour une plus grande clarté en proposant à son ancien concurrent un débat sur un forum devant, là aussi un quotidien régional. Bayrou fait la tronche et exige que ce débat soit télévisé à l’échelle nationale, (une pub en or pour son prochain parti, Ce que lui refuse Sarko) Le staff ségolien hésite et on le comprend.
Le temps de « l’Union de la Gauche » est révolu et l’on peut le regretter. Pire, les scores de la gauche qui se dit non gouvernementale, mais qui accepterait bien volontiers ne serait-ce qu’on sous secrétariat et celle dite révolutionnaire sont ridicules sinon lamentables. C’est pourquoi, plus encore cette fois-ci la future présidente doit être celle de tous les français. D’ailleurs, son programme n’est pas plus socialiste, (1) que ce billet est un chef d’œuvre, mais socialisant, nous ne sommes pas à la veille du grand soir et pour un président socialiste on verra plus tard, dans d’autres circonstances qui ne sont pas encore réunies. Ce pacte présidentiel dans sa plus grande partie est plutôt social-démocrate et la tactique électorale de Madame Royal ressemble plus à du blairisme et du prodisme francisés, qu’à celle d’un Blum.
Devant Sarkozy qui, lui, fait dans le berlusconisme et lorgne l'électorat FN, elle est obligée de poursuivre dans cette voie et proposer au nouveau Parti Démocrate quelques sièges, dans son futur gouvernement où déjà le nom de Strauss-Kahn est inscrit, sous certaines conditions d’adhésion à son fameux pacte.
D’autre part, il me semble normal que les pontifes du P.S fassent la moue, pour ne pas dire plus, car son appareil à lui aussi d’autres exigences moins nobles (quoique), que sont toutes les futures échéances électorales, surtout celle du mois de Juin.
Ben ! Les Kikis, ce n’est pas mirobolant, ce n'est pas gagné, mais « çà vaut mieux que d’attraper la scarlatine ».
P.S Je ne voudrait offenser personne mais je n’apporte aucun crédit et aucune importance aux réflexions et autres plaintes des abstentionnistes volontaires se disant loin de la politique politicienne. Voter c’est la dernière chose qui nous reste de la démocratie grecque, celle où les élus retournaient aux champs après avoir géré la cité.
(1) Ce que disait maladroitement Jospin : « mon programme n’est pas (hélas ! En sous entendu) socialiste.
17:00 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : politique, election, bayrou, sarko, segolène
24 avril 2007
LES GIROUETTES
Fin janvier, Eric Besson, à l'époque secrétaire national du PS, publiait un réquisitoire anti-Sarkozy dans lequel il fustigeait un «néo-conservateur à passeport français». Il s'inquiétait des dérives d'un «apologiste du modèle communautariste religieux», véritable «clone de Bush». Il écrivait : “Nous devons être tous ensemble pour lutter contre ce qu’incarne Sarkozy, qui réussit le tour de force d’emprunter à Bush, [sa politique économique] à Berlusconi ses méthodes, à Le Pen son fonds de commerce, à Aznar son atlantisme, et à Chirac son culot.”[… ] Le « le pire de tout ce que l’on pouvait trouver au sein de la politique française ».
Il y a peu, ce même Besson a officialisé un ralliement à Sarkozy qu'il avait laissé entrevoir. Entre-temps, il a claqué, en février, la porte de l'équipe Royal et du PS, et vendu un pamphlet devenu best-seller contre la socialiste. Et non ps su le chiffrement du Pacte présidentiel, comme se sont empréssé de dire l’équipe de Sarko. A noter la vitesse à laquelle a été écrit cet ouvrage et la rapidité de son impression. Combien de nègres ? Qui est exactement son interviewer ?
Le peuple n’aime pas les traîtres et là c’est le bouquet. On se demande par quel cheminement, quelle ambition un type pareil pour en arriver là. Quelle gifle a-t-il reçu et par qui pour se conduire ainsi. Encore un ego démesuré. Ce Ganelon de pacotille, avec son nouveau patron, un expert en la matière, çà devrait marcher… ou éclater. Connaissant un peu le candidat de l’UMP et du MEDEF réuni, cela ne m’étonnerait pas que ce transfuge ne lui serve de kleenex, et qu’à la première incartade il le menace de lui casser la gueule comme avec Azouz. Où trouverons alors ce caméléon, chez Bayrou ? Ou poursuivant sa démarche, chez De Villiers ? A moins que ce parfait inconnu du public et qui aurait du le rester, soit nommé secrétaire d’Etat au retournement de vestes, Ganelon retournera dans l’anonymat et trouvera un boulot à sa taille.
Chez Begag, ce Iago d’aujourd’hui, bien que le contexte ne soit pas le même cela provoque également en moi le même genre d’aversion. Un véritable malaise de voir ces guignols, non seulement cracher dans la soupe, mais d’en être fiers. Les déclarations de l’ex-ministre de « l’égalité des chances » (1) lors de son soutien à Bayrou et le texte de son bouquin incendiaire, (il a démissionné après de le faire paraître) « Le mouton dans la baignoire » (Quel titre !) (2) sont pitoyables. On sent à plein nez le dépit d’avoir été considéré par son ancien collègue comme une marionnette, « l'arabe de service » de Villepin. Que n’a-t-il pas démissionné avant et attendu autant de temps, pour vider son sac ? Question subsidiaire, quel est son bilan ? Toutefois, ses révélations sur le caractère névrotique de Sarko s’étalent dans toutes les gazettes, ce qui n’a pas empêché son bon score, mais devraient ouvrir les yeux à certains pour le second tour.
