21 juillet 2009

ANALYSE D'UN BLOG VOISIN

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Sur un blog voisin BONDIEUSERIES

Plus de cinq mille mots au sujet d’Israël et de la Palestine et Chriz (1) se demande pourquoi tant d’intérêt.
Parmi tous ces idiosyncrasies des erreurs des insultes, des approximations et des contre- vérités. Seuls les commentaires mesurés de Simone, qu’il faut relire, apaise les esprits.
Si je peux me permettre j’aimerais moi aussi apporter quelques commentaires.

A mon avis , sans faire du rousseauisme primaire, considérer l’homme comme naturellement violent, est faux. C‘est le monde où l‘on vit qui altère son mode de vie et ses rapports avec l’Autre. Quant au cerveau reptilien c’est encore un cliché et si l’espoir d’un monde meilleur est une utopie, c’est normal puisque c’est sa fonction es le moteur du progrès dans le sens noble du terme.

Le problème antisémites et antisionistes.
Il faut enfin que l’on cesse de trimballer cette connerie qui est de lier systématiquement antisémitisme et antisionisme. Tous les antisémites ne sont pas forcément antisionistes, ils estiment que les Juifs sont mieux dans leur pays et qu’ils se démerdent, mais c’est le gros du bataillon. A l’inverse, tous les antisionistes ne sont pas antisémites, ils ne confondent pas.
D’autre part utiliser l’argument bêbête qui consiste à dire et à répéter que oui, les Israéliens ont saccagé Gaza, MAIS les pays arabes ....ou MAIS, le Hamas. A son sujet nous savons, sauf Chriz, que cette formation islamiste a été financée et armée par Israël.

Dénoncer l’islamisme pour expliquer les tueries israéliennes est d’une bêtise crasse.. 
Pas convaincu@ qui ne croit pas que la volonté des groupes islamistes est d’effacer la culture occidentale et ses démocraties, me parait optimiste, sinon naïf. Le folie religieuse mêlée à des ambitions politiques est capable de tout. Par contre, la rancœur des Arabes contre les croisades, ne me parait pas être une des raisons du terrorisme arabe, pardon islamiste et parler des pays arabes comme une entité est faux, ne pas confondre avec l’islamisme forcené en Afghanistan et l’islam modéré du Maghreb, bien qu’en Algérie....

Sur le fond, employer le terme ‘Monde Libre » est à la fois dépassé et un tantinet ridicule. Ce monde libre a surtout privé de libertés et opprimé les autres mondes qui lui ont enfin foutu sur la gueule ; Corée, Viêt-nam et Algérie par exemple. 

La force de dissuasion.
Il faut d’abord savoir qu’Israël possède l’arme atomique grâce à la France et à ses contribuables, ce que nie bêtement Tel-Aviv.

Tarik@ ( le pseudo est parlant ?) dit la même chose que moi, mais laisse entendre que son monde est plus libre que le nôtre. Bon !
J’en profite pour faire un peu de vocabulaire : le fascisme est une politique italienne dont Mussolini s’est emparé pour arriver au pouvoir, s’appuyant sur des faisceaux paysans d’origine socialistes. Le fascisme fut l’un des seuls régimes à ne pas collaborer avec la chasse aux juifs. Nazi : national-socialisme. Dans notre mémoire collective, synonyme de politique d’extermination, systématique, idéologique et industrielle des juifs européens, dont Chriz défend la cause. Les explications de pas convaincu@ sur le traitement non idéologique du problème juif est pour le moins candide.
C’était une obsession devenue nécessaire pour le régime nazi et dire que les hitlériens ne voulaient qu’une fédération de gouvernements fascistes en Europe est un non-sens et contraire à l’Histoire. J’aimerais connaître ses sources.

Chriz@, à le lire est un touche-à-tout, comme moi (Qui suis humblement autodidacte) , mais nous n’avons pas les mêmes réflexions. Ce qui fait la différence est peut-être l’âge et l’expérience et qu’il est plus prétentieux que moi. La leçon de français me semble ridicule et je doute qu’il écrive aussi bien l’Arabe que Tarik le gaulois de F.Dard. Et  employer le verbe traiter pour faire d’jeun, pourquoi pas rebeu, est déplacé.

Le ton condescendant (‘je te domine intellectuellement et culturellement’[...] ton sentiment d'impuissance » qu’il prend pour répondre à Tarik confirme ce que je disais dans ma première intervention, cela sent la chasse aux ratons. Ce qui ôte une grande partie de la crédibilité de sa prose et de son « intellect ».

Il ne faut jamais et personne ne le fait, prendre les mahométans comme l’on disait plus justement naguère, pour des activistes et constater, sans savoir évidemment, que sous les critères qui sont les nôtres, les musulmans vivent sous le joug féroce des ayatollahs.
Pour ce qui concerne l’Islam, comme toutes les religions dites du « Livre » (La guerre qu’elles se livrent entre-elles est parlant) il offre plus de malheurs et d’inconvénients que de bonheur et de paix mondiale.  Chacun de nous connaît la situation des femmes en terre d’Islam.

Pourny@, dénonce les extrémistes, c’est bien, mais parler d’un combat pour que Palestiniens et Israéliens se parlent et vivent en paix, n’est même pas un vœux pieux, c’est encore un non-sens, s’enfouir la tête  dans le sable. Il n’y a pas de solution bilatérale.
Israël est le seul Etat synthétique , en réalité, théocratique, qui se voudrait vivre en démocratie et qui occupe un autre territoire par la force et la mort, soutenu par le « monde libre » qui ferme les yeux sur sa non-observance des condamnations onusiennes. Un cas de conflit mondial qui mène une politique d’apartheid. L’avenir des juifs ne mérite pas le sionisme, seule la laïcité et l’intégration réelle des israélites dans leur seule patrie, celle qui leur donne de quoi vivre, est LA solution.

