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30 mars 2007

UN CHOIX

 

 

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Mon père achetait le "Figaro". Une fois par an lorsqu’il repeignait le plafond de la cuisine. C’est, disait-il «le seul journal qui me permet de couvrir le sol» après quoi il finissait à la poubelle (le journal pas mon père). Or, l’autre soir j’arrive chez le marchand de journaux le plus proche mais pas le meilleur (1), pour acheter «Libé» ou «Le Monde», trop tard il ne lui reste plus que le journal du coin et le «Figaro». Dix centimes de gagnés direz-vous …

 En revenant peinard chez moi j’ouvre ce journal et tombe sur les pages «saumons» de l’économie, sur un article qui concerne un certains Daniel Vasala patron de Novartis, un néo géant suisse de la pharmacie. Ce monsieur gagne environ 20 millions d’euros par an et est à ce sujet critiqué même dans son pays. Bon, et alors ? Eh bien il se justifie.

Il conçoit benoîtement que ses concurrents puissent adopter un plan social, c’est à dire de licenciements, pour assurer leurs bénéfices mirobolants. Il a raison.

Dans la logique économique que nous subissons, bien entendu. Personne ne s’insurge, à part quelques râleurs dans mon genre, de voir Zidane pourtant bien sympa ou Noah encore plus sympa, gagner des fortunes en jouant au ballon ou à la baballe. Et encore moins pour Johnny qui justement se réfugie fiscalement en Suisse, (dans tous les sens du terme) qui se produira en France et ramasser un paquet de  fric, en hurlant que cela vient du blues parlons-en du blues Pourquoi donc auraient-ils raison, parce que nous sommes foutus. Le capitalisme dont les avatars sont le libéralisme, néo ou pas, et le mondialisme, est un cancer qu’il faut alimenter pour qu’il ne tue pas le patient.

 Petite étude marxiste primaire succincte, légère et court vêtue.

Sans rependre mes chères études, c'est-à-dire au bord du Brevet Elémentaire, j’ai lu néanmoins le « Capital » et été séduit, comme beaucoup, par son analyse et certains de ses avertissements. Le système capitaliste porte en lui le germe de la guerre, civile ou patriotique, - les divers conflits actuels le démontrent- mais également guerre économique interne et externe.

 Depuis l’abandon du troc pour vivre, les hommes son tombés dans un piège, celui du gain qui s’est pérennisé en procédant au vol. Démunir son prochain pour dans un premier temps survivre soi-même, et ensuite profiter de lui. D’où l’accumulation des profits et donc du pouvoir sur les autres. Dès l’aube de la révolution industrielle, le capitalisme a commencé à exploser. Les besoins modernes et minima de vie décente ont permis au capitalisme de, déjà, faire la pluie et le beau temps.

 Prenons un exemple simple, pour ne pas dire simpliste, le chauffage, enfin accessible, à tous les pays dits civilisés. Il a fallut l’exploitation des mineurs (encore dans les deux sens du terme) par des propriétaires qui se sont appropriés pour une bouchée de pain les terrains miniers pour le faire. Pour simplifier encore, un mineur pour se chauffer lui et sa famille, devait travailler comme un esclave. Puis, comme il fallait bien domestiquer l’énergie de la houille, et bien ce seront les fonderies, les « de Wendel » par exemple, qui exploiterons les ouvriers dans les usines, pour accumuler des richesses transmissibles aux fameuses cent familles, et poursuivre cette quête sans fin. Sur le dos du travailleur, dirait Arlette.

Surconsommation, un mot perdu

Première étape, car ce n’est que le début, lorsque la France entière eut de quoi se chauffer avec des « Godin », et les boulets « Bernot », (toujours pour schématiser) les patrons se posèrent la question : « si on n’achète plus de poêles, comment allons nous continuer de gagner du pognon et par là même donner du boulot à nos ouvriers avant de les virer ? » Les plus malins dirent « il faut construire des engins moins solides, et ainsi relancer la machine » Pas con ! D’autres encore plus astucieux, qui sévissent encore, optèrent pour une autre solution, créer des besoins qui ne seront pas primaires et surtout reprenant l’idée des premiers, non durables. Ce fut l’explosion et le bonheur dans les foyers. Occidentaux, je précise.

Aujourd’hui nous avons le choix entre une crème qui efface les rides en 27 jours et 4 heures 12 minutes et une autre en 1 heure 14 secondes. Le choix entre un yaourt en pot en verre à 10 centimes et un autre en plastique biodégradable, lui-même antibactérien et anticholestérol, le tout « bidon » mais à 1.20 €.

 Certes, cela a permit l’émancipation domestique des hommes et surtout des femmes, un niveau vie plus confortable, une espérance de vie allongée, mais aussi des bagnoles qui tuent. Et c’est là entre autre où je voulais en venir. La fabrication, l’équipement,  l’alimentation, la vente, l’entretien, l’assurance, la pollution, et je ne parle du financement bancaire de l’acquisition ; Tout y est dans l’industrie automobile, du constructeur au pétrolier, et l’économie mondiale lui est assujettie.

 Imaginons un instant un constructeur qui décide sur un coup de folie de fabriquer des bagnoles qui coûtent moins chères, consomment moins, qui polluent moins, dont les moteurs, c'est-à-dire la vitesse, raisonnablement limités, au confort suffisant, simple mais sûr, à l’entretien facile, etc... La technologie est prête. Qu’arriverait-il, hormis moins d’accidents de morts, de blessés et d’handicapés dus à la vitesse ?  Une catastrophe économique mondiale. Et qui déboucherait sur quoi ?

 Ce que j’écris n’est certes pas une révélation, mais un simple rappel pour comprendre et relativiser l’enjeu de telles ou telles élections, présidentielles ou non. Minime en réalité, il s’agit de savoir plus ou moins bien gérer nos affaires dans la tourmente, en attendant cette catastrophe économique, sociale et environementielle (juste pour faire « Vert ») que l’on ne pourra pas éviter. C’est pourquoi, puisqu’il faut bien vivre (encore deux sens) et pour éviter qu’une explosion sociale, dont les prémisses s’annoncent, n’arrive, rendre un peu de justice sociale. Le choix est simple : ou bien on laisse les gens se démerder seuls, selon Nicolas-le petit, ou ensemble, selon Ségolène-dame-patronesse, jusqu’à la prochaine danse.

