25 avril 2008
MYTHE CHRISTIQUE

" Le doute est le premier pas vers la science ou la vérité; celui qui ne discute rien ne s'assure de rien; celui qui ne doute de rien ne découvre rien ".
Diderot, phrases (censurées) de l'Encyclopédie.
Dans ma rubrique « Philosophie et religion », les doutes sur l’existence réelle de ce Jésus se sont déjà exprimés, et je m’efforce de participer à cette interrogation non seulement par mes convictions personnelles, mais en me référant à des textes qui ne courent pas les rues.
Il suffit de les trouver sur Internet et s’apercevoir que les pros du sujet engagent des discussions souvent vaines, mais pour des biblistes, comme certains paraissent l’être ici, il est bon de mettre les pendules à l’heure.
Pour l’athée que je suis, il ne s’agit pas ici de vouloir démonter que ce Dieu Le Père existe ou pas, puisque je n’en suis pas capable, (quoique, il ne me pas faut renoncer (lol) par contre prouver, arguments à l’appui, que l’existence historique de Jésus est un mythe, plus contestable encore.
Après quelques débats qui datent du début du XXe siècle, c’est un sujet qui, il faut le constater, ne préoccupe plus guère les historiens et intellectuels. Il ne serait pas normal que cette critique dérangeantes de la thèse mystique soit si peu connue du grand public. A part quelques « scoops » sur les découvertes de tombeaux.
Et de rouvrir les textes sacrés, surtout celui qui nous intéresse : le Nouveau Testament. Pour des historiens qui ne sont pas tous athées, laïcs ou juifs, de sa lecture, débarrassée des emprunts et des invraisemblances, il ne reste qu’un conglomérat, un syncrétisme de religions plus anciennes, ou une philosophie moralisatrice.
Depuis quelques décennies, Adam ou Noé ne posent plus de problème au Vatican qui admet que ce sont des légendes, mais faire de même pour Jésus panique le croyant. En effet, pour lui, son historicité ne peut être mise en doute, parce que VERITE. L’Eglise, ne parle dans ses dogmes que " vérités de foi ", (du grec dokeo, " je crois ") que le catho lambda doit avaler sans discuter. Plus encore, nier sa vie, c’est nier sa mort et donc sa résurrection et et son ascension, encore plus fabuleuse calembredaine. Sinon, il ne reste rien …d’où ma comparaison avec un château de carte.
Les « preuves » de son existence.
Les sources profanes, qui devraient avoir un certain poids sont fragiles ou sujettes à caution. Curieusement sans présence d’aucun acte officiel des autorités romaines se rapportant à Jésus, je pose la question : ou sont les procès-verbaux de Ponce- Pilate ? Et les auteurs contemporains sont muets :
Pline l'Ancien en visite à Jérusalem, 30 ans après ces événements supposés, ne parle pas de cette histoire, ni d'une communauté chrétienne (1). Par contre il parle des esséniens.
Perse, Martial, ? Pas un mot. Sénèque ? On a fabriqué de toutes pièces une correspondance entre ce philosophe et St Paul. Au second siècles, rien de plus. Tacite dans un de ses textes composés vers 115, aurait parlé des persécutions des chrétiens de Rome par Néron (qui les accusa d'avoir allumé l'incendie de Rome) il parle bien de Chrétiens qui venaient du Christ, mais ses écrits se sont révélés des faux comme l'ont prouvé les historiens critiques, pour eux, il s’agit d’une interpolation. (truquage écriture ultérieure par un faussaire ou un copiste désireux d'allonger sa copie) Pline le Jeune signale que l'existence d'une communauté chrétienne au début du IIe siècle.(2) Suétone écrit que Néron " chassa les juifs qui s'agitaient à l'instigation de Chrestus » (3)
Les autres auteurs païens, comme Plutarque ou Juvénal n’en parle jamais, alors qu’ils citent d'autres auteurs ont ont inventé des faux célèbres comme les « Actes de Pilate » ou la « Lettre de Lentulus » qui n’existe pas, ou autres billevesées comme les lieux saints, tous rigoureusement faux, tous inventés, « découverts » fort tardivement. Le Golgotha n'a été « inventé » qu’au IVe siècle et la fameuse Via dolorosa, le « chemin de croix » date du XIIe siècle..
Pourquoi donc accorder du crédit aux autres écrits ?
Carence des témoignages juifs
Etrangement, pas un témoignage, pas une ligne. Aucune allusion dans Philon d'Alexandrie, écrivain prolixe dont une Ere de Pilate, et dont sa philosophie du « Logos » à inspiré les premiers chrétiens, de toute évidence. Et que dire de ses disciples lorsque les apologistes affirment " il n'est guère de ses contemporains (à Jésus), même illustres, sur lesquels nous soyons aussi bien renseignés » nous pouvons douter de leur bonne foi. Il est étrange d’ailleurs que les Apôtres n’ont pas vénéré pas les lieux où Jésus, leur chef, serait né et mort. Quant au récit de la vie de Jésus et son œuvre, nous ne les trouvons que dans des documents chrétiens, ce qui leur enlève une certaine objectivité, évidemment
Comme mon précédent billet sur l’homéopathie ne fait pas un tabac, je vous livre un sujet qui devrait faire bondir le croyants pratiquants (Il me faudra bien revenir sur les pratiques et rites des religions) en direction de leur BIBLIOthèque, pour y rechercher leurs satanés bouquins, Ancien et Nouveaux Testaments et autres Corans.
N.B.Je ne suis pas historien, les précisions proviennent des Zététiciens que je fus humblement , moi aussi, il y a quelques temps en ce qui concernait les OVNI, autre ânerie.
(1) Ce qui ne prouvent pas l’inexistence de communautés chrétiennes, mais bien plus tard.
(2) Mais, mais l'on ne prouve pas l'historicité d'un dieu (Ou d’un héros) par la croyance de ses fidèles, sinon il faudrait croire à celle d'Hercule, d'Apollon ou de ...Tintin.
(3) )De plus, Christos et Chrestos sont deux mots différents, l'un signifiant " l'oint " (désignant une personne consacrée), l'autre se traduisant par " le bon " et faisant parfois office de nom propre.
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06 avril 2008
DIEU EST DIEU NON DE DIEU
< La place des dieux,: au musée ! ZEUS Dieu des dieux.