Enfin la polémique géo-stratégique de comptoir omet la seule chose qui nous pend au nez : la montée, en attendant l’invasion chinoise inexorable parce que de bon sens,au Nord des populations du Sud pour des raisons climatiques et sociales, Peut-être devrions nous demander à Tel-Aviv de porter le feu nucléaire sur Pékin ?

(1)le webmaster

24 janvier 2009

DE TUERIES EN MASSACRES

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a déclaré que Londres avait proposé de fournir des moyens navals pour la lutte contre le trafic d'armes à destination de la Bande de Gaza, la France et l'Allemagne également. Nos dirigeants se déclarent "prêts à prendre des mesures afin de contribuer à l'arrêt du trafic d'armes à destination de la Bande de Gaza". Ils soulignent qu'ils continueront de travailler avec Israël et l'Egypte pour mettre en œuvre ces mesures. (1)
Que tous ces messieurs-dames qui veulent stopper le trafic d’armes, veuillent bien s’enquérir de la provenance de l’armement de l’armée israélienne. Incroyable, ainsi tout ce beau monde est d’accord pour empêcher un pays belligérant de riposter. Comme nous savons tous maintenant que c’est l’armée israélienne en assassinant des militants du Hamas qui a rompu ce chétif cessez-le-feu, nous avons là l’image d’une Europe qui se range du coté des Israéliens. Il faudrait que le Hamas cède et reconnaisse l’état d’Israël dans l’espoir de l’établissement de deux états souverains et contigus. Où ces gens-là ont-ils vu la possibilité de créer un état palestinien ? Sur quelle carte ? Et si nous perdons de vue qu’il y a depuis le début de l’aventure sioniste il y a un occupé et un occupant, nous ne pouvons émettre un avis sensé.

Aucune remontrance, aucune remarque officielle contre cette attaque préparée depuis Juin 2008. On pourra donc désormais bombarder une région surpeuplée à l’aide d’armes ultra-modernes, sophistiquées au point de pénétrer dans une seule chambre ou dorment des fillettes, (2) de faire des victimes civiles en grand nombre, et être approuvé par nos élus, qui, il faut le souligner, ne prennent pas notre avis ni ne consultent leurs parlements pour se conduire ainsi.
Pour le Hamas, reconnaître l’état d’Israël, c’est demander en contrepartie à l’occupant de reconnaître, c’est bien le moins, qu’il n’est pas sur sa terre, mais sur la sienne. Non seulement il lui faut débarrasser la Cisjordanie de ses colons sauvages et céder une autre bande de terre littorale pour permettre à un état viable, d’une seule pièce, de se construire. Gagnant-gagnant, comme disait l’autre. (3)
Un Obama qui devra règler le problème rapidement, sans détours et avec bon sens, sinon je brûle sa photo qui trône sur ma cheminée. Je dis cela pour faire beau, car je n’ai pas de cheminée et surtout pas une photo du monsieur en question.
Maintenant que le sale boulot est fait, que les bidasses rentrent chez eux, mais que les blindés restent à proximité pour un bon bout de temps, on parle de victoire à Tel Aviv et à Sderot. Le Hamas qui n’est pas dupe, crie partout que les israéliens en se retirant ont perdu cette bataille. Et que voit-on à Gaza ? Une administration qui doit péniblement, sans infrastructures, reprendre le contrôle du terrain dévasté, qui devra gérer la distribution de vivres, des médicaments et de l’eau. Réparer les dégâts, dont le coût est phénoménal, reconstruire, (travaux qui vont profiter à qui ?) En parlant de coût, à combien se chiffrent les dépenses de cette boucherie ? Certains vont dire qu’il n’y a pas de perdants, ni de gagnants, ce qui voudrait dire que cela n’a servi à rien, sinon à massacrer et terroriser une population déjà misérable.

Il ne reste de cette épopée sanglante que des larmes, de la souffrance, une immense colère populaire sinon un désir de vengeance provoqué par un blocus qui dure depuis deux ans et s’apparente à une punition collective ce qui est interdit par les lois internationales. Puisque j’aborde le sujet, à côté de la décision de l’Europe de se ranger du côté des israéliens, ceux-ci devront et c’est nouveau depuis les guerres de l’est-européen, être attaqué en justice internationale, par le dépôt de nombreuses plaintes, déposées près le parquet de la Haye. Estées, pourquoi pas, par l’ONU elle-même, puisque son secrétaire général est catastrophé devant le spectacle et par l’utilisation de bombes au phosphore. Seront-elles reçues, instruites ?
Déjà Israël a dans ses cartons des moyens de défense, juridiques et immédiatement exploitables.
Quelles condamnations pourraient-être prononcées ? Ne me parlez pas du chef de char, dégradé, pour avoir malencontreusement ordonné de faire feu sur un hôpital, voulant ainsi descendre un pauvre pékin avec sa mitrailleuse d’occasion.
Pour faire impartial des médias, de plus en plus nombreux, insistent sur le fait que les militants du hamas se cachaient, tantôt chez l’habitant tantôt à proximité, ce qui constitue également dans le premier cas une violation des lois de la guerre. Cette accusation, même vraie, est développée depuis les guerres de libération et l’alibi pour les Américains d’employer du napalm. Et pour nous de brûler les mechtas. Il est plus facile pour un trouffion de lancer un obus sur un tireur isolé que d’aller le chercher « à la main »  si je puis dire. Seulement, il y a danger de mort, alors assez d’entendre ce genre d’argument.
Ne justifions pas les crimes par d’autres en omettant de ne parler que d’une seule chose, Gaza est en ruine et le Hamas n’est pas mort. Les armes sont muettes, seuls les bruits de pleurs et des pelleteuses montent des ruines. Aprés avoir lu ce lien il ne fait plus aucun doute sur la culpabilité des forces armées israéliennes. Le Monde

