06 mai 2008
LA CHUTE DE LA MAISON SION
A l’approche de l’anniversaire du 60ème anniversaire de l’existence de l’Etat d’Israël, la presse dans son ensemble souligne cet événement. Beaucoup d’éditoriaux, de magazines, de périodiques sont élogieux, mais la plupart omettent de signaler l’anniversaire de la Nakba, la chute de l’espoir palestinien de se constituer en un peuple et une nation et le début d’un long calvaire. A la télévision nous auront droit a de multiples émissions sur les péripéties de cette création, "Exodus" et émissions divers et nombreuses, notamment la rediffusion de la « Shoah » un document fleuve de Lanzman, incontournable et définitif sur cette question, un des alibis de cette décision unilatérale. Quant à moi, je ne pouvais pas passer l’occasion pour décrire une nouvelle fois la fin inévitable du sionisme.
Ca et là on peut lire que l’Etat d’Israël est un modèle de démocratie dans cette région du monde ; il est vrai sous l’emprise de la théocratie musulmane. Cet Etat aux aguets est–il exempt du poids du judaïsme orthodoxe qui pèse sur la vie quotidienne des juifs et des arabes israéliens ?
N’oublions pas les deux raisons qui ont poussé cette communauté religieuse à effectuer son « RETOUR » en Eretz Israël, la première est politique. La seconde religieuse, malgré la réticence d’une grande partie de la diaspora juive et des théologiens israélites qui trouvaient les idées d’Herzl blasphématoires.
Démocratique ce pays tout neuf ? Un pays où le mariage civil n’existe pas et les non-juifs, même israéliens sont enterrés à part. Un pays où il existe des tribunaux de conversions. Un pays qui pratique une discrimination entre ses deux composantes séfarades et ashkénazes et qui ne considère pas comme juifs les russes qui l’envahissent. Ces derniers sont environ 320.000 et constituent un noyau à part dans la société israélienne. Les russophones sont considérés comme des israéliens de rang inférieur et non comme juif par la halakha (loi religieuse) et de plus ne parlent pas l’hébreux (trop difficile....). Plus de la moitié reste fidèle au christianisme orthodoxe.
Et ne parlons pas du sort de ses ressortissant arabes. L’un des dirigeants du sionisme religieux milite pour une autre politique : »[il faudra] mettre une limite aux droits des non-juifs (les arabes) vivant en Israël et qui ne cherchent qu’à saper les fondements de ce pays ». En ce qui concerne les laïcs, ils ne sont que des parias, le quartier qui leur servait de refuge est aux mains des juifs orthodoxes, les mêmes qui envahissent Jérusalem et la Cisjordanie

Les principaux obstacles à de véritables négociations qui pourraient déboucher, au moins sur une paix même sclérosée, son le rabbinat et l’attitude colonisatrice des ultras qui n’ont en tête que le respect des exigences de la bible.
< La fuite.
Vers la chute du sionisme.
Le sionisme doit se libérer cette idéologie de conversion, car d’ici une génération toutes les familles qui rejoindront Israël seront des familles mixtes.
D’autre part le nombre des immigrants vers les USA et l’Europe est grandissant, à tel point que des budgets conséquent sont votés pour, soit les retenir, soit les inciter à revenir. Sans compter sur les israéliens qui venaient de la CEI qui retournent aujourd’hui dans leur pays d’origine.
Le rabbin que je citais plus haut à de son point de vue raison. Si la situation actuelle perdure, il est inévitable que selon la différence de l’expansion démographique entre ces deux composantes, les consultations électorales pourraient porter au pouvoir une majorité arabe qui devrait naturellement accéder aux désirs légitimes des arabes de Palestine au nom du principe fondamental de la démocratie « un homme, une voix » L’idée d’un Etat unitaire engobant Gaza et la Cisjordanie serait encore plus catastrophique pour le sionisme.
Politiquement pour la plupart des dirigeants et intellectuels palestiniens, les entretiens en cours, les plans de Paix d’où qu’ils viennent de ne résoudra pas le problème et la création d’un Etat palestinien irréalisable dans les frontières actuelles. Alors, on continue de parlementer pour que dans l’Histoire et devant l’opinion publique mondiale le dernier négociateur palestinien fasse preuve de sa bonne foi.
Création d’un Etat binational ? A la Belge ? Où Flamands et Wallons vont en venir aux mains ? Où Israéliens et Arabes se côtoieraient, mais auraient des parlements distincts, se serait vite un conflit ethnique interne et destructeur.
Puisque l’Etat palestinien tel qu'il est proposé actuellement n’est pas viable, il ne reste plus en cas de plan de paix accepté par les deux parties, qu’une solution, humaine et juste, un Etat binational. L’utopie qui consiste à bâtir un seul Etat unitaire n’est plus de mise.
Dans tous les cas de figure, Israël est appelé à disparaître. Au profit d’une nation où juifs et musulmans retrouveront leur origine commune, que seule la religion, cette malédiction, a séparé.
Il va sans dire que, en temps et en heure, je tenterais d’expliquer les circonstances et les conséquences de cette forfaiture.
Question subsidiaire.
Que ferait le gouvernement de Tel-Aviv si l'Autorité palestinienne se dissolvait ? Il lui faudrait prendre en charge les palestiniens qui survivent dans les territoires occupés. Le ferait-il et comment?
15:22 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : proche orient, israel, palestine, religion
27 mars 2008
60 ANS DE CONFLIT'S'
< Bruno Gigue
Puisque je m’en prends particulièrement au monothéisme, il me faut citer le cas du sous-préfet éphémère qui vient dans « Oumma.com » de se lâcher contre Israël dans des termes qui ne sont pas de la gnognote.
Il estime notamment qu'Israël est "le seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles". Il ironise également sur les "geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer pendant Shabbat". Et souligne le fait que les odieux attentats du 11 septembre 2001 ont fait dix fois moins de victimes que le siège de Beyrouh par Tsahal en 1982. D’un antisémitisme pourtant avéré, il a été cafté auprès de MAM, par Luc Rosenzweig sur RCJ (la radio de la communauté juive). qui illico le renvoi dans son corps d’origine, motif : manque de devoir de réserve.
A part ses affirmations un peu enflammées, sur le fond, il est bien entendu que ce monsieur a raison, mais sur la forme , peut-être moins. Il a fait un choix entre ses convictions et sa carrière en y mettant un terme , « à la Zidane ».
J’ai lu l’article en entier et je m’aperçois que ce polémiste bien sympathique s’en prend surtout aux signataires de l’article paru dans le monde à savoir, je cite, : « Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel." Bref le pool médiatique des intellectuels pro-israéliens.
Il faut donc se préserver de toute lecture au premier degré, car la cause palestinienne, qui peut compter dans ses rangs des antisémites, ne mérite pas d’être confondu avec le racisme antijuif.
