07 décembre 2009

COUPS FOURRES ET FOUCADES

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On se demande quand l'outrecuidance de ceux qui nous gouverne va cesser. Depuis son élection Sarkozy, nous abreuve de coups fourrés et de foucade. De son divorce et son Email pleurnichard jusqu'à la candidature de son fils Jean à la présidence de l'EPAD en passant par sa jalousie maladive envers Obama. Ce type déjà imbuvable pour les Français va l'être très bientôt pour ses électeurs, quant à ses collaborateurs, c'est déjà fait.

En ce qui concerne sa famille politique et ses petits copains, par contre ça roule. La dernière preuve est par ricochet l'élection de la députée-maire de Puteaux à la direction de l'EPAD. Elle a recueilli les voix de 14 des 18 administrateurs de l'Epad, le maire PCF de Nanterre, Patrick Jarry, seul autre candidat déclaré, en obtenant quatre.(1) C'est de la même eau que l'affaire du Prince Jean qui en rêvait, mais qui dû abandonner devant une telle incongruité.

Cette femme est aussi qualifiée que son petit copain Sarko Jr pour diriger cette affaire, mais c'est de la famille du président en quelque sorte., rien d'étonnant le quartier est la «propriété» du clan dont le parrain est Pasqua. Cette dame est Maire de Puteaux, après la démission pour raison de santé de son père Charles Ceccaldi-Raynaud, ex-président de l'Epad, ben voyons ! (1), de plus c'est le joker de Sarkozy (Coucou, le voilà) pour ses sièges successifs : démissions et réélections, toujours dans un fauteuil. En compensation, elle obtint un siège au Conseil économique et social jusqu'à l'élection de Sarko à la présidence. Mais, elle est élue pour seulement quelques mois, un établissement public, l'Epasa devant voir le jour avant l'été et a fait savoir qu'elle était déjà candidate à la présidence de cette future structure. J'en reste baba, !

C'est surtout le différent qui l'oppose à un blogeur de Puteau, Christophe Grébert 'élu du Conseil Régional' qui la dépeint exactement. En septembre 2006, cette gente dame et son paternel sont condamnés solidairement en première instance pour diffamation, après la publication d'un texte sur le site municipal de Puteaux laissant entendre que Grébert avait des « penchants pédophiles ». 2 500 euros d'amendes chacun, ainsi que 3 000 euros de dommages-intérêts. Condamnation confirmée par la Cour d'appel de Versailles En 2008, elle a perdu encore un procès en diffamation devant le tribunal de grande instance de Paris contre ce blog qui l'accusait de « faire la pute à Puteaux » Ce qui me rappelle «Les fils de Puteaux» de mon enfance.

Guaino

« Les Hauts-de-Seine ne doivent pas être regardés comme un petit département, mais comme une grande ville dont le centre serait extérieur à elle-même", déclarait Henri Guaino en 1999, à la tribune du conseil général à l'époque conseiller spécial de Charles Pasqua, patron du département de 1988 à 2004. Les hommes du président sont nombreux à l'avoir suivi des Hauts-de-Seine à l'Elysée. (Claude Guéant, aujourd'hui secrétaire général de l'Elysée) Passerelle toute trouvée pour évoquer un autre genre de scandale tournant autour de notre Président bien-aimé, qui démontre par quelle espèce d'individus nous sommes gouvernés, les rémunérations du ci-devant Guaino, même pas énarque, mais nègre de Chrirac et Sarko. Le « Canard enchaîné » publie ses indemnités de sujétions particulières (prime de cabinet): 157.512 euros par an, ce qui représenterait donc avec ses rémunérations de conseiller à la Cour des Comptes une rémunération mensuelle d'environ 18.626 euros... et un salaire annuel de 290.000 euros. Lui dont la mère était femme de ménage, quel parcours !

Bien entendu Guaino dénonce une «transparence totalitaire, mesquine» et rappelle que ses revenus sont déclarés au fisc. Encore heureux et c'est justement ce qu'on lui reproche, accumuler des postes grassement rémunérés, en occurrence 800 € par jour,!. Et pourquoi faire ? Suggérer des idées saugrenues au patron ? Comme le discours ravageur de Dakar ou il est question de « L'Afrique [Qui] n'est pas assez rentré dans l'histoire », c'est vraiment cher payer l'ânerie.

La question est toujours posée : de quelle légitimité ces conseillers spéciaux tiennent-ils pour s'immiscer dans toutes les affaires de l'Etat, au point de critiquer l'opposition ? Guaino s'est présenté à la Mairie du Vème en 2001 sur la liste du RPR de Philippe Séguin, Tibéri s'étant constitué en candidat dissident : Guaino a recueilli 9,6 % des voix contre 40 % pour Tibéri.(Avec les habitants du Père-Lachaise).Elus du peuple, ces hommes influents ne serait certainement pas plus mal.

Dans la catégorie sandale, je ne parlerais pas des onéreux sondages, le seul cap des dirigeants politiques, notamment de Sarko, dont on cherche à dissimuler le coût et qui ont pour fonction, non seulement de renseigner sur l'état de l'opinion publique, mais surtout de l'influencer, même quand ils ne sont pas truqués. Non plus de l'inflation quantitative et salariale des membres des cabinets ministériels, François Fillon est obligé de faire une mise au point alambiquée où l'on constate du plein emploi et bien payé, on est pas des gueux.

Ce régime de potes et copains, risée du mode entier devrait cesser. Sans grand espoir que l'équipe qui parviendrait au pouvoir ne continue pas cette politique de bourgeois pour les bourgeois.

Sur Facebook circule un site dont la prétention est de recueillir 1 million d'adhérents et projette à l'instar des Italiens, qui ont observé une manifanti-Berlu, une journée qnti-Sarko. C'est infantile , mais cela défoule.

(1) Patrick Jarry, qui sera vice-président, a fait le plein des voix à gauche, Joëlle Ceccaldi-Raynaud réunissant sur son nom toutes celles des élus de droite (trois en plus de la sienne), des neuf représentants de l'Etat ainsi que du membre de la chambre de commerce et d'industrie de Paris.

 

(2) Avec qui elle est en « guerre depuis refusant de rendre sa place, arguant que son père est incapable à la limiteséile, elle succède donc à PatrickDevedjian, ministre de la Relance et actuel président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine, qui a été évincé pour faire place à l'opération Jean.

20 septembre 2009

SARKO- VILLEPIN, 0 PARTOUT LA BALLE AU CENTRE

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L’affaire Clearstream comme son nom ne l’indique pas n’est pas transparente du tout, c’est le moins que l’on puisse dire. J’ai essayé de suivre, pour enfin abandonner tant cela ma parait un sac de nœud. Notre ‘affaire ‘ d’état n’en est pas une d’ailleurs, c’est un de ces minables coups de pieds sous la table que se balançent les ex-candidats à la présidence de l ‘UMP, chemin obligatoire vers celle, la vraie, de 2007 qui est passé sous le nez de Villepin.


