10 septembre 2008

POUR EINSTEIN,L'IDEE DE DIEU EST RELATIVE

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> Albert avec cravate et plus bas sans.

Lors des discutions sans fin sur l’existence de Dieu, les plus malins de mes contradicteurs me balançait dans les gencives avec un sourire niais, le nom d’Einstein à qui l’on attribue la fameuse répartie : « Dieu ne joue pas au dés » En mon for intérieur, je me demandais pourquoi un tel mec pouvait simplement évoquer le nom de Dieu et tout haut je répondais qu’il trimballait sa religion comme une cravate qu’il se devait de porter en public
Or, on a récemment découvert une de ses lettres inédite adressée au philosophe allemand Gutkingen 1954, dans laquelle il écrivait : « Le mot Dieu n’est pour moi rien de plus que l’expression et le produit des faiblesses humaines, la Bible un recueil de légendes, certes honorables, mais primitives qui sont néanmoins puériles. Ce grand ce cachottier allait plus loin à propos du « peuple » juif (C’est moi qui met les guillemets) [...] auquel j’appartiens avec plaisir et avec j’ai une profonde affinité mentale » Il continue en écrivant qu’il ne voyait rien d’élu chez eux et que cette religion «est comme toutes les autres, l’incarnation de superstitions les plus enfantines » (1) En quelques phrases il a écrit ce que pense tous les gens qui veulent échapper à la gangue qui les englue. Une religion que l’on a choisi pour eux et veulent vivre dans un espace de liberté de pensée qui ne leur est pas offert.
Métaphores
J’ai toujours détesté les cravates que j’étais obligé d’arborer pour le boulot. C’est con, mais c’était comme ça. Le jour où j’ai appris que ma requête de retraite anticipée était accordée, j’ai coupé celle qui me restait et foutu à la poubelle.
Lorsque je me suis trouvé devant une question sans réponse en ce qui concerne l’existence d’un être supérieur, créateur du ciel et de la terre, j’ai fait comme avec « mon cordon de chiotte » comme disait mon copain, (Jean–Pierre si tu pouvais me lire !)
petit à petit j’ai desserré ce carcan, puis le moment venu je l’ai mis au clou.
Je reprends souvent l’image de l’homme qui naît et à qui on l'oblige à utiliser une béquille, lequel non seulement se sent bien avec, mais se fout de la gueule de celui qui n’en a pas. Ou celui qui l’oblige à en utiliser une, alors qu’il cavale comme un lapin. Il en existe un autre qui voudrait lui en vendre une. Le premier il est partout autour de nous, le second s’appelle Torquemada Jr et le dernier Alberto. Le danger permanent est son usage quasi obligatoire en Occident, mais heureusement on commence à les jeter aux orties. Arrivé à ce stade de ma rédaction je ne sais plus si je parle des cravates ou des béquilles, comme je m’en fout ça tombe bien.
Ah oui ! Le danger. En Orient la béquille est obligatoire, indissociable de la bonne marche et exigible. Récemment un Egyptien qui voulait se convertir au catholicisme était poursuivi par la justice et son frère l’attend au pied de son immeuble pour le flinguer. On comprendra si le type garde son keffieh. Il voulait troquer sa béquille de droite part une cale de gauche.
Les théologiens et grands penseurs religieux vont diront qu’il n’est pas question de béquille et qu’au contraire ce sont les athées qui boitent, ce qui est idiot , mais cela fait deux siècles qu’ils le croient. (Peut-être qu’il s’agit pour les croyants d’arriver les premiers au paradis, une béquille valant mieux qu’un pilon)

Science et religion
Nous avons vu récemment ici les raisons qui pourraient amener certains à croire et d’autre à rejeter cette idée. Les premiers de Voltaire à Einstein sont nés avec, il leur a fallu faire appel à la raison pour s’en défaire. Mais que dire de l’intelligence des savants et chercheurs qui malgré qu’ils découvrent la vie jusqu’à la recréer, continuent de croire.

Les prêtres et autres Papes, je veux bien qu’ils croient croire (ce n’est pas une onomatopée). Gênés aux entournures devant les progrès de la science, ils s’efforcent de coller au train avec des siècles de retard sans succès car le progrès dans la science est inexorable.(2). La religion chrétienne est phagocytée par des sectes ses avatars, pour ne pas dire des avortons. Lesquelles déjà abandonnent le divin pour le fantastique, ce qui n’est pas la même chose et s’efforcent de paraître « moderne » Ceci m’amène à reparler de la scientologie - qui a chaud aux miches en ce moment- dans un prochain post.
Pour éviter cela, il faut donc trouver une autre voie qui s’écartera des balivernes qui se sont cimentées elle-même à la force des coutumes et des traditions. 

