12 mai 2009

DU RACISME A L'ANTISEMITISME 2 éme partie

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Les auteurs dont nous avons noté les noms dans la première partie étaient des amateurs à côtés d’un autre dont la vie est étroitement liée au racisme hitlérien. Il part des lectures de Gobineau et Chamberlain notamment et forge une véritable doctrine raciste personnelle dont s’emparera Adolph Hitler pour écrire son essai, un argumentaire complet du racisme, « Mein Kampf ».
Alfred Rosenberg d’origine balte fut naturalisé allemand. On lui prête le fait d’avoir mis la main à la pâte pour la rédaction de ce bréviaire antisémite du futur Führer. En s’emparant du mythe de l’Atlantide, le continent perdu très en vogue à cette époque, la pensée raciste de Rosernberg établit une classification plus simple que ses prédécesseurs. Pour lui, tout ce qui est nordique est sain, à l’opposé du chaos des races, représenté par le juif déraciné et les peuples du Sud.
De plus il prenait pour cible, francs-maçons, jésuites, socialistes et marxistes, d’où naîtra le complot « judéo-marxiste-maçonnique » leitmotiv du petit peintre autrichien. Ce mentor prendra l’exemple de la France comme preuve de ses affirmations : «Toulon et Marseille ne cessent d’envoyer dans le pays de nouveaux germes d’abâtardissement [...] Autour de Notre-Dame, afflue une population qui se décompose, nègres et mulâtres circulent aux bras de femmes blanches[...] de repoussant parvenus métis contaminent....." Il remontera à la période révolutionnaire qui émancipa en disant :"[ce qui a] plongé la France dans Etat annexe de l’Afrique qu’un Etat européen. »

Tiré d’un opuscule intitulé « Guerre au juifs » publié en 1938 cosigné Rosenberg et Hitler. « Autodéfense..., est la clef de la croisade allemande contre le juif, le nègre, le sidi, le Syrien, et autres sangs dont l’apport pourrait qu’abâtardir l’Allemagne »
Aujourd’hui, dans l’opinion populaire l’éradication totale des juifs européens passe au premier plan, ce qui est normal avec le nombre de morts juifs durant cette période. Mais il ne faut pas évacuer le fait que le nazisme ne fut que raciste. En premier lieu chronologiquement, les noirs, qui pouvaient vivre sur le territoire teuton. Des soldats noirs de la première guerre mondiale, les « Bat’s d’Af’ » français, ont laissé des traces parmi la population allemande lors de leur passage dans la Rhür. En 1934 dans le « Deutshe Zeitung », un énergumène Shröeder réclamait la stérilisation des bâtards, 145 recensés en 1933. Après quelques sursauts humanistes d’une commission, Hitler tranche, exécution le 7 mai 37.

La haine antisémite hitlérienne.

Déiste mais anti-catholique, il suivit assidûment un autre fêlé complet : Jorg Lanz Von Liebensfels Voir, le créateur de la Staviska nazi. Certes moins inculte que voudrait nous le faire croire certains, Hitler écrivit "Mein Kampf" volontairement dans un langage simple pour ne pas dire simpliste, et vulgarisateur, en 1924 pendant son internement après un putsch manqué. Voir Wikipédia. A l’origine de la lecture de ce livre, les intellectuels de l’époque et les responsables politiques ne prendront pas au sérieux ces élucubrations. Hélas tout était écrit.
Il n’est pas question ici d’émettre un avis objectif sur le pourquoi de la montée du nazisme, ceci étant une autre partie de l’Histoire. Mais on peut constater que le chef du parti, dont l’antisémitisme était chevillé au corps, a reçu une grande écoute en Allemagne. Petit à petit il a conquis un peuple qui a vu en lui et sa doctrine, un sauveur et une vengeance de l’humiliation de 1918. C’est le juif qui deviendra le bouc émissaire et c’est ainsi qu’est né le premier Etat raciste.
Dès son arrivée au pouvoir du Führer, les premières lois anti-juives seront édictées, les plus coercitives : séparations des citoyens entre aryens et non aryens, interdiction aux juifs d’exercer certains métiers. Les plus sombres comme interdire le mariage entre allemand et juifs sous peine de mort, jusqu’à la plus ridicule, l’interdiction de nourrir au sein un enfant juif par une Allemande.
La Conférence de Wansee.
La recherche systématique des juifs d’Europe est né le 20 Janvier 1942 à Berlin. Ceci me permet de mettre l’accent sur l’antisémitisme qui pouvait régner en France à cette époque. C’est le gouvernement pétainiste qui alla au devant des exigences allemandes en ordonnant la fameuse rafle du Vel’d’Hiv le 16 juillet de la même année. Les enfants eux mêmes n’échappèrent pas à cette horreur : 4.000 d’entre eux, âgés de 2 à 12 ans, furent déportés à Drancy.
C’est un Evêque qui s’insurgea dans un fameux sermon, et ce fut Robert Brasillach qui lui rétorqua en affirmant « qu’il n’approuvait pas lui aussi cette séparation, mais pour la bonne raison qu’il fallait se séparer des juifs en blocs et ne pas garder de petits". (Je suis Partout septembre 1942).
Le calvaire des tsiganes est moins connu et pourtant aussi atroce. En 1942, 4.000 Roms furent gazés en une seule nuit ; au total ce fut 200.000 victimes.

Cette note a pour but d’éclairer le lecteur sur le climat antisémite qui régnait avant guerre où ce racisme spécifique n'était pas banni encore moins délictueux, ce qui explique l’existence des tragédies qui suivront :  Au mieux l’indifférence, au pire l’antisémitisme

Or, où voyons nous actuellement ce genre de propos, ces écrits et théories fumeuses ? Quels sont les intellectuels qui osent se dire antisémites ? Ou sont les Célines et consorts ? Bien entendu il faut nous garder de faciliter la renaissance d’un tel racisme, mais tout en replaçant le problème dans son ensemble et non pas en faire un cheval de bataille ou un fond de commerce.
Conclusion
Nous avons aperçu le passage entre le racisme fondamental et l’antisémitisme contemporain. Quant au lien historique et sociétal vers l’antisionisme, il n’existe pas.

27 novembre 2008

DES CRUCIFIX DANS DES ECOLES LAIQUES ESPAGNOLES


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Des parents d’élèves espagnols non-croyants ont porté plainte contre la présence de crucifix dans les écoles et un tribunal de Castille a exigé leur retrait dans un d’un collège public de Valladolid. Le juge a estimé que la présence au mur de ce symbole constitue «un élément d’agression, d’atteinte aux droits et aux libertés», alors que la Constitution de 1978 stipule que l’Etat espagnol est «aconfessionnel». Il faut donc un jugement pour cette simple exigence, ce qui laisse apparaître le poids que le clergé fait peser sur l’Espagne. Et pourtant le gouvernement Zapatero botte en touche par peur des réactions des curés ibériques, en faisant dire à sa ministre l’Education qu’il fallait laisser le choix aux établissements qui sont les mieux placés pour connaître la sensibilité religieuse des élèves. Ce qui soulève au-delà des Pyrénées une polémique dans laquelle le PSE est partie prenante.

