24 février 2009

CINQUANTE ET UNIEME ETAT D'AMERIQUE

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Amnesty International dans un rapport complet sur l'origine des armes utilisées lors du dernier conflit à Gaza dont certaines prohibées, dont l’emploi est considéré comme crimes de guerre. Amnesty condamne également « ceux » commis  par le Hamas.
Un document qui devrait faire frémir le plus sioniste des sionistes, mais surtout les Américains, car leur pays fournit 95% des armes achetées par Israël.
Liste :
-Des bombes à phosphore qui ont détruit un centre de l'ONU à Gaza ont été fabriquées par l'entreprise Pine Bluff Arsenal située dans l'Arkansas.
-Sur le lieu où trois infirmiers palestiniens et un enfant ont été tués, les enquêteurs d'Amnesty ont trouvé des fragments d'un missile Hellfire AGM114 produit par la firme Hellfire System basée à Orlando, en Floride. (Une joint venture des géants américains de l'armement Boeing et Lockheed Martin).
-Des fragments d'une bombe guidée très puissante: la Mark 82 produite par la firme américaine Raytheon.
Amnesty International détaille aussi l'origine, lorsqu'elle est connue, de l'arsenal du Hamas la Chine, la Russie et l'Iran. Mais aucune trace d’engin de gabarit détaillé plus haut, en conséquence, L’ONG demande une suspension de toutes ventes d'armes aux deux belligérants et au président Obama que l'Amérique accepte un embargo provisoire sur les livraisons militaires à Israël. (1) Elle demande à l'ONU un embargo immédiat.
Les marchands d’armes vont nous sortir que ce rapport émane de gauchiste qui font dans la fantaisie.
Coïncidences.
Le Jérusalem Post a annoncé à la fin de l’année dernière l’emploi par l’aviation israélienne, d’un nouveau missile fraîchement reçu des Etats-Unis. Ce missile, le GBU-39 est selon le quotidien israélien, « une bombe de petit diamètre, de haute précision et de coût modéré, guidé par GPS, serait l’une des bombes les plus précises du monde à faibles dommages collatéraux. Les victimes palestiniennes apprécieront. Israël en aurait acheté un millier.
En 2008-2009, lors de l'attaque israélienne sur la Bande de Gaza. Les Etats-Unis auraient cherché à affréter un navire marchand à partir de la Grèce pour livrer plusieurs centaines de tonnes d'armes à Israël. (Reuters). Le Pentagone a nié que ces armes avaient un lien avec le conflit dans la bande de Gaza et a expliqué que les munitions étaient destinées à des stocks américains installés en Israël, (un ravitaillement de routine) et n'est pas destiné à soutenir la situation actuelle à Gaza. Un expert des questions militaires à Londres a indiqué, qu'en raison du calendrier, ces acheminements d'armes pouvaient être "irréguliers" et liés à l'offensive contre Gaza. Par besoin d’être un expert londonien pour comprendre.
Je me demande tout de même à quoi peuvent servir ces tonnes de matériels de guerre et si c’est un renouvellement (Une obligation par sécurité ou par consommation ) où sont  les armes périmées, détruites, ou alimentant un marché souterrain ou parallèle ?
Question subsidiaire : y-a-t-il sur le sol d'Israël des soldats américains ?

L’aide américaine militaire et économique.
Israël et les Etats-Unis entretiennent des relations militaires très étroites en raison des intérêts américains dans la région. D’autre par le travail intensif du lobby pro-israélien aux Etats-Unis, il sert, ce que tout le monde devrait savoir, de relais entre l’administration et Israël, préparant les projets de lois soumis au vote du Congrès
en fonction des priorités israéliennes.
Bien que n'étant pas membre de l'OTAN, Israël est le pays qui, chaque année, bénéficie le plus de l'assistance militaire des Etats-Unis depuis le revirement de la France, plus que n'importe quel autre pays au monde. Israël est non seulement un acheteur majeur d'armes américaines, mais  développe également de nombreux programmes de recherche-développement militaire en coopération avec les USA. Les pro-sionistes nous dirons que l’aide militaire est faite pour contrer les menaces iraniennes, mais ne parlent pas de l’aide économique sans laquelle Isrël aurait bien du mal à survivre. Si ce n’est pire encore.

