04 juillet 2008

JUDAISME FRANCAIS ET EVENEMENTS AU PROCHE-ORIENT

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Le président du Crif, a fait part directement à Sarkozy de son souhait de la création d'une "commission d'enquête indépendante" destinée à analyser un reportage de Charles Enderlin de France 2, montrant la mort d'un jeune Palestinien de 12 ans, Mohammed al-Doura, abattu dans une fusillade en 2000.
J’avais choisi cette image comme couverture de mon tapuscrit, considérée en Palestine comme un symbole de l’ignominie de l’armée et de l’oppression israélienne. Pour briser cette « icône », les inconditionnels d’Israël polémiqueront d’abord sur l’origine des balles meurtrières. Dans son commentaire, Enderlin penchait pour l’hypothèse de tirs israéliens — qu’un porte-parole de l’armée n’excluait d’ailleurs pas.
Il est suspecté d'avoir au mieux mal interprété les images de son cameraman, au pire d’ avoir falsifié le reportage en affirmant que le garçon avait été tué par des balles israéliennes, alors que l’enfant ne serait pas mort. Dernièrement Enderlin a perdu un procès qu’il avait intenter contre Karsenty qui avait affirmé que ce reportage étant bidonné.(1)                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    

Cela pose deux questions, la première est quel est l’intérêt pour Enderlin de bidonner une telle scène ? Les méfaits de la politique Israélienne, de Tsahal, (comme  osent encore le dire les israéliens) du Mossad, et plus avant dans l’histoire, de l’Irgoun ? Il suffit de consulter les archives pour trouver d’autres clichés au moins aussi dégueulasses, il  y en a des tas.
La seconde est : Mais pourquoi le CRIF aurait à intervenir dans ce domaine. Il s’agit d’un problème de propagande de guerre certes, mais ce n’est pas une affaire intérieure française, à moins qu’il ne s’agisse de laver l’honneur d’Enderlin journaliste de confession juive.
En réalité notre grand reporter est malmené sous la pression d’organisation d’extrême droite pro-israélienne (française entre autres) depuis la parution de son bouquin « Le rêve brisé » dans lequel il réfutait les propos de propagande israélienne selon lesquelles Arafat aurait refusé une offre mirifique de Barak à camp David et n’aurait pas déclenché la seconde Intifada. Un traître donc, mais pour moi un type plutôt sympathique.

Malgré les poux que l’on lui cherche dans la tête, Charles Enderlin a réalisé un documentaire télévision sur Israël à l’occasion de son auto-proclamation.
D’apparence neutre c’est-à-dire édulcorée, il est question néanmoins dans le film de certains aspects de sa création avec l’essor du sionisme tendance socialo. Les images de l’époque nous montre bien entendu des clichés de propagandes, kibboutz, danses, feux de bois, guitares et shorts pour tout le monde. A s’y méprendre, des photos du communisme naissant, les mêmes visages d’anges, les mêmes mèches blondes qui frissonnent dans le vent qui courbe les épis de blé. Par contre le coté sionisme religieux est complètement ignoré.
L’Histoire esquissée à grands traits, saute bien évidemment sur des horreurs que par bienséance on ne peut pas citer : le militantisme terroriste des ceux qui deviendront les premiers dirigeants d’Israël. La guerre de 1948 n’est citée que comme un acte de défense patriotique et la nakba comme une incongruité soit,  mais sans plus. On passe vite sur Sabra et Chatila et on laisse commenter quelques juifs, l’un pour la paix maintenant, avec maintien des frontières,  bien entendu et l’autre, pour une refonte saine et impartiale de l’histoire d’Israël. Sauf l’annexion pure et simple d’une communauté, religieuse, ne l’oublions pas, sur la terre d’une autre. Ce que les Palestiniens interrogés ne peuvent pas avaler. C’est pourquoi dans les livres d’écoles palestiniens, en géographie les frontières d’Israël sont pas mentionnées et son entité ignorée.
Sur les livres des mômes israéliens, il n’est pas question des horreurs commises en 1948 et 1967 et la colonisation insensée des territoires palestiniens.
Bref encore une émission pour rien. Le téléspectateur n’a vu que ce qu’il connaissait et continuera d’ignorer le reste.
Qui est Enderlin ?
D’abord journaliste pour une radio israélienne, il devient correspondant de RMC et l'année suivante éditeur à Kol Israël.. En 1981 il travaille pour A2, grand reporter en 1988. En 1991, chef du bureau de France 2 en Israël, vice-président de l'Association des correspondants de la presse étrangère à Jérusalem.

En attendant le petit Momo est mort de la suite d’une intervention israélienne dans une zone peuplée.
P.S
Vous pouvez cliquer ici pour vous rendre compte de la connerie humaine sur Internet. Voulez vous savoir si vous avez du sang juif dans les veines, si oui, bravo vous êtes le bienvenu. Et sinon, le goy ! Il pleure ? ICI


(1) Ce type  a déclaré que le petit Mahomet  était mort durant la matinée et que, durant l’après-midi, le père a joué la comédie de la mort d’un autre enfant, sourire aux lèvres.

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14 mai 2008

AUTOPROCLAMTION D'ISRAEL ET LA NAKBA

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Un peuple libre qui en opprime un autre ne peut pas être libre.
Karl Marx.

