27 septembre 2008

QUE LE FLEUVE REPRENNE SON COURS NATUREL

Quel que soit le prochain premier ministre israélien, le « processus de paix », cette chimère, ne verra pas le jour et plus encore ne serait jamais appliqué. Principal obstacle parmi d’autres tout aussi insurmontables, la progression de la colonisation amputant les territoires palestiniens, car cette politique sioniste étant irrémédiable.
Bush devait recevoir Mahmoud Abbas, réception protocolaire car nous savons tous qu’il n’en sortira rien de concret. Condoleezza Rice, peut être pleine de bonnes intentions, s’est rendu 18 fois dans la région sans faire avancer le dossier. Lorsque l’on demande aux Palestiniens pourquoi ils continuent à faire semblant de dialoguer, ils répondent  par la voix du principal négociateur palestinien : «  La seule raison pour laquelle nous continuons de négocier, c’est de ne pas se voir attribuer la responsabilité d’un échec"
Olmert, aujourd’hui démissionnaire, aurait offert aux Palestiniens 93 % de la Cisjordanie. L’Etat hébreu annexerait ainsi 7 % de terres palestiniennes, englobant les principaux blocs de colonies juives et conserverait en outre le contrôle de la vallée du Jourdain. En retour, les Palestiniens recevraient des terres israéliennes prises sur le désert du Néguev dans le cadre d’un échange de territoires. Un passage entre la bande de Gaza et la Cisjordanie serait aménagé. Ce qui est inférieur aux propositions de Barak en janvier 2001 à Taba, pour laisser la place aux colonies qui chaque jour s’intensifient. Ce qui revient à dire qu’Israël gagne du temps jusqu’au jour où les Américains exigeront « pour de bon » de leur protégé d’arrêter, mais sur les dernières données : plus de colonies.
« La paix maintenant » note que le rythme de la construction dans les colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est a presque doublé depuis le lancement du processus d’Annapolis. On en reste là, comme les derniers pourparlers avec Arafat.A l’intérieur de l’administration palestinienne, on commence à cogiter sérieusement sur demain, sachant que la solution ne passera ni par les armes ni par la diplomatie traditionnelle et envisage une autre stratégie. « Nous négocions depuis dix-sept ans. Cela ne peut pas durer indéfiniment [...] nous devons poser une date limite pour l’établissement d’un Etat et envisager une nouvelle forme de lutte en cas d’échec » disent certains.

Un Etat binational.

Je fais partie de ceux qui sont pour cette solution ce que j’ai soutenu plusieurs fois sur ce blog. Or, un document, rédigé par une vingtaine de personnalités, évoque la redéfinition, voire le démantèlement de l’Autorité palestinienne, et la remise en cause de la solution de deux Etats vivant côte à côte. En 1988, les Palestiniens ont accepté le principe d’un Etat sur les frontières de 1967, ce qui est une véritable concession, car ils abandonnaient leurs premières exigences, les frontières de 1947. Les Israéliens minent cette proposition  en poursuivant la colonisation.
L’un  des rédacteur de ce document, avait proposé que les Palestiniens demandent la citoyenneté israélienne et se battent pour l’égalité des droits, comme en Afrique du Sud , idée qui ne fut reprise par personne. Aujourd’hui, serait-ce une solution ? Certainement pas pour les Israéliens qui par le jeu de la croissance démographique deviendraient minoritaires.


Que le fleuve de l’Histoire dérivé par les hommes retrouve son lit naturel.

Un qui n’est pas naturel, c’est ce corrompu d’Olmert aujourd’hui au placard, ne voulait-il pas bombarder les installations nucléaires Iranienne ? (1)* (Bombardement atomique ?) Cette proposition qu’il soumit à Bush a fait sursauter le Président américain qui lui a répondu qu’il ne soutiendrait pas cette initiative farfelue, car trop dangereuse pour la bonne raison que l’autre louftingue qui gère l’Iran ne se gênerait pas pour lancer des représailles notamment sur des cibles américaines en Irak et en Afghanistan, tout en doutant la capacité de Tsahal d'endommager sérieusement les installations nucléaires iraniennes. De plus il lui aurait fallu survoler l’Irak dont le ciel est sous contrôle américain, ce qui aurait pu irriter encore plus les rebelles Irakiens **

P.S Voilà où mène les va-t-en-guerre, dont certains viennent échouer sur ce blog :
Zeev Sternhell, 73 ans, a, selon toute vraisemblance, été victime hier d’une attaque de l’extrême droite nationaliste israélienne Il a té légèrement blessé à la jambe. Ce professeur de sciences politiques, historien de renom est spécialiste des mouvements fascistes et critique virulent de la colonisation dans les Territoires palestiniens.

*   le journal La Croix
**The Guardian dans son édition de vendredi 26 septembre.

(1) Israël considère l'Iran comme la menace la plus importante à son encontre, en raison de l'accélération du programme nucléaire iranien et des déclarations répétées de ses dirigeants prédisant la fin de l'Etat juif.

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Légende de la photo. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a rencontré le rabbin Moshe Ber Beck à New York mercredi 24 septembre. Le rabbin est membre de Neturei Karta, un mouvement ultra-orthoxe et anti-sioniste. Ahmadinejad, qui s'exprimait à l'occasion de l'assemblée générale de l'Onu, a assuré qu'Israël était proche de l'effondrement.


19 septembre 2008

LES TROMPERIES DE JERICHO

 

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En parcourant mon blog on sait ce que je pense de la Bible, ce qui fait bondir certains, mais lorsque ce sont depuis 1980 des juifs eux mêmes qui la mettent en doute, il leur faudrait ouvrir les yeux. J’avais jadis, au début de Hautetfort, ouvert un autre blog intitulé « Jéricho » du nom de cette ville biblique qui n’a certainement pas été le spectacle de trompettes tonitruantes de Josué, lesquelles n’ont fait tombé ses murs, faute de mur. Les archéologues sont aujourd'hui formels: à l'époque de Josué, Jéricho était déserte et n'était plus fortifiée.
Sans lecteurs j’ai laissé tomber. D’ailleurs ce genre de billet n’a jamais beaucoup d’audience, mais j’y tiens
Revenons au Livre ,(chouette une Majuscule,... attends... attends.) ce n’est pas un livre d’histoire, mais un livre de théologie constitutif des communautés religieuses juives, estimaient déjà des historiens juifs du XIXème siècle. Il a fallu la seconde moitié du 20ème, pour en faire un ouvrage « nationaliste » en n’hésitant pas à falsifier les premières moutures et traductions.
Un florilège d’invraisemblances :
Manque de bol, les découvertes de la « nouvelle archéologie » contredisent la possibilité d’un grand exode au XIIIe siècle avant notre ère. De même, Moïse n’a pas pu faire sortir les Hébreux d’Egypte et les conduire vers la « terre promise » pour la bonne raison qu’à l’époque celle-ci... était aux mains des Egyptiens. On ne trouve d’ailleurs aucune trace d’une révolte d’esclaves dans l’empire des pharaons, ni d’une conquête rapide du pays de Canaan par un élément étranger. Et des anachronismes et autres calembredaines foisonnent.
L’exil de l’an 70 de notre ère a-t-il, lui, effectivement eu lieu ? Encore une foutaise, et pour une raison bien prosaïque : les Romains n’ont jamais exilé de peuple sur tout le flanc oriental de la Méditerranée.
Ensuite l’Histoire nous rappelle que les juifs furent eux aussi  fortement prosélytes ce qui explique les conversions forcées ou pas et qui démontre que le sang s’est peu à peu mélangé et que la communauté juive actuelle est constituée de bric et de broc généalogique. Exemple :
Le judaïsme essaima dans tout le Proche-Orient et sur le pourtour méditerranéen. Au premier siècle de notre ère apparut, dans l’actuel Kurdistan, le royaume juif d’Adiabène, qui ne sera pas le dernier royaume à se « judaïser » : d’autres en feront autant par la suite.
Un autre : Les écrits de Flavius Josèphe ne constituent pas le seul témoignage de l’ardeur prosélyte des Juifs. A noter que la Mishna et le Talmud autorisent cette pratique de la conversion La conversion de masse la plus significative survient entre la mer Noire et la mer Caspienne : elle concerne l’immense royaume khazar, au VIIIe siècle.
Que de bobards, dans cette idée d’un peuple juif linéaire. Les nouvelles études scientifiques et historiques font du remue-ménage, à tel point que des sionistes purs et durs font appel à la biologie depuis les années 1970. Ce raffinement un peu désespéré s’efforce à travers une succession de recherches « scientifiques » de démontrer, par tous les moyens, la proximité génétique des Juifs du monde entier, le Peuple Elu. Bon courage !