Une magouille si pitoyable de cour d’école que les médias en mal de scoop font une « affaire ». Sachant qu’elle est montée par un repris de justice, le dénommé Lahoud pour une sombre histoire de gros sous, on devait passer à autre chose. Depuis quatre ans de procédures fortement médiatisées, on nage toujours. Un jour on voit le nom de MAM et Philippe Rondot comme témoins et une ribambelle de personnages comme victimes, dont les noms apparaîtraient sur une liste de bénéficiaires de pots de vin, rebaptisés commissions, dans une autre affaire, une vraie, celle des frégates de Taiwan.

Sur cette liste figure le nom de Sarkosy d’où l’Affaire, on enquête, on fouine et bien vite on s’aperçoit qu’il s‘agit d’un faux fabriqué par ce margoulin de Lahoud. Seulement voilà, sur cette liste, pas de Sarkosy Nicolas, un détail occulté par les médias, par contre on trouve le nom de Nagy-Bocsa, sans prénom mais, son patronyme et celui de son père. Cela la fout mal pour la famille, il est vrai, et je comprends que Sarko prenne les boules, mais de là à en faire un duel politicien avec Villepin et de nous prendre pour des pigeons ! Non. De plus comment peut-il se porter partie civile, ce qui serait contraire au droit, puisque ne subissant aucun préjudice direct ? A voir et entendre ces deux guignols se balancer des mots doux, je croyais que Nicolas Sarkosy, nommément, avait été rajouté sur la liste.

Donc débute le procès, cinq prévenus vont comparaître, le principal inculpé étant l’informaticien/ faussaire et les parties civiles seront 42, dont Nicolas Sarkozy. Comme par hasard, un hebdomadaire publie quelques jours avant l’ouverture des débats des extraits d'un procès-verbal d'audition qui date de décembre 2008 de Lahoud, dans  lequel il reconnaît avoir bidonné les fichiers. « J’ai recopié sur une feuille Excel deux noms, soit Nagy Bocsa, soit Bocsa Nagy avec des comptes bancaires attachés, le tout exigé par Gergorin (un ex-responsable de EADS) et sous la connaissance de Dominique de Villepin Nicolas Sarkozy. » [Le but] c’était de monter une cabale contre lui » disait-il. Ce Lahoud est un mathématicien et un informaticien reconnuKO VILLEPIN (il vient de décrocher l'agrégation) et il serait l’auteur de la saisie d’une simple feuille d’Exel dans les bureaux du ministère de l’Intérieur sur un ordinateur portable ? Personne d’autre ne pouvait remplir cette feuille ? Ça pue tellement la combine cet aveu, que tout le monde se marre. (3)lahoud.jpg
Elément troublant, cette audition a été réalisée, une fois l'instruction close. Au même moment de la parution du journal, le procureur s'était exprimé à la radio pour attaquer Dominique de Villepin. Qu'un procureur en charge de l'affaire, étale sa profonde conviction publiquement est choquant sinon illégal. A signaler que ce singulier proc est celui qui était en charge de l'affaire du « gang de Tarnac »  Aux dernières nouvelles le beauf de Villepin aurait surpris dans son bureau, Lahoud et une stagiaire devant son micro. Bizarre, bizarre !
Lahoud >>>>>>

Théorie sarkosienne : Villepin lui-même aurait demandé d'ajouter le nom de Sarkozy sur cette satanée liste, afin de déconsidérer un rival pour la présidentielle de 2007. Les juges d'instruction souhaitent qu'il soit en outre poursuivi pour "complicité d'usage de faux et recel d'abus de confiance et recel de vol". Le tribunal tranchera, mais sa carrière est mal barrée pénalement il encourt au maximum cinq ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Et peut-être de l'inéligibilité.

Pour résumer Sarkozy souhaite faire payer Villepin et il espère même l'éliminer politiquement.
Je préférerai un duel à l’aube sur le pré : « A ma droite Nicolas Sarkosy Nagy-Bocsa et à ma gauche, si j’ose dire, Dominique Galouzeau de Villepin. Messieurs à la première goutte de sang..." Sinon qu’on les pende à une lanterne et ensuite ça ira.

(1) La société a été soupçonnée, depuis les révélations du journaliste Denis Robert il y a une dizaine d'années, de gérer des milliers de comptes occultes pour toutes sortes de clients y compris les partis politiques. Après des années d'enquêtes et de procédures contre lui, Denis Robert a jeté l'éponge mais, est prévenu dans ce procès.

(2) Villepin et ses avocats à la veille du procès utilisent le droit pour contrer l’action du chef de l’état qui selon son statut ne pourrait se porter partie civile.

(3) Seule certitude le concernant: l'expertise de son ordinateur a révélé l'ampleur de ses manoeuvres informatiques. Dès le début des investigations, en avril 2005, il a en effet effacé 623 629 fichiers de son disque dur!

27 août 2009

DSK SUR SA RAMPE DE LANCEMENT

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Pour 2012,  date de l’élection du Président de la République, les Français de gauche font d’abord confiance à DSK, secrétaire général du FMI qui fait nettement la course en tête dans les sondages. Trente-trois pour cents des Français préfèrent Dominique Strauss-Kahn comme candidat PS. Parmi les sympathisants socialistes, DSK est toujours en tête (27%)." (Nouvobs) Pour Marianne/ CSA, c’est pareil. En partant de ce constat on mesure la portée des gesticulations des prétendants à l’investiture et l’inanité d’une primaire à l’américaine que vient d’agréer, à moins qu’il ne s’agisse d’une manœuvre, Martine Aubry

Ce système a cours dans 20 Etats aux Etats-Unis, dans 10 d'entre eux, on demande une déclaration d'appartenance politique aux votants. Les autres n'exige aucune preuve de la part des électeurs. Très démocratique, ce système peut être pipé par les adversaires politiques qui envoient des militants voter en masse pour le candidat le plus mal placé.
Je pense que c’est la porte ouverte aux démagogues, car si c’est l’opinion qui fait le candidat, la tentation de populisme pourrait apparaître et nous retomberions dans le même truc, flatter la plèbe plutôt que gouverner la cité.
Ce projet est encore flou, ouvert à tous les candidats venant de gauche, des Verts, du Modem, du PCF ou encore du côté du NPA de Besancenot ? Et Mélenchon ? Ouverte à tous les sympathisants, militants, « grands électeurs » ? Ou s’agit-il d’une liste offerte donc arbitraire, à des électeurs triés sur le volet ?

