17 septembre 2009

CHRONIQUE DU TEMPS PRESENT EN PALESTINE

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GAZA
Au moment où l’ONU dévoile un rapport accusant Israël d'avoir fait un usage disproportionné de la force et violé le droit humanitaire international lors de son offensive dans la bande de Gaza l'hiver dernier, Netanyahou, revenant d’un voyage « secret" à Moscou, annonce qu’il n’est pas question de geler les implantions en Cisjordanie, malgré les conseils de l’administration américaine et les recommandations du monde entier
Rapport qui confirme les précédents émis par diverses organisations, en particulier d’Amnesty International dont les termes sont similaires. On peut y lire : "Des actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l'humanité ont été commis par les forces armées israéliennes" L'état hébreu a aussitôt rejeté ce rapport, le jugeant "partial".

Les faits reprochés sont "les tirs d'obus au phosphore blanc sur les installations de l'Unrwa, la frappe intentionnelle sur l'hôpital Al-Qods à l'aide d'obus explosifs et au phosphore" et "l'attaque contre l'hôpital Al-Wafa" comme autant de "violations du droit humanitaire international".
Le ministère des affaires étrangères israélien  acccuse les enquêteurs d'avoir donné "une légitimité à l'organisation terroriste Hamas", son mandat était clairement partial et a ignoré les milliers d'attaques à la roquette du Hamas contre des populations civiles qui ont rendu nécessaire l'opération contre Gaza. Portant, afin de rester équitable le rapport accuse également le Hamas à qui on reproche les tirs de roquettes sur des cibles non militaires en territoire israélien qui constituent également des crimes de guerre, voire des crimes contre l'humanité. Et pourtant Israël n'a pas jugé utile de coopérer avec la mission d'enquête de la commission. 
Manque de pot, l’auteur du rapport propose à Israël l'ouverture d'une enquête "indépendante et en conformité avec les critères internationaux" sur de possibles crimes commis par ses troupes. En cas de refus, les membres du Conseil de sécurité devront rendre compte de la situation à Gaza au procureur de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye.
CISJORDANIE
Et pendant ce temps-là? Netanyahou devant la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense israélienne réunie à huis clos déclare : "Les Palestiniens s'attendaient à un gel complet de la construction, et il est à présent clair que cela ne se produira pas » Il propose de trouver un équilibre entre des gestes qu’Israël pourrait faire pour enclencher un processus de paix et la nécessité de permettre aux habitants de Judée-Samarie, en français colons de Cisjordanie, de vivre normalement."Nous allons continuer de construire des édifices publics. La réduction de la construction (dans les colonies) ne portera que sur une période limitée et il n'y a pas encore d'accord avec les Américains sur sa durée", a ajouté le Premier ministre.
Remarques.
Enfin il parle des USA comme d’un tuteur financier et fournisseur sans qui son pays n’aurait pas pu survivre. Ni se créer d’ailleurs.
Pour le leader israélien, les chantiers dans l'ensemble de la ville de Jérusalem (Est. Territoire palestinien) n'est pas une colonie et on continuera "comme d'habitude " d’y construire.
Netanyahou a rencontré au Caire le président égyptien Hosni Moubarak, qui l'a pressé d'arrêter la colonisation en soulignant les "conséquences dangereuses" d'une poursuite de la "judaïsation » de Jérusalem pour la Paix. Netanyahou s’en balance, comme de sa première Kipa.

Alors que dans les posts de mon blog CUUTE DU SIONISME, nous relatons la montée du sionisme de son implantation, de son expansion et de son inévitable chute, nous pouvons constater que rien n’a changé, C’est la raison d’être du sionisme. Le chef de l’exécutif, ne parle-t-il pas  d’édification de bâtiments publics, ce qui atteste de la volonté israélienne de ne jamais accepter un état palestinien dans des frontières sûres et définies, qui semblent s’arrêter à celles  des conquêtes armées israéliennes. Construire des écoles, des synagogues et des bains rituels dans les colonies, afin  ce n’est plus de l’occupation, c’est une annexion.