Un crucifix en bois trône dans toutes les salles de classe, au-dessus du tableau noir et à côté d’une photo du couple royal, forte tradition religieuse et conséquence d’une tradition franquiste «national-catholique» très répandue dans l’école publique et bien sûr dans les écoles privées, subventionnées ou pas.

Cette organisation laïque de parents d’élèves, demande également l’élimination de «tout symbole religieux dans l’aire publique», tandis qu’en face, les grenouilles de bénitiers hurlent et parlet d’intolérance, comme le proclame un boss de l’épiscopat réactionnaire. Ce dernier est connu pour son opposition aux lois laïques de Zapatero : mariage homo, et arrêt du catéchisme à l’école. Il ira jusqu’à dire : «Le crucifix, omniprésent dans nos villages, appartient à l’histoire et à la culture espagnole et si l’on veut les retirer, autant détruire l’Espagne tout entière.» Toute la hiérachie catholique le soutien surtout depuis que la chambre basse du parlement s’est opposée in extremis à l’installatiion d’une plaque commémorative d’une nonne canonisée en 2003 - sur proposition d’un député de droite, membre de l’Opus Dei. Et un de ses copains vient de créer un néologisme en parlant de christopobie. Ce n’est pourtant pas la première fois que cette question est remise sur le tapis et à chaque fois les autorités catholiques réussissent à contrer cette exigence portant bien naturelle. Pourtant, peu à peu l’Espagne se déchristianise et l’affichage de ses symboles est abandonnée. On comprend mieux les combats d’arrière-garde.(2)
Zapatero ne se gratte pourtant pas, par exemple il interdit que le Valle de Los Caidos (le mausolée de Franco, près de Madrid) continue d’être un lieu de culte au Caudillo.
En 2004, en devenant Premier ministre, Zapatero - et la majorité de ses ministres - avait pour la première fois juré sur la Constitution sans le faire au nom de la Bible. Nous attendons la cérémonie d’investiture d’Obama pour le voir jurer sur la Bible au nom de tous les Américains, juifs, athées ou musulmans.
En juin 2006, deux gardes civils ont demandé le retrait de toutes les garnisons des représentations de la Vierge du Pilar, la sainte patronne de la gendarmerie espagnole. Le verdict judiciaire est pour bientôt. Encore un recours à la justice.

En Italie bien sûr, c’est encore pire : le 15 août 2005, le pape avait prononcé une homélie dans laquelle il déclara qu'il était important que « Dieu soit grand parmi nous, dans la vie publique et dans la vie privée. Dans la vie publique, il est important que Dieu soit présent, par exemple, par le biais de la croix dans les bâtiments publics.

Heureusement que cela a disparu en France.....sauf en Alsace-Moselle (Moselle, Bas-Rhin et Haut-Rhin) dans le système éducatif où la laïcité est pourtant quotidiennement bafouée sous prétexte d’accords nés sous Bismarck, franco-allemand archaïques et caduques qui devraient être abandonnées. L’essence de la loi Falloux est toujours en vigueur :

A/Dans l’enseignement primaire, l’« instruction religieuse » fait partie intégrante du programme, pendant une heure minimum par semaine, y compris dans l’enseignement public. Assurée à l’origine par les instituteurs selon leur religion, elle l’est désormais en majorité par des catéchistes laïcs et quelques prêtres, pasteurs ou rabbins. Les vacations (cumulables avec le traitement du clergé) sont rémunérées par l’éducation nationale.
B/Au collège et au lycée, le cours de religions doit être prévu dans l’emploi du temps ; il est assuré par des « professeurs de religion » agréés par les autorités religieuses. C’est pour titulariser certains d’entre eux qu’ont été organisés des "CAPES" spécifiques. Dès 1936 un système de dispenses avait été établi. Leur multiplication a érodé la fréquentation, et, aujourd’hui, une majorité des élèves concernés ne suivent pas cet enseignement. Mais il a fallu en 2001 rappeler que « l’obligation soit faite à tous les chefs d’établissement (directeurs d’écoles, principaux de collèges et proviseurs) d’avoir à informer clairement chaque année les parents quant à leur droit à la dispense de l’enseignement religieux»
Je serais curieux de voir un petit arabe avec l’accent du coin, réciter le Pater Noster.
Sous prétexte de liberté on impose sournoisement la tradition et on insinue une perverse petite graine de prosélitisme religieux. Et après cela les traditionalistes hurlent avec les loups lorsque les musulmanes entrent dans les écoles avec un voile. Cette position n’est valable que pour les tenants de la laïcité, qui a pour raison d’éviter ce genre de trucs comme en Espagne ou dans l’Est de la France. Heureusement les crucifix dans les écoles et autres lieux publics, comme les tribunaux ont été décrochés, sauf dans la salle d'audience du T.I de Saverne.
Je ne voudrais pas jouer les pingres mais, lorsque je lis ce qui suit cela m’irrite un peu, surtout après mon post concernant les SDF. «
« Alors que partout ailleurs un prêtre gagne à peine le SMIC grâce au denier du culte, un corbeau (pasteur ou rabin) de Strasbourg ou de Mulhouse palpe quelque 2500 euros net. Soit davantage qu’un prof agrégé après dix ans d’ancienneté (2300 euros). A cela il faut ajouter un logement de fonction et des frais de déplacement princiers. Quant aux évêques, c’est 4.307 euros qu’ils empochent chaque mois, auxquels il faut ajouter des "indemnités de représentation" et une voiture avec chauffeur. Au total, ce sont 2100 ecclésiastiques qui pompent 37 millions d’euros par an dans les caisses de l’Etat (en plus des exonérations fiscales et de l’entretien obligatoire des bâtiments religieux) » Edifiant non ? Ah ! Bien sûr il y a le régime spécial de la Sécu, auraient-ils peur de le voir disparaître avec l’eau du bain où se noie la laïcité ?

Encore une fois, je dis qu’il faut rester sur nos gardes, car avec les cathos militants au gouvernement et leur chef de bureau décidé en douceur de revenir sur notre loi de la laïcité, on ne sait jamais.

(1) Photo d’illustration. Où va la connerie humaine, entre-autre.
« Ce crucifix en Italie a commencé à répandre un parfum qui a embaumé toute la maison. On ouvrit toutes les fenêtres pour voir d'où cela provenait. On découvrit alors qu'il émanait de la tête et des plaies du crucifix. Le lendemain, dans la même pièce, ce furent les mains et les pieds de la statuette en céramique de la Madone qui se mirent à répandre du parfum. Mais on remarqua aussitôt que le parfum de la statuette était légèrement différent de celui du crucifix: il était plus délicat » (Sic). En effet le Christ puait des pieds tandis que sa mère se parfumait avec N° 5. Vous remarquerez l’entrecuisse désespérément vide de la statue, qui est frappante de vérité, Un cadavre.

(2) Pour l’Eglise espagnole, la persistance de tels symboles est d’autant plus importante que son influence est en chute libre. En deux décennies, la pratique religieuse a baissé de 20 %, et l’immense majorité des jeunes disent n’avoir qu’un «très faible intérêt» pour la religion. Selon un sondage, publié début novembre par El País, 21 % des Espagnols se considèrent «assez ou très religieux», contre 47 % «pas ou peu religieux».

