07 septembre 2009

CAFOUILLAGE ET ENFUMAGE SONT LES DEUX MAMELLES DU SARKOSISME

Sully.jpg

"Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France et les vrais mines et trésors du Pérou" Maximilien de Béthune (Sully pour faire court)

Cafouillage et enfumage sont les deux mamelles du sarkosisme.

Teddy.

SANTE
La facture d'une journée d'hospitalisation pourrait passer de 16 à 20 euros, a confirmé ce dimanche Xavier Darcos, qui peu de temps après se rétracte.  Le remboursement des médicaments "à prescription médicale facultative" comme le  paracétamol, serait ramené de 35% à 15%. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a jugé  qu'«il ne serait pas illégitime qu'il y ait un rattrapage sur le forfait hospitalier»mais, trouvait que le remboursement qui devrait diminuer pour le substitut de l’aspirine, ne serait pas une bonne chose. Christine Lagarde et Luc Chatel, affirmaient que la commission qui va statuer sur ces questions-là se réunira à la fin du mois de septembre, tandis qu'Eric Woerth appelle à ne pas en faire "un drame absolu" et dit aujourd'hui «Je ne confirme pas les chiffres» - une hausse de 25% -, mais «juste les pistes». Cafouillage. Et il faut une brochette de ministre pour en arriver là ?
En octobre prochain, le prix des cigarettes devrait augmenter de 6 %, ce qui porterait le paquet à 5,60 € en moyenne. Cette hausse est  la première depuis 2007. (+ 6 %). "Le prix du tabac n'est pas fixé par le gouvernement" mais "quand il y a une proposition des fabricants, nous sommes obligés de la valider", a expliqué Eric Woerth, malgré le démenti de Christine Lagarde la veille qui disait "A ma connaissance, il n'y a pas du tout ce type de mesure"  Enfumage et cafouillage.

ENVIRONNEMENT
Nicolas Sarkozy doit donc seul déterminer cette semaine les modalités de mise en œuvre de la future taxe carbone. François Fillon avait dit et répété que son montant devrait se situer autour de 14 € par tonne de CO2. L’Elysée avait aussitôt démenti, soulignant que les arbitrages n’étaient pas rendus. Détail révélateur, Nicolas a demandé que l’on parle officiellement de « contribution énergie » et non plus « taxe carbone » en avançant l’argument que le mot taxe faisait peur aux Français ; C’est dire combien  ce président les prend pour des imbéciles.
En clôturant les « ébats » de l’UMP, François Fillon peut être pour noyer le poisson, attaque Ségolène Royal, bêtement d’ailleurs, en disant « En 2007, tous les candidats à l’élection ont signé le pacte de Nicolas Hulot qui prévoyait cette taxe. Contrairement à la gauche, nous ne renions pas notre signature » )
L'Elysée dément  toute divergence entre Sarkozy et Fillon les modalités de cette nouvelle taxe et assure que le Premier ministre avait bien fait de citer un prix de la tonne de CO2 à 14 euros, ce qui correspond au "prix du marché". Bref, cafouillage ou enfumage ?

LES NICHES FISCALES
Cette mesure est significative d’une dérobade, alors que les responsables politiques et Sarkosy en tête, par circonvolution prétendent le contraire. Depuis mai 2004 au moins, Sarkozy jurait de "réformer ou supprimer les niches fiscales inutiles ou injustes". Le G20, a accepté le principe d'un paiement différé des bonus (1) et d'une plus grande transparence des revenus et primes, et de mettre éventuelle leur limitation à l'étude, c’est-à-dire, l’enterrer. Enfumage.

LA LISTE NOIRE
Sur inspiration de notre président la réunion du G20 avait pourtant décidé de « moraliser » le  monde financier. Pour préparer le terrain et l’opinion publique, cette grosse bêtasse, Eric Woerth, menaçant, a sorti une liste de Français qui ont planqué en Suisse, un gros paquet de pognon non déclaré, or tout le monde subodore que cette publication ne sera suivi d’aucun effet. Car ces 3.000 contribuables (en réalité bien plus que cela, 2 ou 3 banques seulement françaises ont cafté) sont en situation de fraude, dans ce cas ils doivent être soumis à la procédure normale, comme n’importe quel pékin qui triche sur ses déclarations. Il ne devrait être question d’une gentille procédure en  bénéficiant de la cellule de régularisation en place jusqu'au 31 décembre et à laquelle nous n’avons pas droit, nous les pauvres délinquants en matière fiscale. "Si vous rapatriez vos capitaux, il n’y aura pas de suite », ce qui leur évite des poursuites judiciaires, il s’agit d’une promesse d’amnistie, comme le souligne l’opposition. (A la place de JPS je ferai comme lui, je garde mon pognon là-bas)
Selon le directeur de l'Association des banques étrangères en Suisse, le gouvernement français veut ainsi éviter une procédure d'entraide administrative» avec la Suisse. La fameuse cellule dont je parle plus haut, n'a instruit à ce jour que 200 dossiers et procédé à 20 régularisations, avec 80 autres en cours de traitement. Soit 500.000 euros récupérés seulement sur un montant officieux de fraude de 400 milliards d'euros. Enfumage

Pour ce pouvoir exécutif, il ne s’agit plus de gérer la Cité selon la définition du mot politique mais, de gérer l’opinion donc l’électorat. Toute cette cacophonie démontre que cela branle dans le manche. Sarkozy va tenter de vendre des « Rafales» invendables au Brésil et fait le « kakou» dans une usine dont l’auditoire ouvrier est rempli de figurants à sa taille et voilà nos que notre gouvernent merdoie, tout cela pour rien car, de toute façon il faudra bien nos piquer nos euros.

Les méfaits du système libéral mis en place ne leurre personne et le branquignolage des ministres ne fait même plus sourire, tétanisés que nous sommes par la crise et la trouille de la grippe A. Je ne sais pas, vous, mais je remarque autant de queues et de caddies plein qu’avant la crise. Des paniers pleins de marchandises souvent inutiles dont  l‘emballage nous reviens plus cher que le contenu.
« -Tant que je pourrais m’acheter mon I-Pod et mon forfait, pour moi la crise, connais pas.
-Vous avez bien raison, m’sieur Bignole, et pis dans l’fond ce Sarko, il est pas si mal que çà.
»

(1) Les Français étaient plutôt favorables à une limitation immédiate, il  est vrai, soyons honnêtes, tout en sachant que les Américains sont contre, ce qui rend la position française moins audacieuse.

23 juillet 2009

LA DESESPERANCE DU PEUPLE DE GAUCHE

babeuf.jpeg


Un groupe députes vient de rédiger un texte assez alambiqué, qui dit en gros , « Assez ça suffit comme ça les candidatures sauvages et les règlements de comptes » Ils s’adressent surtout à Valls, Montebourg et Dray (Qui vient de remonter sa montre).
Il faut avouer que ces derniers n’avaient pas tout à fait faux en remontant les bretelles de Martine. Ainsi d’ailleurs que les 200 députés dont je parle plus haut. Tout le monde s’affole, mais il est trop tard, leur parti est mort, il ne reste plus qu’à l’enterrer.

Au grand désespoir du peuple de gauche qui voyait dans le P.S le parti de Jaurès ; Blum et Mendès-France ou celui de quelques vétérans comme Mauroy et dans une certaine mesure Jospin, vaincu par une machination politicienne.
Peuple de gauche, mais c’est quoi cette vieille scie ?. C’est le peuple des éternels exploités et qui le savent contrairement aux électeurs populaire de droite.  C’est le peuple des petites gens et des intellectuels, artistes et savants, c’est le peuple qui va réveiller Louis XVI et qui sera  fusillés par les Versaillais. C’est le peuple qui s’est soulevé en 40 contre l’occupant, tandis que les intellectuels de droite sympathisaient avec les Allemands.
C’est la raison d’ailleurs pour laquelle le général de Brigade, déserteur de l’armée française selon Vichy, De Gaulle a pris les représentants de ce peuple pour gouverner dès la libération. Au passage De Gaulle étant un militaire ce qui est pour moi mauvais signe, » il  bas de soie » que je n’ai jamais voté pour lui, obligé à l’époque déjà, de voter pour Mitterrand qui était au socialisme ce qu’est l’aspartame ou sucre de betterave.