Ce qui n’est pas sans rappeler le massacre de Qibya :
« Le 14 octobre 1953 une unité spéciale israélienne, dirigée par un jeune commandant de 25 ans du nom d’Ariel Sharon, l’unité 101 lance des représailles contre un village, pour se venger de l’assassinat d’une mère et de ses deux enfants par des fedayin palestiniens infiltrés en Israël. L’opération commence à 7 heures du soir. Le commando compte environ 40 personnes, avec des mulets dont les sabots étaient enveloppés d’étoffe et qui portaient 600 kg de TNT. Toutes les maisons (après demande d’évacuation) sont dynamitées. Bilan, 69 personnes tuées, (pour la plupart des femmes et des enfants) par l’effondrement de leurs maisons, selon l’historien israélien Martin Van Creveld. Les survivants, étant abattus à la mitraillette. Les autorités du village avancèrent le chiffre de 76 morts. Des familles entières furent anéanties. Sharon a reconnu avoir dirigé ce raid mais “que les habitants étaient restés dans la quarantaine de maisons au lieu de s’enfuir, ce fut une tragédie”. Il ne s’émeut guère et affirme que pour la première fois Israël disposait d’une réponse efficace et que ceux qui voulaient sa perte devraient dorénavant réfléchir. (Mémoires, éditions Stock, 1990). Il fut convoqué par Ben Gourion qui le sermonna. On ne sait toujours pas pourquoi, Sharon fut élevé quelques mois plus tard  au grade de lieutenant-colonel !"
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(1) D'après des sources qui ont préféré garder l'anonymat les gazaouis fabriquent une bonne partie de leurs armes eux-même, le reste est fourni par des contrebandiers israéliens de l'autre côté du mur de la honte.

(2) Imaginons une force israélienne sans ces armes, sans drones, sans chars cybernétiques , sans surveillances satellitaires, sans moyens de capter les SMS et autres messages par internet. Aurions-nous 15 millions de morts ?

(3) Qui tentait de se faire photographier avec Obama sans succès d’ailleurs. Au moins, elle représentait la gauche aux USA en liesse.

16 août 2006

LA GRANDE BAVURE ISRAELIENNE

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Comme il était prévu, Bush et sa petite secrétaire ont décidé d’arrêter la partie. Chirac et son porte-serviette Douste Blazy se sont empêtré dans une rédaction bilatérale d’un texte tout d’abord inégal dans sa formulation, qu’il a fallut remanier pour se terminer par l’adoption d’une résolution du Conseil de Sécurité.
Nous y reviendrons plus en détail.
En attendant, cet arrêt des combats soulage à la fois les victimes et l’opinion publique occidentale, tandis qu’il enthousiasme le monde arabe. Celui-ci y trouve une victoire  et en la personne du Cheikh Hassan Nasrallah, un nouvel héros, chiites et sunnites confondus. Une «victoire» pour Olmert et une déception de sa propre opinion qui lui reproche, ou d’avoir commencer ou d’avoir cessé trop tôt  cette opération. En réalité le bilan est catastrophique pour Israël et sur plusieurs plans.

Stratégique et militaire
Préparée à la hâte cette “incursion” israélienne au Liban sous le prétexte du “rapt” de deux soldats par le Hezbollah avec lequel les Israéliens sont en conflit depuis 1982, est une erreur monumentale. Je cite ma tête de turc, Shimon Peres, qui fait dans la métaphore footbalistique.:
« Nous en avons fini plus ou moins vainqueurs sur le plan politique et militaire [...] Nous avons commencé lentement et sommes maintenant à plein rendement, alors que le Hezbollah a débuté très fort, mais il est relativement épuisé”  Aussi ridicule que  notre Olmert qui affirmait, y a quelque temps qu’Israël avait gagné la guerre.

L’armée israélienne a perdu de sa gloriole, puisque le Hezbollah jusqu’au dernier moment, balançaient des centaines de roquettes sur le pays. Le nombre de militaires tués est très élevé, ce que les Israéliens constatent et reprocheront à leurs politiques et militaires. Le renseignement a été en dessous de tout. Le Mossad, malgré les infiltrations a été incapable de faire son métier : renseigner l’armée le plus exactement possible pour éviter les “bavures”.

Nous savons tous, et Tel-Aviv surtout, qu’aucune armée ne peut gagner une telle guerre et ce depuis le Viet-Nam. Ni même désarmer une guérilla. Une armée du peuple ou un peuple armé, voilà la question. L’emprise du Hezbollah, et sa branche armée, véritable mouvement de résistance pour le monde musulman, les Libanais de toutes tendances et confessions la connaissaient et ils ont été jusqu’à élire deux de ses politiques qui siègent au gouvernement.
Gagner une telle guerre ? Les deux parties sont gagnantes. Il suffit de voir Olmert et le nouvel Arafat le clamer. Qu’en est-il exactement ? C’est selon direz vous ? Et bien non. "Une nouvelle définition de la victoire doit être élaborée” explique un haut militaire israélien qui fait dans la lapalissade. Que “Tsahal” avec sa puissance, son armement sophistiqué, ses drônes, son usage des données satellitaires américaines ne parvienne qu’à détruire un pays en laissant plus d’un milliers de morts civils sans obtenir ce pourquoi elle a commencé son  intervention, à savoir la libération de ses deux soldats “kidnappés” est une défaite et pour Israël et pour elle.