15 septembre 2008

LA MULE DU PAPE

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Je n’avais pas l’intention de revenir sur la société "Cureton et Cie" et son chef des ventes, mais quand même, que la France entière soit pendue à ses basques, il y a de quoi grogner et sauter sur mon clavier. (Pas Bernard-l'envahi !) Dans tous les médias le principal sujet fut le passage du souverain « poncif » comme l’a dit un jeune journaliste et qu’on a pu voir dans les zappings. Encore un qui a lu mon blog (lol)  
J’ouvre le J.T de la 2 (C’est comme ça, et pis c’est tout) et je vois 250.000 pèlerins agenouillés devant un type qui visiblement n’est pas fait pour cela, (Tant mieux pour Sarko de voir 250.000 pékins en extase que 25.000 autres en pétard dans les rues.) et parmi eux une ribambelle de jeunes gens. Bon, c’est une crise d’acné spirituelle pourrait-on se dire, mais quand je vois plein de mômes, parfois très jeunes faire les mêmes singeries, il y a de quoi se poser des questions. Comment peut-on endoctriner des gamins à ce point. Certes, on va encore un peu au Caté, parce que maman le veut, on tombe sur un curé sympa qui aime les petits garçons, mais pas trop, le Bon Dieu, Adam et Eve, la résurrection du p’tit Jésus, ça va un moment, mais que ces enfants imitent leurs aînés à ce point, je me demande si ce n’est pas du mimétisme (pour faire pédant je voulais écrire psittacisme, vois Wikipédia) plutôt que de la croyance.

Nous avions tous vu des jeunes filles en pâmoison à l’apparition d’Elvis, des Beatles et aujourd’hui aux portes d’un hôtel de Tokyo, je n’ai jamais compris pourquoi. J’ai serré la main de Ray Charles, qui ne m’a pas reconnu d’ailleurs, mais je ne me suis pas évanoui pour autant et mon pote qui avait tous ses disques non plus. Et dans un autre registre bien plus grave, des masses éblouies par un dictateur. Même phénomène pour les Papes ? Le point commun entre toutes ces manifestations quelquefois hystériques n’est-il pas l’idolâtrie, cet arbre qui cache la forêt de la manipulation de foule ? Surtout lorsque la suite de la représentation théâtrale, nous emmène malgré nous à Lourdes, l’exemple parfait de cette mômerie. Là-bas on parle plus de la Vierge Marie et de Bernadette, que de son fils et encore moins de son père ce qui fait sursauter tous les Albertos de France et de Navarre.
Explication de la phrase, on parle moins du fils de la Vierge, pas celle de Bernadette et du père de Jésus, pas celui de l’illuminée du quartier, pas Josèphe non plus. Non l’autre, grrrrrr, pas l’amant caché dans l’armoire, mais du Bon Dieu. Saint Taxe prier pour nous !
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Comment en est-on arrivé là ? Par des siècles d’accoutumance à cette religion dominante. Et comment arrêter cette manipulation mentale des masses ? Avant d’imposer des mesures drastiques, il faut et c’est un minimum respecté tout simplement la laïcité. Nous y voilà.

L’apparat réservé au pape est bien plus politique que protocolaire. Le discours de Sarko en est la preuve. Contrairement à celui, loufoque de Latran, il est ici question,  en une phrase, d’un autre monde que celui renfermé sur lui-même ou autistique des croyants.
Mais lorsqu’il ressort sa « laïcité positive », idée reprise par son grandiose hôte, on retombe dans l’obscurantisme. A noter qu’il a parlé  à Paris de ceux qui croient au ciel et ceux qui n'y croient pas, pas comme à Latran ou à Ryad, cette fois-ci sans les prendre pour des moins que rien ou des arriérés. Il n’a pas pu faire autrement que de parler, enfin, du rationalisme, de la démocratie républicaine moderne et des « Lumières » Revers de la médaille, il n’a pu s’empêcher de citer dans un discours officiel, encore et encore, le nom de Dieu et des religions qui « peuvent élargir le cœur de l'homme», ce qui est déplacé pour un chef d’Etat. Malgré ses discours dégoulinant de spiritualité et de référence à un Dieu hypothétique, je me demande si Sarko est aussi catholique que cela, même lorsqu’il prend les bottes de Radzinger, je ressens comme une manœuvre politicienne

Ce Pape nous répète (Je dis nous parce que tout cela est largement diffusé à l’insu de notre plein gré) qu’il est temps de prendre une conscience plus claire de la fonction irremplaçable de la religion pour la formation des consciences » Puis assène : «Une culture purement positiviste qui renverrait dans le domaine subjectif, comme non scientifique, la question concernant Dieu, serait la capitulation de la raison, le renoncement à ses possibilités les plus élevées et donc un échec de l'humanisme.» [en accord avec les lois existantes] il faudrait trouver une voie nouvelle pour interpréter et vivre au quotidien les valeurs fondamentales sur lesquelles s'est construite l'identité de la nation.» Et il enfonce le clou en nous racontant, alors que tous les historiens prouvent le contraire, que les racines de la France sont chrétiennes et en partant de cela « permettra à chacun des habitants de ce pays de mieux comprendre d'où il vient et où il va» (1). Enfin il menace en mettant en garde les « nations qui seraient tentées d'«accepter de voir disparaître ce qui fait leur identité propre».
Si ce n’est pas un discours combatif ce genre de propos ? Plutôt une proposition de laïcité soumise.
Aujourd’hui je fais de la sémantique : laïcité positive suppose qu’il y ait un laïcité négative, ce qui ne veut rien dire, la laïcité EST, comme la liberté. Et le premier qui nous parlerait de liberté négative, passerait pour un crétin ou un dictateur. C’est plutôt à la laïcité d’exiger des religions qu’elles deviennent positives. Qui a défini la liberté de croyance et d'incroyance ? Qui a accepté et promu le droit des femmes à disposer de leur corps, et de bénéficier de l ‘IVG ? si ce n’est cette laïcité, aucune religion, et celle-ci viendrait nous demander de se plier à ses exigences ? A contrario qui a soumis des continents entiers à ses lois, ses dogmes et ses fantasmes par la force en détruisant toutes les modes de vie des autochtones ?. Si ce n’est le monothéisme.

Ce que veulent ces réactionnaires du pouvoir c’est une autre laïcité qui correspondrait mieux à leur politique. Un peuple asservi à un Dieu, peut être asservi à un régime quel qu’il soit d’ailleurs. Cette conception rétrograde irrite un peu tout le monde sauf la droite qui fait du lèchebottage : Chantal Brunel, une des trois porte-parole de l’UMP, déclare : «Ce n'est pas une messe qui ébranlera notre République, mais plutôt certaines dérives inadmissibles que nous combattons, dont le voile islamique à l'école, l'ouverture des piscines réservées aux femmes, les menaces à l'encontre des gynécologues hommes, la polygamie etc.». Cette dame vient d’inventer la laïcité sélective. Et Patrick Devedjian de nous ressortir «La laïcité négative, ça a existé » « Le «visage controversé de la laïcité, c'est ce qui s'est passé en 1905, quand on a eu, par exemple, l'armée dans les couvents, les officiers qui allaient à la messe fichés, tout ça au nom de la laïcité». Et les bonnes sœurs et les bébés violés par les laïcards, les bouffeurs de curés ? 
A gauche Julien Dray rappelle que les Eglises "ont admis avec difficulté de ne plus exercer un rôle politique, et donc à chaque étape elles essaient de voir si elles ne peuvent pas à nouveau influencer de manière directe ou indirecte la vie politique et retrouver le pouvoir qui était le leur auparavant.
Aux dernières nouvelles le Pape et est reparti à Rome. 

