06 septembre 2008

MAHOMET DANS LE PRETOIRE

Tout un ram'dam.

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Les défenseurs d'un braqueur présumé pour des faits remontant  à 2000 et 2001 à la veille de son procès, estiment que l'observation du jeûne rituel place leur client dans une position de «faiblesse physique » demande un renvoi , que la Cour ordonne dans ces termes : «dans le souci d'une bonne administration de la justice», le procès [......] est renvoyé au 19 janvier 2009.

En réalité, sinon très probablement, parce que le prévenu observe le jeûne traditionnel musulman du ramadan. Les avocats arguaient que leur client aurait dû subir les  «les contraintes diététiques et les obligations cultuelles qui s'imposent» [ce qui  l'empêcheraient de pouvoir se défendre correctement." Et l’un des pingouins de déclarer «[l’observance du ramadan] d'un point de vue physiologique, mettent les gens en état de faiblesse physique».
Nous avions vu il y a quelques temps le cas de cette femme que son mari musulman voulait répudier pour avoir menti sur sa virginité supposée, puis le refus d’un autre que sa femme soit opérée par un homme, sans compter les piscines interdites aux garçons.Dans le cas de la justice française libre et indépendante, républicaine, cela est inadmissible, mais symptomatique de l’abandon de  sa  laïcité propre qui lui est si chère.

Mais qu’a donc décidé la cour à accorder ce renvoi ?  Et pourquoi  Une relâche des exigences de la laïcité ou une provocation ?  Poiurtquoi le ministère public ne s’est pas opposé ? Une version voudrait que le juge ait ordonné ce renvoi pour autre chose que la religion du présumé coupable, or cette décision a été accordée à la défense,..... accordée ! Me Pierre Abegg, avocat n’a peut-être rien compris, a écrit dans une lettre adressée au président de la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine pour s’opposer à la demande de renvoi.

Aussitôt?, devant le tollé, le procureur général de la cour d'appel de Rennes, dément  (Pas le magistrat, les faits) : "Le ramadan n'est pas la cause du renvoi de ce procès! [ qui est dû à] d'autres éléments de l'enquête,[sinon] je me serais opposé fermement à cette décision pour atteinte aux principes de laïcité." [...] Les avocats ont fait une lecture entre eux de cette ordonnance."
Peut-être, mais techniquement, ils ont bien joué. Et l’accumulation des dénégations rendent suspectes ces déclarations. Le métier de la défense est de faire tout pour que son client soit jugé dans les meilleures conditions possibles, soit mais aussi de repousser le procès en utilisant toutes les ficelles du Code. En face, les avocats de la partie civile gueulent comme des putois, ce qui est aussi leur rôle, mais cette fois-ci à bon escient.

Mais que fait Rachida entre deux emplettes chez Babyfring’s place Vendômes ?  En sortant de la boutique elle a confirmé que cela n’avait rien à voir avec le ramadan. Ben voyons ! Par contre, Fadela Amara estime que la décision de repousser un procès pour cause de ramadan «est un coup de canif qu’on tente de porter à la République laïque» et appelle à la «vigilance».

Sur cette même lancée combien de procès de prévenus catholiques seront repoussés, pour la visite du Pape à Paris  (et pourquoi pas à Fleury Mérogis). Un report de procès pour le Kippour ? Il ne reste plus qu’à un prêtre pédophile de demander le renvoi de son procès après le carême. D’ailleurs, il en a de la chance ce braqueur, en Egypte, dont la justice fonctionne pendant le Ramadan, je crois, on lui coupe la main, Charia oblige.

Sur le fond et la forme le Ramadan m’importe peu. Juste quelques interrogations. Un rite coutumier ou une discipline d’abstinence? Je penche plutôt pour la première idée, car pour ce qui est de la seconde, ayant fêté plusieurs fois la fin du jeûne quotidien, je peux témoigner que nous nous mettions plein la lampe : copains, copines, mahométans ou pas, ce qui n’a rien d’un acte de foi.

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De toute façon la polémique est lancée. Manque de discernement ? Et que dire de la reprise du procès qui sera forcément médiatisé ? Quelles pressions pèseront sur les jurés ? Et la jurisprudence ?

Un nœud de vipère cette affaire.

Si vous voulez connaître les dessous de l’affaire c’est ICI

P.S Trouvé sur le net sur le sujet :
1/ « Imaginons nous une scène équivalente dans un pays musulman surtout si c'est un catholique... le pauvre, il serait dilapider et je vous dit pas si c'est UNE catholique... »
Et qu’on lance la première pierre à l’auteur de ce commentaire.
2/ [...] une république que nous avions voulu il y a deux siècles.
Et Robespierre, ce n’est qu’une Station de Métro ?
3/ Le même : « ou nous comporter en troupeau bêlant sous un nouveau joug »
Ces moutons sont un peu vaches avec le mec. « On fait c’qu’on peut,  on est pas des boeufs ».

21 juillet 2008

IL FAUT QU'ELLE METTE LEs VOILES


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Saisi en appel, le Conseil d'État, a confirmé le refus d’accorder la nationalité française à une Marocaine de 32 ans, mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France, au motif qu'elle « a adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion » [le port de la burqa] lors de rencontres avec la police et les services sociaux.
Faut dire qu’elle est gonflée la nana, mais en réalité elle ne fait qu’obéir à son mari un salafiste pur et dur. (1)
Cette imposition est revendicative et spécieuse, puisque cette femme ajoute qu’elle ne le portait pas au Maroc. Or j’ai fait plusieurs séjours au Maroc, Casa et Marrakech, jusque dans des bleds de l’Atlas, sans guide, au pif, et je n’ai jamais vu la queue d’une burqa ? Quelques voiles sans plus.

D’ailleurs, sur un autre terrain plus prosaïque, il est vrai, on ne se présente pas chez les pandore ou à la sécu habillée en « Fantôme de l’Opéra ».Qui pourrait se cacher derrière un truc pareil, Rachida Dati ?

Rappelons que la laïcité exige que le port d'un signe excessivement distinctif, soit interdit, justement pour éviter ce genre de problème qui prend de l’ampleur. Est-ce l’échec des politiques d’assimilation ou d’intégration ?
Certainement pas, ce cas particulier n’est qu’une provocation intégriste ou d’un prosélytisme politique, un pléonasme sans doute. C’est justement pour cela qu’il faut être strict et ne pas tout accepter, les pratiques, les coutumes, les traditions, qui outre le fait qu’elles soient dépassées, la plupart du temps misogynes, ne sont pas solubles dans les nôtres. Ce qui me fait dire, en passant, que les politiques d’intégration ou d’assimilation comme celles de l’Angleterre (multiculturalisme) ou des USA (communautarisme) sont incompatibles avec notre notion de liberté et de laïcité.

Nous nous sommes attaqué à l’excision et l’infibulation, ne faiblissons pas en acceptant ce genre de « toilette » Il faut tenir bon et aller plus loin : interdire le voile et autre tchador dans les lieux publics, ce que Kemal avait hésité à faire en Turquie. Ce que Pahlavi avait réussi à faire en Iran, libérant ainsi des millions de femmes de ce carcan qu’elles s’empressèrent de jeter par-dessus les moulins. (En Iran , des moulins ?)
Faut-il une loi pour les interdire totalement ? Non pas, laissons appliquer nos lois actuelles qui sont suffisantes.

Fadela Amera estime que ce genre de décision [ Refus de la nationalité] devrait permettre à des milliers de filles de se libérer des pratiques et coutumes, quelquefois religieuses dont on a perdu l’origine et surtout ? de l’exigence des grand-frères endoctrinés. Elle va jusqu’à dire que : «La burqa, c'est une prison, une camisole de force, ce n'est pas un signe religieux,  mais le signe visible d'un projet politique totalitariste prônant l'inégalité des sexes et qui porte en soi l'absence totale de démocratie »

Bravo Fadela ! Mais reviens ! ! En échange de Jack Lang.