Le racisme anti-arabe, les promoteurs du sionisme et des créateurs du sionisme pourtant ne se privaient pas d’en faire part et de l’afficher. Pour Herzl « Pour l’Europe nous constituerons là-bas un morceau du rempart contre l’Asie, nous serions la sentinelle avancée de la civilisation contre la barbarie » C’est-à-dire les barbares arabes qui vivent depuis des siècles sur cette terre de Palestine. Dès 1937 Ben Gourion affirmait« Nous devons chasser les Arabes et prendre leur place » et paf ! Et le créateur de l’Etat d’Israël n’avait guère à cette époque de compassion pour les Juifs européens, surtout de l’Est en proie à la fureur nazie. « Le désastre qu’affronte le judaïsme européen n’est pas mon affaire » Décembre 1942, Ben Gourion déclara lors d’une réunion de responsables du Mapaï [le Parti ouvrier d’Israël, ancêtre du Parti travailliste] (1) Expliquant le caractère colonial de l’Etat sioniste, Moshé Dayan déclarait dans « Haaretz » du 4 avril 1969 : « Des villages juifs ont été construits à la place de villages arabes. Vous ne connaissez même pas le nom de ces villages arabes, et vous n’êtes pas à blâmer parce que les livres de géographie n’existent plus. Non seulement ils n’existent plus, mais les villages arabes non plus […]. Il n’y a pas un seul endroit dans ce pays qui n’ait pas eu auparavant une population arabe ».
Zeev Jabotinsky un des pères du sionisme politique, dans son ouvrage intitulé « The Iron Wall » (rien que le titre !) « La colonisation sioniste doit être exécutée contre la volonté de la population autochtone, [...] Ceci est notre politique à l’égard des Arabes […]. Si vous souhaitez coloniser un pays dans lequel une population vit déjà, vous devez fournir une armée pour le pays ou trouver quelque riche personne ou bienfaiteur qui vous en fournirait ».
C’est pourquoi les signataires de l’article paru dans le Monde dont je faisais état http://atheologie.hautetfort.com/tag/onu sans avoir tort sur leur analyse, auraient eu beaucoup plus de crédibilité en dénonçant également les horreurs commises au nom du sionisme dont le gouvernement actuel s’inspire et même le conforte en cédant devant les exigences des forces sionistes religieuses.
L’arme des prosionistes est de distiller une confusion volontairement entretenue entre l’antisionisme et antisémitisme, en s’appuyant sur l’antisémitisme résident comme partout ailleurs, dans la population arabe et palestinienne. Ils utilisent souvent cette phrase «L’antisionisme n’est qu'une forme intellectualisée de l'antisémitisme» Ce qui n’a absolument rien à voir et une fois cet amalgame entré dans les esprits, Israël au nom de l’antisémitisme, a tous les droits, y compris celui d’interdire toutes critiques envers sa politique coloniale.
Fêter la date anniversaire de l’autoproclamation de la création de l’Etat juif d’Israël devrait avoir une émotion dans l’opinion mondiale au moins aussi grande que la l’annexion du Tibet marquée par la tenue des J.O à Pékin entachée des crimes commis par la Chine en ce moment et sur son propre territoire.
Bien entendu en temps voulu, je ferais part de cet événement. Par contre, je tiens à signaler que dès février et mars 48, les Juifs de l’époque s’apprêtaient à une dure bataille, sachant que jamais les Arabes palestiniens n’accepteraient les propositions de l’ONU qui les lésaient et encore moins une décision unilatérale des sionistes. Tout en sachant, il faut insister, que la partie arabe avait déjà accepté d’être envahie et colonisée par des étrangers.
Et tout ça parce que c’est écrit dans un livre et pour obéir à des injonctions qui n’ont plus lieu d’être : la conquête du Grand Israël. J’en ai pas fini avec le sionisme, Israël et le judaïsme. Mais que des lecteurs musulmans, chrétiens ou mormons ne se réjouissent pas trop vite, j’ai dans mon sac de quoi leur donner des baffes.
Je sais très bien que ce blog et son contenu n’a guère d’impact public, à part les lecteurs assidus et les autres de passage, mais je tiens à laisser un témoignage, ainsi si un jour mes enfants et leurs enfants lisent mes notes ils pourront se dire : Et bien le papet il n’avait pas les jetons. Une trace, car dans ma vie j’ai mené d’autres luttes par exemples syndicaux (symbolique comme le soutien aux Africains du Sud) et personne ne le sait plus.
C’était ma minute d’étalage d’ego. Enfin pas tant que cela parce que si j’avais connaissance des coups de gueule de mes ancêtres, je ne sais pas, un révolutionnaire, un vrai résistant anonyme de la dernière, je veux dire la seconde guerre mondiale, je serais fier comme un « p’tit banc » comme disait ma concierge.
(1) Tom Segev , Le Septième Million – Les Israéliens et le génocide, Liana Levi, 1993.
11:40 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : politique internationale, proche orient, palestine, israel
16 mars 2008
DIPLOMATIE FRANCAISE ET LE CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN
Etre président d’Israël c’est prendre tous les coups, d’où qu’ils viennent, des Palestiniens , des Juifs ultra ou même modérés, et pourtant ce monsieur est respectable, mais il a le tort d’être sioniste.
Son séjour en France est un événement très controversé à la fois par un boycott (Aussi con que non- productif) du Salon du Livre dont Israël était l’invité d’Honneur, par les Etats arabes et par la parution d’œuvres plus que critiques à l’égard de la politique israélienne. A noter toutefois que seuls les ouvrages écrits en hébreux étaient invités, comme si les arabes israéliens étaient exclus de la culture israélienne.
Réception de haute qualité à l’Elysées, embrassades, discours, le Tout-Paris (1) réuni autour d’un président d’un Pays en Guerre avec une partie de la population de terre qu’il occupe illégalement depuis le début du siècle dernier. Que la France a reconnu en 1948 lorsque le sionisme triomphant, créait là encore déjà, illégalement un pays artificiel.
En guerre, car depuis, sur la défensive, ce pays est acculé comme tous les pays colonisateurs, à mater les rebellions. Son but était selon ses créateurs, d’assurer à ses administrés un train de vie que chaque homme sur cette terre mérite qu’ils soient des rescapés de l’Allemagne nazis ou de la diaspora. Il échoue sur ses deux points.
A/ La rébellion s’éternise, en proie à des soubresauts provoqués par la condition des Palestiniens.
B/ Ses citoyens subissent la peur, le chagrin, leur situation sociale et économique est catastrophique. L’écart entre les plus riches et les plus pauvres est l’un des plus grands du monde. On remarque également un certain climat raciste entre les différentes couches de la population. Une attitude différente devant la politique menée, allant de la lassitude à la gesticulation de la fraction extrémiste des ultra-religieux dont la formation politique étaye le gouvernement.
En visite à Paris, bien évidemment notre Prix Nobel de la Paix est reçu par le CRIF, au cours d’un discours, il rend hommages aux jeunes Juifs de la Heshiva exécutés récemment à Tel-Aviv, et est violemment interpellé par de jeunes trublions, certainement nationalistes, aux cris en hébreux de « Traître, c’est de ta faute !» au grand dam de la salle. Le petit groupe a été évacué par le service d'ordre et la soirée a repris son cours.
Ils ont raisons ces gamins, en effet si Israël, dont Pères, a été l’un des acteurs politiques, avait enfin daigné reconnaître ses torts et accéder à la demande pourtant minimales des Palestiniens, ces jeunes gens seraient encore vivants. Plus encore selon moi, si le sionisme n’avait pas existé, les jeunes Juifs pourraient étudier calmement la Torah dans de meilleures conditions. Il aurait fallu pour cela il est vrai, que les USA acceptent de recevoir les rescapés de la Shoah.