(1) Je me dois citer Pierre Dac dans sa phrase autrement plus philosophe : “A l'éternelle triple question toujours demeurée sans réponse: «Qui sommes-nous? D'où venons-nous? Où allons-nous?» je réponds: «En ce qui me concerne personnellement, je suis moi, je viens de chez moi et j'y retourne».”
Pierre Dac qui fit paraïtre une petite annonce rédigée comme tel :«


A vendre bombe à retardement. Très très urgent

»

12 septembre 2008

MIRACLE A LOURDES : LE PAPE EST A PARIS

> Siné-hebdo vient de paraître.

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La France fille aînée de l’Eglise reçoit le pape en grande pompe, (du 46) à Paris et à Lourdes et comme dans toutes les visites papales, les laïcs, donc contribuables, gueulent.

La Fédération nationale de la libre pensée, présidée par l'ancien secrétaire général de F.O, Marc Blondel, l’homme au cigare et bretelles, s'insurge contre le financement public du séjour du pape en France. Simple chef des curés, le « souverain poncif », a aussi un statut de chef d'Etat, (encore une belle connerie des accords de Latran, vestige de sa puissance) et a droit au protocole déployé pour ses « collègues » chefs d’Etats. Les frais inhérents seront donc pris en charge par l'Etat. En carnet : la facture des quelque 6 000 policiers et gendarmes mobilisés pour le protéger et les frais de réception et de transport de la délégation.

En plus, Michèle Alliot-Marie (1) a débloqué 100 000 € sur un fonds à sa disposition pour permettre à la mairie de Lourdes, qui recevra le Pape pour le 150e anniversaire des apparitions, de rénover le stade où doit atterrir son hélicoptère « Une rénovation qui profitera ensuite à la collectivité », se défend la Place Beauveau. Un miracle pour les rugbymans. Ne serait-ce pas à la Région Midi-Pyrénées de cracher au bassinet ?. D’ailleurs la mairie de Lourdes, elle, financera surtout les navettes mises à disposition des pèlerins au départ des parkings pour un coût total de 180 000 euros.

Un meeting à Paris, sera organisé pour protester "contre le financement public des activités cultuelles, pour la laïcité en Europe et pour la séparation des Etats et des religions". Plusieurs associations de défense des droits de la femme appellent à protester, elles aussi, contre l'intervention de l'Eglise catholique dans les affaires publiques, les positions du pape sur le droit à l'avortement ou à la contraception.
Un comble la présence - "à titre privé" – de Fillon et Alliot-Marie, de Boutin (normal) Darcos, (beaucoup moins) à la messe célébrée à Paris par Benoît « treize et trois » (2) (1) joli jeu de mot)

Cette visite n’est pas que protocolaire, mais apostolique selon Radzinger 1er, ce qui est important ce sont les sujets qui seront abordés lors des conversations privées entre lui et le Chanoine, (autre bouffonnerie) en ce qui concerne le rôle que le catholicisme entend jouer dans la gestion de la cité, notamment par le biais de ses écoles.Dans toutes ces mondanités, il en sera question que de fric donc de pouvoir. Et dire que mes impôts, en partie, vont permettre à ce Grand-Guignol de parader devant la Garde Républicaine, ça me donne envie de gerber sur ses pompes doublées en peau de kangourou ou sur sa soutane de chez Prada.

Ce monsieur tiendra un discours très attendu sur les rapports entre la foi et la culture moderne qui lui semble désertée par la foi, devant un parterre de 700 invités - scientifiques, philosophes, artistes. Sarkozy a souhaité en être ! ! Dans un discours sur la culture il devrait s’ennuyer, c’est pourquoi il serait accompagné de Bigard et son copain Clavier, ces grands intellectuels qui pourront le distraire.

L'autre sujet sera la place de la religion dans la République laïque, c’est bien ce qu’il fallait craindre. Il encouragera les catholiques à être plus actifs dans les débats où des "valeurs humaines essentielles" sont engagées (immigration, respect de la vie, bioéthique, etc.). Les valeurs humaines, çà me fait toujours rire. Tous les décideurs politiques en place vont se ruer sur leur bréviaires et nous façonner un bel avenir laïque positif.
Par contre le dialogue interreligieux sera réduit à la portion congrue et les communautés seront reçues séparément par Benoît. En catimini ou derrière l’Eglise. « Z-on pas honte ». Pour un peu les protestants iraient prier à Lourdes la Sainte Vierge, bras dessus bras dessous avec les musulmans et les israélites. Ces derniers d’ailleurs seront reçus après avoir bousculé le timing du pape en fonction du sabbat.

Mais quand finiront ces mascarades qui coûtent la peau des fesses, non seulement au trésor public, mais aux gogos qui vont mettre la main à leurs crapauds. (Je ne parle pas le latin, mais je jaspine un peu le jars)
Il n’est question que de curés, après le Dalaï-Lama, nous voilà avec le Pape. Que de religion, les évangélistes, les mormons, les cathos, les Eglises, leurs églises et leurs temples , les mosquées, les visites au Vatican, etc. Ca suffit, on aime bien en rigoler un peu, mais à la fin ça gonfle.
Vous me direz que critiquer le Pape sur ses idées rétrogrades, sur la vision de milliers de jeunes gens qui  prient et qui affichent son poster dans leur chambre, cela ne devrait pas trop me déranger. Qu’il refuse à ses adhérents le droit d’utiliser la capote, à part le fait qu’il en condamne un paquet à mort, je devrais m’en balancer. Qu’il s’en prenne aux homos, à part les catholiques de la jaquette flottante, les autres s’en balance et moi aussi. Qu’il empêche ses ouailles d’avorter, il ne force pas les autres à le suivre, mais que le descendant de Pierre, selon la tradition chrétienne, vienne nous pomper l’air avec son intention de s’immiscer dans la gestion quotidienne de la société, il n’en est pas question. Qu’il reste dans sa papa mobile et retourne avec à Rome. 

P.S Qui n’a presque rien à voir. Un théologien amateur ou professionnel pourrait–il m’expliquer pourquoi, toujours selon ce merveilleux conte, Jésus se sachant condamné, puisqu’il était là pour ça, a confié à Pierre (Pour le jeu de mot évangélique : Pierre et pierre je note 4 sur 10) qui l’a renié par trois fois, la gestion de sa future Eglise. Je ne file pas la gestion de ma boutique à un type qui à la police dit ne pas me connaître. Bon, je dis ça comme ça.
(1) Je  ne devrais pas le dire, mais cette femme physiquement me fait peur, un remède contre l’amour, je suis donc mamophobe.
(2) joli jeu de mot celui-là.
pape.1.JPGvisite-du-pape-au-bresil_231.jpgLes apparentements terribles

21 juillet 2008

IL FAUT QU'ELLE METTE LEs VOILES


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Saisi en appel, le Conseil d'État, a confirmé le refus d’accorder la nationalité française à une Marocaine de 32 ans, mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France, au motif qu'elle « a adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion » [le port de la burqa] lors de rencontres avec la police et les services sociaux.
Faut dire qu’elle est gonflée la nana, mais en réalité elle ne fait qu’obéir à son mari un salafiste pur et dur. (1)
Cette imposition est revendicative et spécieuse, puisque cette femme ajoute qu’elle ne le portait pas au Maroc. Or j’ai fait plusieurs séjours au Maroc, Casa et Marrakech, jusque dans des bleds de l’Atlas, sans guide, au pif, et je n’ai jamais vu la queue d’une burqa ? Quelques voiles sans plus.