(1) Salafistes : membres de sectes para-musulmane, interdites au Maroc ( salades internes à l’Islam), ils endoctrinent des femmes dans l’espoir de multiplier des cellules familiales. Ils se disent musulmans, mais prêchent pour l’exclusion de tout ce qui n’est pas de leur bord y compris les autres mahométans, encore plus les non-croyants. Car il s’agit d’exacerber les différences avec «les autres», c’est-à-dire tous ceux qui n’adhèrent pas à la secte.

P.S Dans sa version authentique la burqa' (en Arabe burqu'en arabe برقع ) est une pièce de tissus généralement noire ne couvrant que le bas du visage et accroché à  un serre-tête frontal et  un tube métallique généralement en or passant devant le nez. Il n'est pratiquement plus en usage.

Voir mes  précédentes notes :

http://www.hautetfort.com/admin/posts/post.php?post_id=1502641&evnt=editPost

http://atheologie.hautetfort.com/archive/2008/03/13/rien-...

03 juin 2008

VIRGINITE ET MONOTHEISME

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Un jeune marié récemment converti à l’islam demande à la justice d’annuler son mariage sous le prétexte que contrairement à ce que lui avait confié sa fiancé, elle n’était plus vierge. Il s’est trouvé une juge pour lui donner raison en se basant sur un texte de loi qui porte à interprétation. Aussitôt les médias s’emparent de l’affaire et un débat public est ouvert. Le gouvernement lui-même est obligé d’intervenir devant le tollé soulevé par cette décision incongrue. Rachida Dati dans un premier temps approuve et dans un second, aux ordres ou après réflexion demande à la cour de faire appel de la décision de la dite juge.      

Les islamophobes pourraient sauter sur l’occasion, mais manque de pot, ils se rangent pour la plupart parmi les croyants pur et durs du catholicisme et protestantisme, notamment chez les néo-évangélistes. Les premiers pratiquaient il y a peu (encore aujourd’hui dans certains milieux !) le même ostracisme.

Le problème posé soulève 3 questions :sur le plan juridique, sur le plan moral,

philosophique et laïc.

L’article du code civil qui a permis à la juge de statuer est généralement utilisé dans les cas de mariages forcés dénoncés par les associations féminines, certes, mais certainement pas sur la virginité des victimes. Il faut se demander si le plaignant étant catholique, (ou athée, ce qui m’étonnerais, mais...) la justice aurait été rendue de la même manière. Dans ce cas, c’est l’entrée dans la justice française de règles religieuses musulmanes, ce qui n’est inconcevable dans notre société laïque.

 

Sur le plan moral, on peut se demander pourquoi le mari n’est pas astreint au même code de pureté. Lorsque je parlais des nouvelles sectes protestantes, comme chez les mormons, la virginité est une condition sine qua non pour les hommes comme pour les femmes. Ce qui n’est pas le cas dans l’Islam patriarcal, comme dans les deux autres religions monothéistes. Sans faire du romantisme à l’eau de rose, on peut se demander où se trouvent les sentiments dans ce cas. On peut penser à l’ex-épouse et la plaindre s’il s’agit d’un mariage «d’amour ». Sinon pour elle cela vaut mieux qu’un divorce. On doit penser également à la famille de l’épouse qui doit baigner dans une honte sans nom. Non seulement leur fille est une traînée, mais aujourd’hui tout le monde le sait dans le quartier. Le drame aurait été évité si le monsieur en question avait été vérifié lui-même les affirmations de sa copine.

Nous savons tous que la virginité est primordiale dans l’Islam et c’est pourquoi les jeunes filles par tous les moyens et par tous les subterfuges tentent d’arriver intactes pour le soir des noces. La coutume du drap blanc tâché de sang, que les  musulmans affichent aux balcons le soir des noces est très souvent détournée avec la complicité des maris très souvent. Sinon il reste la chirurgie « réparatrice » une aubaine pour le chirurgiens plastiques- qui consiste à recoudre l’hymen. Devant ce tabou, les jeunes filles me dit-on accepteraient un acte sexuel hors vagin. Je doute que cette pratique de sodomie soit bien répandue, mais des témoignages et confidences de mon entourage me parviennent aux oreilles. Quel hypocrisie que l’observance de la religion et de la coutume.

Il nous reste le point philosophique. Comment peut–on allier le progrès des droits de l’homme et la l’observance stricte d’une religion dans ses rites et ses dogmes. Du côté de la religion dominante en France, l’interdiction du préservatif rentre dans le même cadre. Le monothéisme est un frein à la libération de la femme et dans le trio l’Islam est en bonne place.

Et enfin pourquoi vouloir rechercher la virginité chez sa partenaire ? (La raison des mariage précoces en Islam ) Etre le premier ? Qu’elles raisons intimes à cela ? L’ego serait-il frustré ? Il est donc nécessaire de désacraliser l’acte sexuel.

 

Quant à ce jugement, pour la jurisprudence qui pourrait en découler, il doit être cassé dans l’intérêt de cette femme en particulier et dans celui des droits de l’homme et de la laïcité dans leur ensemble.

 

Cette affaire est symbolique et anecdotiques, certes, mais elle lève le voile, si j’ose dire, sur la sexualité des jeunes arabes, puisque dans l’Islam elle n’existe pas. Pour eux elle existe bel et bien et se pratique malgré les tabous familiaux et religieux.

 

Le monothéisme fondamentaliste ou ultra-orthodoxe est comme toujours en retard sur la réalité, ce qui est le propre de l’obscurantisme.

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07 mars 2008

GUEGUERRE A L'ONU

DROITS DE L’HOMME
En 2001 à Durban, la conférence de l’ONU contre le racisme donna lieu à des manifestations prônant la destruction d’Israël et à une déclaration de la société civile considérée comme antisémite. Mais en fin de compte tout rentra dans l’ordre au grand soulagement d’Israël et des USA. Cette conférence est suivie par une réunion chargée de tirer le bilan des déclarations et actions annoncées, la nouvelle devant avoir lieu en 2009. La préparation de cette conférence est pilotée par la Libye et est l’occasion d’une bagarre entre les pays islamistes et africains, majoritaires au sein de cet organisme et qui veulent inclure de nouveaux thèmes comme le profilage au nom de la lutte antiterroriste, l’incitation à la haine raciale et religieuse ou la diffamation des religions, et les pays occidentaux qui freinent à tout va estimant que la loi est suffisante pour y rajouter de nouvelles dispositions.
Et ça chauffe de plus en plus. Craignant que la diffamation des religions soit reconnue comme une forme de racisme, Elie Wiesel, Georges Charpak, Alain Finkielkraut et Claude Lanzmann ruent dans les brancards et dénonce le fonctionnement du CDH.Ils s’en prennent à Doudou Diène, l’expert onusien en charge du racisme et à Louise Arbour Haut-commissaire aux droits de l’homme. C’est à peine s’ils  ne les traitent pas d’antisémites.
Ils ont beau jeu de souligner la condition des femmes dans ces pays, comme ils le disent dans leur manifeste : « [les membres du CDH] légitiment l’oppression des femmes (1) et stigmatisent systématiquement les démocraties occidentales » [...] devenu [es] une machine de guerre idéologique à l’encontre de ses principes fondateurs". Rien que ça.