Depuis quelque temps on ne parle que de cela, la tasse de thé de Ségolène qui voit là un succès police, une pétition circulait même à la veille de l’université d’été de la Rochelle. Montebourg menaçant même de quitter le PS en cas de refus, en a esquissé les modalités, il est prévu par exemple un engagement écrit d’adhésion à une ligne générale pour éviter les candidatures bidons. Tout ce  monde veut des primaires, même Fabius qui n’a plus rien à perdre. On papote, on discourt, on pérore, on se place, on plastronne, en faisant d’ignorer la notoriété d’un de leur chef de file. Si DSK a une telle côte chez les Français, c’est certainement parce qu’il a une stature politique que n’ont pas les autres. Stratégiquement il a plusieurs atouts, outre la place prestigieuse qu’il occupe à Washington, (il a un titre de  chef d’Etat) sa position de « survol » et de recul de la vie politique intérieure imposée par sa fonction au titre du droit de réserve, il est le Delors d’aujourd’hui, l’homme du recours, sans magouilles politiciennes qui discréditent le P.S.

On imagine un duel Sarkosy/Strauss Khan,  moins avec un éléphanteau, ou même dans cette circonstance avec Ségolène. A ce sujet il est contre le projet de primaire, il se souvient des duels télévisés d’où est sortie triomphante Royal et il n’envisage pas de se rabaisser dans ce scrutin au niveau d’un jeune Peillon ou Vals.  « Quitter Washington pour l’Elysée, OK. Pour être investi par le P.S aussi. Mais pour disputer une primaire contre d’autres socialistes, là, c’est non, très peu pour moi ». dit-il .

C’est dans toutes les couches de la population qu’il obtient ce rôle de leadership, seuls les jeunes font un peu la tronche, dans tous les partis anti-sarkosistes, modem compris. Mais c’est dans celles des responsables politiques patrons, banquiers, industriels et les intellectuels qu’il fait mouche.

Quels sont les candidats potentiels qui lui feraient obstacle ? Delanoé ? Ségolène ? Ce qui est plus embêtant pour lui, car madame à un fond de commerce qu’elle sait gérer et faire fructifier. En effet elle est préférée dans les sondages par les militants, un handicap, le seul, qui pourrait placer DSK en mauvaise posture en cas de primaire au sein du parti. Mais, dans une période de crise économique, le choix d’un spécialiste devrait l’emporter devant celui d’une figure plus politique ou symbolique.
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Son staff prépare consciencieusement sa mise sur orbite et estime que les résultats de ce sondage arrivent un peu trop tôt, le timing est bouleversé. Pourtant tout est prêt même lui qui en privé déclare  « Entre président de la République et directeur général du FMI, je préférerais quand même président ». Il est vrai que 315 200 € de revenus annuels ne sont pas à négliger devant un tel choix.
A droite on a un peu les miquettes tout de même à tel point que l’Elysée sort le vieux truc de l’étouffement. On commence par faire croire que c’est Sarko qui a suggérer son nom pour le FMI, alors que tout le monde sait que c’est Claude Junker qui l’a fait. Puis on l’encense, Copé qui sera peut-être un jour son adversaire déclare, « c’est le seul qui puisse sauver le P.S ». D’ailleurs chez les sondés se déclarant à droite il est en têtes des résultats, celui qui le plus d’avenir à gauche.
Bon, et ceux qui n’ont pas été sondé comme moi qu’en pensent-ils ?

Je pense qu’il faut, soit être pragmatique et sans faire de sentiment, c’est vrai que DSK est un candidat sérieux face à Sarkosy, qui soit dit en passant ne fait plus la chochotte, il sera candidat à moins qu’un autre malaise vagal ne lui interdise. Ou alors on fait dans le romantisme. On attend l’irruption sur la scène politique d’un véritable homme de gauche capable de rallier sur son nom la majorité des électeurs de gauche
Cela est à écarter, trop tard. Les autres ne sont déjà plus dans les starting-blocks. Et nous voilà « Gros-jean comme devant » devoir porter nos suffrages à un socialiste plus molletiste que blumiste pour battre Sarkozy qui lui remonte dans ces fameux sondages.

Nous sommes englués dans un système qui nous oblige à être gouvernés par ses gérants, nous ne sommes plus capables de créer un véritable mouvement, un souffle, ni même une esquive de politique nouvelle qui, ne nous leurrons pas, ne pourra renverser l’ordre régnant, mais  semer une graine d’espoir dans le cœur de nos enfants pour qui c’est mal barré.

07 août 2009

BONUS MALUS

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Un porte-parole de la banque BNP-Paribas a déclaré que le calcul du journal Libération était bien exact. Sa banque devrait bien verser près d'un milliard d'euros à la fin de l'année même s'il ne s'agit pour l'heure «que d'un montant virtuel » Il s’agit de provisions, souvent un truc comptable (en plus) pour soumettre un bilan plus présentable au fisc.

Un milliard, ce qui représente 59 000 euros en moyenne par salarié. (1) J’en connais une, au guichet de la Gare de Lyon qui espérait devenir riche, manque de pot cela concerne les 17.000 salariés de l'entité « Corporate and Investment Banking (CIB) » spécialisée dans la spéculation, ces manœuvres empreintes d’immoralité financière que Sarko prétend vouloir éradiquer. La BNP-Paribas a touché 2,55 milliards d'euros de la part de l'Etat lorsque celui-ci a distribué des aides pour sauver les banques et est actionnera à hauteur de 17 % nous attendons la réaction des administrateurs lors de la soumission de l’enveloppe globale, sommes versées en 2010 sauf catastrophe bien entendu, mais au train où vont les choses, c’est dans les poches mes kikis.
La direction de cet établissement bancaire applique les règles édictées par le G20 de Londres, tout en faisant allusion aux banques américaines qui ne les appliquent pas et qui versent encore plus de pognon qu’elle. En effet les chefs d’Etat réunis dans le cadre de cette réunion  ont, non pas proscrit ces bonus, mais édicté « des règles pour éviter les dérives qui ont favorisé la crise

Devant un tel scandale médiatique, paniquade générale dans le monde bancaire à tel point que son directeur général refuse d’en parler.

Le PDG de la Société Générale a aussitôt annoncé que les bonus octroyés par sa banque le seront cette année en fonction des comportements et pas seulement des résultats de ses traders. Encore plus élitiste, des bonus pour les lèche-bottes ou les Kerviels Brothers en puissance ! La Générale deuxième banque française a annoncé un bénéfice net de 31 millions sur les six premiers mois de l'année.

Pourtant les banques s'étaient engagées à mieux encadrer les bonus afin de limiter les trop fortes prises de risque des traders. (2) Mme Lagarde en remettait une couche le mois dernier en les mettant en garde contre le retour de ces «vieilles pratiques».
une  «honte absolue». Soit cette dame se fout de notre tronche, soit elle ignore tout du monde du fric. Etant donné son parcours professionnel je pencherais pour ma première proposition.
En février 2009, un accord entre les banques et les autorités de régulation devait être soumis à Bercy. Un « code éthique » soumis au gouvernement, devait s'appliquer pour les primes versées au début de 2010. Lors de son intervention radiotélévisée, jeudi 5 février, Sarkozy a fustigé le système de rémunération de ceux qu'on appelle les traders, « Ça a conduit à la catastrophe que l'on sait, a-t-il dit. Allons-nous le voir s’extirper de son transat et re-fustiger ces patrons et retourner vite se reposer activement chez la belle-doche ? Ou Lagarde faire les gros yeux ? Estrosi parle d’un contrôle de la Banque de France, laquelle vérifiera le bien fondé de ces bonus. Comme si ces commissions n’étaient pas causées ?