Il est difficile de répondre à de si longs commentaires, mais point par point je vais essayer d’être clair. Cela mérite un post.
Au premier abord et même par la suite, notre nouvel intervenant semble d’accord avec moi, ne serait-ce simplement que de la rhétorique ? Je cois bien.
*J’ai créé le mot crédopathe trouvant le mot crédule un peu faible (j’utilise parfois le mot crédomaniaque dans les cas graves) en partant du préfixe latin credo et le suffixe grec pathos qui signifie : souffrance, passion , mais surtout dans son sens plus moderne lésion (-pathie) Crédopathe : atteint de crédopathie, attitude qui consiste à croire à tout sans raisonner à l’irrationnel et à la pensée magique. Quand au mot athéologie il s’agit bien d’une étude de la théologie pour le réfuter, titre de l’ouvrage de Michel Onfray. En ce qui concerne le mot athéisme (deux choses différentes) je conviens que son sens ou sa définition est lui aussi approximatif et non satisfaisante. C’est un débat qui, il y a quelques temps déjà avait passionné les lecteurs de l’époque.
*Nier l’existence des dieux et lutter contre l’irrationnel, n’est-ce pas le discours des néo-croyants, pour qui la religion n’exerce plus le rôle qu’elle tenait jadis avec les conséquences désastreuses que l’on connaît et qui se perpétuent pourtant avec l’hégémonie coranique en terre d’Islam. Faire la différence entre LA croyance en Dieu et LES croyances relève pour moi de la même démarche : rechercher des réponses à des questions qui ne se posent pas ou plus, d’autre part, je ne vois pas de dissemblance entre croire en la résurrection, le spiritisme, les miracles, l’homéopathie ou l’argilothérapie.
Effectivement toutes les croyances décrites par notre ami sont à mettre dans le même panier et à repousser : que ce Dieu soit bon ou mauvais ne regarde que les croyants eux-mêmes, surtout pas les incroyants de mon espèce, cela ne s’adresse pas non plus évidemment aux croyants de base, j’en suis désolé mais, pour eux ce Dieu n’est pas le leur. Dieu est Dieu non de Dieu (Maurice Clavel) celui de l’Eglise catholique et Romaine qui a créé le ciel et la terre en 6 jours. ( Sauf les virus ? ?)
Cela ne regarde encore moins la trop petite part des hommes qui vivent hors de cette polémique. Pour eux, il n’est pas question de se poser cette question : Dieu ou pas Dieu ? Qu’ils trouvent ridicule et vaine. Mes enfants par exemple, et j’en connais un paquet d’autre, vivent hors de concept et aussi bien ou aussi mal que les croyants.
*Voltaire et Rousseau, ceux que chantait Gavroche, vivaient dans un monde chrétien et pour eux, il était hors de propos de nier l’existence de Dieu, mais ils ont souligné les incohérences des dogmes qui sont les piliers des religions.
*Dire que l’homme a créé dieu est inexact, c’est vrai. L’homme a créé LES DIEUX et celui de MDT n’est qu’un concept, la synthèse de religions précédentes et le besoin politique d’un dieu unique et fédérateur, d’où la création du mot religion, effectivement qui signifie relier. Je cite Simone « Un peu nébuleux pour servir de base à un dogme, vous ne trouvez pas ? En fait, la religion est la trouvaille géniale qui permet de canaliser les hommes dans une direction prévue afin de servir de prolongement à la politique ce qu'un homme (ou une femme) libre ne saurait accepter ».
*En ce qui concerne l’allusion à la crucifixion, il me semble qu’il y a là une petite erreur. Les suppliciés de l’époque romaine, ceux condamnés à être suspendus par les poignets mourraient d’asphyxie par la tétanisation des muscles respiratoires, clous où pas qui ne sont qu’une image qui nous vient des fakirs. (Je plaisante) Les dernières paroles du Christ ne sont qu’une citation littéraire, une jolie phrase collée sur des manuscrits apocryphes par des scribes zélés aux ordres des puissants de l’époque.
*Dire que « la foi est incarnée et nous nous rejoignons sur ce point » est un non sens. La foi est acquise, surtout celle en un Dieu qui n’est même pas universel. Que son fils n’est-il pas descendu sur terre au Pérou ou en Océanie ? Il faudrait, non pas pour mettre un terme à cette polémique sans fin, mais faire avancer le débat sur le fameux dilemme qui consiste à affirmer selon certains qu’il est impossible de prouver l’existence ou non de Dieu, poser le postulat suivant :
Les martiens sont les créateurs du monde et nous régentent. Construire autour de cela toute une théorie, d’écrire la bible de Raël et de nous obliger de croire à cette fadaise, par la force. Comment prouver que ceci est faux, ou que les clercs de cette pensée ont raison ?
Que je sache, il n’y a aucun groupe humain qui depuis de l’humanité a affirmé d’emblée qu’il ne pouvait y avoir de créateur du monde, par contre on connaît les groupes humains qui ont affirmé qu’un Dieu, être supérieur, existait en nous demandant d’y croire.
Tout est dans le verbe croire.
*Au sujet de l'incarnation de la foi qui serait un risque, cela me conforte dans le choix de mon néologisme, il s’agit bien de souffrance, une angoisse permanente de la recherche du divin rédempteur. Etre athée est enfin être libéré de cette inquiétude que les déistes et fidéistes ne peuvent se défaire
MDT fait partie de ceux qui voudraient s’adresser directement à leur Dieu, sans intermédiaire, c’est une démarche plutôt protestante qui débouche sur la recherche personnelle ou intime de dieu. Sans toutefois écarter le droit aux croyants de se réunir, qui dit le contraire. ?
Il suffit ensuite de faire le pas et trouver dans les évangiles, œuvres encore plus humaines que le concept du divin, les contradictions, les enfantillages et dans la Bible l’a amalgame de livres d’Histoire et de morale anachronique, pour jeter sa chasuble par- dessus les moulins.
*Je fais partie de ceux qui pensent que la laïcité est à parfaire, mais qu’elle a ses limites et doit laisser la place à une autre forme de conquête de liberté. L’athéisme qu’il faudra bien rebaptiser d’ailleurs, c’est la lutte (encore un mot que je n’aime pas, militer non plus) contre les fausses idéologies parmi lesquelles je classe la croyance au divin qui débouchera inéluctablement par la disparition de toute forme de religion d’obscurantisme et de surnaturel.