D’ailleurs, sur un autre terrain plus prosaïque, il est vrai, on ne se présente pas chez les pandore ou à la sécu habillée en « Fantôme de l’Opéra ».Qui pourrait se cacher derrière un truc pareil, Rachida Dati ?

Rappelons que la laïcité exige que le port d'un signe excessivement distinctif, soit interdit, justement pour éviter ce genre de problème qui prend de l’ampleur. Est-ce l’échec des politiques d’assimilation ou d’intégration ?
Certainement pas, ce cas particulier n’est qu’une provocation intégriste ou d’un prosélytisme politique, un pléonasme sans doute. C’est justement pour cela qu’il faut être strict et ne pas tout accepter, les pratiques, les coutumes, les traditions, qui outre le fait qu’elles soient dépassées, la plupart du temps misogynes, ne sont pas solubles dans les nôtres. Ce qui me fait dire, en passant, que les politiques d’intégration ou d’assimilation comme celles de l’Angleterre (multiculturalisme) ou des USA (communautarisme) sont incompatibles avec notre notion de liberté et de laïcité.

Nous nous sommes attaqué à l’excision et l’infibulation, ne faiblissons pas en acceptant ce genre de « toilette » Il faut tenir bon et aller plus loin : interdire le voile et autre tchador dans les lieux publics, ce que Kemal avait hésité à faire en Turquie. Ce que Pahlavi avait réussi à faire en Iran, libérant ainsi des millions de femmes de ce carcan qu’elles s’empressèrent de jeter par-dessus les moulins. (En Iran , des moulins ?)
Faut-il une loi pour les interdire totalement ? Non pas, laissons appliquer nos lois actuelles qui sont suffisantes.

Fadela Amera estime que ce genre de décision [ Refus de la nationalité] devrait permettre à des milliers de filles de se libérer des pratiques et coutumes, quelquefois religieuses dont on a perdu l’origine et surtout ? de l’exigence des grand-frères endoctrinés. Elle va jusqu’à dire que : «La burqa, c'est une prison, une camisole de force, ce n'est pas un signe religieux,  mais le signe visible d'un projet politique totalitariste prônant l'inégalité des sexes et qui porte en soi l'absence totale de démocratie »

Bravo Fadela ! Mais reviens ! ! En échange de Jack Lang.

(1) Salafistes : membres de sectes para-musulmane, interdites au Maroc ( salades internes à l’Islam), ils endoctrinent des femmes dans l’espoir de multiplier des cellules familiales. Ils se disent musulmans, mais prêchent pour l’exclusion de tout ce qui n’est pas de leur bord y compris les autres mahométans, encore plus les non-croyants. Car il s’agit d’exacerber les différences avec «les autres», c’est-à-dire tous ceux qui n’adhèrent pas à la secte.

P.S Dans sa version authentique la burqa' (en Arabe burqu'en arabe برقع ) est une pièce de tissus généralement noire ne couvrant que le bas du visage et accroché à  un serre-tête frontal et  un tube métallique généralement en or passant devant le nez. Il n'est pratiquement plus en usage.

Voir mes  précédentes notes :

http://www.hautetfort.com/admin/posts/post.php?post_id=1502641&evnt=editPost

http://atheologie.hautetfort.com/archive/2008/03/13/rien-...

14 juillet 2008

A MES CHERS LECTEURS

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podcast

Oh les gars et les filles !
Vous l’avez sans doute oublié, mais nous sommes sur un blog athée militant, donc polémique. Un garde-fou comme l’écrit John. Je sais que cela peut être quelques fois casse-bonbons, mais c’est comme ça. (1)
Si ici on parle d’un dieu omniscient et omnipotent, en tout cas en ce qui me concerne, c’est une antithèse, une rhétorique.
Dire que c’est l’homme qui est responsable la plupart du temps (les ¾) de ses maux me parait un peu fort. Cela ne concerne que la santé et même dans ce domaine, la faute ne lui est pas toujours imputable, ces saloperies de virus et autres microbes existaient bien avant nous rien que pour nous em..er. "Et qui s’est qui les a créée ces bestioles ? Hein !
Je veux bien croire qu’en exagérant la bouffe ( la mauvaise) ou la boisson alcoolisée, on se bousille la santé et que nos enfants trinquent, mais sont–ils responsables pour autant ?
Quand à Ingrid elle commence à me les briser menu avec ses références divines.
Que des dieux ou demi dieux : Le pape, Sarko et Villepin....
John *
Comment peut-on mettre un dieu en cause si l’on n’y croit pas. ?
Qui ? Comment ? Ou ?  Comme Webmaster je veux savoir (lol)

(1) Pourquoi ne pas aller sur mon blog musical, y a rien que des blacks, qui après avoir chanté du gospel se sont mis à hurler des cochonneries avec des sous-entendus dans les mots, ce qui les rendaient audibles pour le public blanc pudibond que Dieu c’est pas possible. TUTTI . J’en parle parce qu’en ce moment ça cartonne dur en matière de stats. Un jour j’ouvrirais un site avec des ténors et des ouvertures célèbres, Mario Lanza par exemple pour faire plaisir à Simone. Ecoutons un extrait d’une œuvre dont j’ai oublié le nom, italienne chanté en anglais. C’est pourquoi cette mise au point apparaît comme note et non comme commentaire
C’est de l’auto pub.



05 mai 2008

FRANCE TA LAICITE FOUT LE CAMP

 

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Une surveillance de tous les instants.

La laïcité fout le camp.

La nouvelle qui nous parvient de Mediapart en est la preuve. Il existe un projet de fonds spécifique destiné à encourager l’implantation de lycées privés catholiques dans les quartiers populaires, rien que çà. En douce ou croyant que les laïques à la longue vont céder, le gouvernement voudrait en plein manifestations des lycéens et professeurs une mesure qui consiste à déshabiller Pierre pour habiller St Paul. Un genre de truc à faire bondir les bons laïcards bien de chez nous. Qui mijote dans les cartons  du plan « Espoir banlieues » lequel prévoit d’« encourager la contribution de l’enseignement privé à l’égalité des chances ». Et comme 80 à 90 % de l’enseignement privé est catholique, vous avez tout compris.
Cinquante nouvelles classes de ce type en banlieue. Et voilà les curés ravis, depuis le temps qu’ils manoeuvrent dans les coulisses. Dans ses propos à la télé à une question de Calvi, Sarko reste flou quant à sa théorie farfelue du curé en ce domaine est supérieur à l’instit. Ne disait-t-il pas en 2007 à Darcos« Vous ne dissuaderez pas les établissements privés de s'installer dans des quartiers en difficulté, au contraire »
Sans nul doute, pour lui et son entourage de « grenouilles de bénitiers» comptent sur l’Eglise pour calmer les mômes de banlieue qui sont pour la plupart des enfants de musulmans. Serait-ce l’ouverture d’un combat anti islamisite ? Emmanuelle Mignon le cerveau droit de Sarko, dès 2006, lors d’une convention de l’UMP, plaidait pour que les  familles de banlieue puissent bénéficier du savoir-faire des établissements catholiques et d’un vrai choix entre école privée et école publique.