Aux U.S.A, les salariés de Goldman Sachs ont été informés qu’ils pouvaient s’attendre à recevoir les plus gros bonus en 140 ans d’Histoire de la banque : 11,3 milliards de dollars. Le plus faux-cul de la bande est son patron qui recommande à ses goldens boys d’être discret dans leurs dépenses. Sûr que les mecs ne vont pas acheter de Rolex et de Rayban à 150 $ la paire. La réaction outrée d’Obama par le même genre de scandale qu’ici est plutôt marrante, mais lui au moins avait taxé les bonus ce que son « copain à talonnette » n’a pas osé faire. De toute façon cela ne changera rien.
Pourquoi cela ne bougera pas ? Parce que nos économies sont prisonnières du système capitaliste dont les dirigeants que nous venons de citer en sont à la fois les thuriféraires car bénéficiaires et en même temps, captifs. Je cherche le qualificatif pour nommer ce genre de phénomène. Aujourd'hui, Obama et ses confrères ont peu de moyens, sinon pas du tout, pour contraindre les banques à arrêter ces pratiques. Face à la « firme » (le surnom de Goldman ) le chef de la plus grande puissance du monde doit s'incliner.

Le plus grave dans ces distributions de bonus c’est non pas la forme, quoique, mais le fond. Je m’explique : payés en fonction de leurs résultats les goldens boys vont forcément entraîner leurs positions vers des situations plus risquées, et entretenir ainsi ces marchés douteux, ce qui devra déboucher sur une nouvelle crise financière qui engendrera encore une fois une crise économique.

Madame la ministre des Petites Economies, vient de nous en sortir une bien bonne qui fait surtout marrer les banquiers invités à se faire souffler dans les bronches pour la frime à Matignon. Sans Fillon et sans......Lagarde. Laquelle est contre une loi, contraignante donc, encadrant la distribution des bonus, arguant que les autres places mondiales n’en feront pas autant. La finance internationale aux manettes, bloque toutes ententes internationales sur le sujet et elle le sait.« Je crois aussi beaucoup au principe de la transparence. Dès qu'on met au grand jour un certain nombrere doit revenir de rémunérations, le sens de la mesu » a-t-elle dit. C’est pas une belle déclaration ça ? Mais le plus fort c’est Sarko, (3) il reconvoque la profession à la fin du mois pour leur répéter qu’on ne peut rien faire contre-eux au sujet des bonus.

Même si c’était vrai, ce n’est pas une raison pour se foutre de la gueule du monde à ce point. Même pas honte.

Et pendant ce temps-là on ne parle pas des stock-options, salaires mirobolants, les parachutes dorés et primes d’embauche.

(1) Le système de répartition des bonus est faite par les chefs de services des traders jusqu’aux dactylos en fonction de leur salaire et de leur poste.

(2) A noter qu’il n'existe pas de malus pour les opérateurs qui causent des pertes.

(3) Titre lèche-bottes du Parisien : « Pas de répit pour Nicolas Sarkozy. Depuis sa maison de vacances au Cap Nègre (Var), le chef de l'Etat français a décidé de convoquer le 25 août prochain le secteur bancaire et financier à l'Elysée ".

23 juin 2009

SARKO AVAIT L’AIR EMPRUNTE


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28 avril 2009

LA FRANCE, TA LAICITE FOUT LE CAMP

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Sarko qui est omniscient lui aussi, vient de signer décret passé inaperçu sauf par ces bouffeurs de curés que sont les journaliste du Canard. Ce texte aboli, et oui « m’sieurs- dames » une loi datant de 1880 qui enlevait aux établissements catholiques le droit de distribuer des diplômes d’Etat ; rien que ça. Et ce, suite à un accord signé en décembre entre le Saint-Siège et le ministre des affaires étrangères, qui établit une reconnaissance mutuelles des diplômes. A part le Conseil d’état, personne de pourra aller contre. Cet accord s’applique non seulement au Vatican, mais en France dans les universités catholiques et établissements supérieurs habilités par le St Siège qui devrait être éjectable. C’est à dire que les facs cathos qui enseignent à la fois la médecine et la théologie pourront délivrer des bacs et autres parchemins comme les établissements laïques. Aussitôt les présidents d’Universités ont gueulé et Kouchner, Pécresse, encore elle, ont entamé un timide retrait. Dans un communiqué, ils spécifient que cela ne concerne que les disciplines canoniques.(Un bac de christianisme ?) Seulement voilà, le Vatican ne lâche pas le morceau et exige l’application du contrat signé, c’est-à-dire la délivrance de diplômes en matières profanes. On attend la suite.
Si nous ne faisons pas attention à ces coups fourrés, nous allons vers la disparition de l’école républicaine aux profits des bourreurs de crânes qui en plus de cela veulent prendre un peu plus de pognon.
Tout cela s’inscrit dans une optique sarkosienne qui s’applique à tous les domaines de la vie citoyenne, les services publics, la santé publique, les prisons, les retraites, les assurances. Une politique copiée sur le modèle américain, dont on connaît et voit les résultats en matière sociale et économique.
Pour en revenir à la laïcité, il a une dame du gouvernement dont je tais le nom pour ne pas me répéter, (elle travaille Place Beauveau) qui a hérité dans sa charge d’une séquelle de la puissance religieuse d’avant 1905, une concession laïque : le titre de Ministre des Cultes. Incroyable , non ? Et qui a dû adresser une lettre au patron des curetons français André Vingt-trois et je retiens un comme disait Coluche. Missive dans laquelle elle s’excuse, en gros que certains propos du Pape ont pu être critiqués : « La parole de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, mérite d’être restitué dans sa complexité [face aux critiques formulées] hâtives et abusivement simplificatrices »
Rassurez-vous il ne s’agit pas de cette histoire de condom dont l’usage serait inefficace, (1) mais des propos tenus en 1999 par le futur pape, déchaîné contre notre Jean–Jacques Rousseau. Ce qui est son droit, mais ne mérite pas des excuses de la République française avec des mots qui datent du moyen-âge : « Sa Sainteté » cela sent l’encens froid et le vieux pipi de bigotes imprégné dans des jupons inexplorés depuis une dernière guerre.
Notre Radzinger critiquait le rousseauisme en ces termes : « conception anarchique de la liberté » et estime que la pensée des Lumières est bonne à foutre à la casse, « de les considérer comme une locomotive usée » Venant d’un tel rigolo tout le monde forcément devrait se marrer, sauf notre ministresse et son Sarko de patron.
Faut-il rappeler que ce Pape teuton est un théologien ?  A lire, la petite gâterie suivante. A une question concernant le péché originel : si Dieu, qui est la bonté absolue, a tout créé, d'où vient le mal ? » il répond ainsi : « A cette question fondamentale, qui interpelle chaque génération humaine, les premières pages de la Bible répondent justement par le récit de la création et de la chute de nos premiers parents. Dieu a tout créé pour l'existence, il a notamment créé l'homme à son image. Il n'a pas créé la mort, elle est entrée dans le monde à cause de la jalousie du diable qui, révolté contre Dieu, a aussi entraîné les hommes dans le piège en les incitant à la révolte.[...]
Trois remarques,
a/dieu aurait créé l’homme à son image. Même pour un Jésuite cela est inexplicable, surtout au premier degré. Dieu aurait la tête de Gérard Philippe et le diable la tronche de Michel Simon.
b/Satan est jaloux, de qui ? De dieu qui l’aurait donc créé rien que pour nous emmerder ? Vite un cachet d’aspirine.
c/Et de plus incité à la révolte, quelle révolte ?