AUTOPROCLAMATION DE L’ETAT D’ISRAEL

Au moment même où la Grande-Bretagne remettait officiellement ses pouvoirs à l'ONU nouvellement crée, le 14 mai 1948 à minuit, en pleine guerre, les sionistes proclamèrent leur indépendance dans le nouvel Etat d'Israël, acquise par des massacres, spoliations et tueries. A quatre heures du matin David Ben Gourion prononçait un discours radiodiffusé, tandis que retentissait la Hatikvah, l’hymne national. En voici quelques extraits significatifs .
Le Pays d’Israël est le lieu où naquit le peuple juif. C’est de là que se forma son caractère spirituel religieux et national, qu’il acquit son indépendance et créa une civilisation d’importance à la fois nationale, internationale et universelle, qu’il écrivit le Livre des Livres pour en faire cadeau au monde. Aussi les juifs s’efforcèrent à travers les siècles de retourner dans le pays de leurs ancêtres et d’y reconstituer un Etat. L'hécatombe nazie qui anéantit des millions de juifs en Europe démontra de nouveau l’urgence du rétablissement de l’Etat Juif, seul capable de résoudre le problème du judaïsme apatride. En vertu du droit naturel et historique du peuple juif nous proclamons la fondation de l’Etat juif en terre sainte. Cet Etat portera le nom d’Israël. Par la volonté du Conseil national provisoire, précurseur de la Knesset le texte comportera les précisions suivantes « Il respectera la complète égalité sociale et politique de tous les citoyens sans distinctions de religions de races ou de sectes. Il appliquera loyalement la Charte des Nations Unies. Nous invitons les habitants arabes de l’Etat d’Israël à préserver les voies de la paix et à jouer leur rôle dans le développement de l’Etat sur la base d’une citoyenneté égale et complète. [Il est convenu que] toutes les restrictions sur l’immigration et l’achat des terres imposées par la Livre Blanc britannique de 1939 étaient abrogées, mais que toutes les autres dispositions du mandats restaient temporairement en vigueur” [...]“ En pleine agression injustifiée, nous appelons aux habitants arabes de l’Etat d’Israël pour qu’ils préservent la paix et participent au développement de l’Etat en jouissant d’une pleine et égale citoyenneté ainsi qu’une représentation équitable dans tous ses corps et institutions, provisoires et permanents”.
Voici un extrait de la déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël et certaines de ses justifications.
« Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution en faveur de la création d'un Etat juif indépendant en Palestine et a invité les habitants du pays à prendre toutes mesures nécessaires en vue de rendre cette décision effective. La reconnaissance par les Nations Unies du droit du peuple juif à se constituer un Etat indépendant ne saurait être révoquée. C'est au surplus le droit évident du peuple juif d'être une nation comme toutes les autres dans son propre Etat souverain.
En conséquence, nous, membres du Conseil national, représentant le peuple juif de Palestine et le mouvement sioniste mondial, réunis en assemblée solennelle en vertu des droits naturels et historiques du peuple juif et de la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies, Proclamons l'établissement de l'Etat juif de Palestine qui se nommera Israël.
L'Etat d'Israël promouvra le développement du pays pour le bénéfice de tous ses habitants, il sera basé sur les préceptes de liberté, de justice et de paix enseignés par les prophètes hébreux, il accordera pleine et totale égalité sociale et politique à tous ses citoyens sans distinction de race, de croyance et de sexe; il garantira pleine liberté de conscience, de culte, d'éducation et de culture; il assurera la sauvegarde et l'inviolabilité des lieux saints et des sanctuaires de toutes les religions et respectera les principes de la Charte des Nations Unies. L'Etat d'Israël est prêt à coopérer avec les organismes et représentants des Nations Unies pour l'application de la résolution adoptée par l'Assemblée le 29 novembre 1947 (voir plus bas) et prendra toutes mesures pour réaliser l'union économique de toutes les parties de la Palestine. Nous faisons appel aux Nations Unies afin qu'elles aident le peuple juif à édifier son Etat et qu'elles admettent Israël dans la famille des Nations.
Au moment où se développe une agression injustifiée, nous faisons appel aux habitants arabes du pays de Palestine en leur demandant de retourner sur les chemins de la paix et de jouer leur rôle dans le développement de l'Etat, et les assurons qu'ils jouiront du droit de citoyenneté pleine et entière à égalité avec les Juifs et seront représentés ainsi qu'il leur est dû dans tous les corps et institutions constitués, provisoires et permanents. »

Les historiens et chercheurs seront bien en peine de vérifier sur le terrain la réalisation des promesses inscrites dans ces déclarations. Ils peuvent se demander si ces vœux n’étaient que fourberie ou message adressés à l’opinion internationale pour justifier une indépendance unilatérale donc illicite. En réalité les non-juifs seront exclus du partage du pouvoir par le simple fait qu’Israël est Etat de confession juive , conçu comme un sanctuaire et un véhicule de la vie juive et représentant l’apogée du pouvoir et de l’indépendance israélienne. Cet Etat religieux n’a jamais et ne résoudra jamais la contradiction inhérente à la présence d’une population arabe dans milieux juifs.
Israël est reconnu de facto par les Américains. Truman le reconnaît immédiatement (onze minutes de réflexion exactement) dès le 15 mai, et par les Russes de jure. La reconnaissance française de jure de l’Etat hébreu n’est intervenue que très tard, mai 1949 après une longue négociation visant à obtenir l’internationalisation de Jérusalem pour assurer la protection des Lieux Saints. C’est dire que la politique française se voulait neutre ou même favorable aux thèses sionistes, d’origine socialiste. Plus tard à l’opposé du gouvernement G.Mollet, qui voyait Nasser ravitailleur du FLN, le quai d’Orsay est resté pro-arabe. Ce qui n’empêchera plus tard pas la France de livrer aux sionistes des Mystères et des Mirages. Israël sera admis aux Nations Unies la même année.
Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations unies adoptait, par 33 voix contre 13, et 10 abstentions, la résolution 181, plan de partage de la Palestine alors sous mandat britannique. Le plan prévoyait la création d'un Etat juif, d'un Etat arabe et d'une enclave internationale autour de la ville de Jérusalem. Le plan comportait quatre points. Il décidait d'abord la création des Etats juif et arabe avant le 1er octobre 1948. Il prévoyait ensuite la division de la Palestine en huit parties, trois revenant à l'Etat juif, trois à l'Etat arabe, la ville de Jaffa devenant enclave arabe à l'intérieur de l'Etat juif. Et faisait de Jérusalem une enclave administrée par l'ONU. S’estimant spoliée la Ligue arabe lui opposa un refus, donc la décision unilatérale est bien une autoproclamation allant contre l’esprit du texte qui prévoyait un accord bilatéral.
Le 15 mai 1948 c’est l’anniversaire de la Nakba, des années de souffrances pour les palestiniens spoliés de leur terre et de leur passé. Et des années d’épreuves passées et à venir pour ses propres citoyens.
C’est ainsi qu’en ce beau jour de mai 1948 de ce mouvement colonial sioniste, naissait en Palestine avec la complicité de l’Occident, bafouant le droit naturel du peuple palestinien à son auto détermination sur son territoire historique.
Cet acte inédit constitue sans doute l’un des plus gigantesques hold-up et déni de justice de l’histoire contemporaine.

07 mai 2008

LA CHUTE DU SIONISME II

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Alberto comme tant d’autres se mélange un peu les pinceaux lorsqu’il parle d’Israël. Il y a de quoi, car même Israël dans sa déclaration du 14 mai 1948, mais sciemment introduit la notion juive, Etat Juif d’Israël.

En tant que webmaster (et non propriétaire de ce blog, car quand j’entends ce mot je sors mon revolver. Et toc) je vais essayer de mettre un peu de lumière dans ce fouillis des mots.
Israélien : qui habite Israël, juif, appartenant à une communauté religieuse, israélite qui pratique la religion juive, sioniste et pionnier/colon  qui s’installa petit à petit sur les terres des autochtones et ne pas oublier de mettre la majuscule sur le mot Juif, là, où il faut.
Lorsque je parle de la disparition d’Israël je veux parler de cet Etat usurpateur et non de la communauté juive qui a le droit de vivre comme elle l’entend. Mais Où. C’est bien là le problème.
J’ai déjà écrit ici, que les premiers sionistes politiques avaient envisagé d’installer cette communauté autre part, une région de Russie par exemple. Mieux encore Herzl envisagea des solutions de rechange, un territoire en Argentine ou à Chypre. En 1903, le gouvernement anglais propose officiellement à l'Organisation sioniste mondiale, l’Ouganda. cette offre est une immense victoire diplomatique pour les sionistes qui se voient ainsi reconnaître en tant que nation qui peut bénéficier d'une autonomie sur une base territoriale. Le congrès sioniste accepte la proposition britannique, mais, l'année suivante, après la mort de Theodor Herzl, il revient sur sa décision et, sur la base du slogan "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", une belle ineptie, décide de s’installer en Palestine.
Je ne provoque pas, plusieurs acteurs, intellectuels, observateurs, et négociateurs envisagent la solution d’un Etat unitaire. Comme j’ai tenté de l’expliquer, de toute façon il est inévitable que cela finisse ainsi. Arafat que la meilleure arme des Palestiniens était le ventre des femmes.
Ce n’est pas présumer, c’est constater.
De vers chez moi, il y a l’Orb une rivière qui se jette dans la Méditerranée, et les hommes au fur et à mesure, pour gagner du terrain cultivable, du raisin bien évidemment, ont  crus bon de la dévier de son cours naturel. Mais lors des grandes pluies, elle reprend son chemin et inonde une bonne partie des patelins alentours. Là ou justement je vais emménager prochainement.(1).
Le cours de l’Histoire fait de même. Le flot des indigènes reprendra son cours et les nouveaux venus devront se résigner avec eux. Puisque cela me parait inexorable il serait bon d’éviter de nouveaux combats et perpétuer indéfiniment la situation catastrophique du peuple palestinien et la fausse sécurité des Israéliens.
Lorsque Simone parle du peuple en parlant des juifs, cela me parait un peu flou.
La diaspora n’est pas un peuple, c’est une accumulation de gens habitants surtout en Europe et aux USA, toujours rejetés pour la pratique ostentatoire, fermée et autarcique  leur religion et qui furent pour cela persécutés depuis des siècles.
Les sionistes, ces colons qui se sont installés ne forment non plus un peuple, le meilleur exemple sont les juifs russes qui sont plus russes que juifs. Voir ma note précédente.