Quant aux manœuvres qui viennent de commencer pour attirer les voix de Bayrou, ce qui me paraît normal dans la mesure où il y a un deuxième tour, quelles seront les prochaines girouettes qui vont nous faire marrer. Déjà un Roger Hanin rallié à Sarko cela vaut son pesant de rires, Tapie un peu moins, Dc Gynéco et J.Haliday, on s’en tape comme de l’an quarante. Et tous ces élus centriste et ministres, de Robien et l’autre gugus de Douste- Blazy, quelle marrade !
Donc vivement qu’on se fende la pipe un peu avant le triomphe encore possible mais interdit (!!!!) du petit Nicolas. Parce qu’après « on va pas rigoler ».
En ce qui concerne Madame Royal, il ne faut lui céder sur rien à ce Bayrou anti-sarko de droite proclamé, c’est à lui, battu de faire allégeance. Battu est un bien grand mot, devancé par son concurrent serait mieux. Delors, Cohn-Bendit et Rocard c’est bien, mais pas trop. C’est pourquoi je trouve judicieux de proposer un débat public entre elle et son concurrent malheureux.
P.S J’ai trouvé sur un blog, un Sarkocescu. Faut pas charrier quand même !
(1) Rien que le titre m’a toujours fait marré, comme le « Ministère du Temps Libre » avec Mitterrand.
(2) Lire néanmoins "Le gone du Chaâba". Le gone étant l’équivalent à Lyon du titi ou poulbot parisien.
15:35 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, elections, segolène, P.S, sarko, campagne electorale
23 avril 2007
KIF KIF
<Orgasme sarkosien.
Bon, il va falloir remonter les manches, si je ne m’abuse, car pour que Madame Royal soit élue présidente çà va être dur, mais pas impossible. Rappelez vous 1981.
Je me demande ce que les français qui votent pour Sarkozy trouvent d’attrayant dans son programme, hormis une démagogie de tous les instants et du tout dernier moment lorsqu’il appelle du pied les voix du FN.
Et que dire de ceux qui vont voter pour lui après avoir apporté leurs suffrages à Bayrou qui se présentait à la fin de sa campagne comme l’anti-Sarko. Comme je le pressentais dans une note précédente, ce dernier malgré une certaine fanfaronnade à l’annonce de son pari manqué, est voué à l’oubli. Ses parlementaires, élus grâce au soutien de l’UMP font déjà la tronche. Et créer un nouveau mouvement centriste, alors que les français viennent au contraire de dénoncer cette démarche, est un leurre. La seule chose que Bayrou, qui ne m’est pas antipathique, bien que faisant partie de cette classe politique qui bouffe à tous les râteliers, a réussi à faire, c’est d’être (ou du moins son électorat) au centre de la problématique question du report des voix. Selon l'Ifop, 54% des électeurs ayant voté pour François Bayrou au premier tour se reporteraient sur Nicolas Sarkozy et 46% sur Ségolène Royal au second. 11% des personnes interrogées par cet institut ne se sont pas prononcées pour un candidat au second tour. Ce qui revient à dire qu’une partie de ses électeurs, malgré son attitude catégorique contre Sarko sont des électeurs d’occasion qui ne croient pas un mot à ce que leur a dit leur préféré.
Je me demande comment les électeurs du candidat de droite et bien de droite, (Son avance est due en particulier au vote lui aussi utile des lepénistes) ne voient pas le danger que représente ce type au pouvoir, comme nous le dénonce Alberto. Lequel note néanmoins que ce candidat se fourvoie en parlant de l’innée en matière de préférences sexuelles.
Et pourtant il va falloir encore et encore les souligner ces menaces à la fois réelles dans son programme et sourdes dans le personnage. L’article que nous propose John, déjà signalé ici, est pourtant explicite. Un John qui nous offre des décomptes d’apothicaire, en faisant état dans les sondages d’un écart de 3 ou 4 % près, ce qu en terme de statiques est énorme, à la limite de l’inexploitable. Un duel qui finirait par 53-54 % pour Sarko et 46-47 pour Ségou, ce qui fait dans le pire des cas 7 %. Cette hypothèse a un effet immédiat, celui de me foutre le bourdon pour la journée. Pour me rassurer, je dirai que c’est une projection des mathématiciens de l’UMP.
Voilà ma propre prévision pour le second tour.
-Pour Sarkozy : 30 % plus 9 % de l’UDF et 9 % de Le Pen. Soit 48 %.
-Pour Ségolène : 28 % plus 9 % de la gauche non socialiste plus 9% de Bayrou et tiens à la louche 2 % des lépinistes (chez lesquels on trouve une majorité d’ouvriers : 48 %. Kif Kif bourricot.
