16 juin 2008

DU JOINT, SUITE

Afghanistan-Pavot-1-2.jpgPierre confirme ce que je pensais, les traces de THT demeurent donc dans le cerveau assez longtemps pour encourir une contravention, dans le meilleur des cas.
IL s’insurge à ce sujet sur la qualification pénale de cette infraction et me semble un peu sévère dans son  jugement. Sans aller sur la responsabilité des fournisseurs de ces drogues qui est un autre débat que Simone aborde, il faut tenir compte, en philosophe, de la faiblesse humaine.
De tous temps, enfin depuis que l’écriture existe, les hommes ont toujours été à la recherche de ce genre de produits et ce sur tous les continents. Ne serait-ce que la plante à Nicot qui a fait depuis des ravages dans l’ancien monde.
En cas d’accident mortel, Pierre estime que le fautif bourré ne devrait pas conduire et s’il le fait il est coupable d’un homicide pur et simple. Cela ne me parait pas aussi facile à juger.
Pour ma part il n’y pas intention, mais risque. Peut être pourrait-on parler de coups et blessures ayant entraîné la mort. La peine est plus lourde, mais juridiquement plausible ?
L’un des effets pervers de la prise d’alcool ou de drogue, ne serait-ce qu’un joint, dépend surtout de sa dépendance. Le chauffard ivre ne sait pas ou ne croit pas l’état dans lequel il est. Un meurtrier froid comme un militaire aux ordres n’est pas dans ce cas. Simone affirme que la répression frappe toujours le plus faible, le consommateur, la victime et non le coupable. Or, le plus faible, la victime c’est le môme qui reste sur le bas côté de  la route. Bien entendu, notre amie à également raison dans le fait que les vrais coupables sont les usiniers de la drogue (les dealers également)qui soit-dit en passant assurent du boulot pour des centaines de milliers de familles à travers le monde. C’est pourquoi je disais plus haut que cela, y compris le rôle des cigarettiers, ressort d’un autre sujet.
Celui qui nous préoccupe c’est, après le sort des victimes, tués ou blessés, le pourquoi de l’addiction.

Quant à John, il passe un sacré moment avec son  fils à peine sorti de l’adolescence. Qu’il fume régulièrement, prenne la biture hebdomadaire avec les copains et conduise sans permis est devenu une sorte d’initiation au groupe. C’est cette initiation qu’il faut comprendre et pour ce qui me concerne condamner. Mais je sais que je serai moi aussi dans le caca devant ce genre de situation. J’ai eu 3 enfants . La grande est passée par le même chemin ( A part la bagnole, car je n’avais pas les moyens de lui acheter une bagnole, surtout pas sans le papier rose dans la poche) Contrairement à sa mère qui faisait dans la répression, j’optais pour la confiance dans le jugement de mon aînée.
Mon fils n’a pas eu le temps de s’adonner à quoi que ce soit, seulement à l’informatique, il ne fumait pas et ne buvait pas d’alcool, comme la dernière de la famille, qui, elle non plus avait et a toujours horreur de ce genre de truc. A la maison il n’y avait que moi pour boire du pinard. Je peux donc me permettre de donner un conseil tout en étant vigilant, faut pas pousser non plus, surtout s’il est père de famille (Bien jeune d’ailleurs) faire confiance à sa raison.

Les raisons de l’accoutumance ou de l’usage, même passager, de substances illégales en réalité des euphorisants, n’a peut-être pas à mes yeux la profondeur que décrit Simone.
Nous parlons de consommation de masse et non pas de tel Appolinaire et bien d’autres à la recherche spirituelle, mais d’un état second et rapidement. Parmi les usagers il n’y a pas plus de névrosés que dans les consommateurs d’alcool ou de cigarette. Les questions métaphysiques ou politiques ne les effleurent pas.
Les enfants devant la société bouchée ne se cament pas tous et le "choix" s’est effectué bien avant que ce genre de question les tracasse. Je vois mal , et pourtant je suis plutôt critique, un gouvernement ou une présidence exploiter ce filon. Il y a pour cela d’autres moyens bien plus efficaces et que tous les gouvernements favorisent : les jeux. Et nous sommes gâtés en ce moment : le tennis , le foot, les 24 heures du Mans, les JO et le tour de France. J’ai dû oublié quelque chose !  Ah oui , les curés : « Allez les p’tits gars après la douche, aux Vêpres ! »

13 juin 2008

REPRESSIONS CIVIQUES ET LIBERTES INDIVIDUELLES

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Lors d'une récente petite fête, une pendaison de crémaillère au printemps, la conversation déboucha sur un des thèmes du bac de français que ma dernière fille passait il y a quelques années : la liberté individuelle que l'administration restreint à tout va en ce moment en ce qui concerne le code la route.
A ce sujet deux théories  se heurtent, celle du rejet total de toutes répressions et un assouplissement du code de la route, notamment en ce qui concerne l'alcool et l'herbe au volant. Mes amis et membres de ma famille pour la plupart sont adeptes de la fumette et se rangent derrière cette idée. L'autre est la mienne qui est pour une stricte application des nouvelles dispositions.
Tout le monde s'étonne de ma position qui ne correspond pas à mon coté anarchisant, ils ont oublié ou ne savent pas que je suis le père d'une victime de la route et j'ai donc de bonnes raisons pour me ranger du côté de la prévention routière qui tente de faire diminuer le nombre de morts et de blessés sur la route.