Il ne faut pas ignoré que, tiens au pif, depuis le discours à Brazzaville de Gaulle en 1944, tous les pays occupés se sont émancipés et pour cela il a fallu des guerres que les européens ont perdu, mais qui laissent encore des blessures et des souffrances.
Si on me demandait mon avis, je serais encore plus catégorique : il faudrait revenir avant même la résolution 181 de l’ONU, et rendre toutes les terres aux palestiniens, les dédommager et leur rendre justice.
Mais comme  je ne suis pas un  jusqu’au-boutiste, je conçois que cela puisse paraître impossible, raison de plus pour saluer le réalisme des négociateurs palestiniens qui accepteraient la constitution d’un Etat palestinien boiteux, qui renonceraient à l’exigence que je décris plus haut. Arafat en négociant était aux yeux de certains un traître, et Mazen pour le Hamas un félon.
Nous voyons qu’en se penchant sur le problème combien ce conflit est complexe, Beaucoup de nos concitoyens ne connaissent pas bien la situation et finissent par s’en lasser.
Mais les épreuves qu’endurent les uns et les autres, chacun de l’autre coté de l’autre mur de la honte, étaient prévues et risquées. Pour mettre les choses en place il faut citer Ben Gourion lui-même, qui déclarait le 18 Juillet 1948, en pleine guerre de libération des arabes coalisés :
« Si j’étais un leader arabe, je ne signerais jamais aucun accord avec Israël. C’est normal : nous avons pris leur pays [ Shoah, est-ce leur faute ?] Ils ne voient qu’une chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ? »
Qu’avez vous à redire sur ces phrases qui posent à elles seules les vrais questions ? Doit-on les oublier et laisser se pérenniser cette létale aventure ?
Enfin, je me permet de rappeler que pour Herzl les juifs formeraient en Palestine, un élément et du mur contre l’Asie, ainsi que l’avant poste de la civilisation contre la barbarie.
Rien qu’avec ces deux-là on a tout compris.

*A propos de la pièce de Jean Genet « Quatre heures à Chatila » j’ai trouvé ceci sur le Net.
« En 1967, dans cet énorme numéro spécial que Les Temps Modernes consacraient au conflit Israélo-Arabe, Jean Paul Sartre dénonçait : " l'insularisme de l'hexagone " ajoutant : " neutres, non : absents, voilà ce que nous sommes " (or) " si le racisme nous pue au nez, les senteurs de l'impérialisme ne nous flattent pas davantage " (fin de citation)
On pouvait encore imaginer que le conflit ne s'enracinerait pas de la sorte, trouverait une issue ... Nous nous heurtons à une volonté contraire - que dis-je ? - à des volontés contraires et antagonistes.
Chaque fois qu'un homme politique impliqué personnellement dans le conflit disparaît, l'espoir renaît et puis tout recommence.
Souhaitons que ce texte-témoignage permette à certains de se convaincre que la haine est destructrice (évidence trop souvent oubliée) afin qu'en contribuant à éveiller notre conscience, la raison finisse par remplacer la folie meurtrière.
Je me demande qui a bien pu écrire cela ?

(1) A ce sujet, cela entraînera une interruption d’Internet pendant quelques temps. Je serais obligé pour ne pas perdre le fil, de squatter un copain, une copine, ou.... la médiathèque

06 mai 2008

LA CHUTE DE LA MAISON SION

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A l’approche de l’anniversaire du 60ème anniversaire de l’existence de l’Etat d’Israël, la presse dans son ensemble souligne cet événement. Beaucoup d’éditoriaux, de magazines, de périodiques sont élogieux, mais la plupart omettent de signaler l’anniversaire de la Nakba, la chute de l’espoir palestinien de se constituer en un peuple et une nation et le début d’un long calvaire. A la télévision nous auront droit a de multiples émissions sur les péripéties de cette création, "Exodus" et émissions divers et nombreuses, notamment la rediffusion de la « Shoah » un document fleuve de Lanzman, incontournable et définitif sur cette question, un des alibis de cette décision unilatérale. Quant à moi, je ne pouvais pas passer l’occasion pour décrire une nouvelle fois la fin inévitable du sionisme.
Ca et là on peut lire que l’Etat d’Israël est un modèle de démocratie dans cette région du monde ; il est vrai sous l’emprise de la théocratie musulmane. Cet Etat aux aguets est–il exempt du poids du judaïsme orthodoxe qui pèse sur la vie quotidienne des juifs et des arabes israéliens ?
N’oublions pas les deux raisons qui ont poussé cette communauté religieuse à effectuer son « RETOUR » en Eretz Israël, la première est politique. La seconde religieuse, malgré la réticence d’une grande partie de la diaspora juive et des théologiens israélites qui trouvaient les idées d’Herzl blasphématoires.

Démocratique ce pays tout neuf ? Un pays où le mariage civil n’existe pas et les non-juifs, même israéliens sont enterrés à part. Un pays où il existe des tribunaux de conversions. Un pays qui pratique une discrimination entre ses deux composantes séfarades et ashkénazes et qui ne considère pas comme juifs les russes qui l’envahissent. Ces derniers sont environ 320.000 et constituent un noyau à part dans la société israélienne. Les russophones sont considérés comme des israéliens de rang inférieur et non comme juif par la halakha (loi religieuse) et de plus ne parlent pas l’hébreux (trop difficile....). Plus de la moitié reste fidèle au christianisme orthodoxe.
Et ne parlons pas du sort de ses ressortissant arabes. L’un des dirigeants du sionisme religieux milite pour une autre politique : »[il faudra] mettre une limite aux droits des non-juifs (les arabes) vivant en Israël et qui ne cherchent qu’à saper les fondements de ce pays ». En ce qui concerne les laïcs, ils ne sont que des parias, le quartier qui leur servait de refuge est aux mains des juifs orthodoxes, les mêmes qui envahissent Jérusalem et la Cisjordanie
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Les principaux obstacles à de véritables négociations qui pourraient déboucher, au moins sur une paix même sclérosée, son le rabbinat et l’attitude colonisatrice des ultras qui n’ont en tête que le respect des exigences de la bible.
< La fuite.
Vers la chute du sionisme.