Où l’on reparle du voile.
On prête à Diène une déclaration portant sur « l’interdiction du port de la burka, [qui] constitue une agression raciste et que la loi française contre le port des signes religieux à l’école participe du racisme antimusulman, renommé islamophobie occidentale". Il répond [...] j’ai écrit que la loi française interdisant le voile dans les écoles publiques était une mesure discriminatoire qui remet en question le droit garanti par les instruments internationaux des expressions de la liberté religieuse".
Bien qu’il faille retenir le mot discriminatoire, et non pas racisme, ce Doudou n’y va pas avec le dos de la cuiller, il répète que "la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste".[...] Il tempère en disant «  J’ai toujours reconnu que la laïcité constitue un progrès très important , puis  il ajoute : « la liberté d’expression ne doit pas mener à l’incitation à la haine religieuse et raciale".
Maman ! Avec un mec comme ça ce n’est pas aux seuls intellectuels juifs de s’insurger, mais toute l’intelligentsia internationale. En effet admettre cette exigence et s’en est fait de la laïcité et de la liberté de pensée. Résultat : le Canada s’est retiré du CDH, tout comme Israël (Plus pour des raisons politiques que morales et la France menace de le faire.

Exemple de ce qui nous attendrait. Bien que cela soit une provocation d’extrême-droite au Danemark, on craint des représailles à la sortie d’un court métrage, intitulé « Fitna » un terme arabe utilisé dans le Coran qui peut se traduire par «conflit». Une charge contre le livre-saint qui rappelle sa part «de violence et d'intolérance». En effet, les imams échauffent l’esprit des fidèles qui se sentent un peu obligés de crier au blasphème.
En Afghanistan où sont stationnés quelque 1 600 soldats néerlandais dans le cadre de l'Otan, des manifestations quotidiennes rassemblent des centaines d'Afghans en colère Par contre des associations musulmanes aux Pays-Bas ont appelé leurs fidèles au calme en les priant de ne pas répondre à la provocation. Par deux fois, le gouvernement a tenté de convaincre Geert Wilders (l’auteur du film)  de renoncer à son projet. En vain, jusqu'à présent.

Nicolas Sarkozy, à qui on ne demande rien, a assuré de son «soutien» le premier ministre néerlandais qui cherche à apaiser la situation. Lequel déclarait à l’O.C.I, que son gouvernement est fondamentalement en désaccord avec M. Wilders et pour un dialogue ouvert aux Pays-Bas, où aussi bien la liberté d'expression que la liberté religieuse ont leur place.
Gros malin, ce réalisateur compare le Coran avec Mein Kampf et demande l’interdiction de ces deux bouquins. Interdit de parution, il utiliserait Internet. Ainsi donc, pour avoir la paix on baisse son pantalon et le droit de critique est supprimé.

L'amalgame entre la critique des religions et le racisme est une belle connerie que seul peut admettre l’islam qui confond religion et gestion de la Cité. Ce qui n’empêche pas un musulman d’être raciste.
La religion ne définit pas l’homme, le racisme le différencie. Je pense être très peu raciste, (il nous faut pour y arriver faire exploser beaucoup de nos préjugés dont nous avons hérité), mon ami, mon voisin ou mon parent par alliance ou pas, peut-être noir ou jaune. Je n’ai même pas à l’admettre et ne dois surtout pas le considérer comme un sous-homme. Mais qu’il soit catho, juif ou musulman, je trouve que quelque part qu’il est dans l’erreur. Je ne peux critiquer l’homme mais laissez-moi le droit de critiquer le croyant. Et surtout sa religion,i elle est au cœur même des conflits qui se manifestent aujourd’hui comme hier. L’antiracisme réunit les hommes tandis que la religion les séparent ou les tuent. Un échec total.
Islamisme
Que les musulmans se réfugient en Europe soit, c’est l’inéluctable montée du Sud vers le Nord, mais qu’ils tentent de nous refaire le coup de l’Eglise Catholique et Romaine des siècles passés, non, merci ! On a assez donné.

(1) Qu’ils laissent nos enfants se marier ou s’unir entre-eux, ce serait déjà pas mal et ils pourraient alors parler du sort des femmes arabes.(C’est mon coté anti-catho, anti-musulman et aussi anti-israélite)


P.S J’ai trouvé ça dans ma boite à lettres. En catimini ou en voilure des P&T?
Des témoins de Jéhovah près de chez moi ! ! !. Quand je vous dis qu’ils ne sentent plus pisser avec Sarko à l’Elysée !

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15 février 2008

QUARTIERS LIBRES

 

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<  Photo : Erdogan qui pérore et Merkel avalant sa couleuvre

Je ne voudrais surtout pas radoter mais j’aimerais une fois de plus faire référence à notre devise nationale. Les Constituants n’ont pas écrit cette formule par hasard. Après de longs débats et palabres ils ont décidé de l’ordre des mots.
Je sais ce dont je parle puisque j’y étais. Coupant le sifflet à Mirabeau je me suis levé et me suis écrié dans un tumulte pas possible

« La volonté du peuple exige qu’avant que la fraternité s’installe, il faut  atteindre un palier préliminaire, celui de la solidarité, je propose que notre devise soit : Liberté, Egalité, Solidarité, Fraternité. Mon ami Robespierre se leva et déclara  : « Camarade Teddy, tu as raison, mais nous n’auront pas assez de place pour inscrire cette formule sur le fronton de nos édifices, je soumets ta proposition aux votes. Et bien entendu tous les godillots de l’époque se rangèrent du coté du futur Etre Suprême » Comme quoi l’Histoire se répète »


Le but à atteindre est la paix entre les hommes, mais pour cela il faut d’abord qu’ils soient dans l’ordre libres pour être égaux, pour qu’elle s’installe. La question est de savoir si nous sommes vraiment libres. Nous avons des espaces de liberté certes, comme les blogs,(je doute d’ailleurs que cela dure bien longtemps) mais dans la vie quotidienne nous ne sommes pas toujours libres. Avons nous la liberté du Travail ? Non, puisque trop de chômeurs n’en trouve pas. Avons nous le choix de nos résidences ? Pour une partie des nantis peut-être, mais pour une couche importante de la population, non.

Vous voyez où je veux en venir. Mais avant je voudrais illustrer mon propos par deux exemples qui lui donnent un coté universel.
A/ Les peuples qui ne sont pas libres sont le centre des conflits ;  Moins un peuple est libre, plus les motifs de guerres s’installent, comme en Palestine. Occupés par un état prédateur les Palestiniens luttent pour leur liberté nationale et territoriale d’une part, mais se battent entre-eux, les uns qui voudraient se libérer d’une domination religieuse contre les autres voulant l’imposer, ce qui est le contraire de la liberté de pensée.
B/ c’est Cuba. Pourquoi Cuba ? Parce que, vous ne le savez peut-être pas, mais je numérise en ce moment mes vinyls et les nettoient quelque peu. J’en suis à un disque  des chants de la Révolution Cubaine. Le castrisme y est loué à tout bout de chant.(lol) 
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et pourtant rien n’est moins privé de liberté qu’un Cubain. Ce qui valable pour toutes les tentatives d’établissement du socialisme, qui devrait par essence égalitaire, car il manquait la liberté individuelle.

Les émeutes de banlieues sont l’illustration de ce que je veux dire. Les Français ne jouissent pas de toutes les libertés fondamentales, comme celles de choisir son métier et sa résidence. Que dire alors des habitants des « ghettos »  groupe d’immeubles qui s’enflamment régulièrement. Depuis trente ans on se penche sur le problème en votant une pelletée de lois, en créant une palanquée de plans, en nommant un wagon de ministres, en injectant des milliards de Francs puis des millions d’euros. On se penche tellement qu’on va tomber dans un trou. Le dernier plan n’apporte rien de nouveau, quelques annonces non financées et une brouettée de promesses, déjà faites par d’autres.
Le fonds du problème et tout le monde le tait, c’est l’entassement dans ces quartiers de travailleurs immigrés ou de Français de souches étrangères. Etrangères pas tant que cela, car issues de nos anciennes colonies. Ce qui en fait un cas particulier qu’il ne faut pas confondre avec les mêmes problèmes que rencontre d’autres pays. Il suffit de voir ce qui se passe en Angleterre pour faire le rapprochement avec la situation française.