 Attention ! A travers l’"analyse" que je viens de faire de la situation mondiale, ne me prenez pour un crétin, je sais que cela n’est pas si simple, qu’il existe des contraintes et des exigences économiques, la concurrence, des conseils d’administration, et des actionnaires qui font marcher la boutique, mais je continue de croire qu’il ne s’agit là que de nourrir la machine qui finira par nous péter à la tronche.

 Ce qui me rassure, dans mon ignorance crasse de la real economy, c’est qu’un mec comme Sarkozy qui sort de l’ENA, prétend que pour que le prolo s’enrichisse, il lui faut travailler plus en faisant des heures supplémentaires ! Ignorant qu’il est. Ce sont les patrons qui les proposent ces heures ! Et non pas le traîne-cul qui l’exige, eh ! Banane.

 Et le même ne sait pas, ou fait semblant d’ignorer, que l’ouvrier français est la «médaille d’or mondiale » de la productivité par tête de pipe à pays, à pratiques et à coûts salariaux comparables, Allemagne et USA, et les autres, sauf la Chine. Bon an mal an, une heure de travail française produit un peu plus qu'une heure de travail américaine ou allemande, 10 % de plus qu'une heure canadienne ou britannique, 40 % de plus qu'une heure japonaise. Mais le Medef fait la gueule : si le salarié français travaille mieux que d’autres, il produit toutefois moins que ses homologues américains ou chinois pour la bonne raison qu’il ne travaille pas assez. Tas de feignasses et retour aux 35 heures.

 D’où l’importance d’acheter le « Figaro » pour le lire et non pour s’en servir comme papier cul, ce qui se faisait dans mon temps dans les toilettes et cabanes au fond des jardins.

 

(1) c’est celui à qui j’ai proposé de mettre « Charlie » plus en vue, caché qu’il était et qui malgré ses votes archilepeniste me remercia lorsque la vente de ce journal « caca » est partie en flèche.

27 mars 2007

QU'UN SANG IMPUR ABREUVE NOS SILLONS

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< Drapeau de la commune du fameux 138e. Les trous sont celles des mites. Pas celles des chassepots des Versaillais

 

« Qu’un sang impur abreuve nos sillons »

 

Ségolène

«Tous les Français devraient avoir chez eux le drapeau tricolore, comme dans d'autres pays où les drapeaux sont sortis aux fenêtres les jours de fête nationale

 Ben dis donc, et moi qui n’ai même pas un drapeau tricolore ? Il est vrai que j’ai par contre, héritage d’un aieul maternel ce drapeau rouge, celui des communards (quelle famille).

 Les états-majors de nos prétendants à l’élection présidentielle qui passionne beaucoup de monde sont des crétins. Qui a poussé Ségolène royale à déraper ainsi ? Quel est le gros malin qui a cru bon de lui souffler une telle futilité ? Ou quel est l’impératif pour le faire. Bon, à Marseille, il fallait bien faire un coup d’œil à la salle et rappeler l’origine et le symbole de l’hymne national, dont il serait bon de changer les paroles d’ailleurs.

Pourquoi ? pour gagner quelques voix à droite au risque d’en perdre autant avec de telles propos, à gauche ? Je préfère n’avoir rien entendu.

 Sarkozy
Dans le 19e arrondissement de Paris très populaire (que je connais bien) c’est la révolte. En effet les flics « obéissant subséquemment aux ordres de leurs chefs », se permettent devant l’indifférence générale ou presque, d’interpeller des parents émigrés et sans papiers lorsqu’ils viennent chercher leurs gosses à l’école. Ce qui est tout simplement dégueulasse, mais pas nouveau, il y a quelques temps une de ces interpellations avait fait hurler parents d’élèves et instits réunis qui aujourd'hui montent la garde. Ce qui l’est moins, de nouveau, c’est un tel dérapage en pleine campagne électorale. Bien entendu les versions sont contradictoires, (on parle même de chasse à la drogue dans le quartier) mais les faits sont là : une directrice d’école pour avoir protester contre les manières de CRS déployés par les forces de l’ordre (anciennement les gardiens de la  paix) a été mise en garde à vue. En dehors du fait que certains approuvent ces interpellations, au nom de la loi et de la république française, on constate que :

 Le lundi ce sont deux parents d’élèves des « jaunes » dont un papy, sans papiers qui sont arrêtés puis relâchés. « Et pourquoi qu’on les relâche ces criminels ? Pace’ qu’y a les parents d’élèves des communisses, me dirait madame Chichmermouf la femme d’un flic qui voteront tout deux pour le candidat de l'UMP, çà les change de Le Pen.

 Devant le tollé général, un -acte de rébellion caractérisé-, une demande de renfort est exigée. La BAC,arrive, les flics sortent leurs matraques et aspergent la foule de gaz lacrymogène au moment où les enfants se répandent dans la rue. La désormais célèbre directrice rouvre ses portes pour mettre ses élèves à l'abri. Elle reçoit elle-même du gaz en tentant de s'interposer. Un fonctionnaire de police se permet de menacer les terroristes d’un tonitruant «Vous allez très vite comprendre pourquoi vous allez dégager». Il ouvre la porte de son véhicule et en sort deux chiens muselés qu'il lâche sur la foule. Et tout çà en dépit d'un engagement oral du préfet de police de ne pas procéder à de telles interpellations dans le périmètre des écoles.

 Le maire, c’est de bonne guerre, demande à Sarko encore ministre de l’Intérieur de «faire cesser le harcèlement, les contrôles au faciès et les interpellations humiliantes sans justification», des «agissements particulièrement suspects en période électorale».

 Là encore, il va sans dire, que les ordres donnés ont été soumis aux autorités supérieures, qui devant ce bâton merdeux, ont demandés des instructions et c’est l’état- major de campagne de Sarko qui hérite du problème. « Allez-enfants de la patrie, çà fera bien dans le décor ; Boutez hors de France ces intrus et qu’un sang impur abreuve nos sillons » Nous y revoilà.