Le P.C incarnait presque à lui seul ce peuple de gauche qui malgré tout, avait un œil sur Moscou, le Goulag, le stalinisme et la révolte hongroise qu’il venait de découvrir. Les machinations politiques ont eu raison de lui, et le manque de charisme des successeurs de Marchais n’a rien arrangé non plus.

Le P.S triomphant avec Mitterrand, va suivre le même chemin. Il arrive au bout, non pas par manque de leaders, mais par un trop-plein. Qui aurait l’aura pour battre Sarkosy et plus tard Copé ? Des anciennes vedettes Strauss-Khan, Jack, Fabius ?  Des « intérimaires » Aubry ou Hollande. Des ambitieux encore trop jeunes, Montebourg ou Valls, Et Madame Royal qui n’est pas plus ridicule que certains comme Hamon qui se voit bien candidat..
Mais pourquoi faire ? Gérer la crise du mieux que l’on peut ? Faire de la social-démocratie, comme leurs prédécesseurs ? Faut-il sortir d’un chapeau un candidat de la société civile comme disent les technocrates. Par exemple Hubert Védrine, qui est d’une autre trempe que certains pré-candidats, sans parler de Badinter, trop âgé selon lui et bien moins prétentieux que tous ces prétendants.

En 1789, faute de  juste structure parlementaire, la rue cédait le pas à la gauche. Laquelle donna naissance au syndicat puis au parti politique. Ma question est : a quoi sert un parti politique ? A présenter des candidats qui iront légiférer au nom du peuple dans un parlement souverain.

Aujourd’hui les partis servent de godillots au monarque ou en préparer un autre pour le remplacer. D’où la lutte effrénée qui se déroule sous nos yeux. A droite tout est verrouillé, c’est une avenue pour le pouvoir en place, bon gérant du système économique qui fout le justement ce peuple dans la rue. Le chien courre après sa queue ce qui paralyse l’opposition parlementaire. Face à une royauté démocratique il ne reste que la colère des exclus en cadrés ou presque par les syndicats.
Les grévistes, notamment ceux qui menaçaient de faire sauter des bonbonnes de Propane, ont compris le système de la « communication ». Le moindre élève pompier en voyant le dispositif de mise à feu se marre franchement. Du pipeau. Les pouvoirs publics et la direction le savent et font semblant d’être choqué et joue avec l’opinion qui croit dur comme faire que ces types vont créer un nouveau 11 Septembre.

« Détruire l’outil de travail c’est vilain et pas beau », mais le patronat de ces boites n’ont rien à foutre de cet outil de travail, il casse le personnel d’abord et délocaliseront après avec notre fric.

Voilà où nous en sommes.

(1) «J'apporte mon soutien à tous les socialistes dont Martine Aubry qui travaillent qui font des efforts, qui essaient de se relever», a-t-elle déclaré.

* Portait de Gracchus .B.

01 mai 2009

LES DEVOIRS DE VACANCES D'OBAMA

diapo_bobby.jpg< De toutes les photos d’Obama, celle qui image ma note, m’a profondément ému. Cette poignée de main à un bobbie inconnu est la marque d’une vraie empathie, le contraire des gestes de Sarko qui sentent le gros beauf.

Il n’est pas question ici de faire l’éloge d’une élection qui a paru aux yeux du monde comme le symbole de l’espoir américain en une nouvelle politique qu’elle que soit la couleur de la peau de celui qui la mène. Elle restera historique.

Mais à l’heure des 100 jours d’administration Obama, il faut se poser des questions sur les raisons de la crise qui est partie ne l’oublions pas, du cœur du système capitaliste les USA, sur son action et ses projets dans le domaine de l’économie mondiale dont nous sommes nous aussi les victimes.
Ce président est-il assez libre pour imposer sa volonté à cette « World Company ? » au pouvoir. Serait-il une  marionnette entre les mains d’un pool militaro-industriel, comme je le laisse entendre dans un précèdent billet ? Je ne suis pas loin d’y penser. Et malgré tout ce président m’est plutôt sympathique.
Obama serait-il le sauveur du monde par une politique qui romprait avec l’ancienne, dont Bush était le dernier représentant ? Questions : son père aurait travaillé pour la CIA, Bon, mais on voudrait une confirmation. Barak lui-même aurait bossé pour la National Endowment for Democracy (NED), un organisme créé par les néo-conservateurs pour externaliser les actions de déstabilisation de la CIA. Non....c’est vrai çà ?
L’Etat américain à ses propres garde-fous, des Conseils par ci par là, dont l’un par exemple est présidé par un économiste « libéral » qui a réussi à faire annuler les législations mises en place lors de la sortie de crise de 1929 pour en en empêcher une répétition.
Un autre « bidule » est cornaqué par une historienne spécialiste qui considère que c’est la guerre d’Irak qui a provoqué la crise financière. Elle affirme que ce n’est pas la Seconde Guerre mondiale qui a permis aux Etats-Unis de sortir de la crise de 29, pas plus que le New Deal de Roosevelt, mais l’afflux de capitaux européens à partir de 1936 et de « la montée des périls » en Europe devant un nazisme triomphant. (1) Il conviendrait donc de provoquer un phénomène identique aujourd’hui.


Un autre « Machin » géré par Paul Volcker se préoccupe de profiter de la crise pour restructurer les transnationales et leur permettre de racheter le maximum d’entreprises pour une bouchée de pain. Y aurait-il un rapport avec cette politique et le fait que le patron de la transnationale Caterpillar siège dans ce Comité à la Maison-Blanche. ?
Dans cette optique les Anglo-Saxons ont réorienté la politique de leurs déposants pour qu’ils renflouent le système bancaire international. Et les autres Etats, c‘est-à-dire nous, paient les pertes de leurs banquiers. Pour ce faire nos impérialistes, ont enclenchés des actions très précises : augmenter les subventions du FMI et de la Banque mondiale qui pressureront un peu plus le Tiers-Monde lequel devra faire face à une disette inégalée tout en renflouant le système qui affectent les plus riches pays. On moralise....

C’est la raison d’être de la chasse aux capitaux flottants déposées dans les banques européennes n’a pour but  que de les réorienter vers les USA et la Grande-Bretagne. Les vrais patrons du monde ont prévu de déstabiliser les propriétaires de ces fameux capitaux versatiles. La levée du secret bancaire dont Sarko se targue d’en être l’investigateur n’est en fait qu’une manœuvre américaine dans cette option. Les vrais paradis fiscaux continuerons d’être : les banques anglo-saxonnes, aux Bahamas ou dans les îles anglo-normandes. Et tant pis pour les Suisses.
C’est le monde anglo-saxon qui est en guerre économique avec le reste du monde, il faut sauver Wall Street et la City et ne pas l’encenser un aussi mauvais truc et surtout pas nous l’imposer.

Il reste à analyser sa politique extérieure, ce que je me garde de faire, notamment, les rapports avec l’Amérique du Sud dont Cuba ; une épine dans le pied des présidents.  Par contre, il faudra l'attendre au tournant dès qu’il s’agira pour lui de se pencher sur le problème palestino-israélien

Enfin cette petite info qui vaut son pesant de cacahuètes, Obama entre deux portes de la Maison Blanche, s’approche de Borloo et lui glisse à l’oreille : « Dis bien à Nicolas que je vais faire mes "homework",(mes devoirs à la maison) et, dans deux mois, je serais très bon sur le climat'" La classe... Et notre Borloo préféré de dire : "Il s'approche de moi, avec son grand sourire, il me prend l'épaule [...] "C'était très sympathique, c'était un message de considération à l'égard du président français".
Ou Borloo est un très fin diplomate ou c’est une buse. Ou plus fin encore, faire bouillir Sarko . A vous de choisir.