Le plus grave à mon sens, est dans la suite de son discours. Shimon Peres a rappelé l'attitude de la France au moment de la première guerre israélo-arabe de mai 1948. "Beaucoup de pays qui avaient voté en faveur de la création d'un Etat juif refusaient de nous fournir des armes, la France, à ce moment-là, s'est tenue à nos côtés de façon extraordinaire et inoubliable. C'était la France de la Résistance et c'était Israël qui défendait sa vie. Je veux dire au peuple français, aux dirigeants français, merci, merci de tout cœur".
Je tiens à signaler que confondre en France, résistance et colonisation ne peut que déplaire à certains résistants. Ensuite faisant partie du peuple français je ne reçois pas de ce monsieur ses remerciements.
Le président du CRIF à cette occasion, ne peut s’empêcher de souligner le changement radical de la diplomatie française en déclarant « que la communauté juive de France, "assume avec d'autant plus de joie sa double fidélité (à la France et à Israël) que le regard porté sur [son pays]Israël par la France est de nouveau un regard de sympathie et de compréhension". Il voulait dire le nouveau regard porté par Sarkozy et sa bande de rigolos qui gèrent le pays actuellement, car on ne consulte pas sur ce point.
Aucune allusion sur les drames qui se déroulent des deux côtés dans la région.
Et pendant ce temps-là, les roquettes pleuvant à nouveau sur Israël, elles n’ont pas fait de blessés, mais des dégâts matériels. Dans la matinée, l’armée israélienne a mené un raid aérien dans le nord de la bande de Gaza, sans causer ni mort ni blessé. Pourtant, la tenue de négociations secrètes entre Israël et le Hamas par l’entremise de l’Egypte est confirmée. Ces discussions sont dénoncées, bien évidemment par Mahmoud Abbas qui craint qu’une entente entre Israël et le Hamas ne l’affaiblisse encore davantage politiquement. Une simple trêve, car le Hamas à besoin de munitions dans tous les sens du terme, pour asseoir sa légitimité à Gaza,espérer conquérir la Cisjordanie, et pour satisfaire les besoins de plus en plus grands de la population palestinienne. Et cela passe forcément par l’allégement du blocus israélien et l’ouverture des points de passage. En contrepartie, la libération du soldat Guilad Shalit contre plusieurs centaines de prisonniers palestiniens lié au mouvement islamiste.
Et cela fait 100 ans que ça dure.
(1) Le Palais des Congrès de la porte Maillot a fait salle comble (3.700 places) pour cette soirée. Après les discours de bienvenue, Serge Moati a présenté un documentaire consacré à Shimon Peres et à l'histoire d'Israël. Plusieurs artistes se sont succédé sur scène à l'occasion de cette soirée, dont Enrico Macias, Orlika, Ishtar, Sarith Haddad, Hugues Aufray... etc.
Parmi les nombreuses personnalités venues à cette soirée figuraient notamment Bertrand Delanoë, Jean Sarkozy, Pierre Lellouche ou encore Roger Hanin. J’espère voir tout ce beau monde au prochain gala en faveur de la Palestine.
19:27 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique internationale, proche orient, palestine, sarkozy
05 février 2008
QUARANTE ANS D'OCCUPATION

Le blocus que les gouvernants israéliens avaient décrété, pour punir toute la population (1) de la bande de Gaza, sous le prétexte de tirs hasardeux de roquettes, aura été brisé, pour un temps certes, mais réels, le Hamas étant le maître d’œuvre du passage forcé. Devant la situation invivable d’un ghetto, il y avait 3 solutions s’échapper par la mer, faire sauter la frontière physique qui sépare le territoire palestinien de l’Egypte ou briser les points de contrôles et se répandre en Israël. L’Egypte en proie à de dissensions internes dans un premier temps est obligée de laisser faire et d’accepter la ruée des frères affamés. Puis la politique reprenant ses droits, elle a du refermer cette frontière. En échange de la fermeture, l'Egypte a accepté de laisser plusieurs milliers de Palestiniens actuellement bloqués en Egypte rejoindre des pays tiers.
Aujourd’hui les autorités égyptiennes craignent que les activistes palestiniens ne profitent de la situation pour commettre des attentats sur son territoire, dans le Sinaï. L’armée a arrêté des terroristes et interpellé une quinzaine d'hommes enfourraillés, dont douze membres du Hamas, après un premier groupe de cinq Palestiniens bardés d'explosifs. Au Caire, on pense que ces militants préparent des attaques dans le Sinaï, et il semble certain que quelques-uns tenteront de passer la frontière israélo-égyptienne, longue de 300 kilomètres, pour pénétrer en territoire israélien.
Les thuriféraires du sionisme que l’on entend dans les médias crier au loup lorsqu’ils parlent des tunnels qui relient Gaza et sa grande voisine par le Sinaï et encore plus fort lorsqu’ils déclarent que l’Iran ou d’autres pays arabes, alimentent l’achat d’armes pour le Hamas, le Fatah et autres factions armées palestiniennes. Mais ils omettent de dire que l’armée israélienne dans ce conflit armé, est une des mieux équipée du monde et très souvent aidée pour cela par les fonds publics américains,... et privés d’ailleurs.
En réalité le but de Tel Aviv est de pousser la population gazaouite à se débarrasser du Hamas qu’elle a élu il y a moins de 2 ans. Mais celui-ci très habilement, tente de se maintenir au pouvoir. Exemple : selon les observateurs internationaux sur place, la popularité du Hamas est plus forte que jamais, ce qui se comprend facilement quand on voit ses dirigeants, Premier ministre en tête, faire la queue, comme tout le monde, pour obtenir des vivres ou une bonbonne de gaz. Ce qui n’est pas le cas des membres du Fatah qui continuent leur train-train. C’est tellement beau qu’on dirait du Kouchner.
Il faut se demander qu‘elle est la vision et surtout la prévision des dirigeants israéliens devant cet exode alimentaire et humain. Imaginons un instant que les habitants de Gaza rentrent en force en « territoire » israélien, comme je l’envisage plus haut ? Que ferait l’armée ? Tirerait-elle sur les femmes et les enfants devant tous les médias du monde ? Le risque malheureusement est trop grand pour être tenté.
Comme on pouvait s’y attendre, « on » c’est-à-dire les israéliens également, un attentat-suicide en Israël vient d’avoir lieu après des mois de trêve tacite. En représailles, deux activistes du Hamas ont été tués. Puis, au moins deux roquettes tirées depuis la bande de Gaza se sont abattues mardi matin en Israël, provoquant des dégâts et ne faisant pas de victime. Et c’est reparti.
L’occupation des territoires depuis la guerre de 67 entre dans sa quarantième année.
Elle opposa, du 5 juin au 10 juin 1967, Israël à une coalition (la Ligue Arabe) formée par l’Egypte, la Jordanie, la Syrie et l'Irak, mais des troupes vinrent aussi du Liban. L'Algérie envoya aussi des chars et avions. Cette guerre fut déclenchée comme une attaque préventive d'Israël contre ses voisins arabes, à la suite du blocage considéré comme un casus belli selon la version israélienne des faits du détroit de Tiran des navires israéliens, fait par l'Egypte, déjà elle, le 23 mai 1967.