Le sionisme doit se libérer cette idéologie de conversion, car d’ici une génération toutes les familles qui rejoindront Israël seront des familles mixtes.
D’autre part le nombre des immigrants vers les USA et l’Europe est grandissant, à tel point que des budgets conséquent sont votés pour, soit les retenir, soit les inciter à revenir. Sans compter sur les israéliens qui venaient de la CEI qui retournent aujourd’hui dans leur pays d’origine.
Le rabbin que je citais plus haut à de son point de vue raison. Si la situation actuelle perdure, il est inévitable que selon la différence de l’expansion démographique entre ces deux composantes, les consultations électorales pourraient porter au pouvoir une majorité arabe qui devrait naturellement accéder aux désirs légitimes des arabes de Palestine au nom du principe fondamental de la démocratie «  un homme, une voix » L’idée d’un Etat unitaire engobant Gaza et la Cisjordanie serait encore plus catastrophique pour le sionisme.
Politiquement pour la plupart des dirigeants et intellectuels palestiniens, les entretiens en cours, les plans de Paix d’où qu’ils viennent de ne résoudra pas le problème et la création d’un Etat palestinien irréalisable dans les frontières actuelles. Alors, on continue de parlementer pour que dans l’Histoire et devant l’opinion publique mondiale le dernier négociateur palestinien fasse preuve de sa bonne foi.
Création d’un Etat binational ? A la Belge ? Où Flamands et Wallons vont en venir aux mains ? Où Israéliens et Arabes se côtoieraient, mais auraient des parlements distincts, se serait vite un conflit ethnique interne et destructeur.
Puisque l’Etat palestinien tel qu'il est proposé actuellement n’est pas viable, il ne reste plus en cas de plan de paix accepté par les deux parties, qu’une solution, humaine et juste, un Etat binational. L’utopie qui consiste à bâtir un seul Etat unitaire n’est plus de mise.
Dans tous les cas de figure, Israël est appelé à disparaître. Au profit d’une nation où  juifs et musulmans retrouveront leur origine commune, que seule la religion, cette malédiction, a séparé.
Il va sans dire que, en temps et en heure, je tenterais d’expliquer les circonstances et les conséquences de cette forfaiture.

Question subsidiaire.
Que ferait le gouvernement de Tel-Aviv si l'Autorité palestinienne se dissolvait ? Il lui faudrait  prendre en charge les palestiniens qui survivent dans les territoires occupés. Le ferait-il et comment?

02 avril 2008

DE PEKIN A TEL-AVIV

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<Un pape comme les autres
TEL AVIV
Israël : le rapport qui dérange

Le mouvement israélien "la Paix Maintenant", qui milite pour un accord avec les Palestiniens, publie lundi  un rapport « explosif » sur la poursuite des implantations juives dans les territoires occupés qui n’ont fait qu’augmenter depuis Annapolis. Explosif qui fait long feu, car tout le monde s’en balance occupé à suivre le feuilleton Fourniret. En voici tout néanmoins les grandes lignes.

Dans 101 implantations, environ 275 nouveaux bâtiments ont été mis en chantier, dont 20% dans des implantions situées à l’est du mur de séparation. Plusieurs plans, concernant un total d’au moins 946 unités de logement sont en cours de réalisation. A Jérusalem est, des appels d’offre pour 750 logements ont été lancés entre décembre 2007 et mars 2008. En outre, la municipalité de Jérusalem a annoncé lundi un programme de construction de 600 nouveaux appartements dans une colonie à Jérusalem-Est, dont les Palestiniens voudraient faire la capitale de leur futur Etat indépendant. Mieux encore, des mobile homes plus rapides à construire donc moins chères, ses sont installées sans permis de construire.Au moins 184 « campings sauvages » installés. En ce qui concerne la constructions d’«avant-postes illégaux » qui devait être détruits, aucun n’a été évacué, contrairement à ce qu’affirme le gouvernement.
800 logements dans une colonie autorisés par Israël d’après le parti religieux Shas. Olmert maintient que l'Etat hébreux continuera de construire à Jérusalem-Est et dans des zones à forte population juive de la Cisjordanie qu'Israël qu’il veut conserver dans le cadre d'un accord définitif avec les Palestiniens.


Il ne manque pas d’air lorsqu’il parle d’un accord définitif qui selon lui ne perturbera pas les négociations de paix.

Condoleezza Rice a réprouvé les nouvelles constructions. "L'activité d'implantation devrait cesser, l'expansion doit cesser", a-t-elle lancé, sans demander la destruction des actuelles implantations. Propos lénifiants à qui se rallient la plupart des chefs d’Etats occidentaux.

Que pensez-vous que fasse les pro-sionistes et autres thuriféraires de l’état d’Israël ? Ils dénoncent le mouvement « La Paix maintenant » (Chalom Archav) qui ne demande qu’une chose, le retour dans les frontières de 1967. (Sans aller jusqu’à prôner un retour au plan de partage proposé par l’ONU, faut pas rêver)  On peut lire :
« Depuis bientôt 30 ans, il prétend œuvrer pour la "paix" entre Israël et ses voisins...Une enquête récente de la 2e chaîne de TV israélienne dévoile le vrai visage de "La Paix Maintenant"!  Sous la couverture d'une association enregistrée officiellement dans des buts éducatifs, [...] reçoit des millions d'euros de plusieurs gouvernements européens dans le but d'espionner la construction juive en Judée-Samarie et a Jérusalem!...] donne lieu régulièrement à des rapports, aussitôt répercutes par les grands médias internationaux, et utilisés comme arme politique par les ennemis d’Israël au sein des organismes internationaux et dans les négociations avec Israël...

Une association qui prétend œuvrer pour la paix, et qui œuvre en fait pour le compte des ennemis d'Israël, avec l'argent d'états étrangers, cela porte un nom : des traîtres à leur patrie et au peuple juif! » (C’est moi qui souligne)


Donc les Israéliens, je veux parler de ceux de la rue, sont coincés entre les forces religieuses, la politique qui leur obéit, et un nationalisme qui voit dans les plus lucides,  des traîtres.

PEKIN
Pour faire le lien, il suffit de lire la note d’  Alain griesch


« Les émeutes se sont étendues sur la rue principale de Jérusalem, [...]
Elles avaient commencé un peu avant quand deux religieux musulmans avaient été battus par les forces de sécurité (c'est en tous les cas ce que croient les Palestiniens, la version officielle étant que ces religieux avaient attaqué la police israélienne). Une foule livre à des saccages le long de cette rue, certains hurlant alors qu'ils jetaient des pierres contre des magasins appartenant à des Juifs et aussi aux taxis dont la plupart des chauffeurs sont juifs.
» (1)

L’auteur à simplement remplacé « Tibétain » par « Palestinien », « Chinois » par « Israélien » ou « juif ». Imaginons le traitement médiatique qui aurait été accordé à cet événement s’il s’était déroulé au Proche-Orient ?.
Certes, il ne faut surtout pas comparer ce qui ne peut l’être. Sauf que le Tibet n’est pas reconnu par l’ONU comme un territoire occupé par une force étrangère.

La solution inéluctable pour ces deux exemples est la l’indépendance et libération du territoire, exigence historique. Mais à quel prix ?  Je redoute que cela se fasse sous la houlette de forces religieuses et non par des Etats démocratiques et laïcs. Cent années de douleurs pour le peuple palestinien pour en arriver à un régime théocratique serait une catastrophe.
Même réflexion pour le Tibet, toutes proportions gardées


 

(1) C’est le compte-rendu des émeutes à Lhassa, rapportées par le seul correspondant étranger sur place, celui de l’hebdomadaire The Economist , Trashing the Beijing Road ».