*Un athée est bien entendu un chrétien d’écu, puisque volontairement dès son plus jeune âge on lui parle du petit Jésus et d’un Christ rédempteur, et lorsqu’il s’aperçoit que ce sont des bobards, il est forcément d’écu et en quelque sorte trahi, comme nous le dit Simone, par ceux qui lui on fait croire en une représentation « idéale » Non pas par un dieu auquel il ne croit plus. On ne peut taxer de trahison quelqu’un qui n’existe pas
C’est pourquoi dans ma note "les sectes et la crédopathie, je proposais des solutions, justement pour éviter le sentiment d’une cruelle déception, ce qui n’est pas une bonne chose et qui peut déboucher sur une certaine véhémence pour ne pas dire plus. On peut aussi dire que tous les enfants du monde (riche) sont des déçus du Père-Noël.
*J’ai beaucoup de réticence devant le mot agnostique (décidément je fais dans le lexique aujourd’hui) d’abord à son origine historique et dans son utilisation dans le langage courant. Je pense qu’on ne peut hésiter et se refaire le pari de Pascal toute sa vie et avoir les fesses entre deux chaises et laisser les curés faire leur besogne.
*Enfin, dire que « L’embrigadement religieux-hors les mouvements sectaires a quand même du plomb dans l’aile » c’est faire fi de la catéchèse néo-chrétienne et musulmane.
18:14 Publié dans recherche | Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note | Tags : religion, dieux dieu, athéisme, théologie, laicite
17 juillet 2007
LES SECTES FILLES II
Et on continue dans les calembredaines. (Notes prises en 2000). Ci devant prtres vaudou au Bénin
LES ADVENTISTES du 7ème JOUR.
Cette secte apocalyptique est née au début du 19 ème siècle. Son créateur, un baptiste, William Willer se voulant exégète du Livre de Daniel, crut voir dans le texte, des signes prophétiques de la fin du monde. En triturant les chiffres glanés dans les diverses pages, il annonça l’Apocalypse pour le 22 Octobre 1844,.......... qui fut suivi du matin du 23. Cette folle idée d’Eglise aurait dû disparaître. D’ailleurs Miller, miné, quittera bientôt la scène.
Malgré un grand mouvement de refus surnommé la “Grande déception”, les adventistes détournèrent le problème en annonçant que les calculs étaient bons, mais l'interprétation du mot sanctuaire dont il est question dans les textes, était erronée. Il fallait lire spirituel et non terrestre. Le "Sanctuaire" devient le jugement un par un de tous les individus nés sur cette terre depuis le commencement. En attendant un vrai avènement (retour, en anglais advent) du Christ, les ouailles ne travaillent pas le samedi jour de sabbat (selon la tradition mosaïque septième jour), d'où le nom Adventiste du 7ème jour. Ellen White prolixe écrivain inspiré, est devenu l’Apôtre pour les fidèles. Ses nombreux écrits considérés comme profanes, permirent de faire connaître cette secte dans le monde entier et compte aujourd’hui environ 6 millions de disciples.
Nous allons passer du mysticisme logique, ou presque, pour tomber dans le cercle des farfelus. Déjà les Adventistes nous montraient la voie, mais les pentecôtistes donnent dans le charlatanisme de grande taille.
LES PENTECOTISTES
La doctrine est le pouvoir de Charisme donné aux baptisés. Jean-Baptiste est le prophète suprême et la Pentecôte des Apôtres, le début de l'Eglise Ces dévots sont persuadés que l'Esprit-Saint, leur permet de parler toutes les langues des hommes, et guérir par imposition des mains, après le "baptême". Voyons cela dans le détail, et tenter de comprendre comment l'intelligence humaine peut être ainsi bernée. Cette secte fut crée par un pasteur méthodiste du nom de Charles Parham au début de ce siècle. Ses disciples étudiant le “ Livre des Actes des Apôtres” crurent voir une relation constante entre le baptême et un phénomène de “parler en langue” (voir plus haut) Ce fut une jeune femme Agnès Onaman qui manifesta ce pouvoir pour la première fois, en demandant à son nouveau gourou de lui donner le baptême. Puis il y eut une flopée de guérisons divines.
Il faut pour expliquer le rite, commencer par le charisme de glossolalie, c'est à dire le pouvoir de parler ou d’interpréter une langue qui vous est inconnue. Cette mise est scène d'ailleurs, est utilisée dans les films d'exorcisme, à la mode il y a peu de temps. Des jeunes filles souvent préadolescentes sont possédées du diable et utilisent dans leurs transes une langue ou une voix étrangère. (Voir plus haut, Chapitre PARANORMAL)
Un observateur, en la personne d'une éminence protestante, (il faut quand même le préciser) décrit ce qu'il voit dans une des réunions publiques pentecôtistes, en ces termes :
" Les femmes parlaient un charabia tout à fait incompréhensible alors que l'officiant : les haranguait de la sorte :
-quand l'Esprit-Saint rempli un coeur c'est comparable à une bouteille bien remplie qui, en se vidant, fait glouglou, alors le fidèle sent sa langue s'épaissir et il fait glouglou..."... " Dites comme moi: kabacha dudurum[...] avant de tomber dans l'extase"
Ce langage inarticulé relève plus de la psychopathologie que de la vie spirituelle. Les adeptes aujourd’hui, tentent de relativiser leur glossolalie en expliquant qu'il s'agit d'une langue d'extase. Le participant parle ou prie avec des syllabes qui n'appartiennent pas au langage humain. Et le tour est joué. Nous passerons sur le pouvoir de guérison, trait commun avec d'autres sectes, mouvements et guérisseurs. Tout ceci dans une ambiance de transe plus proche du rite endiablé cher au vaudou, que celui austère d'un temple. Ce fut d'ailleurs le premier reproche que leurs confrères leur firent. Ces séances ressemblaient trop au spiritisme et autres manifestations médiumniques de foires. L'hystérie ne fait pas bon ménage avec le Protestantisme, et les parpaillots ne sont pas des acrobates. Cette nouvelle église contemporaine a été condamnée par l'Eglise Protestante en un temps pour hérésie.