Depuis 1987, Israël reçoit en moyenne chaque année 1,8 milliards de dollars d’aides. Ce soutien économique fut portée à 2,4 milliard sous l'administration Clinton, puis en 2007 s’accroît de 25%, soit 3 milliards de $ chaque année pour la décennie à venir (1,2 milliard en aide économique et 1,8 milliard de $ en aide militaire). Le total de l'aide est environ de 5 milliards de dollars : cela constitue plus de 30% du montant total du budget de l'aide étrangère américaine. A titre indicatif, en 1997, on estimait que l'Etat d'Israël avait perçu, depuis sa création, une aide d'un montant total de 85 milliards de dollars environ. En contrepartie, la Sixième flotte américaine stationne à Haifa et Israël assure la logistique et la maintenance pour les forces américaines déployées dans la région.

Israël serait donc le cinquante et unième Etat américain.

Obama pourrait-il revenir sur cet état de choses ? Impossible, c’est à peine s’il peut obliger les faucons qui s’installent à la Knesset à mettre la pédale douce avec les Palestiniens, qui ne voient pas la queue d’un seul dollar dont je viens de parler. Les USA, il faut le noter financent l’état sioniste avec du vent, par un emprunt sans fin qui nous amène, même dehors de la crise actuelle, vers le déficit monétaire mondial catastrophique. Heureusement que le Petit Nicolas va réformer tout ça.

(1) En 1982, lors de la Guerre du Liban, les Etats-Unis décident de suspendre la livraison d'armes à sous-munitions après qu'Israël les utilisa à des fins d'agression et non de défense.

09 novembre 2008

OBAMA ET LE PROCHE-ORIENT

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« Le droit de retour en Israël est quelque chose qui n’est pas une option dans le sens littéral », avait dit Obama lors de sa campagne, par la suite il a déclaré : « les Palestiniens ont un droit légitime de se soucier d’avoir un Etat avec un espace cohérent contigu qui permettrait à l’état de fonctionner efficacement ».
On peut dire qu’il ne se mouillait pas trop le bougre-girouette, maintenant il va lui falloir cesser de faire joujou sur ce sujet. A la surprise des observateurs palestiniens qui à plusieurs reprises citaient un Obama préoccupé par le sort des Palestiniens qu’aujourd’hui. Maison Blanche oblige, il semble plus proche de sa première déclaration que de la seconde.
L’administration Bush qui avait parié ou fait semblant de croire que la paix sera signée avant la fin du mandat, vient de déclarer que cela ne serait pas possible ce que nous savions tous : le quartet est dans les pâquerettes. Après la belle victoire électorale du nouveau maître du monde, nous l’attendront au tournant en ce qui concerne sa politique envers Israël et sa position sur la situation des palestiniens qui n’a jamais été aussi désastreuse.