24 janvier 2009

DE TUERIES EN MASSACRES

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a déclaré que Londres avait proposé de fournir des moyens navals pour la lutte contre le trafic d'armes à destination de la Bande de Gaza, la France et l'Allemagne également. Nos dirigeants se déclarent "prêts à prendre des mesures afin de contribuer à l'arrêt du trafic d'armes à destination de la Bande de Gaza". Ils soulignent qu'ils continueront de travailler avec Israël et l'Egypte pour mettre en œuvre ces mesures. (1)
Que tous ces messieurs-dames qui veulent stopper le trafic d’armes, veuillent bien s’enquérir de la provenance de l’armement de l’armée israélienne. Incroyable, ainsi tout ce beau monde est d’accord pour empêcher un pays belligérant de riposter. Comme nous savons tous maintenant que c’est l’armée israélienne en assassinant des militants du Hamas qui a rompu ce chétif cessez-le-feu, nous avons là l’image d’une Europe qui se range du coté des Israéliens. Il faudrait que le Hamas cède et reconnaisse l’état d’Israël dans l’espoir de l’établissement de deux états souverains et contigus. Où ces gens-là ont-ils vu la possibilité de créer un état palestinien ? Sur quelle carte ? Et si nous perdons de vue qu’il y a depuis le début de l’aventure sioniste il y a un occupé et un occupant, nous ne pouvons émettre un avis sensé.

Aucune remontrance, aucune remarque officielle contre cette attaque préparée depuis Juin 2008. On pourra donc désormais bombarder une région surpeuplée à l’aide d’armes ultra-modernes, sophistiquées au point de pénétrer dans une seule chambre ou dorment des fillettes, (2) de faire des victimes civiles en grand nombre, et être approuvé par nos élus, qui, il faut le souligner, ne prennent pas notre avis ni ne consultent leurs parlements pour se conduire ainsi.
Pour le Hamas, reconnaître l’état d’Israël, c’est demander en contrepartie à l’occupant de reconnaître, c’est bien le moins, qu’il n’est pas sur sa terre, mais sur la sienne. Non seulement il lui faut débarrasser la Cisjordanie de ses colons sauvages et céder une autre bande de terre littorale pour permettre à un état viable, d’une seule pièce, de se construire. Gagnant-gagnant, comme disait l’autre. (3)
Un Obama qui devra règler le problème rapidement, sans détours et avec bon sens, sinon je brûle sa photo qui trône sur ma cheminée. Je dis cela pour faire beau, car je n’ai pas de cheminée et surtout pas une photo du monsieur en question.
Maintenant que le sale boulot est fait, que les bidasses rentrent chez eux, mais que les blindés restent à proximité pour un bon bout de temps, on parle de victoire à Tel Aviv et à Sderot. Le Hamas qui n’est pas dupe, crie partout que les israéliens en se retirant ont perdu cette bataille. Et que voit-on à Gaza ? Une administration qui doit péniblement, sans infrastructures, reprendre le contrôle du terrain dévasté, qui devra gérer la distribution de vivres, des médicaments et de l’eau. Réparer les dégâts, dont le coût est phénoménal, reconstruire, (travaux qui vont profiter à qui ?) En parlant de coût, à combien se chiffrent les dépenses de cette boucherie ? Certains vont dire qu’il n’y a pas de perdants, ni de gagnants, ce qui voudrait dire que cela n’a servi à rien, sinon à massacrer et terroriser une population déjà misérable.