Quel rapport avec les Révolutionnaires ?  « Les » libertés manquantes. Beaucoup de nos concitoyens vivant de l’autre coté des périphériques sont culturellement arabes et religieusement musulmans ce qui n’est pas un gage de libre-arbitre. Depuis des générations, ils tentent de s’intégrer dans la population, ce qui est la moindre des choses. Cela a parfois réussi, je peux en témoigner, mais souvent échoué, par échecs de l’intégration ou de l’assimilation.(1)  Le nombre de femmes musulmanes qui épousent des non-musulmans est infime. Pour un juif se marier avec une goy est toute une aventure.

Pour la plupart pauvres et tenus de ce fait à l’écart, il ne leur reste plus que le refuge de la religion ou le communautarisme, ce repli identitaire dangereux à mes yeux. Il ne faut se voiler la face (Je ne fais pas exprès) la France se structure peu à peu en juxtaposition d’abord entre les riches et les pauvres et de communautés, celles des Corses, des pédés, (Oh ! Pardon des gays) des juifs, des sectes et les autres, c’est-à-dire nous, les « fromages »  groupes qui forcément un jour ou l’autre s’affrontent. C’est ce qui se passe dans les émeutes, les jeunes plus actifs, s’en prennent à tout le monde, et surtout les « autres ». Tous les palabres télévisés et les plans sur la comète n’y peuvent rien. N’y-a-t-il rien à faire ? Si. En détruisant les ghettos par les bulldozers bien sûr, mais surtout en libérant les consciences, en luttant contre le communautarisme et contre  l’obscurantisme et l’emprise des forces religieuses qui se ruent sur ce marché juteux des êtres.

Une phrase du Premier ministre turc, issu du mouvement islamiste, «L’assimilation est un crime contre l’humanité», a mis le feu aux poudres en Allemagne et il y a de quoi, car de l’autre coté du Rhin, le crime contre l'humanité a un sens historique très précis : l'extermination des juifs d'Europe par les nazis (2) 

Erdogan, ce pauvre mec ne fait pas allusion au sort des Kurdes de son pays, mais aux Turcs qui vivent en Allemagne, (plus de 2 millions)  il dit cela dans un climat corrosif sur l’intégration et la criminalité des jeunes d’origine étrangère. Un député vert au Parlement européen, lui-même Turc allemand, déclare qu’il faudrait pour éviter cela « déjà qu’il y ait au sein du gouvernement allemand quelqu’un qui leur donne le sentiment de s’occuper d’eux et de leurs problèmes de réussite sociale, de scolarité pour leurs enfants »

Le premier ministre turc considère l’assimilation comme un génocide de la culture et des traditions turques, il voulait dire religieuses. C’est pour cette raison qu’il a suggéré la création outre-Rhin d'écoles et d'universités turques dotées de personnel enseignant mandaté par Ankara. Je sais bien que là aussi ces propos sont destinés à son opinion publique, mais quand même.

Mon père disait, et je le répète, que « Ma patrie c’est celle qui me donne à bouffer » ce qui a pour vertu d’être clair, simple et du coup remettre le nationalisme à sa place, du coté de la poubelle de cuisine. Je rajoute, ce que je dis aux filles et fils de mes copains arabes, « Que chacun devrait prendre ce qu’il y a de mieux chez l’autre. A moi le couscous et à toi le jet de ton voile par-dessus les moulins, J’te passe de l’andouillette et donnes moi du loukoum »

En me relisant je me trouve un peu brouillon, mais j’me comprends.

(1) L'intégration, en sociologie, est un processus de rapprochement entre une personne, ou un groupe de personnes, et un autre groupe de personnes plus vaste.Ce terme fait souvent référence à l'intégration des personnes immigrées ou issues de l'immigration. L'assimilation culturelle est le processus par lequel passe un individu étranger (ou un groupe) pour faire partie d'un nouveau groupe social ; elle s'accompagne généralement d'une assimilation linguistique.

(2) Cela me rappelle les propos merdouilleux d’une chanteuse à la mode qui chantonne dans les palais

31 janvier 2008

RAMADAN EN JANVIER

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Mercredi soir sur FR3 dans l’excellente émission de Taddei en seconde partie un duel entre musulmans sur la question de la dérive de l’islam. Enrichissant débat très pointu entre deux philosophes.
Un match : à ma gauche (sur l’écran) Mr Meddeb qui vient de publier un livre sur le sujet et à ma droite le fameux Tariq Ramadam. Connaissant son adversaire le premier a adopté une tactique : le couper, le noyer d’intervention, son but ? le déstabiliser. La mangouste contre le reptile en quelque sorte. Sur le fond du débat, l’un considère que le mal provient de la confusion entre la gestion de la cité et la religion et prône une véritable laïcité qui mènerait vers une démocratie de qualité universelle. L’autre, que le mal provient non pas de cette osmose qu’il défend, mais vient du fait que l’islam n’a pas pu se réformer sur le plan politique et que les tyrans qui règnent sur le monde arabe ne sont pas de « fidèles » musulmans.

Pourtant l’émission était illustrée par de courts reportages sur les méfaits récents de l’islamisme. L’un et l’autre condamne, mais avec des nuances, ce qui fait l’intérêt du débat. Ramadan contrairement à son interlocuteur, appuie son argumentation en faisant remarquer qu’au-delà de la critique, il est important de connaître la cause, par exemple des attentats terroristes soit l’agression de l’Occident, larvé ou inconscient, sur le monde arabo-islamiste.
Nous voyons des images de Gaza où le Hamas règne en maître sur lesquelles apparaissent des femmes voilées au delà de la coutume, c’est à dire un  linge qui ne laisse apparaître que les yeux. Quelle aberration ! Dans ce pays où devrait, ne serait-ce que part le sort que lui a réservé Israël, naître une véritable démocratie et que seule la laïcité peut assurer.
Les deux protagonistes se renvoient des patates chaudes. Ramadan somme Meddeb de condamner le bombardement  aveugle américain sur l’Afghanistan, et l’autre de tergiverser en qualifiant cette horreur comme une conséquence de la guerre, un « dommage collatéral » dit-il, qu’il faut mener contre les talibans. A limite du pro-américanisme le gars, qui, aussitôt lui balance la charria et le Djihad en pleine poire.

C’est à coup de « reptation orale » que Ramadan en excellent rhéteur tente de s’en sortir, puisqu’il fait marque une différence entre les textes coraniques et les textes du droit « culturel »
Meddeb ne voulait parler que de la guerre sainte que mènent les intégristes et des lois barbares qui par exemple, permet à des violeurs d’être innocenté et fait porter la faute sur la victime. Une charria qui considère la femme comme la compagne du mari, mais certainement pas son égale, et consent à la lapidation.

A mon avis il manquait un ou plusieurs contradicteurs dans cette émission, ce qui aurait permis de poser d’autres questions tout aussi cruciales. Dans le monde islamiste où la politique est intégrée, où est la place de tous ceux qui croient autrement (chrétiens, juifs, hindous, bouddhistes, athées, agnostiques etc...) qui sont de facto condamné par le Coran. Lequel leur promet après la mort un enfer éternel avec une foison de détails. Exemple: les gens seront brûlés, puis leur peau remplacée afin qu'ils puissent de nouveau brûler et souffrir. Ou bien : ils devront consommer des aliments brûlants destinés à les faire souffrir le plus possible.(1) Certes ce n’était pas le but de l’émission, mais tout de même.