Je veux bien croire que tout ceci soit une image, une allégorie pour des peuple analphabètes comme des pieds (Oui, je sais ça date, c’est venu comme ça sous la main) mais il ne faudrait pas prendre les fidèles pour des imbéciles avec des clichés pareils.  Ces dévots qui croient, dur comme fer sinon je vais en enfer, à cette autre image d‘Eve la cochonne proposant à son seul copain de jouer à la « bête à deux dos » lequel obsédé sexuel, saute sur l’occasion et par la même sur sa copine, jaloux d’un grand singe aux yeux bleus qui rôde autour de la pucelle.
Nos gentils fervents, vont bien un jour s’apercevoir que pour croire en un dieu, il n’est pas nécessaire de raconter des balivernes pareilles.
A ce sujet, pour eux que cela intéresse voici le lien vers un article que j’ai commenté sur le site qui concerne les types qui veulent se débaptiser.
Le Point
L’analyse du contenu des commentaires est une source d’enrichissement pour mieux comprendre les motivations des êtres humains qui poussent à croire au merveilleux. C’est pourquoi j’y reviendrais « incessamment sous peu »

Dernière nouvelle incroyable mais vraie, l’instruction religieuse ne sera pas obligatoire dans les écoles berlinoises, mais optionnelle ! Malgré l'intense publicité menée ces dernières semaines par les partisans du "oui", 51,3 % des votants ont rejeté cette réforme, privilégiant le maintien de leçons d'éthique obligatoires lors d’un scrutin référendaire proposé par une organisation hyper catho PRO RELI. Même Angela Merkel avait appelé à ce que « le plus possible de Berlinois et de Berlinoises votent oui » Y- a–t-il dans l’assistance un émigré en Teutonnie qui pourrait nous en dire plus ?

Heureusement, ce référendum a été l’objet que de 29 % de votant, soit une approbation plus que minimale 51 % de 29 % ça ne fait pas bézef, 15 %.  Il n’empêche que Berlin, considérée par les Allemands comme la capitale de l'athéisme, a discuté de religion des mois durant et c’est à se taper le cul par terre.
Manquerait plus que le Tuteur d’Angéla se mette en tête de faire pareil en France, en signant comme je le relate au début de ce billet, par un décret. !

(1) Déformation, désinformation cela s’applique également à cette histoire de capote et de Sida. C’est le cas du Vatican. Dans le verbatim apparaît cette phrase « On ne peut le résoudre ( le Sida) en distribuant des préservatifs ; au contraire cela aggrave le problème". Aussitôt on rectifie officiellement en remplaçant la dernière phrase par "cela risque d’aggraver le problème". Sodomisation de mouche. ?

23 avril 2009

LA PARDONITUDE

 

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Mélenchon aurait-il raison lorsqu’il parle de guignolade en ce qui concerne la polémique engagée par Notre-Dame de Ségolène en s’excusant au nom de la France auprès de Zapatero des propos peu amènes proférés à son encontre de notre farfelu ? Sans en faire une montagne, je ne pense pas. Et voilà donc Ségolène aussitôt prise comme tête de Turc par la droite qi n’hésiste pas à la prendre pour une folle comme le laisse entendre je ne sais plus qui, ou d’oie comme beaucoup de monde autour de moi, y compris sur ce blog. Pourquoi tant de bruit de hargne et de haine venant des membres du  gouvernement au sujet de cette petite phrase à l’humour douteux, s’il s’agit bien de ça ? Tout simplement pour minimiser les propos qu’il lance en parlant d’Obama, pas du niveau pour décider efficacement, de Barrosso et de Merckel. Voir la presse.

C‘est un pataquès à la française en effet, les mots prononcés ont été entendus par certains et pas par d’autres. Bien sûr l’Elysée dément, (sans la virgule) et ce forcené de Lefevre vitupèrer et incriminer Libé qui lance l’affaire, tandis que Kouchner confirme, mais tente d’arrondir les angles. La presse mondiale et surtout espagnole en fait ses choux gras et nous prend par la même occasion pour des ploucs et ne se gêne pas pour parler de Sarko d’employer des épithètes peux flatteurs.

Ségolène Royale est tout, mais certainement pas idiote. Elle a opté pour une stratégie politique qui consiste à occuper le terrain et couper ainsi l’herbe sous le pied de Bayrou.
J’ai déjà écrit que pour faire de la politique à ce nouveau il fallait être un « tueur » ce qu’est Sarko, elle fait donc son boulot faire l’état des bévues et erreurs que pourra faire son partenaire. Ce qui n’empêche pas certaines maladresses de Mme Royale qui permettent à ses adversaires et amis, d’ailleurs de la discréditer, par exemple Jack Lang qui tente de la moquer.

Demander pardon, mais à quel titre, me direz-vous, et bien de celui qu’elle se donne, forte du taux respectable qu’elle a obtenu à la dernière consultation électorale, il n’est pas dit d’ailleurs que cette tactique soit payante, nous verrons bien. Elle a un autre atout dans sa manche être la seule femme de gauche sur la scène politique en France, alors que dans l’opposition personne n’émerge du lot pour faire ce travail d’adversaire crédible de la politique économique et sociale du gouvernement et candidat en 2012.
Sans cette présence permanente de Mme Royale, il ne nous resterait que trois solutions à l’heure actuelle : votez à droite pour Sarko, Copé, ou Villepin (s’il ne finit pas condamné, tué ainsi par la droite de l’UMP), votez pour Bayrou ou pour Besancenot, une candidature symbolique. A moins que surgisse un homme providentiel, un Obama à nous, mais qui ne peut être, ni noir, ni pédé, ni juif, ni surtout femme, faut pas charrier.