27 mars 2008

60 ANS DE CONFLIT'S'

 

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< Bruno Gigue

Puisque je m’en prends particulièrement au monothéisme, il me faut citer le cas du sous-préfet éphémère qui vient dans « Oumma.com » de se lâcher contre Israël dans des termes qui ne sont pas de la gnognote.

Il estime notamment qu'Israël est "le seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles". Il ironise également sur les "geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer pendant Shabbat". Et souligne le fait que les odieux attentats du 11 septembre 2001 ont fait dix fois moins de victimes que le siège de Beyrouh par Tsahal en 1982. D’un antisémitisme pourtant avéré, il a été cafté auprès de MAM, par Luc Rosenzweig sur RCJ (la radio de la communauté juive). qui illico le renvoi dans son corps d’origine, motif : manque de devoir de réserve.

A part ses affirmations un peu enflammées, sur le fond, il est bien entendu que ce monsieur a raison, mais sur la forme , peut-être moins. Il a fait un choix entre ses convictions et sa carrière en y mettant un terme , «  à la Zidane ».

J’ai lu l’article en entier et je m’aperçois que ce polémiste bien sympathique s’en prend surtout aux signataires de l’article paru dans le monde  à savoir, je cite, : « Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel." Bref le pool médiatique des intellectuels pro-israéliens.
Il faut donc se préserver de toute lecture au premier degré, car la cause palestinienne, qui peut compter dans ses rangs des antisémites, ne mérite pas d’être confondu avec le racisme antijuif.

Le racisme anti-arabe, les promoteurs du sionisme et des créateurs du sionisme pourtant ne se privaient pas d’en faire part et de l’afficher. Pour Herzl « Pour l’Europe nous constituerons là-bas un morceau du rempart contre l’Asie, nous serions la sentinelle avancée de la civilisation contre la barbarie » C’est-à-dire les barbares arabes qui vivent depuis des siècles sur cette terre de Palestine. Dès 1937 Ben Gourion affirmait« Nous devons chasser les Arabes et prendre leur place » et paf ! Et le créateur de l’Etat d’Israël n’avait guère à cette époque de compassion pour les Juifs européens, surtout de l’Est en proie à la fureur nazie. « Le désastre qu’affronte le judaïsme européen n’est pas mon affaire » Décembre 1942, Ben Gourion déclara lors d’une réunion de responsables du Mapaï [le Parti ouvrier d’Israël, ancêtre du Parti travailliste] (1) Expliquant le caractère colonial de l’Etat sioniste, Moshé Dayan déclarait dans « Haaretz » du 4 avril 1969 : « Des villages juifs ont été construits à la place de villages arabes. Vous ne connaissez même pas le nom de ces villages arabes, et vous n’êtes pas à blâmer parce que les livres de géographie n’existent plus. Non seulement ils n’existent plus, mais les villages arabes non plus […]. Il n’y a pas un seul endroit dans ce pays qui n’ait pas eu auparavant une population arabe ».
Zeev Jabotinsky un des pères du sionisme politique, dans son ouvrage intitulé « The Iron Wall » (rien que le titre !) « La colonisation sioniste doit être exécutée contre la volonté de la population autochtone, [...] Ceci est notre politique à l’égard des Arabes […]. Si vous souhaitez coloniser un pays dans lequel une population vit déjà, vous devez fournir une armée pour le pays ou trouver quelque riche personne ou bienfaiteur qui vous en fournirait ».
C’est pourquoi les signataires de l’article paru dans le Monde dont je faisais état http://atheologie.hautetfort.com/tag/onu sans avoir tort sur leur analyse, auraient eu beaucoup plus de crédibilité en dénonçant également les horreurs commises au nom du sionisme dont le gouvernement actuel s’inspire et même le conforte en cédant devant les exigences des forces sionistes religieuses.
L’arme des prosionistes est de distiller une confusion volontairement entretenue entre l’antisionisme et antisémitisme, en s’appuyant sur l’antisémitisme résident comme partout ailleurs, dans la population arabe et palestinienne. Ils utilisent souvent cette phrase «L’antisionisme n’est qu'une forme intellectualisée de l'antisémitisme» Ce qui n’a absolument rien à voir et une fois cet amalgame entré dans les esprits, Israël au nom de l’antisémitisme, a tous les droits, y compris celui d’interdire toutes critiques envers sa politique coloniale.

Fêter la date anniversaire de l’autoproclamation de la création de l’Etat juif d’Israël devrait avoir une émotion dans l’opinion mondiale au moins aussi grande que la l’annexion du Tibet marquée par la tenue des J.O à Pékin entachée des crimes commis par la Chine en ce moment et sur son propre territoire.

Bien entendu en temps voulu, je ferais part de cet événement. Par contre, je tiens à signaler que dès février et mars 48, les Juifs de l’époque s’apprêtaient à une dure bataille, sachant que jamais les Arabes palestiniens n’accepteraient les propositions de l’ONU qui les lésaient et encore moins une décision unilatérale des sionistes. Tout en sachant, il faut insister, que la partie arabe avait déjà accepté d’être envahie et colonisée par des étrangers.

Et tout ça parce que c’est écrit dans un livre et pour obéir à des injonctions qui n’ont plus lieu d’être : la conquête du Grand Israël. J’en ai pas fini avec le sionisme, Israël et le judaïsme. Mais que des lecteurs musulmans, chrétiens ou mormons ne se réjouissent pas trop vite, j’ai dans mon sac de quoi leur donner des baffes.

Je sais très bien que ce blog et son contenu n’a guère d’impact public, à part les lecteurs assidus et les autres de passage, mais je tiens à laisser un témoignage, ainsi si un jour mes enfants et leurs enfants lisent mes notes ils pourront se dire : Et bien le papet il n’avait pas les jetons. Une trace, car dans ma vie j’ai mené d’autres luttes par exemples syndicaux (symbolique comme le soutien aux Africains du Sud) et personne ne le sait plus.

C’était ma minute d’étalage d’ego. Enfin pas tant que cela parce que si j’avais connaissance des coups de gueule de mes ancêtres, je ne sais pas, un révolutionnaire, un vrai résistant anonyme de la dernière, je veux dire la seconde guerre mondiale, je serais fier comme un « p’tit banc » comme disait ma concierge.

(1) Tom Segev , Le Septième Million – Les Israéliens et le génocide, Liana Levi, 1993.

16 mars 2008

DIPLOMATIE FRANCAISE ET LE CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN

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Etre président d’Israël c’est prendre tous les coups, d’où qu’ils viennent, des Palestiniens , des Juifs ultra ou même modérés, et pourtant ce monsieur est respectable, mais il a le tort d’être sioniste.
Son séjour en France est un événement très controversé à la fois par un boycott (Aussi con que non- productif) du Salon du Livre dont Israël était l’invité d’Honneur, par les Etats arabes et par la parution d’œuvres plus que critiques à l’égard de la politique israélienne. A noter toutefois que seuls les ouvrages écrits en hébreux étaient invités, comme si les arabes israéliens étaient exclus de la culture israélienne.

Réception de haute qualité à l’Elysées, embrassades, discours, le Tout-Paris (1) réuni autour d’un président d’un Pays en Guerre avec une partie de la population de terre qu’il occupe illégalement depuis  le début du siècle dernier. Que la France a reconnu en 1948 lorsque le sionisme triomphant, créait là encore déjà, illégalement un pays artificiel.