Et je compte sur le petit bonhomme de Villiers-Adam dans l’expectative, qui votera pour une femme (Grâce à une inconnue qui fait de la politique militante aux abords des bureaux de votes, ce qui est formellement interdit par la loi) pour faire pencher la balance. LOL.
Et c’est, je le répète là certainement le blocage. Pour une partie des français, une femme à la tête de la France, pas question. Il leur faut donc voter pour cet excité. A ce propos, pouvez vous imaginer un instant un Sarkozy battu au second tour ? Ce qui se passerait dans sa tête ? Je le vois très bien tout casser comme le démontrent, je dis bien démontrent « Les Guignols de l’Info ».
Quant à Ségolène Royal je l’imagine déçue, mais pas maladivement abattue. Son égo ne ma paraît pas aussi bouffi que celui de son adversaire.
Donc il faut s’atteler derechef, partout, à, non seulement signaler les incohérences du projet de la droite aujourd’hui sarkosienne, mais aussi les lourdes menaces contre la laïcité, la liberté de la presse, l’indépendance de la classe politique vis à vis de la finance. Nous aurions droit à une politique sécuritaire, une répression inadmissible contre la population issue de l’étranger et encore plus pour les sans-papiers, une politique de discrimination positive, bref tout ce que dénonce Madame Weil.
Pour ce qui est de la suite nous verrons la suite dans un prochain épisode de «Teddy en Campagne »
P.S
Benêt comme je suis, je vous parlais de Parker, mais n’en diffusais pas une note. Faute réparée avec « Lover man »
16:26 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : politique, elections, segolène, P.S, sarko, campagne electorale
22 avril 2007
D'ETRE COCU ON N'EN MEURT PAS
Un P'tit tour et puis s'en vont
Comme d’habitude et cela fait longtemps que c’est comme çà, il y aura un débat de fonds entre la gauche et la droite.
Ce qu’il faut retenir de ce premier tour c'est le fort taux de participation et ensuite le recul historique du Front national. Certainement à cause de certains de ses électeurs qui ont préférés eux aussi voter utile. Et ensuite la vanité de la candidature de François Bayrou et l’erreur qu'on fait ses électeurs stratégiques.
Ce qu’il faut maintenant dans un premier temps c’est affirmer le résultat de lSégolène pour nous éviter un Sarkozy, ivre de jouissance, au pouvoir pendant cinq longues années et une équipe de ringards derrière lui. Dans un second et ce dans n’importe quel cas de figure élire un parlement à gauche toute.
A l’heure qu’il est il est urgent d’attendre et c'est pourquoi une bande de copains arrive. Avec des bouteilles bien entendu pour à la fois nous féliciter de notre choix et nous réconforter pour le second tour, car rien n’est joué.
Et pendant que certains en une longue soirée tenterons de changer le monde. « J’m'en vais » écouter de la musique avec mon casque sans fil. Tiens! Par exemple Charlie Parker.
Nous y verrons plus clair demain.
23:12 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, elections, segolène, P.S, sarko, campagne electorale
20 avril 2007
UNE PRESIDENTE POUR LA FRANCE
Ségolène Royale
A quelques heures du scrutin du premier tour, je me demande si le fait que Ségolène soit ne femme n’est pas son plus gros handicap chez les indécis ou chez les électeurs potentiels de Bayrou par exemple. Dans une société encore trop machiste, régie par une morale judéo-chrétienne, qui place la femme dans un rôle définitif, les français sont-ils prêts à élire une femme ? En arguant qu’elles sont moins compétentes en matière politique notamment.
Lorsque Ségolène Royale nage sur le nombre exact de nos sous-marins atomiques, la presse, les médias en font des gorges chaudes. Quand c’est au tour de Sarkozy de commettre la même bourde on en parle moins. Incompétence pour l’une, lapsus chez l’autre. Lorsque la candidate du PS parle de «bravitude» au lieu de bravoure, le monde politique, les médias se foutent d’elle, mais lorsque Sarko parle d’«héritation» pour parler d’héritage, pas une ligne dans la grande presse et pas un mot dans les grands médias.
Une femme, de plus une mère, présidente dans un tel climat me paraît en effet un obstacle pour certains pour qui une femme n’est qu’une femme, avec toute l’imagerie collective qu’ils triballent. Un exemple : autant les incartades un Mitterrand qui tirait sur tout se qui bougent dans le poulailler du Showbiz nous laissent indifférents, voire souriants, autant une femme qui recevrait de profonds hommages des jeunes premiers du même milieu, agresserait violemment les esprits chagrins.
Pour ma part si dans un rêve fou, madame Royal, candidate, portait une petite attention amoureuse à ma personne, je crois que je céderai à la tentation. Par contre si, dans un horrible cauchemar, c’était A.M qui me faisait la même proposition, je me mettrai à cavaler. Rien que d’y penser ou en écrivant ses initiales, provoque chez moi une rétraction précisément située, avec le risque d’altérer ma libido déjà nostalgique. Par contre, Ségolène, présidente de la République, cela changerait tout pour moi. Une mère qui joue à la bête à deux dos est une horreur pour ses enfants, n’est-ce pas ? Pour une présidente et mère à la fois c’est impensable, presque inimaginable. Bon ! C’est mon avis et je le partage, comme disait Prévert.