(1)Et dire que nos parents, donc à tort, disaient souvent « une bonne guerre et çà repart »

08 avril 2009

JE M'ECLATE AU SENEGAL

Il est vrai que cela commence à chauffer un peu partout, cette crise comme toutes, porte dans ses flancs la violence, encore faut-il s’entendre sur le mot. Je voudrais dire d’emblée que je suis contre toute forme de violence et que l’on peut toujours régler les conflits par l‘intelligence. Mais comme tout le monde ne pense pas comme moi et que je suis né dans un milieu assez bagarreur, j’admets que dans certains cas un coup de pied au derch’, ça ne fait ps de mal.
Puisque nous avons le temps je vais narrer une anecdote qui remonte à 1964, avant hier donc. Cela ne se passe pas en usine, mais à la caserne. Nous avions parmi nous des sursitaires qui après avoir réussi leurs parcours universitaires étaient affectés un peu au hasard. Et devant nous, un adjudant de quartier absolument con et je pèse mes mots. Genre sadique capable de faire sauter une perm’ pour rien, du type semelle de godasse non cirée (Véridique). Parmi ses têtes de turcs, un ingénieur en électronique, marié père d’un môme de 2 ans qui avait évité avec talent d’aller casser la gueule « aux bougnoules », terme en vigueur chez les gradés. Nous avions environ 21 balais et lui 27. Il a eut droit à toute la panoplie de la hargne adjudantesque, notamment pour les perm, car il habitait Orléans et encaserné avec nous Boulevard Mortier à Paris. Le soir de sa libération, il a attendu que notre petit monsieur, avec son petit sac et sa petite tenue civile, sorte de la caserne pour lui filer « une avoine » en public, « Mesdames et messieurs, merci ». Il nous restait 1 an de tranquillité et de rigolade. La preuve que la violence porte ses fruits. Et quel jouissance pour notre élargi du jour.
Mais revenons à nos pavés. Séquestrer le patron qui s’est foutu de votre tronche avant de vous virer, malheureusement c’est souvent le cas, laisse le débat ouvert. Peut-on ou doit-on utiliser la force ou la violence dans certains de ces cas ?
Sarko a déclaré "Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'aller séquestrer [...] les dirigeants d'entreprises pour protester contre les suppressions d'emploi. ? » Un discours destiné à faire contre-poids aux propos de Ségolène qui en ce moment fait un come-back de women-show dans les meetings pendant les week-end. Vous remarquerez mon aisance dans la langue de Checkspire. Cette rodomontade, encore une, qui ne sera suivit d’aucun effet si ce n’est un rappel à la législation.

Venant d’un mec qui lance les chiens à Strasbourg soi-disant pour la sécurité d’Obama, alors que lorsque celui-ci est reçu autre part, les flics se confondent avec les arbres, nous pouvons penser qu’il veuille se protéger lui-même. De tout cela, les séquestrations, les manifs, les pneus brulés, il s’en balance, car sa cote de popularité remonte de 6 points, ce qui provoque chez moi un choc émotionnel assez violent. De rage je vais ouvrir une bouteille de coca que je vais boire avec les bulles rien que pour protester. P1010322.jpg
Pourquoi dans la foulée ne pas parler des violences sur les lieux de productions, séquestrer c’est pas beau, mais balancer des oeufs pourris sur la crâne d’un dirigeant qui vient annoncer qu’il faut fermer la boite, c’est pas gentil non plus.
Alors que les paroles de Mme Royal sont plutôt mesurées, ce que souligne Villepin qui fait son trou en ce moment, les réactions vont bon train, alors que les Français selon les sondages sont favorables à ce genre d’action. J’ai même lu que ses mots étaient une incitation au meurtre de patron !
Partout de la violence, il suffit de lire les journaux et voir les infos. Sur tous les sites en péril, menacés ou en plan, les ouvriers s’insurgent, allant jusqu’à foutre le feu à leur production ou outils de travail, ce qui est pour eux un signe de désespérance. De partout monte le ton, l’exemple des DOM-Tom est encore en mémoire.

Je m’éclate au Sénégal.
De passage à Dakar au cours d’un voyage d’étude et après avoir obtenu le feu-vert je présume du P.S, notre Ségolène nationale vient demander pardon aux Africains d’avoir été traité d’arrièrés par Sarkosy lors d’un discours de la plume d'Henri Guaino, mémorable en 2007.
«Quelqu’un est venu ici vous dire que "l’Homme africain n’est pas encore SUFFISAMMENT entré dans l’Histoire » (1) « le paysan africain qui (…) ne connait que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles».
Et Ségolène de pérorer : «Pardon, pardon pour ces paroles humiliantes et qui n’auraient jamais dû être prononcées et -je vous le dis en confidence- qui n’engagent ni la France, ni les Français». Certes, un peu démago, mais vrai. Un point pour Ségolène qui ne dit pas que des bêtises. Devant ce crime de lèse-majesté, les cadors de l’UMP s’étranglent, à se demander d’ailleurs si Mme Royal a frappé juste.
«Nous ne pouvons, nous Français, ni soutenir les dictatures, ni abandonner les démocrates», a néanmoins insisté Ségolène en verve. C’était le moins, car elle n’a pas parlé des choses qui fâchent comme l’excision au Sénégal qui est encore une pratique répandue, n’étant pas venue pour pour cela, mais pour emmerder Sarko.

«Les déclarations de Mme Royal tenues à l’étranger sont choquantes, irresponsables et antidémocratiques. Elles sont tournées vers le passé » déclame l’une des adoratrice de Sarko. Le Royal-Team réplique en rappelant le lourd passé colonial de la droite au pouvoir qui a même tenté de le glorifier en proposant dans un texte que cet asservissement soient considéré comme positifs.

Fillon fait son boulot et déclare : « "J'invite Mme Royal à un peu plus de retenue et un peu plus de dignité lorsqu'elle évoque la France et ses autorités dans le monde" Il a oublié les attaques contre Chirac lancées par Sarko à l’étranger. « Mme Royal ridiculise notre pays", {en proférant] des attaques infantiles contre Nicolas Sarkozy" déclare Lefebvre qu’il faut virer illico. "Un jeu politicien pas très positif", pour Yade Rama Yade qui a toutefois reconnu des "malentendus sur le fond" autour du discours de Dakar. "Démagogique", résume Kouchner, qui admet pourtant que la phrase était une maladresse. « On arrive à de l'antisarkozysme souvent hystérique » Nadine Morano qui connait bien la question. «Ecoeurant, il n’y a pas d’autre mot!» Jean-François Copé. Bref que de propos violents, dans un monde violent ou chaque jour nous amène des tueries, des bavures policières, qui, il faut le dire dénotent un climat social pourri.

C'est pourquoi nous attendons l’appel à l’insurrection, la prise de l’Elysée par une foule en colère, l’éviction manu-militari de l’exécutif, la mise au pilori ou aux lanternes des patrons-voyous, la réquisition des logements libres, l’annexion de Monaco, la transformation du Fouquet’s en resto du coeur, un tribunal révolutionnaire avec Boorlo en Mirabeau, Kouchner en Danton et Delanoé en Charlotte Corday. Sarkozy réfugié à Monaco et Carla dans les bras de Gordon Brown. Reste à caser dans mon scénario Martine et Ségolène.. Vous allez m’aider et je partage les droits d’auteur du prochain film de Danny Boone. J’ai déjà la bande son.
Besancenot au balcon !