Mais qui est ce Tariq Ramadan qui voyage autour du monde et converse en tête-à-tête avec Bush ?
Né en Egypte, c’est le petit fils d'Hassan el Banna, fondateur de l'association égyptienne des Frères musulmans, qui sont d’après son vis-à-vis les principaux responsables de la situation, alors que Ramadan lui voue un culte. Il est marié et père de quatre enfants. Son épouse est française et convertie à l'Islam depuis leur mariage. Selon Ramadan, les musulmans devraient garder intacte leur propre communauté, et éviter les mariages avec des non-musulmans (sauf conversion à l'islam).Tiens donc !

Universitaire diplômé, Ramadan se définit lui-même comme un réformiste de tendance salafiste, à savoir quelqu'un qui cherche à retrouver un islam des premiers temps, dénué de toute trace culturelle étrangère. A partir de 1994, il vient en France et y donne des conférences. Proche de l'UOIF, il participe chaque année à ses congrès..

Au premier abord il parait assez sympathique. Se disant progressiste, sympathisant avec certaines des analyses de Karl Marx (« Je n'arrête pas de dire qu'on a trop vite fait d'enterrer Marx », il pense que les musulmans en terre étrangère doivent d’abord être de citoyens à part entière, il réclame le droit d'être musulman européen » mais que la seconde génération née dans les pays occidentaux continue à respecter strictement le Coran et les hadiths tout en composant avec les normes culturelles du pays d'accueil, au lieu de perpétuer celles du pays natal de leurs parents. C’est là que le type me parait ambigu

Il pense que seule l’éducation devrait par exemple libérer la femme de sa condition. Pauvre de lui l’histoire prouve que l’éducation mène vers la libre pensée. Et que délivrer un peuple il est plus intelligent et impératif d’apprendre à lire que d’apprendre à se servir d’un kalatchnikov.

Lors d'un procès qu'il perdit contre Antoine Sfeir, érudit libanais et directeur des Cahiers de l'Orient, il apparut que celui-ci le considérait comme un islamiste dangereux, militant contre l'intégration, un « fondamentaliste charmeur », un « spécialiste du double langage », ce que vinrent appuyer d'autres témoins, parmi lesquels le journaliste Mohammed Sifaoui, remarqué pour ses enquêtes sur les islamistes qui vint dire à la barre que « ce que dit Antoine Sfeir est en-deçà de la réalité » un « maître du double langage » (taqiya) qui parle d’une chose au public non-musulman et une autre au public musulman

D’un autre côté il peut apparaître comme antisémite lorsqu’il déclare que plusieurs intellectuels juifs en France (comme Alexandre Adler, Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy, André Glucksmann ou Bernard Kouchner) (3) ne seraient plus des intellectuels universalistes, qui  soutiennent la guerre en Irak, et à ne s'intéresser qu'au soutien d'Israël. Si j’écrivais ce genre de discours antisioniste ici, cela ne serait pas bien grave, mais dans la bouche de ce Ramadan cela a une autre portée. Toujours l’amalgame entre antisémitisme religieux ou le véritable antisionisme ?

Bon, s’il y a des musulmans sur passent par ici qu’ils m’éclairent un peu.

(1) Ramadan répondrait que ce n’est pas vrai, qu’il s’agit d’une interprétation erroné du Livre, et pourtant le musulmans lambdas y croit dur comme fer. Et quand pourront se marier les hommes et femmes de religions différentes ?

 (2) interrogé des spécialistes des services secrets français, des hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, ils sont tous unanimes pour dire que Tariq Ramadan n'est pas Frère musulman, encore moins leur grand chef pour l'Europe.»

(3) Qui répliquent bien évidemment le définissant comme un antisémite forcené)

12 septembre 2007

DES DROLES DE PAROISSIENS

Nous avons tous nos petits travers. Ma copine regarde Koh Lanta, (et moi New York machin truc). Hier soir mardi donc, c’était la finale, donc imbuvable et pendant la pub, qui dure 13 au moins, nous passons sur Canal où se déroule un film sur l’avion qui devait le 11 septembre 2.000 se crasher sur Washington. Du grand cinéma américain,

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pas de la télé réalité où l’on voit un abruti qui cherche une pierre cachée par la production et une copine qui gueule que sa boussole n’indique pas le nord parce qu’elle bouge tout le temps !31c57ae02c88f130585c9676fcca4b81.jpg

Ce genre d’émission prend les téléspectateurs pour des cons. Contrairement au cinéma, et sa magie qui nous INVITE à croire ce qu’il nous montre, la télé VEUT nous faire croire, ce qui n’est pas la même chose. Comme dans la série «Je voyage à travers le monde pour aller en Chine et gagner 100.000 €, la prod. nous prends pour des abrutis. Ne voit-on pas de pauvres bougres, affamés, mal rasés, écorchés de partout, obligés à bouffer des termites vivantes et des nanas qui n’ont jamais de règles et qui passent leur temps à se bouffer le nez. Et cela sous l’œil d’un mono tiré à quatre épingles de quatre caméramans, deux scripts, un cadreur, et un preneur de son ?

Lesquels sont logés à deux pas dans l’hôtel de luxe de la plage, Coca Cola à volonté, tandis que les participants crève de soif au soleil, perchés sur une planche de bois et qui jouent à celui qui sera le plus cons pour rester le plus longtemps. Normal, Koh Lanta c’est sur la Une ? La chaîne Bouygues dont l’un des directeurs affirmait qu’elle n’existait que pour faire vendre du Coca.

Où voulais-je en venir ? Ah ! Oui au film sur Canal. Entre deux séquences de cartes postales donc, je vois sur l’écran les acteurs qui jouent le rôle des terroristes et cela me laisse pensif et je m’enfonçais dans mes réflexions.

Ces mecs qui jouent le rôle de vrais fous d’Allah n’ont pas la gueule du traître comme d’habitude, c'est-à-dire le gros dégueulasse aux yeux globuleux, le regard sournois et le nez bien typique de ce genre de salopard. Non on dirait des étudiants, ce qu’ils sont d’ailleurs. Ben Laden dans sa vidéo souligne le courage de ces jeunes gens pour mourir ainsi, en déclarant la guerre à l’Occident. Il en va de même pour tous les kamikazes, ceux du Hamas ou des factions religieuses en Irak.

Je dis souvent, et je suis sincère, que j’aime vraiment mon prochain, mon frère où mon cousin comme disent les musulmans, car dans chaque être il y a quelque chose d’aimable.

Le pire des salauds à en lui une parcelle de bonté contre laquelle il doit lutter. Nous rentrons ici dans le domaine de la psy. Un de mes potes est psychanalyste, à le voir on ne le dirait pas, il boit comme un trou et fume des pétards, il ne crois pas en dieu mais reste spiritualiste tout en lisant mon blog régulièrement. Il me dit que dans un individu le conscient, l’inconscient et le subconscient se livrent une bataille et ne vit pas dans la paix intérieure. Que le je, le moi et le surmoi font de même, tandis que le çà met de l’huile sur le feu et que c’est le gagnant qui « commande » soit, mais temporairement.

 Bon ! De son charabia j’en conclue que tous les fanatiques, ces crédopathes, puisqu’il s’agit de cela en ce jour commémoratif, sont bien des victimes, en l’occurrence, de leur religion. Les uns s’y réfugient pour des raisons personnelles et d’autres, certainement les mêmes raisons, se livrent à des massacres. Ces jeunes musulmans dans l’avion savent qu’ils vont mourir et l’on se demande ce qui les pousse. Peut-être le paradis promis par les dingues qui les dirigent, ces mollahs et autres vautours. Pour certains autres croyants la trouille de la mort les pousse à croire au paradis, alors que nos terroristes, qui ont autant la trouille, zigouillent allègrement au nom de Dieu tous les passagers d’un avion, tandis que leurs copains se jetaient sur le symbole de l’outrecuidance des USA, les Tours Jumelles pour y faire 3.000 victimes.

