19 mai 2009

JESUS LE STOICIEN

200px-Amphora_-seduction_scene-_for_Wiki.jpg< DROLE DE JEU EDUCATIF GREC. PEDA...GOGIE
Je développe sur ce blog l’idée que Jésus de Nazareth est un personnage de fiction. Bien entendu, je n’ai rien inventé, mais cette théorie concorde bien à ma conception des choses. Parmi les athéistes, certains pourtant continuent de croire à un Rabbin juif qui s’est pris pour le fils de Dieu. D’autres comme un zélote embastillé par les romains qui le zigouillèrent.
Sur le site http://philo.over-blog.com/, Sancho, un rédacteur, développe l’idée que le message de Jésus a été mal interprété et il fait une relecture des Evangiles à travers le prisme de la culture grecque très intéressante, car documentée donc plausible. Aujourd’hui, il nous signale la parution d’un ouvrage qui parle, lui aussi de cette question et un fait la critique. (1)

Dans ce bouquin Bruno Delorme, met l’accent sur le fait que tous les textes, « ont été écrits par d’habiles écoliers qui appliquaient les principes de la rhétorique grecque et n’avaient cure des discussions de rabbins. La preuve la plus irréfutable ? Tous les textes du Nouveau Testament ont été écrits en grec ! » 
Le raisonnement est habile : « la rhétorique est une invention grecque, les évangiles ont été écrits en grec, donc les évangiles sont des œuvres qui ne relèvent que de la rhétorique grecque » Boum !. A part ce sophisme, je serai assez d’accord avec cette théorie, pour moi et l’auteur, les Evangiles selon St Machin, apocryphes et autres ne sont que des textes littéraires et romantiques, car tout y est : rhétoriques, figures de style, métaphores et j’ajoute, emprunts des mythes proto-chrétiens locaux, essentiellement égyptiens, Osiris, Isis et Horus.
L’auteur pense également que le but des rédacteurs successifs des textes dits sacrés ont volontairement décrits un Jésus héros de tragédie ou de roman à « l’eau-de-rose » avec comme dessein de faire avaler cette histoire aux gogos prêts à croire à n’importe quoi, en l’occurrence une nouvelle vérité, distillée par une secte religieuse qui a l’originalité de s’opposer à la religion ambiante plutôt complaisante avec l’occupant romain.

Toujours sur ce site, Sancho démontre qu’une rencontre de Jésus avec des philosophes grecs est parfaitement concevable. Moi qui voulais écrire l’histoire de Jésus, enfant, adolescent et jeune adulte, (un projet abandonné, car demandant trop d’études pour être crédible) j’aurai trouvé là un sujet d’écriture.

Puisque j’ai le temps, en voici le synopsis
Le monde hellénistique cernait la Galilée et mon, «p’tit père Jésus», vivait à quelques heures de marche de Tibériade, la capitale où il allait discuter le bout de gras avec les penseurs grecs qui vivaient à la cour du roi Hérode (en évitant de leur tourner le dos). Fils de charpentier il a été embauché avec son père adoptif Joseph sur les chantiers de la ville pour des petits boulots, tandis que sa mère faisait des ménages pour payer les études de son fils. Une éducation grecque très stricte qui le mena vers la philosophie stoïcienne.
Après une adolescence studieuse et fructueuse, il prit son baluchon et comme beaucoup  de ses condisciples (qu’il évitait soigneusement d’approcher), il alla parcourir la région en portant la bonne parole  : appel à la dignité humaine, à sa noblesse intérieure, proclamation de l’égalité de tous les humains, affirmation d’un Dieu unique.

Plus tard, il eut une certaine notoriété en Galilée et parvint à entraîner des hommes qui deviendront ses propres disciples. Parmi eux, qui n’apparaissent pas dans les Saintes Ecritures, d’anciens copains, qui par stratégie conçurent un plan et les racines d’une nouvelle croyance. En accord avec l’intéressé, ils en créèrent les bases, synthèse de l’ancienne religion hébraïque et de la pensée helléniste,  l’image d’un juif qui se dressent contre les dirigeants et dignitaires religieux de l’époque, Messie et porteur de la vraie vérité. Le scénario est bien au point et respecte les mythes juifs, naissance divine, puis nouveauté, la Cène, Judas jusqu’à la présentation du héros à Ponce-Pilate.
Et c’est là que tout a foiré, ce gros plouc de romain a confondu Barrabas avec Jésus, ignorant sa main gauche de sa main droite et ordonna à ses soldats de crucifier ce vaurien, comme tout le monde. Débandades chez les Apôtres, il fallut faire appel une nouvelle fois aux philosophes grecs qui étaient en train d’éduquer de jeunes enfants avec de drôles de jeux, pour écrire l’épisode suivant. Faux mort au début, mais vrai cadavre à la fin. Pour rendre vraisemblable la suite du feuilleton, il était nécessaire d’écarter sa femme, une Crétoise qu’il avait épousé à Athènes, une râleuse et ses trois mômes, dont une fille. Même chose pour la belle-mère, Marie, une pauvre fille-mère engrossée par un inconnu qu’elle recherchait pour lui faire payer les pensions non perçues. Donc, résurrection, ascension et pour finir en beauté et racheter l’image de la pauvre petite Marie, l’assomption, avec feux d’artifice, cuivres, cymbales et fumigènes

Par chance, ces stoïciens ont réussi à convertir à la fois à la nouvelle religion et à leur projet, un juif turc, un certain Saulbessonberg, alias Paulo qui habitait une banlieue périphérique. Celui-ci emballé, se prêtât au jeu et commença à écrire à tout le monde, Juifs, Grecs, Romains et Corinthiens, du moins à ceux qui savaient lire. (2)
La suite vous la connaissez puisque c’est le sujet de ce post.



(1) Bruno Delorme : Le Christ grec, de la tragédie aux évangiles, Bayard, 2009.
(2) La vie de Jésus, version II « Le Christ »

07 avril 2009

RUE DE LA CHINE...

tenon.JPGC'est là ousque je suis né. Pendant un bombardement......

Merci Google street.

Ce dimanche nous avions comme convives toute la petite bande et la partie méridionale de la famille autour d’une sardinade. Un de mes amis m’avait demandé s’il pouvait venir avec son jeune frère et son épouse qui ont la particularité d’être de droite et catholiques pratiquants. Comme je ne suis pas raciste j’ai accepté volontiers en m’étonnant tout de même de ces précisions. Ce sont des vrais de vrais, me dit-il, mais prévenus qu’ils seraient reçus par une assemblée d’athées avec comme chef de tribu, Teddy. Sans compter sur les « j’men fout pas mal ». Pour un peu nous avions à table notre petite protégée, musulmane, certes mais du genre  ‘c’est pas de ma faute j’ai été élevée comme çà’..
Bref, au cours de la matinée  j’entends quelques mots innocents sur le petit jésus, en parlant de Pâques tout proche, au môme de nos nouveaux invités. Cela n’a échappé à personne sauf à nos fidèles croyants. Dix têtes qui se tournent vers soi d’un seul coup avec des regards amusés ou inquiets, cela fait tout drôle. Et moi, impérial, de parler de chocolat qui amuse plus le gamin que l’ Enfant-Roi. On passe à autre chose de plus sérieuse, l’apéro. Patati et patata, patin couffin, un de mes copains qui lit mon blog quelquefois, me demande innocemment ou pas, qui est cet Alberto ? Obligé de répondre, évasivement c’est l’histoire d’un type......Notre fervent catholique s’exclame :
-Ah t’as un Blog.
-Oui, sur la musique noire américaine. (Ouf).
Et d’aller sur Internet.
Ah! Chouette ! Le gros malin qui avait lancé l’amorce revient à la charge en parlant de l’autre, celui-ci. Paniquade générale, distribution d’amuse-gueule. J’avale la couleuvre lorsque le gars après avoir lu un chapitre, me dis que c’est très intolérant comme propos et s’étonne du titre.
Je lui réponds que tout le monde peut s’exprimer et un autre copain lance un sujet amusant, la campagne d’affichage athée sur les bus londoniens et dans d’autres pays d’Europe. Sauf en Allemagne ou cela est interdit, une des actions payantes des évangélistes dont nous connaissons l’un de ses porte-parole. Comme illustration d’intolérance on ne fait pas mieux. De toute façon dis-je, cette campagne  pour l’athée que je suis est une action bien puérile.