(1) C’est sur ce mot que jouent les sarkosistes

20 mars 2009

RETOUR VERS LA LUTTE DES CLASSES ?

photo_original_26814.jpg

En partant d’un vœu pieux, Méhaignerie, un foudre de guerre UMP anti-capitaliste (1) proposait en ce qui concerne le collectif budgétaire 2009, des amendements à la commission - qu’elle a adopté, qui permettraient de taxer les plus hauts revenus  en faisant passer de 40% à 50% le taux marginal d'impôt sur le revenu pour les contribuables de la dernière tranche. Paniquade générale à l’Elysée, «Cette contribution exceptionnelle est une mesure stupide et imbécile», avait déclaré Sarkozy en Conseil des ministres. Résultats les amendements sont repoussés par l’Assemblée. Pas touche au « bouclier fiscal » et à toutes mesures de bon sens visant à limiter les émoluments des grands patrons.

D'après les statistiques de Bercy, 20 foyers fiscaux ont touché un chèque moyen du fisc de 286 231 euros. Les plus grands bénéficiaires étant les plus riches, chèque de  381 782 euros (62 % de la masse des remboursements). Certes ils paient beaucoup d’impôt et le gouvernement fait ressortir l’état des exils financiers qui ont fait perdre au moins 17,6 milliards à l'Etat en 2006, mais symboliquement c’est insupportable surtout en période de crise. Pour Eric Woerth "Lorsqu'on gagne de l'argent en France parce qu'on réussit, on n'est pas un voleur"  Réussir voilà un gros mot de lâché. Réussir quoi, sa vie même lorsque l’on n’a pas de Rolex à 50 balais ? Et c’est ministre du budget un type pareil ?

Selon un économiste distingué, le paquet fiscal, adopté en 2007, aurait coûté 7,7 milliards d'euros en 2008. Et si on prend en compte toutes les mesures mises en œuvre depuis neuf ans pour alléger la fiscalité des plus riches, le montant perdu chaque année par les finances publiques s'élève à 30 milliards d'euros. Dominique De Villepin, devenu entre temps un des plus farouches détracteurs du « paquet fiscal », avait fait adopter une réforme du barème de l'impôt sur le revenu qui avait, à elle seule, entraîné plus de 10 milliards d'euros de pertes fiscales par an. Davantage donc que le paquet fiscal de Sarko. Pas étonnant en tout cas, avec de telles politiques, que les déficits publics se soient creusés et la dette se soit envolée, avant même la crise actuelle.

Dans un élan démagogique le gouvernement a demandé au Medef et à l'Association des entreprises de France(Afep)  de mettre un frein à la rémunération des patrons de boites qui mettent en place un plan social de licenciement ou de chômage partiel.
Parisot a alors beau jeu dire que le MEDEF n'a "pas les moyens, ni même le désir d'imposer quelque chose" qui relève du domaine contractuel. Soit, pas le désir, mais l’obligation l’égale et n’en parlons plus. On attend la suite.
Et dire que notre cher président veut dynamiter le capitalisme alors qu’il le cajole. Et comme d’habitude il en profite. Je passe rapidement sur les conditions de son hébergement lors d’un séjour privé au Mexique, précédent la visite officielle. Monsieur et madame étaient hébergés gratos par un super-richard du pays, à qui on reproche une aventure avec le marché de la drogue. Vrai ou pas, cette situation a foutu Sarko en pétard reprochant à notre Ambassadeur, un futur chômeur donc, de ne pas l’avoir averti de cette rumeur. Tout cela  a donné lieu à une mascarade  à des aller et retour de précisions ridicules, on aurait dit du Feydeau.
Aujourd’hui, notre très cher Guide, éternel candidat en campagne, n’en mène pas large. Il suffirait que la grève soit aussi importante et déterminée que la première, pour l’affoler un peu plus. A cette heure nous sommes fixés, la grève est une réussite, 10 %  de manifestant pour la police et 120 % pour les syndicats. Car monsieur « a ses nerfs », le voilà devant  des fonctionnaires qui désobéissent, des ouvriers qui grondent, des chercheurs qui lui cherchent des poux dans la tête, des étudiants qui n’attendent que les beaux jours pour mettre un légitime bordel, des électeurs de droite qui doutent, des ministres qui s’accrochent à leur maroquin et la France entière qui dénonce sa politique dans la rue. D’après notre cher « Canard Enchaîné » il craindrait un nouveau mai 68. !

Sa façon de d’être, donc son image reste inchangée : le type même de celui qui aime l'argent, le luxe et les signes extérieurs de richesse, le copain des grandes fortunes et des hommes les plus puissants de France. Cette image dans l’opinion publique lui colle à la peau et une grande partie des Français le blâme pour cela aussi, car ce n’est pas en plus le président qu’il lui faut. Il est aussi pour beaucoup un président par défaut et la comparaison avec Obama le ridiculise un peu plus. Le nouveau président américain a axé sa politique sur la solidarité et le social. Malgré les aléas d’un futur incertain, il a permis aux Américains de reprendre confiance en l'avenir et qui ne sont pas dans la rue avec lui comme tête de Turc, tandis que le nôtre s’accroche à l’idée de ne pas mettre un peu plus de justice sociale en France. Ce n’est certes pas avec un écrêtement des hauts salaires que l’on va sortir la France de la crise, mais démontrerait qu’il commence à comprendre ce qu’est de ne pas pouvoir finir le mois. Il est d’un autre monde pourrait-il le faire ?
Et je pose la question comment un type qui vie dans un autre monde peut être le chef de l’exécutif et président d’un peuple qui vit dans un autre, celui de la difficulté ?

Il est non seulement un parvenu, mais un petit potentat lorsqu’il nomme son secrétaire à la tête d’une nouvelle banque, fusion de l’Ecureuil et de la Banque populaire en passant outre l’avis obligatoire du comité d’éthique. Ce Pérol est connu pour avoir été à la tête d’une banque qui a fait faillite et qui a défrayé la chronique. Moralité, une plainte est déposée  contre lui pour conflit d'intérêt. Ce copain du patron ayant pris part aux négociations sur la fusion des deux établissements. Les syndicats de la Caisse d'épargne ont eux aussi indiqué qu'ils envisageaient des recours en justice contre cette nomination.
Enfin, le site Médiapart soulève un beau lièvre : ce monsieur a perçu en 2006 des honoraires compris entre 1,5 et 2 millions d'euros, versés par la société Natixis, filiale des deux banques dont il est maintenant le président. Cette rémunération, dont il n’a jamais parlé publiquement, vient nourrir le dossier de l’accusation. Il a discrètement démissionné de la fonction publique. Cette démission a été acceptée par un décret signé par Sarko dans le but de rendre impossible un recours au plan administratif.


(1) Méhaignerie, est président UMP de la commission des affaires sociales

09 février 2009

MA BAGNOLE .....!

PO3015a_Henry-Ford.gif

Detroit. Michigan. Ville fondée en 1701 par le Français Antoine de Lamothe-Cadillac. Quasi mono industrie, la voiture : General Motors, Ford et Chrysler. Françaises : Renault, PSA. Ses manufacturiers, Michelin, Plastic Omnium et Valeo. Une femme noire : « Ils font des automobiles qui ne sont pas faites pour durer » Autre industrie le disque avec Motown. La plus grande majorité (80%) des habitants est noire. Les esclaves du sud à peine « libérés » des champs de cotons sont montés au Nord pour travailler chez Ford. Les blancs vivent dans certains quartiers ou dans les banlieues, loin des fumées et du bruit. La misère, les SDF et les soudainement privés de la couverture maladie.
Le temple de la bagnole, le symbole du capitalisme l’industrie de l’automobile s’écroule. L’administration Obama la soutien comme elle peut à coup de millions de dollars sous certaines conditions et avec de l’espoir. 

