28 mars 2008

ANACHRONISME

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Je ne sais pas vous, mais il y a une chose qui vient de me sauter aux yeux. Lors de la visite d’Etat en Grande Bretagne de sa Majesté Monsieur le Président de la République Française accompagnée de son épouse son altesse, Première Dame de France, la première chose qu’il fait comme tous les grands de ce monde en voyages officiels, il salut et passe en revue des formations militaires ! C’est-à-dire les représentants de ceux qui hier ou avant hier, le temps passe vite, nous foutaient sur la gueule. D’ailleurs toutes les cérémonies officielles s’accompagnent de visites aux monuments érigés en l’honneur de soldats morts qui, bien trop souvent n’avaient rien demandé. Quand madame Merkel vient en France elle pourrait être dispensée de venir saluer la dépouille du Soldat Inconnu tué par une balle perdue qu’un pauvre bougre de soldat allemand a égaré dans la nature. Si ce n’est pas une balle perdue, mais volontairement balancée à bout portant lors de la montée d’une tranchée défendue par des pauvres mecs transis et bouffés par des puces qui venaient d‘en face, cela ne change rien à l’affaire. Ne pourrait-on pas trouver une autre forme de cérémonie officielle soit, mais pacifique.

Je voudrais que nos enfants, enfin ceux qui gouverneront dans quelques années (si nous ne sommes pas tous morts, saignés par la soldatesque chinoise d’un coup de couteau qu’elle remettra entre ses dents) célèbrent plutôt autre chose de moins morbide.

Une seconde chose qui m’a scié, le commentaire d’un journaleux qui parlait d’une réception en grandes pompes. Avec 1m.64 sans les talonnettes, Sa Majesté Monsieur le Président de la République Française ne doit faire que du 39 à tout casser. Bon, c’est pas grave.

Pour en revenir à la ballade à Londres, il faut aussi signaler que l’observance de l’étiquette à quelque chose d’anachronique. Sarko en habit, cela vaut le détour, la retenue (un mot qui lui restera) de son instinct naturel de prendre ses hôtes par le cou et sa guitariste de femme faisant une révérence, geste répété devant une glace pendant des heures, à la longue cela me lasse, pour ne pas employer un mot rabelaisien pourtant plus précis. Tout cela sent la poussière et le vieux pipi de chat.

« Si cela te fait chier mon cher Teddy, change de chaîne !
» Et bien non, partout on voit la bonne vieille reine avec ses chapeaux surréalistes fabriqués directement aux Quais aux Fleurs et des volatiles réunis, faire des sourires à un mec dont elle n’a rien à foutre. Et pourtant ses sujets l’aiment bien Elisabeth. Sacrés rosbifs.
C’est pas comme nous avec le locataire de l’Elysée. J’en parle moins actuellement, tout simplement parce qu’il fait moins le zigoto. Ah ! par contre il baptise un sous-marin dont le prix équivaut à la création de plusieurs hôpitaux, avec IRM, Télé LCD dans toutes les chambres et des accortes infirmières triées sur le volet.
Et me revoilà tombé dans un pacifisme primaire ; Avec le « Terrible » nous arrivons à quatre bâtiments à armement nucléaire. Trois ou quatre de trop, selon que l’on soit nationaliste pour le premier choix ou pacifiste pour le second.

Pourquoi ne pas avoir, (s’il le faut vraiment et je suis de bonne composition rien que parader et jouer aux grands) persuadé la Marine britannique de s’associer avec notre Royale pour la construction de ce genre de connerie atomique ? Parce que les britishs seraient des radins ou parce que l’on connaissait leur réponse, tout simplement ? « Pourquoi faire ? » diraient-ils goguenards. Encore un coup de Trafalgar quoi !

C’est comme ce pauvre post-centenaire, dernier survivant de la boucherie de 14. Qui lui a arraché son assentiment pour des obsèques nationales et grandioses dont on ne parle plus le lendemain ? Qui a organisé une cérémonie, elle aussi grandiose, sur la résistance, où on a vu un Sarkozy les pieds gelés, qui se jurait qu’on ne lui reprendrait plus. ? Ne cherchez plus : le cabinet de l’Elysée, affolé par la conjoncture sociale et économique et l’inquiétude des Français exprimée lors du scrutin des municipales. Et de son rejet de l’attitude désinvolte de ce président, risée de la presse internationale. Dix mois de présence et dix mois de maladresses. Gouverner c’est prévoir, dit l’autre et le moins que l’on puisse dire c’est que l’on n’est pas très bien, gouverné. Ce qu’il faut reprocher à Sarkozy, c’est non seulement sa fatuité étalée, sa Rolex et ses ballades au Maroc, (en loucedé cette fois ci) mais sa politique inégalitaire, ses propositions farfelues qu’il faut vite effacer le lendemain, mais surtout ses mensonges préélectoraux.
Les Français ne sont pas que des abrutis, ils savent bien que le système capitaliste est sur le point d'éclater, que le Président qu’ils voulaient voir à la tête du pays a les pieds et les mains liés par les exigences économiques. Une bonne majorité d’entre-eux pensaient qu’il pourrait faire quelques choses de mieux, et bien non, du vent avec des caisses vides.
Lui s’en balance, il est là pour cinq ans et si les choses allaient vraiment mal, il n’en sera jamais au point d’aller se nourrir chez Lidl ou chez les Chiffonniers d’Emmaüs (qui ne font pas de la dentelle en conduisant des minibus).

Un sympathique et nouveau venu sur ce blog me conseille de ne pas me cantonner dans la critique de la religion. Je lui fais cordialement remarquer que le titre de ce blog est parlant. Et que mes billets deviennent de plus en plus éclectiques. Il faut reprendre mes notes sur la politique de Sarko, et sur la parution d’un grand nombre de sujets, comme la cause palestinienne pour s’en convaincre.

C’est pourquoi pour terminer et me recentrer, je voudrais vous faire part de ce que je viens d’apprendre (qu’un autre amateur assidu qui se reconnaîtra, se fera un plaisir de commenter), Radzinger Ier, vient tout de go, après avoir lu certainement l’un de mes textes, de déclarer que non seulement la vie et la mort, mais la résurrection de Jésus de Nazareth est une "vérité historique » Il a raison d’insister, car comme je le dis toujours sans cette notion miraculeuse et croquignolesque, la religion catholique serait à poil.
Pas de résurrection ! Pas de Christ et pas de Bon Dieu.
Pour le pape, dire un truc comme ça ne mange pas de pain, puisque personne ne peut prouver qu’il a raison, mais rappeler à une bande de culs bénits cette fausse évidence est le signe qu’il y a le feu dans la maison. Il s’explique en paralant de l'affaiblissement de la foi dans la résurrection du Christ rend fragile le témoignage des croyants. Ben voyons !
Il ne lui reste plus qu’à nous envoyer « les Soldats Du Christ » bras armé de l’Opus Dei, ou mieux encore, pour nous détendre, les Gardes Suisses, n’ont-ils pas autant de gueules que les Horses-Guard, non !
Et nous revoilà avec nos revues militaires et mon pacifisme à la Roger Martin du Gard.

P.S En visite officielle en Chine notre Voyageur de commerce multicartes a bien passé sans retenue, si je ne m’abuse, en revue un détachement de l’armée chinoise.
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