 « [A ce sujet] Nous sommes décomplexés », aurait dit Xavier Darcos. Décomplexé ! C’est bien le Vatican, car les écoles catholiques ont le vent en poupe ce qui lui permet de voir son avenir financier se conforter, de quoi payer les dettes qu’il doit aux victimes des curetons pédophiles aux USA.
Tout çà c’est de la faute à Voltaire, pardon à Debré, l’homme à l’entonnoir cher au Canard Enchaîné. Ce monsieur a cru bon d’émettre la « notion l’ accommodement raisonnable » en autorisant le financement des écoles privées. Personne n’est revenu là-dessus. Malgré la pétition contre qui recueillit 11 millions de signatures.
Pour ces établissements confessionnels c’est du nanan : des frais de scolarité hors de prix qui font fonction de sélection, licite et, en prime, le soutien de l’Etat, donc de notre pognon. Certes au départ il était question de droit de regard de l’Education nationale, mais quid de cette surveillance ?
Pour le secteur public il est très difficile d’avoir recours à la sélection ce n’est pas sa vocation et en plus on le prive de moyens, si on en diminue le nombre d’enseignants au lieu de diminuer le nombre d’élèves par classe, on empêche mathématiquement le maintien d’un certain niveau. Et pour le bon citoyen, il n’aura plus le choix il paiera pour l’éducation de ses mômes, en espérant que ses cancres seront meilleurs élèves que dans cette saloperie d’école publique. Catholiques ou pas le mec, car les écoles privées sous contrat, n’affichent pas trop la couleur. Jusqu’à maintenant, car avec Radzingner1er , c’est la fête , l’archevêque d’Avignon appelle depuis un moment les établissements privés catholiques à renoncer à la tolérance postmoderne pour retrouver le chemin d’une vraie éducation catholique. Quand je vous dis qu’il faut faire gaffe.
Si nous ne réagissons pas l’Education nationale laissera la place aux écoles confessionnelles, catholiques, juives et musulmanes.
Alors adieu Jules Ferry, et ce gros nul d’instituteur, mais que restera–t-il de laïcité, ce lien social indispensable.
Alors veillons, le combat pour l’enseignement public, est engagé.




06 avril 2008

DIEU EST DIEU NON DE DIEU

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< La place des dieux,: au musée ! ZEUS Dieu des dieux.

 Il est difficile de répondre à de si longs commentaires, mais point par point je vais essayer d’être clair. Cela mérite un post.
Au premier abord et même par la suite, notre nouvel intervenant semble d’accord avec moi, ne serait-ce simplement que de la rhétorique ? Je cois bien.

*J’ai créé le mot crédopathe trouvant le mot crédule un peu faible (j’utilise parfois le mot crédomaniaque dans les cas graves) en partant du préfixe latin credo et le suffixe grec pathos qui signifie : souffrance, passion , mais surtout dans son sens plus moderne  lésion (-pathie) Crédopathe : atteint de crédopathie, attitude qui consiste à croire à tout sans raisonner à l’irrationnel et à la pensée magique. Quand au mot athéologie il s’agit bien d’une étude de la théologie pour le réfuter, titre de l’ouvrage de Michel Onfray. En ce qui concerne le mot athéisme (deux choses différentes) je conviens que son sens ou sa définition est lui aussi approximatif et non satisfaisante. C’est un débat qui, il y a quelques temps déjà avait passionné les lecteurs de l’époque.

*Nier l’existence des dieux et lutter contre l’irrationnel, n’est-ce pas le discours des néo-croyants, pour qui la religion n’exerce plus le rôle qu’elle tenait jadis avec les conséquences désastreuses que l’on connaît et qui se perpétuent pourtant avec l’hégémonie coranique en terre d’Islam. Faire la différence entre LA croyance en Dieu et LES croyances relève pour moi de la même démarche : rechercher des réponses à des questions qui ne se posent pas ou plus, d’autre part, je ne vois pas de dissemblance entre croire en la résurrection, le spiritisme, les miracles, l’homéopathie ou l’argilothérapie.
Effectivement toutes les croyances décrites par notre ami sont à mettre dans le même panier et à repousser : que ce Dieu soit bon ou mauvais ne regarde que les croyants eux-mêmes, surtout pas les incroyants de mon espèce, cela ne s’adresse pas non plus évidemment aux croyants de base, j’en suis désolé mais, pour eux ce Dieu n’est pas le leur. Dieu est Dieu non de Dieu (Maurice Clavel)  celui de l’Eglise catholique et Romaine qui a créé le ciel et la terre en 6 jours. ( Sauf les virus ? ?)

Cela ne regarde encore moins la trop petite part des hommes qui vivent hors de cette polémique. Pour eux, il n’est pas question de se poser cette question : Dieu ou pas Dieu ? Qu’ils trouvent ridicule et vaine. Mes enfants par exemple, et j’en connais un paquet d’autre, vivent hors de concept et aussi bien ou aussi mal que les croyants.

*Voltaire et Rousseau, ceux que chantait Gavroche, vivaient dans un monde chrétien et pour eux, il était hors de propos de nier l’existence de Dieu, mais ils ont souligné les incohérences des dogmes qui sont les piliers des religions.

*Dire que l’homme a créé dieu est inexact, c’est vrai. L’homme a créé LES DIEUX et celui de MDT n’est qu’un concept, la synthèse de religions précédentes et le besoin politique d’un dieu unique et fédérateur, d’où la création du mot religion, effectivement qui signifie relier. Je cite Simone « Un peu nébuleux pour servir de base à un dogme, vous ne trouvez pas ? En fait, la religion est la trouvaille géniale qui permet de canaliser les hommes dans une direction prévue afin de servir de prolongement à la politique ce qu'un homme (ou une femme) libre ne saurait accepter ».

*En ce qui concerne l’allusion à la crucifixion, il me semble qu’il y a là une petite erreur. Les suppliciés de l’époque romaine, ceux condamnés à être suspendus par les poignets mourraient d’asphyxie par la tétanisation des muscles respiratoires, clous où pas qui ne sont qu’une image qui nous vient des fakirs. (Je plaisante) Les dernières paroles du Christ ne sont qu’une citation littéraire, une jolie phrase collée sur des manuscrits apocryphes par des scribes zélés aux ordres des puissants de l’époque.