Diplomatique.
L’image d’Israël en se livrant à des tueries, à la destruction systématique d’infrastructures, est définitivement ternie et ce, après toutes les autres forfaitures, le non-respect des injonctions de l’ONU, y compris la «feuille de route», et des accords de Genève insultés, que l’opinion internationale a oublié ou sur lesquelles elle a bien voulut fermer les yeux.

Economique
Et là,  je suis ahuri. Premièrement sur le coût d’une telle guerre pour Israël en armement et frais de mobilisation. Le chiffre de 6 milliards de dollars est avancé. Je voudrai bien connaître le prix d’une seule bombe,  tiens ! , Comme çà, pour savoir. Deuxièmement pour le Liban et c’est pourquoi je pousse un coup de gueule. Je lis dans la résolution 1701 (article 6) que la communauté internationale devra participer à la reconstruction du Liban ravagé !!! Tout ce beau monde se garde bien de proposer un Traité de Paix, en effet l’agresseur, le destructeur donc, serait condamné à rembourser. Au lieu de cela se sont les autres citoyens du monde qui vont cracher au bassinet ?

 
« Je détruis et saccage  la propriété de mon voisin sous prétexte qu’il abrite des voleurs de poules et la Mairie tire sur ses deniers les fonds pour la reconstruction des bâtiments ? » *

Remarquez que cela arrange beaucoup de monde, il va de soi que Bouygues et ses grandes sœurs américaines se frottent les mains. Un marché tout neuf !
Sans compter que l’économie israélienne est loin d’être ce que les pionniers sionistes espéraient. Comment un tel pays peut-il se permettre une guerre. Pour la défense de la Patrie ? Bon d’accord, mais la Patrie est-elle sauvé ? Non.
Combien de morts inutiles pour en arriver là ? De haines établies pour toujours ?

Politique interne.
Les jours politiques de l’équipe au pouvoir sont comptés une nouvelle crise interne est sur le point d’éclater. En effet la perception d’une défaite est universelle jusque dans le pays. D’ailleurs on entend Netanyahou à nouveau.

RESOLUTION 1701
http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20060812/803104_re...
J’ai pris la peine de la lire cette résolution, et quelques paragraphes me paraissent intéressants.
Préambule

"Le Conseil de sécurité,     Rappelant toutes ses résolutions précédentes relatives au Liban, en particulier les résolutions 425 et 426 (1978), 520 (1982), 1559 (2004), 1655 (2006) et 1680 (2006)
T.B Ouf !
[…] qu'il faut remédier d'urgence aux causes qui ont donné naissance à la crise actuelle, notamment en obtenant la libération inconditionnelle des soldats israéliens enlevés. Conscient du caractère délicat de la question des prisonniers et encourageant les efforts visant à régler d'urgence la question des prisonniers libanais détenus en Israël
T.B Quant aux prisonniers palestiniens illégalement détenus, encore rien.

[…] Prenant dûment note des propositions faites dans le plan en sept points concernant le secteur des fermes de Chebaa. Et article 10 concernant les frontières incertaines.

T.B  Vous allons voir l’armée d’occupation quitter cette zone, au prochain siècle !


L’article 6 dans son ensemble :

 6. Demande à la communauté internationale de prendre des mesures immédiates pour prêter son concours financier et humanitaire au peuple libanais, notamment en facilitant le retour en toute sécurité des personnes déplacées et en rouvrant les aéroports et les ports sous l'autorité du Gouvernement libanais, conformément aux paragraphes 14 et 15, et lui demande également de fournir dans l'avenir une aide à la reconstruction et au développement du Liban ;
T.B voir plus haut.   

une petite perle :
Article 8 alinéas 6 […] - Communication à l'Onu des cartes des mines terrestres posées au Liban encore en la possession d'Israël ;
T.B. Des mines au Liban et on ne le savait pas ? Pourquoi pas des bombes à fragmentation !

 12 […] de veiller à ce que son théâtre d'opération ne soit pas utilisé pour des activités hostiles de quelle que nature que ce soit, de résister aux tentatives visant à l'empêcher par la force de s'acquitter de ses obligations
T.B Vous voyez la FINUL tirer sur des soldats israéliens en embuscade, vous ?   

18. Souligne qu'il importe et qu'il est nécessaire d'instaurer une paix globale, juste et durable au Moyen-Orient, sur la base de toutes ses résolutions pertinentes, y compris ses résolutions 242 (1967) du 22 novembre 1967, 338 (1973) du 22 octobre 1973 et 1515 (2003) du 19 novembre 2003.
T.B. 242 et 338, articles tabous pour la société israélienne.

 Pour fêter cela rien ne vous empêche d’aller faire un petit tour son mon blog musical
http://tutti.allmyblog.com.  Bon nous verrons bien demain….

  * Je sais la métaphore est simpliste….. les voleurs de poules. Mais tous les manouches ne sont pas des voleurs de cuivre.
 
P.S. Je lis dans la presse, que David Grosmann vient de perdre son gamin de vingt ans dans son tank. Cet écrivain, tout d’abord favorable à l’éradication du Hezbollah venait de signer un appel exhortant le gouvernement israélien à cesser l’escalade de ses actes et pour un cessez-le-feu immédiat. Je sais trop c’est que la mort d’un enfant de vingt ans. Et cela m’emmerde profondément. Arrêtez le massacre.


