29 novembre 2007
FLAMBEE DES PRIX
<Comment sortir un longeron d’une bagnole ?
L’accident
"Ce n'est pas un âge pour mourir", a dit Sarkosy (1) qui annonce l’ouverture d’un enquête judiciaire. En effet un juge d’instruction est tout indiqué pour mener à bien la recherche de la vérité. Car il semble y en avoir plusieurs, comme toujours dans ce genre d’affaires. Sans donner foi à la rumeur, qui risque encore de mettre le feu aux poudres, il me semble que l’enquête administrative ne pouvait être la seule. Encore une fois Sarko 1er défonce une porte ouverte, car c’est l’avocat de la famille des victimes, Laramy, 16 ans, et Mouhsin, 15 ans, qui réclamait cette décision, tout bonnement parce que tout n’est pas clair dans cette affaire. Même à la télé les journalistes font remarquer que les deux véhicules ont été déplacés et que l’état de la bagnole ne devrait pas correspondre avec le choc. La police quant à elle, déclare que c’est « probablement » après l’accident que la voiture a été dégradée par une foule de jeunes en colère. Ce qui est confirmé par des premiers témoins. Mais où étaient donc les policiers pendant ce temps ?
Le ‘Monde’ a pu visionner une vidéo, puis autorisé à la copier pour pouvoir l'analyser, filmée quelques minutes après l'accident, le soir du drame entre 17 h 15 et 17 h, puis à nouveau le mardi 27 novembre en détail. Les images confirment les déclarations d’autres témoins qui disent avoir protégé le véhicule de toute exaction pour faciliter l'enquête. La police et le ministère de l'Intérieur campent sur leurs positions.
Il y a deux scénarii possibles :
A/ Les môme sur une mini-moto, hantises par son bruit des riverains, sont pris en filature, sèment ou croient semer les flics, et s’encastrent dans leur bagnole.
B/ Les flics affolés se ruent sur les deux gamins, s’aperçoivent de la catastrophe et aussitôt appellent les chefs qui paniquent et trouvent un truc : les deux adolescents par hasard se seront heurtés à une patrouille d’agent de police et sous le choc la voiture est détruite et catapultée trente mètres en arrière et sont morts des suites de l’accident.
Les émeutes
Une autre affaire de Clichy-sous-bois mettrait le feu aux poudres, mais les mômes des cités ne sont pas dupes et remettent ça. Seulement voilà, lorsque je parle des ados des cités qui se mettent en colère et foutent le feu partout, ce n’est pas pour nier que les voyous, toujours les mêmes et qui sont connus pour cela et toujours à l’affût, sont en première ligne pour caillasser les pompiers et brûler les voitures des prolos, leurs voisins.
Un des « D'jeuns « du quartier déclare : "Avec les keufs, ici c'est la haine. Ils ne nous respectent pas. On ne les respecte pas non plus. Chez nous, y'a des nerveux et des inconscients, mais il faut pas nous prendre pour des fous furieux. Nos deux potes sont morts. On ne veut pas en rester là. On veut savoir ce qui s'est vraiment passé."
Et sur les plateaux de télé les pros de ces questions, les mêmes que 2005, ramènent encore une fois leur fraise et pérorent en sortant les mêmes âneries. Ils sont tous là, (Pas folles les chaînes soucieuses de l’audience) avec des réponses identiques. Tous des voyous pour les uns et tous des malheureux chômeur pour les autres. La faute à la drogue ou à la fainéantise pour les premiers et la faute à la société pour les autres. Devinez qui sont de droite et de gauche.
Il est bien entendu que si ces ghettos n’existaient plus et que le chômage et le RMI n’avaient plus raison d’être, les enfants de ces quartiers ne s’ennuieraient pas autant et casseraient moins. Néanmoins il faut agir avec volonté politique et mettre fin à ce genre de banditisme.
Je dis bien moins car je connais le phénomène de bande, qui aujourd’hui s’identifient par ethnies. A ce sujet les racistes de tous poils vont claironner partout qu’il s’agit d’une racaille d’immigrés de types méditerranéens.
Les raisons de ces affrontements sont multiples, la pauvreté et le pouvoir d’achat, une autre : plus il y a de flics dans les quartiers, surtout en cas de frictions, plus les risques d’affrontements existent, c’est mathématique. Plus les policiers sont arrogants plus les « vengeances » se feront dures. On attend l’occasion et vlan, on sort les fusils à grenailles, en face des flash-ball bien évidemment.
L’indifférence ou pire encore l’impossibilité des pouvoirs publics à trouver une solution à ce phénomène est une autre explication. Depuis novembre 2005, (Déjà, il s’agissait de deux ados face à la police, curieux non ? Ce qui explique l’incrédulité des «insurgés ») rien n’a été fait pour tenter de résoudre le problème. Est-ce si difficile ?
"La société française a laissé se constituer des poudrières, a dit Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois, où avaient débuté les émeutes de 2005. Rien n'a été fait à l'échelle des problèmes à régler. Le temps des diagnostics et de la compassion est terminé."
A quand la prochaine bavure ?
(1) Qui en annonçant que les auteurs des coups de feux sur les policiers iront en cours d’assises, passe devant la ministre de l’intérieur la Gardienne des sceaux) En effet c'est à la justice de dire si les faits incriminés relèvent de telle ou telle juridiction (...) Et l’entendre dire qu’il fallait châtier les coupables et demander aux flics de bien faire leur boulot est plutôt ridicule. Vous imaginez un Présidant dire s’adressant aux flics « Bon allons les gars, soyez cools n’emmerdez pas trop les mecs qui vous tirent dessus » Et aux magistrats soyez indulgents avec les tireurs d’élite, et la présomption d’innocence , « .
15:32 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkosy, banlieues, clichy, villiers le bel, émeute, 2005
23 novembre 2007
FRANCE MAROC
D’après Libé, Sarko, ce gros malin, aurait dénoncé lors de discussions avec ses partenaires européens, le "trop grand nombre de musulmans présents en Europe" et se serait livré à une véritable diatribe antimusulmane devant ses invités contre leurs difficultés d'intégration. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l'adhésion de la Turquie à la CEE. Ses interlocuteurs interloqués auraient retiré la désagréable impression que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans frFrance, mais avait du mal à maîtriser ses nerfs. Il y a longtemps qu’ici nous sommes un paquet à penser la même chose.
Cela ne m’empêche pas de dénoncer l’attitude des supporters marocains du match « amical » de foot France-Maroc. C’est sous des sifflets que les joueurs (non musulmans ,) de l’équipe de France ont évolué. Qu’en serait-il d’un match de coupe Marseille-Rabat ? Une bagarre au couteau sur le terrain et dans les rues à la sortie ? Où va-t-on ? Ces incidents ne sont pratiquement pas relaté dans la grande presse encore moins à la télé où les commentateurs « maison » n’ont pipé mot, (Où je ne les ais pas entendu)
Aparté.
Ces imbéciles voulaient-ils faire mieux que les supporters algériens qui sifflèrent et envahirent le stade lors d'un match amical entre l'Equipe de France et l'Algérie en octobre 2001 au Stade de France ? En tout cas beaucoup de monde était au courant de la volonté des fans marocains, et les autres certainement, de foutre le bordel lors de ce match
http://forums.france2.fr/france2/jtfrance2/Le20heures/mat...