 Une petite suggestion aux forces de police qui veulent appliquer strictement la loi, pourquoi ne pas aller directement dans les maternités et cueillir les parents qui rendent visite à leurs filles et petits-enfants. On gagnerait du temps ?

 On se demande si ce n’est pas Le Pen qui tirera les marrons du feu, des légèretés de l’une de ses adversaires et les rodomontades d’un autre, qui lui aussi avait pris ce train bleu blanc rouge en marche, en promettant la création de ce fameux ministère aux relents vichystes. Si c’est une mauvaise formulation ou une faute de français, ce que tente de nous faire croire les francs tireurs UMP, çà pue quand même.

 Quand aux médias friands de scoops, j’attends qu’un journaliste pose enfin une vraie question aux candidats susceptibles d’être présents au second tour. A Sarko, lui demander quand compte–t-il rembourser ses frais de campagne payés jusque là par les contribuables. A Bayrou qu’elles sont les consignes de vote donnerait-il s’il n’était pas présent à ce second tour. A Ségolène Roryal enfin, quand compte-t-elle se séparer des pignoufs qui la conseillent actuellement.

23 mars 2007

BUSH TOI DE LA !

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G.W Bush est probablement le plus mauvais président des Etats-Unis pour l’opinion mondiale et surtout aujourd’hui, américaine. Ce péquenot, fils de son père, une famille dont les origines et les intérêts pétroliers sont bien glauques, a dû pendant son mandat faire face à deux évènements majeurs.

Le premier est l’attaque pour la première fois de son histoire sur son territoire, celle des TwinsTower par les sbires de Ben Laden. Le second, qui dépend du premier, fût la décision d’attaquer l’Irak, avec les fallacieux prétextes que nous connaissons maintenant et que les observateurs prévoyaient. Sans parler de sa gestion des ravages de l’ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans.

L’administration Bush, aux mains des culs-bénits, relais des marchands de canons, à décider d’attaquer l’Irak pour, primo, éliminer Saddam Hussein et deusio exporter la démocratie dans ce foutu pays. Nous voyons les résultats à la date du quatrième anniversaire de cette connerie

 - des milliers de morts chez les jeunes américains

 - une voie royale ouverte à une guerre civile entre deux groupes de religieux, qui certainement s’entretuent sans se préoccuper de l’irakien lambda, et foutent un sérieux bordel, une boucherie sans nom, tout en tenant tête, c’est le moins que l’on puisse dire, à la plus forte armée du monde.

 
Je parle très peu de ce sujet ou à dose homéopathique, car je suis atterré par cette lutte intestine entre deux communautés musulmanes, ce qui illustre très bien ce que je pense de l’institutionnalisation des religions. Peut être est il trop tard pour instaurer la laïcité dans ces pays aux mains de despotes en robes noires ? Dommage car ce serait une première étape vers un régime démocratique à l’orientale vers une république telle que nous l’entendons.

Devant ce conflit, plusieurs questions me tarabustent. Tout d’abord la transmission quasi dynastique du pouvoir des Bush. Ensuite, le volontariat de ces jeunes américains, que le film du Gros Bill souligne avec justesse, me paraît malsain. De tout temps les nations, qui ne perdurent qu’à travers les guerres, envoient à la tuerie ses enfants. Il est vrai, pour être pragmatique qu’il ne saurait être question d’y envoyer tout d’abord les pères de famille les vieillards, surtout pas le femmes et les affectés spéciaux (1).

Reprenons le fil de mes élucubrations, à savoir : être pour ou contre une armée de métier. Depuis que je suis en âge de m’intéresser à l’Histoire de France, c’est la Révolution française qui a attiré mon attention, surtout le personnage de Robespierre. Surtout depuis le temps où j’habitais dans sa rue. Non ! Pas celle où il est né, mais dans celle qui porte son nom, dans ma banlieue périphérique. Jacobin je suis, jacobin je reste C’est pourquoi d’ailleurs, lorsque j’entends les mots, régionalisation, reconquête, entretien des particularités nationales comme les langues, patois et autres jargons bretons, corses ou alsaciens, je tique un peu beaucoup

 Où voulais-je en venir ? Ah oui. Aux bidasses. Admirateur (juste un peu pour faire bien dans cette note) de St Just, je suis pour un armée du peuple et ce pour plusieurs raisons.

 Une armée de métier c’est la porte ouverte à toutes les aventures. Mercenaires aux petits pieds, légionnaires de pacotilles ces soldats partent en guerre pour toute autre raison que la défense de la démocratie. Les petits américains qui rentrent au pays dans des sacs en plastique, sont partis pour la plupart, pour endosser le bel uniforme américain et coiffer cette horrible casquette qui me fait toujours pouffer, et Pour éviter de finir comme livreurs de pizzas, bref pour du fric. Avec la fierté de toute la famille sur le seuil, drapeau étoilé au balcon. Ce qui n’empêchera pas pour certains d’entre leurs fils- de se conduire comme des chiens avec les « bicots » en Irak.

 En parlant des « ratons », hier chez nous, le contingent a traîné les pieds en Algérie, et sans lui, malgré ses milliers de victimes, les colonels auraient pacifié l’Algérie qui serait encore française, quitte à remettre çà aujourd’hui pour lutter contre la quête universelle d’émancipation. A noter que la saloperie étant humainement universelle nous avons compté dans nos rangs pacificateurs les mêmes ordures qui opèrent aujourd’hui à Bagdad.

 Ensuite, la conscription est un socle commun devant les péripéties de la vie quotidienne. Tous à poils dans les douches, tous ensemble à la laverie, aux chiottes et face à l’indigence des sous-officiers de garnison. A coté de nos lits, en chambrée, pieutaient des fils à papa : avocats ou médecins et à notre grande stupeur, n’était pas différents devant l’adversité. Eux mêmes d’ailleurs, étaient très étonnés que nous puissions avoir des idées politiques et discuter, avec nos mots de philosophie par exemple. Et comme souvent cela finissait en beuverie. Bras-dessus, bras-dessous, nous allions pisser sous les fenêtres du colon. Je sais çà fait, soit démago, soit réac sur les bords, mais je pense que je ne suis pas le seul à penser comme moi.