04 août 2006

PRIX NOBEL DE LA GUERRE ET PAIX

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J’écrivais dans ma précédente note qu’Israël n’était certainement pas, à mes yeux, un état démocratique. Voici quelques notes que j’ai écris il y a quelques années,. Je n’ai pas changé ni d’idée, ni un seul mot du texte.
Israël est le seul Etat moderne sans Constitution écrite : ce sont les lois adoptées par le Parlement qui règlent le fonctionnement du gouvernement. Ces " lois fondamentales " qui, comme le souligne un membre du quotidien Ma'ariv, “ ne garantissent pas formellement [...] les valeurs d'égalité, la liberté d'expression des journalistes et la liberté d'assemblée ". " Une Constitution invaliderait toute loi permettant les expulsions de masse des Arabes, leur détention sans jugement et les pressions physiques dans les interrogatoires “ ajoute le même journaliste. On sait d’autre part que les religieux notamment sont farouchement opposés à toute Constitution.
Le texte de la Déclaration d’Indépendance demeure l’unique fondement constitutionnel de l’Etat. Cela permet à l’exécutif de faire ou défaire une politique toujours plus favorable aux ressortissants juifs et discriminatoire envers les citoyens arabes de l’Etat. Encourageant l'implantation des néo-colons sur les Territoires occupés, Jérusalem en particulier, sans vergogne et au nez de l'opinion publique internationale et à la barbe d’un peuple lésé. Le monde occidental est pieds et poings liés devant cette situation. Tout d’abord parce que l'Etat d'Israël n’est qu’un satellite artificiel des Etats-Unis, certains iront jusqu’à dire que ce pays est le 51 ème Etat fédéral des USA. Sa sécurité dépend de la VI ème flotte américaine. Pétrole oblige, la position des U.S.A est totalement acquise à la cause israélienne et pour sa diplomatie, les Palestiniens sont les agresseurs,  et Israël un pays assiégé. Ensuite parce qu’Israël est diplomatiquement reconnu, sa politique en matière de défense est inattaquable puisque souveraine. Ses efforts pour préserver sa population des troubles qu'il engendre lui-même, son immoraux mais justifiés. Dès 1967 des responsables américains faisaient figurer au nombre des territoires rigoureusement indispensables à la défense militaire de l’Etat d’Israël : la bande de Gaza, le Golan, les parties occidentales et méridionales de la Cisjordanie, (soit environ la moitié de celle-ci) ce qui explique la détermination des responsables politiques, d’occuper ou de réoccuper ces territoires par la force ou par une colonisation rampante.
L’Etat juif doit faire face à des forces qui rejettent un processus de paix à l’israélienne ou à l’américaine. C’est le cas du Hezbollah au Liban, du Hamas, du Jihad islamique, ainsi que du FPLP et du FDPLP et même à l’intérieur du Fatah, l’organisation Tanzim par exemple. Le gouvernement sioniste doit assurer à son peuple la sécurité en l'entourant d'une “barrière de protection” contre la colère légitime des Palestiniens assiégés et meurtris, particulièrement ceux qui ont fui l'armée israélienne, car ils perçoivent de mieux en mieux l’appel des organisations résistantes ou terroristes. La vérité certes n’est pas dans un seul camp mais il ne faut pas oublier les faits suivants :
     - C’est Israël qui occupe illégalement les territoires palestiniens, et implante ses colonies. 

     - Ce sont ses chars et ses blindés, américains pour la plupart, qui encerclent les villages et les camps et  qui tuent des civils. Voilà donc le cadre posé : d’un coté, un peuple chassé de sa terre, envahi, sous équipé qui subit en outre les affronts publics de domination, une expansion coloniale. Qui, dans son combat est uni ou se soude contre l’usurpateur. De l’autre un pays surarmé en situation de défensive permanente. Une montée d’un islamisme extrémiste au sein des masses en Palestine a effectivement de quoi inquiéter fortement l’opinion publique israélienne, déjà affrontée à ses problèmes internes, dont celui posé par ses concitoyens arabes. La confrontation israélo-palestinienne dure depuis une centaine d’année. Elle est pour résumer, passé par plusieurs phases. Comme celle,  toujours actuelle qui consiste en un déni mutuel d’existence, qui se résume par ces deux axiomes “ Vous n’existez pas” clament les Israéliens. “Vous n’existerez plus” répondent les Palestiniens. La dernière sera celle du règlement du conflit : la fin de l’occupation, mais aussi les conditions de la fin de cette invasion et le démantèlement des colonies, dont Jérusalem-Est. Et la naissance d’un Etat palestinien souverain et indépendant. Pour échapper à des schémas stériles, pourquoi ne pas concevoir plutôt qu’un Etat sans pouvoir économique, sans défense, sans véritables appuis, comme le désirent les Israéliens une autre formule ? Un Etat laïque, enfin, régional où les juifs, arabes et chrétiens pourraient vivre dans des frontières multilatéralement négociées. Une entité basée sur d’autres conceptions étriquées d’Etat souverain forcément renfermé sur lui-même, telle une Communauté comme celle que construit l’Europe, une Fédération ou une Confédération, dans laquelle se fondraient cultures, ethnies et religions. Certes, cela demanderait des sacrifices à certains, une autre vision politique à d’autres. Cette possibilité à été envisagée à plusieurs reprises, faudrait-il cesser d’y croire ou laisser faire le temps, s’empêtrer Israël dans une contradiction entre un sionisme socialiste visionnaire et une conception théocratiquement judaïque de la situation ? Une porte honorable de sortie pourrait être envisagée autre que l’affrontement armé, à condition de prendre cette histoire à la gorge, de s’y confronter, armé d’un devoir de vérité, d’un désir de justice et d’une éthique politique.  Mais une terrible injustice commise par un peuple à l’égard d’un autre peut-elle, malgré les années de peine et de souffrance et de déni de droit, se conclure par une réconciliation réelle et durable ? C’est la seule question

