04 juillet 2007
HALTE AUX CORRIDAS !
J’habite désormais dans une région ou la corrida est un événement qui n’a de pair que le Rugby. Autant peut-on aimer le ballon ovale autant on peut détester l’assassinat d’un bestiau qui n’a rien demandé. C’est dire le genre de discussions, que dis-je de disputes, entre mes amis «pro» et «anti»
Chez les premiers, dont certains se veulent intellos, avancent l’argument de l’ART et de la tradition. La corrida est spectacle unique et ancestral, que l’on doit perpétuer comme tel.
Pour les anti-corridas, aucun argument n’existe devant la finalité de ce spectacle, la mise à mort. Ils soulèvent ensuite des questions annexes toutes rattachées au fric. Par exemple la Féria de Béziers est axée sur les corridas, avec ses marchands de frites, de moules et de pinard à trois sous. Cette manifestation, qui n’est que l’occasion de beuveries mémorables, est subventionnée par, faut-il le préciser, l’argent public, donc le mien, alors que je trouve cette merde inacceptable. Mais revenons à nos taureaux. Il y a autour d’eux, des élevages, des manadiers et leurs marchés fructueux.
Un des arguments de « aficionados », comme ils plaisent à se nommer, est que le taureau a toutes ses chances dans l’arène. Ce qui provoque automatiquement une rigolade générale de la cantonade. Comment avoir toutes ses chances devant, non seulement un torero en habit de lumières très moule-burnes, armé d’un glaive mortel ?
L’animal est d’abord ensanglanté pour qu’il perde son énergie, rendu fou par la cape et ensuite estoqué tant bien que mal. Pour cela on utilise d’abord un poignard ou puntilla, porté(s) à la nuque de l’animal avec plus ou moins d'habileté, alors qu’il est déjà meurtri par d’autres blessures faites par les banderilles. Des coups de piques ainsi que les coups d'épée (descabello) du matador, tous portés VOLONTAIREMENT dans la région de la colonne vertébrale et de la moelle épinière afin d’affaiblir la bête. Par une lance dont la pointe de 14cm sectionne les muscles de la nuque, de sorte qu’il ne puisse plus relever la tête. Par les banderilles (sorte de crochets de fer colorés, allant par paire et au nombre de trois), qui restent fichés dans son dos, le saignant et attaquant ses muscles au moindre de ses mouvements.
Mieux que cela, ce que le public (1) sanguinaire l’ignore probablement, les tortures qui précèdent la corrida elle-même, comme celle de l’ «afeitado», la veille du spectacle, qui consiste à raccourcir les cornes sur 6 à 11cm, sans anesthésie (ce qui fait bobo selon les vétos) En 1989, l’ordre espagnol des vétérinaires révélait que des sacs de sable de 100kg étaient projetés sur la colonne vertébrale du taureau, la veille du combat. D’autres constatent régulièrement que diverses drogues (dont le chlorhydrate dexylozybne) sont administrées aux animaux. Et l’Europe dans tout çà ? Elle légifère et adopte des mesures de protection animale, bravo, mais qui fait une exception pour les corridas.
Et la religion dans tout çà ?
Je ne voudrais pas charger trop l’Eglise catholique, on pourrait me traiter d’anti-clérical, mais…. (lol)
Cet exemple de morale, ne condamne pas ces spectacles, au contraire, les corridas sont souvent associées à la célébration des saints et avec l'appui de ses membres.Les curés accordent des bénédictions à des mecs qui prétendent risquer leur vie, alors que le match est truqué comme un vulgaire match de catch, et qu’ils risquent moins leur vie à participer à cette mascarade que vous et moi à conduire nos bagnoles.
Les animaux ont-ils une âme ?
Je rappelle au lecteur qu’il y a peu, quelques centaines d’années, une broutille dans l’espace temps de l’humanité, que cette question se posait aux théologiens pour les femmes et les indiens d’Amérique. Les docteurs de l’Eglise, en contestant le "droit à l'âme" des animaux, ont ouvert la porte à tous les débordements, toutes les violences gratuites. N'est-il pas significatif alors de voir le torero, déguisé en Arlequin, faire le signe de croix avant de pénétrer dans l’arène ? N’est-ce pas un signe est révélateur ?
Descartes conçut péniblement une théorie absurde qui assimilait les animaux à des machines Et l’Eglise se rua dans cette direction pour répondre aux questions des fidèles. Les animaux n’ont pas d’âmes dit-elle, et pourquoi ? Le « Créateur » aurait donc crée des êtres vivants sans esprit ? (Revoilà mes acariens) Pourquoi cette différence avec la créature humaine, alors que tout le monde admet aujourd’hui, sauf les intégristes de tous poils, que l’homme « descend » d’un branche des grands singes. Où est enseigné, dans quels livres ce passage extraordinaire de l’inconscient à l’état de conscience propre à l’homme. Nulle part, et pour que ce spectacle horrible soit interdit, activer le projet de loi en signant les pétitions qui passent à votre portée.
(1) La corrida est pour moi à ranger parmi la chasse et les jeux qui calment la populace.
POUR NOUS DETENDRE
On peut lire ici http://www.liberation.fr/vous/264396.FR.php, une triste nouvelle, le sexe oral serait dangereux. Ben ! Merde soupire un couple de mes amis.
Mais heureusement nous pouvons découvrie là http://www.liberation.fr/vous/263938.FR.php, comment réhabiliter le clitoris, caché dans les plis de la morale religieuse. Ouf ! S’écrie ma voisine de table.
15:22 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : société, religion, moeurs, animaux, souffrances, bardot