Moi qui suis antiraciste viscéral, je ne peux pas admettre ce genre de manifestation tout comme l’investissement quasi-territorial de la Gare du Nord par des groupes formés essentiellement par des noirs. Nous allons droit dans le mur, celui du communautarisme où se perdent les individus qui ne peuvent ou ne veulent plus, ce qui est plus grave, pour une raison ou pour une autre, s’insérer dans la société française et voilà Sarko 1er qui leur donne avec ses propos, de quoi continuer ! A noter qu’il parle des musulmans et non pas des arabes. Certainement gêné aux entournures parce que les Turcs se défendent d’être arabes, distinguo que ne peuvent pas faire des types comme ce président, où alors avec une perfidie toute politique. Car en même temps il espère laisser son nom à un grand projet, celui de l’Union Méditerranéenne, qui à ce train-là ne verra pas beaucoup de candidats, fautes d’intérêt des populations concernées. Encore une preuve de politique de m’as-tu-vu.
Les réactions à l’article de Libé (Il faut lui faire crédit de sa bonne foi) finalement débouche sur les religions, qui il est n’arrangent rien dans ce domaine, bien au contraire. Bon je ne vais pas critiquer, mais pour moi la question ne se trouve pas exactement là. Certes les coutumes religieuses et culturels sont des freins à l’intégration ou à l’assimilation, mais c’est surtout, bien plus terre-à-terre que cela, dans les quartiers ghettos des banlieues pauvres, (1) le manque de fric. Car le prix des loyers est le dénominateur commun qui alimente le racisme et est un obstacle à l’osmose des citoyens français ou ressortissants étrangers qui voudraient s’intégrer. C’est le chômage et la pauvreté, tout simplement. Je cite souvent le cas des riches étrangers ou descendants d’immigrés qui vivent ici aisément, à savoir les professions libérales les entrepreneurs, ils ne sont pas l’objet de racisme ni de quolibets du genre « bruit » et odeur » de notre nouvel mis en examen, Chirac.
Nous sommes en proie à un racisme anti-pauvres qui paradoxalement engendre le pire des racismes, celui des pauvres blancs, comme aux USA. Parmi ces catégories sociales, elles aussi défavorisées, certains ont du mal à admettre que les « secours » de l’état leur soient délivrés également. Et sont les premiers à gueuler lorsque des jeunes marocains troublent le déroulement d’un match de foot, alors que : N’est-ce-pas madame Michu, il n’y a pourtant que des blacks dans notre équipe ! Hein»
Ces braves gens n’ont pas fini d’en baver, car le problème N° 1 dans un avenir proche est l’exode vers le Nord des populations des pays du Sud , les plus pauvres, victimes en plus des conditions climatiques irrémédiablement et durablement défavorables. Et ce n’est pas en créant un ministère de l’intégration et de l’identité nationale qu’on arrivera à résoudre ce problème. Encore moins avec ce truc de la recherche d’ADN.
La solution dépasse les capacités de nos gouvernants y compris les gesticulations sarkosistes, comme la nomination dans un gouvernent croupion de représentants des dites populations. Dans son One Man Show, à quand Mamadou, marchand de montres à la sauvette, secrétaire d’état à l’intégration ?
Pour rester sérieux : à quand la parole aux maghrébins et africains parfaitement intégrés et ce, depuis plusieurs générations ? Parce que les enfants d’exilés hongrois çà suffit comme çà.
N.B qui n’a rien à voir
J’apprend par la bouche de Mme Boutin que notre premier ministre, cette arlésienne, va à la messe dès qu’il le peut tandis qu’elle même s’y précipite tous les dimanches.
(1) un pléonasme, puisque depuis longtemps les classes les moins riches ont été rejetées au-delà des fortifs, le périphérique aujourd’hui. Ils n’allaient pas très loin les ouvriers, à Montreuil ou Bagnolet, dans l’est. Alors que les rupins qui laissaient la place aux immeubles haussmaniens s’exilaient à l’ouest, et ce n’est pas un hasard si les communes les plus riches se trouvent là-bas, Neuilly pour ne pas la nommer.
14:06 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : societe, footbal, sarkosy, maroc, musulmans, arabes
19 novembre 2007
BREVES DE GREVES
Je suis peut-être de mauvaise foi, mais lorsque je regarde les J.T j’ai l’impression et je ne suis certainement pas me seul qu’ils prennent les bottes du sarkosisme. Je ne dis pas du gouvernement, puisque c’est lui qui domine tout. Le pompon est détenu par TF1 avec un Pernaut geignard, le type même du rouspéteur, cet usager torturé qui haït les salauds de grévistes et qu’on nous montre d’abord. Viendront ensuite l’entêtement des privilégies qui refusent les propositions miraculeuses que leur propose Xavier Bertrand. Les autres journaux télévisés ne sont pas en reste et je te soupire et fait des manières et relaie les poncifs. Les grévistes exaspérés ont foutu les journalistes croupions à la porte d’ailleurs.
Petit extrait de la prose pernautiste : « Je suis… Je suis… Top : je suis un bâtiment de guerre, long et étroit, à un ou plusieurs rangs de rames en usage dans l’Antiquité… Je suis ? La galère, bien sûr ». Du même plus tard «Pour demain, on nous annonce du mauvais temps partout avec de la neige, du froid, de la pluie et du vent, un jour de galère donc pour des millions d’usagers des transports en commun». Pour finir en beauté : «Troisième jour de galère pour les usagers qui, eux, n’ont pas le choix et doivent travailler jusqu’à 65 ans, et tous les matins.» Car, souligne-t-il mardi à l’appui de sa ligne éditoriale, «plusieurs sondages viennent confirmer l’hostilité des Français à cette nouvelle grève».
Sur les ondes hertziennes on entend toujours ce mot là.... la galère. Au sommaire de FR2, «galères en prévision» puis , « c’est «une journée galère» qui se dessine.
Ensuite c’est PPDA qui débite : de la «galère en perspective». Dans la nuit de mardi, «la galère a commencé» sur i-Télé. Audrey Pulvar de France 3 le remarque : «Quelle galère !» Le syndrome est tel que le mot voyageurs ou passagers a disparu des dis cours alarmants. Pujadas lui, parle « de la grève «dure, dure surtout pour les usagers»
Un autre mot clé : otage fait fureur, puis anti-bloqueur chez les étudiants, qui sont cornaqués par l’UNI ? le très droitiste syndicat étudiant.
PPDA annonce qu’une association vient de se créer «face à cette nouvelle grève».Manque de pot dans le reportage, on apprend qu’elle existe depuis 17 ans…(Trois reportages en deux jours sur TF1 !)
Peut-on se faire un point de vue en regardant les J.T ? Pas du tout. Toujours le même ordre d’importance, un sujet sur le trafic, un autres sur les usagers en colère, quelques réactions gouvernementales ou syndicales de pure forme. Et on enfonce le clou par les fameuses comparaisons entre les uns et les autres, les privilégies et les cocus du système. Comparaisons qui ne tiennent pas la route malgré ce qu’affirme Pujadas sur un sujet qui juxtapose les cheminots d’aujourd’hui avec ceux du début du siècle dernier, à grands renforts d’images en noir et blanc de charbon qu’on enfourne dans la bête humaine !.Ridicule.