Après quelques secondes de flottement, une de mes copines ne peut s’empêcher de parler de la capote et Benoît. Et l’autre, au demeurant très sympathique, fier comme un pape, de nous ressortir la fidélité, la capote perméable, la punition divine. Comme je ne la ramène toujours pas, très fier de son discours, il parle comme toutes les grenouilles de bénitiers « Jésus a dit... » J’avale de travers mon coca-frappé, ce qui stoppe net notre orateur devant un parterre de fuyards redoutant la suite des événements. Presqu’en tête-à-tête, seulement encadré de sa femme et de mon provocateur réjouis, je me permets de dire que Jésus, « S’il a existé, n’a jamais rien écris et que le premier récit de ses exploits n’apparaîtras que 70 ans après, ce dans une époque de transmission orale cela ne fait pas très historique. Ce qui l’a énervé c’est le  « s’il a existé » Comment Jésus n’a pas existé alors que la Bible.....Et c’est reparti, avec toute la phraséologie albertienne, sauf que lui ne croit pas trop au diable et pas à la Virginité de Marie, ni à la création du monde en 6 jours, une métaphore. Parpaillot ? Non. Je m’étonne simplement que si l’on ne crois pas le début de l’histoire, pourquoi accorder du crédit à la suite et surtout à la fin.
Un instant j’hésite puis calmement je reprends mon bâton de pèlerin. « Cette histoire n’est qu’une copie flamboyante d’autres légendes » (Avalage de salive chez les catéchumènes) Et de me servir de mon dernier post à ce sujet. Incrédulité jusqu’à ce que ma belle-sœur érudite dans le domaine des mythologies qui connaît parfaitement la légende d’Horus confirme. En annonçant vouloir clore le débat je sors ma botte secrète à un couple qui croit dur comme fer au reste de la fiction biblique.
La malédiction de dieu sur Adam et Eve est une punition. Il s’est aperçu que ces deux oiseaux-là pratiquaient l’inceste allègrement et forniquaient, comme une vulgaire famille tuyaux de poêle. Rigolade générale. Tout le monde est rentré pour les glaces et de gâteaux aux fraises, (avec beaucoup de Chantilly. La jeune femme quant à elle a répondu qu’Adam avait un ombilic. Ce qui n’a fait rire que moi d’ailleurs.

La détente est venue d’un autre pote ce qui a calmé le jeu, il pense que la religion est un besoin pour l’homme, qu’il n’est question que d’un concept et que la religion chrétienne n’est qu’une collection d’allégories et de parabole. Pensée qui me parait être un terrain d’entente entre ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas.

J’avoue que quelquefois, ce genre de conversation sur ce sujet éternel finit par me lasser. Les chrétiens adorent-ils plus Jésus que Dieu lui-même ? En effet que je pose des questions sérieuses comme l’ombilic, je n’ai jamais de réponse des croyants. Une seule fois, j’ai eu une vraie conversation, c’était avec un jeune musulman aujourd’hui décédé, qui dévorait le chorizo «  à pleine-dents », en me disant être un mauvais musulman « Allah me pardonnera ». Nous finîmes par convenir que le divin est un concept intellectuel, la foi une nécessité pour certains et le monothéisme une catastrophe. 

Si j’étais né dans une vieille rue du Caire, il est sûr que je serais encore un fervent mahométan. Né Rue de la Chine à Paris, ai-je eu la chance de lire Rousseau et Voltaire, puis Nietzsche? Aurais-je eu tort d’essayer de comprendre ce que l’on m’affirmait comme vérité ? Le divin serait-il génétique ?
Pourquoi poser ces dernières questions saugrenues ? Parce que à la fin de la soirée, la question sur l’acquis et l’inné est revenue sur la table. Autant vous dire que je me suis proposé pour aller endormir notre dernière merveille du monde en lui racontant des histoires pour l’endormir. «  Il était une fois.... ».

P.S Nous n’avons pas parlé de Sarkozy, ni d’Obama, le noir.

16 mars 2009

HORUS, ISIS, MITHRA, JESUS...

Egypte_louvre_triade.jpg
TROLOGIE EGYPTIENNE

Il y a quelques temps, un commentateur me taxait de païen, terme que je réfute et par esprit de contradiction j’ai cherché des contre-arguments. Sur Internet, je suis tombé sur une documentation concernant les religions crypto-chrétiennes. Notamment de Mithra d’on j’ai déjà parlé.  Voir. Voici un synopsis beaucoup plus parlant :.

Le culte « Mithra (Dieu-Soleil Perse né en 600 avant JC.) était, peu avant l’ère chrétienne, le plus populaire et la plus répandue des religions païennes de l’époque et nous trouvons de troublantes similitudes qui laissent penser que les pères de l’Eglise chrétienne et les premiers conteurs ne se sont pas gênés en puisant sans vergogne dans les légendes précédentes. Mithra :
- Comme Jésus, il est considéré comme « Fils de la droite du Père brillant ».
- Comme Jésus, il a cette caractéristique rare d’être célibataire.
- Lui aussi meurt puis ressuscite.
- Lui aussi revient à la fin des temps pour juger « les vivants et les morts », lesquels ressusciteront à leur tour dans la chair.
- Son culte comprend un repas commémoratif et un baptême d’initiation, les jeûnes, la pénitence et l’expiation.

Quant à Horus/Osiris : (dont l’aspect barbu avec de longs cheveux a été adopté pour le personnage du Christ) - il avait 12 disciples - Il a fait un sermon sur la montagne - Il s’est rendu à Béthanu et ressuscite El-Azar-Us dont les deux sœurs se nomment Meri et Merthi ce qui donne dans la bible : Bethanie, Lazare, Marie et Marthe !! (Précisons que Béthanie n’existait pas encore du temps de Jésus ! )
- Il serait né de la vierge Isis-Meri le 25 décembre dans une grotte.
- Sa naissance avait été annoncée par une étoile à l’est et attendue par trois hommes sages.
- Il enseignait à des enfants au Temple et fut baptisé à l’âge de trente ans.
- Il marcha sur l’eau.
- Il a été enterré dans un tombeau et a été ressuscité.
- Il était aussi « la Voie, la Vérité, la Lumière, le Messie, le fils oint de Dieu, le Fils de l’Homme, le Bon Berger, l’Agneau de Dieu, le Verbe »

Jésus est fils d’un dieu et d’une vierge comme Mithra, Persée, Apis, Attis où encore, en Chine, le dieu Foé qui devait le jour à une Vierge rendue féconde par les rayons du Soleil.Pourquoi retrouve-t-on aussi souvent la date du 25 décembre pour faire naître les dieux ?
Pourquoi les messies, fils de Dieu naissent souvent un 25 décembre ? Pourquoi ressuscitent-ils à Pâques ?

Pour comprendre, il faut étudier les arguments de Tertullien (160.220) qui fut un des pères de l’Eglise avant de renoncer au christianisme qui rapprocha la ressemblance des croyances primitives. En effet, dans les sociétés antérieures, on remarque que très souvent leurs croyances sont basées sur l’environnement qui les entoure. On prie des divinités incarnées dans les arbres, les fleuves ou les montagnes mais le plus grand des dieux, le plus important, le plus visible, celui qui apporte la vie, est le soleil. Toutes ces religions sont basées sur les mouvements du soleil dans le ciel. A l’œil nu, on peut l’observer ainsi que les 12 signes du zodiaque quel que soit l'endroit d'observation sur Terre. Jésus Christ est donc comme tous les autres cités plus haut,«fils de Dieu »  une personnification du Dieu soleil. Si l’on remonte aux origines de toutes ces religions, on retrouve la croyance en un dieu soleil supérieur aux autres dieux. Et c’est ainsi que le monothéisme est né , le soleil  dieu unique créateur de la vie sur terre a pris avec le judaïsme une figure plus humaine.