Et c’est sur ces fantasmes que l’on justifie la plus longue et la plus féroce occupation d’une communauté religieuse d’une terre peuplée d’autochtone.Toutes ces annonces de la part des anciens, présents et futurs dirigeants d’Israël, savent qu’ils prononcent des mots destinés à l’opinion mondiale. Dans les faits aucuns d’eux n’obtiendras le démantèlement des colonies sauvages, ne partageras Jérusalem et n’accepteras pas une continuité des hypothétiques frontières d’un Etat palestinien contigu. Pour ce qui concerne le retour des émigrés sur leurs terres familiales, on n’en parle même plus.
Sharon, Tzipi Livni, Netanyahou, même combat. Car dans les formes actuelles Israël, sans Constitution, ne peut pas être une démocratie, et on comprend pourquoi, mais encore une fois il ne faut pas prendre l’opinion mondiale et nationale pour des idiots. Les israéliens ne sont pas dupes et paient chaque jour l’erreur fondamentale d’être une nation usurpatrice et condamnable. Quand au reste du monde, hormis, les pays arabes, il s’en fout comme de sa première télé et trouve que ces gens là lui casse les pieds.
Vivement les  nouveaux jeux olympiques.
Puisque j’estime avoir fait mon boulot d’ex-militant contre l’apartheid, j’arrête de déblatérer sur l’Etat d’Israël, certainement pas sur ses concitoyens pris au piège d’une histoire falsifiée, sinon Edvige va frapper à ma porte puisque mon IP est connu de tout le monde, avec un droit de perquisition pour relever dans mon disque dur le nombre de fois où je rage contre la politique de Tel Aviv, un antisémite quoi,  et en même temps le nombre de fois où je parle de MAM comme de ma bête noire. Mais Edvige ne saura que je connais le nom du père caché de l’enfant de Dati. Qui entre nous soit-dit n’utilise de pas de contraceptif et ne se protège pas contre le Sida, il faut qu’elle ait confiance au géniteur, cette dame.
Bon, après ça on passera à autre chose. Voyons voir, l’affaire Clavier ? Tapie ? Sarkozy ? Mac Cain qui est aussi ignare que Bush ? Delanoé et du défunt P.S ? Je n’ai pas envie de me lamenter.
Ne cherchez pas, mon sujet est déjà tapé.

18 septembre 2008

LE PEUPLE JUIF

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Olmert serré à la culotte par la justice israélienne, (1) doit démissionner, et pour le remplacer à la tête de son parti, Kadima au pouvoir, c’est une femme, Tzipi Livni, qui le remplacera tout en visant le poste de premier ministre avec comme adversaire Nétanyahou toujours droit dans ses bottes.
Arès l’annonce par Mac-Cain de prendre pour Vice–Présidente une autre spécimen de faucons en jupons, l’élection -dans un mouchoir- de cette femme, en cas de décès de Pépé, et Sarah Palin au pouvoir, nous serions dans de beaux draps. Pourquoi nous ? Parce que ce qui se joue au Proche Orient est une bombe à retardement sur laquelle nous sommes assis. Son discours ne ressemble en rien à ceux de ses prédécesseurs ; elle prône l’établissement d’un Etat palestinien, une question de survie, car pour elle c’est le seul moyen d’éviter la dissolution de l’Etat juif dans un Etat binational. Elle est également pour une amélioration des conditions de vie des Palestiniens en Cisjordanie. Par contre  la même volonté d’éradiquer le Hamas qui règne à Gaza.Si elle le dis, il  faut la croire.

Je ne m’étendrai pas sur la Vice Présidente putative des States, d’autres l’ayant fait avant moi, (Je sais elle est éculée cette blague, mais ici elle colle parfaitement : The right work at the right place) mais sur Tzipi Livni, cette inconnue de l’opinion française. Avec elle y aurait-il une solution de paix, un pas décisif vers elle ? Aurait-elle le charisme de Golda Meir ou celui d’un Sharon toujours sous soins intensifs d’ailleurs.
Je l’ai entr’aperçu à la télé, la blonde cinquantaine, rien d’une ashénaze, une vraie sabra, elle me fait plutôt penser à MAM, mon tourment, rigide comme un passe-lacet

Elle jouit, (eh, oui) d’une grande popularité en Israël, avocate mêre de 2 enfants elle a la réputation d’être intègre. Derrière Olmert c’est facile de faire mieux. Si elle calque son programme sur ses déclarations ce serait un tournant à 180 pour cette femme élevée dans un climat de droite nationaliste, de parents très conservateurs genre «Grand Israël»
Son père fut l’un des chefs de l’Irgoun, une organisation terroriste clandestines en Palestine sous mandat britannique. Il a fallu qu’elle sorte de là ? Chapeau.

Pas trop quand même, puisqu’ après avoir été lieutenant dans l’armée israélienne, elle entre au Mossad, un nid de barbouzes, dans son bureau parisiens. On ignore bien entendu quelle a été sa mission dans ce machin, dont le rôle va de retrouver et tuer des terroristes palestiniens en Europe, jusqu’à la simple dactylo. Puis elle devient avocate d’affaires, et milite au Likoud depuis 1999. Sharon, la prends sous son aile et la bombarde ministre. En mai 2006, Tzipi Livni devient la deuxième femme ministre des Affaires étrangères de l’histoire d’Israël après Golda Meir. Ses admirateurs jurent qu’elle a entrepris une démarche intellectuelle qui la conduira à poser la question palestinienne autrement. Ainsi, elle approuvera (ingénuement ? )le retrait israélien de Gaza voulu par Sharon et orientera sa vision politique vers le centre.

Seulement voilà , elle ne peut pas s’empêcher de déclarer « «Je crois, comme mes parents, au droit du peuple Juif à l'ensemble de la terre d'Israël… Mais si je dois choisir entre mes rêves et mon désir de vivre dans une démocratie, je préfère renoncer à une partie de cette terre pour vivre dans un Etat souverain, juif et démocratique» Ce que le lui reproche ses adversaires pro-Nétanyahou.

Peuple juif dit-elle et nous voilà replongé dans l’inextricable situation qu’elle aura du mal Premier Minstre à dénouer avec de telles pensées.