Lui emboîtant le pas, l'Etat français va prêter environ six milliards d'euros à Renault et PSA pour les mêmes raisons en leur octroyant de prêts bonifiés toutefois assortis d'une clause de retour à meilleure fortune. Pour le profane, meilleure fortune veut dire dès que l’on pourra, dès que je referais des bénéfices me permettant de rembourser. Il est question également que ces bénéficiaires s’engagent à ne pas fermer d’usine française et à ne pas annoncer de plan de licenciements pendant la durée du prêt, le patron de PSA, refusait de s'engager sur ces deux points.
Pourquoi tous ces milliards pour un seul secteur du secondaire ? Parce qu’il est, sinon le moteur du capitalisme, son pilier. En effet ce qui tourne autour de cette industrie est énorme: l’aciérie, la construction, les équipements, l’énergie et les services.
Théorie d’école.

Imaginons que l’on trouve par magie un mode de transport différent qui surgirait des cartons ou d’on coffre-fort, un moteur sain et une énergie bio, bref un nouveau concept. La crise qui suivrait cette révolution technologique serait fatale à nos sociétés. Y compris celles des fournisseurs d’énergie naturelle comme le pétrole. (1)
Moins apocalyptique : le remplacement du plastique qui s’est introduit dans le moindre repli de notre intimité, je veux parler des préservatifs. Il suffit de regarder autour de soi pour s’apercevoir ce dont je veux parler, ne serait-ce que votre clavier. Pourquoi  pas en en bois ? Imaginez encore une fois avant d’éteindre votre ordinateur, son remplacement par les propriétés de la pomme de terre qu’il suffirait de travailler pour en faire une pâte équivalente à la matière première du Nylon ou autres plastiques.  La bagnole en bois et le plastique en pelure de pomme de terre ou de rutabaga et c’est l’accroissement du chômage et une pression insupportable des populations. La montée, déjà en marche, du Sud vers le Nord, et un Extrême-Orient privé de sa seule ressource le pétrole.
Cette vue abracadabrantesque, (merci Chirac ) ou chimérique, est un scénario alarmiste certes, mais plausible qui me permet surtout d’aller là ou je veux en  venir. Merci de votre patience.
Pour des raisons personnelles j’ai de quoi haïr la bagnole, mais c’est sur un autre plan que j’interviens. La voiture propulsé par un moteur à explosion, (brevet  déposé par le Suisse François Isaac de Rivaz le 30 janvier 1807) n’est qu’une succession de brevet permettant de meilleures performances et une meilleure sécurité. Le principe est toujours le même, aucune grande innovation qui permettrait de sortir du schéma : admission, compression , explosion, échappement. Une usine à gaz donc surannée et coûteuse.
En pleine crise on nous passe des pubs à la télé avec des engins plus ou moins futuristes, dont l’attrait essentiel est la vitesse plus en plus grande et qui font des victimes à chaque seconde et le luxe. Pourquoi faire ? Simplement, marcher la « machine » emballée comme un cheval fou.
Et notre Sarkozy voudrait moraliser et refonder cette machine ? D’autres plus modestes ne peuvent rien faire d’autre que d’attendre en espérant que cela reviendra un jour et que tout recommencera comme avant. Le capitalisme, comme l’idéologie religieuse est un château de carte, il suffit d’en retirer une pour que l’ensemble s’écroule. Alors pour éviter cela, on rajoute ici ou là, on arrange, on étaie, on consolide, sous l’œil goguenard des commanditaires qui de toutes façons auront encore une poire pour la soif et rebâtiront la même chose sur les mêmes plans en attendant la prochaine crise.
A quand la nouvelle Volkswagen ?

(1) Lorsque j’étais gamin, je lisais Mandrake le Magicien, une BD où l’on voyait dans le ciel des cités véhicules transiter à l’intérieur de tubes aériens. Des avions taxis et des hélicos. Aujourd’hui je vois l’autoroute A9 bloquée pendant trois-quarts d’heure par des centaines de bagnoles sophistiquées qui pourraient aller à 240 et des propriétaires figées qui font la gueule.

29 janvier 2009

NICOLAS LE PETIT

ch deputés.jpg

Il faut le constater, nous ne sommes plus dans un régime entièrement démocratique. Avec Sarkosy nous avons hérité d’un régime présidentiel,  malgré la crainte de ses opposants quelques 17 millions d’électeurs. Chez ceux qui l’ont voulut à la tête de l’Etat, il y a même quelques flottements. Cette présidence omniprésente commence à faire peur, en effet imaginons un successeur de Sarko mal intentionné, qu’aurions nous à la tête du pays ? Un le Pen déguisé en démocrate ?
Tout ce qui émane comme intention gouvernementale est le fait d’un seul homme.et sa politique foncièrement de droite est entourée d’un climat qui ne promet rien de bon au niveau de la sécurité et des libertés publiques. Ici et là nous parviennent des informations qui ne nous rassurent pas. Le préfet de la Manche, muté après les manifestations de Saint-Lô, le policier de Corse muté pour l'affaire Clavier, le pauvre bougre condamné pour une affiche portant "casse toi pauvre con », ce journaliste arrêté et fouillé à corps et deux rigolos soupçonnés d‘être des terroristes qui auraient voulu faire dérailler des trains.
Une mainmise sarkosiste sur l’Etat en matière d’information avec la nomination à la tête des médias publics télévisés et radiodiffusés par le chef de l’Etat est une démonstration d’un autoritarisme dangereux. Une presse libre est le dernier garant de la liberté, laquelle doucement et sans douleurs apparentes s’évanouit. Le parlement par exemple, malgré les dénégations des porte-serviettes de l’Elysée, n’est qu’une chambre d’enregistrement. Un exemple ? La suppression de la pub à la télé publique (Qui soit dit en passant malgré les promesses, exigera une augmentation de la taxe. Des menteurs) a été effective avant le vote de son texte de loi par nos représentants. Autre exemple cité par Mélenchon lors d’un débat sur « Risposte » : le nombre effarant de lois votées sans examen. Ce qui n’émeut pas ses vis–à-vis, Goasquen et Karoutchi-chou-chou  (Qui s’effarouche d’une question posée par Moati sur ses préférences sexuelles. "Prout, prout ! ! Ma vie privée ne regarde que moi ...na na na !" Alors que ce monsieur sous l’œil bienveillant de Sarkozy est invité aux dîners officiels avec son fiancé. Avec Notre–Dame de Paris à gauche et Karoutchi-chou-chou à droite, l’équilibre entre le gouvernement et l’opposition est réalisée.
Revenons à nos moutons. Sans opposition réelle, ne parlons plus du P.S, le pouvoir n’a que la rue, que certains appellent la populace, en face de lui. A la veille d’un grand jour d’une grève  (1) de belle ampleur, l’équipe de Sarko s’inquiète. Comme notre démocratie est biaisée, le seul adversaire des grévistes sera le Président, qui devra donc assumer l’échec de ses fanfaronnades et les conséquences de la crise économique qu’il ne peut maîtriser pas plus que ses autres collègues, malgré les hourras de ses laudateurs.
Pouvoir personnel que cette présidence qui fait et défait des ministres, tâche jusque-là réservée au Premier ministre, sans ménagement et sans pudeur, Rachida Dati notamment qui vient d’avaler son chapeau. Virée de son maroquin elle se voit rétrogradée à la seconde place derrière M.Barnier, de la liste des candidats à l’élection européenne.. « Je n’ai pas le choix dit-elle » Non lui réplique son patron : « Si tu veux rester mon amie[...] ou tu pars sans rien, ou tu pars pour devenir député européen » Elle s’inquiète alors de sa fille, « A Strasbourg et à Bruxelles, il y a des crèches...) Je sais, on ne va pas la plaindre, elle quittera donc la place Vendômes et ses boutiques de luxes, ce qui lui fera faire des économies. Après Rama voici Rachida au piquet, elles ne sont pas levées lorsque le maître est entré dans la classe. D’ailleurs Sarko est bien enquiquiné avec tous ces ministres  d’apparat dont il ne peut plus sentir certains. A quand, soyez logiques messieurs de l’UMP, un cabinet directeur de l’exécutif.