*Dire que « la foi est incarnée et nous nous rejoignons sur ce point » est un non sens. La foi est acquise, surtout  celle en un Dieu qui n’est même pas universel. Que son fils n’est-il pas descendu sur terre au Pérou ou en Océanie ? Il faudrait, non pas pour mettre un terme à cette polémique sans fin, mais faire avancer le débat sur le fameux dilemme qui consiste à affirmer selon certains qu’il est impossible de prouver l’existence ou non de Dieu, poser le postulat suivant :
Les martiens sont les créateurs du monde et nous régentent. Construire autour de cela toute une théorie, d’écrire la bible de Raël et de nous obliger de croire à cette fadaise, par la force. Comment prouver que ceci est faux, ou que les clercs de cette pensée ont raison ? 
Que je sache, il n’y a aucun groupe humain qui depuis de l’humanité a affirmé d’emblée qu’il ne pouvait y avoir de créateur du monde, par contre on connaît les groupes humains qui ont affirmé qu’un Dieu, être supérieur, existait en nous demandant d’y croire.
Tout est dans le verbe croire.
*Au sujet de l'incarnation de la foi qui serait un risque, cela me conforte dans le choix de mon néologisme, il s’agit bien de souffrance, une angoisse permanente de la recherche du divin rédempteur. Etre athée est enfin être libéré de cette inquiétude que les déistes et fidéistes ne peuvent se défaire
MDT fait partie de ceux qui voudraient s’adresser directement à leur Dieu, sans intermédiaire, c’est une démarche plutôt protestante qui débouche sur la recherche personnelle ou intime de dieu. Sans toutefois écarter le droit aux croyants de se réunir, qui dit le contraire. ?
Il suffit ensuite de faire le pas et trouver dans les évangiles, œuvres encore plus humaines que le concept du divin, les contradictions, les enfantillages et dans la Bible l’a amalgame de livres d’Histoire et de morale anachronique, pour jeter sa chasuble par- dessus les moulins.
*Je fais partie de ceux qui pensent que la laïcité est à parfaire, mais qu’elle a ses limites et doit laisser la place à une autre forme de conquête de liberté. L’athéisme qu’il faudra bien rebaptiser d’ailleurs, c’est la lutte (encore un mot que je n’aime pas, militer non plus) contre les fausses idéologies parmi lesquelles je classe la croyance au divin qui débouchera inéluctablement par la disparition de toute forme de religion d’obscurantisme et de surnaturel.   

*Un athée est bien entendu un chrétien d’écu, puisque volontairement dès son plus jeune âge on lui parle du petit Jésus et d’un Christ rédempteur, et lorsqu’il s’aperçoit que ce sont des bobards, il est forcément d’écu et en quelque sorte trahi, comme nous le dit Simone, par ceux qui lui on fait croire en une représentation « idéale » Non pas par un dieu auquel il ne croit plus. On ne peut taxer de trahison quelqu’un qui n’existe pas 

C’est pourquoi dans ma note "les sectes et la crédopathie, je proposais des solutions, justement pour éviter le sentiment d’une cruelle déception, ce qui n’est pas une bonne chose et qui peut déboucher sur une certaine véhémence pour ne pas dire plus. On peut aussi dire que tous les enfants du monde (riche) sont des déçus du Père-Noël.
*J’ai beaucoup de réticence devant le mot agnostique (décidément je fais dans le lexique aujourd’hui) d’abord à son origine historique et dans son utilisation dans le langage courant. Je pense qu’on ne peut hésiter et se refaire le pari de Pascal toute sa vie et avoir les fesses entre deux chaises et laisser les curés faire leur besogne.

*Enfin, dire que « L’embrigadement religieux-hors les mouvements sectaires a quand même du plomb dans l’aile » c’est faire fi de la catéchèse néo-chrétienne et musulmane.


14 février 2008

DES RABBINS AUX ANGES

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 <Photos : camps de concentration tziganes en 1942

 

 

Très en colère contre moi Sarkozy me cherche des poux, en effet le voilà qu’il déclare
lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France : "Le drame du XXe siècle n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence déplorant, les "approximations", les "amalgames" et les "raccourcis" de ses propos que l’on peut lire sur le blog de Teddy.

Juifs de France

Devant les rabbins aux anges il enfonce le clou sur ses discours de Rome et de Ryad et tente d’édulcorer sa phrase sur la supériorité de la morale des curés sur l’instit : "Jamais je n'ai dit que la morale laïque était inférieure à la morale religieuse. Ma conviction est qu'elles sont complémentaires", s'est-il défendu. Je voudrais savoir qui a écrit encore une fois ce texte provocateur.

Le ‘Tout Paris était là « Rama Yade en tailleur, Rachida Dati sobrement élégante. Et dire que toutes les familles politiques étaient représentées, de Bertand Delanoé, jusqu’à Jack Lang, Marie Georges Buffet en passant par Ségolène qui est arrivée après le discours (Lu sur un prompteur)...., au cours duquel, Premier président invité d'honneur du Crif -un privilège réservé jusque là au Premier ministre- il annonce que tous les élèves de CM2 devront se souvenir à partir de la rentrée 2008 du nom d’un des 11.000 enfants français et de son sinistre parcours, (se voir "confier la mémoire") victime de la Shoah (1) un décision démagogique car qui viendra le contredire sur le fond ? Même pas moi. Quoique perturber un môme de dix avec ces horreurs m’agace un petit peu, ou alors avec une lecture synoptique des circonstances. Le génocide est au programme de l'école primaire de même que les questions de racisme et de xénophobie » explique Darcos aujourd’hui, bien emmerdé par une telle exigence. On nous refait le coup de Guy Mocquet.....tout simplement. Et que fera sa Majesté, lorsqu’il se trouvera devant d'autres communautés ayant souffert de semblables atrocités, les tziganes par exemple sans parler, puisque nous sommes en pays sioniste, des enfants palestiniens massacrés par les troupes de l’envahisseur israélien, ce n’est pas un génocide mais ça commence à faire beaucoup trop.

Richard Prasquier nouveau président du CRIF, s'est livré à un vibrant plaidoyer en faveur de la loi de 1905, qui a permis «aux juifs la neutralité bienveillante qui a garanti l'égalité et inventé des solutions empiriques aux problèmes ponctuels».[...] Je suis un partisan résolu de la laïcité, pas fou le  mec et balance une critique à peine voilée du concept de «laïcité positive» développé par son invité.

Israël
Encore une confusion volontaire entre le judaïsme et le sionisme, mon président ira, en Israël, à l'occasion du 60e anniversaire de l'Etat hébreu, ce qui entérine encore une fois l’imposture de la création de ce pays usurpateur. Pour faire bonne figure il ira également en Palestine occupée et demande aux Israéliens de geler la colonisation des territoires occupés. Vous avez bien lu : GELER et non pas détruire. Et matamore il refusera de serrer la main à quiconque qui refusent de reconnaître Israël. Et Khadafi et les potentats arabes ?) Qu’il ne vienne pas dans les parages je ne lui serrerais pas la pogne moi non plus.

Autour de moi, on s’interroge, quelle mouche a piqué notre bon président pour qu’il de vienne soudainement évangéliste missionnaire. La réponse est simple, comme en Europe et dans le monde entier les églises reprennent du poil de la bête, il prend le train en marche0 Cela donne du boulot aux journalistes ansi qu’aux retraités sur leur blog qui n’ont rien d’autre à foutre que de se moquer. Pour s’en convaincre, il suffit de faire un petit tour chez nos voisins les plus proches. Espagne : Les évêques se sont invités pour les législatives de mars. Ils dénoncent la politique mise en place par les socialistes de Zapatero et de mandent aux croyants de bien voter. En Italie, avec la candidature de Berlusconi le Vatican ne s’entend plus prier, mais les Italiens qui se disent catholiques, mais n’ont jamais lu l’Evangile pour 74 % d’entre eux, ils s’en battent le coquillart et vivent en bon terme avec la  laïcité. Peine perdue pour le « Reichpape » nom que je viens de piquer sur internet. Ils ont trop bouffé de la Démocratie chrétienne. Malgré tout, les lobbys chrétiens s’activent et donnent l’exemple aux autres farfelus d’Europe. Jusqu’en France d’où les prises de positions médiévales du premier magistrat du pays. En Tchécoslovaquie l’état viens de promettre de rembourser les biens de l’Eglise tchèque confisqués par le régime communiste. Des milliards d’euros, alors que 40 % des sondés se déclarent athées, mais sur soixante ans ? C’est dire le ridicule de l’affaire. En Autriche c’est encore mieux, bien que laïc, l’état autorise l’Eglise  à prélever elle-même, une dîme de 1,1 % sur les revenus.