J’ai ici même tenté, avec mes petits moyens et une part de bon sens, de démonter qu’un peuple « biblique » n’avait aucune chance de se perpétuer jusqu’à aujourd’hui. Une religion préservée peut-être, mais pas un peuple ni une ethnie, qui s’est créé une Nation sur une terre étrangère, contrairement aux arabes de Palestines qui est un peuple, mais qui n’a pas de Nation puisque pas de Pays.
Lorsque j’aborde cette question sur ce blog ou entre amis, dont un ou deux juifs de mes copains, c’est ou l’indifférence ou le caca nerveux. Or un historien israélien, Shlomo Sand, aborde cette question. D’après lui, contrairement à l’idée reçue et colportée, la diaspora ne naquit pas de l’expulsion des Hébreux de Palestine, mais de conversions successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche-Orient. Je parlais quant à moi de brassage inévitable des populations.
Pour un sioniste de base, cet historien est une invention du diable, un parjure et un renégat, en effet comme admettre qu’il est plutôt le descendant de guerriers berbères ou de cavaliers khazars que de maison  de David.
Pour les sionistes tel le père de Tzipi Livni, et ce quelle pense vraiment, la Palestine attendait que son peuple originel revienne la faire fleurir, car elle lui appartenait, et non à cette minorité arabe, dépourvue d’histoire, arrivée là par hasard. Justes étaient donc les guerres menées par le peuple errant pour reprendre possession de sa terre et criminelle l’opposition violente de la population locale.

Il est bien sûr que malgré les indéniables preuves que cette histoire n’est fait que morceaux recollés ensemble, en Israël c’est le black-out total et pour le juif plus ou moins pratiquants, est juif tout descendant du peuple contraint à l’exil il y a deux mille ans.
D’où vient cette image, plutôt récente, (de la seconde moitié du XIXème siècle) où des  talentueux penseurs à l’imagination fertile ont inventé, sur la base de morceaux de mémoire, une continuité généalogique continu pour le « peuple » juif.
D’où et comment ?
Dans un prochain billet.

(1) Ce fut-elle qui a appelé à la démission d'Ehoud Olmert, qui l’accuse de traîtrise, mais sans quitter elle-même le gouvernement.



27 août 2008

LIBEREZ MARWAN BARGHOUTI

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Israël a libéré 198 prisonniers palestiniens, parait-il comme geste de bonne volonté adressé à l'Autorité palestinienne. Parmi eux deux condamnés à de lourdes peines pour des attentats meurtriers visant des Israéliens à la fin des années 70 et quatre femmes.

A noter plusieurs choses.

1/ Condoleezza Rice, arrive pour poursuivre les pourparlers de paix avec des responsables israéliens et palestiniens. (1) Comédie.

2/ Pas un seul membre du Hamas qui propose la libération de Gilad Shalit retenu dans la Bande de Gaza, contre une centaine de ses militants.

3/ Si Saïd Atba, qui a passé 32 ans derrière les barreaux pour avoir organisé des attentats et qui est considéré par l'opinion publique palestinienne comme un héros et le symbole des détenus et si Mohammed Abou Ali, écroué en 1980 pour le meurtre d'un colon israélien député du Fatah ( Elu en détention) ont été élargis, il n’est pas question de  M.Barghouti. Dans un premier temps il s’agissait d’une liste de 450 personnes, a indiqué une source palestinienne, sans préciser si y figurait le nom de leader du Fatah, Marwan Barghouti. Les médias israéliens avaient assuré  qu’il figurait bien dans la liste. Il aurait été question d’échanges. Et Marwan Barghouti restera en cabane.

4/ Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas réclame à Israël la libération des 9.000 Palestiniens détenus par l'Etat hébreu. Dont 11 considérés comme "très malades", selon l'Autorité palestinienne.

Abbas n’est pas dupe, il ne signera pas un accord de paix sans la libération totale de tous les détenus qu’il considère comme des prisonniers politiques. Nous ne sommes pas dupes non plus, il s’agit de propos de politique intérieure destinés à la population qu’il faut bien réconforter. Dans un meeting organisé à Ramallah pour fêter le retour des hommes du fatah, il déclare  en effet: « Nous saluons aujourd'hui 198 héros de notre peuple". Il citera le nom de Barghouti, bien obligé, et continuera en rappelant qu’il ne peut-être question d’un accord partiel. Toutes les questions, dont le sort de Jérusalem, des réfugiés, des colonies et des frontières doivent être réglées. Bien sûr, il sait très bien que les Israéliens ne lâcheront rien sur les colonies illégales en Cisjordanie.
Et en attendant Barghouti sera toujours en cabane.


Les lecteurs qui fréquentent ce blog depuis longtemps savent combien je considère cet homme comme  un leader que n’a pas oublié le peuple palestinien, un sérieux obstacle aux Hamas et un interlocuteur redoutable du gouvernement israélien. Tel-Aviv le sait très bien et c’est pourquoi ce condamné à perpèt restera en cabane. Voici ce que j’écrivais à son sujet BARGHOUTI

Avant qu’il ne sorte de prison et que le monde oublie son nom, une petite bio du personnage.

Il entre au Fatah à l'âge de quinze ans, arrêté et condamné par Israël en 1976 à 18 ans pour avoir participé à une révolte. Il apprend l’Hébreu pendant sa détention et libre, il s’inscrit à l’Université de Beir Zeit où il représente les étudiants au conseil. Maîtrise en histoire et en sciences politiques puis un diplôme de troisième cycle en relations internationales. C’est l’un des principaux chefs de la bande de Gaza pendant lors de la première l’Intifada. Arrêté une nouvelle fois par l’armée israélienne, il est expulsé vers la Jordanie. Il ne rentre chez lui qu’après les accords d’Oslo en 1994 et sera élu au Conseil législatif de Palestine en 1996, où il prône la nécessité d’un accord de paix avec l’occupant. Combattant, excellent orateur politique, il monte dans les rangs du Fath et en devient secrétaire  général pour la Cisjordanie.

Dès la seconde intifada, il devient chef du Tanzim-Fatah, la branche armée du Fatah, et  devenu indispensable par sa capacité d'organisation et surtout très populaire chez les Palestiniens. Le Tanzim-Fatah se diversifie en lançant, via un sous-groupe appelé les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, des attentats-suicides sur le territoire israélien et contre les colonies israéliennes. Combattant, il nie toutes implications dans ces actes terroristes et les attentats contre lui se multiplie, notamment en 2001, où est déjoué une tentative d'assassinat préparé par l'armée israélienne.

Il est arrêté en avril 2002 et inculpé par un tribunal civil pour meurtres et tentatives de meurtres dans une entreprise terroriste sous son commandement et sera jugé en mai 2004 pour cinq meurtres par l'intermédiaire d'un groupe armé (dissident. Note de Teddy) Il sera acquitté de 21 chefs d'accusation de meurtre au cours de 33 attentats. Le 6 juin, Marwan Barghouti est condamné à cinq peines de réclusion à perpétuité pour les cinq meurtres et 40 ans d'emprisonnement pour tentative de meurtre.

Les Israéliens d’habitude ne se gênent pas pour expédier les jugements pour actes de résistance, mais dans cas, sous la pression internationale il a été prévu un procès pas trop caricatural. Ce qui lui permit d’utiliser le prétoire comme tribune politique au cours de laquelle il dénonce le caractère illégitime de la cour et refuse de se défendre juridiquement, tout en affirmant qu’il n’approuvait pas les attaques contre les civils israéliens.

Il déclarera dans la Tribune dans le Washington Post en 2002 : «Je ne suis pas un terroriste, mais pas non plus un pacifiste. Je suis simplement un gars normal de la rue palestinienne défendant la cause que tout autre oppressé défend : le droit de m'aider en l'absence de toute aide venant d'ailleurs ».

*Source Wikipédia et Internet.