La date du 25 a surtout une explication rationnelle. Les premiers hommes se sont aperçus que, d’un point de vue géocentrique, le soleil effectue une descente annuelle vers le sud le 21 et 22 décembre (solstice d’hiver). Il recommence ensuite à se déplacer vers le nord 3 jours plus tard, le 25 décembre. Pour ce qui concerne Pâques, cela correspond plus ou moins à l’équinoxe du Printemps, c’est une période de renaissance et comme par hasard nombre de ses dieux ou enfants de dieux ressuscitent le jour de Pâques.

Enfin , plusieurs noms utilisés dans la Bible ne sont que des réécritures de noms grecs, orientaux ou égyptiens. Le mot « Jésus » ressemble étrangement à « Iusa/Iao/Iesu » qui était un des noms du Dieu égyptien, Horus. Krishna (appelé aussi Christna) était aussi appelé « Jezeus »  A noter que le titre de « Christ » aurait été porté par tous les rois d’Israël. Le nom de « Jésus Christ » n’est devenu officiel pour les chrétiens qu’en 325 lors du premier conseil de Nicée. Quant à Moïse son personnage est tout bonnement inspiré d’un réformateur Crétois appelé Minos et les Dix Commandements ne sont qu’une répétition du code Babylonien d’Hammourabi

Mais, aux dernières nouvelles, "Jesus Christ is back ! "Et il est Portoricain et répand son courant de pensée 24 heures sur 24 via sa chaîne câblée notamment, il rassemble d’ores et déjà de nombreux fidèles qui le prient avec ferveur, lui manifestent leur foi dans la rue, et mettent volontiers la main à la poche à la fin de ses prédications. Ce Jésus ne voit aucun problème à recevoir cet argent qui lui a permis de s’offrir une belle villa, ainsi qu’un cabriolet. “Tout le monde devrait être riche”, précise-t-il. Amen !

Usurpateur ce néo-évangéliste américain ou « vraie » réincarnation du Christ pour les chrétiens ? Allez-savoir, cela a marché une fois, par contre je suis bien ennuyé avant de me convertir, parce qu’il est aussi apparu au même moment dans une église à la Réunion, j’hésite. Mais puisqu’il est omniprésent pourquoi pas. En effet, des milliers de fidèles qui ont vu dans les plis d'un coussin «le visage du Christ» ont afflué sur les lieux. Ils se sont pressés à l'intérieur de l’église pour prier et se recueillir, mais aussi pour photographier le coussin attaché au fauteuil du prêtre, dont les plis peuvent effectivement évoquer une figure humaine.
La municipalité  (Probablement le comité des fêtes) a fait installer quatre chapiteaux aux abords de l'église pour permettre à la foule de suivre l'office religieux du soir. (Y aurait-il une corrélation avec la situation sociale dans notre ex-île de Bourbon ? Et tandis que le mercure approchait les 30°C, plusieurs fidèles étaient victimes de malaise. Miracle ! il n’y a pas eu de morts. Tout ce tintouin parce que durant le carême, une fidèle se met à observer le fauteuil du prêtre et s'agenouille immédiatement, convaincue de voir dans les plis du coussin le visage du Christ.
Dans la foule, Antoinette, une paroissienne avait «les larmes aux yeux» devant cette «apparition divine». «Cette église est un lieu saint», souriait Lise-May, une autre fidèle. Et le corbeau de la paroisse de dire «ce n'est pas un miracle, c'est un signe que Dieu nous envoie», un Charlot ou un gogo ?

Question subsidiaire : quelle est la différence entre les premiers chrétiens, ces sectaires, qui ont cru en cette histoire du même genre, transmise oralement, qui consiste à faire croire à un semi-dieu, fils de son père et dont le roman-photo est un ersatz de personnages qui ont fait également en leurs temps de milliers de fidèles ?
Aucune

18 juin 2008

DES MIRACLES

279691492_77937a0d43_o.jpg

Les balivernes qui perdurent des milliers d’années, il y en a des tas, je ne citerai que l'astrologie, mère d’un tas de croyances qui débouchèrent en dernier lieu sur le monothéisme. Rien que ça ! Sans oublier que ce sont les empires qui ont établi leurs églises et que les pouvoirs utilisent. En ce qui concerne la phrase de Simone qui affirme que la religion est un instrument du pouvoir, Michel dément. (Le premier qui fait un jeu de mot et je sors mon Missel)
Entièrement d’accord avec elle, car nous parlons de toutes les religions qui ont fait le lit des tyrans et despotes. Quant à celle qui plombe le Moyen Orient et les pays d’immigration, n’en parlons pas aujourd’hui, on verra plus tard. (Le catholicisme a fait des ravages pendant aussi longtemps que l’Islam).

Otage
Et si l’on se penchait sur les religions mayas qui sont apparues IIIe millénaire av. J.-C.,  nous retomberions dans le même système.
Encore une fois MDT, détourne les mots. Otage par exemple. J’utilise pour ma part le mot esclave, comme esclave de l’alcool, que beaucoup d’adeptes refusent d’admettre et disent : « On n’est pas  esclave du Pernod » et clament : « On n’est pas des ilotes nous !
Les croyants ne sont donc pas otages ni esclaves, eux non plus.
Loi de 1905
Justement, pour un radical comme moi ce n’est qu’une plate forme minimale. Les nouvelles églises qui foisonnent d’adeptes probablement dégoûtés d’une religion figée ou presque évangélisent à tour de bras. Il faut donc à mes yeux aller plus loin et nous débarrasser de ce qui reste comme pouvoir à la religion catholique dominante chez nous, dans le domaine de l’éducation par exemple.
Il est évident que Sarko à opté pour un renforcement des prérogatives religieuses. N’ose-t-il pas comparer un instituteur à un curé de paroisse ? Rien que cela valait une manifestation monstre.(1) Car, justement cette loi, il voudrait la violer, certainement pour des raisons de stratégie politique internationale et je me demande s’il est sincèrement croyant, j’en doute. (Simone également) Ce qui serait la démonstration de la recherche du pouvoir assuré par un clergé fort et déterminant dans la conduite de la politique de la Cité.
Profanation
En ce qui concerne les profanations des cimetières, le texte de Michel sent un peu le souffre. Le saccage des tombes juives et musulmanes sont le fait de racistes à deux neurones et celui des cimetières chrétiens, de pauvres mecs à un neurone seulement, genre satanistes et autres attardés.
Vérité historique et mythe
Il faudra bien un jour que soit établit d’une façon historique, ce qui est le boulot des experts et non pas des théologiens et des dialecticiens, la vérité sur cette histoire de Jésus et ne subsiste que la question de l’existence de Dieu. Ou, ce qui ne regarde que l’individu.
Contradictions
Le christianisme est comme ses prédécesseurs et contemporains dont il a copié les ressorts, un mythe. Il est avéré que son histoire et celle qui la précède n’est qu’une œuvre humaine avec ses contradictions, fruits des recopies, de traductions, d’aménagements, d’ajouts et des choix que l’Eglise a fait en son temps. Trois cents ans après la mort du Héros en ce qui concerne le nouveau testament.
Les hommes sont–ils libres d’y croire, là est la question. Les croyants le pensent, les rationalistes non. Et insistent sur le fait que cette aliénation est néfaste pour l’esprit humain et sa structure moralisatrice pour la civilisation. Je dis souvent que la foi est une béquille et que la religion est la société qui les fabrique, c’est-à-dire avec toute la pub qui doit l’entourer.( Genre Jésus qui marche sur les eaux, aujourd’hui Lourdes, etc...)
Des contradictions bien baveuses ? Au hasard : le Titulus décrit dans les évangiles « Toujours selon St Machin ! !) Si l’on compare d’une vue synoptique les récits, il n’est jamais indiqué à la même place. L’un le situe sur le bois du Crucifix au-dessus de la tête, Luc le voit au cou du supplicié et Marc n’en parle même pas. A noter que cet improbable titulus fut inventé bien plus tard.
Bon ! Et maintenant la suite du drame et l’apparition de Simon de Syrène chez l’un et non chez l’autre. Et enfin lors de sa résurrection le Messie apparaît ici à une seule personne et là à plusieurs et dans des lieux différents ! ! Enfin Michel pourrait nous indiquer les passages qui narrent la mort de Marie. ?
Miracles
Le miracle est une contradiction avec la raison et d’une. De l’autre je dis que vraies questions ne reçoivent que des non-réponses ou des explications évasives.