Les interdictions de fumer en public, bientôt de fumer au volant, l'interdiction de se suicider, l'interdiction de boire et fumer de l'herbe qui fait rire en prenant le volant, tout ça pour la majorité de mes amis, est une atteinte à la liberté individuelle fondamentale. Par contre, lorsque je parle d'une interdiction totale de ventes de boissons alcoolisés dans les boites de nuits, les objections deviennent timides.
Tout ce beau monde, pour expliquer son désaccord, affirme par exemple (contrairement à la consommation de l'alcool) que le joint n'agirait pas sur les réflexes et même exigerait du consommateur une plus grande attention, ce qui serait payant ! Affirmations fausses d'ailleurs que les études récentes infirment. Depuis peu considéré comme un délit, au même titre que l’alcool, le cannabis au volant est responsable d’une tuerie. Entre 12 et 17 % des accidents mortels seraient causés par des automobilistes sous l'emprise de cette drogue. J’ai beau citer les faits suivants : diminution de la capacité de contrôle d'une trajectoire, allongement des temps de décision, déficit des mécanismes d'attention et de vigilance, rien n’y fait. En cause, le THC, une molécule active qui agit sur l'organisme et sur le système nerveux et qui est d’ailleurs utilisé en thérapie antidouleur. Et au volant l’adepte du pétard serait dans un état parfait de décision ? (1)
Maintenant, les prélèvements salivaires devraient être déployés sur les routes, car dans 90 % des cas, il servira à débusquer les fumeurs de joints, mais aussi pour toutes les familles de drogues (opiacés, cocaïne, amphétamines et cannabis). Conduire après avoir fumé de l'herbe ou du haschisch double quasiment le risque d'être responsable d'un accident mortel (x1,8), et si l'on mélange pétard et boisson, ce risque est multiplié par quinze ! Sanctions : jusqu'à deux ans de prison ferme, il y a de quoi s’insurger pour les fumeurs réguliers
Alors, c'est le tollé : " Sous Sarko c'est la répression institutionnalisée, une marche vers un totalitarisme qui ne dira pas son nom".
En général et comme hypothèse d'étude j'entends : "j'ai le droit de me tuer en fumant ceci ou cela, ou à petit feu en utilisant des drogues douces ou dures. J'ai le droit de téléphoner au volant de ma bagnole à la vitesse que je veux”. Et si l’un d’entre-eux est verbalisé, c'est le règne de Pol Pot." , l’Inquisition en quelque sorte.
Alors on s'insurge : “Untel a été flashé et contrôlé positif au hasch .
“Comment ? J'ai le droit de fumer chez moi non? Et d'ailleurs je n'ai fumé qu'hier soir”.
Oui mais, répond le pandore, les traces restent plusieurs jours. Et nous arrivons au cœur de la conversation, la traçabilité des drogues et de l'alcool dans le sang. Peut-on trouver des traces plusieurs jours ou semaines après une consommation ? Si oui où irions-nous

Toute indignation de ces privations de liberté individuelle amène à une réflexion qui devrait, ou faire sourire ou à faire grincer des dents. Puisqu’à la cette simple question que j’ai posé à chacun de mes contradicteurs : « Es-tu capable de t’arrêter de fumer de l’herbe ? » Les réponses furent unanimes ou presque : non.
J’ai beau jeu alors de dire : « Vous parlez de liberté individuelle alors que vous êtes , tous, si j’ai bien compris, esclaves de cette drogue puisque vous ne pouvez pas vous en passer ? Comme l’alcoolique qui ne peut décrocher. Esclave ou libre ? Libre de vous détruire donc mais pas celle de détruire la vie d’autrui. Déjà que la vitesse est monstrueusement meurtrière, la conduite sous l’emprise d’une adduction telle celle des euphorisants ou excitants est un crime.
Il n’y a pas à tergiverser. Un combat conte l’atteinte des libertés civiques est une exigence plus réelle et il y a du pain sur la planche.
Je parle de çà parce que cela m’irrite.

(1) voir photo.La fumée d'un joint de cannabis contient 7 fois plus de goudrons et de monoxyde de carbone que celle du tabac. C'est ce qui ressort des tests effectués, qui affirme que fumer trois joints équivaut à fumer un paquet de cigarettes.





06 juin 2008

LA VOISINE ET LE SAMU

A peine installé dans ma nouvelle demeure et après avoir écouté les conseils botanico-ragot du voisin de droite, ( En plus il vote pour SARKO) me voici aux prises avec mon voisin de gauche. Ma voisine plus exactement. Elle et son copain ont deux klébards qui ont la particularité de gueuler 24 heures sur 24. Très urbain dans ces cas là, je laisse passer un peu de temps avant de frapper chez la cigale ma voisine. Patati et patata..... et vos MOLOSSES ? ? ? ?. Bien gênée la brunette  bafouille en me disant, enfin j’ai cru comprendre, que cela la gênait elle aussi ainsi que ses deux gosses en bas âge. Le proprio qui nous est commun m’avait dit que la jeune dame devait plusieurs mois de retard de loyer et que l’expulsion était en cours. Cela me chagrinait beaucoup de l’enfoncer un peu plus la voisine avec mes histoires de chiens hurleurs, mais il fallait bien trouver une solution. Une muselière de dressage ou de l’Urbanyl à haute dose. Deux solutions sauf le fusil de chasse à deux coups.

Bon je ne suis pas chien, je laisse à la dame le choix et me retire dans mes pénates sous les hurlements des deux klebs pas contents de se voir administrer des tranquillisants ou de porter une muselière. Quant au voisin, son copain, pas de trace.

 

Quelques nuits plus tard, sonorisées par les aboiements sauvages, vers deux heures du matin, j’entends des cris qui couvrent largement les jappements hystériques des toutous insomniaques. Cette fois-ci nous sommes en pleine scène de ménage, les mômes essaient de gueuler plus fort que les chiens, le type plus fort que les gosses  pour couvrir les cris de la mère.

A tel point que pressentant un incident sérieux je me pointe à leur porte, laquelle s’ouvre sur un mec fou furieux qui me toise, puis se calme tout de même. Il porte un sac à dos et se retourne vers sa concubine en lui disant : « Salut tu ne me reverras plus... et patati et patata »  (1)

Teddy est bien emmerdé et tente de calmer tout le monde, mais le mec est bien décidé,, il repasse devant moi avec ses deux chiens en laisse, penauds les oreilles rabattues et.... muets. Un instant de bonheur dans ce drame. La porte claque, le moteur d’une bagnole vrombit et s’éloigne.

De pus en plus dans la mouscaille je demande à la jeune femme si mon intervention au sujet des aboiements est le motif de cette dispute. Il parait que non, et à travers les pleurs je crois comprendre qu’il s’agit d’une histoire banale de couple qui ne peut plus s’entendre. Ce qui ne m’étonne pas avec des hurlements pareils. Dans ce genre de circonstances,  je lâche quelques banalités du genre, « allez ne vous en faites pas c’est un coup de colère, demain il reviendra (En mon for intérieur, j’espère sans ses chiens-loup.) ». « J’espère bien que non » me répondit la dame en me remerciant.

 

Le lendemain matin vers dix heures, branle bas de combat, plusieurs voitures sont devant la maison, des gens vont et viennent le visage grave. Ma copine curieuse comme une pie, l’air de rien en allant au courrier «  bonjour comment ça va ! » A la réponse très évasive, nous pressentons une suite à la scène de la nuit.

C’est le gamin qui vend la mèche : « maman est malade et elle ne veut pas que le médecin vienne ». Je me représente, comme un bon St Bernard, comme toujours : « A cœur vaillant rien d’impossible »

C’est bien ce que redoutais, la voisine avait avalé des « cachets » et ne sortait pas trop du pot au noir. La  mère et la sœur ne savaient pas trop quoi faire et ce fut une aubaine pour elles que je me pointe la gueule enfarinée. La grand-mère est veuve et le mari de la sœur est au boulot. Tel Dr House je m’inquiète : « Qu’a-t-elle pris comme cochonnerie ? Du machinsedine. Combien ? On sait pas. Quand ? On sait pas. Pourquoi ne pas appeler le SAMU ? A veut pas.