 Et dire qu’il y a un prétendant au trône présidentiel, un gugus dont je ne prononce pas le nom, à l’instar d’un Chirac obligé de le soutenir, qui trouve chez Bush un modèle et excuse la France de n’être pas du coté de l’armée américaine. Et qui, s’il il avait été par malheur élu à cette époque, aurait comme l’autre que je ne blaire pas trop non plus, aux cotés des USA et qui compterait un peu moins d’électeurs potentiels ne seraient-ce que les petits soldats français qui eux aussi reviendraient par avion en sac de nylon. Nous l’avons échappé belle. Et faisons tout pour que cela ne se produise pas. 

 DERNIRE NOUVELLE

Charlie est relaxé de ses accusations au grand dam  des "représentants" du culte musulman. Merci mon Dieu !
(1). C’est quoi les affectés spéciaux ?

Je sais ce dont je parle, puisque en tant que troufion, j’ai personnellement travaillé à la mécanisation d’un fichier primaire de ces types en 1962, une première étape vers l’informatisation telle que nous la connaissons actuellement. Cette liste est constituée des noms d’individus indispensables à la nation en temps de guerre. Ce qui pourrait être logique mais qui l’est moins lorsque l’on la consulte. Tous les patrons, de la plus petite entreprise jusqu’à la plus grande, notamment les banquiers y figuraient. Ce qui me heurtait au plus haut point, puisque j’y voyais le nom de mes propres patrons. Bien entendu j’ai ramené ma fraise auprès du seul officier qui lui seul pouvait m’écouter sans me promettre « la cour martiale » comme les autres. « Mon p’tit gars la guerre n’est pas une mince affaire et comme Clemenceau le disait trop sérieuse pour être confiée à des militaires, néanmoins c’est comme çà. Imagines-toi un pays en guerre sans industrie et sans banque ? ». Ce à quoi je répondis qu’un patron de chez Simca au front ne paralyserait certainement pas l’entreprise et qu’un troufion de base pourrait peut être faire aussi bien l’affaire. Ce lieutenant colonel de la légion me regardas curieusement et me lâchât : « Tu s’rait pas un peu trotskiste toi ? »

19 mars 2007

SEGOLENE EN ETAT DE GRACE

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La campagne électorale de Ségolène, (comme celle des autres candidats éligibles) est à une fusée à plusieurs étages. La mise à feu, soulignée par les médias a été son élection par les militants socialistes, avec une belle envolée dans les sondages. Le premier étage fut Villepinte C’est alors que les premières critiques ont commencé à poindre allant jusqu’à la mauvaise foi. Exemples qui partent du staff de Sarko, elle est « incompétente » et n’a pas de programme. De toutes parts les critiques souvent non fondés persistent et s’inscrivent dans l’opinion, sa première prestation télévisée a suscité une autre vague de reproches souvent fallacieux ; Elle n’aurait toujours pas de programmes, alors qu’il est passé au cible par les exégètes télévisuels qui n’attendent qu’une chose : un faux pas et surtout le chiffrage de ses promesses électorales. Chiffrage qui d’ailleurs n’existe pas plus chez les autres. Après quelques bémols dans sa campagne, la presse avait inventé le « fameux trou d’air ».

Or, malgré la montée « artificielle » et conjoncturelle de Bayrou dans les sondages, Sarkozy qui s’emmêle les pinceaux dans son ministère bidon, avec son fameux pacte qui aux yeux de certains est un gadget, elle est crédible contredisant ainsi l’autre critique qui met en doute sa crédibilité personnelle, bref, elle vient de remettre les pendules à l’heure.

 D’abord chez Madame Chabot, où elle s’est positionnée comme un véritable chef d’Etat. J’ai, et c’est mon opinion. (lol), eut l’impression d’avoir sous les yeux une présidente élue qui s’adressait à travers une émission télévisée, à ses concitoyens. Pendant deux heures, sans notes, elle a su développer son programme avec une logique et une articulation limpide claires, qui pouvait jusqu’alors lui faire défaut. La coiffure remodelée, un tailleur classique, une diction parfaite quoique un peu monotone, elle s’est imposé.  Même attitude chez madame Ockrent, devant une madame Parisot obnubilée par les 35 heures, (qui connaît très bien les positions de Ségolène à ce sujet mais qui voulait la coincer) elle a su lui clouer le bec? Arlette, Besancenot et MGB n’auraient guère fait mieux. J’aimerai connaître les commentaires des politologues qui parlent d’elle comme une émanation de l’aile droitiste du P.S.

Pour la première fois, hier, elle avance l’idée chère à Arnaud Montebourg, d’une VIe république, alors que ce projet avait été rejeté par le congrès du Mans. Elle promet l’organisation d'un référendum institutionnel dès l'automne si elle est élue.

En ce qui concerne le parlement, elle veut lui redonner l’importance de son rôle, et en mettant fin au cumul des mandats. Elle prévoit une démocratie participative, (le mot qui fait peur aux démocrates de salon) et une nouvelle étape vers une délégation territoriale c'est-à-dire un autre pas vers la décentralisation.

 De Chabot à Versailles nous assistons à la mise à feu du troisième étage de la fusée royale. Et à part sa prise de position en ce qui concerne son parti où elle s’émancipe du P.S, (ce que je trouve cela normal, car elle postule une fonction qui concerne l’ensemble des français, elle ne veut pas être seulement la présidente de la république des militants socialistes, tout en comptant sur ses cadres pour gouverner) la presse, les médias n’en parlent pas). A tel point que les guignols de Canal+ s’interroge : où était l’autre soir Ségolène Royale ? Rien sur antenne 2 ?