-Comment Jésus a-t-il pu monter au ciel, Monsieur le Curé,?
-C’est un miracle.

Le brave n’est pas un fin lettré et exégète. Je ne vois rien de gratuit dans le fait, que les textes étant Saints, de noter les contradictions et invraisemblances, amalgames de romans moraliste et de rumeurs populaires.


Il y a du pain sur la planche pour certains. Pour d’autres il me faut parler d’autre chose.

(1) A ce sujet les polémiques sur l’importance des défilées me font marrer, comme toujours, les RG annoncent 10.000 personnes et les syndicats 100.000. C’est de bonne guerre, mais aujourd’hui les stats patronaux viennent troubler le jeu.

11 juin 2008

LA CONSTRUCTION DU MYTHE JESUS

Zeus.1.jpg 

<J'aime mieux ce dieu là

Et si nous revenions à nos moutons.

En meublant ma nouvelle bibliothèque, rien que pour faire beau, j’ai installé mes bouquins préférés ou indispensables. Enfin Ceux que j’ai racheté depuis mon arrivée dans ce pays, les premiers sont restés entre les mains de mon ex, qui les a certainement oublié dans un carton qui fut certainement perdu.i.

Donc à coté de Desproges et Bukowski ( Bonjour Charlotte, si tu me lis....) Attali et Restif de la Bretonne, le bouquin de M.Onfray que je n’avais pas ouvert depuis longtemps. Je ne le laisse pas sur ma table de nuit et ne m’y réfère pas pour penser, MOI. Donce en le plaçant je l’entrouvre et tombe sur un des sujets qui fait toujours polémique sur ce blog : l’existence réelle et historique de celui que notre auteur nomme l’homme de Nazareth. A-t-il existé en tant qu’homme ? Car en tant que fils de dieu il faut migrer vers un autre blog ou site, ils ne manquent pas. (1)

Pour ma part j’avais deux versions. Celle d’une invention romantique et morale et celle de la réunion sur un nom de plusieurs Jésus qui bataillaient dans la région. Mon choix balance entre ces deux hypothèses. Certains lecteurs non-croyants sont sûr de sa présence historique, c’est pourquoi je tiens à leur signaler certains faits qui devraient semer le trouble dans les esprits. D’autres comme moi sont convaincus de la conception idéologique d’un Messie attendu par les juifs.

 

Il faut d’abord constaté que ce Jésus existe bien ; Tout comme Ulysse ou Zarathoustra et Tintin. Il ne s’agit pas de nier l’existence conceptuelle de Jésus de Nazareth, mais  sa réalité physique et historique (2). J’ai déjà cité les manquements de preuves ou les falsifications, et autres inventions ccomme celles dûes à sainte Hélène en 325, d’un blot : le St Sépulcre, le Golgotha et le titulus.

-Et avec çà madame je vous remet un petite tranche ?

Cette fiction fut institutionnalisée par Paul de Tarse et Constantin. Ses successeurs, durant le règne de Bysance et bientôt Rome excitèrent certains chrétiens, autrefois persécutés, à se livrer à leur tour à des exactions en brûlant des bibliothèques notamment.

Et ce pouvoir perdure jusqu’à nos jours en partant l’histoire invraisemblable d’un ectoplasme nommé Jésus. D’ailleurs, dans son patronyme, ce n’est pas le fruit du hasard, mais le choix de l’auteur de ce mythe, Jésus qui veut dire « Dieu sauve, a sauvé, sauvera » (dixit Onfray) tout est dit dans ce symbole encore un. Reste à déterminer qui est cet auteur  Marc ou Paul ? Peu importe, car le « piratage » des textes et mythes anciens est flagrant. J’en avais dressé la liste, d’Horus à Platon en passant par Pythagore qui ressuscite mais après 207 ans en Grèce et qui n’a jamais écrit lui non plus. Les Ecritures, nous l’avons vu, sont pleines de contradictions que les lettrés chrétiens nomment miracles. Les différentes versions furent combien de fois remaniées à la suite de destructions , de saccages, des travaux de copistes qui croyaient bien faire en enluminant l’histoire.

 

A cette époque un monde s’efface devant un autre et les furieux prophètes, les prophètes hystériques étaient légions (Bof) Un exemple ? Dans la région du lac de Tibériade (déjà) un certain Theudas se prend pour Josué, le prophète biblique qui annonce Jésus. A la tête de 4.000 partisans il vient d ‘Egypte pour en finir avec le pouvoir romain. Pour ce faire il prétend avoir la faculté d’ouvrir un fleuve par la volonté  et permettre à ses troupes de massacrer les légionnaires, lesquels  décapitèrent aussitôt ce Moïse d’occasion.

Plus tard en 45 après J.C, c’est Jacob et Simon, fils de Judas le Galiléen ( l’Iscariote ?) qui mènent une insurrection qui tourne mal : les soldats romains crucifient tout le monde.

Pour Rome l’arrivée d’un homme qui prône selon la légende le pacifisme et qui parle du royaume d’un Dieu, est un gentil illuminé qui n’a rien à voir avec les zélotes et autres margoulins cité plus haut.

Dans les récits évangéliques outres les contradictions, il faut noter des invraisemblances historiques et techniques. La conversation entre Jésus de la fable et Ponce-Pilate est impossible : ils ne parlent pas la même langue, ensuite ce grand patron, Préfet de Judée et non procurateur comme signalé dans le livre, ne n’abaissait certainement pas  à converser avec un prisonnier de droit commun et non comme dépeint attentif ou en proie avec sa conscience, mais un personnage  décrit comme cruel cynique et surtout répressif.

Les péplums n’existaient pas encore !

 

Comme je l’ai déjà écrit Jésus est un personnage conceptuel, ce qui me permet de conclure en écrivant que, physiquement réel ou pas peu importe.

 

 

 

(1) Par contre, nous pouvons lire les ouvrages de Prosper Alfaric et Raoul Vaneigen des ultra-rationalistes ( quel vilain mot) pour se faire une idée sur l’inexistence physique

 

(2) Ce qui n’est pas le cas pour Mahomet soit dit en passant. (Non Michel je ne convertirai pas, na !)

25 avril 2008

MYTHE CHRISTIQUE

1747653037.jpg
" Le doute est le premier pas vers la science ou la vérité; celui qui ne discute rien ne s'assure de rien; celui qui ne doute de rien ne découvre rien ".
Diderot, phrases (censurées) de l'Encyclopédie.

Dans ma rubrique « Philosophie et religion », les doutes sur l’existence réelle de ce Jésus se sont déjà exprimés, et je m’efforce de participer à cette interrogation non seulement par mes convictions personnelles, mais en me référant à des textes qui ne courent pas les rues.
Il suffit de les trouver sur Internet et s’apercevoir que les pros du sujet engagent des discussions souvent vaines, mais pour des biblistes, comme certains paraissent l’être ici, il est bon de mettre les pendules à l’heure.
Pour l’athée que je suis, il ne s’agit pas ici de vouloir démonter que ce Dieu Le Père existe ou pas, puisque je n’en suis pas capable, (quoique, il ne me pas faut renoncer (lol) par contre prouver, arguments à l’appui, que l’existence historique de Jésus est un mythe, plus contestable encore.

Après quelques débats qui datent du début du XXe siècle, c’est un sujet qui, il faut le constater, ne préoccupe plus guère les historiens et intellectuels. Il ne serait pas normal que cette critique dérangeantes de la thèse mystique soit si peu connue du grand public. A part quelques « scoops » sur les découvertes de tombeaux.

Et de rouvrir les textes sacrés, surtout celui qui nous intéresse : le Nouveau Testament. Pour des historiens qui ne sont pas tous athées, laïcs ou juifs, de sa lecture, débarrassée des emprunts et des invraisemblances, il ne reste qu’un conglomérat, un syncrétisme de religions plus anciennes, ou une philosophie moralisatrice.