Je questionne comme je peux la jeune femme entre deux mini-comas. « Cinq ou six pillules »

Bon, comme je maîtrise le sujet, mon ex-femme était (et est toujours, pauvre successeur) une adepte chronique de la TDS (Tentative de Suicide) je ne m’inquiète pas, la dose ne la fera que dormir toute la journée et une bonne partie de la nuit suivante.

Ensuite. « Vous la mamie, vous embarquez les enfants et j’appelle le SAMU. Lequel la dirigera vers un psy dès son arrivée et l’urgentiste essaiera d’éviter le lavage d’estomac.

A Midi tout était plié.

Pourquoi vous raconter tout çà ? Parce que nous vivons les uns sur les autres, si j’ose dire, et nous ne savons pas la vie que mène nos voisins. En l’occurrence une vie de merde pour cette jeune femme. Le pompon : rmiste, deux enfants, dont l’aîné d’un premier copain qui ne paie pas la pension alimentaire. Le second qui lui a fait un gosse, se barre avec une nana. Les huissiers sont à la porte et le voisin vient l’emmerder pour une histoire de chiens qui gueulent.

Nous ne sommes que peu de choses tout de même. 

 

P.S

Le mec est un forcené. Il vient emmerder son ex-copine qui revient de l’hosto et qui se terre avec ses moutards dans la maison.

Re P.S.

Tiens, je ne suis pas prétenteux, mais aujourd’hui il fait beau. (A.Allais)

 

 

(1) Il y a dans la région d’Avignon une phrase qui veut dire la même chose : patin couffin. Je n’en connais pas l’origine de cette locution.

 

07 mai 2008

LA CHUTE DU SIONISME II

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Alberto comme tant d’autres se mélange un peu les pinceaux lorsqu’il parle d’Israël. Il y a de quoi, car même Israël dans sa déclaration du 14 mai 1948, mais sciemment introduit la notion juive, Etat Juif d’Israël.

En tant que webmaster (et non propriétaire de ce blog, car quand j’entends ce mot je sors mon revolver. Et toc) je vais essayer de mettre un peu de lumière dans ce fouillis des mots.
Israélien : qui habite Israël, juif, appartenant à une communauté religieuse, israélite qui pratique la religion juive, sioniste et pionnier/colon  qui s’installa petit à petit sur les terres des autochtones et ne pas oublier de mettre la majuscule sur le mot Juif, là, où il faut.
Lorsque je parle de la disparition d’Israël je veux parler de cet Etat usurpateur et non de la communauté juive qui a le droit de vivre comme elle l’entend. Mais Où. C’est bien là le problème.
J’ai déjà écrit ici, que les premiers sionistes politiques avaient envisagé d’installer cette communauté autre part, une région de Russie par exemple. Mieux encore Herzl envisagea des solutions de rechange, un territoire en Argentine ou à Chypre. En 1903, le gouvernement anglais propose officiellement à l'Organisation sioniste mondiale, l’Ouganda. cette offre est une immense victoire diplomatique pour les sionistes qui se voient ainsi reconnaître en tant que nation qui peut bénéficier d'une autonomie sur une base territoriale. Le congrès sioniste accepte la proposition britannique, mais, l'année suivante, après la mort de Theodor Herzl, il revient sur sa décision et, sur la base du slogan "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", une belle ineptie, décide de s’installer en Palestine.
Je ne provoque pas, plusieurs acteurs, intellectuels, observateurs, et négociateurs envisagent la solution d’un Etat unitaire. Comme j’ai tenté de l’expliquer, de toute façon il est inévitable que cela finisse ainsi. Arafat que la meilleure arme des Palestiniens était le ventre des femmes.
Ce n’est pas présumer, c’est constater.
De vers chez moi, il y a l’Orb une rivière qui se jette dans la Méditerranée, et les hommes au fur et à mesure, pour gagner du terrain cultivable, du raisin bien évidemment, ont  crus bon de la dévier de son cours naturel. Mais lors des grandes pluies, elle reprend son chemin et inonde une bonne partie des patelins alentours. Là ou justement je vais emménager prochainement.(1).
Le cours de l’Histoire fait de même. Le flot des indigènes reprendra son cours et les nouveaux venus devront se résigner avec eux. Puisque cela me parait inexorable il serait bon d’éviter de nouveaux combats et perpétuer indéfiniment la situation catastrophique du peuple palestinien et la fausse sécurité des Israéliens.
Lorsque Simone parle du peuple en parlant des juifs, cela me parait un peu flou.
La diaspora n’est pas un peuple, c’est une accumulation de gens habitants surtout en Europe et aux USA, toujours rejetés pour la pratique ostentatoire, fermée et autarcique  leur religion et qui furent pour cela persécutés depuis des siècles.
Les sionistes, ces colons qui se sont installés ne forment non plus un peuple, le meilleur exemple sont les juifs russes qui sont plus russes que juifs. Voir ma note précédente.

Il ne faut pas ignoré que, tiens au pif, depuis le discours à Brazzaville de Gaulle en 1944, tous les pays occupés se sont émancipés et pour cela il a fallu des guerres que les européens ont perdu, mais qui laissent encore des blessures et des souffrances.
Si on me demandait mon avis, je serais encore plus catégorique : il faudrait revenir avant même la résolution 181 de l’ONU, et rendre toutes les terres aux palestiniens, les dédommager et leur rendre justice.
Mais comme  je ne suis pas un  jusqu’au-boutiste, je conçois que cela puisse paraître impossible, raison de plus pour saluer le réalisme des négociateurs palestiniens qui accepteraient la constitution d’un Etat palestinien boiteux, qui renonceraient à l’exigence que je décris plus haut. Arafat en négociant était aux yeux de certains un traître, et Mazen pour le Hamas un félon.
Nous voyons qu’en se penchant sur le problème combien ce conflit est complexe, Beaucoup de nos concitoyens ne connaissent pas bien la situation et finissent par s’en lasser.
Mais les épreuves qu’endurent les uns et les autres, chacun de l’autre coté de l’autre mur de la honte, étaient prévues et risquées. Pour mettre les choses en place il faut citer Ben Gourion lui-même, qui déclarait le 18 Juillet 1948, en pleine guerre de libération des arabes coalisés :
« Si j’étais un leader arabe, je ne signerais jamais aucun accord avec Israël. C’est normal : nous avons pris leur pays [ Shoah, est-ce leur faute ?] Ils ne voient qu’une chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ? »
Qu’avez vous à redire sur ces phrases qui posent à elles seules les vrais questions ? Doit-on les oublier et laisser se pérenniser cette létale aventure ?
Enfin, je me permet de rappeler que pour Herzl les juifs formeraient en Palestine, un élément et du mur contre l’Asie, ainsi que l’avant poste de la civilisation contre la barbarie.
Rien qu’avec ces deux-là on a tout compris.