En guerre, car depuis, sur la défensive, ce pays est acculé comme tous les pays colonisateurs, à mater les rebellions. Son but était selon ses créateurs, d’assurer à ses administrés un train de vie que chaque homme sur cette terre mérite qu’ils soient des rescapés de l’Allemagne nazis ou de la diaspora. Il échoue sur ses deux points.
A/ La rébellion s’éternise, en proie à des soubresauts provoqués par la condition des Palestiniens.
B/ Ses citoyens subissent la peur, le chagrin, leur situation sociale et économique est catastrophique. L’écart entre les plus riches et les plus pauvres est l’un des plus grands du monde. On remarque également un certain climat raciste entre les différentes couches de la population. Une attitude différente devant la politique menée, allant de la lassitude à la gesticulation de la fraction extrémiste des ultra-religieux dont la formation politique étaye le gouvernement.

En visite à Paris, bien évidemment notre Prix Nobel de la Paix est reçu par le CRIF,  au cours d’un discours, il rend hommages aux jeunes Juifs  de la Heshiva exécutés récemment à Tel-Aviv, et est violemment interpellé par de jeunes trublions, certainement nationalistes, aux cris en hébreux de « Traître, c’est de ta faute !» au grand dam de la salle. Le petit groupe a été évacué par le service d'ordre et la soirée a repris son cours.
Ils ont raisons ces gamins, en effet si Israël, dont Pères, a été l’un des acteurs politiques, avait enfin daigné reconnaître ses torts et accéder à la demande pourtant minimales des Palestiniens, ces jeunes gens seraient encore vivants. Plus encore selon moi, si le sionisme n’avait pas existé, les jeunes Juifs pourraient étudier calmement la Torah dans de meilleures conditions. Il aurait fallu pour cela  il est vrai, que les USA acceptent de recevoir les rescapés de la Shoah.

Le plus grave à mon sens, est dans la suite de son discours. Shimon Peres a rappelé l'attitude de la France au moment de la première guerre israélo-arabe de mai 1948. "Beaucoup de pays qui avaient voté en faveur de la création d'un Etat juif refusaient de nous fournir des armes, la France, à ce moment-là, s'est tenue à nos côtés de façon extraordinaire et inoubliable. C'était la France de la Résistance et c'était Israël qui défendait sa vie. Je veux dire au peuple français, aux dirigeants français, merci, merci de tout cœur".
Je tiens à signaler que confondre en France, résistance et colonisation ne peut que déplaire à certains résistants. Ensuite faisant partie du peuple français je ne reçois pas de ce monsieur ses remerciements.

Le président du CRIF à cette occasion, ne peut s’empêcher de souligner le changement radical de la diplomatie française en déclarant « que la communauté juive de France, "assume avec d'autant plus de joie sa double fidélité (à la France et à Israël) que le regard porté sur [son pays]Israël par la France est de nouveau un regard de sympathie et de compréhension". Il voulait dire le nouveau regard porté par Sarkozy et sa bande de rigolos qui gèrent le pays actuellement, car on ne consulte pas sur ce point.
Aucune allusion sur les drames qui se déroulent des deux côtés dans la région.

Et pendant ce temps-là, les roquettes pleuvant à nouveau sur Israël, elles n’ont pas fait de blessés, mais des dégâts matériels. Dans la matinée, l’armée israélienne a mené un raid aérien dans le nord de la bande de Gaza, sans causer ni mort ni blessé. Pourtant, la tenue de négociations secrètes entre Israël et le Hamas par l’entremise de l’Egypte est confirmée. Ces discussions sont dénoncées, bien évidemment par Mahmoud Abbas qui craint qu’une entente entre Israël et le Hamas ne l’affaiblisse encore davantage politiquement. Une simple trêve, car le Hamas à besoin de munitions dans tous les sens du terme, pour asseoir sa légitimité à Gaza,espérer conquérir la Cisjordanie, et pour satisfaire les besoins de plus en plus grands de la population palestinienne. Et cela passe forcément par l’allégement du blocus israélien et l’ouverture des points de passage. En contrepartie, la libération du soldat Guilad Shalit contre plusieurs centaines de prisonniers palestiniens lié au mouvement islamiste.

Et cela fait 100 ans que ça dure.

(1) Le Palais des Congrès de la porte Maillot a fait salle comble (3.700 places) pour cette soirée. Après les discours de bienvenue, Serge Moati a présenté un documentaire consacré à Shimon Peres et à l'histoire d'Israël. Plusieurs artistes se sont succédé sur scène à l'occasion de cette soirée, dont Enrico Macias, Orlika, Ishtar, Sarith Haddad, Hugues Aufray... etc.
Parmi les nombreuses personnalités venues à cette soirée figuraient notamment Bertrand Delanoë, Jean Sarkozy, Pierre Lellouche ou encore Roger Hanin. J’espère voir tout ce beau monde au prochain gala en faveur de la Palestine.

10 mars 2008

LE SIONISME SEME LA MORT

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Israël est en état d’alerte, l’armée a imposé un bouclage général de la Cisjordanie, et des milliers de policiers ont été déployés en renfort, notamment à Jérusalem. Aussitôt l’Eta-major se réunit pour envisager des représailles contre l’horrible attentat commis dans une école talmudique. Et voilà où nous en sommes.
Les obsèques sont représentatives de la colère des Israéliens, elles ont dans la cour de l’établissement Merkaz Harav, réputé former l’élite du sionisme religieux.
C’est de là que le Bloc de la foi, le Goush Emounim est née après la guerre des Six jours de 1967, à la pointe de l’occupation de la Cisjordanie et l’implantation des colonies illégales. Les orateurs crient à la vengeance et fustige le gouvernement et appelle un vrai leader religieux et tout et tout
Il est vrai que les images suivies là-bas presque en direct ont de quoi s’insurger, mais contre qui. ? les dirigeants de Tel Aviv ? Les Palestiniens ? les terroristes islamistes ? Ou la tuerie aveugle de l’armée à Gaza ?

La famille de l’auteur de cet assassinat recevait elle aussi les condoléances des habitants du quartier dans lequel il vivait. L'attentat  a donné lieu à des scènes de liesse à Gaza, où quelque 7.000 personnes ont manifesté à Jebaliya, tirant notamment en l'air pour exprimer leur joie. A Rafah, dans le sud du territoire palestinien, des habitants ont distribué des friandises aux automobilistes.
Tandis que l’opinion mondiale réprouve cet attentat abominable, seuls quelques commentaires font le lien entre cette tuerie et celles commises par l’armée israélienne, contre par exemple une école musulmane. Paradoxe.

En parlant de cet attentat qui a fait huit morts, de 15 et 16 ans, parmi les élèves de l'établissement, visait à "porter un coup au cœur du processus de paix", selon le Premier ministre britannique Gordon Brown. Ce type n’a rien compris ou prends ses citoyens pour des imbéciles, en effet je me demande où il voit un processus de paix pendant ou après les raids d’Israël sur Gaza ? Par contre, le Conseil de sécurité de l’ONU, dont je parlais, réuni en urgence, n’a pu s’entendre sur un texte le condamnant, en raison de l’opposition libyenne.
Un attentat était inévitable, évidemment, et les responsables israéliens en avaient pris tous les risques. La raison de la réoccupation de Gaza est toute trouvée.