Pour les médias, voilà qu’arrive à point nommé et à la grande satisfaction de notre vénéré président, cette histoire de collaboratrices non « payées » lesquelles viennent d’obtenir gain de cause en cassation. D’après mon journal préféré qui sort avant tous mes autres le mercredi, l’Elysée souffle sur cette braise, ce qui montre le niveau qui règne dans la politique française. Comme je connais un peu la question, il s’agit d’un imbroglio juridique qui part d’une première condamnation des plaignantes qui poursuivirent puis en appel et cassation. A noter qu’il s’agit d’indemnisations et non pas de salaires, bref, une querelle de ménage, qui n’a rien à voir avec sa position sur la scène politique.

P.S Qui  n‘a rien à voir non plus. Le cas de Thierry Meyssan est intéressant à plusieurs titres et soulève deux hypothèses. Ou c’est un imposteur paranoïaque à l’ego sur dimensionné ou c’est un analyste très fin et surtout très très bien informé de la vie politique mondiale. Sa théorie du complot rejoint les fantasmes de beaucoup de gens qui s’intéressent à la vie politique, ou à la vie tout court, ce qui est excitant, il ne faut pas le cacher pour certains dont je suis.

Dans le cas d’un rigolo ou pourra se gausser lorsque ses théories ou informations se révéleront fausses, sinon par exemple pour moi, pouvoir dire que j’étais d’accord avec lui. Cela sans hypocrisie parce que partagé intimement entre les versions officielles : par exemple celles de la destruction des tours de N.Y et les questions posées par de nombreux observateurs à ce sujet et cultivées par Meyssan.
Je suis également convaincu que le pouvoir américain est aux mains du fameux groupement militaro-industriel, donc pétrolier, qui fait et défait les présidents américains y compris le dernier qui ferait bien d’éviter, s’il rue dans les brancards, de voyager en voiture décapotable.

Vous lisez cette interview et vous vous enfoncez encore plus dans la perplexité.
Meyssan

25 mars 2009

DESTOCKAGE DES STOCK-OPTIONS




4781293.jpgA l'oral ou à l'écrit, le petit Nicolas multiplie les fautes de français. En pleine Semaine de la Langue Française, cela la fout un peu mal, même pour moi qui ne suis pas un cador en la matière
"Si y en a que ça les démange d'augmenter les impôts…", a-t-il dit  devant les ouvriers d'Alstom. Ou "On se demande c'est à quoi ça leur a servi ?"en parlant des études des élites.
Le fait-il exprès? Sarko est avocat de métier, c’est dire qu’il maîtrise la langue française et nous pouvons nous demander si ce langage (1) n’est pas tout simplement démagogique, parler peuple à une bande d’ignares - le plus souvent, c'est dans les usines qu'il se lâche - qui gueulent après les patrons lorsqu’ils quittent leur boite aux aussi, mais par la grande porte et avec une besace pleine de fric.

Le Medef et le gouvernement se foutent de la gueule du monde en s’insurgeant verbalement au sujet du pactole alloué aux grands patrons remerciés, lorsque leurs boites, dont ils sont responsables, se trouvent obligées de virer du monde. Ce pour la bonne raison qu’il s’agit d’un contrat privé et que l’Etat n’y peut rien. D’ailleurs Mme Parisot le sait bien puisqu’elle ne fait appel qu’à l’éthique, à la déontologie et à l’auto-contrôle des conseils d’administrations, lesquels sont souverains. "Un scandale qui foule aux pieds notre code de gouvernance", ose-t-elle dire en voulant nous faire croire qu’elle n’était pas au courant lorsqu’un de ses syndiqués, patron d’un grand groupe décide de partir et certainement pas sur un coup de tête. Un nuage de fumée que ces rodomontades.
La loi peut-elle encadrer ces rémunérations? Sûrement pas. Fillon, lui aussi noie le poisson en affirmant que l’Etat compte-tenu de sa participation dans le capital de Valéo, sans droit de veto, s’opposerait à ces indemnités de départ, alors que l’on sait qu’il faudrait que les autres actionnaires soient d’accord, ce qui plus qu’improbable, puisque les actionnariats soient souvent croisés..
Ce n’est pas à posteriori qu’il faut intervenir, mais en amont, c’est-à-dire s’attaquer au capitalisme à la base, à renverser la table. Seul l’outil fiscal pourrait remettre de l’ordre en plafonnant les indemnités de départ ou en conditionnant les aides à la suspension des bonus.

Aux USA, un concentré du capitalisme, on commence à faire la tronche. Et Obama qui sait très bien de quoi il parle rue dans les brancards. Soutenir une société d’assurances en difficultés en investissant  dans les fonds propres et savoir qu’elle octroie 165 millions de dollars de primes à certains cadres dirigeants, cela fait caca dans le décor. Devant le tollé, les primes ont été restituées et du coup une loi a été présentée par l’administration Obama pour taxer à 90% les primes perçues. Et encore avec des précautions.

Chez nous on fait les gros yeux aux patrons voyous et aussitôt une nouvelle affaire de ce genre, Valéo (la goutte qui fait croire que le vase déborde) (2) secoue l’opinion. Laquelle trop souvent ignore que pour les grands patrons en cas de départ, des bonus existent: les «parachutes dorés», indemnités de départ négociées à l'avance. Que les patrons du CAC 40 ont gagné en moyenne 2,2 millions d'euros en 2007. Une étude a révélé que les hauts dirigeants de l'Hexagone étaient en tête du palmarès européen des parachutes dorés. La part variable de leurs salaires est faite d'un ensemble de «bonus» comme l'intéressement, les primes, les clauses de non-concurrence ou les stock-options.

Juste avant c’était la Générale qui attribuait des stock-options à ses dirigeants après avoir reçu 1,7 milliard d'euros de prêts publics. Face au malaise, la banque y a renoncé.
Ces récentes affaires viennent s'ajouter à une longue liste de scandales en France depuis l’affaire Messier qui réclamait sans succès 20 millions d’ €. Ou le pactole que le PDG de Carrefour, qui réclamait 40 millions d'euros d'indemnités de départ qui fut refusée, mais est parti avec 9,5 millions d'euros, tout de même, au titre de sa clause de non-concurrence. Et l’ancien patron de Vinci en 2006 qui réclamait une indemnisation record de 81 millions d'euros ! (Il n’obtiendra seulement que 13 millions) Ne parlons pas de EADS et Alcatel, mais du seul cas connu de renonciation. Pierre Bilger, ancien président d'Alstom, qui a fait une croix sur 4,1 millions d'euros en 2003. Cette année le président de PSA, Christian Streiff, a totalement renoncé à ce complément.

On nous rebat les oreilles avec les stock-options, mais peu de gens savent  savent ce que c’est. Heureusement Teddy est là pour éclairer la lanterne. ( Hum !)
C’est une disposition de rémunération octroyée par des  sociétés cotées en bourse qui permet à ses dirigeants ( Et quelques cadres moyens)d'acheter des actions de celle-ci à une date et un prix fixé à l'avance. Ceci a notamment l'avantage d'inciter les employés à agir pour faire monter le cours de leur entreprise. Pouvoir, la plupart du temps, acheter à un prix beaucoup plus bas que le marché permet la réalisation d'un gros bénéfice par une revente rapide, ce qui parait socialement injuste surtout au sein de l’entreprise, d’autant qu’il n’y a aucun risque de perte et ce pour les initiés en quelque sorte.