*A propos de la pièce de Jean Genet « Quatre heures à Chatila » j’ai trouvé ceci sur le Net.
« En 1967, dans cet énorme numéro spécial que Les Temps Modernes consacraient au conflit Israélo-Arabe, Jean Paul Sartre dénonçait : " l'insularisme de l'hexagone " ajoutant : " neutres, non : absents, voilà ce que nous sommes " (or) " si le racisme nous pue au nez, les senteurs de l'impérialisme ne nous flattent pas davantage " (fin de citation)
On pouvait encore imaginer que le conflit ne s'enracinerait pas de la sorte, trouverait une issue ... Nous nous heurtons à une volonté contraire - que dis-je ? - à des volontés contraires et antagonistes.
Chaque fois qu'un homme politique impliqué personnellement dans le conflit disparaît, l'espoir renaît et puis tout recommence.
Souhaitons que ce texte-témoignage permette à certains de se convaincre que la haine est destructrice (évidence trop souvent oubliée) afin qu'en contribuant à éveiller notre conscience, la raison finisse par remplacer la folie meurtrière.
Je me demande qui a bien pu écrire cela ?

(1) A ce sujet, cela entraînera une interruption d’Internet pendant quelques temps. Je serais obligé pour ne pas perdre le fil, de squatter un copain, une copine, ou.... la médiathèque

05 mai 2008

FRANCE TA LAICITE FOUT LE CAMP

 

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Une surveillance de tous les instants.

La laïcité fout le camp.

La nouvelle qui nous parvient de Mediapart en est la preuve. Il existe un projet de fonds spécifique destiné à encourager l’implantation de lycées privés catholiques dans les quartiers populaires, rien que çà. En douce ou croyant que les laïques à la longue vont céder, le gouvernement voudrait en plein manifestations des lycéens et professeurs une mesure qui consiste à déshabiller Pierre pour habiller St Paul. Un genre de truc à faire bondir les bons laïcards bien de chez nous. Qui mijote dans les cartons  du plan « Espoir banlieues » lequel prévoit d’« encourager la contribution de l’enseignement privé à l’égalité des chances ». Et comme 80 à 90 % de l’enseignement privé est catholique, vous avez tout compris.
Cinquante nouvelles classes de ce type en banlieue. Et voilà les curés ravis, depuis le temps qu’ils manoeuvrent dans les coulisses. Dans ses propos à la télé à une question de Calvi, Sarko reste flou quant à sa théorie farfelue du curé en ce domaine est supérieur à l’instit. Ne disait-t-il pas en 2007 à Darcos« Vous ne dissuaderez pas les établissements privés de s'installer dans des quartiers en difficulté, au contraire »
Sans nul doute, pour lui et son entourage de « grenouilles de bénitiers» comptent sur l’Eglise pour calmer les mômes de banlieue qui sont pour la plupart des enfants de musulmans. Serait-ce l’ouverture d’un combat anti islamisite ? Emmanuelle Mignon le cerveau droit de Sarko, dès 2006, lors d’une convention de l’UMP, plaidait pour que les  familles de banlieue puissent bénéficier du savoir-faire des établissements catholiques et d’un vrai choix entre école privée et école publique.

 « [A ce sujet] Nous sommes décomplexés », aurait dit Xavier Darcos. Décomplexé ! C’est bien le Vatican, car les écoles catholiques ont le vent en poupe ce qui lui permet de voir son avenir financier se conforter, de quoi payer les dettes qu’il doit aux victimes des curetons pédophiles aux USA.
Tout çà c’est de la faute à Voltaire, pardon à Debré, l’homme à l’entonnoir cher au Canard Enchaîné. Ce monsieur a cru bon d’émettre la « notion l’ accommodement raisonnable » en autorisant le financement des écoles privées. Personne n’est revenu là-dessus. Malgré la pétition contre qui recueillit 11 millions de signatures.
Pour ces établissements confessionnels c’est du nanan : des frais de scolarité hors de prix qui font fonction de sélection, licite et, en prime, le soutien de l’Etat, donc de notre pognon. Certes au départ il était question de droit de regard de l’Education nationale, mais quid de cette surveillance ?
Pour le secteur public il est très difficile d’avoir recours à la sélection ce n’est pas sa vocation et en plus on le prive de moyens, si on en diminue le nombre d’enseignants au lieu de diminuer le nombre d’élèves par classe, on empêche mathématiquement le maintien d’un certain niveau. Et pour le bon citoyen, il n’aura plus le choix il paiera pour l’éducation de ses mômes, en espérant que ses cancres seront meilleurs élèves que dans cette saloperie d’école publique. Catholiques ou pas le mec, car les écoles privées sous contrat, n’affichent pas trop la couleur. Jusqu’à maintenant, car avec Radzingner1er , c’est la fête , l’archevêque d’Avignon appelle depuis un moment les établissements privés catholiques à renoncer à la tolérance postmoderne pour retrouver le chemin d’une vraie éducation catholique. Quand je vous dis qu’il faut faire gaffe.
Si nous ne réagissons pas l’Education nationale laissera la place aux écoles confessionnelles, catholiques, juives et musulmanes.
Alors adieu Jules Ferry, et ce gros nul d’instituteur, mais que restera–t-il de laïcité, ce lien social indispensable.
Alors veillons, le combat pour l’enseignement public, est engagé.




03 mai 2008

DERAPAGES

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Qui a encore écrit les discours qu’ânonne Zarkozy à Tunis? Textes qui ne sont pas à porter au fanion du pays des Lumières. En si peu de mots afficher un tel désaveu de ses promesses, une parmi d'autres, cela situe bien ce Président des Droits de l’Homme et du pouvoir d’achat, qui irait chercher la croissance du bout des dents.
Quant à l’attitude de Yade, n’en parlons pas trop. J’en avais honte pour elle. La secrétaire d'Etat ne s’exprimera publiquement pendant la viste de Sarko et a par ailleurs annulé un rendez-vous prévu mardi avec l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD).Selon sa présidente Khadija Cherif, "L'explication qui m'a été donnée, c'est que Mme Yade avait un programme chargé (...) et qu'elle avait pris du retard".
Que de reniements pour un fauteuil, une bagnole et un chauffeur. Démissions de ces gens-là. Pour Sarkozy cela bien difficile.

Sarko a une nouvelle fois salué les progrès accomplis par la Tunisie en matière de liberté et de tolérance. S’il a convenu que «tout n’est pas parfait en Tunisie», il ajoute: «Tout n’est pas parfait en France non plus» Quel curieux parallèles. (1). «Quel pays peut s’enorgueillir d’avoir autant avancé en un demi-siècle sur la voie du progrès, sur la voie de la tolérance, et sur la voie de la raison?» Un discours creux, bateau et obséquieux qui fait bondir tous les tenants de la liberté fondamentale absente dans ce pays où Ben Ali est élu avec 94 % des voix.
Ensuite, il propose une idée fabuleuse, "unir intelligence et les formations françaises à une main d'oeuvre qui ne demande qu'à être formée» (2) En gros, notre intelligence et votre main d’oeuvre ou plus simple, moi la tête et toi les bras.