Après six jours de combats, de nouvelles lignes de cessez-le-feu remplacent les anciennes, la Cisjordanie, la péninsule du Sinaï, la bande de Gaza et le plateau du Golan passant sous contrôle israélien et la navigation des navires israéliens par le détroit de Tiran est désormais assurée et Jérusalem redevenue israélienne. A l'issue de la Guerre des Six Jours, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté la Résolution 242 (1967) qui réclame la fin immédiate de l'occupation militaire. Cette résolution, reste inappliquée.
Mon prochain billet sera l’épisode qui opposa le Général de Gaulle, à ce sujet, aux sionistes et pro-sionistes français.
(1) Une punition collective appliquée à un million et demi de civils est selon les lois internationales un crime de guerre
14:58 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : international, politique, proche orient, palestine, israel
11 janvier 2008
ET DIEU DANS TOUT CA ?
Bush en visite de courtoisie au Proche Orient déclare : « L'alliance entre nos deux pays contribue à garantir la sécurité d'Israël en tant qu'Etat juif." Il n’y a rien de nouveau la-dedans puisque le mot juif est inscrit dans la déclaration "autoproclamatoire" de l’Etat juif d’Israël prononcée par Ben Gourion : « En vertu du droit naturel et historique du peuple juif nous proclamons la fondation de l’Etat juif en terre sainte. Cet Etat portera le nom d’Israël ». Il ajoutera ensuite « Nous invitons les habitants arabes de l’Etat d’Israël à préserver les voies de la paix et à jouer leur rôle dans le développement de l’Etat sur la base d’une citoyenneté égale et complète. »
Ce qui est mal venu c’est de le réaffirmer au moment où il parle d’une possible paix entre deux entités fondamentalement opposés. D’une part les Palestiniens et les Israéliens, mais bien plus graves les habitants arabes d’Israël. Cela ressemble d’ailleurs à la formule colonialiste de l’occupation de l’Algérie, où l’on parlait des français musulmans et n’avaient aucun droit de vote. En Israël par contre les musulmans ont un droit de vote..... Dernière minute, Bush déclare en Palestine : Qu'un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens devait établir la Palestine comme la patrie du peuple palestinien, « tout comme Israël est la patrie du peuple juif » Il joue à quoi ce cow-boy.
Cette visite n’est en réalité que de la poudre aux yeux. L’administration Bush sait très bien que les conditions de paix sont encore inexistantes, d’une par Abbas est bien incapable de maîtriser les troupes dissidentes et fondamentalistes du Hamas soutenues par Damas et l’impossibilité pour les arabes déplacés de revenir chez eux.(1) De l’autre le fondamentalisme religieux et lui aussi nationaliste des colons juifs en Cisjordanie.
La solution encore une fois est du coté de la justice et de l’ordre naturel des choses. La création d’un état binational, peut importe les termes, où chaque communauté devra vivre ensemble avec comme rectification de l’histoire une minorité qui deviendra majoritaire. Les Palestiniens retrouvent la dignité et les juifs leur sécurité. Il va de soi que cet état ne peut être que laïc. Et puis cela fera marcher le commerce. Nous vivons cela aujourd’hui en Afrique du Sud et chacun y trouve sa place. Mais entre nous ? Vous voyez les ultras religieux juifs accepter un tel défi. ?
Et c’est là que je peux poser ma question. Et Dieu dans tout ça ?
L’homme à la grande barbe-blanche est à la noce. Il est partout ce qui corrobore les Ecritures
En France, il est dans le Cabinet de Sarkozy, probablement dans sa salle de bain lorsqu’il se rase. Le nouveau Chanoine clame partout qu’il faudrait encore plus de croyants, seuls porteurs d’espoirs, vraisemblablement en ses promesses volubiles. Il n’y a plus en Europe de religion d’Etat, enfin j’me comprends, parce qu’en Italie, en Espagne et en Pologne, l’église est encore puissante. De l’autre coté des Pyrénées la vice-présidente du gouvernement espagnol réagissait aux vives critiques exprimées le 30 janvier par les évêques espagnols contre les réformes à orientation laïque du gouvernement socialiste espagnol : mariage homosexuel, divorce facilité, fin de l'enseignement obligatoire de la religion, etc.
Le gouvernement "fait trembler les bases de la famille avec des lois iniques et injustes" [...] « La culture de la laïcité radicale est une tromperie qui ne conduit qu'à l'avortement et au divorce-express" et "mène à la dissolution de la démocratie", avait assuré un archevêque. De quoi ce mêle l'église catholique dans le débat politique.
Dans le monde arabe le problème est réglé, l’Afrique est en proie à l’assaut des évangélistes. Et je parle pas de l’Orient. En Amérique latine, on ne peut pas faire une petite révolution sans l’intervention ou l’interdiction des curés. Mais le bouquet c’est aux USA.
Chaque candidat à la présidentielle est soumis au confessionnal. Et télévisé s’il vous plaît. Toutes ces bêtes de concours déclarent croire en Dieu. Bush déjà est en relation direct avec le créateur et soutenus par les chrétiens évangéliques prosionistes qui l’entourent
« Le soutien à Israël, a proclamé John Hagee (un des dirigeants de cette secte) est la politique étrangère de Dieu[...} dans cette bataille entre le bien et le mal ».
Hillary apparaît comme une grenouille de bénitiers et Obama comme un adventiste du dernier jour, un baptiste ou je ne sais quoi encore comme le cliché du parfait black qui fait son premier discours politique dans un temple. Il y a même un mormon ! Si par malheur, il était élu on fusille le lendemain Darwin dans la rue.
.
Ce qui est choquant dans cette hypocrisie c’est que parmi tous les élus américains il doit bien y avoir des athées, non de Dieu, et que parmi les électeurs il doit bien y avoir des mécréants de mon espèce. Ils sont quoi la bas ? Va–t-on les interdire de voter. Je connais la réponse d’un gros péquenaud amerloque, « Chez nous tout le monde croit en Dieu »
Avec un sarkosy qui s’américanise, on ne sait jamais. Dans les notations des ministres pourrait s’inscrire la profession de foi des intéressés.
En illustration une prédicatrice évangéliste, Becky Fischer, qui ouvertement prône la guerre en Irak et qui endoctrine avec méthode les enfants de 3 à 6 ans, les obligeant à « vénérer » G.W.Bush.
http://images.google.com/imgres?imgurl=http://medias.lemo...
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07 décembre 2007
RAPT SUR LA PALESTINE 2 ème PARTIE
Faut-il que j'ai de la constance pour insister sur ce sujet, parceque les commentaires....Je sais, John et Simone partagent mon avis mais sur Hautetefort, personne d'autre.
Y-a t-il un sioniste ou prosioniste dans la salle ?
Donc comme promis, la suite de cette histoire lamentable qui laisseralaplaceà d'autres encore plus déraisonnable.
Finalement, le 29 novembre 1947 la résolution 181 est adoptée, le partage est recommandé pour le 1er août 1948, lorsque le mandat de Londres aura pris fin. La Grande-Bretagne s’est abstenue sur le vote, et décide mettre fin à son mandat le 15 mai 1948, mais ne prendra pas part à l’application du plan, sans permettre aux Etats-Unis de prendre le relais pour assurer une transition pacifique. .