Depuis quelques décennies, Adam ou Noé ne posent plus de problème au Vatican qui admet que ce sont des légendes, mais faire de même pour Jésus panique le croyant. En effet, pour lui, son historicité ne peut être mise en doute, parce que VERITE. L’Eglise, ne parle dans ses dogmes que " vérités de foi ", (du grec dokeo, " je crois ") que le catho lambda doit avaler sans discuter. Plus encore, nier sa vie, c’est nier sa mort et donc sa résurrection et et son ascension, encore plus fabuleuse calembredaine. Sinon, il ne reste rien …d’où ma comparaison avec un château de carte.

Les « preuves » de son existence.
Les sources profanes, qui devraient avoir un certain poids sont fragiles ou sujettes à caution. Curieusement sans présence d’aucun acte officiel des autorités romaines se rapportant à Jésus, je pose la question : ou sont les procès-verbaux de Ponce- Pilate ? Et les auteurs contemporains sont muets :
Pline l'Ancien en visite à Jérusalem, 30 ans après ces événements supposés, ne parle pas de cette histoire, ni d'une communauté chrétienne (1). Par contre il parle des esséniens.
Perse, Martial, ? Pas un mot. Sénèque ? On a fabriqué de toutes pièces une correspondance entre ce philosophe et St Paul. Au second siècles, rien de plus. Tacite dans un de ses textes composés vers 115, aurait parlé des persécutions des chrétiens de Rome par Néron (qui les accusa d'avoir allumé l'incendie de Rome) il parle bien de Chrétiens qui venaient du Christ, mais ses écrits se sont révélés des faux comme l'ont prouvé les historiens critiques, pour eux, il s’agit d’une interpolation. (truquage écriture ultérieure par un faussaire ou un copiste désireux d'allonger sa copie) Pline le Jeune signale que l'existence d'une communauté chrétienne au début du IIe siècle.(2) Suétone écrit que Néron " chassa les juifs qui s'agitaient à l'instigation de Chrestus » (3)

Les autres auteurs païens, comme Plutarque ou Juvénal n’en parle jamais, alors qu’ils citent d'autres auteurs ont ont inventé des faux célèbres comme les « Actes de Pilate » ou la « Lettre de Lentulus » qui n’existe pas, ou autres billevesées comme les lieux saints, tous rigoureusement faux, tous inventés, « découverts » fort tardivement. Le Golgotha n'a été « inventé » qu’au IVe siècle et la fameuse Via dolorosa, le « chemin de croix » date du XIIe siècle..
Pourquoi donc accorder du crédit aux autres écrits ?

Carence des témoignages juifs
Etrangement, pas un témoignage, pas une ligne. Aucune allusion dans Philon d'Alexandrie, écrivain prolixe dont une Ere de Pilate, et dont sa philosophie du « Logos » à inspiré les premiers chrétiens, de toute évidence. Et que dire de ses disciples lorsque les apologistes affirment " il n'est guère de ses contemporains (à Jésus), même illustres, sur lesquels nous soyons aussi bien renseignés » nous pouvons douter de leur bonne foi. Il est étrange d’ailleurs que les Apôtres n’ont pas vénéré pas les lieux où Jésus, leur chef, serait né et mort. Quant au récit de la vie de Jésus et son œuvre, nous ne les trouvons que dans des documents chrétiens, ce qui leur enlève une certaine objectivité, évidemment

Comme mon précédent billet sur l’homéopathie ne fait pas un tabac, je vous livre un sujet qui devrait faire bondir le croyants pratiquants (Il me faudra bien revenir sur les pratiques et rites des religions) en direction de leur BIBLIOthèque, pour y rechercher leurs satanés bouquins, Ancien et Nouveaux Testaments et autres Corans.

N.B.Je ne suis pas historien, les précisions proviennent des Zététiciens que je fus humblement , moi aussi, il y a quelques temps en ce qui concernait les OVNI, autre ânerie.


(1) Ce qui ne prouvent pas l’inexistence de communautés chrétiennes, mais bien plus tard.
(2) Mais, mais l'on ne prouve pas l'historicité d'un dieu (Ou d’un héros) par la croyance de ses fidèles, sinon il faudrait croire à celle d'Hercule, d'Apollon ou de ...Tintin.
(3) )De plus, Christos et Chrestos sont deux mots différents, l'un signifiant " l'oint " (désignant une personne consacrée), l'autre se traduisant par " le bon " et faisant parfois office de nom propre.

31 décembre 2007

DU PERE NOEL AU P'TIT JESUS

932932342a035fb5a8ae7342f803248d.gifAujourd’hui, les enfants croient plus au Père Noël qu’au P’tit Jésus, au grand dam des catholiques. Pour ne pas paraître sectaire je n’irais pas jusqu’à dire que c’est tant mieux, quoique. De toute part on me dit que l’enfant a besoin de merveilleux et que devenu adulte il a besoin d’y croire. Bon, je veux bien, mais manque de pot l’homme même enfant est doué de raison, c’est pourquoi lorsque je vois un grand dadais de 7 ans qui croit, ou feint, à ce Père Noël qui lui amène un train électrique en descendant par la conduite du gaz de ville, je me demande ou est sa part du merveilleux. S’il feint bien évidemment c‘est pour obtenir encore des cadeaux, des fois que l’approvisionnement se tarisse.  Bien entendu mes enfants et petits enfants ont « leur père Noël »l et des tas de jouets qui coûtent la peau des fesses et lorsqu’ils sont bébés ou trop jeune pour comprendre, c’est plus pour nous les grands, que cela est merveilleux. Lorsque ma petite fille, Mademoiselle, me dit qu’elle ne croit plus au Papa Noël, je lui explique qu’il ne faut pas croire tout ce que les grandes personnes racontent et qu’il faut toujours qu’elle réfléchisse. Aujourd’hui elle a toujours des cadeaux et elle est aussi heureuse qu’avant.

A l’occasion des fêtes de Noël, c’est l’occasion pour les médias de ressortir l’histoire du « P’tit Jésus qu’est devenu grand ».  Ici, on nous ressort la suite de l’histoire du tombeau du Christ. En deux mots : un docu qui narre les recherches de scientifiques et d’historiens concernant le tombeau de Jésus de Nazareth. (J’aimerais bien que l’on me dise comment il faut le nommer : Jésus ben Joseph, selon la tradition sémite ? Il va sans dire que les chrétiens n’en mènent pas large. Imaginons que ce fameux tombeau existe et qu’il s’agit indéniablement du fameux personnage enterré avec les siens. (Un détail, selon la légende Jésus était un rabbin et que selon la tradition mosaïque, il devait être obligatoirement marié) Deux mille ans de cette supercherie les rendraient ridicules. Vous voyez le Pape déclarer à Rome déclarer urbi et orbi « On vous a raconté des histoires, ce Jésus n’est pas ressuscité et il n’est donc pas le fils de dieu. Je rends aujourd’hui mon tablier et vais rejoindre Tel-Aviv pour rejoindre la vraie religion et me faire circoncire . Et excusez-nous encore ». .

Sur une autre chaîne «  C’dans l’air » Calvi invite des représentants de chaque religion monothéiste pour savoir comment le personnage de Jésus a pu ou peut s’intégrer dans leurs dogmes. Pour les juifs c’est manifestement un imposteur, pour les musulmans c’est un prophète comme les autres et pour les chrétiens le fils de Dieu et sauveur du monde. Quelques efforts de ci delà pour l’inscrire dans leurs propres légendes et mythes, mais c’est tout, ce n’est pas la veille où une musulmane pure et dure épousera un juif pratiquant. Et dernièrement un reportage sur l’authenticité de l’Evangile de Juda, encore un truc à dormir debout. Un tas de recherches, de pognons et de passions pour prouver que ce texte écrit en copte traduit du grec a été écrit par de gnostiques, un sous secte  chrétienne comme il en existaient des tas à l’époque, au troisième ou quatrième siècle !