Avec toujours en tête la constitution d’une « Union pour la Méditerranée » idée qu’il a piqué à d’autres -La gueule des autres- et qu’il fait sienne, Sarko a estimé que le conflit israélo-palestinien ne devait pas constituer un frein au lancement de son Machin, mais que ce projet pouvait favoriser la paix dans la région. De plus, Monsieur connaît la solution : « Il faut un Etat moderne, démocratique viable pour les Palestiniens, et jamais on ne trouvera la solution si on ne reconnaît pas cela (...) c'est incontournable". Ce qui n’est pas idiot, à condition qu’Israël le veuille bien. Par contre il dit de pas transiger avec la sécurité d’Israël, là encore une parole vide.
Mais en ce qui concerne les choses sérieuses le petit Nicolas avait dès le premier jour procédé à des signatures d'accords et de contrats commerciaux. On a même vu Rama un stylo à la main apposer sa signature sur un bout de papier. Quelle ascension sociale !

"Si des garanties ont été données à M. Sarkozy pour que les libertés progressent, tant mieux! C'est notre demande", s'est étonné de son côté Mokhtar Trifi, président de la Ligue de défense des droits de l'homme de là-bas, et d'ajouter que "malheureusement sur le terrain nous n'avons pas remarqué de progrès notables, c'est peut-être même le contraire qui se passe en réalité aujourd'hui".
 
Je parle de Yade, que je ne trouve pas sympa, mais bon, chacun ses idées sur elle, mais un autre me sort maintenant (Que je connaissais pas, comme tout le monde) par les trous-de-nez, c’est cet autre de Gautier Béranger. Ce type travaille pour Hortefeux, comme conseiller et qui traite de « sale noir » un vigile qui fait son boulot de vigile, c’est-à-dire un sous-métier. (je n’ai pas dis sot métier.) Le dit sous-métier que ce fonctionnaire en colère (« c’est moi qui donne les accréditations aux sociétés de gardiennage ») menace de sucrer, après une vérification d’identité pour une affaire de sécurité sur l’émission de chèque de 528,06 euros. Ben, dites-donc madame Michu, ça fait beaucoup de sacs de riz !.
Plus grave, il l’aurait menacé de le «renvoyer dans son pays», alors que le vigile est français ! Béranger, dément, (c’est le cas de le dire) au Canard, qui soulève l’affaire, et lui donne sa version : «J’ai discuté très gentiment avec un Monsieur fort sympathique d’ailleurs, je me suis juste inquiété de savoir où il partait avec mes papiers et lui m’a demandé où je travaillais». Et le responsable du ministère d’ajouter: «Rien de pire que les agressions raciales, ça je ne l’accepte pas !»   
Un excellent lien pour ma prochaine note sur le racisme et l’antisémitisme quotidien.
(1) Il est vrai que la situation des prisons françaises est condamnée comme indigne des droits de l’Homme
(2) Je parlais de l’écriture de texte, celui-ci un peu bancal. On dirait du Dédé la Syntaxe.
Sur le fond ce n’est pas mieux on pourrait penser que parmi les tunisiens volontaires à l'immigration, il n'y aurait des gros nuls.
   


30 avril 2008

DU RACISME QUOTIDIEN

Certes, mon blog est dédié et son audience ne se mesure pas avec le nombre de commentaires, mais je suis étonné du peu de réflexions sur des sujets comme le racisme, quotidien ou historique qui est à la base de tant de haines avec l’arrivée des affamés du Sud, des émigrés politiques, et de la montée de l’islam ; sans compter l’invasion pacifique, qui, il est vrai a déjà commencé, de la population chinoise en Afrique centrale et du Nord et même dans la péninsule ibérique.
A part John dont je connais la position sur le sieur Le Pen, personne de moufte sur ses dernières déclarations. Car il met le doigt et depuis longtemps sur l’un des vrais sujets qui devrait nous préoccuper. La mondialisation, c’est un conflit planétaire en perspective, chacun d’entre nous sur terre voudra sa part de gâteau, et comme la plupart d’entre les citoyens des pays développés, les « nantis », y compris moi-même, n’a pas l’intention de partager car nous sommes trop attachés au confort de la société de consommation, a laquelle nous ne sommes pas près à renoncer.
Mais cela ne veut pas dire, le déclenchement de haine que professent des types comme le Pen. Un petit rien et tout peut recommencer. Ce n’est pas par hasard que je parle de la Shoah ou des massacres de masses auxquelles nos pouvons assister. Les nazis avec à leur tête ce fou furieux d’Hitler, ce bon chrétien (lire Mein Kampf) étaient des peigne-culs avec leur problème juif. Aujourd’hui, une telle idéologie raciste avec la technologie avancée que nous connaissons, ils auraient certainement réglés le problème en moins de deux. Moyen-âge que ces douches gazées et ces fours communs où l’on brûlait des cadavres que par dizaines. Imaginons un Hitler ou pouvoir dans telle ou telle région du monde aujourd’hui, il aurait la partie facile, il lui suffirait de prendre modèle sur les Américains avec l’extermination de milliers de Japonais à Hiroshima et Nagasaki.
Ces derniers se défendent d’ailleurs d’être comparés avec ces pégreleux de soldats allemands, qui, au départ gazaient les juifs, tsiganes etc. dans de simples camions. (1) Tout peut recommencer, les braises sont toujours rougissantes.
Je connais autour de moi des  voisins ou des amis(provisoires) qui en privé s’affirment catégoriquement anti-arabe, et certains, les plus fanfarons, passeraient bien à tabac quelques ratons du quartier.
Sans aller jusque là combien d’entre nous ne désapprouve pas les méthodes éhontées du gouvernement au sujet du quota d’extradition ? Les plus malin connaissant mes idées me ressortent avec délectation les paroles de M.Rocard qu’ils ont entendu à la radio ressassée par les pro-Hortefeux «La France ne peut accueillir toute la misère du monde » en se sachant pas la suite ou en l’omettant sciemment : « Mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part. »
Ma mère que je questionnais sur son attitude pendant l’occupation devant la disparition des juifs du quartier, le tapissier, la couturière, me répondait ‘On croyait qu’ils les ramenaient chez-eux. Où chez eux ? En Pologne. Et lorsque ce genre de pratique s’opère actuellement sur le sol français, la réponse serait la même, sauf qu’aujourd’hui on sait qu’il n’y a pas de camps d’extermination, seulement des camps de concentration d’immigrés en situation irrégulière, sans trop savoir d’ailleurs comment ils seront accueillis dans leurs pays natal.
De l’autre côté nous trouvons « les bonnes gens » qui voudraient tout laisser faire et régulariser tous les immigrés qui passent ou qui restent en France. Il suffit de leur permettre de s’intégrer dans la société française et pour cela les aider. Manque de chance beaucoupde ces tentatives dans ce sens n’ont par réussies. Sauf pour les Espagnols, les Italiens ou les Polonais du début du siècle dernier.