Une petite plaisanterie pour la route ? «La mobilisation syndicale se heurte à la volonté très claire du gouvernement de créer un système plus équitable de retraites, c’était dans le programme de Nicolas Sarkozy, il a été élu en partie pour ça.» Cette phrase est de qui ? De Pernaut, eh oui !..... Pas de Fillon . Un présentateur de J.T. sur TF1, la chaîne de Bouygues. Bizarre non ? Ce mec présente un journal télévisé pour les 53% de Français qui ont voté pour Sarko. Les autres sont ou des cons ou des traîtres.
Pour les « penseurs de plateau » comme Jean-Marc Sylvestre : «Les syndicats ont compris que l’opinion publique ne les suivrait pas dans leur opposition systématique à une réforme in-con-tour-nable.»
Et qui a dit : « «Notre obsession, c’est que les usagers soient le moins pénalisés par cette grève.» Non, cette fois, c’est du Fillon.
Il est bien entendu que tous ces mecs ne connaissent rien à la grève. Qui n’est pas une petite histoire pour ceux qui la déclenche et ceux qui la poursuive. Çà coûte d’abord du pognon et çà les mémés emperlousées qui manifestaient dimanche, ne le savent pas. Pour elles les feignants sont payés et ne font rien qu’à les empêcher d’aller aux Galeries Lafayette pour les achats de Noël.
Cette décision est difficile et d’ailleurs, nous le constatons puisque la base lâche les confédérations. Mais il y a dans ces occasions d’autres aspects qui sont enrichissants, par exemple la connaissance des autres ouvriers ou employés du secteurs, les rencontres, la convivialité, les rigolades. On n’a pas toujours la même tronche d’ouvriers en colère que devant les photographes. On rigole, on chante et on s’aime. Et oui combien de ces amours de 1936 se sont terminées en mariages. Moins en 1968 bien sûr, à partir de là on ne mariera moins et on fera l’amour plus souvent.
Une anecdote personnelle pour illustrer mes propos (non pas d’aventure sexuelle, quoique .....) Après les grandes grèves très suivies des banques en 1974 où nous demandions les 35 heures, (Un leitmotiv de la CFDT) une augmentation substantielle et l’autogestion, rien que çà.
Nous n’avons obtenu qu’une prime égale pour tous et personnellement, leader sur Paris, un étalement sur plusieurs mois des retenues de grèves. J’ai eu la grande surprise, lorsque nous avons fait circuler dès la reprise du travail la fameuse « caisse de grève », de voir un ponte, faire un don équivalent à la prime qu’il touchera à la fin du mois.
Car en cas de réussites d’une grève, pour le moins des aménagements, c’est l’ensemble de la population concernée qui en profite. Les jaunes de 1936 sont partis eux-aussi en tandem avec bobonne sur les plages normandes bénéficiant des congés payés qui ont saboté l’économie française et conduis ce pays à la défaite.
16:23 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : société, greves, sncf, ratp transport, sarkosy, gouvenement
14 septembre 2007
PLUS DURE SERA LA CHUTE
On dirait que tout le monde est rentré de vacances. Alberto déjà hier et qui veut me faire sursauter avec son vrai dieu vivant, pas celui des autres, un méchant qui les pousse à tuer. Et qui me décrit en parlant de sectes et de guru, l’essence même de sa religion !
Je le cite : « effectivement qu’on peut être enrôlé dans une croyance, un guru, et devenir prisonnier de cette instance dominatrice »
Antiracket qui nous oriente vers une étude graphologique (voir photo) de monseigneur Sarko I et Ellaurenzovfoot qui s’inquiète de la sécurité de mon système. Grellety, qui se fait rare sur ce site, s’étouffe de rire et John qui enfonce le clou, car il vient lui aussi de recevoir la Lumière, tandis que sa femme s’inquiète de sa santé mentale et en vrai pro, de son aurtograffe.
Et pourtant il va falloir regarder les choses en face maintenant. Déjà la côte de popularité du bonhomme entame une chute, c’est normal tout le monde est rentré de vacances et ouvre, qui son journal préféré (Le Canard Enchaîné, lui, refuse de s’installer sur le Net, peut être a-t-il raison d’ailleurs) qui internet.
Patatras, les nouvelles ne sont pas bonnes et on a plus le moral pour sourire et ricaner devant «Enfin, un président pour la France » mon avant dernière note.
Car ça commence à dépasser les bornes. et ce Sarko ne devient plus à mes yeux qu’un président de la société France, une boite de pub comme une autre, avec son service de com., de marketing et un service après-vente qui va prendre de l’ampleur.
Ce type veut paraître partout et je me demande, comme je viens de perdre mes papiers, s’il ne va pas venir m’aider à les retrouver, ça m’arrangerait. A moins qu’il m’engueule au téléphone car ce type est imbu de sa personne, soit, mais surtout grossier et méprisant avec ses ministres qu’il traite de « nuls ». Qu’on en juge. En pleine rugbymania, il compte sur la France pour donner à son propre blason un peu plus d’éclat. Boum ! On perd et voilà notre petit capricieux qui se lâche. Une victoire selon lui « pourrait booster la croissance » […] Une défaite § Un coup dur sur le plan politique ». Et de s’interroger sur la nomination promise à Bernard Laporte « on ne peut garder au gouvernement un sélectionneur qui a connu la Bérézina. Sauf miracle il n’y a que des emmerdements en perspectives » Il déclare en privé qu’il lui va falloir choisir entre deux maux : Laporte ou Bachelot.