D’autre part, ceci n’a peut être rien à voir (mais est-ce un signe ?) ses concurrents, les commentateurs de bistrots, les journalistes, les politologues à la petite semaine, les intellectuels du petit écran, les français entre-eux, utilisent son prénom pour la nommer. Ségolène par ci, Ségolène par là, très rarement « Ségolène Royal » et encore moins « Royal », alors que tout le monde parle de Sarkozy, de Bayrou plus facilement. Imagine-t-on PPDA parler de Sarkozy en l’appelant Nicolas ? De M.G.B, Marie-Georges,-aujourd’hui en meeting- ou Jean-Marie-à la mosquée de Nice- ?
Nicolas Sarkozy
L’excellent article que nous fournit John est si complet qu’il m’évite un billet spécifique, démontrant la dangerosité d’un tel bonhomme. J’ai ici même diagnostiqué un complexe freudien chez ce type, ce qui n’est pas loin des analyses décrites par des spécialistes et un Michel Onfray en verve.
Tout çà c’est bien beau mais c’est prêcher pour sa chapelle, comme dans les meetings d’ailleurs. A quoi bon évangéliser des convertis. Remplir une salle de militant qui hurlent comme au stade de France, me paraît inutile quelque part. Sinon à rassurer ou conforter les militants dans leur conviction. Où sont passées les réunions électorales de préaux d’école, où, faute de média, se confrontaient les « pour » ou les «contre » de tel ou tel programme. Je me souviens de ces soirées qui finissaient souvent, soit au bistro, soit en bagarre générale et forces coups de poing entre colleurs d’affiches. Encore un autre mystère pour moi, à part les virées ludiques entre copains pour coller sur l’affiche encore mouillée de l’adversaire, Connaissez-vous quelqu’un de votre entourage qui s’est décidé pour untel en lisant son placard ? Et pourtant nous voyons encore de ces guignols se défouler à cette occasion en cassant de l’arabe au passage.
Que faire ? Il faut voter vraiment utile et apporter sa voix à Madame Royal qui représente la tout de même la gauche, pour son programme, pour un vrai changement, et contre Sarkozy qui est un véritable danger pour la paix sociale. A noter, que malgré une campagne électorale intensive menée depuis au moins 5 ans, et qui s’est activée ces derniers mois. En squattant télévisions, radios et presses, le candidat UMP ne recueille que 30 % environ d’intentions de vote au premier tour.
Que de peines perdues.
P.S En ce qui concerne la promesse faite par Sarko à Chirac, le candidat malheureux (j’y tiens) à la présidence avoue en conversation privée. Ce n’était pas du bidon et personne ne relève, sauf bien entendu un hebdomadaire satirique paraissant le mercredi. On y apprend également que pour Sarko l’homosexualité est d’origine génétique également. Ce que confirme M.Onfray (encore lui) qui déplore que cette «sortie» ne figure pas dans l’édition de son interview.
17:01 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : politique, elections, segolène, P.S, sarko, campagne electorale
19 avril 2007
LES DEUX "FRANCE"
Il y a une chose qui me tape sur les nerfs c’est le discours de la droite, de son ’extrême jusqu’à son centre mou (un pléonasme en politique ?), qui consiste à peindre une France au bord de l’abîme (De Villiers et Le Pen) et qu’il faut reconstruire (Bayrou), bref une France pauvre et démunie et qui, honte suprême, arrive au énième rang dans le classement des nations. La « Fraaaance» perd de son prestige, ne sert plus de modèle, etc. (Et ne pétera certainement pas plus haut que son derrière)
Ce sont, soit des non avertis soit des menteurs et dans tous les cas, nous prennent pour des imbéciles. Il n’y qu’à gauche où le contraire est démontré. En effet la France est un pays riche. Les investissements étrangers sont conséquents. Les résultats bénéficiaires de nos entreprises cotant au CAC 40 sont pharamineux. Voilà pour l’économie et la finance.
- En ce qui concerne l’épargne des français, immobilière ou non, sa thésaurisation elle est l’une des plus importantes au moins d’Europe.
- Nos systèmes d’éducation, de santé, de retraites et de couvertures sociales sont enviés par le monde entier.
- Nos congés payés, une horreur pour le patronat d’alors, sont jalousés.
- Les heures « perdues » dans les grèves diminuent d’années en années, la révolte contre le CPE mise à part.
- Nous avons un taux de chômage, à part quelques exceptions qui se payent très chères d’autre part, sensiblement le même que les autres.
- Nos voitures brûlent, mais nous ne parlons pas de ce qui se passe dans le monde, même en Europe dans ce domaine de la dégradation des rapports entres les hommes. L‘insécurité est malheureusement universelle.
En ce qui concerne la consommation, notre couverture d’entreprises de distribution, grandes ou petites en passant par les moyennes, est très étendue et n’à rien à envier aux autres pays d’Europe. Les Hypers, Supers, marchés sont plus que prospère.