En se penchant plus près sur ses déclarations pré-présidentielles, on s’aperçoit qu’il est aussi conservateurs (1) que les autres. Sur la situation au Proche-Orient petit florilège : «Israël est notre plus grand allié dans la région et la seule démocratie établie [...] nous devons préserver notre engagement total à l’égard de la relation de défense unique avec Israël en finançant entièrement l’aide militaire (programmes de défense anti-missile apparentés ) De tels systèmes avancés coûtant des milliards de dollars aideraient Israël à décourager les attaques lancées par missile d’aussi loin que Téhéran et d’aussi près que Gaza », a-t-il affirmé. (2) Il met donc dans le même panier les missiles potentiels iraniens et les bazookas trafiqués du Hezbollah qui n’est surtout pas en mesure de faire mieux et surtout pas d’envisager de se doter de missiles de grandes portées. Le coup des milliards de dollars est aujourd’hui bien compromis.
Pourtant, on retrouve là un grand politicien, lorsqu’il déclare en février 2008 « No one is suffering more than the Palestinians » (Aucun peuple ne souffre autant que les Palestiniens). De quoi reprendre espoir si ce n’est pas une phrase toute faite de stratégie électorale. Et si c’était un cri du cœur, c’est gentil, mais ça ne mange pas de pain. Aussitôt est lancée aux USA une rumeur sur ses véritables origines qui ne seraient pas très catholiques et la presse républicaine d’émettre des doutes. Nous avons vu ce que cela a donné.
Par contre j’apprends qu’il parraina conjointement un amendement au Code des pensions de l’Illinois permettant à cet Etat de prêter de l’argent au gouvernement israélien. Il ne sera donc pas étonnant d’apprendre que par retour d’ascenseur soit nommé à ses côté un bon sioniste de derrière les fagots.
Au moment ou je tapais ces lignes Obama offrait le poste de futur secrétaire général de la Maison Blanche à Rahm Emanuel. Fils d’un pédiatre israélien immigré à Chicago, Emanuel est resté très proche du pays de sa famille, où il est très connu et populaire. Membre de Anshe Shalom, une congrégation orthodoxe moderne à Chicago, il parle hébreu avec son père et a effectué une période de service civil en Israël durant la première guerre du Golfe et a soutenu la politique de Bush pour l’invasion de l’Irak.
Il dit que sa plus grande fierté était d’avoir organisé la rencontre Rabin-Arafat scellant, en 1993, les accords d’Oslo à la Maison Blanche (3). Il parle hébreu avec son père et a effectué une période de service civil en Israël durant la première guerre du Golfe. Aussitôt la presse israélienne s’enflamme, le quotidien israélien Yediot Aharonot rapporte d’un des proches de Rham, que ce dernier n’aurait pas accepté ce poste, s’il n’était pas convaincu qu’Obama est l’homme d’Israël. 
Ils n’ont pas traîné les amerloques... Seulement voilà ce que l’on ne criera pas sur les toits c’est que le père de Rahm était un membre actif de l'Irgun,  l'organisation terroriste sioniste qui faisaient sauter des hôtels, des stations de train, et d'autres bâtiments en Palestine dans les années 30 et 40. Ces précisions sont à prendre avec des pincettes car trouvé sur un site anti-israélien qui accuse Tel-Aviv d’avoir commandité l’attaque des tours de N.Y. Il suffit de faire la part du vrai et du faux pour avoir une opinion réelle sur la famille Rham.


En Palestine la foule toujours prompte à l’enthousiasme salue la victoire d’Obama comme un espoir de solutions à leurs problèmes. L’intelligentsia palestinienne beaucoup moins et espère que Barack Obama oubliera ses déclarations de juin à propos de Jérusalem, alors candidat, il avait expliqué la nécessité d'en faire la capitale indivisible d'Israël.(son équipe de campagne a par la suite tenté de rectifier le tir) Le même jour, les journaux annoncent en première page la mort de sept gazouis tués hier par des soldats israéliens.
En ce qui me concerne j’ai toujours en travers de la gorge la déclaration qu’a fait Barack à Jérusalem : "Au cours des 60 ans (d'existence d'Israël), président (Shimon) Peres, vous avez été profondément impliqué dans ce miracle qui s'est produit [...].

OBAMA ET LA QUESTION RELIGIEUSE.
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Aux USA, foi et politique sont étroitement liés, l’élection présidentielle a reflété ce trait spécifique de la vie politique américaine. Lors de la précédente campagne, John Kerry, le perdant, n’avait pas insisté sur cette question ’abandonnant comme la « gauche » les thèmes religieux. Malgré cela lorsque son confesseur Jeremiah Wright à déjanté grave comme dirait ma petite fille, il n’a pas hésité à le virer.

Bien que l’opinion américaine tend à intégrer les idées nouvelles concernant l’avortement thérapeutique et l’homosexualité, la question religieuse a été présente lors de cette campagne Barack Obama, qui a tout pigé a fait référence à la Bible dans ses discours sur l’économie ou la guerre en Irak, conscient que pour rassembler il ne fallait pas éluder cette question. « Ma foi chrétienne influe sur tout ce que je fais" disait-il.
Il déclare par contre qu’un président ne peut  « imposer ses croyances religieuses aux dépens des autres croyances », il n’a cessé de valoriser le rôle social des Eglises dans la société civile. Ce qui s’explique par son manque d’origine religieuses exclusivement chrétiennes. Né de père musulman, il s’est converti sur le tard et malgré tout il l’a emporté, surtout chez les moins de 30, 40 ans, jusque dans les Etats acquis à Bush, ce « born again » depuis 2000 et dans les communautés évangéliques qui représentent 70 millions d’électeurs, aujourd’hui il a totalisé cinq à six points de plus que le démocrate John Kerry en 2004 dans tous ces Etats du Sud où l’influence de la Bible et des prédicateurs est prédominante, et prêtera serment sur la bible.