Quant aux autres, en commençant par Fillon, c’est un florilège. Ce dernier pour faire semblant d’être premier ministre et justifier son salaire, se rend dans un lycée technique et dans un discours parle d’effort de rénovation, alors que Sarko déclamait sa « Lettre » aux éducateurs ». Furax, notre bon président s’exclame : « Mais qu’est-ce qu’il lui a pris à ce con ? » Merci pour lui. Lequel en a gros sur la patate de son rôle d’avaleur de couleuvre et d’être la cible des journaux satiriques. Dernière démarche, il donne le coup d’envoi de la réforme des régimes spéciaux. Aussitôt le grand chef lui tire une balle à bout portant : «Il commence à m’emmerder avec ses caprices de jeunes filles.[…] Parler de la réforme en disant que le décret est rédigé, est la pire des choses". Pas pour les futurs retraités, bien sûr, mais pour lui. Devant sa cour, un petit cercle d’adorateurs…. et bavard, ce superprésident déglingue ses ministres. MAM qu’il voulait virer, prudente viens de mettre de l’eau dans son vin et échappe de peu à la sortie. Boorlo : « Jusqu’à présent c’était une catastrophe ». Les transfuges : Morin, le ministre de la Défense : « Il est assez inexistant. Ce n’est pas plus mal, Guéant et moi nous faisons tout ». Kouchner ! « Quand il n’est pas content (l’affaire des bulgares) je lui dis trois mots gentils et il se calme » Le plus beau est le commentaire qu’il fait sur madame Lagarde : « Je me suis planté je l’avoue. J’ai cru qu’elle était formidable et qu’elle avait le sens politique. En fait elle est meilleure en anglais qu’en français. » Et il laisse deux mois à ces messieurs dames pour se racheter. (1)
Je garde pour la fin le meilleur, un exemple de goujaterie qui définit bien le personnage. Lors d’un conseil des ministres, il est question de la nomination d’un ambassadeur à Berlin, un nom est avancé et Sarko de s’écrier : « Vous n’avez pas plus con ? »
Toutes ces gentillesses sont véritables puisque le « Canard » les cite. A ce sujet lorsqu’un de ces messieurs déclare que ce n’est pas vrai, cela vaut confirmation. Je rappelle que de Gaulle déclarait qu’attaquer l’hebdomadaire-satirique-paraissant-le-Mercredi, le ferait passer pour un con.l
Aujourd’hui, comme souvent à la rentrée, il va falloir à Sarko rendre des comptes. Déjà cela commence avec le refus du Conseil Constitutionnel d’entériner une loi rétroactive sur les prêts immobiliers, combien d’électeurs cocus ? Le droit opposable au logement un truc à la noix, car inapplicable, est certainement foutu à la poubelle. La TVA sociale, encore une connerie fera du surplace. Le travailler plus pour gagner plus, une pochade dont on ne parle plus. Quant aux promesses sauf celles qui intéressent les plus aisés, les riches comme dit Hollande, elles tomberont à l’eau par la faute à ces salauds de Chinois qui vendent leurs saloperies moins chères et à la croissance souhaitée et surtout prévue par l’équipe de branquignols de l’Elysée, qui n’est pas au rendez-vous. Ben ! Voyons
Et ça ne fait que commencer, il faudra bien que ceux qui voulaient autre chose se manifestent, nous n’allons pas continuer à subir, non pas ce président parce que nous sommes démocrates, nom de dieu, mais sa politique de bourges pour bourges, comme dit ma petite fille. Nous attendons les syndicats, ceux des fonctionnaires au tournant
A l’étranger ça commence à chauffer également. La mère Merkel craque elle n’en peut plus de ce « Napoléon français" (dixit la presse allemande) Son ministre des Finances lui aurait même reproché à ce petit caporal, d’accorder de coûteux cadeaux fiscaux à ses électeurs au lieu de garder les yeux fixés sur les déficits publics. «Mais qu’est-ce qui vous prend de me parler sur ce ton ?» aurait riposté un Sarkozy outré… »
Dernières nouvelles (Reuter) A partir d'aujourd'hui, les fidèles peuvent demander au prêtre de leur paroisse de célébrer l'office selon le rite de Saint Pie V. Prochaine étape vers le progrès, Benoît 16-et- j’en-retiens-deux, autorisera la messe en araméen.
N.B Un excellent article sur Rue 89
http://rue89.com/2007/09/10/nicolas-sarkozy-en-robin-des-...
(1) A mes yeux, c’est curieux, il a raison dans ces opinions là.
18:06 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : sarkosy, ump, politique, président, sarko
09 août 2007
SARKOZY L'AFRICAIN
Sarkafrique.
Sarkozy, sur un texte de Guéant le secrétaire de l’Elysée (et son nègre) a prononcé en Afrique un discours que les médias ont encensé. Il a, au dernier moment utilisé le vouvoiement alors qu’il a été écrit pour un tutoiement très d’jeun. Or il n’en fut rien de l’autre coté de la Méditerranée. Il est vrai que ses paroles notamment face aux jeunes étudiants ne manquent pas de sel. A commencer par celles-ci :
« La réalité de l’Afrique, c’est celle d’un grand continent qui a tout pour réussir et qui ne réussit pas parce qu’il n’arrive pas à se libérer de ses mythes »
De la démagogie pure et simple et qui frise d’ailleurs le racisme. En effet quels sont ces mythes, ceux exportés par l’homme blanc ? La supériorité de celui-ci face à l’homme des forêts ? Parler de mythes qui devraient perdurer dénonce une idée très colonisatrice ou ethnologique de l’état de l’Afrique d’aujourd’hui. On pourrait le croire en lisant ces autres mots : « L’homme moderne a beaucoup à apprendre de l’homme africain qui vit en symbiose avec la nature depuis des millénaires ». Nous sommes en plein dans l’idéologie naturaliste qui prône le classement des espèces, la blanche étant la «meilleure » D’ailleurs, la conception de l’homme africain est un mythe lui aussi, le métis sanghorien est plutôt romantique que réel, l’Africain du Caire ou du Cap n’est certainement pas le même et ne trimballe pas derrière lui ces fameux mythes de ses ancêtres que dénonce encore une fois, un représentant de la domination blanche, lequel toutefois qualifie de "grande faute" la colonisation.
Quand à dire que nous avons à apprendre des Africains est à la fois démago et défoncer une porte ouverte, c’est d’un creux !
Le discours de N. Sarkozy face aux étudiants sénégalais a été très mal perçu en réalité, car ils en ont un peu marre qu’on leur rappelle qu’ils ont été dominés par faiblesse et se demandent s’ils n’ont pas été colonisés parce que colonisable, ce qu’ils perçoivent comme une maladie honteuse dont ils ne veulent plus qu’on leur parle.
Plus grave, ce que peu de commentateurs ou intellectuels dénoncent, ces mots qui sentent mauvais comme ceux prononcés par Chirac « bruit et des odeurs » Les voici :
« Pourquoi l’Afrique va mal ? Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez rentré dans l’histoire […] jamais il ne s’élance vers l’avenir, jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin. Dans cet univers où la nature commande tout, l’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout est écrit d’avance[…] Le paysan africain ne connaît que l'éternel recommencement du temps, rythmée par la répétition sans fin des mêmes gestes et de mêmes paroles ? Il n’y a pas de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès. »
Qu’attends la Licra ou SOS racisme pour porter plainte ? On comprend la moue des universitaires de Dakar.
Quand à l’immigration choisie, voilà notre bon président faire amende honorable et confesser qu’il s’était un peu gourré sur les bords. « Si les Africains les mieux formés s’en vont, qui restera pour développer le continent » feint-il de s’apercevoir. Comme si nous ne le disions pas dès l’énoncé de cette mesure à la noix, à laquelle d'ailleurs l’UMP s’est rangée.
Toutes ces belles paroles ont reçu des commentaires acerbes de la part de la presse africaine. Les éditorialistes des principaux quotidiens sénégalais les dénoncent. Pour eux, le président français a en effet estimé que les principaux maux de l'Afrique ne sont pas dus à la colonisation, mais aux Africains eux-mêmes.
« Sarkozy fait la leçon aux Africains", affiche en première page Walfadjri. Une "adresse aux Africains" muée en "leçon de français", ironise Le Quotidien. Show à Dakar : »Sarko sur scène", écrit L'Observateur. Le président français s'est cru en "mission civilisatrice affirme Sud Quotidien. « Quelle injure ! », S’offusque son éditorialiste. Tandis que le Populaire, moins nuancé, titre : " [Les vérités (résumées) de Sarkozy aux Africains] : 'Arrêtez de pleurnicher !'" Ces points de vue sont largement partagés dans les autres journaux, à l'exception du quotidien pro-gouvernemental (Bah ! tiens !) « Le Soleil », qui parle, lui, de "hauteur républicaine" dans un éditorial.
En politique tout est symbole, c’est pourquoi, l’Histoire de retiendra de cet événement que la partie la plus critiquable. Sarko voulait refaire de coup de Brazzaville du général, il n‘a fait qu’un flop. Sauf pour ses militants, son staff et ses électeurs. Je ne connais pas la réaction de nos deux africaines de service du gouvernement, c’est dommage. Ce genre de propos prononcé par un Le Pen aurait soulevé l’opinion et surtout des celles des intellectuels de la télé. Quand je dis que Sarkozy peut tout se permettre notamment prononcer un discours du 19 ème siècle sans réactions de l’opinion publique, cela se vérifie, tout le monde s’en fout. Du moment qu’au journal télévisé on le voit encore et encore, même aux USA dans une propriété de luxe invité gracieusement, lui et sa femme, par un généreux copain. (Encore un).