Définissant les futurs Etats de taille à peu près égale, le plan de partage fait montre cependant d'un déséquilibre démographique flagrant en faveur du futur Etat juif : il devra occuper 55% de la Palestine avec 500.000 juifs et 400.000 arabes. L’état arabe, (45 % des terres) avec 700.000 arabes et quelques milliers de juifs. Jérusalem avec 200.000 personnes, pour une moitié arabe l’autre juive : alors que les Juifs représentent moins d'un tiers de la population et possèdent moins de 6% de la terre, ils se voient attribuer 57% du territoire total de la Palestine, 80% des terres céréalières et 40% de l'industrie de Palestine.
C’est une victoire diplomatique sans précédent pour les sionistes qui exultent, cette résolution est pour eux dans la droite ligne de la déclaration Balfour. Une nouvelle “aliya” va pouvoir se réaliser. Golda Meir, alors syndicaliste de l’Histadrut, fond en larme et Ben Gourion la rejoint à l’aube pour approuver les résolutions au nom du comité directeur. Pour eux, malgré l’abandon de l’idée du Grand Israël pour l’instant, c’était l’aboutissement de plusieurs années de luttes, de peines et d’espoirs, mais aussi de crimes et de reniements. Unilatéralement les sionistes auraient certainement crée l’Etat d’Israël, mais la décision de l’ONU, qui fixe le principe “deux peuples, deux Etats”, qu’il bafouerons immédiatement, leur offre la possibilité d’une certaine légitimité au projet initial, celui de Bâle.
Le sous-secrétaire d'État des Etats-Unis, Summer Welles, a pu écrire à propos de ces événements : "Par ordre direct de la Maison-Blanche les fonctionnaires américains devaient user de pressions directes ou indirectes afin d'assurer la majorité nécessaire au vote final ". Le ministre de la Défense James Forrestal dans ses Mémoires a confirmé de son côté que " les méthodes utilisées pour faire pression, et contraindre les autres nations au sein des Nations Unies, ont frôlé le scandale " Ainsi s'est décidé légalement, mais manifestement de façon illégitime, le sort de la Palestine et des populations qui l'habitaient. Les Nations Unies, en retenant du mouvement sioniste que la louable intention d'assurer la sécurité des juifs, se laissèrent dominer par un puissant lobby tout à sa tâche de forcer par tous les moyens les portes de la Palestine. Or, la Charte des Nations Unies du 26 juin 1945 avait établi : " l'égalité du droit des peuples et leur droit à disposer d'eux-mêmes " (article 1.2). Ceci impliquait que les droits dits "historiques" basés sur les multiples éléments du passé - éléments religieux, dynastiques, raciaux, guerriers,générant contestations, violences et affrontements interminables - devaient laisser place à l'expression démocratique de la communauté humaine qui en était la résultante de fait.
Chez les Arabes c’est surtout l’incrédulité et l’indignation qui règnent tout d’abord, cédant à la colère. Pour la Ligue Arabe, l’affrontement avec les juifs s’annonce inéluctable car ce plan met aux prises une population face à des colons étrangers mis en place par les Anglais qui leur laissent le champ libre. Les Arabes palestiniens néanmoins s’opposent à toute partition.
Begin l’irréductible, fidèle à l’idée de Jabotinsky, annonce qu’il rejette le partage. Ben Gourion néanmoins sceptique, pense que les Arabes ne bougeront pas tant que les Anglais seront là.
En ne respectant pas ces principes établis par elles-mêmes, les Nations Unies trahirent là l'un de leurs principes les plus sacrés, fondement même du droit international : l'autodétermination des peuples. Une plaidoirie pour la défense de la cause israélienne consiste à s'appropier ce droit.
(1) L'essentiel des informations et des références contenues dans ce chapitre émanent de l'ouvrage Le péché originel d'Israël de D. Vidal et J. Alagazy.
P.S Je débute une nouvelle rubrique sur mon blog musical (voir mes liens) les pianiastes de blues R&B, et la suite.
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20 novembre 2007
COUP DE GUEULE
Je ne sais pas d’où ça vient mais il faut toujours que je la « ramène » Cela a commencé vers l’âge de 11 douze ans par une apostasie retentissante. Voir ma « conversion »http://atheologie.hautetfort.com/archive/2007/06/27/verit...
Je me souviens d’une de mes premières polémiques, et c’est le mot, puisqu’il s’agissait du débarquement allié qui a sauvé la France. Par simple esprit de contradiction je nuançais ces propos en affirmant que si les Russes n‘avaient pas créer un front à l’Est, le ricains n’auraient jamais débarqués. (1) Prises de têtes avec les jeunes gaullistes de 12 ans qui faisaient partie de la bande du patro. Ma mère en effet disait que j’étais né avec l’esprit de contradiction, probablement parce que je n’étais pas d’accord avec elle mais une chef de service, quelques années plus tard disait irritée que j’étais contre tout.
Une référence à Pierre Dac qui était contre tout ce qui était pour et pour tout ce qui était contre. Et ça ne m’a jamais quitté, j’ai toujours les mêmes coups de gueules, les mêmes phobies et les mêmes colères. Dans le désordre, j’aimerais les citer.
Je n’aime pas tout ce qui porte l’uniforme. C’est simple : le clergé, les militaires (flics et gendarmes) et les magistrats tous affublés de ridicules déguisements. Ensuite toute marque d’autorité, la hiérarchie, surtout la petite, par exemple et la politique économique libérale. Enfin toutes les croyances d’où qu’elles viennent, ce que je nomme la crédopathie, c’est-à-dire l’astrologie, les médecines parallèles comme l’homéopathie, un sujet brûlant dans mon entourage et la raison pour laquelle Mr Grellety s’est fâché. Toutes ces fausses sciences ces charlatanismes qui perdurent. L’un de mes sujets préférés est le « combat » tout intellectuel pour ouvrir les yeux aux croyants de tous bords qui pour moi pourraient se passer de cette béquille inutile qu’est la religion. Je n’oublie pas mon passé syndical et militant notamment contre l’apartheid et le racisme tout court. Ce qui m’amène à parler encore une fois de mon autre sujet d’irritation pour ne pas dire plus qu’est le conflit israélo-palestinien. J’ai à un moment crée un blog dédié à ce sujet, mais sans lecteur il a fallu le fermer. C’est pourquoi régulièrement je fais ici état de mes opinions. Sans grand succès car soit mes correspondants sont d’accord avec moi soit les autres, comme l’opinion française, s’en foutent comme de leur première kippa.
Et tu « casses le tronc » pour des musulmans et des juifs ? Tu devrais te réjouir. Et bien non, car si je suis contre toutes les idéologies.......j’aime les hommes qui les subissent. Un restant de mon éducation catholique ou une faculté personnelle ?
Qu’en est-il aujourd’hui après tant d’années de conflits ?
Au même stade qu’à la veille de Camp David. La réunion exigée par Washington ne débouchera sur rien et les pourparlers qui devraient s’ensuivre échoueront et rejoindrons les feuilles de routes périmées, à la corbeille.
Tout simplement parce que la situation est insoluble. Les juifs qui se sont accaparé de terres arabes ont plongé Israël, un état pirate qu’il ont créé contre l’avis du monde entier et surtout des palestiniens, dans un chaos sans fin et pour les uns et pour les autres.
Toutes les promesses israéliennes sont des leurres et nous comprenons pourquoi.