Depuis le temps que je cherche un site ou blog ultra-orthodoxe juif, sioniste ou pro-sioniste, j’ai trouvé ça : http://www.houmous.net
Un concentré d’intégrisme israélite qui ne parle que de haine, surtout dans ses commentaires. J’ai laissé un message qui est actuellement entre les mains d’un modérateur, on verra bien s’il parait. En voici la teneur :

« Toutes les explications même les plus raisonnables du sionisme sont obérées par le fait qu’une communauté religieuse, se référant à un Livre Saint certes, s’est installée sur une terre qui ne lui appartenait plus. Qu’elle a politiquement annexé ce qui est une erreur fondamentale et pour les Juifs et pour les Arabes. C’est un greffon qui ne peut pas prendre. Athée et encore moins antisémite, je ne prends pas partie au niveau de la religion, mais il faut admettre une fois pour toute qu’il y a un agressé et un agresseur. Eretz Israël n’est qu’un vœu pieux qui n’engendre que le malheur, il frappe les enfants d’Israël, lesquels sont obligés de tuer pour se défendre. Israël est ainsi légalement condamnée par les institutions et par l’opinion internationale.

Je sais être sur un blog très religieux et je n’y vois que de la haine. Le vocabulaire est caractéristique, le mot palos en est un exemple. Sur le fond, je ne vois pas de différence entre l’horrible attentat de Jérusalem et le largage d’un bombe sur un immeuble palestinien, faisant là aussi le même nombre de morts, de deuils et de pleurs. Ne nous leurrez pas, le terrorisme n’est pas que chez le kamikaze, il est aussi d’Etat lorsqu’il s’agit d’apeurer toute une population. Le pilote de Tsahal (qui ne devrait plus porter ce nom) aura la chance de rentrer chez lui, alors que l’assassin qui pose une bombe dans un restaurant, ne le fera pas »

Pour qu’un semblant de paix s’installe dans la région il faut qu’Israël rejette toute idée de Grand-Israël et qu’il doit, non seulement arrêter de s’installer en Cisjordanie, mais de restituer les territoires illégalement occupés.
Le sionisme est une plaie pour les Israéliens et leur malheur vient de cette foi qui détruit tout, laissons là dans le domaine privée.
Ou que les sémites s’embrassent ».


Un peu pompeux, un peu court, avec un syntaxe boitillante, mais il me fallait le faire rapidement, sinon j’aurais fermé la page..
Et devinez ce qui arriva ? ? ? Et, oui. 


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03 mars 2008

VRAIS FAUX CONS

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Dès le début de la semaine dernière les Palestiniens de Gaza manifestaient contre l’oppression israélienne, à l’initiative du Hamas. Ils étaient des milliers pour former une chaîne humaine de 40 kilomètres. «Le siège de Gaza ne fera que nous renforcer», «le monde a condamné Gaza à mort», disaient les pancartes.
Israël est sous haute tension craignant une véritable invasion comme celle qu’a connu l’Egypte il y a peu de temps. Un responsable du Hamas disait qu’un « ouragan pourrait inonder toute la région».

Pour faire face à tout risque de débordement, les forces de sécurité israéliennes étaient prêtes à intervenir. Il s’agit d’une guerre et le hamas utilise ses ressources, à savoir le tir sur Israël de roquettes tandis que l’armée israélienne dotée d’armes autrement sophistiquées dans un premier temps imposait un véritable blocus. Puis comme il fallait s’y attendre, depuis la mort d’un Israélien  à Sdérot, Israël ne cesse d’accentuer sa pression. En quarante-huit heures, les raids israéliens ont tué au moins 32 Palestiniens, dont six enfants et une quinzaine d’activistes. Le spectre d’une vaste opération terrestre, évoquée par le ministre de la Défense, Ehud Barak prend corps.
 D’après le quotidien israélien Yedioth Ahronot, Condoleezza Rice et nombre de ses collègues étaient avertis qu’Ehud Olmert, estimait qu’il serait «nécessaire de réoccuper pour une période indéterminée des secteurs du nord de la bande de Gaza»..

Beaucoup de gazaouites se considère en guerre, menée par Israël déclarent les responsables du Hamas qui, regrettent le « silence arabe » et estiment que les USA cautionnent cette offensive. L’armée israélienne continue ses raids aériens et dans le même temps, les tirs de roquettes n’ont pas cessé : huit engins ont causé des dommages matériels à Sdérot.
Sans faire de calculs morbides, les morts dues aux roquettes est d’une autre mesure que celles causées par les bombes hyper-modernes israéliennes . Que l’on ne vienne pas me parler de terrorisme arabe et encore moins de morts « annexes ». Comment appeler ce largage de bombes à l’aveuglette ou presque sur une population civile ? Si ce n’est du terrorisme, qui consiste à faire plier la population.
"De ma vie je n'avais vu un tel massacre", dit Fatima Sayed, une habitante de Jabaliya. "Israël nous a chassés en 1948", dit-elle en référence à la première guerre israélo-arabe qui avait suivi la création de l'Etat d'Israël. "Maintenant, ils veulent nous tuer tous".
HOLOCAUSTE
"Il est impensable que la réaction israélienne à des tirs de roquettes palestiniens, que nous condamnons, soit aussi terrible et effroyable", déclare Mahmoud Abba, "nous disons au monde, regardez ce qui se passe et jugez par vous-mêmes qui a recours au terrorisme [...]" Dans son élan il déclare que l'offensive conduite par l'armée israélienne dans la bande de Gaza est "plus qu'un holocauste » (ce qui est à la mode actuellement)
sitôt après qu'Israël ait démenti avoir utilisé ce terme pour menacer le territoire palestinien, selon des propos prêtés à un ministre. Comme toujours, depuis la lettre Balfour, l’explication par une traduction fallacieuse est avancée. Le ministre juif a utilisé le terme hébreux « shoah » qu’il faut traduire par catastrophe. Alors que les deux termes et ce ministre le sait bien a le même sens dans la mémoire collective internationale.

Pendant ce temps-là, l'armée israélienne a poursuivi son offensive nommée "Hiver chaud » et plus de 70 Palestiniens ont péri en 48 heures, poussant l'Autorité palestinienne à suspendre tout contact avec Israël. Condoleezza Rice se rend sur le terrain pour tenter de calmer le jeu.Depuis mercredi, plus de 100 Palestiniens ont péri.
LES VRAIS FAUX CONS
«Israël n’a aucune intention de cesser, ne serait-ce que pour un moment, les combats contre les organisations terroristes», a lancé le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, Ehud Barak, en remet une couche en disant que le Hamas «paiera le prix» de «la dégradation de la situation». Mais pour les autorités juives, cela devient difficile, toute la communauté internationale condamne Israël notamment les chancelleries. Tel Aviv  craint la colère de la Cisjordanie, où des milliers de Palestiniens ont protesté et où un Palestinien de 13 ans a été tué par des soldats israéliens.
UNE COMPTABILITE MACABRE
Les derniers décès portent à 6.266 le nombre de personnes tuées dans les violences israélo-palestiniennes depuis 2000, pour LA PLUPART DES PALESTINIENS, selon un bilan établi par l'AFP.. Dimanche, un éditorialiste de Haaretz calculait qu’en une après-midi Tsahal avait tué plus de Palestiniens que les Qassam n’avaient tué d’Israéliens en sept ans. En deux ans, l’armée israélienne a tué près de mille habitants de Gaza, dont la moitié de paramilitaires et la moitié de civils. On peut imaginer, écrivait le quotidien israélien, l’outrage mondial si les Palestiniens avaient fait la même chose, avec le même pourcentage. Politique contre-productive pour utiliser un terme à la mode : deux ans après l’élection du Hamas à Gaza, jamais le Parti islamiste n’a été aussi puissant. Les opérations militaires israéliennes ne font que renforcer son emprise sur le million et demi de Gazaouis.