Et dire que l’on va subir cela pendant cinq ans, cela me donne le cafard. Heureusement qu’il y a Ségolène pour me rassurer (lol) et Hollande pour me convaincre.
Tiens, je vais à la plage avec ma marmaille qui ne sait pas encore ce qui l’attend. Arriver à l’âge de raison avec Sarko, quel univers !
10:58 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sarkosy, politique, afrique, sénégal, société, président
28 mai 2007
LES FONDS SECRETS DE CHIRAC
Et si l’on parlait de pognon…. pour une fois. Parce que lorsque je parle de la Palestine, les commentaires disparaissent et le taux de visites s’effondre, ce qui n’est grave. De ce qui se passe là-bas, j’ai l’impression que tout le monde s’en balance
Les mesures fiscales annoncées, selon l’équipe au pouvoir, seraient bénéfiques pour l’économie française. C’est la vieille théorie, bien commode pour les nantis, du capitalisme qui consiste à croire ou à faire croire que c’est par le haut que l’on tire le niveau de vie des plus pauvres. Les spécialistes en la matière sont divisés, mais tous constatent que la pauvreté augmente et que politique bourgeoise ne profite qu’aux « riches ». Encore faudrait-il s’entendre sur le sens du mot riche. C’est pas compliqué : peut-être reconnu comme riche le bénéficiaire des propositions avancées en matières d’impôt. De véritables cadeaux : bouclier fiscal, intérêts déductibles pour les emprunts immobiliers, donations et « héritations » (selon le mot de Sarko candidat). Au passage je voudrais signaler avant tout que le mot égalité devra être effacé des frontons de nos édifices publics.
Avoir des riches plus riches n'a pas beaucoup d'intérêt sur le plan macroéconomique sauf pour eux. Ils ne consomment pas plus que leurs concitoyens des classes défavorisées. Par contre, une augmentation conséquente du pouvoir d’achat des plus démunis aura pour effet une plus grande consommation, par la masse. Les plus pauvres consacrent plus d’argent aux produits de premières nécessités que les plus riches, c’est bien connu.
Le bouclier fiscal, s’adresse d’abord à ceux qui possèdent un gros patrimoine et beaucoup moins les jeunes entrepreneurs. Le retour des émigrés fiscaux, comme je le prétends ne changera pas grand-chose non plus. La transmission d’entreprise (je ne parle pas des petites entreprises), un fleuron du capitalisme familial, ne garantit pas que l’héritier ait les mêmes qualités que son père pour gérer son usine. Les charges d’emprunt déductibles n’auront comme conséquence qu’une augmentation déjà dingue du prix au M2, immobilisations et non relance de l’économie, contrairement à ce que nous faire croire un Devedjian, acculé sur France Europe Express
Donc, comme nous l’avions prévu une politique de droite bien bourgeoise s’installe et qui consiste à dire (comme l’autre) « Enrichissez-vous »
D’autre part, un qui devrait bénéficier de toutes ces mesures et qui pourrait rapatrier ses avoirs à l’étranger c’est Chirac. Le « Canard Enchaîné » de cette semaine enfonce le clou, Oui Chirac a eu et a peut-être encore un compte largement approvisionné au Japon. Ce qui ne devrait pas nous étonner, mais ce qui nous interroge, c’est la négation de cette évidence. Pourquoi tout ce pognon là-bas ! Pour financer une équipe de Sumo ou l’équipe d’avocats qu’il va lui falloir pour tenter d’échapper à la cabane. ?
Ce n’est pas parce qu’un parvenu est enfin arrivé dans le fauteuil de Chirac qu’il faut le plaindre. Le moindre péquenot qui commet une infraction au code la route pour dépassement de vitesse autorisée, est punit de retrait de permis. Un malfrat à la petite semaine qui pique le sac d’une grand-mère est aussitôt condamné à la zonzon, ce qui est normal, et le premier magistrat de France, qui paye de sa main un pot-de-vin un comptable véreux, passerait à travers la justice ? Ben merde alors. Et c’est pour toute cette famille politique que des Français ont fait pencher la balance en faveur de l’un d’entre-eux, il y a de quoi faire grève.
Ce droit de grève qui fait bouillir les patrons et le premier d’entre eux, l’Etat et ses services publics. Un prétexte, que ce service minimum qui ne concerne d’abord que les transports parisiens. Dans les régions ils sont généralement du domaine privé. L’argument est que les grèves dans La RATP ou la SNCF gênent les usagers. Mais les tenants de cette lubie, ignorent ou font semblant, que ces usagers eux-même ? sont des grévistes en puissance. Les ministres concernés se réclament du droit de grève constitutionnel, mais en réalité veulent l’anesthésier. Mais où ont-ils vu qu’une grève ne devait gêner personne. Si s’était le cas à quoi bon la faire ! C’est le ressort même de la grève, qui je le répète, décision qui n’est pas facile à prendre et n’est surtout pas financée par les syndicats. Je dis ça pour les crétins qui le croient et qui colportent cette idiotie.
Et pourtant 65% des français sont contents que Nicolas, comme l’appellent ses copains au pouvoir, soit président et satisfait des mesures promises. Fillon ne recueille que 62% !
C’est dire le résultat des législatives. On ne voit même plus la championne de la gauche qui à tout de même reçu l’approbation de 47 % des Français. Il est vrai que sa principale préoccupation est de préparer cette gauche pour les prochains rendez-vous électoraux. La couleur, plus ou moins bleue de la Chambre aujourd’hui ne changerait rien. Déjà Chirac avec un taux énorme de voix en 82, avait au parlement une majorité écrasante, qui n’a pas fait avancer grand-chose. On trouvait au gouvernement les mêmes piliers qu’aujourd’hui.
Bon, on va quand même tout faire pour que cette législative soit un ressort reconstructif pour la gauche. Pourquoi pas refondre le P.S le reconstruire, le restructurer peut-être même en lui donnant un autre nom : Parti Socialiste Unifié, par exemple, cela du moins me rappellerait mon jeune âge et mon engagement politique, éphémère il est vrai, qui m’a plutôt dirigé vers le syndicalisme.
P.S. A noter dans mes favoris l’entrée de Rue89. A consulter.
15:42 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Politique, sarkosy, chirac, japon, législatives, royal, bouclier fiscal
06 avril 2007
SARKOTEST
Je voudrai vous soumettre un petit test psy, très léger. Imaginez la couleur qui correspondrait avec les candidats à la présidentielle. (1)
Sarkozy, je le peindrai en gris foncé, Bové en jaune, Bayrou en gris clair, et Ségolène en blanc. Ne parlons pas de le Pen, le noir lui va si bien ou de MGB en rouge bien évidemment, et comme Voynet en vert.
La couleur la plus claire est votre conviction la plus intime en dehors de la sensiblerie médiatique.
Pour moi, gris foncé pour Sarko, en effet le personnage caractériel m’est antipathique, son programme droitiste et son application un vrai chemin de croix. (lol) Il a utilisé toutes les ficelles, pour ne pas dire toutes les fourberies du métier pour parvenir à ses fins.