P.S Qui a à voir. A entendre Shimon Perez, prix Nobel de la paix soutenir le combat fallacieux mené par Israël au Liban Sud et aujourd’hui au Nord en est une autre. Le sort du Liban est écrit par Bush et ses comparses, celui de la Palestine palestinienne ne le sera pas. A ce sujet il est émouvant d ‘apprendre que les réfugiés palestiniens au Liban depuis 1967 accueillent fraternellement les déplacés dans leurs camps. A noter que l’armée israélienne que la presse continue d’appeler, Tsahal, se garde bien de balancer la moindre bombe sur un seul camp. Cette armée n'a pas réussi, en l'espace de vingt jours, à engranger le moindre succès militaire à médiatiser. Elle tombe vraisemblablement sur un os. Cette demi victoire à la phyrrus en plus vient de creér un nouveau leader légitime en la personne  du chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, encore un fou de dieu avec qui les Libanais ne sont pas fauchés. Quand sortira-t-on de cette folie religieuse ?

Puisque bous sommes toujours dans les questions, il y en a une qui me turlupine. Comment se fait-il que les missiles du Hezbollah ne fassent si peu de victimes ? Soit ce sont des missiles en carton, soit  ce sont des armes de pacotilles que les Iraniens et Syriens refilent aux « combattants de Dieu ». Pire encore, peut être ne savent-ils pas s’en servir ou n’ont-ils pas reçu les notices ? A moins que cela soit tactique et que le jour où ils décideront de jouer le « jeu »comme les aviateurs et tankistes israéliens sera un jour de deuil extrême pour la nation juive tout entière. Imaginons 800 morts israéliens !

Re PS. Bonne nouvelle, dans le scandale de Cana il faut compter 28 victimes te 8 bléssés contre le chiffre de 58 avancé jusqu’alors. ; Ces salauds de civils qui se cachaient dans leur maison ! !

Mauvaise nouvelle, le Hezbollah a retrouvé les notices des missiles. Journée meurtrière pour Israël : jeudi, des roquettes tirées par le mouvement chiite ont causé la mort de huit civils dans le nord du pays. Arrétez ! Merde !

18 juillet 2006

DE BEYROUTH A HAIFA

 Cet homme n'a jamais connu la Paix

 

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 L'invasion du Liban  en1982 a coûté la vie à plus de 12.000 à 20.000 civils, fait quelque 30 000 blessés et a laissé 200 000 personnes sans abri. Elle fut pour Israël l’occasion de porter un coup spectaculaire au nationalisme palestinien. Entre autres objectifs, les troupes devaient s’emparer d’un immeuble qui abritait le centre de recherches de l’OLP où étaient conservés livres et documents retraçant l’histoire de la Palestine, des villages et des familles arabes avant 1948 et des événements marquants de cette période. Tout fut expédié en Israël et dûment décortiqué pour n’être rendu que 14 mois plus tard à la demande express de l’OLP qui en faisait l’une des conditions de la libération de six soldats israéliens. Le spectacle, pour un historien témoin du spectacle, fut attristant car tout était détruit. Etant donné qu’il n’existait pas de bibliothèque nationale, les intellectuels palestiniens avaient fait de leur mieux pour rassembler des documents, journaux datant du mandat britannique, microfilms des journaux israéliens, des dossiers de la Knesset. Au retour de ces documents tout fut microfilmé et mis en sécurité aux Etats-Unis, mais certains vieux livres avaient disparus. C’était comme si l’Etat hébreu, à travers ses services secrets, avait volé le passé et l’identité des Palestiniens et nié à la Palestine la possibilité d’avoir des archives historiques, de les dépouiller de leur histoire parce que dérangeante pour lui.