Et pourquoi donc, parce qu’ils sont blancs, Teddy ? Mais non, eh, banane, parce qu’ils sont d’une religion différente. Je n’irai pas jusqu’à dire que tous les racistes sont des opposants à la promiscuité de l’Islam avec la religion dominante, mais avec les fous de Dieu, les croisades de quartiers pourraient bien resurgir.
Ah !Si je parlais du Diable avec sa grande queue fourchue ou de l’inanité du sacrifice christique on s’emballerait. En essayant de me prouver que ce Haut Fait a sauvé le monde de la barbarie. A ce sujet quelqu’un me rappelle que ce doux Jésus était plutôt du genre féroce, il n’hésite pas à frapper de « Malédictions » les Pharisiens qui ne sont pas d’accord avec lui. (Luc), lorsqu’il voue à la géhenne ceux qui ne croient pas en lui (Toujours Luc) et en apothéose : il déclare, selon Mattieu qu’il est venu seulement pour la paix, mais aussi pour le glaive. C’est à se demander également si le premier commandement des Tables de la Loi, « Tu ne tueras pas » n’était pas destinés qu’aux Hébreux entre-eux, car l’ancien testament regorgent de crimes massifs d’autres tribus de la région installées avant eux, le génocide n’est pas loin.
Pourquoi cette parenthèse des Ecritures (et même du Coran) et le début du post ?
Parce que rien n’a changé. Les mêmes crimes massifs, au nom de la loi, de la religion ou du pétrole, donc du confort.

(1) A ce sujet j’ai lu « Les Bienveillantes » et je ne m’en suis toujours pas remis.(toute proportion gardée, j’écris ça pour faire de la littérature) 537082950.jpg

18 avril 2008

LA FAIM DU MONDE

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La famine dans le monde.
Dans une interview Jean Zieglerla télé, parmi tous ses arguments il nous donne un seul exemple qui devrait suffire à nous faire bondir.
« Il faut pour fabriquer 50 litres de bio-carburant, utiliser 250 kgs de maïs, ce qui conviendrait à une famille entière du tiers monde pour survivre une seule année »
Si nous voulons aller plus loin on s’aperçoit que le coût des matières premières, qui vont jusqu’à toucher nos caddys pleins à ras-bord, est en pleine explosion, ce qui est dû à la spéculation qui s’est éloignée de son champ d’action traditionnel, le fric.

Cette sommité depuis de nombreuses années s’élève sur l’utilisation des cultures vivrières pour les transformer en carburant. Il prône un moratoire de 5 années ces productions, préférant l’emploi des déchets végétaux ou des plantes non alimentaires. Ce qui d’ailleurs est critiqué par les écolos. Il vient de sortir un bouquin où il traite cette pratique comme un crime contre l’humanité, et estime en effet que « l'agriculture doit être subventionnée dans des secteurs où elle assure la survie des populations, et que le monde se dirigeait vers une très longue période d'émeutes et de conflits liés à la hausse des prix et à la pénurie des denrées alimentaires". Je citais le cas de la révolte des jeunes Camerounais, émeutes qui se répandent dans les pays du Sud, Haïti en récent exemple, le riz, le maïs étant leur nourriture de base (Les galettes de terres me sont restées en travers de la gorge) Cette partie du monde, avant tout le monde est en proie au capitalisme effréné qui nous mènent directement dans le mur.

Dans tous les sens du terme il a raison ce Suisse.
Conséquences de la crise financière, économique et sociale dans les pays du Nord

Je ne sais pas encore ou et quand cela va craquer, mais à voir toutes les dispositions que prend le gouvernement français face à la passivité des citoyens, je ne pense pas que cela vienne de chez nous. Un tel climat devrait déboucher sur une vraie crise sociale et donc gouvernementale, reste à savoir quand et comment.
Malgré les cafouillages gouvernementaux, un plan sévère plan de rigueur se met en place. Seulement nos gouvernants, Sarko en premier, n’ont pas les «ralaouettes» de Berlusconi qui n’hésite pas à se prendre pour Churchill.
Tout va y passer, après la politique de la famille qu’on attaque, comme  les allocations familiales, malgré la vaseline, c’est le tour du terrain de la Santé ; hôpitaux, Sécu (non remboursement des lunettes par exemple) les droits acquis du travail, les retraites, l’éducation nationale et j’en oublie.
Comme il faut toujours relativiser, notre situation n’est pas celle des habitants du tiers-monde, loin s’en faut ; un ami Sénégalais me signalait qu’avec un RMI il pourrait nourrir toute une famille. Mais au prix ou coûte aujourd’hui le kilo de riz, il ne pourrait pas continuer longtemps. Notre relative richesse  devrait nous permettre d’aider les crèvent-la-dalle d’Afrique ou d’ailleurs, mais c’est un voeu pieu, si j’ose dire, car nous sommes incapables collectivement de le faire.
Nous donnons ici et là, les Restos du Coeur en particulier, objectivement une honte. Alors, nous insurger contre le renvoi inhumain des sans-papiers qui viennent manger le pain des Français, on en a rien à battre. Pourtant, il va falloir s’y faire à cette invasion de la disette. Et apprendre le chinois, à manger du chien comme en Corée. Les amis des bêtes qui parcourent ou se trimballent sur ce blog devront faire un choix, ou ou bouffe Rintintin ou en crève de faim.
Une petite anecdote pour finir ?
Bon allons-y.
A ma naissance , pendant la seconde guerre, il va y avoir bientôt soixante-six ans, rue de la Chine à Paris (Et oui), un voisin avait confié à ma mère qui crevait de faim, un lapereau qu’il avait été chercher dans la zone Nono (dictionnaire ! je ne vais pas vous mâcher le travail) Vivant le monstre, mais un ogre qui rongeait la paille des chaises, dans son esprit il suffisait que l’on le nourrisse pour qu’une fois atteint une bonne taille on le bouffe.Ma mère qui en avait fait un lapin de compagnie, n’a jamais voulu qu’on tue ce lapin, mais il  est passé tout de même à la casserole, d’où s’échappait l’arôme du plat à l’ersatz de vin blanc . Une horreur.
Et pendant le siège de Paris à la fin du 19 éme siècle, les Parisiens mangèrent du rat qui était aux menus des restaurants. Il existait à Paris, Rue d’Avron dans le 20 ème, un resto  « AU RAT BLANC » Si vous passez dans le coin, dites moi s’il existe encore. Merci et bon appétit.