Serions nous dans une autre logique ?

 Pourquoi ces militants de Dieu ne s’enferment-ils pas dans des monastères au lieu de foutre le monde à feu et à sang ? Pourquoi ne se réfugient-ils pas comme d’autres dans une religion qu’ils pourraient façonner à leur gré, je ne cite personne Où rejoindre ces moines prieurs, qui n’ont rien d’autre à faire que de se masturber le cigare en récitant des âneries et qui ne servent à rien. Sinon à eux-mêmes, avec une attention spéciale pour ceux qui fabriquent de la bière, des jouvences et autre Bénédictine.

 Où est la frontière entre le croyant lambda et le fanatique ? Qui domine du moi et du surmoi chez eux ?

 

 

 

15 février 2007

SARKOZY ET LA LAICITE

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Si il a bien un sujet qui me fâche dans l’attitude de notre Sarko national, outre son outrecuidance, c’est bien sa volonté affichée de s’en prendre à la laïcité en l’occurrence à la loi de 1905.

En effet, le bilan du ministre en charge des cultes fait la part belle aux demandes souterraines des églises traditionnelles mais aussi de diverses tendances de l’Islam. Il aura pactisé avec l’UOIF association souvent truffée de fondamentalistes, et intégristes, dont je parlais récemment. Sans compter les sectes en recevant avec éclat Tom Cruise, ce suppôt de l’église de scientologie. Tout cela par magnanimité naturelle ou pour faire comme Bush, son modèle en ce genre ? Non, Il compte sur ces forces pour assurer la paix dans les quartiers, régulariser la vie en société en encadrer les jeunes. Sarko dixit.

 En leur octroyant un statut il pose la question de la définition de la religion. Et qui, réclame un statut de la religion si ce n’est les instances musulmanes les plus fondamentalistes, et…les nouvelles sectes. Avec cette idéologie à quand le tour des scientologues et autres Temple solaire. ? Ce candidat à la Présidence veut-il imposer un projet de société calqué sur le mode de vie des USA, cet Etat tout en étant laïc est entièrement sous la coupe des conservateurs religieux qui chapeautent l’administration Bush. ? Notons que pendant cette campagne il ne soulève pas ce problème que représente cette vue de l’esprit.

 Or les derniers rapports chiffrés note un recul de la pratique et de la croyance religieuse en Europe. Et particulièrement en France, en effet les sans- religions représentent 27% de la population de plus de 18 ans. Parmi les plus purs et durs il sont 18 % à pratiquer (la messe au moins une fois par mois). Et 62% qui se disent catholiques, ne pratiquent pas. Pour les musulmans, on retrouve les mêmes proportions, 21 % de pratiquants contre 79% de non-pratiquants ou épisodiques. Il me semble donc que ce genre de débat sur la laïcité ne devrait pas donner à de telles gesticulations de la part de Sarkozy. Au lieu de cela il entame avec la communauté musulmane que voudrait représenter l’UOIF, une parade. Il participe à son congrès en 2003 et en 2005 il refuse d’apporter sa caution à la loi interdisant le port du voile. (Soit dit entre-nous, un seul rappel au règlement intérieur des écoles aurait amplement suffit). Et en plus il ose proposer une modification de la loi de 1905 pour autoriser le financement des mosquées par les pouvoirs public. En effet selon lui, pourquoi les autres confessions, catholiques, protestantes, juives et pas musulmane ?s. Alors que c’est le contraire qu’il faudrait faire. Plus un euro pour les cultes, églises anciennes et ‘nouvelles’. Plus un centime pour les enseignements privés religieux. Encore le modèle américain ?

La-bas, 98% des habitants croient en Dieu et 61 % assistent à l’office dont 45 % une fois par semaine. Le diable ? Les sont 68% à y croire, (contre un seul : en Allemagne (lol)) et les religions évangélistes foisonnent. La société américaine est donc orientée par les associations confessionnelles qui régissent la vie autours d’elle. Les associations humanitaires comblent les différences tant que faire ce peu entre les riches et les pauvres. Et notre sarko, comme Bush son maître à penser, en faire autant. Raviver les sentiments et religieux, permettant ainsi de substituer la solidarité nationale par une solidarité communautariste. (1) Et lorsque l’on connaît la condition des américains en matière de santé on peut frémir d’une telle idée.

Avec Sarko ce serait la même chose en grand et institutionnelle. Brrr. Réduire le poids de l’Etat et de la sécurité sociale dans notre économie et calmer les ardeurs. Une crainte vaine ? Non, il suffit de citer un passage de son livre : « La république, les religions, l’espérance » :

« Je suis convaincu que l’esprit religieux et sa pratique peuvent contribuer à apaiser et à réguler une société de liberté. Maintenant que les lieux de cultes officiels et publics sont SI ABSENT dans nos banlieues, on mesure le vide de cet apport spirituel quand il disparaît » Il continu en écrivant « Tout ces jeunes qui ne croient plus à grand-chose, voilà un défi pour les religions […] je pense donc utile de construire une grande mosquée [dans les plus grandes villes] »

 Ce monsieur a trouvé la solution aux problèmes des banlieues, construire des églises et des mosquées et confier le maintien de l’ordre aux corbeaux de tous genres. D'ailleurs nous avons assisté au moment de la dernière crise banlieues une tentative d’interventions des imams. La question alors se pose : combien d’édifices religieux ?

Nous voyons bien là que la société que prône ce prétendant au trône est dangereuse pour la laïcité que nous avons d’ailleurs du mal à défendre. Reviendrions nous avant la loi de la séparation de l’Eglise (des Eglises) et de l’Etat, leurs mainmises avec toutes les conséquences qui en découlent ?

Ce qui soulève le paradoxe suivant, sauver l’ordre républicain par ceux qui la refusent ? Les intégristes de l’UOIF qui ont comme référence les « Frères musulmans » le modèle de l’intégration de la religion dans la cité ? L’un de ses leaders affirme « Le Coran est notre constitution » Son président n’a-t-il pas crée le premier lycée privé musulman à Lille ! Il compte bien sur Sarko « Président » pour obtenir le classement de cet établissement sous contrat d’association ? Et voir la République rémunérer ses instituteurs essentiellement musulmans ?

Le problème soulevé par les instances musulmanes, qui se veulent représentatives est que l’Islam est la dernière religion reconnue en France et par conséquent ne bénéficie pas des contreparties exigées par le Vatican, à savoir l’entretien. Ce qui est logique compte tenu des accords passés, mais inacceptable pour les laïques dont je suis. A ce sujet, je continue à penser qu’il faut aller plus loin encore dans le perfectionnement de ladite loi.

L’ambition en ce domaine à ce Sarkozy, est au contraire d’aller plus loin vers la délaïcisation de la société française et d’ainsi d’accorder aux catholiques ce qu’ils réclament depuis leur dépossession, la restauration du pouvoir religieux, chrétien et musulman et son financement, notamment celui de l’éducation religieuse. Il écrit sur les enseignants : « un problème à résoudre sur le recrutement, la formation des ministres du culte et le financement des établissements religieux ».

Reconnaître un statut pour les religions c’est qualifier certaines doctrines de secte ou de religion, or l’Etat se contente d’apprécier si les activités des groupes sectaires peuvent être poursuivies devant les tribunaux, mais surtout pas de leur donner un tremplin. Or les intentions de Sarko permettent aux témoins de Jéhovah de se prétendre religion, comme en Allemagne, d’obtenir eux aussi des subventions de l’Etat. Absurde puisqu’en même tant elle les poursuit en justice dans le domaine fiscal.