« Raisins de la colère »
En avril 1996, j’ai bien écris 1996, répondant à des attaques du Hezbollah, Israël lança l’opération “Raisins de la colère”. L’aviation israélienne bombarda les bases, ainsi que des objectifs civils au Liban, jusque dans le Sud de Beyrouth, dans la localité de Qana, où 107 civils libanais trouvèrent la mort sous les bombardements, alors qu’elles s’étaient réfugiées dans un camp de la Finul. Ce qui constitue là aussi, aux yeux des arabes et de l’opinion mondiale, un véritable crime de guerre.
Les politiciens juifs se sentaient parfaitement capables d’être les maîtres du jeu et d’exploiter les rivalités et les sentiments de vengeance existant entre les Arabes. Sharon en avait pris conscience et avait tout misé sur Béchir Gemayel et ses méthodes brutales. Résultat : C'est maintenant le Hezbollah pro-iranien, soutenu par la Syrie, qui prend la place de l'OLP comme organisation clandestine anti-israélienne
Un nouvel accord de cessez-le-feu fut négocié le 26 avril, sous l’égide des Etats-Unis et de la France. La résolution 425 du Conseil de sécurité de l’ONU exigea le repli de l’armée israélienne du Sud Liban qui ne fut effectué que plus tard sous le gouvernement de Barak. Le 24 mai 2000, le dernier soldat israélien quitte la zone, en laissant sur place 130.000 mines. Ce n’est qu’au mois d’août que les casques bleus de la Finul (1) se redéploieront dans la zone évacuée. Pour les Arabes c’est une victoire du Hezbollah et c’est ce qui explique la confiance que lui apporte le peuple du Sud Liban aujourd’hui massacré parmi lesquels des centaines de milliers de réfugiés palestiniens au Liban, vivent à nouveau une horreur
Aujourd’hui, tout le monde peut s’apercevoir qu’Israël à l’instar de sa tutrice l’Amérique de Bush, prend pour son opération aérienne un faux alibi. Là-bas la présence d’arme chimique et ici l a restitution de deux soldats israéliens pris en otage.
Lors d’une guerre, à l’ancienne, ont faisait des prisonniers, maintenant on prend des otages. Comme ces centaines de prisonniers israéliens dans les prisons israéliennes sans jugement.
Que ceux qui veulent bien me lire sachent que je connais bien entendu les implications économiques et politiques de cette nouvelle crise. Mais je tiens à ne pas m’égarer, mes propos concernent un seul sujet : le sort des Palestiniens, y compris ceux qui subissent aussi les événements, les réfugiés au Liban. Je laisse à d’autres les commentaires géopolitiques sur la situation présente et ils le feront peut être mieux que moi. Je connais aussi les enjeux de cette confrontation et le but recherché par l’armée israélienne en bombardant les infrastructures comme l’Aéroport international, de Beyrouth, en faisant de centaines de morts civils et que l’opinion publique israélienne évacue de sa conscience pour l’instant
Par contre, je m’aperçois que Gaza ne fait plus la « Une » des quelques journaux qui voulaient en parler. Plein feux sur ce pauvre Liban que certains, et de tout bord, voudraient bien vouloir disparaître..
Et d’après vous M,sieu, çà vient d’où ce merdier ?
Si le sionisme d’Etat existe aujourd’hui, c’est en vertu de la promesse antique qui aurait été faite aux Hébreux, selon la mythologie, « C’est un pays ou coulent le lait et le miel et en voici les fruits. Mais le peuple qui l’habite est très puissant. Caleb leur dit : Emparons-nous du pays, nous y serons vainqueurs. »
 Lorsque l’on connaît la méticulosité qu’apporte les Juifs aux Ecritures, il ne faut pas s’étonner de la politique colonialiste, expansionniste de l’Etat d’Israël. De plus, la Bible définit les véritables frontières d’Israël. Elles n’ont rien à voir avec celles accordées du bout des lèvres par les Nations Unies en 1947 et agrandies par les annexions de 1967. On devine aisément le courroux des dirigeants théocratiques juifs devant cette différence d’espace et le vœu de conquête des nationalistes irrédentistes partisans du Grand Israël.
Que l’on juge (Bible) : "la terre promise, c’est naturellement et d’abord Jérusalem, puis le Sinaï, puis la Jordanie, puis le Liban*, puis une partie de la Syrie. C’est-à-dire la Méditerranée à l’ouest, l’Egypte au sud-ouest, au-delà de Suez la mer Rouge au sud, l’Arabie à l’est, la Syrie au nord. Si l’on rentre dans la logique sioniste et mosaïque que les juifs sont les propriétaires historiques de la Palestine, il faut accepter sans discussion l’idée qu’Israël n’est pas au terme de sa conquête. La promesse divine ne peut être réalisée que partiellement, l’acceptation de frontières rognées et partagées donc incertaines avec les Palestiniens ne serait qu’un recul religieux à la limite du blasphématoire.
Et voilà pourquoi l’une de mes raisons de parler de cette crise sur ce blog athéiste répondit le M,sieur. .

 

*Et voilà.

15 juillet 2006

LA GUERRE DU LIBAN ACTE I

 

Les chars de Sharon entrent au Liban en 1982 au delà de ce qui était permis par le gouvernement sioniste. C'est l'armée qui règne en Israël

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"Le talon d'Achille de la coalition [Pays Arabes], c'est le Liban. La suprématie musulmane dans ce pays est artificielle, et peut aisément être renversée ; un Etat chrétien doit être instauré en ce pays. Sa frontière sud serait la rivière du Litani.
Mai 1948. Ben Gourion "Journal »

Le gouvernement libanais avait, par les accords du Caire du 3 novembre 1969, reconnu le droit de cité à l’OLP, ainsi que son extra-territorialité. Environ 140.000 Palestiniens s’étaient réfugiés dans le Sud du Liban. Puis la guerre des six jours provoqua un nouvel afflux.