(1) Socialiste Suisse, il est rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation.

15 avril 2008

CELSE L'ANTI-CHRETIEN

 

1926937893.jpgAfin de fermer la page d’un livre qui n’en finit pas de s’écrire, je vous propose un petit bout de chemin avec l’un des pemiers contradicteurs du christianisme de l’Histoire.

Le christianisme est, il faut enfin l’admettre, une secte avec toute l’acception du mot. Il est l’avatar né du judaïsme, avec un gourou et des adeptes qui bien entendu furent combattus par les pharisiens les vichystes de l’époque sous l’empire romain. Et cette date n’est pas un hasard. Reste à savoir ce qui est vrai dans cette histoire, pour les uns dont je fais partie un compte des Mille et Nuits avant l’heure. La particularité des sectes religieuses est une tentative se synthèse entre les sectes mères et des dogmes nouveaux. De tout temps, il y eut des hommes pour qui les mythes et légendes ne pouvaient être que des fables et dès l’essor du Christianisme il fut combattu par exemple par St Paul l’illuminé lavant de se convertir lors d’une attaque d’épilepsie en tombant de cheval..

Le plus connu de ses contradicteurs fut Celse, un philosophe et savant inspiré des grands philosophes grecs, en parfaite connaissance des autres formes de cultes de la contrée et du reste du monde qu’il pouvait connaître. Curieusement ses écrits qui datent vraisemblablement de la fin du second siècle, ne fut guère commentés par les docteurs de l’Eglise et son texte a disparu. Ce n’est que par Origène, qui, en lui répondant points par points par un ouvrage plus connu, que l’on retrouve presque la totalité de son contre/argumentaires.
Peu de gens connaissent son existence, moi le premier et c’est sur le conseil d’un ami que j’ai pu trouver vers les années 70, ce bouquin chez Gibert Jeune (pour les provinciaux la librairie la plus connue des étudiants du quartier latin) paru chez J.J Pauvert
Ce qu’il reproche aux chrétiens ou du moins à ses pères, c’est une sorte de « piratage » des religions et des courants de pensées qui les entouraient, sans compter les emprunts des religions précédentes et même des citations de philosophes. Il critique le christianisme sur le fond et la forme et on peut retenir plusieurs de ces objections piquées au coin du bon sens. Croyant traditionnel, il ne peut admettre qu’un Dieu, par un fils en chair et en os, puisse descendre sur terre, ce que les catéchistes expliqueront avec des circonvolutions et des pensées toutes faites. Bon, querelles de théologiens me direz-vous. Continuons. Par contre il devient percutant lorsqu’il aborde d’autres incohérences, et fautes des textes bibliques.
Un exemple ?
La mort de Jésus et sa résurrection qu’il prédit (1). Ce miracle est une donnée de plusieurs religions, je le cite : « Combien d’autres débitent d’aussi merveilleuses rodomontades pour abuser et exploiter la crédulité populaire ? »Il cite Zamilxie de Scythie, esclave de Pythagore qui, lui-même prédisait sa résurrection (Il faudrait en parler de ce génie) Il se gausse en narrant comment ce fils de Dieu, a besoin d’autrui lorsque renaissant, il est incapable de faire rouler la pierre qui clôturait son tombeau. Que seules de vieilles femmes- il écrit femmelette et comparses- témoignèrent de ce miracle. Il suffit aussi de quelques menues monnaies pour soudoyer les deux soldats romains qui devaient surveiller la sépulture. Ensuite il fustige les adeptes qui non seulement lâchèrent leur chef, mais ne firent rien pour le venger.
Il revient sans cesse sur la Bible et des juifs auxquels il n’apporte d’ailleurs que peu de crédit. Ce Dieu, qu’ils disent bon et miséricordieux, est plutôt irascible lorsqu’il dicte à Moïse de déclarer « Malheur à vous » lorsqu’il s’adresse aux sodomites et gomorhéeens.
Il se plaît à ironiser sur les querelles qui opposaient et opposent toujours les chrétiens et les juifs qu’il considère comme schismatiques par rapport aux premiers. Les premiers attendent toujours le Messie, tandis que les chrétiens, en la personne de Jésus de Nazareth ont cru le trouver. Ce qui se traduisit par « Juifs assassins du Christ » avec la suite que l’on connaît.
Celse a beau jeu de signaler que les prophètes hébreux annonçaient la venue d’un messie qui serait de descendance royale, de la cuisse, si je puis dire de David. Or l’identité de ce fils de charpentier ne correspond pas. D’aucun pour faire coller ceci avec cela mirent au point une explication si tordue que les juifs en rigolent encore. D’alleurs, une expression est restée dans le langage régional « Se quereller pour l’ombre d’un âne » Que je pourrais mettre en exergue de ce blog, tant nos discussions semblent vaines. Au passage, il peint ce pauvre Joseph comme un vulgaire cocu et que cette histoire d’anges, (Rien que deux) et de naissance divine n’est qu’une galéjade ou un pauvre alibi d’adultère.
Bien avant moi (Je plaisante) il s’étonne du moment la naissance du christianisme. Le Dieu des chrétiens écrit-il « [se] soit soucié de justifier les hommes dont auparavant il  n’avait cure? Il s’interroge également sur le fait que ce Dieu envoie son fils « dans un si petit coin du monde ? c’est se faire de Dieu une idée peu conforme à la sagesse et à la vraie piété. » Il enfonce le clou, si je puis dire en parlant de la rébelion d’Adam et d’Eve « [Ce démiurge] un si pauvre personnage [qui] dès le début, se montre incapable de se faire obéir du seul homme qu’il ait lui-même formé » Il clôt ce chapitre par ces mots « Les plus sensées d’entre les Juifs et les Chrétiens rougissent de toutes ces ridicules fictions, et, pour se tirer d’affaire, recourent à l’allégorie ».
Quand il aborde le problème du jugement dernier et du paradis promis par ce dieu, il se bidonne en pensant à toutes ces âmes réincarnées dans des cadavres ou squelettes. Il suit ici à la lettre l’enseignement des Evangiles. Là encore les théologiens vont couper les cheveux en quatre et nous parler d’un au-delà divin ou désincarné, ce que le commun des mortels n’a à foutre. Les mormons vont plus loin encore, en s’appuyant sur les Ecritures, notamment sur les leurs, ils promettent que tous les morts le jour de la fin du monde depuis qu’il est né. Cet apocalypse qu’ils annoncent imminente, mais dont ils reculent la date depuis la naissance de leur propre secte, fille du catholicisme- se retrouveront en famille ! ! C’est pourquoi dans leur Etat quasi autonome de l’Utah, est compilée la plus grande source de généalogie du monde.
Ensuite, Celse souligne et s’étonne que seuls les bons juifs seront assis à la droite du seigneur et le malheur est pour les autres qui rôtiront dans la Géhenne. Comme les raéliens de cet autre fumiste et les scientologues.