Un exemple, a la veille de la conférence d’Annapolis fin novembre, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert s'est engagé à démanteler les colonies "sauvages" et de n’en plus construire. Personne n’est dupe, en effet les gouvernements israéliens successifs se sont engagés dans ce sens à de multiples reprises. Et 267.500 Israéliens vivaient dans les colonies à la fin du premier semestre 2007, ce qui représente une augmentation de 5,8% de la population dans ces implantations par rapport à 2006. La construction de logements se poursuit dans 88 des 121 colonies de Cisjordanie. Quant aux « colonies sauvages 105 ont vu le jour.
Que faut-il espérer de cette réunion aux USA ? Rien de bon, si l’on entend Boutros Boutros-Ghali dire toute son amertume devant la politique israélienne depuis trente ans. L’ancien architecte du premier accord de paix à Camp David signé entre L’Egypte et Israël, n’y va pas de mainmorte. «Il n’est pas exagéré de dire que les gens haïssent Israël, non seulement en Egypte mais dans le monde arabe dans son entier »
« C’est l’état hébreu qui fait échouer toutes les négociations », ce n’est pas moi qui le dit, mais cet ancien secrétaire général des Nation-Unies, mariée à une juive.
L’attitude est compréhensible pour un pays artificiel qui est en proie à une lutte contre les spoliés et ses propres citoyens qui se sont enferrés dans ce guêpier, au point de vivre dans des ghettos sur des territoires qu’ils occupent illégalement.
La grande erreur du sionisme sème encore la terreur dans chaque camps. La lutte entre le Hamas et l’autorité palestinienne est une conséquence indirecte.
Sauf miracle ou pression autoritaire majeure, la situation va perdurer au-delà de cette conférence d’apparat. Les uns continueront de s’installer chez les voisins arabes, fautes de place en Israël et pour se protéger, finissent de construire un mur de la honte.
Et si enfin un jour plus ou moins proche, Tel Aviv consentait à la création d’un Etat arabe contigu, les dirigeants palestiniens d’alors devraient-ils accepter de proclamer un Etat mutilé et invivable ?
Devant l’intransigeance israélienne et le dur choix palestinien, après des négociations où se seront encore les palestiniens qui écoperont, si une « paix » était conclue, l’opinion mondiale dormirait sur ses deux oreilles, « l’affaire est classée, passons aux problèmes posés par l’Iran et surtout le Pakistan ».
11:50 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : société, monde, proche orient, moyen orient, israel, palestine
26 août 2007
LE MONDE EST PETIT
Le monde est petit. J’étais hier avec ma smala au Cap d’Agde, un centre aspirateur de pognon via carte bleu, attablé devant des boissons à 5 €, car les commerçants se dépêchent de nous prendre pour des Américains. Juste à coté de nous un couple d’étrangers ( des vrais…des Suisses) sirotant qui, un sirop d’orgeat, qui, un thé à la fleur de pissenlit, dont le mari commentait avec parcimonie sa lecture du « Temps ». Nous étions là, tranquillous à regarder les bateaux amarrés qui ne sortent qu’une fois par an étant donné le prix du carburant, lorsque j’entendis notre petit suisse dire :
- Y en à qui n’ont pas de chance, en Israë des colons y-z-ont perdu toutes leurs économies qu’ils avaient placé dans l’immobilier, parce que le promoteur les a laissé tomber.
- Pourquoi donc ?
- Près de la faillite.
- Et pourquoi donc ?
- A cause de la justice qui dit qu’ils n’avaient pas le droit de faire construire ici.
- Et pourquoi ?
- Parce que c’était chez les arabes.
- Les pauvres.
Je ne saurai jamais si elle pensait aux Palestiniens ou aux pauvres colons. Négligemment le monsieur en se levant laisse son journal sur la table, et tout aussi négligemment je le barbote et l’ouvre. Page 7 un long article sur ce millier de colons ruinés. Le promoteur, le plus important d’Israël, grâce à une magouille dont personne n’était dupe, bâtissaient à tours de bras de jolies petites maisons pas chères sur les territoires occupés, volés aux paysans palestiniens (Il paraît que c’est interdit).
En janvier 2006, patatras, la justice donne raison à l’organisation « la Paix Maintenant », un ramassis de traîtres à la solde de l’Iran probablement, qui avait porté plainte. Tout le monde là-bas connaissant le truc qui consiste à vendre des terrains soit disant achetés à de pauvres paysans, lesquels tombaient des nues. Il a fallu que se soit un organisme social qui porte le «pèt» et obtiennent justice, mais par la Haute Cour, c'est dire combien de plaintes du même genre traînent encore dans les tiroirs. Le patron de cette escroquerie, incapable de finir les travaux, est en fuite, tandis que la concurrence se bagarre pour enlever le morceau qui reste. Bien, mais en attendant tout le monde plaint les pauvres gogos israéliens, en oubliant les pauvres mecs qui n’ont plus de terrain. La question se pose, puisqu’il s’agit d’un vol, faut-il non seulement que le coupable soit puni, ainsi que tous ses complices, (et çà peut aller très haut), mais ne faudrait-il pas qu’ils soient indemnisés, juste après avoir retrouvé leurs biens avec des ces baraques dessus (voir la photo. A gauche les ouvriers, Arabes bien sûr).
Lorsque l’on demande aux pauvres colons cocus et volés eux aussi, s’ils sont conscients de participer à la colonisation de la Cisjordanie, ils répondent « Non, nous n’y avons pas pensé ». Un autre, illuminé et cité dans le journal, par contre voulait s’installer ici pour des rasons politico-religieuses et est très mécontents.(1)
Et c’est là où c’est grave, car bientôt tout le monde aura oublié qu’Israël, non seulement occupe des territoires illégalement, mais petit à petit les annexent par le vol pur et simple.
Quant aux Gazaouis pris entre deux feux, l’un qui entretient la famine, l’autre la disette, ils pourront bientôt retrouver l’usage de l’électricité après six jours de coupures, -près de 700.000 Palestiniens étaient touchés-. L'UE avait suspendu son financement du carburant destiné à la centrale car elle soupçonnait le Hamas, au pouvoir depuis la mi-juin dans la bande côtière, de vouloir s'approprier une partie des recettes de l'électricité. Les coupures ont commencé lorsqu'Israël, alléguant des menaces contre la sécurité, a interrompu le passage du carburant vers la Bande de Gaza. Aujourd’hui elle reprend et partiellement le financement. Elle avait reconnu dans un premier temps, sans explication avoir omis de payer la facture à la société israélienne d’hydrocarbures qui fournit le fioul. De son côté, le Hamas s’est dit prêt hier à garantir sa non-ingérence dans les affaires de la compagnie d’électricité.
Non seulement Gaza est une prison à ciel ouvert mais le fournisseur de jus est en Israël. Les matons sont donc à la «cantine»
Mon Coca (jamais de Pepsi) avait un drôle de goût ce jour là. J’ai revu mes deux Genevois au parking, j’ai fais un petit signe de tête, manière. Qui peut se soucier de ce qui se passe là-bas, à part moi sur ce blog déserté pendant ce mois d’Août.
(1) Mais regrette tout de même la spoliation. Mieux encore, il était alléché par les promesses des vendeurs concernant l’érection les barrières anti-terroristes (ou les pauvres pécores qui voulaient récupérer leur bout de terrain) et surveillées par une milice.