La guerre du Liban en 1982 est la première guerre strictement israélo-palestinienne : elle fut précédée en 1981 de l'opération "Litani" qui avait repoussé au-delà de ce fleuve les forces palestiniennes et établit un "Etat du Liban-Sud" dirigé par un fidèle d'Israël, l'officier libanais Saad Haddad, la guerre est déclenchée en 1982 par Israël dans la perspective de détruire l'O.L.P. qui a rassemblé des forces importantes au Liban d'où elle lance ses commandos pour commettre des attentats en Israël, attentats auxquels ne répondaient jusqu'alors que des bombardements-représailles. À noter aussi que la guerre civile entre chrétiens et musulmans sévissait au Liban depuis 1975.
Chronologie.
Le déséquilibre économique, démographique, mais également politique entre les différentes communautés coexistant dans la région contribua à l’éclatement de la guerre du Liban. Beyrouth vit s’affronter les communautés religieuses, les partis et les milices locaux, mais aussi les armées syrienne et israélienne.  Dès avril 1975, des accrochages entre phalangistes et membres de l’OLP marquèrent le début d’une guerre longue de quinze années. Le conflit coupa Beyrouth en deux, et déchira aussi les différents quartiers. La ville et sa périphérie, où se trouvaient les camps de réfugiés palestiniens et ses combattants, étaient la proie de différentes factions : les sunnites, les chiites, les Druzes, les maronites et les combattants palestiniens qui contrôlaient chacun une portion de territoire à l’intérieur de la ville. Avec l’approbation de la droite chrétienne, le président Frangié demanda en 1976 l’intervention de la Syrie, qui trouva là l’opportunité d’occuper le pays et surtout d’endiguer la montée en puissance des Palestiniens, dont le projet national constituait un obstacle à la formation d’une “Grande Syrie”. Le 16 octobre une conférence se tint à Ryad qui entérina la présence des troupes syriennes sur le sol libanais et mit fin aux hostilités.
L’intervention étrangère
Dès le mois de mars 1978, Israël envahit le sud du Liban pour tenter de détruire les bases palestiniennes qui furent repoussés au nord. Les Nations Unies envoyèrent alors une force d’interposition : la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), mais Israël maintint son soutien aux maronites et ses attaques contre les bases de l’OLP au Liban. Le régime des mollahs soutint sans discontinuer la milice chiite islamiste du Hezbollah et les groupes terroristes du Jihad islamique, qui multiplièrent les attentats au Liban mais aussi en Israël. En 1981, la Force arabe de dissuasion affronta des milices, soutenues par Israël. Les combats se multiplièrent jusqu’à l’établissement d’un cessez-le-feu le 24 juillet 1981. Les forces syriennes contrôlaient le Nord et la plaine de la Bekaa, tandis que le Sud et Beyrouth-Ouest étaient aux mains des progressistes et de l’OLP. En octobre, deux mois après sa nomination, Sharon, Ministre de la défense, ordonnait à son Etat-Major de préparer un projet de guerre au Liban. Avec plusieurs objectifs : délivrer les Israéliens vivant dans le nord du pays de la menace des bombardements palestiniens basés au sud du Liban, et éliminer militairement et politiquement l’OLP à Beyrouth. Le gouvernement n’approuva pas ce projet.
Le 3 juin 1982, un terroriste de la bande d’Abou Nidal blessait grièvement à Londres l’ambassadeur d’Israël. En représailles, le gouvernement israélien ordonna le bombardement des  bases et des dépôts de munitions de l’OLP à Beyrouth qui répliqua en bombardant le nord d’Israël. En réunion de crise le gouvernement israélien décida l’envoi de troupes au Liban.
Paix en Galilée
 Le 6 juin, Ariel Sharon en accord avec Begin lança l’opération “Paix en Galilée”, ce raid ne devait s’effectuer que jusqu’à 40 km au-delà de la frontière avec le Liban. Cette distance fut dépassée puisque les troupes de « Tsahal », elles parvinrent jusqu’aux faubourg de Beyrouth quelques jours après et dans laquelle furent engagés jusqu’à 100.000 soldats qui traversèrent la ligne d’interposition tenue par la FINUL et assiégèrent Beyrouth. Ils rejoignirent les Forces libanaises de Gemayel. L’opinion publique israélienne commença à soupçonner le gouvernement de lui avoir caché la vérité et réclama la démission du ministre. En effet le 14 juin le chef d’Etat major Eitan annonça la mort de 170 soldats, quelques jours plus tard le général Nativ parlait de 214 morts. Une manifestation eut lieu, réunissant 800 militants du mouvement “La paix maintenant”, suivie d’une autre qui compta des milliers de personnes. Ces manifestations reçurent l’appui d’une partie de l’armée exigeant de ne servir que sur le seul territoire israélien. Une pétition  fut signée par 80 soldats et officiers, en voici les termes : “Il y a eu trop de morts parmi nous et à cause de nous au Liban, trop d’occupations, de bombardements et de dévastations”. Ces dernières critiques qui se renouvelleront dans le futur, furent passées sous silence. Pendant douze jours, la ville où était retranchée l’OLP, fut soumise à des bombardements intensifs. Le 20 août, un cessez-le-feu était obtenu par les Etats-Unis. Près de 15 000 combattants de l’OLP furent évacués par les flottes des pays occidentaux. En mai 1983, un accord prévoyait la fin de l’état de guerre et le retrait des forces israéliennes, conditionné par celui des Palestiniens et des Syriens. Israël conservait cependant un droit de police au Liban Sud.
Dès le moi de juin Moshé Dayan déclarait « tout ce qu'il nous reste à trouver, c'est un officier, même un simple capitaine. Il faudrait le gagner à notre cause, l'acheter, pour qu'il accepte de se déclarer le sauveur de la population maronite. Alors, l'armée israélienne entrerait au Liban, occuperait les territoires où elle établirait un régime chrétien allié à Israël, et tout marcherait comme sur des roulettes. Le territoire du sud du Liban sera totalement annexé à Israël."  (M.Sharett)

Quelques mois plus tard, conformément aux plans, Bachir Gemayel était élu président du Liban. Le 14 septembre il se rendit aux quartiers généraux des Phalanges chrétiennes à Beyrouth. Une bombe déposée éclata, télécommandée, l’immeuble s’effondra. Le corps de Gemayel fut découvert cinq heures plus tard. Les dirigeants israéliens l'attribuent immédiatement à l'O.L.P. et envahissent le Liban pour y détruire les bases de l'O.L.P.
Un rapprochement peut être tenté, selon R.Garaudy, entre les méthodes provocatrices comme la « Nuit de cristal » en 1938 en Allemagne et cet attentat.  Et celui commis par Abou Nidal (voir plus haut). Madame Thatcher n’ira pas aussi loin, mais ne craindra pas d’affirmer : “Je ne crois pas que l'attaque israélienne sur le Liban soit une action de représailles consécutive à cet attentat : les Israéliens y ont trouvé un prétexte pour rouvrir les hostilités”.

Les services secrets syriens ont toujours été montrés du doigt et la théorie soutenue par les pro-Bachir, comme quoi Israël serait le commanditaire de l'assassinat, car trouvant son allié peu coopératif n'a su tenir la route, étant en contradiction totale avec la réalité de la situation et des faits de l'époque.
Nous verrons si vous le voulez bien la suite de cette guerre qui n'était donc pas terminée par Israël.

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