 En prime, elle se place avec une autorité convaincante comme la véritable alternative au passé, du coup Bayrou est ringardisé. Tout comme Sarkozy qui vient de commettre une sacrée bourde avec son ministère à la mords- moi- la doigt, bourde que vient de désavouer une madame Weil, sortie pour la circonstance de la retraite qu’elle a bien méritée. La campagne de la candidate Ségolène Royal prend maintenant une autre allure, plus proche des « gens ». Elle évacue avec habileté des questions jugées trop techniques : «Je suis candidate à l'élection présidentielle, je ne vais pas statuer sur telle ou telle circulaire...» affirmant ainsi sa façon de déléguer. Bref, Ségolène vient d’endosser avec une certaine gravité qui sied à la candidature, un costard élyséen. Et pas seulement celui que j’évoquais plus haut.

 En attendant, les sondages, toujours les sondages, ne sont pas très bons pour Ségolène Royale. Heureusement pour notre moral que nous avons d’acier, les instituts de sondage ont toujours été à coté de la plaque. Mais quand même voir Sarkozy en tête avec une hausse récente çà fout le moral à zéro pour la journée. Attendons les prochains chiffres, on sait que ce sont des conneries, mais voir Ségolène remonter la pente cela met du baume au cœur. Vivement les débats contradictoires ! Qu’on se marre !

14 mars 2007

BYE BYE BAYROU

medium_bayrou.jpgBAILLEROU LA GROSSE TËTE

 

Il fallait bien que j'en parle comme tout le monde de ce Bayrou.

DSK, a récemment appelé le candidat UDF à «rejoindre le pacte présidentiel de Ségolène Royal». Il y a quoi se marrer.

 Bien sur que ce type fout la trouille aux partis, il faudrait mieux l’avoir avec soi que contre. Pour les sondages, car pour la politique, ce n’est même pas la peine d’y penser. Ce Baillerou est un homme de droite qui voudrait être élu sur une seule idée, gouverner avec les meilleurs, qu’ils soient de gauche, de droite ou du centre. Comme si les législatives qui suivrons lui donneraient les moyens de le conforter dans son fauteuil. Comme si ce n’était pas le parlement, certes un peu désarmé par la Vème république, ne dirigeait pas et seul la politique et qui charge l’exécutif, c’est son nom d’appliquer les décisions populaires. Comme si son programme ascétique pouvait être appliqué avec un consensus national.

 Bayrou est un homme de droite qui a toujours voté avec elle, sauf ces temps derniers pour pouvoir se positionner dans la course à l’Elysée. Il ne lui reste plus beaucoup d’adhérents au gouvernement et au parlement, les de Robien et Santini ont bien compris où il fallait se placer. Et dans toutes les instances à tous les niveaux, une seule règle a prévalue : alliance avec l'UMP.

 Il est bien sûr que son discours fait quelquefois mouche, par exemple lorsqu’il parle de la puissance médiatique qui fait les présidents, aujourd’hui Sarkozy. Il a raison lorsqu’il dénonce les accointances entre le candidat ministre avec le grand capital médiatique. Ce n’est pas une raison pour retourner dans les méandres de la IV ème. Vous imaginez DSK au gouvernement, avec un sarkosiste pur et dur ou un centriste mou et frileux par essence ? Il faut d’abord se poser la question suivante : qui ce pseudo candidat antisystème appellera-t-il à voter s'il n'est pas au second tour ?

 
Il est de règle,de mise et de tradition en France que s’opposent une droite et une gauche, et Bayrou n’y échappe pas d’ailleurs, ne serait-ce que par ses idées et ses origines personnelles et politiques. N’oublions pas que catholique fervent, il a mis un million de personnes dans la rue en voulant restructurer l’éducation nationale et privilégier financièrement l’éducation religieuse. Si ce n’est pas une idée de droite çà ? Son projet à la Merckel n’est pas viable, personne n’y croit mais un quart des votants putatifs se déclare être près à voter pour lui. Il en sera autrement le jour du vote au moment où l’on arrête de plaisanter, ou de faire preuve de mauvaise humeur auprès des sondeurs. A cet instant les citoyens n’ont qu’un interviewer : leur conscience. C’est une des raisons pour laquelle tous les sondages se sont trompés lors des scrutins. L’une des raisons.

 En partant de cette analyse et en attendant les débats croisés dont sont friands les électeurs, je suis à peu près sûr que cette ascension dans les sondages va non seulement s’arrêter mais éclater.

Je ne sais pas si c’est politiquement correct, mais les français veulent un président qui a du souffle, une carrure, porteur, (c’est aussi son rôle) de l’image de la France dans le monde et qui donne de l’espoir. Et dans le panel de présidents éligibles je n’y vois pas Baillerou et encore moins Sarkozy le frénétique-sous-Lexomil. Il ne reste que Madame Royal. Certes il lui manque la carrure d’un Mitterrand, qu’elle peut remplacer par sa féminitude. (1) Il ne lui reste plus qu’à s’appuyer sur une équipe, certes rénovée et jeune, mais vraiment socialiste, ce qui ne ferait pas peur aux électeurs étant donné leurs votes lors des régionales. (A noter Bayrou, conseiller général des Pyrénées Atlantiques a 3 fois mis les pieds 3 ans au dit Conseil)

 Nous savons tous que nous sommes prisonniers d’un système économique hérité du capitalisme à la papa et tout ce qui en découle dans le domaine social. Que ce qui fait et fera la différence entre les candidats ce sont les propositions pour y faire face. A droite, en gros : que chacun se démerde. A gauche, la solidarité et l’effacement des différences. Au centre c’est la même sujétion à l’ordre économique mondial, avec une politique de droite anonyme, mais sans odeur et sans saveur, mollassonne donc éphémère. C’est pourquoi je ne vois pas l’utilité d’une deuxième candidature de droite qui voudrait faire avec un Fillou une timide politique de gauche. Ne serait-ce que de la stratégie politicienne, cela ne m’étonnerait pas trop. Bayrou et sa bonhomie n’est qu’un leurre. La finalité du centrisme c’est la création d’un « extême-centrisme » comme disait un de mes copains (tout est soluble dans cette pensée) ce que personnifie notre héraut des sondages. C'est-à-dire rien.