Mieux encore aux dernières nouvelles, Chevreux, une société de courtage, filiale du CA dans un plan de licenciement, départs volontaires et contraints,-licenciement pour ceux qui refusent- vire 75 salariés et en même temps alloue à ses cadres uniquement une enveloppe de 51 millions d’euros moindre que l’année précédente toutefois (82millions). La direction de cette boite ne se sent pas concernée par les menaces élyséennes et envisage un autre dégraissage en cas e difficultés supplémentaires.


(1) Sarkozy a déjà dérapé en matière de langage: son désormais fameux "Casse-toi, pauvre con" du salon de l'agriculture, lui collera à la peau.


(2) Son patron a décidé de quitter la présidence avec une prime de départ de3,2 millions d'euros (2422 mois de smic) pour différence de gouvernance, un mot à la mode dans le patronat.



23 mars 2009

LES DUETTISTES


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En partant d’un vœu  pieux, Méhaignerie, un foudre de guerre UMP anti-capitaliste (1) proposait en ce qui concerne le collectif budgétaire 2009, des amendements à la commission - qu’elle a adopté, qui permettraient de taxer les plus hauts revenus  en faisant passer de 40% à 50% le taux marginal d'impôt sur le revenu pour les contribuables de la dernière tranche. Paniquade générale à l’Elysée, «Cette contribution exceptionnelle est une mesure stupide et imbécile», avait déclaré Sarkozy en Conseil des ministres. Résultats les amendements sont repoussés par l’Assemblée. Pas touche au « bouclier fiscal » et à toutes mesures de bon sens visant à limiter les émoluments des grands patrons.

D'après les statistiques de Bercy, 20 foyers fiscaux ont touché un chèque moyen du fisc de 286 231 euros. Les plus grands bénéficiaires étant les plus riches, chèque de  381 782 euros (62 % de la masse des remboursements). Certes ils paient beaucoup d’impôt et le gouvernement fait ressortir l’état des exils financiers qui ont fait perdre au moins 17,6 milliards à l'Etat en 2006, mais symboliquement c’est insupportable surtout en période de crise. Pour Eric Woerth "Lorsqu'on gagne de l'argent en France parce qu'on réussit, on n'est pas un voleur"  Réussir voilà un gros mot de lâché. Réussir quoi, sa vie même lorsque l’on n’a pas de Rolex à 50 balais ? Et c’est ministre du budget ce type ?
Selon un économiste distingué, le paquet fiscal, adopté en 2007, aurait coûté 7,7 milliards d'euros en 2008. Et si on prend en compte toutes les mesures mises en œuvre depuis neuf ans pour alléger la fiscalité des plus riches, le montant perdu chaque année par les finances publiques s'élève à 30 milliards d'euros. Dominique De Villepin, devenu entre temps un des plus farouches détracteurs du « paquet fiscal », avait fait adopter une réforme du barème de l'impôt sur le revenu qui avait, à elle seule, entraîné plus de 10 milliards d'euros de pertes fiscales par an. Davantage donc que le paquet fiscal de Nicolas Sarkozy. Pas étonnant en tout cas, avec de telles politiques, que les déficits publics se soient creusés et la dette se soit envolée, avant même la crise actuelle.

Dans un élan démagogique le gouvernement a demandé au Medef et à l'Association des entreprises de France(Afep)  de mettre un frein à la rémunération des patrons de boites qui mettent en place un plan social de licenciement ou de chômage partiel. Parisot a alors beau jeu dire que le MEDEF n'a "pas les moyens, ni même le désir d'imposer quelque chose" qui relève du domaine contractuel. Soit, pas le désir, mais l’obligation l’égale et n’en parlons plus. On attend la suite.
Et dire que notre cher président veut dynamiter le capitalisme alors qu’il le cajole. Et comme d’habitude il en profite. Je passe rapidement sur les conditions de son hébergement lors d’un séjour privé au Mexique, précédent la visite officielle. Monsieur et madame étaient hébergés gratos par un super-richard du pays, à qui on reproche une aventure avec le marché de la drogue. Vrai ou pas, cette situation a foutu Sarko en pétard reprochant à notre Ambassadeur, un futur chômeur donc, de ne pas l’avoir averti de cette rumeur. Tout cela  a donné lieu à une mascarade  à des aller et retour de précisions ridicules, on aurait dit du Feydeau.
Aujourd’hui, notre très cher Guide, éternel candidat en campagne, n’en mène pas large. Il suffirait que la grève soit aussi importante et déterminée que la première, pour l’affoler un peu plus. A cette heure nous sommes fixés, la grève est une réussite, 10 %  de manifestant pour la police et 120 % pour les syndicats.
Car monsieur « a ses nerfs », le voilà devant  des fonctionnaires qui désobéissent, des ouvriers qui grondent, des chercheurs qui lui cherchent des poux dans la tête, des étudiants qui n’attendent que les beaux jours pour mettre un légitime bordel, des électeurs de droite qui doutent, des ministres qui s’accrochent à leur maroquin et la France entière qui dénonce sa politique dans la rue. D’après notre cher « Canard Enchaîné » il craindrait un nouveau mai 68. !

Sa façon de d’être, donc son image reste inchangée : le type même de celui qui aime l'argent, le luxe et les signes extérieurs de richesse, le copain des grandes fortunes et des hommes les plus puissants de France. Cette image dans l’opinion publique lui colle à la peau et une grande partie des Français le blâme pour cela aussi, car ce n’est pas en plus le président qu’il lui faut. Il est aussi pour beaucoup un président par défaut et la comparaison avec Obama le ridiculise un peu plus. Le nouveau président américain a axé sa politique sur la solidarité et le social. Malgré les aléas d’un futur incertain, il a permis aux Américains de reprendre confiance en l'avenir et qui ne sont pas dans la rue avec lui comme tête de Turc, tandis que le notre s’accroche à l’idée de ne pas mettre un peu plus de justice sociale en France. Ce n’est certes pas avec un écrêtement des hauts salaires que l’on va sortir la France de la crise, mais démontrerait qu’il commence à comprendre ce qu’est de ne pas pouvoir finir le mois. Il est d’un autre monde pourrait-il le faire ?
Et je pose la question comment un type qui vie dans un autre monde peut être le chef de l’exécutif et président d’un peuple qui vit dans un autre, celui de la difficulté ?