Source : « Le Temps » 22 août 2007 Genève.
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27 juillet 2007
PALESTINE, UNE PREUVE DE LA NAKBA. (L'exode en arabe)
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Après les massacres et les expulsions fomentés par le tout jeune état juif avant et après la guerre inévitable de 1948, (notamment pendant la trêve entre arabes et israéliens, ce qui démontre la fourberie des sionistes de l’époque) nous avons aujourd’hui la preuve non seulement de la réalité de ces actes barbares mais également la certitude qu’il s’agissait là d’un plan de désislamisation des territoires conquis. En effet d’après Ma’aretz, journal israélien qui n’a pas froid aux yeux, des informations tirées des travaux du directeur des antiquités israélienne dans les années 50 , l’Etat hébreux entreprit méthodiquement de détruire tous les édifices religieux musulmans, les habitations et les lieux de vie qui les juxtaposaient.
Ainsi Majdal (l’actuelle Ashkelon) était un important centre administratif et commercial arabes de 12.000 personnes. Mais elle abritait le « Mashhad Abi Hussein » un lieu saint pour les musulmans puisque, selon leur tradition, elle renfermait la tête de Hussein, petit-fils de Mahomet. Malgré cela, ce qui prouve l’inanité d’une telle prétention, des chiites repliés en Inde viennent toujours vénérer ce site où il ne reste qu’une petite sculpture de rien du tout.
En 1950 l’armée israélienne expulsa les 3.000 derniers Palestiens de la ville et dynamita le sanctuaire. Tout près de là, ce fut le tour d’un autre mausolée, datant de plus de mille ans. Manque de pot, là aussi, il reste le minaret qui devient maintenant un objet de culte et de pèlerinage. Au total ce fut plusieurs centaines d’édifices religieux qui furent détruits au début des années 50.
Pour les travailliste, Ben Gourion en tête, les arabes non seulement ne devaient pas revenir, mais tout le nouvel état d’Israël était recouvert de traces d’un passé et d’une civilisation arabe qu’il fallait effacer pour oublier. Moshe Dyan ne se privât pas de piller les trésors historiques et devint alors un héros national de l’archéologie israélienne..
Le rapporteur de ces faits cités plus haut a du démissionner. Manque de chance, pour Israël, ils sont trop nombreux et il est impossible de les éliminer tous. Lorsque l’on parle des destructions et des massacres contemporains ces dévastations massives et méthodiques, on nous rétorque que cela n’est de la propagande antisémite. Et d’aucuns de nous demander d’oublier cela et reconstruire sur ces ruines. Pas si facile. Il suffit de relater un seul cas parmi tant d’autres de ces exactions, pour s’en convaincre. Cette partie de l’histoire mondiale est un déni de justice permanent.
Le massacre de Deir Yassin.
Le cas le plus connu et significatif sinon symbolique, est celui de Deir Yassin parce qu’il fut suivi d’un retentissement mondial. Voici son histoire. Les sionistes se préparent pour le 14 mai 1948 (date prévue de l’auto-proclamation de l’Etat d’Israël) en améliorant leurs positions et en gagnant le plus de terrain possible. Pour obliger les Arabes à quitter les lieux, fut organisé le 9 avril ; quelques jours après la création de l’Etat hébreu, l’attaque de Deir Yassin, paisible village de la banlieue de Jérusalem.
Cette opération a été minutieusement échafaudée par la Haganah qui manquant de bras ou de volontaires accepta l’aide des groupes dissidents. Trois sections de combats, l’Irgoun et deux du groupe Stern investissent le village, pour cela ils avaient tenu “A se déshonorer de concert ” (1). Les assaillants pénètrent dans le village, font irruption dans les maisons et tuent des familles entières, y compris des vieillards déguisés en femmes pour tenter de fuir. Des dizaines de vieillards, femmes et enfants sont jetés dans un puits. Quatre-vingts prisonniers seront abattus et le nombre de morts a été évalué à 116, 240 ou 250 selon les différentes estimations. Il y avait 400 personnes dans le village, une cinquantaine d’entre-elles se sont enfuies, trois ont survécu, les autres assassinés. Une équipe de nettoyage composée de jeunes gens, filles et garçons, finissait le travail. Les faits sont rapportés par le délégué de la Croix-Rouge Internationale à Jérusalem.
Il fut démontré par la suite qu’après le massacre, les terroristes juifs n’enterrèrent pas les morts et promenèrent les prisonniers les yeux bandés et entassés dans des camions à travers les rues de Jérusalem. La radio de langue anglaise annonça la nouvelle, qui se répercuta dans tout le pays. L’Agence Juive dénonça cette atrocité. Plus tard, Begin envoya à ses troupes le message suivant : “Toutes mes félicitations pour cette magnifique victoire nous sommes fiers de la compétence du commandement et de l’esprit de combativité des soldats. Nous nous inclinons devant les morts et sommes de tout coeur avec les blessés. Continuez jusqu’à la victoire finale. Comme à Deir Yassin, nous attaquerons partout et nous anéantirons l’ennemi. Seigneur tu nous as choisi pour la conquête “.
Dans leur ouvrage Gresh et Vidal rapportent que vingt-quatre ans plus tard Meï Païl, fit un rapport circonstancié, illustré de photos à son supérieur, il ne fut jamais publié. Dans ce dossier il affirme avoir été témoin de tueurs “au regard vide, comme s’ils étaient drogués ou hallucinés”. Alors colonel de la Haganah, présent en tant qu'officier de liaison à Deir Yassin, il apportera le témoignage suivant dans le quotidien Yediot Aharont : " Vers midi, la bataille était terminée et les coups de feu avaient cessé. Bien que le calme régnât, le village ne s'était pas encore rendu. Les hommes de l'Irgoun et du Lehi sortirent de leurs cachettes et commencèrent à nettoyer les maisons. Ils tiraient sur tous ceux qu'ils voyaient, y compris les femmes et les enfants ; les commandants n'essayèrent pas d'arrêter le massacre (...). J'implorais le commandant d'ordonner à ses hommes de cesser le feu, mais en vain. Au même moment, 25 Arabes avaient été chargés dans un camion (...) on les emmena à la carrière entre Deir Yassin et Givat Shaul, et ils furent assassinés de sang-froid (...)”.
Zvi Ankori, qui dirigeait les forces de la Haganah chargées d'occuper ensuite le village, ajoutera dans un témoignage de 1982 : " Je suis entré dans 6-7 maisons. J'ai vu des parties génitales coupées et des ventres de femmes broyés. À voir les traces de balles sur les corps, il s'agissait purement et simplement de meurtres ".
15:24 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : palestine, israel, conflits, moyen orient, proche orient, sionisme
22 juin 2007
QUEL ETAT PALESTINIEN ?
Le nouveau gouvernement palestinien, formé après l'éviction du Hamas islamiste, a reçu, mardi 19 juin, le soutien du président George W. Bush et du Premier ministre israélien Ehoud Olmert, (1) ainsi que leur attachement à la "vision" d'un Etat palestinien coexistant avec Israël. Deux fieffés coquins que ces deux là qui parlent d’une, « vision » veulent-ils dire mirage ? Ehoud Olmert, spécialement, qui a depuis proclamé sa volonté de préparer la reprise de "sérieuses négociations" avec Mahmoud Abbas pour la création d'un Etat palestinien !
