13 juin 2008

REPRESSIONS CIVIQUES ET LIBERTES INDIVIDUELLES

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Lors d'une récente petite fête, une pendaison de crémaillère au printemps, la conversation déboucha sur un des thèmes du bac de français que ma dernière fille passait il y a quelques années : la liberté individuelle que l'administration restreint à tout va en ce moment en ce qui concerne le code la route.
A ce sujet deux théories  se heurtent, celle du rejet total de toutes répressions et un assouplissement du code de la route, notamment en ce qui concerne l'alcool et l'herbe au volant. Mes amis et membres de ma famille pour la plupart sont adeptes de la fumette et se rangent derrière cette idée. L'autre est la mienne qui est pour une stricte application des nouvelles dispositions.
Tout le monde s'étonne de ma position qui ne correspond pas à mon coté anarchisant, ils ont oublié ou ne savent pas que je suis le père d'une victime de la route et j'ai donc de bonnes raisons pour me ranger du côté de la prévention routière qui tente de faire diminuer le nombre de morts et de blessés sur la route.

Les interdictions de fumer en public, bientôt de fumer au volant, l'interdiction de se suicider, l'interdiction de boire et fumer de l'herbe qui fait rire en prenant le volant, tout ça pour la majorité de mes amis, est une atteinte à la liberté individuelle fondamentale. Par contre, lorsque je parle d'une interdiction totale de ventes de boissons alcoolisés dans les boites de nuits, les objections deviennent timides.
Tout ce beau monde, pour expliquer son désaccord, affirme par exemple (contrairement à la consommation de l'alcool) que le joint n'agirait pas sur les réflexes et même exigerait du consommateur une plus grande attention, ce qui serait payant ! Affirmations fausses d'ailleurs que les études récentes infirment. Depuis peu considéré comme un délit, au même titre que l’alcool, le cannabis au volant est responsable d’une tuerie. Entre 12 et 17 % des accidents mortels seraient causés par des automobilistes sous l'emprise de cette drogue. J’ai beau citer les faits suivants : diminution de la capacité de contrôle d'une trajectoire, allongement des temps de décision, déficit des mécanismes d'attention et de vigilance, rien n’y fait. En cause, le THC, une molécule active qui agit sur l'organisme et sur le système nerveux et qui est d’ailleurs utilisé en thérapie antidouleur. Et au volant l’adepte du pétard serait dans un état parfait de décision ? (1)
Maintenant, les prélèvements salivaires devraient être déployés sur les routes, car dans 90 % des cas, il servira à débusquer les fumeurs de joints, mais aussi pour toutes les familles de drogues (opiacés, cocaïne, amphétamines et cannabis). Conduire après avoir fumé de l'herbe ou du haschisch double quasiment le risque d'être responsable d'un accident mortel (x1,8), et si l'on mélange pétard et boisson, ce risque est multiplié par quinze ! Sanctions : jusqu'à deux ans de prison ferme, il y a de quoi s’insurger pour les fumeurs réguliers
Alors, c'est le tollé : " Sous Sarko c'est la répression institutionnalisée, une marche vers un totalitarisme qui ne dira pas son nom".
En général et comme hypothèse d'étude j'entends : "j'ai le droit de me tuer en fumant ceci ou cela, ou à petit feu en utilisant des drogues douces ou dures. J'ai le droit de téléphoner au volant de ma bagnole à la vitesse que je veux”. Et si l’un d’entre-eux est verbalisé, c'est le règne de Pol Pot." , l’Inquisition en quelque sorte.
Alors on s'insurge : “Untel a été flashé et contrôlé positif au hasch .
“Comment ? J'ai le droit de fumer chez moi non? Et d'ailleurs je n'ai fumé qu'hier soir”.
Oui mais, répond le pandore, les traces restent plusieurs jours. Et nous arrivons au cœur de la conversation, la traçabilité des drogues et de l'alcool dans le sang. Peut-on trouver des traces plusieurs jours ou semaines après une consommation ? Si oui où irions-nous

Toute indignation de ces privations de liberté individuelle amène à une réflexion qui devrait, ou faire sourire ou à faire grincer des dents. Puisqu’à la cette simple question que j’ai posé à chacun de mes contradicteurs : « Es-tu capable de t’arrêter de fumer de l’herbe ? » Les réponses furent unanimes ou presque : non.
J’ai beau jeu alors de dire : « Vous parlez de liberté individuelle alors que vous êtes , tous, si j’ai bien compris, esclaves de cette drogue puisque vous ne pouvez pas vous en passer ? Comme l’alcoolique qui ne peut décrocher. Esclave ou libre ? Libre de vous détruire donc mais pas celle de détruire la vie d’autrui. Déjà que la vitesse est monstrueusement meurtrière, la conduite sous l’emprise d’une adduction telle celle des euphorisants ou excitants est un crime.
Il n’y a pas à tergiverser. Un combat conte l’atteinte des libertés civiques est une exigence plus réelle et il y a du pain sur la planche.
Je parle de çà parce que cela m’irrite.

(1) voir photo.La fumée d'un joint de cannabis contient 7 fois plus de goudrons et de monoxyde de carbone que celle du tabac. C'est ce qui ressort des tests effectués, qui affirme que fumer trois joints équivaut à fumer un paquet de cigarettes.





04 juillet 2007

HALTE AUX CORRIDAS !