(1) Il a voté en faveur d’une loi des Républicains autorisant la construction d’une clôture de 700 miles sur la frontière avec le Mexique et pour le renouvellement du Patriot Act. On ne connait pas sa position concernant la peine de mort. Pas étonnant personne le  lui a posé la question
(2) En 2007 devant un parterre de personnalités de l’Aipac, l'American Israel Public Affairs Committee, l’élément le plus puissant du lobby pro-israélien aux Etats-Unis.
(3) En réalité il dirige les détails de la cérémonie, à la chorégraphie de la célèbre poignée de main entre le Premier Ministre israélien Yitzhak Rabin et le Président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat. Petite précision, il a été salarié  à la Dresdner Kleinwort. banque d'investissement à Chicago, où il a travaillé de 1999 à 2002 et aurait gagné 18 millions de dollars.

05 novembre 2008

ET MAINTENANT......

 

OBAMA.JPG Et Maintenant.mp3 A voir les réactions mondiales qui saluent l’élection d’Obama, pourtant tant annoncée, (1) il me semble qu’un Président du Monde vient de battre un bouseux de Mac Cain. Or en regardant les choses en face cette allégresse ne marque que l’élection d’un noir ce qui est déjà ahurissant à la présidence des USA le pays le plus puissant donc influent de la terre. Pour ce qui concerne l’Asie je ne sais pas trop, mais à l’Ouest, à par la Russie, il n’y a qu’à regarder la télé, le monde entier est en joie.
Je comprend surtout celle de la minorité noire des USA qui vient de prendre là une revanche sur la condition que leur accordaient les colons anglais et les bons blancs bien américains, leurs héritiers. L’image que je retiens est celle où l’on voit Jesse Jakson pleurer qui voit là son rêve se réaliser ce qui est ressenti jusque dans nos banlieues. Les classes moyennes et supérieures blanches américaines pour qui un noir l’est d’autant plus qu’il est pauvre  ont permi cette élection en s’accolant avec le vote des noirs, (Y compris sa propre bourgeoisie d’où est issu le nouveau président) des latinos, des minorités et de la jeunesse. L’autre Amérique celle des petits blancs et des propriétaires des Etats du Sud, les adversaires de l’interruption volontaire de grossesse, des protections sexuelles, les homophobes, bref l’Amérique profonde réactionnaire et bondieusarde pleure et a la trouille. Non le monde ne va pas changer et la situation de la communauté afro-américaine non plus, les sans-abri le seront encore demain et pour longtemps. Comme on le braille partout avec insistance la population carcérale est majoritairement noire, sans expliquer que cela provient plus de la pauvreté que de la couleur de la peau.
Ce que l’Amérique vient de nous prouver, malgré ses discriminations et injustices sociales intérieures, c’est que la démocratie pour être porteuse d’espoir. C’est d’ailleurs ce qu’il faut d’abord retenir de cette élection, car la vraie question en dehors de l’émotionnel est de savoir de quelle équipe va-t-il s’entourer et pour faire quoi ?
Mac Cain l’a échappé belle, car être à la tête de ce pays dans les circonstances actuelles n’est pas une mince affaire, un truc à se brûler les ailes. Celles d’Obama car celles de Mac Cain sont déjà bien dégarnies. Bonne retraite...

Sur le plan international , on parle partout du retrait des troupes américaines d’Irak promis par Obama, bon, mais si c’est pour renforcer le corps armé qui bataille en Afghanistan, c’est pour moi la preuve que le nouveau président est comme ses prédécesseurs sous l’emprise de la puissance miltaro-industrielle capable de tout, qui faisait et défaisait par toutes les méthodes les présidents et qui aujourd’hui favorise la plus juteuse candidature.
Les décisions à prendre pour rétablir l’ordre capitaliste dont les USA sont le symbole et les responsables vont coûter cher aux contribuables américains et une déception va apparaitre très vite.