En ce qui concerne les musulmans, Sarkozy a obtenu la création d’un Conseil français du culte musulman, ce conseil qui a explosé en vol lorsque Sarko a offert son soutien à Charlie Hebdo pour son procès en cours. Est-ce une réussite surtout après le lâchage ? Et ben oui, ce nouveau machin ne fonctionne pas, ses composantes l’UOIF déjà cité, qui représente au mieux 40.000 sympathisants sur 3.5 millions de français qui pourraient être pratiquants, la FNMF, fédération nationale des musulmans de France, et la grande mosquée de Paris au sujet de laquelle on se demande ce qu’elle vient faire là. C’est une coordination fantoche qui ne sert à rien, sinon à faire mousser le ministre des cultes. Selon un accord de dupe le CFCM ne se ra élu que par les délégués des mosquées soit 1376. Des recteurs d’autres mosquées de France affirment qu’ils sont les dindons de la farce, un islam libéral n’est pas représenté.    

Pour terminer, il faut rappeler cette constatation du candidat UMP qui en matière de bourde ne doit rien à personne qui regrettait l’absence de préfet musulman et se disait prêt à réparer cette erreur. Pourquoi ne pas nommer sélectivement un préfet juif ou protestant et un sous-préfet témoins de Jéhovah ? Ce serait adapter la sphère républicaine en une juxtaposition de communautés religieuses. Et revenir à la case départ, une sorte de concordat bonapartiste de 1801.

AUX ARMES CITOYENS LA LAICITE EST EN DANGER.

 RASE-CAMPAGNE

Toute la droite unie pour dénigrer Ségolène pour son programme en sont pour leurs frais, c’est le moment de le dire, car le chiffrement des mesures promises tardent un peu, et pour l’une et pour l’autre. J’y reviendrai.

 

(1) J’ai déjà soulevé ici le cas des associations caritatives et des sociétés commerciales à bas prix, qui d’après moi et une idée de ma mère, ne font que cautionner en partie les carences de l’ Etat en la matière des allies objectifs de la politique libérale.

 

Sur My Music pas de zizique, mauvaise manip.Réparé.

12 février 2007

CHARLIE HEBDO A LA BARRE

 

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Si les plaignants (La Mosquée de Paris et l’ UOIF) ne se disaient représenter l’ensemble des musulmans de France, ce procès serait une rigolade. D’ailleurs se rendant compte de cette bétise, Monsieur Bourbakeur tentait la semaine dernière de se justifier, maladroitement d’ailleurs, puisqu’il arguait que la publication des caricatures était du racisme. Le MRAP qui voulait en faire autant, avait retiré sa plainte sous la pression de ses militants.

 Lorsque commence l’interrogatoire du directeur de « Charlie » tous les dessinateurs du journal ont le crayon à la main. Philippe Val fera référence à Spinoza et Descartes tout en indiquant qu’il avait autorisé « les dessins maléfiques » pour soutenir la lutte contre l’intégrisme et l’obscurantisme.

Lorsque Lhaj Thami Breze, le président de l’UOIF (1) s’insurge en regardant le dessin de Mahomet avec un turban orné d’une bombe, trouvant que cela veut dire que c'est « le Prophète [qui] enseigne le terrorisme à tous les musulmans.», Me Kiejman lui rétorque : «Est-ce que ça vous choque lorsque Ben Laden ou Zawahiri invoquent l'action du Prophète pour justifier le terrorisme ?» lui demande alors Me Kiejman.

 Si le philosophe Abdel Wahab Meddeb dit avoir ri aux éclats en voyant la une de Charlie : un dessin de Cabu montrant un Prophète «débordé par les intégristes» qui se lamente : «C'est dur d'être aimé par des cons.», il se pose la question sur « Mahomet et son turban » qui selon lui peut-être outrageante pour certains.

 Soudain, Georges Kiejman sort un message de sa mache et lit un message de Sarkozy qui soutien le journal. Branle bas de combat pour les avocats et les plaignants, paniquade généralen surtout dans le « machin » qu’il a crée.

La Ligue islamique mondiale, ne cite qu'un témoin, un vieux de la vieille, prêtre catholique qui trouve regrettable de rallumer une vieille querelle entre les religions. Manque de pot ce cureton soutien également Roger Garaudy dans son néo-négationnisme et la chaîne de télé du Hezbollah interdite d’antenne par le CSA pour antisémitisme.

 Après l’autre, François Hollande est le deuxième homme politique à voler au secours de Charlie Hebdo. « […] on ne peut pas au nom d'une frustration légitime mettre en cause la liberté d'expression »

Elisabeth Badinter la femme de son mari, quant à elle n’y va pas de main morte : «Si Charlie Hebdo est condamné, c'est le silence qui s'abattra sur nous [...], parce qu'on aura peur. Si la justice ne nous aide pas à pouvoir parler, c'est très grave

A la barre, Denis Jeambar, ex-directeur de l'Express, affirme avoir reçu l’ordre de Serge Dassault, propriétaire du journal. Devant le sandale en perspective l’avionneur a cédé. Encore un exemple dans un autre domaine de la liberté de la presse.

 Jeudi, avec l'arrivée de François Bayrou, le journal peut se prévaloir de l'appui quasi unanime de la classe politique. « La liberté d'expression ne doit pas être mise en cause, même dans le domaine des religions» dit-il.

Un journaliste algérien, Mohammed Sifaoui exhibe à la barre le drapeau de l'Arabie Saoudite, qui arbore la profession de foi et le cimeterre, puis une affiche du GSPC algérien qui mêle une kalachnikov et un verset religieux. N’y aurait-il pas là outrage à la foi musulmane et du racisme ?

Dans sa plaidoirie, maître Christophe Bigot, avocat de la mosquée de Paris récuse l'accusation «grotesque» de vouloir «faire resurgir le délit de blasphème», il s’agit d 'un acte délibéré avec la conscience de faire du mal». Les dessins incriminés «visent à provoquer la peur des musulmans dans la société».

La procureure refuse de suivre la partie civile et cite la Cour européenne des droits de l'homme qui a statué dans une autre affaire que "la critique certes acide n'insulte pas l'ensemble des croyants, même si ces derniers peuvent se sentir offusqués». Conclusion : "Les éléments constitutifs des poursuites ne sont pas réunis." Applaudissements dans la salle. Le président reprend : «Ici, ce n'est pas comme à l'église, on n'applaudit pas.»

 Où, ce président a-t-il vu et entendu que l’on applaudissait dans les églises ?

Cette relaxe st une bonne nouvelle en attendant le jugement et ses attendus.

 Sur le fonds, ceux qui se placent derrière les plaignants font semblant de croire que caricaturer un Mahomet en lui mettant un bombe dans sa coiffe alors qu’a l’époque ce type d’arme  n’existait pas,prends tous les musulmans pour des terroristes sont de mauvaise foi. C’est plutôt montrer du doigt les terroristes qui s’en réclament de Mahomet. Et qui tuent en son nom en l’invoquant.

Je voudrai ici encore une fois m’étonner qu’il soit plus question du Prophète que d’Allah. C’est comme ci il n’existait pas, aucun des avocats et témoins de la partie civile n’ont cité son nom. Il est vrai que la coutume musulmane et surtout sunnite ne conçoit pas comme les juifs d’ailleurs que l’on représente sous toutes formes l’image de leurs Dieux, alors comment le caricaturer celui là. Lui mettre une bombe dans la chevelure aurait une autre portée pour les musulmans et les caricaturistes. Il n’en reste pas moins que Allah ou Mahomet, chacun de nous citoyens d’un monde enfin détacher de la présence d’une Eglise toute puissante. Dont les vicaires qui n’ont pas digéré la séparation de leur Eglise et de l’Etat voudraient bien voir dans ce procès une condamnation pour faire une jurisprudence favorable et ainsi et regagner ainsi les pouvoirs qu’ils avaient avant. Il s’agit bien là d’une action de la laïcité pour se défendre de tout intégrisme rampant et autres tentatives obscurantistes.