(1) C'est la 18ème visite de la secrétaire d'Etat américaine dans la région en deux ans, et sa 7ème depuis la relance des négociations de paix israélo-palestiniennes à Annapolis aux Etats-Unis en novembre 2007.

04 juillet 2008

JUDAISME FRANCAIS ET EVENEMENTS AU PROCHE-ORIENT

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Le président du Crif, a fait part directement à Sarkozy de son souhait de la création d'une "commission d'enquête indépendante" destinée à analyser un reportage de Charles Enderlin de France 2, montrant la mort d'un jeune Palestinien de 12 ans, Mohammed al-Doura, abattu dans une fusillade en 2000.
J’avais choisi cette image comme couverture de mon tapuscrit, considérée en Palestine comme un symbole de l’ignominie de l’armée et de l’oppression israélienne. Pour briser cette « icône », les inconditionnels d’Israël polémiqueront d’abord sur l’origine des balles meurtrières. Dans son commentaire, Enderlin penchait pour l’hypothèse de tirs israéliens — qu’un porte-parole de l’armée n’excluait d’ailleurs pas.
Il est suspecté d'avoir au mieux mal interprété les images de son cameraman, au pire d’ avoir falsifié le reportage en affirmant que le garçon avait été tué par des balles israéliennes, alors que l’enfant ne serait pas mort. Dernièrement Enderlin a perdu un procès qu’il avait intenter contre Karsenty qui avait affirmé que ce reportage étant bidonné.(1)                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    

Cela pose deux questions, la première est quel est l’intérêt pour Enderlin de bidonner une telle scène ? Les méfaits de la politique Israélienne, de Tsahal, (comme  osent encore le dire les israéliens) du Mossad, et plus avant dans l’histoire, de l’Irgoun ? Il suffit de consulter les archives pour trouver d’autres clichés au moins aussi dégueulasses, il  y en a des tas.
La seconde est : Mais pourquoi le CRIF aurait à intervenir dans ce domaine. Il s’agit d’un problème de propagande de guerre certes, mais ce n’est pas une affaire intérieure française, à moins qu’il ne s’agisse de laver l’honneur d’Enderlin journaliste de confession juive.
En réalité notre grand reporter est malmené sous la pression d’organisation d’extrême droite pro-israélienne (française entre autres) depuis la parution de son bouquin « Le rêve brisé » dans lequel il réfutait les propos de propagande israélienne selon lesquelles Arafat aurait refusé une offre mirifique de Barak à camp David et n’aurait pas déclenché la seconde Intifada. Un traître donc, mais pour moi un type plutôt sympathique.

Malgré les poux que l’on lui cherche dans la tête, Charles Enderlin a réalisé un documentaire télévision sur Israël à l’occasion de son auto-proclamation.
D’apparence neutre c’est-à-dire édulcorée, il est question néanmoins dans le film de certains aspects de sa création avec l’essor du sionisme tendance socialo. Les images de l’époque nous montre bien entendu des clichés de propagandes, kibboutz, danses, feux de bois, guitares et shorts pour tout le monde. A s’y méprendre, des photos du communisme naissant, les mêmes visages d’anges, les mêmes mèches blondes qui frissonnent dans le vent qui courbe les épis de blé. Par contre le coté sionisme religieux est complètement ignoré.
L’Histoire esquissée à grands traits, saute bien évidemment sur des horreurs que par bienséance on ne peut pas citer : le militantisme terroriste des ceux qui deviendront les premiers dirigeants d’Israël. La guerre de 1948 n’est citée que comme un acte de défense patriotique et la nakba comme une incongruité soit,  mais sans plus. On passe vite sur Sabra et Chatila et on laisse commenter quelques juifs, l’un pour la paix maintenant, avec maintien des frontières,  bien entendu et l’autre, pour une refonte saine et impartiale de l’histoire d’Israël. Sauf l’annexion pure et simple d’une communauté, religieuse, ne l’oublions pas, sur la terre d’une autre. Ce que les Palestiniens interrogés ne peuvent pas avaler. C’est pourquoi dans les livres d’écoles palestiniens, en géographie les frontières d’Israël sont pas mentionnées et son entité ignorée.
Sur les livres des mômes israéliens, il n’est pas question des horreurs commises en 1948 et 1967 et la colonisation insensée des territoires palestiniens.
Bref encore une émission pour rien. Le téléspectateur n’a vu que ce qu’il connaissait et continuera d’ignorer le reste.
Qui est Enderlin ?
D’abord journaliste pour une radio israélienne, il devient correspondant de RMC et l'année suivante éditeur à Kol Israël.. En 1981 il travaille pour A2, grand reporter en 1988. En 1991, chef du bureau de France 2 en Israël, vice-président de l'Association des correspondants de la presse étrangère à Jérusalem.

En attendant le petit Momo est mort de la suite d’une intervention israélienne dans une zone peuplée.
P.S
Vous pouvez cliquer ici pour vous rendre compte de la connerie humaine sur Internet. Voulez vous savoir si vous avez du sang juif dans les veines, si oui, bravo vous êtes le bienvenu. Et sinon, le goy ! Il pleure ? ICI


(1) Ce type  a déclaré que le petit Mahomet  était mort durant la matinée et que, durant l’après-midi, le père a joué la comédie de la mort d’un autre enfant, sourire aux lèvres.

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14 mai 2008

AUTOPROCLAMTION D'ISRAEL ET LA NAKBA

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Un peuple libre qui en opprime un autre ne peut pas être libre.
Karl Marx.