Comme tout le monde il me faut m’approvisionner et je vais donc avec ma copine soit à Dupré soit à Croisement, sans oublier de faire un tour chez Dealer Price. Et je tombe toujours sur le cul en voyant les caddies pleins à craquer et les montants qui s’affichent (surtout les miens, égoïste et rapiat que je suis). A Noël, ou à Pâques, et cela me poursuit depuis longtemps, je suis effaré. Sur les parkings bondés que des bagnoles « je-te-dis-pas» (1) Loin de moi d’être jaloux, les bagnoles je m’en tape, une caisse avec quatre roues et va-z-y bobonne, direction l’Espagne. Justement d’Espagne j’en reviens où je vais acheter des cigarettes pour les cancérophiles de la famille ou de mes amis, et là, les bras m’en tombent : tous ces Rmistes, ces chômeurs,ces français « qui se lèvent tôt » poussent des chariots pleins de cartons de Pernod-Ricard et qui taillent la route..
Ces leaders de droite, en vrais démagogues ignorent, ou font semblant, l’anxiété des français qu’ils voudraient voir solutionné et éradiquée la pauvreté, même cachée derrière des télés à écrans plasma achetés à crédit. Combler le fossé de plus en plus voyant entre les plus riches et les plus démunis. De plus, voir étalées les primes de retraites ou de licenciement dorés des dirigeants de nos grandes entreprises, les français sont exaspérés.
Vous remarquerez qu’à droite on ne parle que très rarement de vrais problèmes de société, comme celui de notre système pénitentiaire, de l’état de nos prisons, de l’incapacité pour la justice (2) de rendre son vrai rôle, sinon pour la dénoncer, mais toujours d’insécurité liée à la délinquance importée « d'lautre coté d’là bas dis »
Il y a de quoi se révolter en France et de renverser la table comme dit l’autre, il suffirait de conjuguer tous les vrais sujets de mécontentements, et «l’extrême» (pour simplifier) gauche se goure. Il n’est pas temps d’espérer de voir le système capitaliste créer une situation pré- ou révolutionnaire, même moderne. En 1968 nous nous posions la même question et pourtant le décor et les espoirs étaient tout autre : Changer, adapter la société. Hier, la révolte contre le CPE était significative, nous ne voulions plus changer la société, obtenir plus de liberté, nous voulions du boulot stable pour nos mômes, quitte à militer çà et là contre la précarité de l’emploi dans son ensemble.Notre pays me parait divisé en deux monde, l’un celui de la bourse et du prix du baril de pétrole, celui où l’on peut surconsommer même en s’endettant à mort, qui peut mettre de côté un peu de blé à gauche. (Pour l’avoir devant soi) lol. Et l’autre, celui des chômeurs et des salariés à la petite semaine, une belle couche de retraités qui vivotent, des mal logés, des exclus et d’une partie de la classe moyenne qui stagne dans sa montée vers les étapes supérieures avec ce fameux ascenseurs social. Il faut y rajouter ceux qui pensent que tout cela pourrait s’arranger avec un peu de bon sens et d’équité.
C’est à ceux là (qui me lisent) qui hésitent encore, que je m’adresse, le seul vote utile dans cette élection, est pour Ségolène Royal. Une fois cette étape terminée, nous pourront, chacun dans sa formation, pour les législatives conforter nos opinions. Tergiverser et écouter les sirènes de Besancenot des verts et collègues, qui ont pourtant très souvent raison, sauf de se mettre d’accord, c’est se mettre un Sarkozy sur le dos cinq ans durant. Et d’assister à une recrudescence de petites magouilles entre amis de ce genre : Selon le magazine Challenges (3),Breton un collègue de Sarko, serait intervenu pour que Forgeard bénéficie de son parachute doré contre l'avis des membres du conseil d'administration qui jugeaient «inappropriées» les indemnités prévues dans son contrat, soit 8,5 millions d'euros tout compris. Et de voir se pérenniser cette proximité entre les industrilels, les financiers et le pouvoir, la tare de cette république dans lequel le candidat de l’UMP traîne lui aussi.
Du balai !
(1) Mes voisins hésitent encore entre un 4/4 ou un Mobil Home, ils sont employés l’une dans une grande surface du coin et l’autre par la municipalité.
(2) L’attachement de Roger Badinter à Ségolène Royale est un signe politique fort et de la détermination pour elle de régler ce problème. Ce geste est à comparer avec celui du ralliement d’un Bernard Tapie ou d’un Doc Gynéco à Sarkozy. (Simone que fait-tu dans ce bateau ?)
(3) Une revue de gauche bien entendu.
17:01 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, elections; segolène, P.S, sarko, campagne electorale
17 avril 2007
MOUTONS DE PANURGE
S’il y a de nouveaux visiteurs sur ce blog, ils peuvent s’étonner du sens du mot crédopathie qui figure dans son titre. Bon, j’explique. C’est un néologisme que j’ai crée de mes petits neurones et de mes petites mains pour tenter de définir la propension de l’homme à croire à tout ce qui « brille ». Cette faiblesse quelquefois maladive de croire à tout, surtout si c’est magique, surnaturel et qui répond à la question principale : « Que fais-je ici sur cette terre et pourquoi »
Les religions surtout monothéistes se sont emparées de cette disposition pour étendre un pouvoir bien temporel, grâce et à cause de l’Histoire, qu’elles tentent encore de préserver. Elles ont su allier cette soif de merveilleux et la quête de la grande question, en synthétisant les religions qui préexistaient et qui déjà faisaient une partie du boulot.