Il ne reste de cette épopée sanglante que des larmes, de la souffrance, une immense colère populaire sinon un désir de vengeance provoqué par un blocus qui dure depuis deux ans et s’apparente à une punition collective ce qui est interdit par les lois internationales. Puisque j’aborde le sujet, à côté de la décision de l’Europe de se ranger du côté des israéliens, ceux-ci devront et c’est nouveau depuis les guerres de l’est-européen, être attaqué en justice internationale, par le dépôt de nombreuses plaintes, déposées près le parquet de la Haye. Estées, pourquoi pas, par l’ONU elle-même, puisque son secrétaire général est catastrophé devant le spectacle et par l’utilisation de bombes au phosphore. Seront-elles reçues, instruites ?
Déjà Israël a dans ses cartons des moyens de défense, juridiques et immédiatement exploitables.
Quelles condamnations pourraient-être prononcées ? Ne me parlez pas du chef de char, dégradé, pour avoir malencontreusement ordonné de faire feu sur un hôpital, voulant ainsi descendre un pauvre pékin avec sa mitrailleuse d’occasion.
Pour faire impartial des médias, de plus en plus nombreux, insistent sur le fait que les militants du hamas se cachaient, tantôt chez l’habitant tantôt à proximité, ce qui constitue également dans le premier cas une violation des lois de la guerre. Cette accusation, même vraie, est développée depuis les guerres de libération et l’alibi pour les Américains d’employer du napalm. Et pour nous de brûler les mechtas. Il est plus facile pour un trouffion de lancer un obus sur un tireur isolé que d’aller le chercher « à la main »  si je puis dire. Seulement, il y a danger de mort, alors assez d’entendre ce genre d’argument.
Ne justifions pas les crimes par d’autres en omettant de ne parler que d’une seule chose, Gaza est en ruine et le Hamas n’est pas mort. Les armes sont muettes, seuls les bruits de pleurs et des pelleteuses montent des ruines. Aprés avoir lu ce lien il ne fait plus aucun doute sur la culpabilité des forces armées israéliennes. Le Monde

Ce qui n’est pas sans rappeler le massacre de Qibya :
« Le 14 octobre 1953 une unité spéciale israélienne, dirigée par un jeune commandant de 25 ans du nom d’Ariel Sharon, l’unité 101 lance des représailles contre un village, pour se venger de l’assassinat d’une mère et de ses deux enfants par des fedayin palestiniens infiltrés en Israël. L’opération commence à 7 heures du soir. Le commando compte environ 40 personnes, avec des mulets dont les sabots étaient enveloppés d’étoffe et qui portaient 600 kg de TNT. Toutes les maisons (après demande d’évacuation) sont dynamitées. Bilan, 69 personnes tuées, (pour la plupart des femmes et des enfants) par l’effondrement de leurs maisons, selon l’historien israélien Martin Van Creveld. Les survivants, étant abattus à la mitraillette. Les autorités du village avancèrent le chiffre de 76 morts. Des familles entières furent anéanties. Sharon a reconnu avoir dirigé ce raid mais “que les habitants étaient restés dans la quarantaine de maisons au lieu de s’enfuir, ce fut une tragédie”. Il ne s’émeut guère et affirme que pour la première fois Israël disposait d’une réponse efficace et que ceux qui voulaient sa perte devraient dorénavant réfléchir. (Mémoires, éditions Stock, 1990). Il fut convoqué par Ben Gourion qui le sermonna. On ne sait toujours pas pourquoi, Sharon fut élevé quelques mois plus tard  au grade de lieutenant-colonel !"
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(1) D'après des sources qui ont préféré garder l'anonymat les gazaouis fabriquent une bonne partie de leurs armes eux-même, le reste est fourni par des contrebandiers israéliens de l'autre côté du mur de la honte.

(2) Imaginons une force israélienne sans ces armes, sans drones, sans chars cybernétiques , sans surveillances satellitaires, sans moyens de capter les SMS et autres messages par internet. Aurions-nous 15 millions de morts ?

(3) Qui tentait de se faire photographier avec Obama sans succès d’ailleurs. Au moins, elle représentait la gauche aux USA en liesse.