Comme aujourd’hui je fais de la psy à trois balles, je m’avancerai jusqu’à dire que ce type est en proie à un complexe d’infériorité qu’il tente de combler. Son apparente pugnacité cache une véritable agressivité envers tout ce qui le remet à sa véritable place. Nous avons plusieurs exemples de ce combat perpétuel qui se traduit par un autoritarisme mal contrôlé.
A/ Président de l’UMP il avait demandé, et obtenu, la peau du directeur de « Match » coupable d’avoir publié une photographie de Cécilia avec son copain.
B/ Candidat, il est reçu à FR3 Nord-Pas-De-Calais et trépigne d’impatience avant la prise d’antenne et tente de quitter le studio. En s’écriant « ce n’est pas normal, ce n’est pas professionnel », il est rattrapé dans les couloirs par la direction. En sortant il gueule : « Vous devriez avoir honte ! » De quoi ? D’avoir diffusé en «entrée» de son interview un sujet sur l’imprimerie nationale qui a eut des problèmes avec le ministère de l’Intérieur pour une histoire de perte de marché sur les passeports. Surmenage de campagne me direz-vous.
C/ Et bien non il s’agit plutôt d’une animosité envers FR3. En effet le 18 mars sur cette même chaîne à France Europe Express, l’émission qui ne flatte pas Ségolène, monsieur avait fait des caprices pour n’avoir pas à sa disposition une loge privée à sa hauteur (celle de son espoir d’être élu) pour son maquillage et fait mine de quitter le plateau, là encore. Et avait menacé de s’en prendre dans l’hypothèse de son succès à la direction et des la « virer »
D/ Ses attaques envers ses adversaires politiques en particulier madame Royale qui critiquait l’intervention de la police lors des incidents de la gare du Nord, en parlant de propos « hystériques ». En privé, merci le Canard, conscient de cette opportunité il déclare ses troupes « […] Martelez, à chacune de vos réunions, que Ségolène Royale c’est la faillite morale qui ide les fraudeurs, l’injustice sociale qui offre la gratuité des transports à ceux qui ne travaillent pas et en faire payer le coût à ceux qui se lèvent tôt pour aller bosser »
E/ Ce mec est prêt à tout jusqu’à mentir pour arriver à ses fins. Ne va-t-il pas jusqu’à déclarer « Ségolène est larguée, Bayrou n’a rien dans le ventre, et le Pen est gateux». Quant à Teddy il n’ajoutera qu’un seul avis, Ségolène n’est pas larguée……
F/ Pour ce qui est de son projet de ministère à la gomme, du genre identité nationale = immigration, je laisse le soin à d’autres plus courageux que moi pour en parler. Je n’ai plus la pêche, pour l’instant, de reprendre mon bâton de pèlerin pour semer la bonne parole de l’antiracisme. J’en ai un peu marre des moutons que l’on égorge dans les baignoires, du bruit et de l’odeur de nos voisins de pallier.
G/Ce postulant est sur la défensive, tout est donc bon pour paraître le contraire et pourtant. Alors qu’une mission lui a été confiée par Chirac, celle d’éradiquer l’insécurité, donc les malfaiteurs, les brûleurs de voitures, il a échoué et fait mine du contraire et un paquet d’électeurs lui fait encore confiance dans ce domaine.
Non seulement la rupture entre les citoyens et la police est consommée, mais les policiers n’en peuvent plus et ruent dans les brancards. La gendarmerie met en doute la politique de rendement au détriment de la sympathie hier encore peu entamée qui lui prodiguait la population.
-_-_-_-_-_-_-_-_-
Notre candidate préférée ne s’en laisse pas compter. De Sarko elle n’hésite pas à parler de candidat «sortant» […] qui «perd son sang-froid » […] « et qui ment ». (1). Et déclare qu’elle ne laissera plus insulter de la sorte. Pendant les «duels» télévisés on va se marrer !
P.S
Le soutien de Bernadette à son poulain vient de lui faire perdre 30 points dans les sondages.
(1) Vous pouvez faire de même pour les jours de la semaine ou tout autre sujet. Le lundi pour moi c’est gris. (Pas difficile à comprendre). Le mercredi un peu plus, le samedi bleu et le dimanche rouge (à cause du calendrier des postes ; le dimanche est en rouge)
18:10 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, élections 2007, segolene royale, sarkozy, sarkosy
04 décembre 2006
SEGOLENE EN PALESTINE
Toute la bande de Sarko, le « enfin candidat » en tête, attendent Ségolène au coin du bois. Et choisisse son voyage au Proche-Orient pour tenter de la surprendre à faire une connerie. En effet ces messieurs devant la montée de popularité de la candidate socialiste voudrait la faire passer pour une nunuche et une incompétente en matière de politique internationale comme le disait Sarko à la télé : « est-ce que vous ne croyez pas qu'il doit avoir une idée précise de comment on évite que le conflit entre Palestiniens et Israéliens dégénère ?». Comme si ce fébrile en avait une. Tous les moyens sont bons pour réduire la portée de cette visite dont l'ampleur et la dynamique énervent le chef de bande.
L’occasion manquée qui montre bien la nervosité des sarkosistes ? Cette déclaration du député du Hezbollah, Ali Ammar au Liban en ce qui concerne l’amitié Franco-libanaise : «Le nazisme qui a versé notre sang et qui a usurpé notre indépendance et notre souveraineté n'est pas moins mauvais que le nazisme qui a occupé la France». Réponse de Ségolène Royal : «Je crois devoir réaffirmer ici que les Palestiniens ont droit à un Etat souverain et viable. Mais je ne veux pas comme vous parler d'"entité" à propos d'Israël, puisque l'Etat d'Israël existe, il a droit à la sécurité.» Mais pas un mot sur la comparaison plus que douteuse
Aussitôt, on dénonce la «faute lourde » en ignorant probablement la réponse, elle n'aurait jamais dû «accepter de parler avec un membre du Hezbollah, organisation qui prône la destruction d'Israël» (1). Suivit par le simplet Philippe Douste-Blazy qui parle de siimplisme François Goulard, (qui c'est ce mec-là) qui déclare : «Ségolène Royal ne connaît pas ses sujets [...]. Je lui recommande une chose : quand on ne connaît pas les affaires, on a la modestie de les apprendre avant de vouloir intervenir.» Bien entendu à Beyrouth, Ségolène Royal met les choses au point : «Ces propos n'ont pas été tenus, n'ont été entendus ni par moi, ni par l'ambassadeur de France, sinon nous aurions quitté la salle.» Ce qui est confirmé par le très chiraquien, ambassadeur de France au Liban Bernard Emié, qui affirme avoir déjà quitté des réunions «dans ce genre de situations».
Traduction édulcorée ? Toujours est-il que la candidate a précisé : «Si ces propos ont été tenus, je les condamne, avec la plus extrême fermeté parce que pour moi ils sont abominables.» Faut-il rappeler à ces excités en campagne que la position officielle de la France est de discuter avec tous les partis
Si la postulante du P.S avait fait une bévue, même involontaire, les tollés soulevés par les sionistes de Tel-Aviv et les sarcasmes de l’équipe au pouvoir en Israël auraient été bien plu graves pour sa campagne. Or il n’en est rien et il n’y a que des futurs chômeurs désemparés et teigneux pour le faire" Pour l'éditorialiste du quotidien "Haaretz", "la visite de Mme Royal est traitée de manière positive" et "il n'y a eu aucune allusion à ce qui s'est passé au Liban."