Toutes ces Eglises, chrétiennes et islamistes (dites du Livre, y compris le judaïsme aujourd’hui moins combatifs et dont le prosélytisme a été abandonné) n’ont été propagées que par les conquêtes et ont fait régner à la fois leur ordre et leurs dogmes. Elles ont toujours combattu toute forme de contestation, craignant à la fois le désordre, la perte de leur pouvoir et la dénonciation de leurs supercheries. Depuis l’antiquité des hommes ont protesté et certainement bien avant de la conception divine donc idéologique de la présence de l’homme sur terre. Et depuis cela n’a pas cessé.
Par contre des hommes et des femmes se libèreront enfin de ce carcan et en Occident apparaît un athéisme cmilitant notamment dans la défense de la laïcité.
Ce besoin de rêve pourrait être compréhensible malgré une rationalité proche du bon sens. Ne laisse–t-on pas aux enfants croire au père Noël, une donnée bien récente et surtout marchande ? Mais quand notre propre expérience, notre libre arbitre nous amènent à réfléchir, on devrait s’apercevoir que ces croyances religieuses ne sont que des illusions.
Certains en réchappent, mais d’autres, et c’est là le problème, continuent malgré les aléas souvent cruels et insoutenables de la vie de croire en un Dieu bon et juste : « Merci mon dieu de m’avoir enlevé mon fils ». C’est la force des religions qui ont crée la foi, aveugle. Mais devant leurs carences, les hommes se sont inventés d’autres croyances telles la sorcellerie, l’astrologie et autres pratiques médicales miraculeuses. (Je ne citerai plus de nom). Ce qui me semble évident, c’est que si ces forces spirituelles avaient laissé la liberté aux hommes de penser, très tôt elles seraient mortes, comme toutes les religions précédentes.
Voilà pour le spirituel, mais cela s’applique dans tous les domaines, dans les petits riens de tous les jours. Par exemple la consommation. Dans les publicités, qui peut croire que telles ou telles marchandises, produit les effets qu’on nous montre. (1) Et pourtant, on achète, car on y croit à cette pommade anti-ride, à ce dessert qui tue le cholestérol, mais on achète quand même. Nous sommes continuellement bernés, mais nous marchons comme les moutons de Panurge.
Depuis Nietzsche à Ralph Nadar et à « Défense des Consommateurs » tout est fait pour nous élever contre cette domination qu’elle soit religieuse ou consumériste, le fer de lance du capitalisme. A ce sujet je cite mon professeur d’allemand qui soutenait que la publicité n’était qu’une lutte financière pour éliminer la concurrence, une arme financière dans un capitalisme sanglant. Et de plus, cerise sur le gâteau, que c’était le consommateur qui paye. Coca et Pepsi lui ont donné raison. Voir photo.
Anecdote, deux jeunes néo-zélandaises, élèves de chimie, se sont appliquées à vérifier la teneur en vitamine C de leur boisson préférée. La marque affichait «Quatre fois plus » que les autres. Or, les petites curieuses ne trouvent qu’une petite trace de cette vitamine magique, elles en font part à la maison mère qui bien entendu les boude. Vexées les gamines portent l’affaire en justice, résultat : amende de 122.000 € pour publicité mensongère pour la société qui fabrique cet élixir.
Fermons la parenthèse, je sens que cela va me contrarier.
Quant à la politique dans ce domaine, j’y reviendrai dans mon prochain billet doux.
(1) Avez-vous remarqué que les démonstrations de produits détergents, l’état dont se trouvent les sanitaires des bonnes femmes, UNE HORREUR. On se demande comment ces braves ménagères peuvent envoyer leurs mômes dans des chiottes ou salles de bain pareilles
20:04 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Religion, philosophie, foi, croyance, superstition, eglise
13 avril 2007
LES ENFANTS VIERGES
Dans la grisaille ambiante j’ai trouvé de quoi me réjouir. Non pas une idée lumineuse d’un des candidats à cette élection dont la campagne ne finit pas, mais dans « l’Express ». Monsieur Vingt-trois (et j’en retiens un, comme aurait dit Coluche) plus connu sous le titre de Monseigneur, cite une anecdote qui l’a bouleversé : lors d’une visite dans un musée d’une classe d’école primaire, les enfants se sont arrêtés devant une toile représentant Jésus et Marie-Madeleine et ont demandé à leur accompagnateur qui c’étaient. Sympa non cette question, non ? En effet qui devrait s’angoisser d’une telle ignorance ou virginité, à part les culs bénits, et encore. Des mômes qui ne font pas pire que ceux qui visitent le même musée en sortant de l’Ecole St Machin, avec un curé comme guide éclairé.