Ce qui me parait curieux dans toutes ces émissions c’est l’absence d’une autre dimension, celle de l’espace et du temps. Le judaïsme à cette échelle n’est qu’une péripétie inspirée d’autres qui le précédèrent. (Voir Horus sur Google). Et toutes les religions monothéistes qui lui succèdent ne partent que de cette épisode. Car si l’on regarde de très haut ce qui se passe au sujet du monothéisme une chose devrait choquer la raison. Toute la volonté d’un créateur se serait portée sur l’une des régions la plus petite du monde. Pourquoi pas en Afrique du Sud ou en Asie ?. Ceci pour l’espace .Et  le temps, pourquoi à cet instant ? Adam est né, pour la légende au Moyen Orient à une date aléatoire, et l’histoire de Jésus se forge sur cette donnée. Curieux non ? Alors que d’autres sociétés, incas ou aztèques en Amérique du Sud sont établies, alors que l’Asie et les Pays Nordiques forgent leurs propres religions, voilà un bon dieu qui décide de sauver le monde en faisant naître son fils dans une pauvre famille de palestiniens. Ne serait-ce que pour sauver le petit monde des israélites et leurs proches voisins ?  Cette usine à gaz est une construction trop humaine pour être divine. Je trouve même mesquines les réflexions les coupages de cheveux en quatre et arguments des professionnels de la religion. Chipoter pour un suaire, une couronne d’épines ou la virginité de Marie est d’un nul !.
Je fais partie de ceux qui pensent que la Bible et le Nouveau testament sont l’œuvre des hommes de cette époque et de cette partie du monde ce qui n’est par forcément universelle. Seul le pouvoir politique a répandu cette religion (Irénée a fait un tri dans la foison des textes apocryphes) Et l’empire romain qui dominait le monde occidental l’a adopté cette idéologie fédératrice qui aujourd’hui n’a plus de raisons d’exister, c’est d’ailleurs pour cela que comme toute société humaine le christianisme disparaîtra, bien avant ses sectes filles. Ou concurrente comme l’islam, justement parce que confondue avec la gestion de la cité et le moyen de régner sur un peuple de croyants qui accepte ainsi tous les malheurs du monde qui s’abat sur lui.

Je me demande également pourquoi ce Jésus de Nazareth, rabbin donc lettré ne laisse aucune trace écrite de son passage. D’autres mythes chez les grecs par exemple faisaient de même, les narrateurs de leurs enseignements ne décrivaient que la fin de leur personnage, comme les évangiles. Ce qui raisonnablement laisse à penser dans le cas le personnage de Jésus n’est qu’une métaphore, ce qui explique qu’il ne s’exprime à travers les écrits apocryphes qu’avec des paraboles. Pas un ne parle de l’adolescence ou de la vie de jeune adulte de ce Jésus. Si c’était vrai il y aurait bien une trace, une parole, une anecdote de ce héros sur cette période. Je pense que le personnage est né qu’à la qu’au début du scénario. Le p’it Jésus a été rajouté pour faire beau y compris lorsqu’il tient tête aux sages juifs. A quand un livre un film sur cette période mystérieuse dans la mythologie chrétienne. ? Jésus en balade en Gaule ou à Athènes, ce serait bath non ? Jésus avec une bonne dysenterie en Asie serait moins sexy , c’est vrai, mais tourné par un cinéaste italien adepte du néo-romantisme  des années 50, le film passerait quand même.

Une de mes beaux-frères? plus agnostique qu’athée d’ailleurs, me reproche gentiment et souvent de vouloir ôter, sur ce blog et dans ma vie (de tenter plutôt) la part de rêve des croyants et qu’il faudrait les laisser espérer parce qu’ils n’ont que cette solution pour vivre.
A chaque fois je suis obligé de lui rappeler que je ne m’en prends pas aux croyants, surtout pas à ceux qui se taillent une petite religion personnelle, signe de raisonnement, mais aux Eglises et institutions religieuses qui ont été toujours par exemple une entrave au progrès, par simple souci de ne pas déroger aux dogmes. Sans compter les horreurs passées, présentes ou futures, commises en leurs noms.

27 août 2007

UNE SAINTE EN CARTON PATE : SOEUR TERESA

4738e5d1cbc3cf7aec15f5776069baf8.jpg

Mère Teresa a été béatifié par erreur et devrait être canonisée par la persévérance du Vatican. En effet dans plusieurs lettres elle a exprimé son doute de l’existence de Dieu et de l’histoire qui en découle. Près de 40 confessions écrites dont quelques unes qu’elle voulait détruire. Elle a souffert toute sa vie selon ses dires de ce doute qui ronge ou devrait ronger tous les croyants. A ses thuriféraires elle s’adressait en ces termes "Jésus a un amour tout particulier pour vous. Pour moi, le silence et le vide sont si importants que je regarde et ne vois pas, que j'écoute et n'entends pas"

Cette religieuse catholique d'origine albanaise, s'est consacrée à l'aide aux pauvres et aux mourants dans les bidonvilles de Calcutta en Inde, et lorsqu’elle écrit encore

 "L’obscurité", la "solitude" et la "torture" qu'elle traverse, nous pouvons la comprendre.

"Où est ma foi -tout au fond de moi, où il n'y a rien d'autre que le vide et l'obscurité- mon Dieu, que cette souffrance inconnue est douloureuse, je n'ai pas la foi

Du regard d’un athée militant je dirai qu’elle a perdu cette foi qui la conduit jusque là.

On ne peut observer la misère humaine sans douter et enfin ouvrent les yeux sur cette supercherie. Pour elle Dieu était bon, comme le malheur qu’elle a côtoyé pendant tout ce temps est inhérente à la condition humaine, et que dieu ne peut être mauvais, donc il n’existe pas.

Pourquoi donc cacher cette prise de conscience derrière son éternel sourire ? Certainement pour ne pas briser l’espoir que les plus démunis d’entre les démunis qu’ils lui portaient et n’auraient pas compris. "Le sourire est un masque" écrivait-elle. Plus loin elle s’exclame "J'appelle, je m'agrippe, j'en veux et il n'y a personne pour répondre, personne à qui m'accrocher, non, personne, seule un Dieu » […] s'il vous plaît pardonnez-moi, quand j'essaie de me tourner vers le Paradis, il y a un tel vide coupable..." Elle ira jusqu’à dire : "Si Dieu n'existe pas, il ne peut pas y avoir d'âme, s'il n'y a pas d'âme alors Jésus, toi non plus, tu n'existes pas » En 1962, la religieuse écrivait : "Si un jour, je deviens une Sainte, je serai sûrement celle des 'ténèbres', je serai continuellement absente du Paradis".

 A part un bref répit, cette femme de Dieu vêtue de son sari blanc bordé de bleu a passé la plupart des dernières 50 années de sa vie à douter de son existence et aujourd’hui, un cureton  de service chargé de compiler les lettres, affirme au magazine « Time ». : "Je n'ai jamais lu la vie d'un Saint où le Saint vivait dans une obscurité spirituelle si intense ».

 Cette révélation concernant l’un des plus célèbre Bonne Sœur, (1) - une icône de la charité chrétienne- me permet de renouveler ma question : tous ces prêtres, évêques et autres cardinaux sans compter les Papes ont-ils encore la foi, si jamais il l’ont eu ?

Lorsque je vois et entends des ecclésiastiques en congrès ou dans des débats de société  même en dehors de leur domaine, je suis persuadé que beaucoup d’entre eux font semblant d’ être encore croyant, il existe d’ailleurs des prêtres qui le confesse. Dans beaucoup de cas, l’exercice de leur engagement les propulse dans le monde des vivants, dans le monde du réel et peu à peu s’aperçoivent que l’enseignement des évangiles et/ou l’exemple de leur sacerdoce ne change rien de cette condition humaine si misérable qu’ils côtoient. Ils continuent sans la foi, ou du moins avec un doute qui les torture comme cette bonne mère Teresa. Sinon il leur faut une bonne couche de cire dans les yeux et les oreilles pour continuer de croire à l’impossible ou à cette fable. Nous rentrons alors dans le domaine de l’intime, du plus profond de soi, continuer de se cacher la vérité et continuer à répandre le saint mensonge.