Il existe une Assemblée de Dieu, émanation catholique française du pentecôtisme, présent également en Europe. Il faut donc se méfier de cette discipline qui offre l'attrait du nouveau dans nos contrées.
LE VAUDOU (VOUDOO)
Culte secret des noirs caraïbes, d’origine animiste et originaire du Dahomey. Cette pratique mêle les traditions africaines, antillaises, comme par exemple le sacrifice, la magie, la transe ioa). Il existe aussi des rites funèbres comme la résurrection des Zombies. C’est une fusion de rites païens et catholiques. Ces derniers emmenés par Christophe Colomb, semblent faire bon ménage avec les pratiques haïtiennes. C’est le règne du mysticisme religieux et de la sorcellerie (sacrifices de volailles, poulet et moutons). Haïti reconnu cette religion en 1945. Ses pouvoirs font bien sur trembler les crédopathes de tous les pays. Exotique.
* Pour nous distraire, nous allons nous pencher sur une secte apparemment plus sympathique que les autres. Hare Krishna égaie les rues de nos villes par son chant collectif, le sankirtana, et la merveilleuse couleur safran de la robe. Le crâne rasé n’est là que pour faire plus exotique.
HARE KRISHNA ( AICK)
Krishna, demi-dieu selon la mythologie bouddhiste est la huitième réincarnation de Vishnu, le dieu le plus populaire de la tradition bhramannique. La forme sectaire que nous connaissons surtout par le chant et la danse “ Bhaktas” a été crée en 1966 à New York par Sa Divine Grâce A.C. Bhaktavidanbta Swami Prabhupada. Ce dernier s’embarqua en 1965 pour la capitale américaine où il fit rapidement des adeptes. Ainsi naquit en 1966 l’Association Internationale pour la Conscience de Krishna.
La pratique journalière est d’une totale austérité, La nourriture est à la limite de la diète végétalienne. L’absorption de viande condamne les pêcheurs à la réincarnation en l’animal. L’embrigadement de tous les adeptes de sectes passe toujours par le même traitement. Affaiblissement physique par le travail et la quasi-continence de toute nourriture (surtout contenant des protéines). Psychique, par un rituel abêtissant de prières et de dévotions. Ce conditionnement permet une plus grande malléabilité de l’adepte.
Par le biais de sociétés commerciales, Hare Krishna est à la tête d’une fortune colossale. Les comptes de ses sociétés sont d’apparences honorables, légalement constitués ; Mais que penser de la découverte en Allemagne en 1974 d’un stock d’armes et de billets de banque dans un château appartenant à l’association ? Puis d’un placement à l’époque de 720.000 DM dans une banque ? Comportement étrange pour un mouvement religieux. Le travail et le fruit des quêtes des fidèles, permettaient le financement aux USA d’investissements immobiliers. On feignit d’ignorer qui se cachait derrière ces opérations financières.
Les inspirateurs de cette croyance nous promettent un avenir très sombre. Krishna reviendra sur la terre certes, mais il ne prêchera pas, il fera couper la tête à tout le monde, pour que l’humanité enfin lui revienne. Nous sommes loin des gentils tambourins, néanmoins encore plus de ce dieu dont le retour est prévu pour dans 420.000 ans !
* Nous arrivons maintenant à une autre affaire, celle des “businessmans” de la foi. Les obsédés de la Bible. La secte des sectes.
TEMOINS DE JEHOVAH
Dès leur origine, ultra millénaristes, (aujourd’hui non apocalyptique) ils cherchent à calculer la date de retour du Christ, échouent et révisent leurs calculs pour fixer une autre échéance. Cette secte est issue d’une Eglise Chrétienne Adventiste. Son fondateur s’appelait Charles Taze Russell, né en Pennsylvanie en 1852. Presbytérien d'origine irlando-écossaise, il fut élève de la trop célèbre organisation religieuse pour adolescents : YMCA (Young men Christian Association). Puis devint adventiste, et se croyant le septième ange de l'Apocalypse, fonda sa propre doctrine. Devenu "Pasteur Russel", il fit éditer de nombreux ouvrages et tracts qui furent la base de son organisation. Dans les années 80, il fut poursuivi et condamné pour escroquerie sur un marché de céréales. Sombre magouille que cette histoire de blé miraculeux, revendu 60 fois plus cher qu'acheté ! En attendant il préparait l'avènement "visible" (il y en eut un autre précédent, mais invisible en 1874) du Christ prévu pour 1914, qui régnerait pour mille ans. A cette date le monde serait touché par la salve d'Armaguédon. Catastrophe pour notre prophète de malheur, c'est une guerre, située en Europe qui remplacera l'image des anges descendant des nuées, et des démons surgissant des entrailles de la terre. Russel, malgré ce qu'en disent aujourd'hui les Témoins de Jéhovah, a reconnu son erreur. Son successeur, Joseph Franklin Rutheford, reporta cette date à 1918, puis à 1925.
Ce nouveau directeur est né en 1869 de parents Baptistes. Avocat dans le Missouri, il devint défenseur de la secte. Fanatique et un tantinet dictateur, il organise ce mouvement en un véritable holding. Rompu aux arcanes du marketing, le "Juge" autoproclamé, Rutheford, profita bien entendu de la richesse de cette église. Il se fit construire par exemple, en Californie, une résidence de dix pièces sur deux étages avec jardin et patio. C'est pendant son ministère que jusque là, intitulés les "Etudiants de la Bible", les fervents devinrent "Témoins de Jéhovah".
Sous le règne de Frédéric Franz, le quatrième président, après la désillusion crée par un nouvel échec prophétique pour 1975 de Knorr, la secte éclata en plusieurs organisations “russellite”. L’actuel président, son cinquième est Milton G.Henshel. Cette secte est aujourd'hui une gigantesque société américaine de ventes de vent à domicile. Ses adeptes croient dur comme fer appartenir aux 144.000 personnes, qui seront épargnées à la fin du monde. Les nouveaux convertis, ne sont que des sous témoins, nommés les Jonadabs, qui connaîtront le bonheur éternel, mais sur...terre. Nous ne pouvons pas résister à citer ici un passage d’un petit livre intitulé “L’Homme est-il le produit de l’évolution ou de la création”. Cela montre bien la peur du darwinisme. Le retour du Christ qui impose le bonheur sur terre qui assurera, la destruction des méchants, le rétablissement de la santé et l’immortalité, la paix universelle et la résurrection des morts. A ce propos on se demande à qui peut s’adresser ces propos ? A des adeptes niais depuis la création ou abêtis par l’évolution darwinienne :
“Quelle ne sera pas l’allégresse par toute la terre lorsque, groupe par groupe, les morts reviendront ! Imaginez le bonheur de parents réunis ! Au lieu de rubriques nécrologiques qui apportent le chagrin, il se peut bien que soient publiés des avis de résurrections, à la grande joie de ceux qui ont connu et aimé les ressuscités”.