Pour la première fois depuis longtemps, huit syndicats appellent à la grève, la France, secteur public et privé, demain en grève ne s’adressera qu’à lui, ce Nicolas–Le-Petit qui disait à ses godillots de son parti « Désormais quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit » prend aujourd’hui la mesure de l’événement. Plus démago que jamais il propose que l’UMP s’ouvre au monde ouvrier et crie partout qu’il veut réinventer le capitalisme. Souvenez-vous de ses emprunts à Jaurès, gageons que demain soir qu’il cite Maurice Thorez dans le texte.
Les grèves, la grève, les JT ne parlent en ouverture, que de ses inconvénients pour les usagers, ce qui dresse un peu plus les Français entre-eux. J’entends ici et là, même tout près, des phrases de ce genre : « Y commencent à nous les briser ces grévistes » et «  Qui c’est qui  qui va garder ma gosse si la crèche est fermée ? » Au mieux : « ils ont raison, mais....) Ce « mais » tant travaillé par le pouvoir en place et c’est petit-à-petit que le droit de grève disparaîtra, le meilleur moyen de déclencher une insurrection, que doucement que les libertés individuelles s’étoufferont dans l’approbation générale ou la révolte.
Demain je serai donc Allées des Platanes, avec les quelques manifestants, toujours les mêmes, pour la forme, car je n’ai pas trop d’espoir sur l’écoute de notre Seigneurie du monde salarié et les conséquences qu’il devrait en tirer, mais on ne sait jamais.


(1) En passant, pour ceux les trop jeunes, qui « tombent » sur mon blog, je veux rappeler le sens du mot et son étymologie. Les ouvriers sans travail se regroupaient le matin à la recherche d'un patron sur la Place de Grève aujourd’hui Place de l’hôtel de Ville.( grève : terrain plat composé de graviers ou de sable en bord de mer ou de cours d'eau) Il s'agissait d'une main-d'œuvre sous-qualifiée qui échappaient au monde du travail, donc des  chômeurs0. D’où l'origine à contresens du mot "gréviste". C’est aussi la place où l’on mettait à mort les condamnés, François Ravaillac y furent écartelé. C’est là aussi où fonctionna pour la première fois la « Veuve »


12 décembre 2008

A LA COUR DE NICOLAS-LE-PETIT

trio.JPG

Cette note est un peu longue, utilisez le module PLEIN ECRAN.

On se gausse de ce qui arrive au PS, en oubliant que de l’autre côté c’est la même chose en plus grave, car il s’agit de ceux qui nous gouvernent. En effet que voyons nous en commençant par la tête de l’Etat ? Un ludion-président que tout le monde reconnaît être un mégalomaniaque, effréné dans ses décisions les plus loufoques que son entourage tente de désamorcer au plus vite. Un président qui par le hasard du calendrier représente l’Union Européenne sur la scène mondiale au moment de la crise, tréteaux sur lesquels il passe pour un rigolo. Un jour il encense son copain Bush, pour lui tourner le dos afin de mieux se placer  auprès d’Obama, un nouveau copain.

En ce qui nous concerne nous assistons à un train de mesures sans loco, quelquefois contre-productives, par exemple un plan de relance, qui ne relance que les dossiers qui traînaient dans les tiroirs et déjà budgétisés. Résultats un chiffre annoncé, mais faux.
Lorsqu’il redescendra de son trône éphémère il lui faudra mettre de l’ordre dans son équipe ce qu’il commence à faire d’ailleurs, mais dans la confusion et à la grande joie des caricaturistes. Ainsi l’affectation de Rama Yade, ce jeu des quatre-chaises où il faut asseoir tout le monde. Sarko dans sa petite tête trouvait que notre Yade ferait une jolie potiche à Bruxelles, ce qui lui permettait de caser un de ses copains de trente ans. Or, depuis longtemps elle traîne les pieds, espérant un poste digne de ses compétences, puis refuse. Tronche du patron, aussi sec son saute-ruisseau de Kouchner déclare qu’en fin de compte le poste qu’elle occupe actuellement ne sert à rien. (Dans la foulée il est taclé par ses collègues de bureau) C’est un peu vrai, elle fait des sorties médiatiques contre la visite à Paris du Guide libyen Kadhafi, mais reste au gouvernement. Punie, n’accompagnera pas Sarkozy en Chine.

Ensuite Rachida qui a d’autres idées en tête ne fait que des boulettes tandis  que ses adjoints se débinent comme des rats avant que le bateau ne coule, ce qui irrite fortement son chef de bureau.
N’est-ce pas ridicule ce chassé-croisé. Hortefeux serait nommé là, puis non c’est l’autre. Copé et Devedjan nous refont la scène Aubry/Royal. MAM encore une fois se ridiculise en inventant l’ultra gauche avant de partir trier ses châles. Lagarde avec son numéro de lèche-botte pathétique. Madame Boutin qui devrait partir en vacances avec sa copine Bachelot et Darcos qui se met l’Education nationale sur le dos avec des affirmations péremptoires avec un projet mal foutu et très mal expliqué. Enfin, notre premier ministre passe son temps à réparer les stupidités de ses ministres et qui devrait en avoir plein le dos de ce boulot de porte-cierge.
On se demande où sont les gens sérieux dans cette équipe de branquignols qui se bousculent dans un capharnaüm pas possible. A Chaque jour son lot de d’âneries, le travail du dimanche, volontaire ou pas volontaire, la retraite à 70 balais, la cabane pour les mômes de 12 ans, le remboursement des moins values pour les boursicoteurs Avec toujours la même pauvre astuce on annonce des horreurs puis on se rétracte pour mieux faire passer la pilule, le fameux alinéa truc, page machin du projet de loi qui sera voté haut-la-main par les godillots de l’UMP.

J’en passe et des moins bonnes comme cette histoire de suppression de la pub à la télé. Depuis 40 ans tout le monde en a marre de ces pubs qui d’abord ne servent à pas grand- chose et qui sont pour la plupart archi-nulles dans leurs conceptions en nous vantant des fausses vertus à des produits à la noix. En réalité, cette réforme de l’audiovisuel est une tentative de retour à l’ORTF, d’une maîtrise de l’opinion. Sa majesté tient à nommer lui-même le patron de télévision publique, ce qui aura plusieurs conséquences :
1/ C’est TF1 chaîne privée ce concentré de médiocrités (Sa direction avoue être à la pointe de cette interdiction) de son copain Bouygues qui va hériter avec Canal + des revenus de la Publicité. Son propriétaire Martin joue les pleureuses, ce qui ne trompe personne. (1)
2/Ensuite la nomination par l’Elysée du patron des chaînes publiques va lui donner une certaine illégitimité et la politique éditoriale entachée de suspicion d’obédience.
Dernière balourdise la rencontre en Pologne du Yeti et l’homme aux talonnettes. Les Chinois font semblant de s’offusquer en observant son jeu de yo-yo.
Lequel vient de se prendre une jolie casserole. D’après l’ex-président de l’UNEF Bruno Julliard nouveau secrétaire  national du PS à l'Education, Sarkozy alors ministre de l’intérieur l’avait appelé pour lui apporter son soutien dans la lutte des étudiants contre le CPE que son groupe avait initié puis propulsé par Villepin ce rival possible dont il voulait « la tête » Cette déclaration que l’on ne peut qualifier de rumeur démontre bien le genre d’individu politicien de chez politicien, que les Français ont élu. Avec un truc comme çà accroché à ses basques, on se cache ou on démissionne. Et bien non, « Je suis heureux Villepin est à la peine. "Je sauve le monde et on vient m’emm...er avec cette vieille histoire". Et pourtant c’est ce qu’il a écrit et vient de répéter, dans un bouquin que personne n’a lu (sauf le Canard qui à l’époque en parlait)
Ce n’est pas le fait qu’il ait changé d’avis sur le sujet, quoique, on le savait « reptilien », mais d’être Ministre de l’intérieur et encourager des manifestants à s’en prendre aux forces de l’ordre dont il est le patron, et à foutre le bordel dans les rues, c’est ce qui fait tâche. La droite va réagir, mais on pourra lui clouer le bec en rappelant que c’est bien la première fois dans l’histoire de cette République qu’un Ministre de l’intérieur incite des  de ce chienlit. 