AUTOPROCLAMATION DE L’ETAT D’ISRAEL

Au moment même où la Grande-Bretagne remettait officiellement ses pouvoirs à l'ONU nouvellement crée, le 14 mai 1948 à minuit, en pleine guerre, les sionistes proclamèrent leur indépendance dans le nouvel Etat d'Israël, acquise par des massacres, spoliations et tueries. A quatre heures du matin David Ben Gourion prononçait un discours radiodiffusé, tandis que retentissait la Hatikvah, l’hymne national. En voici quelques extraits significatifs .
Le Pays d’Israël est le lieu où naquit le peuple juif. C’est de là que se forma son caractère spirituel religieux et national, qu’il acquit son indépendance et créa une civilisation d’importance à la fois nationale, internationale et universelle, qu’il écrivit le Livre des Livres pour en faire cadeau au monde. Aussi les juifs s’efforcèrent à travers les siècles de retourner dans le pays de leurs ancêtres et d’y reconstituer un Etat. L'hécatombe nazie qui anéantit des millions de juifs en Europe démontra de nouveau l’urgence du rétablissement de l’Etat Juif, seul capable de résoudre le problème du judaïsme apatride. En vertu du droit naturel et historique du peuple juif nous proclamons la fondation de l’Etat juif en terre sainte. Cet Etat portera le nom d’Israël. Par la volonté du Conseil national provisoire, précurseur de la Knesset le texte comportera les précisions suivantes « Il respectera la complète égalité sociale et politique de tous les citoyens sans distinctions de religions de races ou de sectes. Il appliquera loyalement la Charte des Nations Unies. Nous invitons les habitants arabes de l’Etat d’Israël à préserver les voies de la paix et à jouer leur rôle dans le développement de l’Etat sur la base d’une citoyenneté égale et complète. [Il est convenu que] toutes les restrictions sur l’immigration et l’achat des terres imposées par la Livre Blanc britannique de 1939 étaient abrogées, mais que toutes les autres dispositions du mandats restaient temporairement en vigueur” [...]“ En pleine agression injustifiée, nous appelons aux habitants arabes de l’Etat d’Israël pour qu’ils préservent la paix et participent au développement de l’Etat en jouissant d’une pleine et égale citoyenneté ainsi qu’une représentation équitable dans tous ses corps et institutions, provisoires et permanents”.
Voici un extrait de la déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël et certaines de ses justifications.
« Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution en faveur de la création d'un Etat juif indépendant en Palestine et a invité les habitants du pays à prendre toutes mesures nécessaires en vue de rendre cette décision effective. La reconnaissance par les Nations Unies du droit du peuple juif à se constituer un Etat indépendant ne saurait être révoquée. C'est au surplus le droit évident du peuple juif d'être une nation comme toutes les autres dans son propre Etat souverain.
En conséquence, nous, membres du Conseil national, représentant le peuple juif de Palestine et le mouvement sioniste mondial, réunis en assemblée solennelle en vertu des droits naturels et historiques du peuple juif et de la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies, Proclamons l'établissement de l'Etat juif de Palestine qui se nommera Israël.
L'Etat d'Israël promouvra le développement du pays pour le bénéfice de tous ses habitants, il sera basé sur les préceptes de liberté, de justice et de paix enseignés par les prophètes hébreux, il accordera pleine et totale égalité sociale et politique à tous ses citoyens sans distinction de race, de croyance et de sexe; il garantira pleine liberté de conscience, de culte, d'éducation et de culture; il assurera la sauvegarde et l'inviolabilité des lieux saints et des sanctuaires de toutes les religions et respectera les principes de la Charte des Nations Unies. L'Etat d'Israël est prêt à coopérer avec les organismes et représentants des Nations Unies pour l'application de la résolution adoptée par l'Assemblée le 29 novembre 1947 (voir plus bas) et prendra toutes mesures pour réaliser l'union économique de toutes les parties de la Palestine. Nous faisons appel aux Nations Unies afin qu'elles aident le peuple juif à édifier son Etat et qu'elles admettent Israël dans la famille des Nations.
Au moment où se développe une agression injustifiée, nous faisons appel aux habitants arabes du pays de Palestine en leur demandant de retourner sur les chemins de la paix et de jouer leur rôle dans le développement de l'Etat, et les assurons qu'ils jouiront du droit de citoyenneté pleine et entière à égalité avec les Juifs et seront représentés ainsi qu'il leur est dû dans tous les corps et institutions constitués, provisoires et permanents. »

Les historiens et chercheurs seront bien en peine de vérifier sur le terrain la réalisation des promesses inscrites dans ces déclarations. Ils peuvent se demander si ces vœux n’étaient que fourberie ou message adressés à l’opinion internationale pour justifier une indépendance unilatérale donc illicite. En réalité les non-juifs seront exclus du partage du pouvoir par le simple fait qu’Israël est Etat de confession juive , conçu comme un sanctuaire et un véhicule de la vie juive et représentant l’apogée du pouvoir et de l’indépendance israélienne. Cet Etat religieux n’a jamais et ne résoudra jamais la contradiction inhérente à la présence d’une population arabe dans milieux juifs.
Israël est reconnu de facto par les Américains. Truman le reconnaît immédiatement (onze minutes de réflexion exactement) dès le 15 mai, et par les Russes de jure. La reconnaissance française de jure de l’Etat hébreu n’est intervenue que très tard, mai 1949 après une longue négociation visant à obtenir l’internationalisation de Jérusalem pour assurer la protection des Lieux Saints. C’est dire que la politique française se voulait neutre ou même favorable aux thèses sionistes, d’origine socialiste. Plus tard à l’opposé du gouvernement G.Mollet, qui voyait Nasser ravitailleur du FLN, le quai d’Orsay est resté pro-arabe. Ce qui n’empêchera plus tard pas la France de livrer aux sionistes des Mystères et des Mirages. Israël sera admis aux Nations Unies la même année.
Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations unies adoptait, par 33 voix contre 13, et 10 abstentions, la résolution 181, plan de partage de la Palestine alors sous mandat britannique. Le plan prévoyait la création d'un Etat juif, d'un Etat arabe et d'une enclave internationale autour de la ville de Jérusalem. Le plan comportait quatre points. Il décidait d'abord la création des Etats juif et arabe avant le 1er octobre 1948. Il prévoyait ensuite la division de la Palestine en huit parties, trois revenant à l'Etat juif, trois à l'Etat arabe, la ville de Jaffa devenant enclave arabe à l'intérieur de l'Etat juif. Et faisait de Jérusalem une enclave administrée par l'ONU. S’estimant spoliée la Ligue arabe lui opposa un refus, donc la décision unilatérale est bien une autoproclamation allant contre l’esprit du texte qui prévoyait un accord bilatéral.
Le 15 mai 1948 c’est l’anniversaire de la Nakba, des années de souffrances pour les palestiniens spoliés de leur terre et de leur passé. Et des années d’épreuves passées et à venir pour ses propres citoyens.
C’est ainsi qu’en ce beau jour de mai 1948 de ce mouvement colonial sioniste, naissait en Palestine avec la complicité de l’Occident, bafouant le droit naturel du peuple palestinien à son auto détermination sur son territoire historique.
Cet acte inédit constitue sans doute l’un des plus gigantesques hold-up et déni de justice de l’histoire contemporaine.

07 mai 2008

LA CHUTE DU SIONISME II

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Alberto comme tant d’autres se mélange un peu les pinceaux lorsqu’il parle d’Israël. Il y a de quoi, car même Israël dans sa déclaration du 14 mai 1948, mais sciemment introduit la notion juive, Etat Juif d’Israël.

En tant que webmaster (et non propriétaire de ce blog, car quand j’entends ce mot je sors mon revolver. Et toc) je vais essayer de mettre un peu de lumière dans ce fouillis des mots.
Israélien : qui habite Israël, juif, appartenant à une communauté religieuse, israélite qui pratique la religion juive, sioniste et pionnier/colon  qui s’installa petit à petit sur les terres des autochtones et ne pas oublier de mettre la majuscule sur le mot Juif, là, où il faut.
Lorsque je parle de la disparition d’Israël je veux parler de cet Etat usurpateur et non de la communauté juive qui a le droit de vivre comme elle l’entend. Mais Où. C’est bien là le problème.
J’ai déjà écrit ici, que les premiers sionistes politiques avaient envisagé d’installer cette communauté autre part, une région de Russie par exemple. Mieux encore Herzl envisagea des solutions de rechange, un territoire en Argentine ou à Chypre. En 1903, le gouvernement anglais propose officiellement à l'Organisation sioniste mondiale, l’Ouganda. cette offre est une immense victoire diplomatique pour les sionistes qui se voient ainsi reconnaître en tant que nation qui peut bénéficier d'une autonomie sur une base territoriale. Le congrès sioniste accepte la proposition britannique, mais, l'année suivante, après la mort de Theodor Herzl, il revient sur sa décision et, sur la base du slogan "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", une belle ineptie, décide de s’installer en Palestine.
Je ne provoque pas, plusieurs acteurs, intellectuels, observateurs, et négociateurs envisagent la solution d’un Etat unitaire. Comme j’ai tenté de l’expliquer, de toute façon il est inévitable que cela finisse ainsi. Arafat que la meilleure arme des Palestiniens était le ventre des femmes.
Ce n’est pas présumer, c’est constater.
De vers chez moi, il y a l’Orb une rivière qui se jette dans la Méditerranée, et les hommes au fur et à mesure, pour gagner du terrain cultivable, du raisin bien évidemment, ont  crus bon de la dévier de son cours naturel. Mais lors des grandes pluies, elle reprend son chemin et inonde une bonne partie des patelins alentours. Là ou justement je vais emménager prochainement.(1).
Le cours de l’Histoire fait de même. Le flot des indigènes reprendra son cours et les nouveaux venus devront se résigner avec eux. Puisque cela me parait inexorable il serait bon d’éviter de nouveaux combats et perpétuer indéfiniment la situation catastrophique du peuple palestinien et la fausse sécurité des Israéliens.
Lorsque Simone parle du peuple en parlant des juifs, cela me parait un peu flou.
La diaspora n’est pas un peuple, c’est une accumulation de gens habitants surtout en Europe et aux USA, toujours rejetés pour la pratique ostentatoire, fermée et autarcique  leur religion et qui furent pour cela persécutés depuis des siècles.
Les sionistes, ces colons qui se sont installés ne forment non plus un peuple, le meilleur exemple sont les juifs russes qui sont plus russes que juifs. Voir ma note précédente.