Certains papes et autres théologiens célèbres, les Pères de l’Eglise dans l’Histoire, forts érudits plus politiques que religieux n’avaient sans doute jamais cru en ce roman abracadabrant qu’est la bible et autre Coran. Mieux encore, ils l’ont façonné à leur avantage. Il en résulte des situations comme la montée de l’intégrisme que les penseurs modernes et les responsables religieux en place ne savent endiguer.

Et savez vous comment le site officiel du Vatican fait l’éloge de sa cliente à la sainteté, non seulement il lui trouve des cas de miracles (2) on trouve ces mots : « Mère Teresa laissa le testament d’une foi inébranlable, d’un espoir invincible et d’une charité extraordinaire. »

 Quant au pékin croyant de base le doute lui importe peu. Il essuie une larme dans le meilleur des cas sur la misère humaine et continue à la sortie de la messe de se taper un petit apéro.

 Il est bon de faire savoir qu’une star de la charité n’était pas plus chrétienne que moi, qu’une ribambelle de ses pairs ne le sont pas non plus et continuent à tromper les gogos. Et je ne parle pas des charlatans qui courent les rues qui veulent les « nouvelégangeliser ». Sa canonisation bidon n’est en réalité qu’une affaire intérieure de l’Inde. D’ailleurs cette sainte n’était surtout à la pointe de la libération et du progrès. Par exemple elle sauvait des vies humaines mais ne tentait pour eux la moindre réinsertion dans la vie sociale par la formation. Quant aux agonisants, rien n’était conçu pour les accompagner, médicalement parlant, vers la mort dans d'horribles mouroirs. Un truc de bonnes sœurs :

a/ tu enfanteras dans la douleur.

b/ En cassant ta pipe tu béniras le seigneur, celui qui n’a pas inventé la morphine.

 Son opposition exemplaire au contrôle des naissances dans un pays en plein dérèglement démographique et son choix de méthodes « naturelles » de contraception dans un pays exclusivement macho : ne pouvait pas changer les choses. Même lorsqu’elle fraternisait avec des dictateurs pour leur éponger du pognon, qui certes n’a pas d’odeur, mais qui sert de caution morale à ces assassins en masse. 

 Je disais çà en passant, c’est tout.

 (1) Et pourtant cette bonne femme avait tout de même une drôle de tronche, rien à voir avec sa copine Soeur Emmanuelle, que l’on dirait sortie de la fameuse bande dessinée. Elle est devenue célèbre grâce aux médias qui en ont fait une « charitypeople » 

 (2) Comment une femme qui n’a plu la foi peut elle faire un miracle (la condition sine qua non pour cela)

29 juin 2007

DON DE SOI

b12c07ed4bf38570a6c1feb491104ab7.jpg

En attendant un sujet sur la mort, la métaphysique et la métempsycose comme je le promettais, une petite introduction : la greffe perpétue-t-elle la vie et trompe-t-elle la mort ? (sujet du bac de philosophie en Juin 2012)

 Le 22 juin était la journée de sensibilisation de la population pour le don d’organes. La loi de bioéthique de juillet 1994 adopte le principe du consentement présumé.

Toute personne est considérée consentante au don d'éléments de son corps après sa mort, en vue de greffe, si elle n'a pas manifesté son opposition de son vivant. La loi donne donc le droit de décider personnellement et si le défunt est un enfant, seuls ses parents ou son représentant légal sont autorisés à consentir par écrit au don d'éléments de son corps en vue de greffe.

Or, il se trouve que je suis concerné par les deux aspects de la chose, le prélèvement et sa greffe. Ce qui me donne un certain droit de parole pour émettre un avis sur la question

Prélèvement

Au décès de mon fils, tout juste majeur, aucun médecin dans le droit fil de la loi, ne m’a demandé une chose pareille. Par contre je suis persuadé que mon enfant aurait, bien que cela soit loin de ses pensées, accepté un don de ses organes lors de son lointain, lointain décès. Sur le moment cela doit foutre la trouille mais, je connais ma réponse si elle m’avait été posée, mais ignore celle de sa mère j’aurai di oui. D’ailleurs, j’espère que des prélèvements ont été fait, le seul «truc» qui me gêne c’est que j’aimerais simplement l’avoir su. A notre mort notre corps ne nous appartient plus, pas plus qu’à la famille, il appartient au néant. Aujourd’hui grâce à la science et malgré les interdits religieux à peine levés, la science nous permet de l’utiliser pour sauver des vies humaines.

Greffe

Deuxième expérience : ’un de mes meilleurs amis, un gitan pur sucre très croyant, un peu témoin de Jéhovah sur les bords version brute, l‘avant-veille de sa transplantation me demandait mon avis et me faisait par de sa grande peur devant sa mort bien entendu, et devant le fait d’avoir dans sa poitrine le cœur d’un autre certes mais mort, lui. Sans cette transplantation, il était condamné, l’instinct de conservation et nos réflexions l’ont poussé à rentrer à l’hôpital dans le service qui l’attendait anxieusement .Deux ans après toujours sous constante surveillance, il va à la pêche en mer et ne parle plus à sa dame patronnesse qui n’était pas d’accord sur sa décision. Par contre il rejoue de la guitare aussi mal qu’avant.

La position religieuse

Au nom de la solidarité ou du combat pour la vie, de nombreuses confessions religieuses ont pris position en faveur du don d’organes en vue de greffe. L’église catholique l’admet dorénavant, bien après le protestantisme, non sans combats d’arrière-gardes comme elle le fait aujourd’hui au sujet de la recherche sur les cellules souches et leurs cultures in vitro.

 Pour l’Islam, il n'est pas permis au mourant de léguer ses organes pour un éventuel prélèvement après la mort. (D’après un Djadîd). Malgré que ce sujet soit sérieux je ne peux m’empêcher de citer un extrait d’une fatwa plutôt « terre-à-terre : « Il est interdit de prélever un organe vital (comme le cœur, par exemple) d'une personne vivante pour le transplanter sur une autre » Heureusement l’Islam vivant, peu à peu, admet lui aussi le prélèvement d’organes. Mais, ergote encore sur le fait de savoir s’il faut que la chirurgienne porte le voile ou non.

 Pour le judaïsme, le corps d'une personne décédée, étant donné qu'il a accueilli une âme sainte, doit être traité avec un respect extrême. Chaque partie du corps doit être enterrée, ce qui explique les images éprouvantes de ces Juifs religieux qui recueillent après chaque attentat terroriste la moindre parcelle de chair et la moindre trace de sang pour les enterrer. Ce qui est interdit, c'est de faire un don à une " banque d'organes ", là où il n'y a pas de receveur spécifique et immédiat. Il est également exclu de faire don d'un organe pour la recherche médicale ou pour permettre aux étudiants en médecine de se livrer à des dissections. La morale hébraïque met en garde les personnes aux prises avec ces problèmes en arguant l’explication suivante, « pour pouvoir disposer d'organes aussi frais que possible, les médecins sont parfois tentés de les prélever sur les patients avant qu'ils ne soient vraiment " morts " au sens de la loi juive » On n’en sort pas.

Exception : « La cornée et la peau constituent en fait deux exceptions pour lesquelles des solutions alternatives ont été trouvées […], car à certains égards, une personne frappée de cécité est considérée comme morte ». Que d’ergotages !

Toutes ces précisions sont une bonne introduction pour mon prochain papier un peu philo-philo : la mort et partant de là, celle du christ et sa résurrection dans un second temps. On ne va pas trop se marrer.

27 juin 2007

VERITE CHRETIENNE

8b1cf0780a67f79ceafe3aebb12dd03e.jpg<Méphistophèles

 

POINT DE PRESSE

Fréquentation

Si je comprends bien, personne de s’intéresse à l’histoire dramatique des Palestiniens et des Israéliens. Cela tient-il de l’intitulé de ce blog ou d’un mauvais choix de tags ?

En tout cas, il suffit de parler du bon dieu et du petit Jésus pour que la conversation s’anime.