Les Témoins de Jéhovah, qu'il ne faut pas confondre avec leurs gentils cousins les Mormons, sillonnent le monde par le pas-de-porte, la bible à la main et l'anathème au bord des lèvres. Ils prônent l'interdiction de la transfusion sanguine, (et du don d'organe) ce qui leur vaut plusieurs procès pour non-assistance à personnes en danger, quelques fois leurs propres enfants. Ils sont objecteurs de conscience (ce n'est pas un défaut, mais un crime fédéral aux États-Unis, pendant les conflits militaires). Ils se défendent bien entendu d’être une secte. Aujourd’hui ils distribuent en France 12 millions de tract affirmant qu’ils sont l’objet de calomnies. Ces anges en réalité préparent une campagne pour répondre aux informations de Jean-Pierre Brard maire de Montreuil-Sous-Bois (apparenté communiste) membres de la commission d’enquête qu’ils ont attaqué en justice et déboutés. Ce dernier n’hésite pas, et il fallait le faire à accuser : [“C’est une des sectes les plus dangereuses qui a à son bilan, un grand nombre de suicides”]... [Les témoins vocifèrent comme des porcs qu’on égorge. La fraude est peut être la moindre des viols qu’ils commettent.”] Il prépare en effet la parution d’une enquête sur l’origine du financement des sectes. Le coût de l’actuelle campagne des Témoins laisse entrevoir leur capacité de trésorerie. Qui plus est, un redressement fiscal vient de leur être signifié pour un montant de 303 millions de frs.
* Jusque là nous avions à faire à des mouvements sommes toute assez tristes sinon sérieux. Allons prochainement un tour chez les angoissés du sexe et de Dieu confondus.
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02 juillet 2007
LA MORT AUX TROUSSES
< Richard Coeur de Lion et sa copine.
Citation, « La mort n’est pas le passage [d’un monde] à l’autre, la mort est le passage de quelque chose à rien du tout. Ce n’est pas un passage, c’est l’infini, c’est une fenêtre qui ne donne sur rien »
Jankélévitch, « Penser la mort »
Pour parler de la mort il faut quitter la petite fenêtre par laquelle nous percevons le monde, un monde préfabriqué d’ailleurs. S’isoler ou grimper sur le plus haut point possible de votre région regarder le ciel et l’horizon et méditer un bon coup. Comme dans tout sujet, il faut l’embrasser d’une façon élargie et synoptique. C’est d’abord penser à la vie. L’homme dès qu’il put descendre des arbres, pris conscience de sa condition, peut-être pas au début, mais dès qu’apparut la parole, c'est-à-dire la communication. Première interrogation qu’est-ce que la conscience ? Une énergie chez les uns ou une âme insufflée par le divin chez les autres. Les premiers atomistes, (1) donc matérialistes dont je fais partie, et les autres spiritualistes, très tôt s’affrontent et se heurtent toujours.Dès l’aube de l’humanité donc, les grandes questions que se posent les hommes sont, que fais-je là, pourquoi et comment ? Sans réponse, ils en créèrent une, à leurs propres images, sous la forme de dieux. Ainsi commence l’Histoire spiritualiste, de conserve avec l’autre matérialiste qui dénonçait cet artifice, apaisant certes, mais sans véritable réponse raisonnable.
Deux mondes l’un matérialiste et l’autre religieux et aujourd’hui monothéiste coexistent, tandis que d’autres sociétés ont optés pour des solutions dissemblables : L’Afrique, L’Orient, l’Inde, l’Amérique et j’en passe. Du premier naît la science qui contrairement à certains qui veulent faire croire qu’elle est erratique, qui nous permet de faire de grands pas vers la connaissance de la vie notamment depuis les neurosciences et la biologie. (Génomes) Je ne voudrais pas être trop partisan mais les faits sont là : on maîtrise de mieux en mieux la connaissance de ce qui était hier encore un mystère, et on éradique du même coup certaines maladies provoquées par de putains de créations divines.
De l’autre coté on n’avance pas d’un pouce dans la connaissance de l’âme. La psychologie et la psychiatrie qui sont à la fois des sciences humaines donc aventureuses, n’étant à prendre qu’avec des pincettes
Bien avant le temps de monothéisme, les philosophes grecs par exemple, ceux que l’on connaît par leurs écritures et leurs datations historiques incontestables, émettaient des hypothèses et des réflexions qui sont toujours d’actualité. C’est pourquoi une partie du monde occidental fait autant référence à Platon disciple de Socrate, (qui a laissé des traces historiques écrites, lui,) débarrassé de tous les mythes qui s’y rattachent, qu’à Jésus.
Au bout de tout ce temps, nous voilà toujours devant à la mort sous ses différents aspect ; dans le désordre : le deuil, la peur, le suicide, l’euthanasie et les non-moins différents moyens d’y faire face.
Tout d’abord la philosophie qui devant la camarde ne se défile pas non plus que la religion, mais qui pour elle s’agit de vivre soit, mais de bien vivre, chez elle, il n’y a pas de place pour la mort pas plus que sa peur. Il s’agit donc de se convaincre que la mort n’est rien et d’éviter de passer sa vie, tiraillé par sa crainte distillée par la religion, son fonds de commerce. Cette dernière, surtout depuis que les hommes sont passés du polythéisme au monothéisme, (pour des raisons humaines de domination sur les autres en imposant une façon de penser, par la dissuasion, la conversion forcée et surtout par la force guerrière, s’oppose à cette pensée. Le christianisme parachève cette domination et créé l’au de là, son enfer et son paradis, son archange Gabriel et son Malin de frère jumeau. Avec pour emblème un cadavre, rien que pour emmerder les épicuriens et rappeler à ses propres fidèles la réalité obsessionnelle de la mort, jusqu’à la résurrection, comme si la trouille ne suffisait pas. Ses théologiens et prédicateurs de toutes sortes, qui condamnent chez l’homme le trop grand attachement à la vie, lui demandent d’apprendre à mourir, ce qui peut conduire à une certaine forme de morbidisme existentiel.