Ces polémiques sont dérisoires et consternantes, ce que tout le monde pourra constater et dans le long procès en crédibilité qui s'engage, la candidate PS paraissait convaincue, hier, d'avoir gagné la première manche. Devant cette bande de nuls, cela ne me parait pas très difficile
La droite tente de la faire paraître comme incompétente, et bien même s’il elle l’était un peu avant (ce que je doute) son rôle de candidate est de se mettre au courant et je trouve assez courageux de faire sa première visite de candidature dans cette région. En plus, je fais parti de ceux qui pensent qu’un Président de la République doit savoir s’entourer et qu’en matière de politique extérieure il y a de grands noms. Pas seulement ceux des chevaux de retours, mais le mien par exemple qui déclarerai : « Je suis pour la justice au Moyen–Orient, un pays pour chacun, que le sang cesse de couler et que la Dieu soit avec vous.»
Rien que des conneries quoi, comme Douste-Blazy qui benoîtement déclare : « l’Iran qui est une puissance régionale qui compte » Un Iran dont le président et non pas un simple député, déclare lui aussi vouloir la destruction d’Israël. !! Ou qui-z-étais les rigolos de l’UMP ? Dans leurs petits souliers ?
Avec ce genre de polémique, les électeurs vont, soit se marrer, soit se désintéresser de la politique avec le risque de se flanquer d’un excité aux neurones en folie pendant cinq ans.
Il y a deux ans Nicolas Sarkozy (sans fonction ministérielle) débarquait pour une visite en Israël. Déjà tout entier tourné vers son rêve élyséen, était venu recevoir, avec des fastes dignes d'un chef d'Etat lui aussi et déjà, la bénédiction des plus hautes autorités du pays. Le message de Sarko qui, lui ne s’est jamais rendu en territoire palestinien, était simple : s'il est élu à l'Elysée, ce sera la fin du dogme gaulliste de «la politique arabe de la France». Et derrière moi tous les juifs de France.
Il y a bien là deux politiques qui s’affrontent, celle d’un programme socialiste revu et corrigé pour l’une, qui a été reçue par le président palestinien Mahmoud Abbas, lequel a rompu les négociations sur la formation d'un gouvernement d'union nationale avec les islamistes du Hamas et qui l'a reçue avec les égards d'un chef d'Etat. Président qu’elle a mis en garde contre la montée "du fondamentalisme" et qui lui apporte son soutien sans faille. Et un alignement avec celle de l’équipe Bush et celle du gouvernement israélien pour l’autre.
Dans votre campagne Madame Royal, ayez enfin un attitude franche et dénoncer les exactions et la politique désastreuse d’Israël envers les territoires toujours occupés et le Liban, notamment au Sud parsemé de bombes à fractions. Et dont le président amnésique, répète pour la millième fois que son pays était disposé à se "retirer de nombreux territoires et des implantations qui y ont été érigées" en Cisjordanie en vue de la constitution d'un "Etat palestinien indépendant et viable".
Quelle honte ! De «nombreux territoires» ! Et le reste ?
Votre visite en Israël pendant laquelle vous avez refusé de répondre à la presse, et malgré vos déclarations faites à des étudiants palestiniens selon laquelle "Il faut reprendre l'aide internationale aux Palestiniens" la politique européenne étant incohérente, me paraît un peu moins sympathique. Il fallait taper du poing. Je sais, ce n’est pas facile, mais quand on veut être présidente, il faut me faire plaisir. Comme lorsque vous dites avoir "bien l'intention" de parler aux dirigeants de l'Etat hébreu des survols par l'aviation israélienne des positions de la FINUL. Par contre lorsque vous écrivez sur le livre d’or du musée de la Shoah :
"On est secoué au plus profond de soi et l'on partage l'insubmersible volonté d'Israël et la soif de justice. Ceux et celles qui sont revenus et qui ont reconstruit leurs racines en portant malgré tout cela les forces de la vie sont les véritables héros de notre temps. Merci",
je pense que d’autres mots auraient été plus justes à mes yeux. En effet à quel prix ces pionniers et ces héros de notre temps ont-ils reconstruit leurs racines ! Un truc à trouver de Gaulle plus perspicace.
Attention Ségolène, j’ai au premier tour, le bulletin de vote volatil.
17:17 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielle, élections, segolène, sarkosy
25 juillet 2006
SARKOPHOBE
< La photo du crime de lèse-majesté.
Je sais bien que se moquer du physique des autres ne soit pas bien. Surtout s’il s’agit d’un Président, ou futur, de la 5ème république. Certes, Pompidou avait une trogne et un nom pas possible, sinon les autres étaient plutôt beaux mecs, jeunes. Et voilà qu’arrive un genre de gnome au regard du cocker des “Hush Poppies” : Sarközy de Nagy-Bocsa (Je tiens beaucoup au tréma), maire de Neuilly à 28 ans et ce pendant 19 ans.
Ce n’est pas de sa faute. C’est pourquoi, atteint d’un complexe d’infériorité et conscient de cela il tente pour équilibrer son ego, de faire le beau, dans les deux sens du terme. Ce syndrome n’est pas grave par exemple à mon échelon, beaucoup plus lorsqu’il s’agit d’un type qui veut à tout prix, et qui pourrait diriger la France et avoir le pouvoir d’appuyer sur le bouton de déclenchement d’une arme atomique.
Ce frustré vient d’écrire un livre autoélogieux qui n’offre guère d’intérêt tant au niveau de l’écriture que sur le fond et qui tire à 130.000 exemplaires. Un bouquin banal écrit vraisemblablement à l’aide d’un nègre qui tomberait dans la dithyrambe à l’insu du plein gré du patron. Il fait la “Une” des journaux et de la télévision pour la promotion de son livre, ce qui est de bonne guerre, ce qui l’est moins c’est comment il traite la presse dite libre. Le Canard Enchaîné (édition du 16 novembre 2005) annonçait que Nicolas Sarkozy était intervenu en personne pour empêcher la parution d'une biographie de sa femme Cécilia Sarkozy, dont il vivait séparé. Les éditions First s'apprêtaient en effet à publier le 24 novembre cet ouvrage intitulé "Cécilia Sarkozy, entre le cœur et la raison". Le directeur de la maison d’édition fut convoqué au ministère de l'Intérieur où Nicolas Sarkozy, toujours selon Le Canard "l'a menacé de foudres judiciaires et variées" si le livre paraissait. La maison d'édition a confirmé les informations de l'hebdomadaire, indiquant que la parution était reportée sine die et a indiqué n'avoir "aucun commentaire" à faire sur les raisons de ce report.
Donc monsieur est trompé et pas content Ce n’est pas le premier chez les hommes politiques à subir cet affront. Seulement voilà, ce Sarko pique un coup de sang lorsque la presse, people, en l’occurrence “Paris-Match”, publie une photo de son “ex-retrouvée” avec son remplaçant dans les rues de New-York. Double faute, car son staff avait intégré l’image d’un couple uni, et de sa vie privée dans son dispositif de communication. Depuis, notre cocu national aujourd’hui réconcilié avec sa dulcinée, et en balade en Guyane, s’étale sur tous les autres “people” avec roulage de galoche à l’appui.