Blasphème et athéisme

Tout d’abord par Alberto, toujours prêt à dégainer sa bible et nôtre ami John qui n’en peut plus. Il est vrai que ce croyant imperturbable, que dis-je ce déiste mécréant repenti, à chaque fois pour répondre à une intervention qu’elle vienne de moi ou d’un autre, ce pieux chevalier court vite vers sa Bible, un peu comme un conducteur débutant et anxieux qui se jette sur son le code Rousseau pour apaiser son angoisse de la route.

 Comme j’ai un peu plus de temps aujourd’hui je répète ma question : où se trouve un blasphème dans mes propos ? Parce que je parle de Jésus avec un problème matinal que beaucoup de messieurs, ses frères, ont du mal à résoudre ?

Certainement pas puisque ce Jésus de roman, est mort comme un être humain (les poumons asphyxiés par la tétanisation des muscles du cou et de la poitrine, comme tous les crucifiés). Il avait des bouffées de testostérone et son aventure avec Marie de Magdala, inventée par la suite pour faire beau, toujours dans une ligne romantique, me paraît plutôt sympathique. Si ce blog à moins en moins de lecteurs, c’est la faute à bibi soit, certainement pas parce que je blasphème, pour la bonne raison que peu de théologiens ou de grenouilles de bénitiers ne s’aventurent ici.

 Ensuite il n’y a pas de quoi s’affoler devant mon athéisme et celui de John, nous sommes tous comme cà. Seulement beaucoup gardent cà pour eux, tandis que moi je le gueule sur les toits et m’insurge devant tant de balivernes étalée et avalée aussi sec depuis des milliers d’années. C’est nous qui devrions être étonnés que des gus croient encore à ces sornettes qu’Alberto prend comme du pain béni, certains que c’est lui qui détient.

Résurrection et vérité

Alberto * Attèle-toi. Toute cette histoire à laquelle tu tiens, ne repose effectivement que sur la résurrection. Et les seuls premiers témoins que l’on nous promet ce sont deux soudards romains qui gardaient le tombeau ! Puis le témoignage de deux braves femmes toutes acquises à ce supplicié. Il n’y a pas un flic d’aujourd’hui pour leur apporter la moindre attention à ce genre de dépositions. Quand aux autres témoignages les fameux disciples, aucune valeurs. Il y a encore des types qui jurent avoir vu la Sainte Vierge et apportent le témoignage des voisins qui l’attestent. Soyons sérieux que diable !

 Il est certain que les aborigènes avaient la leur bien avant que les Anglais ne débarquent chez eux pour leur apporter la variole et le jus de fruit fermenté à 40 Degrés. Leurs dieux valent biens les nôtres ou ceux des Africains animistes qui n’ont entendu parlé du nôtre que par des hommes habillés en femmes et qui donnèrent leur nom à une nouvelle façon, pour eux, de faire l’amour ! A se demander d’ailleurs pourquoi un Grand Architecte aurait créé le monde dans la région ou avant les hébreux son peuple, d’autres ainsi que des royaumes avaient vécus, et non pas chez les papous ou les indiens de Nouvelle-Calédonie. Et je ne parle pas de l’Asie, à croire que le créateur avait oublié qu’elle existait et qu’il avait peint ses créatures hommes en jaune. !

 Bon d’accord, en parlant de Jésus et de Mahomet, l’un est ressuscité et l’autre non. Mais le second ne se prenait pas pour le fils de Dieu. En partant de cette erreur je ne vois pas bien le choix que nous offre notre prédicateur, ce « chrétien issu de la Bible » ? Devenir musulman ? Impossible j’aime trop le jambon cru que je vais chercher en Espagne.

Sexualité

Passons aux relations sexuelles multiples. Et bien oui, c’est comme cà, les jeunes gens et jeunes filles, ne parient plus sur l’unique amour pour la vie, échaudés qu’ils sont par ce qu’ils voient autour d’eux et ce n’est pas la baisse de la moralité qui est en cause, c’est la vérité toute nue et crue, leurs parents, surtout leurs mères, dans un système patriarcal qui est le nôtre, n’étaient pas si heureuses que cela. Et que l’on ne cite pas des exemples qui confirment la règle.

Quand à notre Jésus qui n’aurait eu qu’une seule épouse, (Le christianisme et surtout son église ne sont nés que bien après lui et sans lui d’ailleurs) c’est de la rhétorique de bazar que personne ne comprend. Et dire que son père lui a concocté des coucougnettes pour qu’il ne s’en serve pas !!! Alberto tu te perds dans une logique sinueuse.

Contraception

Ensuite, la position (si j’ose dire maintenant) d’Alberto sur la pilule m’incite à penser que hors de la bible il n’y a pas de connaissance pour lui, je le cite : « […] la pilule devient tragique puisque son utilisation supprimerait des milliards de vies : un grand holocauste ! »

J’y perds mon latin ou quoi ? Comment peut il y avoir holocauste puisque la pilule dont je parle est préventive, il n’y a pas de fécondation ! Comme le préservatif ou l’onanisme. !

 Satan

Et toujours et toujours, Méphistophélès qui rôde, même chez les Péruviens par exemple qui ne savent même pas, ces pauvres crétins, qu’il existe comme celui qui est greffé dans le ciboulot de notre français d’Outre-Rhin. 

 Par contre, moi, je connais quelqu’un qui peut dire «Je suis la vie…. » : C’’est le chirurgien qui a greffé un cœur à mon Pote le Gitan d’un donneur volontaire grâce à qui il joue de la guitare. Comme un pied d’ailleurs (lol).

 

Avec Satan habillé tout en rouge pour faire peur aux petits veaux, une obsession revient chez notre patient (dans tous les sens du terme, j‘écris cà parce que je l’aime bien notre Alberto) la mort, obnubilé par. Elle. Il y a de quoi, mais pour se raccrocher à la vie tant que l’on peut, pas besoin de croire qu’on ne peut pas mourir vraiment, que notre ‘moi’ n’existera plus et qu’il ne restera que  ‘lui’ le défunt. Dans cette optique il faut certes se préoccuper de cette préparation également et surtout pour les impies qui crèvent au Darfour pour une histoire de pétrole. John souffre pendant des mois, des années, pourquoi souffrir pendant des siècles ?

J’aime bien cette enfantine proposition…. des siècles, pour l’éternité plutôt.

Thanatos

Et c’est bien que Fafaf remette les choses en place, en parlant de griserie, les choses sont plus simples que cela, tu naît pour mourir, comme les animaux et les plantes, c‘est con, mais c’est comme cà, il y a dès la naissance une perte de cellules fatales. Alors résurrection ou pas, eucharistie ou pas !!! (1) Vitamine ou pas… « Qu’tu bouffes ou qu’tu bouffes pas, t'y crève quand même » 

Pour terminer cette mise nouvelle mise au point, je voudrais élever le défi d’Alberto contenu dans sa question alambiquée : « Qu'est-ce qui peut bien prouver à chacun et chacune (à Fafaf aussi) qu'il y a QUELQUE CHOSE après la mort ? ».

La réponse est simple et…  double ! La première est le spiritisme, avec ses millions d’adeptes qui croient dur comme fer parler avec leur défunt.

La seconde, ou inversement, est dans un bouquin dont beaucoup de gens parlent mais ne l’ont probablement jamais lu, un roman formidable qui envoûte ses lecteurs par ses chantres publics, fable qui comprenant la trouille de la mort parle d’un héros magique qui promet à ceux qui veulent bien le croire, qu’ils renaîtront après leur mort dans la félicité éternelle. La preuve que cette vie extra terrestre existe se trouve dans ce livre puisque je vous dis.

Un autre roman, partant de la même trame, ses auteurs sachant que ses fidèles croyants sont surtout des êtres humains, leur promet des délices tout à fait humaines, dans l’Au-delà, du vin, des fruits et des femmes, des vierges de préférences pour les plus méritant d’entre eux

Citations

« Les citations sont de pauvres preuves de ceux qui ne peuvent plus penser par eux-mêmes.»

(Teddy Bear)

 

 

(1) Tiens on n’en parle jamais, enfin presque, du mystère de la messe !

 

Toutes les notes