23 mars 2007

BUSH TOI DE LA !

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G.W Bush est probablement le plus mauvais président des Etats-Unis pour l’opinion mondiale et surtout aujourd’hui, américaine. Ce péquenot, fils de son père, une famille dont les origines et les intérêts pétroliers sont bien glauques, a dû pendant son mandat faire face à deux évènements majeurs.

Le premier est l’attaque pour la première fois de son histoire sur son territoire, celle des TwinsTower par les sbires de Ben Laden. Le second, qui dépend du premier, fût la décision d’attaquer l’Irak, avec les fallacieux prétextes que nous connaissons maintenant et que les observateurs prévoyaient. Sans parler de sa gestion des ravages de l’ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans.

L’administration Bush, aux mains des culs-bénits, relais des marchands de canons, à décider d’attaquer l’Irak pour, primo, éliminer Saddam Hussein et deusio exporter la démocratie dans ce foutu pays. Nous voyons les résultats à la date du quatrième anniversaire de cette connerie

 - des milliers de morts chez les jeunes américains

 - une voie royale ouverte à une guerre civile entre deux groupes de religieux, qui certainement s’entretuent sans se préoccuper de l’irakien lambda, et foutent un sérieux bordel, une boucherie sans nom, tout en tenant tête, c’est le moins que l’on puisse dire, à la plus forte armée du monde.

 
Je parle très peu de ce sujet ou à dose homéopathique, car je suis atterré par cette lutte intestine entre deux communautés musulmanes, ce qui illustre très bien ce que je pense de l’institutionnalisation des religions. Peut être est il trop tard pour instaurer la laïcité dans ces pays aux mains de despotes en robes noires ? Dommage car ce serait une première étape vers un régime démocratique à l’orientale vers une république telle que nous l’entendons.

Devant ce conflit, plusieurs questions me tarabustent. Tout d’abord la transmission quasi dynastique du pouvoir des Bush. Ensuite, le volontariat de ces jeunes américains, que le film du Gros Bill souligne avec justesse, me paraît malsain. De tout temps les nations, qui ne perdurent qu’à travers les guerres, envoient à la tuerie ses enfants. Il est vrai, pour être pragmatique qu’il ne saurait être question d’y envoyer tout d’abord les pères de famille les vieillards, surtout pas le femmes et les affectés spéciaux (1).

Reprenons le fil de mes élucubrations, à savoir : être pour ou contre une armée de métier. Depuis que je suis en âge de m’intéresser à l’Histoire de France, c’est la Révolution française qui a attiré mon attention, surtout le personnage de Robespierre. Surtout depuis le temps où j’habitais dans sa rue. Non ! Pas celle où il est né, mais dans celle qui porte son nom, dans ma banlieue périphérique. Jacobin je suis, jacobin je reste C’est pourquoi d’ailleurs, lorsque j’entends les mots, régionalisation, reconquête, entretien des particularités nationales comme les langues, patois et autres jargons bretons, corses ou alsaciens, je tique un peu beaucoup

 Où voulais-je en venir ? Ah oui. Aux bidasses. Admirateur (juste un peu pour faire bien dans cette note) de St Just, je suis pour un armée du peuple et ce pour plusieurs raisons.

 Une armée de métier c’est la porte ouverte à toutes les aventures. Mercenaires aux petits pieds, légionnaires de pacotilles ces soldats partent en guerre pour toute autre raison que la défense de la démocratie. Les petits américains qui rentrent au pays dans des sacs en plastique, sont partis pour la plupart, pour endosser le bel uniforme américain et coiffer cette horrible casquette qui me fait toujours pouffer, et Pour éviter de finir comme livreurs de pizzas, bref pour du fric. Avec la fierté de toute la famille sur le seuil, drapeau étoilé au balcon. Ce qui n’empêchera pas pour certains d’entre leurs fils- de se conduire comme des chiens avec les « bicots » en Irak.

 En parlant des « ratons », hier chez nous, le contingent a traîné les pieds en Algérie, et sans lui, malgré ses milliers de victimes, les colonels auraient pacifié l’Algérie qui serait encore française, quitte à remettre çà aujourd’hui pour lutter contre la quête universelle d’émancipation. A noter que la saloperie étant humainement universelle nous avons compté dans nos rangs pacificateurs les mêmes ordures qui opèrent aujourd’hui à Bagdad.

 Ensuite, la conscription est un socle commun devant les péripéties de la vie quotidienne. Tous à poils dans les douches, tous ensemble à la laverie, aux chiottes et face à l’indigence des sous-officiers de garnison. A coté de nos lits, en chambrée, pieutaient des fils à papa : avocats ou médecins et à notre grande stupeur, n’était pas différents devant l’adversité. Eux mêmes d’ailleurs, étaient très étonnés que nous puissions avoir des idées politiques et discuter, avec nos mots de philosophie par exemple. Et comme souvent cela finissait en beuverie. Bras-dessus, bras-dessous, nous allions pisser sous les fenêtres du colon. Je sais çà fait, soit démago, soit réac sur les bords, mais je pense que je ne suis pas le seul à penser comme moi.

 Et dire qu’il y a un prétendant au trône présidentiel, un gugus dont je ne prononce pas le nom, à l’instar d’un Chirac obligé de le soutenir, qui trouve chez Bush un modèle et excuse la France de n’être pas du coté de l’armée américaine. Et qui, s’il il avait été par malheur élu à cette époque, aurait comme l’autre que je ne blaire pas trop non plus, aux cotés des USA et qui compterait un peu moins d’électeurs potentiels ne seraient-ce que les petits soldats français qui eux aussi reviendraient par avion en sac de nylon. Nous l’avons échappé belle. Et faisons tout pour que cela ne se produise pas. 

 DERNIRE NOUVELLE

Charlie est relaxé de ses accusations au grand dam  des "représentants" du culte musulman. Merci mon Dieu !
(1). C’est quoi les affectés spéciaux ?

Je sais ce dont je parle, puisque en tant que troufion, j’ai personnellement travaillé à la mécanisation d’un fichier primaire de ces types en 1962, une première étape vers l’informatisation telle que nous la connaissons actuellement. Cette liste est constituée des noms d’individus indispensables à la nation en temps de guerre. Ce qui pourrait être logique mais qui l’est moins lorsque l’on la consulte. Tous les patrons, de la plus petite entreprise jusqu’à la plus grande, notamment les banquiers y figuraient. Ce qui me heurtait au plus haut point, puisque j’y voyais le nom de mes propres patrons. Bien entendu j’ai ramené ma fraise auprès du seul officier qui lui seul pouvait m’écouter sans me promettre « la cour martiale » comme les autres. « Mon p’tit gars la guerre n’est pas une mince affaire et comme Clemenceau le disait trop sérieuse pour être confiée à des militaires, néanmoins c’est comme çà. Imagines-toi un pays en guerre sans industrie et sans banque ? ». Ce à quoi je répondis qu’un patron de chez Simca au front ne paralyserait certainement pas l’entreprise et qu’un troufion de base pourrait peut être faire aussi bien l’affaire. Ce lieutenant colonel de la légion me regardas curieusement et me lâchât : « Tu s’rait pas un peu trotskiste toi ? »