Aujourd’hui ce sont le créationnisme et la théorie de Darwin qui s’opposent. La proposition de la création par un être supérieur à moment donné dans une région donnée laisse sceptique ou pantois devant tant d’incompatibilité. La première molécule est née très probablement de la mer par hasard et c’est la nécessité qui a donné la vie telle que l’on l’observe. Les religions monothéistes et ses ardents adeptes prêchent toujours la création du monde comme elle est décrite, dans l’ordre et la datation de la Bible. Même en lisant ces textes dans tous les sens y compris celui d’une gigantesque métaphore, tout est contradictoire avec la réalité scientifique. Si déjà cette conception est erronée que dire de la suite.
En dehors de cette religion, d’autres simagrées ont été imaginées, la métempsycose (2) et la réincarnation. Toutes deux basée sur une vraie théorie voir (1) pou ensuite dériver sur le magique et le mystique.
J’ai déjà exprimé ici ma pensée sur ce sujet, nous ne sommes pas éternel comme voudraient nous le faire croire les prêtres, si ce n’est dans la mémoire de notre entourage et encore qui disparaîtra bien vite. Par contre nous pourrions être éternels en toute logique atomiste, dans la décomposition de notre cadavre en infiniment petites particules qui serviraient à une autre conception de la matière organique un acarien par exemple.
A vos claviers, si vous le voulez bien.
P.S
En attendant pourquoi ne pas faire un petit tour sur mon blog musical. Il y a bien des Gospels dans le tas.
(1) Les atomistes affirment qu'il n'y a que des particules indivisibles, jusqu'à ce qu'une théorie plus élaborée énonce qu'on peut aller encore plus loin dans la division. (Ces fameuses particules élémentaires d’aujourd’hui). Le matérialisme considère qu'il n'y a pas d'autres substances que la matière et que l'esprit n'est qu'une illusion chimico-biologique.
(2) le bouddhisme croit à la métensomatose (puisque c'est une religion où l'âme n'existe pas), tandis que l'hindouisme tend à la métempsycose (l'âme individuelle doit se fondre dans l'âme cosmique - c'est-à-dire, Dieu, immanent et absolu, afin de se dégager du cycle des renaissances, alors que dans le bouddhisme, l'âme doit s'éteindre dans la vacuité, pour ne plus se réincarner).
18:15 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : Religion, théologie, philosophie, foi, croyance, superstition, eglise
01 juin 2007
JESUS MADE IN HOLLYWOOD
Effectivement j’ai regardé l’émission sur la Une l’enquête d’une bande de farfelus israéliens sur la découverte du tombeau de Jésus de Nazareth. Ce reportage, un peu trop fabriqué d’ailleurs, est aussi savoureux pour les amateurs que Da Vinci Code. Ce n’est pas un hasard si cette histoire sort aujourd'hui, alors que la découverte du soit disant tombeau de Jésus date un peu.
J’ai toujours aimé l’histoire de ce Jésus, un scénario formidable, d’ailleurs Hollywood n’a eu que peu de mal à la mettre en scène, car le script avait été déja scénarisé par les Pères de l’Eglise. Tout y est : la naissance mystérieuse et misérable, les rois mages, l’âne et le bœuf. Ensuite c’est l’épisode du pré-adolescent qui fait la nique aux hommes de lois hébraïques. Manque de pot, à partir d’ici le scénario s’est perdu. Aucun texte sacré, historique ou bidonné comme le Nouveau Testament ne fait mention de cette période ; prudent, les scénaristes font donc l’impasse et ne font réapparaître le héros qu’à l’âge adulte.
Deuxième épisode, l’entrée sur un âne du Premier rôle, avec tapis de feuilles de roses, dans Jérusalem, les miracles, le pinard miraculeux à Cana, les discours et la gloire. Dernier acte et apothéose, le rôle rédempteur d’un Messie est peint avec tout le tralala hollywoodien, les Philistins, les Romains, Ponce Pilate et son rince-doigt, Barrabas, la trahison de Pierre et son chant du coq, puis de Judas l’Iscariote et ses deniers maudits, le calvaire et ses stations numérotées, la crucifixion avec la fameuse couronne d’épines, la mort, la résurrection, pour donner une suite au bouquin. Le tout sous un orage digne d’un typhon jamaïquain et éclipse totale (non prévue par les astronome). Une petite touche de science-fiction, quoi !
Les scénaristes originaux (les apôtres ou des scribes plus probablement) de ce roman, chacun dans leur coin s’entremêlent un peu les pinceaux, par exemple Marc ne parle même pas de la résurrection et de l’ascension. Di Falco le curé de service, invité dans l’émission, qui me semble désarçonné ou paumé par le film, répond que chaque apôtre devait devant un public différent ne souligner que les points forts de l’aventure. Comme si la résurrection n’était pas la pierre angulaire de cette vaste supercherie bimillénaire
L’équipe est actuellement gênée par les autorités israéliennes chargées de la conservation des sépultures. Intervention du Vatican qui voit disparaître sous ses yeux son stock ? Pourquoi pas.
J’ai par conviction toujours nié l’existence historique de Jésus telle qu’elle nous est contée dans le catéchisme, (1) c'est-à-dire comme la plupart des croyants lambda. J’imagine la tête de mon curé, si je lui avais raconté et cru que Jésus avait été marié, qu’il avait eu des enfants, (surtout avec la Marie couche toi-là qu’il nous dépeignait) ? Une excommunication était de rigueur.
L’enquête
Je raconte, en gros. Une équipe de paléontologues et d’archéologues israéliens se préoccupent de cette découverte et s’aperçoivent que des faits troublant méritent que l’on s’y arrête.