Ce gouvernement ne gouverne plus, il pilote à vue, ce qui pourrait se comprendre dans l’époque actuelle et il essaie de redonner confiance, ce qui peut aussi se comprendre, mais au lieu de cela on louvoie et on nous prend pour des niais, ce qui est une des preuves de l’incapacité de ces dirigeants de prendre le pouls de la population. La politique initiée dès le début du quinquennat avant même que la crise, ce tsunami financier, économique et périodique, nous enfonce un peu plus vers le bas, non seulement n’aboutit pas mais aggrave la situation. C’est alors que l’on crie « c’est de la faute à la crise »
Depuis 18 mois la France se coupe de plus en plus en deux catégories. Les chômeurs où équivalent et les autres qui peuvent encore se débrouiller, mais jusqu’à quand ? Le moment où ils basculeront dans la mauvaise moitié ?

Faudra-t-il que nos importions le mouvement pacifique national grec, et le mouvement collectif de mauvaise, très mauvaise humeur des Guyannais ? Pouvons-nous envisager à un Mai 2008 qui cette fois réussirait ?

Ce n’est pas la première que tout ce climat Cour qui s’agite à l’Elysée avec ses mises en grâce et ses disgrâces comme le dit si bien Bayrou, me ressort par les narines, c’est pourquoi nous allons lâcher le pied et parler d’autres choses. Sauf des pauv’bêtes qui font rien qu’à nous faire pleurer.
Et pour ouvrir un autre chapitre sur mon blog regardez de tous vos yeux et écoutez de vos oreilles ce truc. Je suis pacifiste, mais pour une fois que des militaires servent à quelque chose je vous propose de partager cette petite merveille. http://www.biertijd.com/oudbruin/content.php?article.668

(1) Le PDG de TF1, Nonce Paolini, a confirmé hier que TF1 avait bien rédigé fin 2007 un «livre blanc» dont l’une des propositions étaient de supprimer la publicité sur les chaînes du service public, proposition reprise par papier-collé le 8 janvier par le président Nicolas Sarkozy. « Martin Bouygues est mon ami depuis 30 ans mais croyez-vous vraiment que c'est lui qui fait le journal télévisé ?»

12 novembre 2008

SARKOZY SUR UN NUAGE

Où l’on reparle de Sarkozy.
Obamsarko TAG.jpg
Alors que de partout monte la grogne, la popularité de Sarko sauveur du monde et des niches fiscales remonte en flèche dans l’opinion selon les sondages. Il dissout l’assemblée et le revoilà en selle pour quatre ans. C’est comme ça. Hier je parlais des citoyens  qui devraient botter le cul au Roi, aujourd’hui en arrivant rue St Honoré, ils lui font la fête. Il faut dire que son staff de communication met le paquet : dirigeant du monde, St Just du système financier, roi de l’Europe, génie de l’économie, j’en passe et des meilleurs
Et pourtant si l’on regarde de plus près, on s’aperçoit que le seul créatif dans cette crise est Gordon Brown et que les décisions que le grand sarko affiche sont collégiales.
Et si l’on se penche encore un peu plus on voit qu’un petit monsieur. En effet sa dignité est évaluée par la justice à 30 € avec sursis, laquelle justice d’autre part et pour la première fois dans l’histoire, condamne un président de la République aux dépends.

D’quoi qu’y parle Teddy ?
Un militant socialiste sur le passage de Sarkoléon-le-petit affiche un calicot sur lequel est inscrit « CASSE TOI POV’ CON » en référence à la sortie vulgaire de sarko envers un type au salon de l’agriculture, qui ne voulait pas qu’il le touche. De ce geste démagogique qui fait honte, il vient d’être condamné (mais qui fait appel en outre pour bien enfoncer le clou) pour outrage au chef de l’Etat. Un internaute sur le forum de Libé à trouvé une belle formule en parlant du condamné : « S’il avait réflechi un peu avant, il aurait mis son 'casses toi pov' con' entre guillemets, et instantanemment ce serait devenu une citation, du coup, citer les propos d'un chef d'etat n'est pas attaquable au pénal".
Arborons ensemble la même pancarte lors des apparitions publiques du Prince après nous être cotisés pour payer 30 € avec sursis d’amende. Toujours sur Libé un autre type va plus loin  « une manif avec des pancartes 'On n'a pas le droit de dire 'pauvre con'. Le problème, c'est qu'aucun parti (y compris la LCR) n'est prêt à partir sur un (bon) coup pareil. Pourtant, ça ne mangerait pas de pain... Ce serait marrant... et la Justice serait bien emmerdée (mais moins que Sarkozy). Allez, je me lance : RDV place de l'Hôtel de Ville de Paris (faudra bien que Delanoë réagisse...) samedi à 19h. Qui est OK ? » Marrante cette idée.
Mais il y a plus navrant.
Une SARL confectionne et commercialise une poupée vaudou à son effigie sur laquelle sont inscrites toutes les vulgarités sarkosiennes, : Racaille, Kärcher, pauv’ con (encore) dans laquelle l’on peut enfoncer une aiguille en guise d’exorcisme sans doute. Aussitôt N.S ( Notre Seigneur) engage une action en justice, qui ne trouvant rien à redire, tant elle a à lui reprocher à travers sa ministre Dati, le déboute. Le tribunal des référés a infligé un camouflet au président de la République (qui fera appel) en autorisant la poursuite de la  commercialisation de cette poupée au nom du droit à l'humour et de la liberté d'expression.

En face de cela son équipe devant le succès planétaire d’un Obama jeune et « bronzé » comme le dit cet imbécile de Berlusconi, tente de combler la différence de stature. En effet voilà notre gesticulant président remis à sa vraie place, celle d’un chef d’Etat européen comme les autres. (1) Aujourd’hui, c'est le Premier ministre suédois qui déclare en parlant de Sarko : "Il est si facile de se précipiter pour faire preuve de leadership qu'on en oublie d'analyser correctement et à fond la situation," a-t-il déclaré. "C'est peut-être moins important de montrer qu'on est tout le temps en train d'agir, que de faire les choses correctement et de prendre le temps d'analyser", a-t-il ajouté, énonçant ainsi ce que les autres ne peuvent pas dire, Merckel en tête . Sympa le mec.

Pourtant pour conserver cette image de leader, le chef de l’Etat avait envoyé une belle lettre de félicitations au nouveau président des USA, « son copain » (sic). Mais dactylographiée et juste paraphée, avec une faute d’orthographe dans son prénom comme un quelconque Teddy. A noter, l’annonce par son équipe d’entretien téléphonique entre les deux hommes, qui omet de dire qu’Obama en a fait diplomatiquement autant avec tous les dirigeants européens.

Petite anecdote, il se gausse d'avoir roulé les socialistes en proposant la réunion du G20 le même jour que l'ouverture du Congrés de Reims, ce qui d'après lui ferait de l'ombre à cet évènement..

Et devant tant de casseroles et de mesquineries, il remonte dans les sondages.


(1) Il est apparu ces derniers mois comme le leader autoproclamé l’Europe, voire du monde. Du vent, de l’esbroufe et de belles paroles verbales. A tel point que voulant la place de l’actuel président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois, un paradis fiscal pour le moins, l’a remis vertement à sa place. Encore un camouflet.