L’un des aspects effrayants dans cette affaire est le j’menfoutisme de l’opinion en général et française en particulier. Là encore le temps fait son horrible boulot, on oubli tout simplement l’origine du conflit, on en a marre et on met tout le monde dans le même panier. « Y-z'on-qu’à se démerder » est ce j’entends autour de moi, lorsque l’on ne connaît pas mon engagement pour la cause palestinienne Sinon, : «  t’a raison, Teddy, mais..... ».
Dernières nouvelles. Sous la pression des Etats-Unis, l’armée israélienne s'est résignée à retirer ses troupes de la bandede Gaza, lundi 3 mars. Dès l'annonce du retrait, le Hamas a crié victoire. Plus de 110 Palestiniens et 3 Israéliens ont été tués ces derniers jours.

Dans les faubourgs de Jabalya, la ville dorénavant martyr, une maison a été réduite en un tas de décombres par deux missiles tirés par un chasseur F-16. Six personnes ont péri : les parents, deux filles et deux garçons. Quelle est la différence entre le pilote de ce zinc et le kamikaze qui met une bombe dans un restaurant ? Aucune deux assassins, sauf que l’un rentrera le soir au mess et l’autre en enfer.

14 février 2008

DES RABBINS AUX ANGES

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 <Photos : camps de concentration tziganes en 1942

 

 

Très en colère contre moi Sarkozy me cherche des poux, en effet le voilà qu’il déclare
lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France : "Le drame du XXe siècle n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence déplorant, les "approximations", les "amalgames" et les "raccourcis" de ses propos que l’on peut lire sur le blog de Teddy.

Juifs de France

Devant les rabbins aux anges il enfonce le clou sur ses discours de Rome et de Ryad et tente d’édulcorer sa phrase sur la supériorité de la morale des curés sur l’instit : "Jamais je n'ai dit que la morale laïque était inférieure à la morale religieuse. Ma conviction est qu'elles sont complémentaires", s'est-il défendu. Je voudrais savoir qui a écrit encore une fois ce texte provocateur.

Le ‘Tout Paris était là « Rama Yade en tailleur, Rachida Dati sobrement élégante. Et dire que toutes les familles politiques étaient représentées, de Bertand Delanoé, jusqu’à Jack Lang, Marie Georges Buffet en passant par Ségolène qui est arrivée après le discours (Lu sur un prompteur)...., au cours duquel, Premier président invité d'honneur du Crif -un privilège réservé jusque là au Premier ministre- il annonce que tous les élèves de CM2 devront se souvenir à partir de la rentrée 2008 du nom d’un des 11.000 enfants français et de son sinistre parcours, (se voir "confier la mémoire") victime de la Shoah (1) un décision démagogique car qui viendra le contredire sur le fond ? Même pas moi. Quoique perturber un môme de dix avec ces horreurs m’agace un petit peu, ou alors avec une lecture synoptique des circonstances. Le génocide est au programme de l'école primaire de même que les questions de racisme et de xénophobie » explique Darcos aujourd’hui, bien emmerdé par une telle exigence. On nous refait le coup de Guy Mocquet.....tout simplement. Et que fera sa Majesté, lorsqu’il se trouvera devant d'autres communautés ayant souffert de semblables atrocités, les tziganes par exemple sans parler, puisque nous sommes en pays sioniste, des enfants palestiniens massacrés par les troupes de l’envahisseur israélien, ce n’est pas un génocide mais ça commence à faire beaucoup trop.

Richard Prasquier nouveau président du CRIF, s'est livré à un vibrant plaidoyer en faveur de la loi de 1905, qui a permis «aux juifs la neutralité bienveillante qui a garanti l'égalité et inventé des solutions empiriques aux problèmes ponctuels».[...] Je suis un partisan résolu de la laïcité, pas fou le  mec et balance une critique à peine voilée du concept de «laïcité positive» développé par son invité.

Israël
Encore une confusion volontaire entre le judaïsme et le sionisme, mon président ira, en Israël, à l'occasion du 60e anniversaire de l'Etat hébreu, ce qui entérine encore une fois l’imposture de la création de ce pays usurpateur. Pour faire bonne figure il ira également en Palestine occupée et demande aux Israéliens de geler la colonisation des territoires occupés. Vous avez bien lu : GELER et non pas détruire. Et matamore il refusera de serrer la main à quiconque qui refusent de reconnaître Israël. Et Khadafi et les potentats arabes ?) Qu’il ne vienne pas dans les parages je ne lui serrerais pas la pogne moi non plus.

Autour de moi, on s’interroge, quelle mouche a piqué notre bon président pour qu’il de vienne soudainement évangéliste missionnaire. La réponse est simple, comme en Europe et dans le monde entier les églises reprennent du poil de la bête, il prend le train en marche0 Cela donne du boulot aux journalistes ansi qu’aux retraités sur leur blog qui n’ont rien d’autre à foutre que de se moquer. Pour s’en convaincre, il suffit de faire un petit tour chez nos voisins les plus proches. Espagne : Les évêques se sont invités pour les législatives de mars. Ils dénoncent la politique mise en place par les socialistes de Zapatero et de mandent aux croyants de bien voter. En Italie, avec la candidature de Berlusconi le Vatican ne s’entend plus prier, mais les Italiens qui se disent catholiques, mais n’ont jamais lu l’Evangile pour 74 % d’entre eux, ils s’en battent le coquillart et vivent en bon terme avec la  laïcité. Peine perdue pour le « Reichpape » nom que je viens de piquer sur internet. Ils ont trop bouffé de la Démocratie chrétienne. Malgré tout, les lobbys chrétiens s’activent et donnent l’exemple aux autres farfelus d’Europe. Jusqu’en France d’où les prises de positions médiévales du premier magistrat du pays. En Tchécoslovaquie l’état viens de promettre de rembourser les biens de l’Eglise tchèque confisqués par le régime communiste. Des milliards d’euros, alors que 40 % des sondés se déclarent athées, mais sur soixante ans ? C’est dire le ridicule de l’affaire. En Autriche c’est encore mieux, bien que laïc, l’état autorise l’Eglise  à prélever elle-même, une dîme de 1,1 % sur les revenus.

Du judaïsme à l’orthodoxie grecque en de l’islamisme conquérant sinon non rampant, en passant par l’Eglise Catholique et Romaine, nous sommes cernés. Puisque je vous dis que la bête n’est pas morte.

P.S qui n’a rien à voir :
Enfin une bonne nouvelle : Tibéri est renvoyé en correctionnelle dans l'affaire des faux électeurs. Sa bourgeoise Xavière et son ancienne directrice de cabinet également

(1) Je sais qu’il est devant des juifs et qu’il est normal d’utiliser ce terme tiré de la Torah. Mais il aurait pu également avoir une petite phrase pour toutes les autres victimes de cette tuerie collective. Les Tziganes : entre 150 à 700 mille  d’entre-eux sont morts, assassinés, le plus souvent gazés, par l’Allemagne hitlérienne. Trente mille Tziganes français ont été internés dans des camps en France.
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