En effet, dans une vaste chambre mortuaire située dans une grotte de Jérusalem, au milieu d’HLM, a été découvert dix ossuaires censés avoir contenu les restes de la Sainte famille. Apparaissent gravés sur la pierre, les noms de tous les proches de Jésus tels qu’ils sont décrits dans les évangiles, canoniques ou apocryphes. On distingue les noms de Jésus, fils de Joseph, (Yeshoua bar Yossef) de Marie, Marie de Magdalena, Jacques et autres frères, les parents donc de ce sacré bonhomme. Sachant que le nom de jésus, dans la région et à l’époque était répandu, ils se livrent à des études statistiques pour savoir si la conjonction de tous ces prénoms est fortuite ou non. Et bien non, il s’agit bien d’une même famille qui porte le nom des héros du film, y compris celui d’un Judas, un enfant de Jésus et de Marie-Madeleine. Comme le raconte da Vinci Code.
Que tirer de cette nouvelle donne. Tout d’abord que cela est plus romanesque encore que les histoires précédentes y compris l’originale. Que, si cela s’avérait vrai, à savoir que ce Jésus était bien celui de l’Eglise, le fondement de cette religion s’effondrerait. Pas de résurrection, pas de rédemption, pas de fils, pas de père et en avant vers une nouvelle donne de la philosophie. Vingt siècles de niaiseries débitées par des gogos pour des gogos, sottises qui disparaissent. Je ne nie pas que l’enseignement de l’église soit mauvais, mais il y en a d'autres qui peuvent se passer de cuculteries. Ne resterait plus qu’une bande d’illuminés pour croire que cela est le dernier mystère de la foi
Certes dans ces tombeaux pas d’ossements ! Pour ceux du Jésus des évangiles c’est normal, mais que penser des autres ? Peut-être était-ce la coutume d’enterrer les vrais cadavres auprès d’un tombeau vide.
Aussitôt les théologiens et doctes savants se lancent dans une contre-attaque en règle arguant que tout cela n’est que du pipeau. Pour l’un d’eux, Amos Kloner, ce caveau de 2.000 ans contiendrait des cercueils « appartenant à une famille juive dont les noms étaient similaires à ceux de Jésus et de ses proches, […] je n'accepte pas l'identification (qui est faite de la tombe) comme appartenant à la famille de Jésus à Jérusalem […] C'était une famille très pauvre. Ils habitaient Nazareth, ils sont venus à Bethléem pour que la naissance ait lieu là, donc je ne l'accepte pas, ni au plan historique, ni au plan archéologique » Ne pas approuver en partant d’une histoire inventée est la marque d’une bonne foi remarquable. Je n’accepte pas non plus que Zorro puisse avoir peur des chevaux ou que Tintin n’ait pas été dans la lune. Et pourtant, comme le dis James Cameron, le producteur du reportage : «Si vous trouvez un John, un Paul et un George, vous n’allez pas en tirer de conclusions… à moins que vous ne trouviez un Ringo». En attendant, cette « découverte » est un sac de nœud pour les catholiques, un vrai bâton merdeux. Attendons la suite, qu’on se marre un peu.
La vérité est probablement entre les deux théories, comme souvent là où règne le rationalisme et le bon sens. Je pense et je ne suis pas le seul, que ce Jésus est une figure emblématique de la lutte des juifs contre les romains. Des Jésus, chefs de zélotes étaient vraisemblablement nombreux dans le pays. Je ne vois pas Rome s’inquiéter de la montée en puissance d’un homme qui ne parle que du royaume des cieux, l’arrêter et le crucifier. Un chef militaire révolutionnaire qui risque de soulever les foules contre l’occupant ! Oui.
Les premiers chrétiens, c'est-à-dire contemporains de cette époque, sont restés fidèles au judaïsme, tout comme leur patron d’ailleurs. Ce n’est que plus tard que, sous Paul qu’une foi basée sur l’irréel est née. Et encore, Saul de Tarse ne parle jamais de ce Jésus, mais du « Christ ». Il en découle que le Jésus des évangiles qui n’a pas, comme c’est curieux, laissé une seule ligne de sa main alors qu’il savait lire, n’est qu’un personnage de roman bâtît sur plusieurs histoires racontées de bouche à oreille. Récit qui prendra d’ailleurs sa forme définitive, tronquée et faussée que sous Constantin, quelques siècles après et aboutira à cette nouvelle mise en scène..
Y a-t-il , dans la salle quelqu’un qui me contredirait ?
(1) Ce qui est curieux c’est que tous ces livres dits révélés, peu de gens les lisent vraiment. Qui, parmi des millions de chrétiens, connait les évangiles canoniques et autres textes sacrés. Peut être un peu plus chez les juifs ultra-orthodoxe et les islamistes, mais le pour le croyant lambda, cela est probablement pareil. Les théologiens et autres grands penseurs croyants n’affirment-ils pas que ces textes ont trois écritures, donc trois lectures : l’une destinée aux imbéciles, une autre aux moins cons et une dernière pour les sages et les intellectuels. Ce qui est bien pratique pour eux car en cas de contradiction, par exemple en soulignant les discordances et impossibilités relevées dans les textes, l’interlocuteur est tout de suite qualifié d’imbécile qui n’a rien compris.
Et en attendant, soutenez la cause palestinienne !
09:45 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, religion, théologie, philosophie, foi, croyance, superstition
04 novembre 2006
MIEUX QUE L'EVANGILE DE JUDAS
Il en va du Saint suaire, comme de toutes les reliques, morceaux et autres clous de la croix du Christ. Même le Vatican admet que cela relève de la supercherie ou, au mieux, de la tradition catholique. Affirmer que le Christ a existé relève de la même chose, de la même eau. Le christianisme n’est qu’une tentative de rénovation du judaïsme et une lutte contre ses prêtres, collaborateurs de l’occupation romaine. La tradition orale fait mention de plusieurs «Jésus» dans la région, notamment à la tête de bandes de sicaires, pirates/résistants et autres voleurs de grands chemins. D’’un Barrabas gracié et des larrons morts aux cotés du héros.
D’autre part, pour faire sérieux,on nous cite Suétone etTacite, qui font allusion «par ricochets» à l’existence des chrétiens dont l’idole s’appelait « chrestus »
A coté de ces fausses preuves, n’existerait-il pas, datant de l’époque, de traces de cette histoire ? Ponce Pilate, fin lettré, introduit en cours de Rome, n’aurait-il rien laissé de son passage en Palestine ? Ne serait-ce que par exigence de sa charge ? Un libellé ?