 

(1)   Un nid d’intégriste. J’y reviendrai.

10 janvier 2007

ISLAMITUDE

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Mardi soir sur FR3 une excellente émission "Ce soir ou jamais" présentée par un Frédéric Taddeï souriant et habile Au programme l’islam et le Coran. Avec, parmi les invités, Tariq Ramadan. Puisque nous ne connaissons rien de cette religion et peu sur ce nouvel intellectuel musulman, autant s’enrichir et mourir tranquille

En avant propos la mort d’un dictateur. Tour de table, c’était un pourri, mais…En réalité un véritable pourri que la France en la personne de Chirac a soutenu et aidé. Ca la fout un peu mal mais ne devrait pas surprendre puisque nous vivons dans un monde de dingues. De là à le pendre après un procès bidon, un jugement sans surprise et une exécution immédiate. Un autre procès pour des faits encore plus graves avec de vrais juristes, juges et avocats qui ouvriraient les bons dossiers, aurait eut des conséquences catastrophiques pour les grands de ce monde.

 

Je ne voudrai surtout pas tomber dans l’idolâtrie, mais je ne sais pas vous, moi je trouve que pendant la période finale de sa vie il a offert l’image d’un type qui ne manquait pas de panache. Ses juges il les invectivait ainsi « Qui est tu, toi, pour me juger ? Sans moi tu ne serais rien » et les magistrats nommés d’office de plonger honteux le nez dans leurs papiers. Et le jour de son exécution, non plus, certes il ne fut pas Danton, mais çà y ressemblait. Je ne suis pas pour la peine de mort, tout le monde le sait, et d’assister par caméra cachée à sa pendaison me laisse un goût de chiotte (j’imagine facilement, car je suis en train de lire «les Bienveillantes »)

Il n’empêche que ce fut un tyran, et qu’il aurait du être assassiné, comme çà au débotté par le père d’un petit Kurde tué par les gaz que sur son ordre l’armée iraquienne a utilisé aurait été plus sain.

 Passons maintenant à Mahomet, que beaucoup de personnes, y compris je me le demande chez les mahométans, confondent avec Allah ! Le prophète par ci, Mahomet par là. Et Dieu dans tout çà ?

Tout d’abord, dans cette émission, il ne fut guère question du Coran. Pour les assistants à ce débat, en tout cas pour les musulmans, la « sacritude » (1) du texte n’est plus à démontrer. C’est plutôt la vie du Prophète qui était au cœur du débat. Les uns expliquent (longuement) la méthodologie de leurs travaux, Al-Sira, qui consistent à condenser une œuvre collective les Hadiths historiquement étalée dans le temps et la durée. Et Ramadan qui publie un ouvrage sur le même sujet, en partant de ce que les croyants croient et non de ce qu’il devrait croire. Cela dit ce Ramadan a une vraie présence et un aura certain. Dans sa logique personnelle il paraît sans faille avec un verbe clair et sans détour. Dommage qu’il ne soit pas encore athée

 Pour le non-croyant que je suis (ceux du plateau étaient bien timides) j’en retire un seule chose. Que ces messieurs s’efforcent de démontrer que la vie de Mahomet n’est pas un roman mais tout comme. Des textes remaniés au cours du temps, transcrits et retranscrit, que les premiers écrits déjà peu fiables (dixit) déjà une épopée transmise oralement avec tout les vicissitudes du téléphone arabe, que les textes d’aujourd’hui d’où sont tirer les commandements (attention pas du Coran) n’ont rien à voir avec la VERITE. Que l’Islam est un religion donc renégate et pourquoi pas parjure. Un exemple, le port du voile ou la séparation des hommes et des femmes à la prière. Pour les uns il s’agit de la parole du prophète, pour les autres d’un interprétation trop littéraire d’un texte apocryphe qui tiens selon moi, plus d’un catéchisme que de l’Histoire.

La condition féminine en islam relève de la même interprétation des textes aujourd’hui compilés. Bref tout va mal en terre d’islam et pourtant Mahomet était un sage, un saint et patati et patata. Du déjà vu et entendu dans les débats télévisés. C’est à peine, et encore je ne suis pas si sùr, si quelqu’un a rappelé que le bonhomme était surtout un conquérant et que son combat était bien plus politique que spirituel.

Pour un athée, le fait d’insinuer qu’un dieu vienne vous dicter des pensées et des commandements, alors qu’il faudra les coucher sur le papier par d’autres, étant illettré soi-même, ou de les colporter, est une imposture. De plus çà sent le plagiat à plein nez de l’histoire de Jésus (encore une illettré ?) dont les péripéties ont été inventées elles aussi puis remaniées au goût du jour par les successifs scribes. Sans compter les traductions et interprétations erronées. En tout cas ce que l’on ne connaît pas c’est l’Histoire universelle, écrite de l’extérieur par les témoins de ce temps.

 Ce qu’il faut retenir de tout cela c’est qu’il s’agit d’un nouvel l’attrape-couillon que les curés et tyrans (souvent les mêmes) en tous genres se servent pour exercer un pouvoir, même minime, sur les autres. Et çà fait des milliers d’années que cela dure. Des millions d’individus sont dès la naissance embarqués dans un monde irréel. Dans un feuilleton américain à la noix (dont je suis friand) une image m’a frappé. Dans le scénario, une serbo-croate je crois, aveugle, torturée par le méchant du film, en apprennant sa mort s’écrie « Allah est grand ». L’actrice grimée en slave islamisée est une parfaite américaine de studio et ses mots sonnent mal, forcément. Mais c’est ainsi dans la vie, combien de personnes en implorant ou priant leur Dieu, dont les paroles sont apprises par cœur, sonnent mal, sont dans cette situation. Ils jouent le rôle qu’on leur demande de jouer. Demander ? Plutôt imposer. Selon que vous naissiez à Hollywood où dans un village bosniaque ou vous colle un bon dieu exclusif. Et en prime une religion qui bouffe le nez des autres, de tous temps et de tous bords.

La grande trouille de l’Occident c’est l’invasion par l’islam. Et pour les pays arabes la corruption des esprits par l’Occident avec le Grand Satan comme croque-mitaine. Entre nous, les satans de chaque camp s’en tamponnent le coquillard de ces corruptions et envahissement. Leur satan à eux c’est l’épuisement des puits de pétrole. C’est autrement plus important que le statut des femmes au Moyen-Orient ou de savoir si Mahomet préconisait le port de la capote anglaise ou non.

Su Mahomet avait été un sage comme voudraient nous faire croire les musulmans et leurs barbus, imams et compagnie, il aurait mieux fait de dire à ses sujets. 

« Il n’y a pas plus de dieu que de beurre en broche sous le soleil de Bagdad. On vous prend pour des chevrettes de trois mois. Votre vie est entre vos mains, et non dans celle d’un archange en carton-pâte, un petit postier en quelque sorte. Votre seul dieu c’est le soleil, la terre, et l’Autre. Quant à vos ennemis leur dieu n’EST pas plus que le vôtre. Il n’y a pas de paradis ni d’enfer, vous le vivez et le vivrez sur cette terre. Il n’y a qu’un passage du rien au rien. Raison de plus pour ne pas nous foutre sur la gueule au nom des dieux »

 

(1) Sur les blogs UMP il est marrant de voir avec quelle férocité les blogsmasters se jettent sur le néologisme de madame Royale. S’ils n’ont que ce genre d’arguments pour pourfendre l’attitude le leur ennemie intime, cela me rassure, ils n’ont rien à dire de concret. Me moquerai-je de la démarche rhinocérotesque de leur candidat. Non, j’ai ma fierté.