C’est avec amusement que l’on entend les partisans de Sarkozy, insister sur la lettre qu’il a fait parvenir à Obama pour son élection. Lequel le prend pour un premier ministre, pour le mieux, tant son rôle, il en est conscient, est d’une autre portée qu’un président européen éphémère. Début Janvier les choses vont se mettre en place : Obama va jurer sur la Bible et Sarkozy va reprendre sa place, sous les quolibets de ses collègues qui ont perçu chez lui tant de vanité. Je suis sûr qu’en cas de victoire de Mac Cain il aurait envoyé le même poulet pour se faire mousser. Au contraire le voilà après avoir fait le toutou avec Bush tenter de faire pareil avec Barak. A noter que tout le mande crache sur Bush alors que notre girouette de président l’encensait il y a peu bras dessus, bras-dessous. A noter également les intellos de service télévisé qui pérorent et théorisent sur les raisons de cette victoire démocrate en enfonçant des portes ouvertes. J’ai même vu un BHL couper la parole à un journaliste américain expert en la matière, croyant être plus expert encore.

Ce que l’on peut souhaiter, c’est que le nouveau président soit à la hauteur des espérances que portent en lui les Américains enfin symboliquement réconciliés



(1) Les instituts de sondages sont-ils au point. Si oui une nouvelle ère électorale peut naître. En interrogeant un panel de téléspectateurs représentatif, celui des possesseurs de télé à écran plat habitants à Neuilly et militants de l’UMP, nous pourrons à la fin d’une campagne l’interroger. Le CSA sous l’autorité de « Maitre Jaunâtre » huissier de justice salarié, annoncera le gagnant. Economie d’argent et de temps.

31 octobre 2008

LE PRESIDENT OBAMA

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A quelques jours de l’élection du président Obama à la tête des Etats-Unis, je ne donne pas cher de sa peau. Un métis, donc à moitié noir pour les électeurs blancs et à moitié blanc pour les noirs, cela fait une cible épatante. Non seulement électorale, politique journalistique, mais humaine. Voilà un président, ainsi que sa famille, qui sera en permanence ou du moins pendant de longs, longs mois sous protection policière.
Certes la crise financière et l’identité de son adversaire politique, qui démontre un le peu  de personnels politiques chez les républicains, lui ont été favorables.  Car Mac Cain n’avait comme atouts que d’être blanc et réactionnaire,  principaux avantages aux USA dans ce cas. Pour les renforcer il a choisi  après une longue étude de son staf,f une colistière, une oie, symbole d’une Amérique profonde et contrairement à ce que nous pouvons penser en Europe cela a fragilisé le tandem démocrate taxé de bourgeoisie.
Curieusement le candidat démocrate a été soutenu par le restant du monde ; en France il fait un carton dans les sondages et nous allons voir bientôt voir un Sarko lui lécher les bottes, après celles de Bush qui est le contraire vivant du nouveau président, tant politiquement que moralement. En Afrique il est reçu comme un président sinon comme un Dieu, bref il est le président du monde et il n’y a que les amerloques qui ont hésité. (Ouaaah les nuls)