Les premiers, comme mes enfants et petits enfants sont dans ce cas, protégés. Ont-ils hérité d’une éducation malfaisante sans dieux ni enfer ? Sont-ils plus promis aux tentations de Satan, un des héros préférés d’Alberto que je salue ici ? Aux affres de la luxure ? De la tentation du crime ? Pas plus, pas moins que leurs très très rares voisins, copines et copains qui vont à la messe et se confessent à douze ans et moins. Je me demande encore de quoi pourraient-ils être fautifs.
Embarqué dans cette histoire à dormir debout dès mon plus jeune âge, je me souviens de ma trouille du confessionnal * où je ne pouvais avouer que des petits riens du genre : « j’ai mentis à ma maman » à neuf ans !!! Un des curés parmi le plus âgés a bien tenté de me sonder, si j’ose dire, en me posant des questions que je ne comprenais même pas, du genre « te touches-tu ». Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il y avait là-dessous du vice, quoique cela existe encore, mais simplement l’application du code de la confession.
Le midi, France 2 diffuse un feuilleton qu’il faut regarder comme sociologue, l’histoire d’un jeune curé de campagne à la tête pas possible, de celles que je ne prends pas en auto-stop, au fin fond de la France profonde. On y voit des églises désertées malgré la présence de quelques vieillards, chasseurs pêcheurs, et des mômes embarqués dans des culculteries pas possible. Vraisemblablement destinés à se sortir de ce milieu qui sent la naphtaline et l’encens. On y voit la préparation de baptême d’un bébé, Honorine, (mais où vont-ils chercher cela) qui n’y peut mais et dont la mère affiche un agnostiscisme virulent. Simagrées à tous les étages. Passons.
Il me faut, à ce sujet des enfants sauvés des griffes des corbeaux, relancer une petite polémique. Comment les qualifier ces gosses ? Des athées, des mécréants, des incroyants ?
Saufs de ces mômeries du catéchisme, vivent–ils a/thée, c'est-à-dire sans dieux ? Incroyants, c'est-à-dire ne pas croire en des dieux ? Vivre dans un monde de dieux qui n’existent pas ou la question ne se pose même pas ? Vous voyez dans quel dilemme linguistique nous fourrent les prêtres et papes ?
En parlant de Pape, voilà Ratzinger 1er qui a écrit un livre sur la vie de Jésus. Encore un qui ne sert à rien, cette légende est archi-connue et le suspens n’existe pas puisque l’on connait la fin. Il ne manque plus que l’on fasse un film à partir de son scénario. Peut-être y aura-t-il des révélations dans ce livre, puisées dans les archives secrètes des « Caves du Vatican » (1) A ce sujet j’aimerai citer Desproges pour qui, si il a bien compris cette histoire, Jésus conscient de la tâche que son père lui avait confié, se serait tout bonnement « suicidé à trente trois ans». Encore une histoire de gênes Sarkosiens sans nul doute.
De pape à saint, il n’y a qu’un pas. Celui que vient de franchir le Vatican en accélérant la canonisation du défunt pape. Pourquoi lui d’ailleurs et non pas ce bon Jean Vingt-trois, (l’ancien copain Dix-neuf) à l'époque tous les curetons ne juraient (lol) que par lui ?.) ? Peut-être parce qu’il n’a pas fait de miracle comme Jean–Paul II. En effet une bonne sœur a été guérie deux ans après la mort de l’ancien pontife, d’une maladie de Parkinson. Tout le monde se marre de cette niaiserie, y compris les Evêques, Nonces, Prélats et tous les enjupés.
Ces balivernes, çà détend l’atmosphère. Mais on est pas sortis de l’auberge. En attendant pourquoi ne pas vister mon petit blog musical TUTTI-FRUTTI
* pour ceux qui ne connaissent pas, ce monstrueux "châlet", ce cercueil vertical est un confessionnal. Quelle trouille pour un gamin ! Avec çà, en face un cadavre ensanglanté q
(1) Oui je sais, étaler sa culture çà fait prétentieux, c’est comme la confiture moins on en a plus on l’étale).
DERNIERE NOUVELLE.
Sarkozy annonce qu’il est le fils «spirituel» de Jean Jaurès. Ce que je redoutais pour lui viens d’arriver, ce type affolé par les vrais sondages, ceux des préfectures, pète les plombs. Demain il cite Maurice Thorez dans le texte.
16:25 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Religion, philosophie, foi, croyance, superstition, eglise
12 avril 2007
CHIRAC A POISSY
Personne ne croyait que Chirac puisse passer devant des juges, mais que cela se fasse comme nous le décrit notre bon « Canard Enchaîné » il y a une marge. Ainsi, un accord entre Chirac et Sarkozy aurait été conclu : «Tu soutiens publiquement ma candidature et je t’amnistie si je suis élu»
Un tel SCUD à dix jours du premier tour çà fait mal, d’où la paniquade générale dans les hautes sphères du pouvoir, qui démentent à tous de bras. (La présidence a démenti par deux fois) Cà chauffe encore plus lorsque certains conseillers du président de l'UMP confirment que ce projet "d'amnistie rampante" a été bien étudié et un familier du chef de l'Etat a donné les détails "de la mise en oeuvre du plan envisagé." Projet dont avait parlé il y a quelques jours le Figaro lui-même.