Il ne faut pas ignoré que, tiens au pif, depuis le discours à Brazzaville de Gaulle en 1944, tous les pays occupés se sont émancipés et pour cela il a fallu des guerres que les européens ont perdu, mais qui laissent encore des blessures et des souffrances.
Si on me demandait mon avis, je serais encore plus catégorique : il faudrait revenir avant même la résolution 181 de l’ONU, et rendre toutes les terres aux palestiniens, les dédommager et leur rendre justice.
Mais comme  je ne suis pas un  jusqu’au-boutiste, je conçois que cela puisse paraître impossible, raison de plus pour saluer le réalisme des négociateurs palestiniens qui accepteraient la constitution d’un Etat palestinien boiteux, qui renonceraient à l’exigence que je décris plus haut. Arafat en négociant était aux yeux de certains un traître, et Mazen pour le Hamas un félon.
Nous voyons qu’en se penchant sur le problème combien ce conflit est complexe, Beaucoup de nos concitoyens ne connaissent pas bien la situation et finissent par s’en lasser.
Mais les épreuves qu’endurent les uns et les autres, chacun de l’autre coté de l’autre mur de la honte, étaient prévues et risquées. Pour mettre les choses en place il faut citer Ben Gourion lui-même, qui déclarait le 18 Juillet 1948, en pleine guerre de libération des arabes coalisés :
« Si j’étais un leader arabe, je ne signerais jamais aucun accord avec Israël. C’est normal : nous avons pris leur pays [ Shoah, est-ce leur faute ?] Ils ne voient qu’une chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ? »
Qu’avez vous à redire sur ces phrases qui posent à elles seules les vrais questions ? Doit-on les oublier et laisser se pérenniser cette létale aventure ?
Enfin, je me permet de rappeler que pour Herzl les juifs formeraient en Palestine, un élément et du mur contre l’Asie, ainsi que l’avant poste de la civilisation contre la barbarie.
Rien qu’avec ces deux-là on a tout compris.

*A propos de la pièce de Jean Genet « Quatre heures à Chatila » j’ai trouvé ceci sur le Net.
« En 1967, dans cet énorme numéro spécial que Les Temps Modernes consacraient au conflit Israélo-Arabe, Jean Paul Sartre dénonçait : " l'insularisme de l'hexagone " ajoutant : " neutres, non : absents, voilà ce que nous sommes " (or) " si le racisme nous pue au nez, les senteurs de l'impérialisme ne nous flattent pas davantage " (fin de citation)
On pouvait encore imaginer que le conflit ne s'enracinerait pas de la sorte, trouverait une issue ... Nous nous heurtons à une volonté contraire - que dis-je ? - à des volontés contraires et antagonistes.
Chaque fois qu'un homme politique impliqué personnellement dans le conflit disparaît, l'espoir renaît et puis tout recommence.
Souhaitons que ce texte-témoignage permette à certains de se convaincre que la haine est destructrice (évidence trop souvent oubliée) afin qu'en contribuant à éveiller notre conscience, la raison finisse par remplacer la folie meurtrière.
Je me demande qui a bien pu écrire cela ?

(1) A ce sujet, cela entraînera une interruption d’Internet pendant quelques temps. Je serais obligé pour ne pas perdre le fil, de squatter un copain, une copine, ou.... la médiathèque

06 mai 2008

LA CHUTE DE LA MAISON SION

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A l’approche de l’anniversaire du 60ème anniversaire de l’existence de l’Etat d’Israël, la presse dans son ensemble souligne cet événement. Beaucoup d’éditoriaux, de magazines, de périodiques sont élogieux, mais la plupart omettent de signaler l’anniversaire de la Nakba, la chute de l’espoir palestinien de se constituer en un peuple et une nation et le début d’un long calvaire. A la télévision nous auront droit a de multiples émissions sur les péripéties de cette création, "Exodus" et émissions divers et nombreuses, notamment la rediffusion de la « Shoah » un document fleuve de Lanzman, incontournable et définitif sur cette question, un des alibis de cette décision unilatérale. Quant à moi, je ne pouvais pas passer l’occasion pour décrire une nouvelle fois la fin inévitable du sionisme.
Ca et là on peut lire que l’Etat d’Israël est un modèle de démocratie dans cette région du monde ; il est vrai sous l’emprise de la théocratie musulmane. Cet Etat aux aguets est–il exempt du poids du judaïsme orthodoxe qui pèse sur la vie quotidienne des juifs et des arabes israéliens ?
N’oublions pas les deux raisons qui ont poussé cette communauté religieuse à effectuer son « RETOUR » en Eretz Israël, la première est politique. La seconde religieuse, malgré la réticence d’une grande partie de la diaspora juive et des théologiens israélites qui trouvaient les idées d’Herzl blasphématoires.

Démocratique ce pays tout neuf ? Un pays où le mariage civil n’existe pas et les non-juifs, même israéliens sont enterrés à part. Un pays où il existe des tribunaux de conversions. Un pays qui pratique une discrimination entre ses deux composantes séfarades et ashkénazes et qui ne considère pas comme juifs les russes qui l’envahissent. Ces derniers sont environ 320.000 et constituent un noyau à part dans la société israélienne. Les russophones sont considérés comme des israéliens de rang inférieur et non comme juif par la halakha (loi religieuse) et de plus ne parlent pas l’hébreux (trop difficile....). Plus de la moitié reste fidèle au christianisme orthodoxe.
Et ne parlons pas du sort de ses ressortissant arabes. L’un des dirigeants du sionisme religieux milite pour une autre politique : »[il faudra] mettre une limite aux droits des non-juifs (les arabes) vivant en Israël et qui ne cherchent qu’à saper les fondements de ce pays ». En ce qui concerne les laïcs, ils ne sont que des parias, le quartier qui leur servait de refuge est aux mains des juifs orthodoxes, les mêmes qui envahissent Jérusalem et la Cisjordanie
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Les principaux obstacles à de véritables négociations qui pourraient déboucher, au moins sur une paix même sclérosée, son le rabbinat et l’attitude colonisatrice des ultras qui n’ont en tête que le respect des exigences de la bible.
< La fuite.
Vers la chute du sionisme.