Cet épisode pourrait paraître pitoyable jusqu’au deuxième acte.Nous avons tous vu ce populiste politicien au journal télévisé parlé de sa mésaventure amoureuse, et si je me souviens bien il y eut déjà du limogeage dans l’air. Ce n’était pas suffisant car Sarkozy voulait la peau du directeur de cet hebdomadaire, et c’est ce qui vient de se passer. Depuis la IV ème république on n’avait jamais vu un Ministre de l’Intérieur obtenir d’un patron de presse le limogeage de son directeur de publication, selon son bon plaisir et surtout pour une histoire de fesses. Et tous les confrères des grands médias tournent le cul au vent. Il a fallut un articulet du “Monde” pour apprendre cette inconvenance.
Voilà où en est la liberté de la presse aujourd’hui, et l’un des principes de la démocratie vient d’être violé. Déjà l’éviction de Serge July aurait du nous mettre la puce à l’oreille. Quoique le problème se place sur un autre plan, la mésentente entre un patron et un salarié même s’il est le co-fondateur de son journal, Libé.La grande presse et les médias télévisés sont par l’intermédiaire de leurs propriétaires, tous des industriels, à la botte du principal commanditaire, l’Etat.
Et cela n’est qu’une approche du personnage parmi d’autres moins connues. En voici une autre : Ce patron du parti unique de la droite française organise (aux frais des contribuables) une réunion de travail avec un dénommé Fini, le chef de la droite néofascistes en Italie. Objet de la rencontre “ La relance du centre droit en Europe” !!
Avant même d’avoir tous les pouvoirs, il s’impose comme un ayatollah. (un mot à la mode) et c’est à lui que vraisemblablement la moitié des Français vont accorder leur confiance, ce qui risque de nous imposer ce mégalo pendant cinq ans.
Mama Mia, comme dirait Alberto en latin. Je ne vais pas insister sur le personnage d’autres le feront mieux que moi, mais ce type m’horripile.
A noter toutefois qu’il chausse les baskets de Bush dans affaire du Liban. Il faudra pour bien la comprendre cette affaire, aller faire un petit tour chez le Hezbollah. Ce n’est un bataillon d’archange non plus. Je le ferai bientôt, ne serait-ce que pour répondre à Philippe Val dans son édito de Charlie-Hebdo.
18:01 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Sarkosy, cécilia, Paris6match, médias, presse, liberté de la presse
21 juillet 2006
DE BEYROUTH A PARIS
J’écrivais dans mon précédent post que la population israélienne se débrouillait avec sa conscience. La presse par contre, commence à trouver que cela semble à la fois bien long et peut-être inutile.
D’autant que le Hezbollah n’est pas le gang terroriste que veulent bien nous faire croire les politiciens, que dis-je les militaires. Il semble certains que la tâche qui était d’anéantir la résistance ne sera pas atteinte. Déjà la réplique est sévère et les victimes israéliennes et palestiniennes d’Israël pèsent sur cette conscience populaire dès qu’elle est elle-même touchée. Mais la peur s’installe dans les villes limitrophes du Sud-Liban et le pays reste soudé.
«Cela risque de se terminer par une amère victoire même si Israël a marqué des points en faisant comprendre qu'on ne peut pas l'attaquer impunément", écrit ainsi le plus grand quotidien du pays, Yediot Aharonot, pourtant pas dans l’opposition. Tandis que pour Haaretz, plus libéral, «Les dirigeants israéliens sont placés devant un difficile dilemme: achever l'opération par la diplomatie ou par une offensive terrestre coûteuse en vies humaines. D'une façon ou d'une autre l'illusion d'une solution miracle s'évanouit.»
Les spécialistes militaires qui avaient jusque là exposés clairement les plans de l’armée et les objectifs atteints, commencent à trouver que «les choses sont maintenant plus compliquées. Ils rappellent que les chefs de l’armée sont opposés à l’idée d’opération terrestre mais qu’il «est clair que les forces aériennes ne pourront pas seules régler le problème des missiles lancés sur Israël». Un constat d’échec et pourtant l’armée continue. Les chefs militaires maîtres du Pays se contredisent ce qui ne rend pas la compréhension facile. D’un coté, on demande aux militaires de “tenir pendant une longue période” au Liban, en Cisjordanie qu’on s’obstine à nommer Judée et Samarie, et à Gaza. De l’autre qu’Israël veut une guerre courte et puissante. Ehud Olmert déclare «Prenez autant de temps que cela sera nécessaire pour achever votre mission». Histoire de compliquer les choses, le ministre de la défense Amir Peretz, qui veut jouer les matamores, n’exclut pas, lui, une opération terrestre, L’accord tacite de Bush laisse la porte ouverte à toutes les bêtises.Bien entendu tout ce beau monde adresse ces messages à la fois vers l’opinion internationale et interne, en attendant l’arrivée de Condoleezza Rice, pour cesser l’attaque. On pourra alors de parler de cessez-le-feu et débuter des négociations internationales sur une frontière pacifiée entre Israël et le Liban. Déjà, tandis que les GI débarquent pour organiser “l’exode” de ses ressortissants, les bombardements ont cessé. Quelle catastrophe serait la mort d’un soldat américain au Liban tué par une arme israélienne dont la construction est financée par Washington ! Aucune considération par contre pour les civils libanais tués pendant ces opérations, le chiffre de trois cents est évoqué. Et çà tout le monde s’en fout. C’est comme çà et on n’y peut rien nous les p’tits français.
La position de la France est calquée sur celle de l’administration Bush. Nous entendons le Premier Ministre ne rien dire de sérieux et profitant de cet état de choses pour sa pseudo campagne électorale et un Douste-Blazy comme d’habitude ectoplamisque. Quant à Sarko-la-grande-gueule enferré dans le marketing de son autobiographie élogieuse, il se range derrière Bush. Chirac gesticule en privé et s’écrase à St Petesbourg. A gauche, ils sont tous partis en vacances, loin des aléas de la politique planétaire. Quant aux autres, les étrangers, Kofi Annan renvoie Israël et le Hezbollah dos à dos et demande "l'arrêt immédiat des hostilités". Ben voyons ! La veille il demandait une force d’intervention “coercitive” pour faire cesser les combats. Poutine, le Vatican et l'UE exigent un cessez-le-feu compte tenu de la dégradation de la situation humanitaire. La Russie qui ne veut pas se fâcher avec l’Iran, l’UE qui ne veut se fâcher avec personne et le Vatican qui lancera une “journée de prière”. Dès fois que, lui, là-haut fasse quelque chose. Tiens ! Au fait pourquoi pas demander à Radzinger Ier de lancer par la même occasion, des prières pour qu’il pleuve enfin dans la Beauce où j’ai 3.000 hectares de blés qui brûlent au soleil. Bien entendu, on manifestera encore à Paris, le samedi 22 juillet a 16h, du métro Barbès-Rochechouart (ligne 4) jusqu’à la Place Clichy avec les mots d’ordre suivants :
-Halte au terrorisme d’Etat israélien et aux bombardements contre les populations-Soutien à la résistance des peuples palestinien et libanais
-Non à l’alignement de la France derrière l’axe Washington/Tel Aviv
-Respect et application des droits nationaux palestiniens
-Pour une médiation neutre qui exige la libération de tous les otages palestiniens, libanais et arabes détenu (-e-s) en Israël.
Puis le samedi suivant..... et rien ne changera.
Bref tout le monde s’en balance. On est en vacances non ?
11:30 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Liban, Sarkosy, Israel, beyrouth, Chriac, Poutine, UE