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J’habite désormais dans une région ou la corrida est un événement qui n’a de pair que le Rugby.     Autant peut-on aimer le ballon ovale autant on peut détester l’assassinat d’un bestiau qui n’a rien demandé. C’est dire le genre de discussions, que dis-je de disputes, entre mes amis «pro» et «anti»

Chez les premiers, dont certains se veulent intellos, avancent l’argument de l’ART et de la tradition. La corrida est spectacle unique et ancestral, que l’on doit perpétuer comme tel.

 Pour les anti-corridas, aucun argument n’existe devant la finalité de ce spectacle, la mise à mort. Ils soulèvent ensuite des questions annexes toutes rattachées au fric. Par exemple la Féria de Béziers est axée sur les corridas, avec ses marchands de frites, de moules et de pinard à trois sous. Cette manifestation, qui n’est que l’occasion de beuveries mémorables, est subventionnée par, faut-il le préciser, l’argent public, donc le mien, alors que je trouve cette merde inacceptable. Mais revenons à nos taureaux. Il y a autour d’eux, des élevages, des manadiers et leurs marchés fructueux.

 Un des arguments de « aficionados », comme ils plaisent à se nommer, est que le taureau a toutes ses chances dans l’arène. Ce qui provoque automatiquement une rigolade générale de la cantonade. Comment avoir toutes ses chances devant, non seulement un torero en habit de lumières très moule-burnes, armé d’un glaive mortel ?

 L’animal est d’abord ensanglanté pour qu’il perde son énergie, rendu fou par la cape et ensuite estoqué tant bien que mal. Pour cela on utilise d’abord un poignard ou puntilla, porté(s) à la nuque de l’animal avec plus ou moins d'habileté, alors qu’il est déjà meurtri par d’autres blessures faites par les banderilles. Des coups de piques ainsi que les coups d'épée (descabello) du matador, tous portés VOLONTAIREMENT dans la région de la colonne vertébrale et de la moelle épinière afin d’affaiblir la bête. Par une lance dont la pointe de 14cm sectionne les muscles de la nuque, de sorte qu’il ne puisse plus relever la tête. Par les banderilles (sorte de crochets de fer colorés, allant par paire et au nombre de trois), qui restent fichés dans son dos, le saignant et attaquant ses muscles au moindre de ses mouvements.

 Mieux que cela, ce que le public (1) sanguinaire l’ignore probablement, les tortures qui précèdent la corrida elle-même, comme celle de l’ «afeitado», la veille du spectacle, qui consiste à raccourcir les cornes sur 6 à 11cm, sans anesthésie (ce qui fait bobo selon les vétos) En 1989, l’ordre espagnol des vétérinaires révélait que des sacs de sable de 100kg étaient projetés sur la colonne vertébrale du taureau, la veille du combat. D’autres constatent régulièrement que diverses drogues (dont le chlorhydrate dexylozybne) sont administrées aux animaux. Et l’Europe dans tout çà ? Elle légifère et adopte des mesures de protection animale, bravo, mais qui fait une exception pour les corridas.

 Et  la religion dans tout çà ?

Je ne voudrais pas charger trop l’Eglise catholique, on pourrait me traiter d’anti-clérical, mais…. (lol)

Cet exemple de morale, ne condamne pas ces spectacles, au contraire, les corridas sont souvent associées à la célébration des saints et avec l'appui de ses membres.Les curés accordent des bénédictions à des mecs qui prétendent risquer leur vie, alors que le match est truqué comme un vulgaire match de catch, et qu’ils risquent moins leur vie à participer à cette mascarade que vous et moi à conduire nos bagnoles.

 Les animaux ont-ils une âme ?

Je rappelle au lecteur qu’il y a peu, quelques centaines d’années, une broutille dans l’espace temps de l’humanité, que cette question se posait aux théologiens pour les femmes et les indiens d’Amérique. Les docteurs de l’Eglise, en contestant le "droit à l'âme" des animaux, ont ouvert la porte à tous les débordements, toutes les violences gratuites. N'est-il pas significatif alors de voir le torero, déguisé en Arlequin, faire le signe de croix avant de pénétrer dans l’arène ? N’est-ce pas un signe est révélateur ?

Descartes conçut péniblement une théorie absurde qui assimilait les animaux à des machines Et l’Eglise se rua dans cette direction pour répondre aux questions des fidèles. Les animaux n’ont pas d’âmes dit-elle, et pourquoi ? Le « Créateur » aurait donc crée des êtres vivants sans esprit ? (Revoilà mes acariens) Pourquoi cette différence avec la créature humaine, alors que tout le monde admet aujourd’hui, sauf les intégristes de tous poils, que l’homme « descend » d’un branche des grands singes. Où est enseigné, dans quels livres ce passage extraordinaire de l’inconscient à l’état de conscience propre à l’homme. Nulle part, et pour que ce spectacle horrible soit interdit, activer le projet de loi en signant les pétitions qui passent à votre portée.

 

(1) La corrida est pour moi à ranger parmi la chasse et les jeux qui calment la populace.

 

 POUR NOUS DETENDRE

 
On peut lire  ici http://www.liberation.fr/vous/264396.FR.php, une triste nouvelle, le sexe oral serait dangereux. Ben ! Merde soupire un couple de mes amis.

Mais heureusement nous pouvons découvrie là http://www.liberation.fr/vous/263938.FR.php, comment réhabiliter le clitoris, caché dans les plis de la morale religieuse. Ouf ! S’écrie ma voisine de table.