P.S A fafa pour mes lecteurs, discours de Jeanne Moreau adressé à Hortefeux, quelle leçon.
podcast

02 octobre 2008

LES PARACHUTES DORES EN TORCHE

lagarde.jpg

Tout ce remue-ménage pour les «parachutes dorés» ne me semble pas très catholique, en effet ce genre de truc existe bien avant que la crise actuelle n’éclate. Tandis que l’opposition propose depuis l’arrivée au pouvoir du révolutionnaire de les agencer, (1), à part une certaine presse et certains médias, ce n’est pas le MEDEF et ce St Just en papier-carton avec ses copains de chez Fouqet’s, qui s’offusquaient. Pour la bonne et simple raison que c‘est inhérent au système qu’ils prônent et dont ils profitent parce que c’est d’abord un contrat de travail, scandaleux certes, et opposable au Conseil des prud’hommes, si ne m’abuse, (du film de Lang) un truc éhonté que nos dirigeants viennent faire semblant de découvrir.
Le cas qui a mis le feu aux poudres est celui d’Axel Miller qui pourrait en effet toucher une indemnité de départ de 3,7 millions d'euros, selon les termes de son contrat. En cas sa résiliation par Decca, il peut prétendre selon son statut à une indemnité égale aux rémunérations fixes et variables et autres avantages correspondant à une période de 24 mois, soit deux ans de salaire. Vous noterez que ce monsieur « n’est » que président du directoire, un titre qui laisse aux directeurs toute liberté pour gérer leurs établissements respectifs et investir dans des affaires pourries
Autres avantages, les stock-options qui ne valaient pas un kopeck en cas de faillite, mais qui grâce à notre injection de milliards d’Euros et lorsque le système reprendra son cours naturel, reprendront leurs valeurs. Merci Sarko, merci madame tout-le-monde, merci Teddy.
Mais ce tollé de la droite contre « golden-parachutes », qui portent bien leur nom, ce rideau de fumée ne cache-t-il pas le vrai problème qui est de laisser faire ces mouvements de capitaux spéculatifs qui est l’essence même du libéralisme que l’on voudrait détacher verbalement du capitalisme. A tel point qu’il faut observer ce cataclysme, prévu d’ailleurs depuis des mois, comme une purge du système, une saignée purificatrice en attendant que cela reparte de plus belle, libéré de ses métastases, alors que nous serons encore pendant des années à déguster ses méfaits.

On nous parle de nationalisations et là encore on nous prend pour des crétins. L’appropriation collective des moyens de production et d’échange, c’est autre chose que d’effacer les dettes de rigolos qui font joujoux pour gagner encore plus de fric. ‘On’ nationalise et en même temps ‘on’ veut privatiser la Poste, faudrait s’entendre, nous constatons que nos dirigeants travaillent au jour-le-jour, au pifomètre. Et que ce sont les plus pauvres qui continueront à trinquer. Tiens, en tapant sur ce clavier, le nom Tobim me vient au bout des doigts, étant donné la masse d’argent qui circulent sur les places financières, ou en dehors d’ailleurs, ne serait-ce pas le moment de la mettre en place et « punir » ainsi les fouteurs de merde. Et une autre idée, décidément, pourquoi ne pas taxer les acheteurs de titres bradés dans l’affolement, et partant de là savoir qui.

J’imagine que dans la ‘tourmente’ il n’est pas facile de gérer la crise, mais au moins il ne faudrait pas nous prendre pour des non-voyants malentendants, c’est bien ce que l’on peut reprocher à cette bande d’affolés qui nous gouverne, qui nous balance 300 milliards d’euros pour renflouer les banques européennes à midi et qu’elle dénonce à 19 heures, parce que les Allemands ne sont pas d’accord. Madame Lagarde encore elle avait pourtant déclaré en être au stade de « la formulation des idées » en laissant entende que cela pouvait être fait, encore une connerie. Cafouillage et paniquade sont les deux mamelles du gouvernement. Ce que tente de faire cette équipe de pieds-nickelés cornaquée par Sarkozy et lui-même, c’est de nous rassurer, ce qui ne nous rassure pas du tout, au contraire. Mais que font Kouchner Laporte & Cie ?

Ce scandale des indemnités de départ existe néanmoins, comme un symbole d’injustice eu égard également à la masse des employés des banques et assurances touchées et qui vont perdre leur slip dans ce fiasco. La fédération CFDT-Banques et assurances (dont je faisais partie à mon époque) est claire : la gestion de la crise bancaire ne peut "pas se limiter à un huis clos entre le gouvernement et le patronat" et appelle à "une réunion d'urgence" entre les représentants des salariés et les patrons banquiers. Dans l’urgence médiatique l’UMP propose un amendement au projet de budget 2009 plafonnant le montant des indemnités de départ et de licenciement des patrons, à 1 million d'euros par bénéficiaire. Alors là on se marre, jaune, mais quand même : lorsqu’une affaire s’enrichit et crée de la richesse et des emplois on gratifie le patron lors de son départ. Lorsque l’affaire se casse la margoulette, comme disait ma mère, on le récompense tout de même. Le salarié dans les deux cas gagnent « peau-de balle–et-balai-de-crin, comme disais...Mais jusqu’à quand les cochons de payants vont-ils supporter ce genre hold-up ? Je ne suis pas optimiste quant à la perspective d’un Grand Sursaut ou du Grand Soir, mais il faut que cela cesse, que toutes les masses se lèvent pour dire non ? 
Oui, mais non à quoi ? Je vous le demande : au néo-libéralisme dont les thuriféraires devraient se mordre les doigts au lieu de parader comme le fait Madame La ‘vieille’garde, sauf son respect. (2)

C’est le moment, je crois de manifester et de montrer notre ras-le-bol, dans la rue, dans les entreprises, dans les écoles, dans l’administration, de dire nous ne sommes pas dupes, nous payons les pots-cassés soit, mais maintenant ça suffit, stop, du balai, nous voulons de vrais dirigeants, en France et en Europe, qui au moins ne nous prennent pas pour des imbéciles et qui agissent pour assurer une paix entre les citoyens, par une véritable justice sociale, avant que les plus pauvres aillent pendre à la lanterne les aristos d’aujourd’hui, qui de toutes façons ne seront pas touchés par les sacrifices, plafonnés fiscalement qu’ils sont. Merci Sarko. Si ce n’est pas un autre scandale cà ! Plafonnement à 50 % que l’UMP dans sa foulée abbépierriste, va s’empresser d’amender, j’en suis sûr !.
Enfin une bonne nouvelle, Lamborghini, filiale d’Audi, la marque haut de gamme de Volkswagen, qui fabrique des bolides que chevauchent nos parachutistes dorés et autres traders, voit la vie en rose et prévoit même d’enregistrer une progression de 5 % de ses ventes de véhicules en 2008.
P.S La lecture sur une colonne est malaisée, vous cliquez sur le RSS à droite de la page et vous avez mon post en pleine page. Chouette non ?
(1) Cet amendement avait déjà été présenté puis adopté l'an dernier par les députés, mais il avait été finalement rejeté par la droite. Explication de texte : « surpénalisante, économiquement peu pertinente» elle contrevient «à la liberté de gestion des entreprises». «Le conseil d’administration de l’entreprise est libre de fixer le niveau de rémunération qu’il estime adéquat pour ses dirigeants, une indemnité supérieure à un million d’euros peut-être justifiée si elle vient récompenser une performance du dirigeant.».

(2) Laquelle  "sera très vigilante sur la question", a-t-on réagi dans son entourage, rappelant qu'elle était "opposée à l'attribution de parachutes dorés dans les situations d'échec de l'entreprise". Si tout va bien c’est normal, c’est bien ce que je disais plus haut. En voilà une qui ne manque pas d’air, à l’écouter il n’y a pas si longtemps, la crise était derrière nous, qu’il suffisait d’aller bosser en vélo pour faire des économies d’essence, bref une ministre dont il faut se séparer d’urgence pour incompétence notoire. D’ailleurs son patron ne peut plus la piffer et n’attend que l’occasion pour la virer, occasion qui tarde pour des raisons de basse politique électorale.

Toutes les notes