Les programmes respectifs et leurs hypothétiques réalisations sont des politiques qui n’ont rien à voir avec ce que nous  pronostiquent certains. Prisonniers d’un système économique qui vient de se payer une cure laxative, leurs différences sont minimes. Pour imager mon propos je compare Obama à un Bayrou et Mac Cain à un Raffarin, c’est-à-dire bonnet gris et bonnet blanc. Nous aimerions comparer Barak à Luther King, à Jessie Jakson, Malcom X ou à un Guevara encore plus bronzé et nous avons à la tête du gouvernement mondial un métis bourgeois et bien éloigné des préoccupations du petits blanc du Sud. Vous avez tous noté que Dieu est tellement présent chez l’un comme chez l’autre que devrions être sauvé à la fois d’une déchéance morale et de la catastrophe financière qui secoue le monde entier d’un système dont ils sont l’un et l’autre des adeptes.
Malgré toutes les attaques dont il a été l’objet, une campagne hargneuse et dégueulasse sur les bords un noir est assis sur le siège de Nixon, pour ne citer que lui. Comment un tel événement a-t-il pu se produire et que nous et que lui réserve sa présidence ?. Loin d’être un président rassembleur il sera un Obama haït par une moitié de la population , ce qui me ramène au début de mon post.
Les frères Kennedy ont été assassinés par l’autre Amérique, celle qui n’avait pas voté pour eux, notamment les trusts pétroliers et d’armements, car leurs politiques gênaient leurs industries et Luther King parce qu’il donnait aux noirs la conscience de leur condition.
Les mêmes tenteront de faire de même pour celui qui amènera au pouvoir la classe moyenne des USA en essayant de mettre un peu plus de justice sociale dans un pays où les pauvres qui seront de plus en nombreux le resteront un peu plus grâce une mutualisation bien hypothétique de la couverture maladie. C’est le seul point positif qui me ferait voter « intellectuellement » pour lui, car logiquement je ne pourrai pas
La décision de désengager les troupes d’Irak est de toute façon programmée par la force des choses notamment financières et morales, trop de morts et trop de milliards, également 

Obama a récolté une somme considérable de fonds privés, une grosse caisse alimentée par de gros dons et une multitude de petites contributions, c’est une des clés de cette élection, le plus riche se plaça le mieux  dans l’opinion à coup de pubs payantes et d’apparitions médiatiques dans des meetings qui coûtent les yeux de la tête.
Les sondages comme toujours, sans trop se tromper, ont influencé le vote des électeurs qui se sont déplacés ou ont voté par anticipation. Les indécis du dernier moment ont fait pencher la balance certes, mais il ne faut pas oublier le taux important d’abstentions.

Bref, dans la jeune histoire de cet immense pays pour la première fois, signe tout de même d’un brassage qui n’est pas parfait, mais réel, un non-blanc est élu. Ce fait est la hantise d’un pays comme le nôtre et selon la loi naturelle de la sélection et du métissage, il faut déjà que les plus racistes de chez nous s’attendent à la candidature d’un Beur ou d’un noir ; reste à savoir si nous sommes prêts à être aussi perspicaces que les Américains, qui eux dans une seconde étape devront faire un choix dans la même perspective élire Sioux ou  d’origine  soudanaise.
A moins que d’ici là, un jour un lee Oswald......

25 juillet 2008

UN NOIR A LA MAISON BLANCHE

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Il y a longtemps que l’attitude de ce type me turlupine (Attention ce n’est pas un gros mot)
Je n’ai pas de quoi me faire une opinion si ce n’est la couleur de sa peau. Probable premier président des USA métis, (1) il est en réalité le candidat soutenu par la bourgeoisie noire, qui n’a rien à envier à la blanche. Fervent croyant, ce qui est là-bas quasiment obligatoire, (2) il représente assez bien l’Amérique profonde, ralliant les anti-Hillary, les blacks, les pauvres, les porto-ricains, les hispanos dans leur ensemble, les opprimés et les adversaires de Mac Cain. De quoi faire une majorité électorale pour être élu. Par rejet ..
La crainte que partagent certains des observateurs, est qu’il soit assassiné, sans donner dans le complot secret international, on peut l’imaginer, ce ne serait pas le premier

En ce qui concerne la politique étrangère, sujet de mon billet, il veux plus de troupe en Afghanistan et moins en Irak. Lorsque l’on connaît le coût incroyable et inacceptable pour la raison, mais surtout pour les américains, on s’interroge sur cet arbitrage. Je n’ose même pas citer le nombre de jeunes Américains morts au combat pour une cause qui leur échappe.

Obama visitait la Cisjordanie et Israël. Promettant de resserrer encore les liens entre les Etats-Unis et Israël s'il était élu président. Resserrer encore plus les liens entre les USA et Israël ! Un propos électoral destiné à la diaspora américaine qui soutient avec les contribuables américains, l’économie israélienne à bout de bras, très certainement.
A sa sortie de l'entretien avec Abbas, il n'a fait aucune déclaration et s'est immédiatement rendu à Sdérot, dans le sud d'Israël, cible des attaques de roquettes palestiniennes. Ensuite il rencontrera Olmert, au bord de l’exclusion de la scène politique, et finira par se lamenter contre le mur dédié à cet effet.