Le sionisme doit se libérer cette idéologie de conversion, car d’ici une génération toutes les familles qui rejoindront Israël seront des familles mixtes.
D’autre part le nombre des immigrants vers les USA et l’Europe est grandissant, à tel point que des budgets conséquent sont votés pour, soit les retenir, soit les inciter à revenir. Sans compter sur les israéliens qui venaient de la CEI qui retournent aujourd’hui dans leur pays d’origine.
Le rabbin que je citais plus haut à de son point de vue raison. Si la situation actuelle perdure, il est inévitable que selon la différence de l’expansion démographique entre ces deux composantes, les consultations électorales pourraient porter au pouvoir une majorité arabe qui devrait naturellement accéder aux désirs légitimes des arabes de Palestine au nom du principe fondamental de la démocratie «  un homme, une voix » L’idée d’un Etat unitaire engobant Gaza et la Cisjordanie serait encore plus catastrophique pour le sionisme.
Politiquement pour la plupart des dirigeants et intellectuels palestiniens, les entretiens en cours, les plans de Paix d’où qu’ils viennent de ne résoudra pas le problème et la création d’un Etat palestinien irréalisable dans les frontières actuelles. Alors, on continue de parlementer pour que dans l’Histoire et devant l’opinion publique mondiale le dernier négociateur palestinien fasse preuve de sa bonne foi.
Création d’un Etat binational ? A la Belge ? Où Flamands et Wallons vont en venir aux mains ? Où Israéliens et Arabes se côtoieraient, mais auraient des parlements distincts, se serait vite un conflit ethnique interne et destructeur.
Puisque l’Etat palestinien tel qu'il est proposé actuellement n’est pas viable, il ne reste plus en cas de plan de paix accepté par les deux parties, qu’une solution, humaine et juste, un Etat binational. L’utopie qui consiste à bâtir un seul Etat unitaire n’est plus de mise.
Dans tous les cas de figure, Israël est appelé à disparaître. Au profit d’une nation où  juifs et musulmans retrouveront leur origine commune, que seule la religion, cette malédiction, a séparé.
Il va sans dire que, en temps et en heure, je tenterais d’expliquer les circonstances et les conséquences de cette forfaiture.

Question subsidiaire.
Que ferait le gouvernement de Tel-Aviv si l'Autorité palestinienne se dissolvait ? Il lui faudrait  prendre en charge les palestiniens qui survivent dans les territoires occupés. Le ferait-il et comment?

27 mars 2008

60 ANS DE CONFLIT'S'

 

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< Bruno Gigue

Puisque je m’en prends particulièrement au monothéisme, il me faut citer le cas du sous-préfet éphémère qui vient dans « Oumma.com » de se lâcher contre Israël dans des termes qui ne sont pas de la gnognote.

Il estime notamment qu'Israël est "le seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles". Il ironise également sur les "geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer pendant Shabbat". Et souligne le fait que les odieux attentats du 11 septembre 2001 ont fait dix fois moins de victimes que le siège de Beyrouh par Tsahal en 1982. D’un antisémitisme pourtant avéré, il a été cafté auprès de MAM, par Luc Rosenzweig sur RCJ (la radio de la communauté juive). qui illico le renvoi dans son corps d’origine, motif : manque de devoir de réserve.

A part ses affirmations un peu enflammées, sur le fond, il est bien entendu que ce monsieur a raison, mais sur la forme , peut-être moins. Il a fait un choix entre ses convictions et sa carrière en y mettant un terme , «  à la Zidane ».

J’ai lu l’article en entier et je m’aperçois que ce polémiste bien sympathique s’en prend surtout aux signataires de l’article paru dans le monde  à savoir, je cite, : « Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel." Bref le pool médiatique des intellectuels pro-israéliens.
Il faut donc se préserver de toute lecture au premier degré, car la cause palestinienne, qui peut compter dans ses rangs des antisémites, ne mérite pas d’être confondu avec le racisme antijuif.

Le racisme anti-arabe, les promoteurs du sionisme et des créateurs du sionisme pourtant ne se privaient pas d’en faire part et de l’afficher. Pour Herzl « Pour l’Europe nous constituerons là-bas un morceau du rempart contre l’Asie, nous serions la sentinelle avancée de la civilisation contre la barbarie » C’est-à-dire les barbares arabes qui vivent depuis des siècles sur cette terre de Palestine. Dès 1937 Ben Gourion affirmait« Nous devons chasser les Arabes et prendre leur place » et paf ! Et le créateur de l’Etat d’Israël n’avait guère à cette époque de compassion pour les Juifs européens, surtout de l’Est en proie à la fureur nazie. « Le désastre qu’affronte le judaïsme européen n’est pas mon affaire » Décembre 1942, Ben Gourion déclara lors d’une réunion de responsables du Mapaï [le Parti ouvrier d’Israël, ancêtre du Parti travailliste] (1) Expliquant le caractère colonial de l’Etat sioniste, Moshé Dayan déclarait dans « Haaretz » du 4 avril 1969 : « Des villages juifs ont été construits à la place de villages arabes. Vous ne connaissez même pas le nom de ces villages arabes, et vous n’êtes pas à blâmer parce que les livres de géographie n’existent plus. Non seulement ils n’existent plus, mais les villages arabes non plus […]. Il n’y a pas un seul endroit dans ce pays qui n’ait pas eu auparavant une population arabe ».
Zeev Jabotinsky un des pères du sionisme politique, dans son ouvrage intitulé « The Iron Wall » (rien que le titre !) « La colonisation sioniste doit être exécutée contre la volonté de la population autochtone, [...] Ceci est notre politique à l’égard des Arabes […]. Si vous souhaitez coloniser un pays dans lequel une population vit déjà, vous devez fournir une armée pour le pays ou trouver quelque riche personne ou bienfaiteur qui vous en fournirait ».
C’est pourquoi les signataires de l’article paru dans le Monde dont je faisais état http://atheologie.hautetfort.com/tag/onu sans avoir tort sur leur analyse, auraient eu beaucoup plus de crédibilité en dénonçant également les horreurs commises au nom du sionisme dont le gouvernement actuel s’inspire et même le conforte en cédant devant les exigences des forces sionistes religieuses.
L’arme des prosionistes est de distiller une confusion volontairement entretenue entre l’antisionisme et antisémitisme, en s’appuyant sur l’antisémitisme résident comme partout ailleurs, dans la population arabe et palestinienne. Ils utilisent souvent cette phrase «L’antisionisme n’est qu'une forme intellectualisée de l'antisémitisme» Ce qui n’a absolument rien à voir et une fois cet amalgame entré dans les esprits, Israël au nom de l’antisémitisme, a tous les droits, y compris celui d’interdire toutes critiques envers sa politique coloniale.

Fêter la date anniversaire de l’autoproclamation de la création de l’Etat juif d’Israël devrait avoir une émotion dans l’opinion mondiale au moins aussi grande que la l’annexion du Tibet marquée par la tenue des J.O à Pékin entachée des crimes commis par la Chine en ce moment et sur son propre territoire.

Bien entendu en temps voulu, je ferais part de cet événement. Par contre, je tiens à signaler que dès février et mars 48, les Juifs de l’époque s’apprêtaient à une dure bataille, sachant que jamais les Arabes palestiniens n’accepteraient les propositions de l’ONU qui les lésaient et encore moins une décision unilatérale des sionistes. Tout en sachant, il faut insister, que la partie arabe avait déjà accepté d’être envahie et colonisée par des étrangers.

Et tout ça parce que c’est écrit dans un livre et pour obéir à des injonctions qui n’ont plus lieu d’être : la conquête du Grand Israël. J’en ai pas fini avec le sionisme, Israël et le judaïsme. Mais que des lecteurs musulmans, chrétiens ou mormons ne se réjouissent pas trop vite, j’ai dans mon sac de quoi leur donner des baffes.

Je sais très bien que ce blog et son contenu n’a guère d’impact public, à part les lecteurs assidus et les autres de passage, mais je tiens à laisser un témoignage, ainsi si un jour mes enfants et leurs enfants lisent mes notes ils pourront se dire : Et bien le papet il n’avait pas les jetons. Une trace, car dans ma vie j’ai mené d’autres luttes par exemples syndicaux (symbolique comme le soutien aux Africains du Sud) et personne ne le sait plus.