48,567 % des personnes interrogées ne souhaitent pas se prononcer sur leurs intentions de vote et réservent leur choix pour l’élection. Les électeurs de François Bayrou, eux assument courageusement leur choix : Ne froisser personne (67%), préférer l’eau tiède (58%), mais de préférence déminéralisée (36%). Un choix qui ne leur attirera aucun ennui et ne leur posera aucun cas de conscience. Un choix vraiment correct, qui rend acceptable leur individualisme, leur absence d’engagement et de courage politique.

 79% des électeurs de Bayrou se définissent de droite ou du centre (ce qui historiquement revient au même) alors que 15% se disent de gauche “mais pas trop quand même”.Reste 6% dont on ignore tout .Peut-être d’anciens “Sarkozystes de gauche” lassés de faire le grand écart ?

Quant à l’ensemble des sondés 49% des personnes interrogés disent “être sûr de leur choix” pour le 1er tour des élections, mais 86% d’entre-eux pensent “pouvoir encore changer d’avis” d’ici le 22 avril (au 1er mars 2007

 Certains font semblant de croire que Chirac, présumé coupable devant la justice, ce que tout le monde semble oublier sauf les magistrats je l’espère, dans son discours pitoyable d’adieu à la France aurait fait de nombreux sous entendus. Pour les uns une mise en garde à Sarko et les autres un appel du coude à Bayrou. Des bobards, Chirac futur locataire de la Santé, évitant tout de même la monarchiste habitude de désigner un successeur, ne manquera pas d’apporter son soutien à son élève Sarkozy. On ne trahit pas son camp, enfin pas tout le temps, tout de même. !

 (1)  Ce qui il ne faut pas se le cacher, emmerde sérieusement une partie de l’électorat masculin et des politiques notoires. Ne parlons même pas des intellectuels de plateau de télé.

 

 

13 mars 2007

UN COUP DE BARRE

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 Lorsque Raymond Barre parle de lobby juif le CRIF monte au créneau. Problème de vocabulaire, car ce mot dans les pays anglophones n’a pas le même sens. Là bas, il s’agit d’un groupe représentatif d’une communauté qui défend ses intérêts. Ici on entend groupe de pression. «Le lobby juif capable de monter des opérations indignes » (1) dans la bouche de Barre est plus péjoratif. On perçoit néanmoins dans les paroles de l’ex-premier ministre une pensée qui est ancrée dans la mémoire collective française et s’en défaire est plus ou moins difficile. J’ai déjà parlé ici de la passivité de nos aînés lors de la dernière guerre lorsqu’il s’agissait d’extraire les juifs de la communauté française et d’accepter sans broncher qu’ils soient expédiés au loin, là-bas, derrière le Rhin. Il y a plusieurs explications à cela qui nourriront le débat sur «la Question juive » en son temps et qui finira comme nous le savons.

Aussitôt la classe politique de parler de son antisémitisme ou de son racisme. Il a beau jeu de s’en défaire en proclamant son antiracisme viscéral et que rien dans sa carrière ne justifie ce jugement..Mais lorsqu'il’il justifie les actions d’un Papon, lorsqu’il absout Gollnish il est bien moins défendable.

 Encore faut-il comprendre ce que le mont antisémite veut dire. Sur ce blog je dénonce l’invasion par les juifs d’une terre qui n’est pas la leur, engendrant ainsi une longue, trop longue période de conflits qui aboutissent à des horreurs commises de part et d’autre, les uns occupés et chassés, les autres occupants qui défendent leur nouveau bien becs et ongles, pour moi une injustice historique qu’il faut dénoncer et que les français échaudés par l’occupation de l’Afrique du Nord devraient blâmer sans qu’ils soient taxés d’antisémitisme. Encore moins de racisme, puisque jusqu’au dernière nouvelle la communauté religieuse juive n’est pas une race. (Ne ne jouons pas sur les mots. O.K) Lorsque j’exprime ici et là mon antisionisme, la plupart de mes contradicteurs me taxent d’antisémite. Au début de ma révolte militante en 1967, je me suis posé la question et conclu que c’est plutôt ma conception de la justice, (bafouée également par le régime d’Afrique du Sud) qui m’irritait. D’autant plus qu’Israël se qualifie lors de son autoproclamation, un Etat juif, dont théocratique que je dénonce dans toutes ces formes  

 Or dans le « Courrier international » un article fait état d’un controverse aux USA et en Angleterre qui oppose les juifs athées, pour la plupart antisionistes ou critiques de la politique israélienne, et les dirigeants de l’importante et agissante communauté juive. Joint à l’article, un quizz « permet de découvrir » si vous êtres antisémite ou non. J’ai obtenu le score suivant : entre 9 et 11 points. Je suis considéré ainsi :

« Vous n’êtes pas un fan de l’Etat hébreu, mais vous n’êtes pas encore da le collimateur de la ligue anti diffamation (association américaine chargée de lutter contre l’antisémitisme) Pour ne prendre aucun risque, veillez à ne signer aucune pétition provenant d’une université britannique » Ce qui veut dire d’un ton plaisant qu’il ne faut pas être antisioniste aux Etats-Unis tout comme être athée militant. Certains vont être content d’apprendre que je ne suis pas antisémite, cela va les rassurer.

 Le fonds de l’article est révélateur. Un éminent historien britannique, Tony Judt, de religion juive, tente d’organiser une conférence sur ce fameux lobby juif. Patatra ! Il est interdit. Aussitôt une protestation émanant de certains juifs pro-israélien contre cette interdiction faisant référence à la liberté d’expression, est apparu. L’affaire monte d’un cran, relayée par le « New York Times », lorsque un professeur d’Université taxe carrément l’anglais d’antisémite. La polémique enfle et la presse réagit, là on soutiens la position de certains juifs «progressistes» et ici on la dénonce ave véhémence.

Ce Judt n’en est pas à son coup d’essai, déjà en 2003 il écrivait que l’Etat d’Israël « était un mauvais anachronisme pour les juifs » et en 2004 qu’Israël devrait de venir un Etat binational !