Du judaïsme à l’orthodoxie grecque en de l’islamisme conquérant sinon non rampant, en passant par l’Eglise Catholique et Romaine, nous sommes cernés. Puisque je vous dis que la bête n’est pas morte.

P.S qui n’a rien à voir :
Enfin une bonne nouvelle : Tibéri est renvoyé en correctionnelle dans l'affaire des faux électeurs. Sa bourgeoise Xavière et son ancienne directrice de cabinet également

(1) Je sais qu’il est devant des juifs et qu’il est normal d’utiliser ce terme tiré de la Torah. Mais il aurait pu également avoir une petite phrase pour toutes les autres victimes de cette tuerie collective. Les Tziganes : entre 150 à 700 mille  d’entre-eux sont morts, assassinés, le plus souvent gazés, par l’Allemagne hitlérienne. Trente mille Tziganes français ont été internés dans des camps en France.
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11 février 2008

LA PIEUVRE PAR NEUF

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MAM, qui est vraisemblablement sur un siège éjectable,  pour tenter de rentrer en bonne grâce déclare vouloir décomplexer la lutte contre des dérives sectaires et assurer la liberté de croyance de tous. Dans la foulée, elle a affirmé que ce n'était pas à la Miviludes, un organisme interministériel dépendant du Premier ministre (Non du ministre de l'Intérieur) de définir une politique, ni de mener des actions de répression. Et, ce au moment ou le patron fait dans l’œcuménisme. Devant de telles âneries elle a dû faire pénitence et tempérer ses propos dès le lendemain.

La Miviludes,  créée en 2002, a succédé à la Mils (Mission interministérielle de lutte contre les sectes) qui émanait elle-même d'un Observatoire créé en 1996 dans la foulée du rapport parlementaire sur "les sectes en France" et l'affaire de l'Ordre du Temple solaire (16 morts). Cette institution salutaire a étudié le risque d'intrusion des sectes dans les secteurs de la formation professionnelle et de l'entreprise. Ses détracteurs l'accusent de "voir des sectes partout", ce que réfute son président rappelant qu'il chasse les dérives sectaires ("mise en état de sujétion") et non les sectes. Hypocrite tout le mec, car toutes les sectes opèrent de la même façon et dans le même  but : assujettir les individus pour leur obscurcir leur raisonnement. Et leur fric en voulant faire de même avec celui de l’Etat, c’est-à-dire le mien.
La Miviludes  est vue comme un ennemi personnel par l'Eglise de Scientologie, qui lui préférerait un "observatoire" composé de professeurs et de chercheurs et juge ses critères "inappropriés". Ben voyons. ! Depuis il est question qu’elle disparaisse au profit d’une entité unique de "défense de tous les droits" qui accueillerait également la Haute Autorité de lutte contre les discriminations ».
Les anti-sectes craignent qu'au nom de la liberté de croyance, on ouvre le champ aux mouvements sectaires ce qui me parait évident. A ce sujet on pourrait citer un expert Odon Vallet, qui, dans son "petit lexique des mots essentiels", écrit qu'une secte est "à la fois un lieu où on suit un chef et où l'on se coupe du monde. (...) La secte est une île et la religion un continent". Ce que je veux dire en parlant du christianisme comme une secte qui a réussi
C’est dire la colère de l’UNAFI, organisation qui lutte contre le lavage de cerveaux des enfants ou parents et vient au secours des victimes. "Dans un contexte qui prône le religieux à tout va, il ne faut pas grand-chose pour que les sectes entrent par la porte", estime Catherine Picard, présidente. (1). Elle accuse : "cette réforme est le fruit de dix ans de lobbying sectaire et de pressions des Etats-Unis dont le Congrès épingle chaque année dans un rapport la politique.[...] Le débat sur les témoins de Jéhovah est en train d'être banalisé", ajoute-t-elle [.Ils] « sont déjà enregistrés comme "association culturelle", prévient-elle. Ce n'est en revanche pas le cas de l’Eglise de Scientologie et de Dianétque qui n'a jusqu'à présent pas eu intérêt à demander le statut d'association culturelle car celui-ci l'obligerait à se soumettre à des contrôles fiscaux et à la surveillance des préfets français. Elle est pleine aux as grâce aux contributions volontaires (ou non) de ses adeptes, et l’on ne sait où pourrait bien aller tout ce fric.
Ce qui est dans le droit fil de ce qui nous attend : un ersatz de politique américaine et ses évangélistes illuminés qui financent la campagne des candidats républicains, néo-conservateurs et ultra-réacs.
Cette approche revient à "piétiner inconsidérément le travail rigoureux et méticuleux accompli par la Miviludes", s'indigne Jean-Pierre Brard qui assure que les travaux des parlementaires et de la Mission "ont toujours scrupuleusement respecté les libertés publiques et la liberté de conscience".

Au-delà des groupes régulièrement soupçonnés de dérives que je viens de citer, les RG peinent à travailler sur les petites structures, volatiles, qui concentrent une grande partie des risques.
« On ne décrète pas ce qui est une secte a priori. Mais a posteriori, si un comportement est répréhensible », pourtant dit-on place Beauvau. Il s’agit de "poursuivre et de réprimer des comportements caractérisés de troubles à l’ordre public ou des infractions pénales avérées" plutôt que de s’en tenir à "une vision arbitraire, stigmatisant a priori" des mouvements sur la base de critères " peu rigoureux". Donc laisser entrer les loups et laisser faire tant qu’il n’y a pas de drame. Où est le principe de précaution chère à Rachida ?

Du coté de l’UMP on râle ferme également, un député ne déclare-t-il pas : « Cette évolution est le fruit d'une manipulation orchestrée par des hauts fonctionnaires du ministère de l'intérieur favorables aux mouvements sectaires, qui placent le débat sur la liberté de conscience et la religion, alors que les mouvements dangereux, aujourd'hui, n'ont plus de références religieuses »

Du coup, Boubakeur en profite pour enfoncer un coin de plus et demander un "moratoire" de la loi de 1905.

Les lobby sectaires et religieux se mobilisent eux aussi, voilà un texte qui en dit long, surtout dans les termes de la pétition 
http://www.cicns-news.net/soutien_reforme_lutte_anti_sect...
 
Faut bien se marrer un peu



(1) Ses actions :
# l'étude des principes et méthodes des organisations de type sectaire
# l'accueil et l'aide aux familles et personnes victimes de ces organisations
# l'information auprès d'un large public
# le regroupement des personnes touchées par ce problème
# l'aide à la réinsertion de personnes sorties d'un groupe sectaire

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