L’Etat palestinien dans les circonstances actuelles est un leurre ou mieux une duperie, personne n’y croit ni les Palestiniens ni les Israéliens et encore moins les deux guignols en question, ces deux losers politiques. Chaque jour qui s’ouvre voit des colons s’implanter en Cisjordanie, un territoire non seulement occupé, colonisé et dont les autochtones sont asphyxiés. Gaza a certes été évacué, mais pour en faire un camp géant de réfugiés, aujourd’hui otages du Hamas, ce gang islamiste organisé. (2)
Imagine-t-on un pays souverain, mités par des colonies autonomes étrangères, illégales, selon le terme officiel des autorités de Tel-Aviv, sur son territoire, armées jusqu’aux dents et dont les habitants rongent leurs freins pour ne pas conquérir la « Judée et la Samarie » de la Bible ?
La seule colonne vertébrale du «pouvoir» et de la légitimité en Palestine est entre les seules mains de Mahmoud Habbas, que les Américains et Israéliens sans mémoire aucune, encensent aujourd’hui. Est-il le seul à pouvoir ramener la paix intérieure, une autre personnalité pourrait-il le seconder et mener le pays vers une solution « perdante, il est vrai, encore une fois » pour la Palestine. En ce moment un tel homme est dans une prison israélienne pour une longue peine : Marwan Barghouti. Sa lourde condamnation est à la hauteur de ce qu’il peut représenter sur la scène internationale, mais surtout dans son propre pays. D’ailleurs encore une fois Gideon Ezra le ministre de l'Environnement israélien (et ancien chef du Shin Bet, les services de sécurité intérieure) a appelé récemment à la libération du leader palestinien du Fatah "Abbas manque de soutiens" a-t-il affirmé..
Le combat pacifiste que pourraient engager une nouvelle équipe me paraît vain, devant l’intolérable politique d’Israël, qui sans plus se cacher est une politique sioniste et religieuse. Cette crise à Gaza et la situation en Cisjordanie sont les conséquences de l'occupation israélienne sur la situation économique, sociale, humanitaire de territoires occupés. Elles sont consignées dans un rapport d’Amnesty International, sous le titre « Supporter l'occupation »
Cisjordanie
On relève sur 45 pages les multiples aspects de l' « état de siège » imposé aux Palestiniens de Cisjordanie par l'armée israélienne. Rappelant que le territoire, y compris Jérusalem-Est, est parsemé de plus de 230 colonies où vivent 450 000 Israéliens, et que le mur, en cours de finition, va annexer de fait à Israël plus de 10 % de la Cisjordanie L’économie est en ruine une vie quotidienne rendue impossible par les check points, barrières et autres obstacles morcelant et sérieusement entravant la liberté du mouvement dans ce territoire. Israël gèle, des dizaines de millions de dollars collectés chaque mois au nom de l'Autorité palestinienne en revenus fiscaux et douaniers. Les sommes gelées totalisent à présent plus de 600 millions de dollars, le gouvernement israélien espère ainsi asphyxier le peuple palestinien et le punir pour avoir mis le Hamas au pouvoir.
Enfin, comme le signalais dans une note précédente, la Banque mondiale constate que l'existence de colonies en expansion rapide et l'accumulation des interdictions ou restrictions de circulation imposées aux Palestiniens paralysent toute tentative de réanimation de leur économie. En d'autres termes, « l'impact dévastateur de la politique israélienne », selon la formule d'Amnesty, constitue aujourd'hui l'un des obstacles majeurs à la création d'un Etat palestinien indépendant et viable.
Réaction de la communauté internationale : couper totalement les vivres aux gazaouites ce qu’Israël avait déjà décidé et appliqué. Bien voyons. Des fois que le million et de mi d’habitants se servent de boites de conserves vides depuis trop longtemps en guise de cocktail Molotov pour incendier Israël. !
Mieux ou pire encore, Alors qu’au G8 la situation au Moyen et Proche-Orient n’a pas été évoquée, c’est l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU qui met les pieds dans le plat en remettant son dossier encore « secret » qu’il a concocté pendant deux ans de présence en Palestine. Une charge sans appel contre Israél. Encore un antisémite je suppose. Ce monsieur accuse Les USA, Israël et l’ONU d’avoir favorisé le chaos actuel qui fait de Gaza une prison à ciel ouvert. Quant à la communauté européenne elle se désintéresse totalement du problème, malgré les cris d’alarmes de certains, jusqu’à aujourd’hui. En ce qui concerne la France il faut crier hautetfort : « Que fait Bernard Kouchner » « Aurait-il peur des barbus!! »
Et tout ce merdier sans fin à cause d’une lecture encore une fois jésuitique, si j’ose dire, de la Déclaration Balfour, et qu’on ne me parle pas ici de la Shoah. Pour ceux que cela intéresse rendez-vous sur Wikipédia *. En clair, la colonisation au nom de Dieu, par une communauté principalement religieuse et essentiellement européenne, d’une terre arabe, sa conquête, son appropriation par un Etat autoproclamé après des actes terroristes meurtriers anti-britanniques, en continuelle expansion, porte en sein la guerre et le malheur pour les uns et pour les autres. Le non-respect de la résolution 242 *(idem) des Nations Unies en est une autre illustration.Il y a dans cette affaire ne pas l’oublier un agresseur et un agressé. Ce dernier est désormais condamné par les circonstances la non-possibilité d’un retour en arrière à être le perdant et spolié historique de cet injuste coup de force. Lorsque d’une manière ou d'une autre l’actuel conflit interne aura disparu, qui souviendra pourquoi a-t-il eu lieu ?
Aux dernières nouvelles se tiendra bientôt un sommet quadripartite à Charm El Cheik sur invitation de Moubarak. Au programme l’amélioration des liens israélo-palestiniens, en français : comment soutenir Le Fatah contre le Hamas. C’est pourquoi le gouvernement ira avec des pincettes : "Nous voulons que ce sommet débouche sur la levée du blocus économique et la levée des barrages" israéliens en Cisjordanie, a dit un proche collaborateur de Mahmoud Abbas, Yasser Abed Rabbo. "Le sommet sera plus nuisible qu'utile s'il s'achève sans résultats concrets", a-t-il ajouté.
Il existe bien une solution, qui consisterait à expulser tous les Arabes de Palestine y compris les ressortissants israéliens, dans un camp situé dans le désert du Sinaï, un coin sans pétrole espéré et qui serait financé par les fonds retenus par Israël, les USA et la communauté internationale. Des dons par exemple. Les pays arabes devraient y participer trop contents de voir déplacé cet ulcère qui les rongent. Ainsi nous entérinerons en l’acceptant l’un des derniers hold-up de l’histoire depuis l’annexion de l’Autriche, acceptée elle aussi par la France d’ailleurs.
P.S QUI N’ A RIEN A VOIR
Je vient de réactiveer mon blog
(1) Aussitôt, il plaidait en faveur de la séparation des deux territoires palestiniens pour éviter la contagion des combats)
(2) Parmi ses combattants combien de religieux pratiquants et combien de voyous en maraude, engagés pour quelques sous ?
09:29 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique internationale, palestine, israel, juifs, arabes, proche orient, moyen orient