Un Rosenfeld qui dirige le programme d’études juives de l’université de l’Indiana à Bloomington, affirme que «l’antisionisme est la forme que prend une bonne partie de l’antisémitisme actuel » et que certains y voient un parallèle entre les tentatives passées de débarrasser le monde des juifs et les désirs actuels de se débarrasser de l’Etat hébreu » Un beau tas de conneries primaires. Ce qui est un comble pour le british professeur car il ne revient pas sur la création d’Israël, mais sur une politique proche de l’apartheid qu’il faut bien entendu dénoncer.

 A ce sujet lire http://www.ism-france.org/news/article.php?id=6397&ty...

 

Qu’en est-il en France de cet amalgame entre antisémitisme et antisionisme ? Avec ce vieux fond d’antisémitisme bien français, nous ne risquons pas grand-chose. Ce n’est pas une raison de nous mêler ave tous ces négationistes et autres obsédés révisionnistes. Nous ne sommes pas du même monde, nous n’avons pas mes mêmes valeurs (Pas de Pub ici)

 

En attendant on est loin de la sortie de Raymond Barre, cet humaniste.

 

(1) attentat de la Rue Copernic.

 

P.S Si vous voulez une photo de ce Judt vous tombez sur le message suivant :

 

« En réponse à une demande légale adressée à Google, nous avons retiré 1 résultat(s) de cette page. Si vous souhaitez en savoir plus sur cette demande, vous pouvez consulter le site ChillingEffects.org. »

 

08 mars 2007

RASE CAMPAGNE

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Ne jouons pas les outrés. Que les principaux candidats soient des rupins n’a rien de nouveau, ce n’est pas demain la veille que nous verrons un candidat éligible issu de la class moyenne et encore moins du monde ouvrier. Ne nous étonnons pas non plus, puisque c’est le sport national des contribuables que nous sommes, de les voir tout faire pour payer moins d’impôt. A la limite les « possédants » comme on les appelait pourraient les féliciter. Quant aux salariés, « balpeau la ri dondaine » je me demande bien d’où je ressort cette vieille expression, pas une seule combine.

 Là où il fait se questionner et s’interroger c’est lorsque, tels des mômes pris la main dans le pot de confiture qui cherchant à se disculper, ils s’enfoncent un peu plus.

Le « Canard enchaîné », cette institution qu’il faudrait sacraliser, véritable journal officiel d’opposition, une des clés de la démocratie, lui rive son clou cette semaine. Voulant faire le brave, Sarkozy répond par lettre au Canard et comme je le dis plus haut il s’enfouit un peu plus. Sur tous les points qu’il conteste, l’équipe du journal lui répond et prouve. Du coup Sarko est dans de beau drap, il passe pour un menteur. Quant à Ségolène, elle fait appel à un expert comptable frileux ou timide. Ou complice, ce qui pire. Elle passe comme une dissimulatrice et également pour une menteuse. Sa petite propriété avec piscine sous les arbres est estimée à trois fois plus que l’expert en question. Au prix où il a évalué cette propriété les acheteurs font la queue. Tout çà pour tenter d’échapper à l’ISF que les socialistes ont mis en place. Malheur !

Voilà pour le fond, pour la forme c’est bien un peu révoltant. On apprend que Sarkozy bénéficie de ristournes sur des travaux et des «prix» sur l’achat et rénovation d’un duplex, fleurs que le journal estime à 300.000 €.

Un exemple ? La bibliothèque-bureau (en chêne) a été facturée 156780 f avec la TVA, soit près de 24.000 € ! Sans parler des variateurs de lumière pour l’appart facturés 28.600 f (plus de 4.000 €) et les installations électriques. Et ce candidat fait sans vergogne dans l’ouvriérisme.

Vous allez me dire que j’ai de l’a apriorisme contre ce type. C’est vrai, j’ai un peu honte mais il y a dans sa morphologie et son comportement de ce type quelque chose de rédhibitoire pour moi, comme dirait Siné. De plus, dès que je l’entend ou lis son programme, c’est le pompon.

J’ai déjà ressenti cela avec feu Pompidou, dont le nom, à chaque foi que je l’entendais, me faisait penser à Marilyn ce qui est déjà plus agréable. Son visage pour moi était une caricature de Louis XVI.  Des images, comme pour Baillerou, le monsieur de droite qui fait semblant d’être du centre pour ratisser large et grimper dans les sondages.

Tiens parlons en des sondages, une connerie institutionnalisée. Comme si les questionnés étaient dans l’isoloir. Bien entendu que dans ces cas là, interrogé au téléphone on peut se laisser aller, « oui je vote Baillerou» rien que pour brouiller les pistes ou sincèrement sur le moment, donc une réponse volatile. Ce candidat qui nous propose rien d’autre que de revenir à la IV me république, ne sera pas vraisemblablement pas président. Situation qui n’a rien à voir avec celle de Le Pen, qui lui nous en sommes sûr et ses électeurs surtout, ne sera JAMAIS président. Ce qui me ramène à mon propos sur les sondages : a quoi cela sert –il de dire que l’on vote pour un candidat sans espoir, puisque lucide, qu’il soit élu ? (1) Pareil pour les candidats farfelus comme de Villiers. Je ne parle pas des candidats militants qui se servent de cette fabuleuse tribune pour leur propagande, ce qui est à la limite anormal (c’est mon avis et je le partage. J.Prévert)

 Tous les candidats en lice et qui sont en mesure de gagner, (fortunés et roublards donc) mènerons, prisonniers du système mondial, la même politique à quelques nuances près. C’est donc pour ces nuances qu’il faut choisir. C’est ce que j’ai fait, par fidélité à mes origines, à ma culture et à ma propre réflexion, je voterai donc pour une femme, ce qui a le mérite au moins d’être nouveau, qui a su mettre les prétendants de son parti dans le vent, et qui plus est, agréable à regarder. Et si c’est Sarkozy qui gagne ces élections, pour éviter d’avoir des boutons, je rejoindrai mon copain Johny en Suisse.

 

« Qui n’aime pas son président le quitte »

 

N.B qui n’a rien à voir (et encore !)

Une petite fille est née, mardi et qui a eut la bonne idée de m’avoir comme grand-père. Ce qui explique mon absence, (certainement pas remarquée d’ailleurs sur Hautetfort), ces derniers temps.