Le candidat démocrate à la Maison Blanche avait affirmé en juin que Jérusalem devait être la capitale indivisible d'Israël. Propos qu’il réitère lors de sa visite éclair en Israël, et qui avait provoqué l'indignation des Palestiniens. Et pour cause, l'ONU et toutes les négociations ne parlent que d’une Jérusalem sous contrôle international.
"Je n'ai pas changé ma position. Je continue de dire que Jérusalem sera la capitale d'Israël. Je l'ai dit dans le passé et je le répète. Mais j'ai aussi dit qu'il s'agit d'une question liée au statut final"[...] de l'accord de paix israélo-palestinien », a-t-il déclaré.

Une affirmation édulcoré par la dernière phrase, mais qui place l’équipe électorale et diplomatique d’Obama dans le caca, qui s’en sort par des circonvolutions. Pour un porte-parole du Hamas, les déclarations d’Obama "confirment l'existence d'un consensus entre les partis politiques américains (démocrate et républicain) à propos de l'aide illimitée accordée à l'occupation (israélienne) aux dépens des Palestiniens et des Arabes". Un des négociateurs palestiniens a également critiqué le candidat démocrate. "Ses propos [...] remettent en cause les chances de parvenir à la paix". Il ajoute : « Nous rejetons les positions de Barak Obama, car elles sont aussi en contradiction avec les positions traditionnelles de Etats-Unis qui considèrent que Jérusalem-Est vit sous un régime d'occupation »
Le candidat démocrate soutien Israël, lorsque son gouvernement déclare de ne pas négocier avec le Hamas et s’affiche comme un pro-sioniste pur et dur.
Ne déclare-t-il pas : « qu'Israël était un "miracle"[...] "Au cours des 60 ans, président Peres, (Cirage de pompes) vous avez été profondément impliqué dans ce miracle qui s'est produit et nous sommes extraordinairement reconnaissants, pas seulement en tant qu'Américains, mais aussi en tant que citoyens du monde pour le service que vous avez rendu à votre pays".
Le premier qui pense le contraire sera poursuivi pour antisémitisme.


Voilà un type qui a tout pour m’être sympathique et qui peut à peu développe chez moi une indifférence à son égard pour ne pas  dire de l’antipathie. Un démocrate rose pâle même honnête ne parlant pas de rupture, ne suffit pas.

En Europe il est le favori, nos compatriotes espèrent sa prochaine élection, car ils voient  en lui l'artisan de la transformation qui semble attendre les Etats-Unis, l'homme capable de purger Washington. Il joue les écolos ce qui est bon signe en Europe, il a promis de lutter contre le réchauffement climatique, promesse qui ne mange pas de pain.
Dans le genre abbé Pierre, Obama a aussi appelé à un plan Marshall du XXIe siècle pour soulager la misère car, a-t-il dit, "cela peut être notre meilleur investissement pour augmenter la sécurité" dans le monde.
Il sera à Paris à la fin de la semaine, reçu comme un président.

Rien que pour marquer mon scepticisme sur sa politique annoncée en matière de couverture sociale dans son pays, «  et bien je ne répondrais pas à l’invitation de l’Elysée à partager un repas intime en son honneur » Non, mais !.


(1) Il est fils d'un père kenyan et d'une mère américaine, il n’est donc pas le traditionnel afro-américain issus des esclaves importés du continent africain.

(2) Précisons que Barack Obama est protestant et fréquente depuis plus de vingt ans l’église Trinity United Church of Christ. Jusqu'en 1987, Barack Obama, surnommé « Baby Face » par les pasteurs locaux, arpente South Side pour aider les résidents à s'organiser dans la défense de leurs intérêts, pour obtenir le désamiantage des logements sociaux, l'ouverture de bureaux d'embauche ou pour lutter contre la délinquance des jeunes. C'est durant cette période que Barack Obama, élevé sans religion, se convertit au christianisme.

Baby Face
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