C’était ma minute d’étalage d’ego. Enfin pas tant que cela parce que si j’avais connaissance des coups de gueule de mes ancêtres, je ne sais pas, un révolutionnaire, un vrai résistant anonyme de la dernière, je veux dire la seconde guerre mondiale, je serais fier comme un « p’tit banc » comme disait ma concierge.

(1) Tom Segev , Le Septième Million – Les Israéliens et le génocide, Liana Levi, 1993.

12 mars 2008

PERES INAUGURE LES CHRYSANTHEMES

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Dov s’exprime sur mon blog et pourrait ne s’adresser à moi, mais à bon escient, Simone répond avec clarté.
Ce qui fait son originalité comme  les autres, antimonothéistes, est que je et nous condamnons toutes sortes de méfaits liés aux religions, sur le plan humain, social et politique.
L’émeute d’Hébron (1) a eu lieu dans des circonstances particulières, le mandat britannique, alors que la Palestine était déjà, pour le moins, colonisée. Dire que la naissance de l’OLP est née alors que les territoires étaient sous la coupe d’Israël depuis sa naissance et la guerre de 48 pour ne casser que du juif est aller un peu fort. Et remonter jusqu’au Grand Mufti de Jérusalem, allié objectif d'Hitler en 1941 et réfugié à Berlin, c’est une des erreurs du nationalisme palestinien, nationalisme né dès la première aliyah. Parler de la « renaissance » d’Israël est irréel, une idée religieuse bien fumeuse, pour tenter de cautionner les tueries actuelles de Gaza et l’extension des colonies juives en Palestine occupée.

Voici ce que j’écrivais, il y a quelques années maintenant, à ce sujet.

« L’éclosion du sentiment national palestinien date également de son opposition virulente à l’autorité britannique à l’époque du mandat, des arrestations pour leurs activités politiques sous la monarchie jordanienne. Entité laïque dans laquelle la Palestine entend s’inscrire, les Arabes de Palestine ont surtout souffert du manque de liberté, sa lutte pour l’indépendance est en droite ligne de leurs combats successifs. Très tôt les Palestiniens réclament la formation d’un gouvernement national qui sera responsable devant un parlement élu par tous ceux qui résidaient en Palestine avant la guerre, musulmans, chrétiens et juifs, un Etat laïc donc, ce qui n’est pas le cas de ses futurs voisins d’Israël. Après les interventions armées de large ampleur et les compromis politiques britanniques, la coexistence judéo-arabe paraît impossible en Palestine.
Conformément à l’article 6 du mandat britannique l’organisation sioniste mondiale crée en 1929 une Agence Juive qui se confondra avec l’exécutif sioniste avec la crise mondiale.
A la suite de rumeurs insensées, la population arabe s’affole, se laisse emporter par une fureur meurtrière et massacrent soixante personnes. Après une semaine de troubles, le bilan s’élève à 87 Arabes et 120 Juifs tués. Les Britanniques chargés du service d’ordre n’ont rien su empêcher. Une commission d’enquête déclara finalement que les émeutes n’ont pas été préméditées et que le Mufti n’a pu les déclencher, rumeur répandue chez les Juifs. Un fait reste certain, c’est que des agitateurs ont manipulé les foules, répandu des rumeurs folles, et exhorté à la violence. A qui profita le crime ? Cette émeute serait plutôt le fruit d’une situation économique défavorable. Déjà la juxtaposition de deux mentalités et de deux cultures qui s’opposent ouvertement est la clé du problème. La solution passe par une forte réduction  de l’immigration et de l’achat de terres.
Les Anglais qui trouvent pourtant la position juive tout de même détestable car discriminatoire, ne peuvent que laisser faire. En 1936 réalisant que les sionistes ont déjà crée un Etat dans l’Etat, traitant directement avec l’occupant britannique, les “indigènes” une nouvelle foi, comme en 1920, 1929 et 1930, se révoltent, et s’insurgent. En 1930 sous le gouvernement MacDonald est publié un livre blanc sous le nom de “document Passflield” qui réduisait à néant l’immigration et la colonisation juive en Palestine. Treize ans après la Déclaration Balfour, les britanniques semblaient désireux d’apaiser le courroux des Arabes au risque de rompre les promesses contenues dans la Déclaration Balfour Les sionistes ne tinrent nullement compte de ce livre et continuèrent de plus belle à favoriser l’immigration juive en terre palestinienne »
Il faut savoir de quoi on parle.
Pendant ce temps, Nicolas Sarkozy a accueilli en "ami" le président israélien, tout en demandant l'arrêt de la colonisation et la création d'un Etat palestinien d'ici fin 2008, ce dont se tape le Peres se fout comme de sapremière kipa, il est là pour tenter de réchauffer les relations entre les deux pays.
Peres qui est simplement représentatif, sans aucun pouvoir, à l'issue de ce premier entretien s'est dit "extrêmement ému" par l'accueil "extraordinaire" du président français. "C'est avec beaucoup de chaleur qu'il a parlé de l'Etat d'Israël (...) Il se considère comme un ami véritable du peuple juif" et ce "sans aucune ambiguïté et sans aucune excuse ou fausse excuse", s'est-il réjoui.
Sarko lui a dit que ce n'était pas un hasard s'il avait choisi de réserver au président Peres la première visite d'Etat en France de son mandat "Israël est pour la France un partenaire essentiel" et de reparler de la solution bateau de la reprise des négociations.
"Ma conviction est claire: la meilleure garantie de sécurité pour Israël, c'est la création d'un Etat palestinien moderne, démocratique et viable avant la fin 2008". Ce qui démontre que Sarko est soit à coté de ses pompes ou qu’il prend ses interlocuteurs et l’opinion pour des cons. La politique française à ce sujet, jusque là raisonnable, est abandonnée.

Shimon Peres compte enfin remercier Paris pour «le rôle essentiel qu’à eu la France dans la construction de sa force de dissuasion» : il avait révélé il y a sept ans comment, en 1956, la France avait accepté de doter Israël d’une «capacité nucléaire» en lui fournissant un réacteur et de l’uranium. L’Etat hébreu n’a toutefois jamais reconnu disposer de l’arme atomique, et prend aussi le monde entier lui aussi pour un con.

Le président de l’Etat juif d’Israël a offert une oliveraie à son homologue français, soit 3.600 oliviers plantés dans une école agronomique à Holon, près de Tel Aviv que notre président va offrir aux jeunes apprentis agriculteurs palestiniens. C’est ce que du moins j’espère.

(1) à ne pas confondre avec le massacre d’Hébron. le 25 février 1994, un colon juif, Baruch Goldstein, membre du mouvement d’extrême droite raciste Kach, ouvre le feu sur les fidèles musulmans réunis à l’intérieur du Caveau des Patriarches, à Hébron : 52 Palestiniens sont tués. Yasser Arafat suspend les négociations de Washington et réclame l’envoi d’une force internationale pour protéger les Palestiniens des Territoires occupés. Itzhak Rabin condamne fermement le massacre, mais rejette le déploiement d’une force de l’O.N.U, qui “condamne énergiquement» le massacre d’Hébron et demande que des mesures soient prises pour garantir la sécurité et la protection des civils palestiniens des Territoires occupés”. Des représentants israéliens et palestiniens signent, au Caire, un accord sur le déploiement de 160 observateurs internationaux dans la ville d’Hébron. C’est la première fois qu’Israël tolère une présence étrangère armée dans les Territoires occupés.