 

(1) Au sujet des signatures je pense qu’il faudrait au contraire augmenter le chiffre, ce qui éviterait des dépenses inutiles et des parlotes sans fin. Oui mais la démocratie dans tous çà ! Paradoxe ? 

07 mars 2007

UN MASSACRE OUBLIE

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 En Egypte c’est la colère générale. En effet un documentaire diffusé en Israël, passé inaperçu là-bas, accusant l'actuel ministre israélien des Infrastructures, Benyamin Ben Eliezer, d’avoir ordonné l’exécution de 250 prisonniers égyptiens pendant la guerre des six jours, alors qu'il commandait une unité d'élite israélienne, a mit le feu aux poudres. Exécution qui a eut lieu juste après la cessation des hostilités, au lieu de les transférer dans un camp de prisonniers.

Les députés, furieux, ont réclamé l'expulsion de l'ambassadeur de l'Etat hébreu. Bref un mauvais climat qui risque d’altérer les relations israélo-égyptiennes et  mettre Moubarak est dans la mouise. En effet cet Eliezer est plutôt aujourd’hui pour une coopération entre les deux pays. Alors qu’il devait venir au Caire il a du renoncer à une présence considérée là-bas comme une provocation.

 

Pourtant ce crime de guerre était connu des spécialistes, des historiens et des types comme moi, qui pensent que ce massacre parmi tant d’autre est une conséquence de l’impensable implantation et création de l’Etat d’Israël. Qui, contre le droit international, protège ses frontières usurpées par tous les moyens, et tentait même à cette occasion de la guerre de 1967 de les étendre.

 

Voici ce que j’écrivais il y a quelques années maintenant !

« Légendes et réalités.

Ce dont on parle moins, c’est le sort des prisonniers errant de l’armée égyptienne. Ce qui a marqué le début d’un certain désenchantement de l’opinion publique, surtout en France et jusqu’en Israël même où le sort des soldats perdus ne réjouissaient pas les Israéliens.

           Ce qui pourtant réel, c’est que les troupes de choc de Tsahal avaient reçu l’ordre de faire le moins possible de prisonniers, ce qui peut s’interpréter de différentes manières. Elles ne pouvaient s’embarrasser de milliers de prisonniers, ce qui donna lieu à des événements proches de l’atrocité. Les témoignages font état de soldats prisonniers, fantassins ou non, relâchés dans le désert sans une goutte d’eau. A tel point que la presse internationale a lancé à Israël des appels à plus d’humanité, en soulignant que les prisonniers pouvaient être parqués à Gaza où plusieurs milliers de Palestiniens se trouvaient déjà. Il est vrai que cette guerre éclair posait un problème de logistique à Tsahal et que certains commandements tentèrent de faire preuve de clémence, ce que la Croix-Rouge a confirmé. Toujours est-il que ces faits sont en contradiction formelle avec la convention de Genève et auraient dû faire l’objet de graves sanctions. Il devient indispensable de faire référence aux textes qualifiant les combattants comme prisonniers de guerre ».

 En 1995, après la découverte de fosses communes à proximité de la ville d'Al-Arish, dans le Sinaï, un ancien général affirma que Tsahal avait exécuté à cet endroit des prisonniers égyptiens pendant cette guerre  et avoir tué lui-même,49 prisonniers égyptiens, ce qui fut confirmé par des bédouins, des soldats israéliens et un journaliste, racontant avoir assisté à l'exécution de prisonniers de guerre en 1956 et 1967.

 L'historien militaire Arié Ytizhaki avait quand à lui, évoqué des «crimes de guerre dans le Sinaï» qui auraient causé la mort d'un millier de soldats égyptiens. A l'époque, les autorités israéliennes avaient admis la possibilité de tels faits sans que l’Egypte ne réagisse. Ajourd’hui la ministre israélien des affaires étrangères Tzipi Livni déclare par le biais d’un communiqué de presse :

 «Israël regrette que certains éléments en Egypte se servent de ce documentaire de façon erronée et le manipulent (...) afin de saboter les relations entre les deux pays », en assurant « que les soldats égyptiens n'avaient pas été exécutés, mais tués au combat. » Par contre le producteur du film, Ran Ederlist, affirme qu'il ne s'agissait pas du tout de prisonniers égyptiens désarmés, mais d'un bataillon palestinien dont les membres furent tués au combat alors que la guerre battait toujours son plein. Toutefois il souligne que d'autres membres du commando, dont Eliezer, qui est lui aussi interviewé, « n'éprouvent aucun sentiment de culpabilité dans la mesure où ils estiment avoir rempli leur mission sans attenter à la morale ». Du Papon petit patapon.

 Tout en n’ignorant pas les manœuvres politiques derrière cette montée de la colère populaire qui s’étend aujourd’hui en Palestine occupée, ces glauques explications de ne trompent personne. Il y a gros à parier que ce massacre a bel et bien eut lieu.

 

N.B

Je ne voudrai pas faire de peine aux bonapartistes mais Napo lors de sa campagne de Russie a laissé périr de faim une cohorte de soldats égyptiens dans le désert, ne pouvant les nourrir. Comme quoi !

 
P.S

Sur la BBC nous avons vu réapparaître Netanyahou qui serait prêt à négocier avec les Palestiniens sur les frontières communes. A la question de la journaliste faussement ingénue qui lui demandait s’il fallait revenir sur les frontières de 1967, il répondit, outré, qu’il n’en était pas question. Il est donc favorable à un Etat palestinien morcelé réduit à une peau de chagrin et sous le contrôle constant de l’armée israélienne. Ben voyons !

Quand je dis que le problème palestino-israélien ne se réglera pas sans un réexamen des frontières usurpées et du retour des dépossédés arabes (et aller pour les palestiniens jusqu’à renoncer à celles d’avant l’autoproclamation de l’Etat juif d’Israël) certains me rangerons dans le camp des anti-sémites. C’est dommage de se retrouver avec R.Barre qui prend la défense posthume de Papon.

 

Enfin bon

 


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