Pour savourer, si j’ose dire, la chose il faut d’abord savoir que cet article de l’hebdomadaire, comme les autres concernant les affaires de l’Etat, n’est ni mensonger, diffamatoire, ni erroné. L’hebdomadaire, contrôle, croise ses sources et ses informateurs.
Lorsque l’on demandait à De Gaulle pourquoi il n’attaquait pas le Canard il répondait : « Vous voulez que je passe pour con ? » Personne non plus aujourd’hui n’attaquera le journal. Surtout pas Sarkozy et ses glauques affaires de patrimoine immobilier.
Chirac et Sarko savent très bien d’où vient cette attaque frontale : du sérail politique UMP et de l’Etat. Il ne leur reste plus qu’à chercher l’auteur ou les auteurs de ces révélations. On pourrait même envisager que le coup vienne de l’Elysée ou de Matignon, pour saboter la campagne de Sarko ? Pas impossible, nous en avons vu d’autres de ces coups tordus
Comment dissimuler cette amnistie afin que le français moyen n’y voie que du feu ?
L’astuce consisterait à faire passer un article dans un projet de loi destiné à renforcer la lutte contre la délinquance en réformant l'ordonnance de 1945 sur les mineurs, que le candidat de l'UMP s'est engagé, s'il est élu, à faire voter dès le mois de juillet. Ce projet de loi obligerait les magistrats à clore leurs enquêtes dans un délai de dix ans après les faits, et à carrément annuler les dossiers trop anciens. Une jurisprudence qui effacerait toutes les poursuites. Y compris les actes terroristes et criminels non résolus ?
Misère ! Misère ! A qui avons-nous affaire, à des magouilleurs, des voleurs aux petits pieds, aux tricheurs de seconde main ? Non à des élus, des présidents, des représentants du peuple. Rappelons-nous Tibéri et sa Xavière, pris la main dans les urnes, aujourd’hui tranquillous, et bien ils bénéficieraient de la même disposition de cette loi ! Imaginons un maire de nos villages, tripatouiller les résultats d’un vote ou plonger dans la caisse pour s’assurer un magot pour sa campagne municipale ? Sa carrière serait foutue et c’est normal.
N’oublions pas ce à quoi Chirac devrait en toute démocratie et justice faire face. Les principaux dossiers ouverts à Nanterre et Paris, concernent des emplois fictifs accordés notamment à des potes du RPR de la mairie de Paris, dont Jacques Chirac a été le premier magistrat de 1977 à 1995. Dans ces affaires, des documents écrits de sa main ont été versés aux dossiers démontrant, selon les plaignants, qu’il avait au moins connaissance d'un système frauduleux, voire qu'il y avait participé. Ne parlons même pas des autres affaires classées sans suite. (1)
La prescription des faits est suspendue à son départ, ouvrant ainsi implicitement la porte à une reprise des poursuites. Après plus de vingt années de sursis, le futur-ex-Président de la République française a essayé de s’en sortir en nommant ses hommes aux plus hauts postes de la magistrature, comme Laurent Le Mesle, son conseiller, au poste-clef de procureur général de Paris. Ben voyons !
Et tout cela, alors qu’une autre solution est possible pour lui d’échapper à la justice, une bonne grosse immunité conférée par une nouvelle fonction nationale ou internationale. Prenant modèle de cette solution, je vais derechef proposer à un jeune copain qui risque 3 mois de zonzon pour une peccadille, (2) un poste de vice-ambassadeur aux îles Salomon. Hélas, il ira en taule et peut être y rencontrera-t-il Chirac à la cantine.
Vous imaginez Chichi à Poissy en bleu de travail ? Et Bernadette lui apporter des oranges le dimanche après les vêpres ?...Une vraie bande dessinée.
D’aucuns vont me dire, oui…. Mais….. Mitterrand …les écoutes téléphoniques, le « Rainbow warior», les vedettes de Taïwan, et après, je m’en fous, cela n’a rien à voir, ce n’est pas une raison pour magouiller et tenter de s’en sortir comme çà.
Quant à Sarkozy, comme nous le ressentions, il est prêt à tout pour être élu et ce depuis longtemps, quitte à commettre de telles bévues, en plus de ses sorties à la noix sur les gènes porteurs. Reste à savoir si ses futurs électeurs ouvriront enfin les yeux. En attendant Baillerou prend le TGV en marche, des fois que….Mais c’est Ségolène (eh, oui !) qui réagit le mieux, elle demande en effet à chaque candidat de s'engager, s'il est élu, sans ambiguïté à ne pas étouffer, entraver ou amnistier aucune affaire judiciaire en cours. Une proposition difficilement réfutable.
Mais dans quel pays sommes nous pour en arriver à de telles suggestions ? Vivement que cette campagne se termine, çà commence à faire beaucoup les coups de pompes sous la table et les âneries débitées à longueur de meeting. Ouf ! Bientôt les législatives
(1) Juppé, lui, a trinqué, cela explique sa « tiédeur » dans cette campagne.
(2) A quoi a donc été condamné le voleur de scooter du fils de Sarko ? Il serait bon de le savoir
17:10 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, chirac, sarkozy, lection, ségolène