Pour terminer ces longues citations je voudrais relever la question qu’il posait aux chrétiens : « Qui de Moise l’Egyptien ou de Jésus le Nazaréen ment ?" Le premier sous les ordres de son dieu ordonnait l’extermination des autres tribus et l’autre la paix entre les hommes. « Dieu quand il a envoyé son fils, aurait-il oublié ce qu’il avait dit à Moïse en tête-à-tête ? Aurait-il changé  d’opinion et ainsi renié ses propres lois ?"

Nous voyons que depuis son origine les hommes ont rejeté cette fable et aujourd’hui ils continuent, plus nombreux qu’auparavant, surtout les religions qui en découlent.
Les croyants se défendent comme des beaux-diables et ne vont même pas jusqu’à imaginer que certains d’entre les hommes, comme cetains ici, pensent que ce Jésus de Nazareth n’a même pas d’existence réelle.
Tout comme Tintin (et Milou)

(1) La destruction du Temple prévue quarante jours après sa mort, mais qui n’a jamais eu lieu à cette date a posé plusieurs questions à certains chrétiens et insufflat en-eux le Grand Doute.

11 avril 2008

A JOINVILLE LE PONT.... POMPOM

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Un sans papier voulant fuir la police se jette dans la Seine et se noie, d’un arrêt cardiaque (?) cela devrait faire dresser l’oreille ou du moins s’interroger, car des cas de ce genre s’accumulent et cela commence à faire beaucoup, trop. (1)
C’est donc ce qu’il faut faire et aller autre part que les chaînes de télé, par exemple sur cet excellent site d’information qui recueille les articles et blogs qui transitent sur le Net français. http://www.wikio.fr/
Officiellement, Baba Traore, 29 balais, est mort noyé à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) en voulant échapper, interpellé après avoir passé les portiques du RER sans valider de titre de transport, à un contrôle de police ferroviaire, laquelle s’est empressé d’appeler lesgros bras. Il s’est barré quand les policiers ont voulu vérifier s'il était recherché. En situation irrégulière, (il était depuis janvier sous le coup d'un arrêté de reconduite à la frontière). La peine de mort pour un ticket de RER c’est cher payé, bon continuons.
Aussitôt sa sœur intervient et dément le fait qu'il se soit jeté dans la Marne pour l’unique et bonne raison que ce dangereux criminel ne savait pas nager... Les flics de la BAC qui le poursuivaient pensant peut-être que les Africains savent nager de nature, l’ont poursuivi sur 400 m avant qu'il se jette dans la flotte.
Tout de suite la question se pose ? Qu’on fait ces flics devant un nègre qui se noient ? D’après un témoin, un flic s’est bien approché du type dans la flotte, mais est remonté sur le quai simplement pour avertir ses supérieurs qu’un type se noyait. A me voir très grincheux contrôlé par ces messieurs, on peut s’imaginer ce que ressent un sans papier : foutre le camp vite fait.
Tout au conditionnel, mais depuis la mort d’Overney, voir ci-dessous, je me méfie.
Ce qui vient de se passer est non pas un accident mais quelque chose d’autre, en tout cas un drame pour sa famille et un symbole du climat de chasse aux faciés qui règne en France.
D’autant qu’une rumeur circule dans le quartier : Traore serait la troisième personne tuée par ces courses poursuites qui se terminent toujours au point endroit : ce fameux pont qui surplombe de très haut la Marne. A chaque fois le même scénario, l’intervention de la même police du 94. C’est à prendre avec des pincettes, mais il faudrait peut-être vérifier.
« D’abord que faisait ce bougnoule en France ? Y n’avait qu’à resté dans son pays et bouffer des cacahuètes » m’aurait dit mon épicier, avant que je le prenne publiquement à partie, lorsqu’il le lança un truc de ce genre en plein magasin.
Et bien, il est venu en France pour donner un de ses reins à sa sœur à la demande du professeur Christophe Legendre, chef de service de transplantation rénale à l'hôpital Necker à Paris pris en charge par son administration !
Ces flics (deux, d’après un autre témoin) si convaincus sont les artisans zélés d'ordres terrifiants, ils obéissent aux ordres venus d’en haut et je vous laisse le soin de trouver d’où il vient, à la poursuite si j’ose dire des chiffres à atteindre.
Le nouveau Martinon, Chatel, quant à lui déclare après avoir eu une pensée pour la famille : « Mais nous sommes dans un pays où il y a un état de droit,[...] Il y a des contrôles de police et quand on est un citoyen en règle, on se conforme aux contrôles de police » Justement le mec, il l'était pas
Dans une flotte à 6 degré le choc thermique lui a été fatal. il était suivi et contrôlé par leur médecin traitant qui atteste qu’il était en bonne condition physique ce qui lui permettait de jouer dans une équipe de foot du quartier. Il est mort par noyade ce que démontre son autopsie, repêché par des secouristes, inconscient et en choc cardiaque, il est mort à Lariboisière,.
 
- On ne l’a pas tapé sur la tête chef !
- Pas sur la tête hein !
- Non jamais.

PIERRE OVERNEY
C’est l’histoire d’un mec qui en 1972 a été abattu par un vigile, de chez Renault à Boulogne-Billancourt. C’était un militant de la Gauche Prolétarienne. Un peu éméché, il participait à une bagarre Porte Zola, une entrée de l’usine. Tramoni, le tireur qui sera exécuté lui aussi plus tard, tire et le tue d’une balle en plein coeur. A son enterrement, une foule énorme se pressait sur le parcours du cortège qui allait de la Place Clichy vers le Père-Lachaise. Althusser pouvait dire ce jour là  « C’est le gauchisme que l’on enterre » Et j’irai même plus loin,  c’est l’esprit de Mai 68 que l’on mettait dans le caveau de l’Histoire
Je le sais plusque j’y étais, mon ex-femme aussi, qui pourtant n’était pas une « défileuse » ainsi que nos trois enfants, bien jeunes pour comprendre, mais j’y tenais, des fois qu’un jour....


(1) • Le 10 août, à Amiens, Ivan, 12 ans, tombait du 4ème étage, alors que la police venait chercher son père. • Fin août, à Toulouse, Tarek, 24 ans, se jetait aussi d’un 4ème étage… • Le 20 septembre 2007, Chunlan Liu est morte en tentant d’échapper à la police – à son domicile. • Le 15 février, John Maïna, un sportif kenyan de 20 ans, débouté du droit d’asile, se suicidait.• À Joinville, déjà Mickaël, en 2004, et Fehti, en 2006, se noyaient dans la Marne « poursuivis par la police »
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