Il est non seulement un parvenu, mais un petit potentat lorsqu’il nomme son secrétaire à la tête d’un nouvelle banque, fusion de l’Ecureuil et de la Banque populaire en passant outre l’avis obligatoire du comité d’éthique. Ce Pérol est connu pour avoir été à la tête d’un banque qui a fait faillite et qui a défrayé la chronique. Moralité, une plainte est déposée  contre lui pour conflit d'intérêt. Ce copain du patron ayant pris part aux négociations sur la fusion des deux établissements. Les syndicats de la Caisse d'épargne ont eux aussi indiqué qu'ils envisageaient des recours en justice contre cette nomination.
Enfin, le site Médiapart soulève un beau lièvre : ce monsieur a perçu en 2006 des honoraires compris entre 1,5 et 2 millions d'euros, versés par la société Natixis, filiale des deux banques dont il maintenant le président. Cette rémunération, dont il n’a jamais parlé publiquement, vient nourrir le dossier de l’accusation. Il a discrètement démissionné de la fonction publique. Cette démission a été acceptée par un décret signé par Sarko dans le but de rendre impossible un recours au plan administratif.

Mais, quand allons nous faire le ménage ?
(1) Méhaignerie, est président UMP de la commission des affaires sociales

20 novembre 2008

SARKOBAMA

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Sarkozy toujours en gesticulation et son équipe de pieds nickelés voulaient donner à la réunion du G20 un éclat particulier à l'image du plus grand président de la planète. Vous allez voir ce que vous allez voir. Et nous avons vu que de vagues déterminations à policer le système capitaliste. Dans la paniquade générale, 20 marionnettes, plus les sous-fifres se réunissent pour la frime et il n’en sort que des principes généraux de réforme du système financier et des lignes très générales d'action économique. Tout ce beau monde était pris au piège par la nécessité de conclure un accord pour rassurer l'opinion mondiale. Ce qui fut fait par un communiqué final, alambiqué dont personne ne pige le traître mot, pékin que nous sommes.

La vedette, malheureusement pour l'UMP ce n'était pas Sarko, mais le représentant sur sa fin du système qu'il voulait réglementé, Bush. D'ailleurs poliment ce dernier a remis notre président à sa place, malgré les accolades et les mains dans le dos (1). Obama  se range bien évidemment derrière l'encore patron de la Maison Blanche. D'ailleurs cette réunion n'est-elle pas un dîner de fantômes tant son ombre de vrai patron, celui de demain qui a les cartes en mains, planait sur elle ?

Le G20, dont les membres génèrent 85% du P.I.B de la planète, a énuméré une série d'«actions immédiates» suggérant l'utilisation de «mesures budgétaires pour stimuler la demande interne avec des résultats rapides» ou des baisses des taux d'intérêt dans certains pays. Cette instance informelle veut que «tout intervenant, tous les produits et tous les marchés soient réellement soumis à surveillance.
Suggérer et vouloir. ! sarkobama.jpg
Il n'est surtout pas question de revenir sur l'économie de marché et d'entraver la libre circulation des biens et des marchandises par des contraintes et de mettre vraiment de l’ordre.
Pas plus question d'une réforme globale du système financier, sorte de Bretton Woods II, souhaitée par certains pays, dont la France. Rien sur les fonds spéculatifs à risque ("hedge funds") et le FMI ne sera pas, comme l'aurait rêvé Sarkozy, le "supergendarme" de la finance.
Il serait prétentieux donc, ce qui ne gêne pas qui vous savez, de parler de «changement significatif dans l'ordre économique mondial».
D'ailleurs la presse internationale ne s'y trompe pas :« Les dirigeants des 20 plus grandes économies du monde n'allaient pas, en une seule après-midi, résoudre une crise produite par une génération» estime le journal britannique «The Observer» (de gauche)
«La Repubblica» (gauche) s'interroge sur la sincérité de la «relance coordonnée» prônée dans le communiqué final du sommet.
Les places financières non plus qui reculent encore dès le lendemain. La décisions prises, toutes formelles, ne sont qu'un premier pas. Je ne donne pas cher de la suite des engagements pris. Dire que c'est un fiasco serait aussi ridicule que de dire comme Mme Lagarde que c'est un triomphe, pour cirer un peu plus les pompes de son chef de bureau. Mais le pompon revient au JDD qui titre : Sarkozy «maître du monde».(2)
Le seul point positif relevé par la presse est extérieur au motif de la réunion est la présence au sein du G20 des pays émergents, la Chine, l'Inde, l'Indonésie, le Brésil, l'Argentine, le Mexique et la Corée du Sud. On parle en effet de substituer le G20 au G8.
Et dire que qui vous savez, en hausse dans les sondages, voulaient jouer un bon tour au P.S
en ayant «exigé» que la réunion du G20 ait lieu le jour de l'ouverture de son Congrès, croyant de la sorte lui faire de l'ombre médiatique, or toutes les télés du monde, de France et de Navarre, toutes les radios, tous les média sont à Reims. Raté.

Vivement un (ou une) secrétaire du P.S capable d’enrayer ces gesticulations présidentielles et le remettre à sa place.

A lire absolument par qui s’intéresse à la question Je suis le roi du monde

P.S. Pendant cette mascarade, Barack Obama,* justement, s'occupe des Américains, mais pas des dirigeants étrangers, au regret de notre grand économiste qui espérait être le premier à le rencontrer en tant que président de l'Union européenne (UE). Il avait fait préparer un avion pour se rendre à Chicago, avant de battre en retraite. M. Obama a signifié qu'il ne rencontrerait aucun dirigeant étranger avant sa prise de fonctions le 20 janvier.
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(1)"Cette crise n'est pas l'échec de l'économie de marché. Et la réponse n'est pas de réinventer ce système", avait lancé le président George Bush à la veille de la réunion. Il a enfoncé le clou vendredi : "Tous nos pays doivent rejeter les appels au protectionnisme, au collectivisme et au défaitisme face aux défis présents"[...] "Les Américains n'ont pas apprécié que Nicolas Sarkozy explique que le sommet se déroulait chez eux parce qu'ils étaient à l'origine de la crise", confirme un conseiller de l'Elysée. Le secrétaire au Trésor américain, Henry Paulson, a rétorqué, mercredi, que les "déséquilibres mondiaux persistants" et les "excès" ayant conduit à la crise "ne peuvent pas être attribués à une seule nation". Cette querelle a conduit la Chine à refuser que ces déséquilibres globaux soient mentionnés dans le communiqué final. Pékin, avec son yuan jugé sous-évalué et ses excédents commerciaux, refusait de faire figure de bouc émissaire. (AFP)

(2) " Il s’y croit d’ailleurs et tous ses propos puent la suffisance..comme le fait remarquer un lecteur du site de Libé qui le cite : « Je crois pouvoir dire....J'ai dit à...j'ai dit que...je leur ai dit..je lui ai fait comprendre...il M'â écouté avec interêt....il a bien compris que J'avais raison...il M'â promis....Ils Me soutiennent..J'avais bien raison de. . » Mais toujours se croyant ule princial acteur du monde juste devant ou juste derrière Obama se copuvre de ridicule. "

 

Et les russes qui se f...de sa tronche http://www.dailymotion.com/video/x7gl0j_quand-dimitri-med...
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