Eh bien si, mesdames et messieurs. Le Vatican le sait puisqu’il le conserve et tous les romanciers qui font fortune avec leurs élucubrations genre Da Vinci Code également.
De quoi s’agit-il ? D’un document presqu’intact retrouvé sur place (à Rome) par des chercheurs anonymes et qui ont désiré le rester, de la fin du 19 ème siècles. Il s’agissait plutôt d’un véritable vol de document, secrètement conservé, que les Papes, selon le droit canon, doivent consulter dès leur élection. L’avocat du diable, du nom (advocatus diaboli) était chargé de conserver ce fameux document et de présenter au nouveau souverain pontife. André Gide par exemple, connaissait son existence et partant de là, écrivit les « Caves du Vatican ».
Après un détour en Grèce , ce document fut récupéré par l’Eglise Catholique et Romaine dès le 16 ème siècles. L’incendie de Rome par Néron n’a pas détruit ce manuscrit, annale écrite par un scribe du nom de Lucus. Officiellement d’après la Curie, il s’agit d’un faux. Or ce texte recoupe exactement les textes d’Origène répondant à Celse, (1) dont les écrits ont disparus eux aussi. ??? Il se trouve que j’ai en ma possession une traduction du grec en français de ce passage. Voici la scène : Il s’agit de la narration de l’entrevue discrète, (en l’absence d’Hérode, qui dans le fond prenait ce Jésus pour un halluciné, ce qui lui valut cette robe blanche, celle des fous) provoquée par Ponce Pilate, Procurateur,(ou Préfet c’est selon) qui ne parlait pas l’araméen, la langue utilisée à l’époque par les autochtones, dont notre héros, condamné la veille de son exécution.
PONCE PILATE
-Hérode et les siens te condamnent, (2) mais je suis troublé par ta cause. C’est pourquoi, encore une fois je te demande d’avouer ton véritable dessein qui devrait être de nous chasser, au nom de je ne sais quelle folie et non pas être le roi des juifs, fils de ton Dieu.
JÉSUS DE NAZARETH
- Ce Dieu, mon père sera le père des hommes et j’en suis le messager. Je n’ai pas d’autre dessein.
PONCE PILATE
- Je comprends ton orgueil, mais tes amis n’ont pas la même attitude. Ton frère Pierre, plaideur, est venu me confier ton véritable but. C’est bien celui que tu me décris. Mais, il affirme que cette initiative est, un conte, destinée à accomplir ce vœu. Un conte dont la foule peut comprendre le sens par l’image. Que tu n’es que le fils de Marie et du charpentier son mari, Joseph, que tu ne dois pas mourir pour cela, la cause exige ta présence pour ta mission et pour ta femme et tes enfants. Es-tu de cet avis ? De ta réponse dépend ta vie.
JÉSUS DE NAZARETH
- Mes amis sont bien téméraires et diserts. Peut-être n’ont-il pas tort. Mais mon honneur ne doit pas passer sous ma vie. J’ai peur de mourir comme tous les hommes, de laisser les miens dans la douleur, mais ma mission mérite peut être que je meure pour elle.
PONCE PILATE
- J’admire ton courage. Ainsi tu n’es que le fils des hommes. Le Dieu des juifs et le tien ne font donc qu’un. Soumettrai-je, cet aveu à Tibère que par ma propre volonté tu aurais la vie sauve. Le désire–tu ?
JÉSUS DE NAZARETH
- Non. Les hommes de demain méritent mieux que cette apostasie qui les entraîne dans l’abomination. Et que Dieu en sa bonté veuille bien m’accueillir auprès de Lui.
PONCE PILATE
- Qu’il en soit ainsi. Je veillerai pour répondre à la doléance de tes amis, que ton cadavre soit respecté et remis à ta famille. J’en fait serment ».
La suite de cette histoire est plus ou moins connue. Le corps du supplicié, d’après la tradition orale a disparu malgré la présence de deux centurions chargés de veiller sur le cadavre. C’est le serment de Ponce Pilate, qui donnera objectivement la source d’un mythe fondateur, la Résurrection. La bande d’adeptes est alors devenue une secte qu’il fallut combattre. Saint Paul en poursuivant les chrétiens inventa le Christ et St Augustin en fit une religion. Constantin un empire.
Je n’apporte guère de crédit à cette découverte, pas plus qu’aux autres, mais elle a la qualité de correspondre aux questions que se posent les historiens, sur l’historicité de ce Jésus. Probablement une création de l’imaginaire humain friand de surnaturel et de mystique. Il ne reste que du christianisme, un concept parmi d’autres, qu’ une idéologie magique, qui ne convient plus aux hommes de notre temps.
Le catholicisme en fait les frais, il perd peu à peu ses fidèles qui se réfugient vers les néo-pseudos-églises ou les sectes paranormales. Et, comme aux USA perd la face et son capital, obligé de vendre les bijoux de famille pour faire face aux dommages et intérêts obtenus par les victimes, (et leurs parents) violées par des dizaines et de dizaines de curés pédophiles. La prophétie se précise : c’est Sodome et Gomorrhe, cette Eglise périra dans la douleur. Comme disais je ne sais plus qui elle mourra comme les poissons : par la tête.
A vos chaluts ! Il serait grand temps de faire le ménage dans ce monde de malades. Déjà que de dénie le droit à ces vautours d’éduquer nos enfants dans leur délire divin, mais de les voir confiés a la prêtrise pour les contaminer: Je gueule. Il y a de quoi se poser la question : faut-il interdire aux ecclésiastiques d’approcher les bambins et les adolescents ? Qui n’a pas connu de curé pervers à confesse, de vicaire aux mains baladeuses. Et de bonne sœur trop câline ?
Nous sommes loin des aventures de Jésus en Palestine, mais il fallait que je le dise. Décidemment il n’y a pas grand-chose de bon dans cette supercherie.
(1) Lire : Celse « Contre les chrétiens ». J.J pauvert Collection dirigé par J.F.Revel. Indispensable.
(2) « Impuissant, Pilate lâcha prise. Il se fit apporter un grand bassin rempli d'eau et se lava les mains en disant: "Ce Jésus est innocent et je ne prends pas sur moi la responsabilité de son exécution." Phrase énoncée selon la légende chrétienne.
14:54 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Religion, christianisme, théologie, philosophie, foi, croyance, superstition