En tout cas Albert avait raison, dans cette histoire de religion, tout est relatif.


(1) Ce document extraordinaire a été vendu aux enchères par la maison Bloomsbury Auctions à Londres en mai dernier pour la maudite somme de 404.000 $, soit 25 fois l'estimation de départ.lettre einstein.jpg

(2) Au moment ou se déroule une expérience fondamentale près de Genève voir http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/environnement/2...
on s’apercoit qu’on est bien loin des paraboles puériles de la Genèse. 

P.S Pour les déçus avant que certains d’entre eux nient la véracité de cette lettre et même jusqu’à parler d’erreur de traduction !
« Einstein avait certainement réfléchi à la question pour écrire cette lettre peu de temps avant sa mort, croyant à 20 balais et athée convaincu à 74 »

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24 octobre 2007

PROCHAIN ARRET : GUY MOQUET

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Le "nègre" de Sarkosy H Guaino dans une interview à Libé fait preuve de la plus mauvaise foi en répondant aux questions du journaliste. Exemple :  « Pourquoi avoir remplacé ‘camarade’ par ‘compagnon’ dans l'intitulé de l'hommage officiel ? Réponses : « Quelqu'un a dû penser que ‘camarade’, ça faisait ringard. Une telle lettre adressée aux enseignants aurait été corrigée par une secrétaire, alors que tout est minutieusement étudié mot à mot dans tous les textes officiels ? Non ce n'est pas par hasard ? ni par maladresse ; Prenant les professeurs pour des benêts, c'est pour gommer le coté « communisant » du terme. A la question du refus de lire cette lettre par des enseignants, Guaino réponds ceci : "Mais va-t-on refuser d'étudier un texte de Hugo inscrit au programme en disant : «Moi je n'aime pas Hugo, c'est mon droit". !! Il est brai que la volonté de ce président est tout un programme.
Et lorsqu'il parle de Guy Moquet en disant "Il tombe victime de la barbarie nazie. A ce moment-là, il est l'un des plus beaux visages de la France" c'est oublier un peu vite le contexte. Ce sont les autorités françaises qui ont façonné la liste des fusillés. Ce héros qui, il faut le souligner, (Ce n'est pas ternir son message et son action, n'était pas ce résistant qui transportait des pains de nitroglycérine pour faire dérailler un train militaire allemand. C'était un jeune communiste qui avec ses camarades a bravé l'autorité allemande en distribuant des tracts ce qui est certes gonflé. Il est mort parce que son père était une figure symbolique du communisme à une période d'ailleurs où la ligne officielle du parti était pour l'accord Berlin/Moscou. Je pense que ce jeune rebelle ne serait pas dans le camp des sarkosistes lui qui écrivait dans une autre lettre,: «Nous chasserons les agents du capitalisme».
En réalité (La mienne il va de soi) tout est lié à cette idée foireuse d'identité nationale. Beaucoup de nos d'jeuns appartiennent à la communauté de nos anciens colonisés, marrons tout d‘abord, puis noirs, qui doivent tout d'abord apprendre que leurs ancêtres étaient gaulois, chanter la Marseillaise en hurler comme sur les stades " Qu'un sang impur abreuve nos sillons".  Il y a quelque chose qui cloche là-dedans. D'ailleurs le journaliste lui fait remarquer que tout cela sent le renoncement à la repentance (1)prônée par Chirac. Et notre bonhomme de dire : " il faut résister à cette mode de la repentance qui finit par exprimer la haine de soi, qui débouche souvent sur la haine des autres." Phrase prononcée  exactly par Sarko 1er en personne à la télé.

Il ne s'agit pas ni de regrets ni d'oublis, rappeler cette période sombre de notre histoire récente ce n'est pas jeter l'éponge, prendre tous nos parents pour des collabos, ou d'absoudre les pourris de l'époque. Il faut souligner simplement que la démocratie n'est pas exempte de saloperie et que les deux dernières guerres étaient des également des conflits économiques et politiques. Que le pétainisme était une politique de droite et ses acteurs étaient soit des fourbes, soit des faibles et qu'il était largement soutenu par la population française et on peut le comprendre également. Subir une occupation étrangère est un moment de trouille intense et généralisée.

Il faudra donc commémorer cette date de l'histoire mais en laisser le soin aux historiens et aux enseignants.


N.B Ensuite il ne faut pas sortir de cette polémique sans rappeler que nous parlons de l'Allemagne notre partenaire européen par excellence et que ranimer le le passage honteux de sa propre histoire, ne devrait pas avoir bonne presse Outre-Rhin. Imaginons que l'Italie commémore une jeune pisan qui a été exécuté par l'armée française pour avoir refusé de porter le pinard aux "Grognards".


(1) Le mot n’est pas très joli et en plus il fait un peu cureton sur les bords.

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