27 mars 2009

TOUS A VOS POSTES A GALENE

buraeu.JPGBidouillons un peu.

Pureté d’esprit ou frustration, je ne sais pas d’où cela peut provenir, mais tout ce qui touche le divertissement ou les jeux par exemple, ne me parait pas être un métier. Pour moi le comble  c’ est l’indemnité perçue par les intermittents du spectacle, des vedettes , non pas des machinistes et coururières. Il y a dans les reorésentations quelque chose qui ne devrait pas être monnayé. Je préfère les saltimbanques du Capitaine Fracasse à la tournée de la Star’Ac. Imagine-t-on Molière ou Beethoven adhérer à la SACEM ?. Je sais que les grands compositeurs vendaient leur propre personne auprès des cours royales, mais certainement pas leur musique au grand-public.
Un artiste devrait être simplement fier de son audience auprès du public qui pourrait les récompenser bien sûr autrement qu’avec des applaudissements et lui permettre de vivre décidemment pour qu’il continue à l’enchanter. Le régime communiste avait ses artistes d’Etat qui sont restés célèbres, je n’irais pas jusque là, mais presque. Le talent n’est pas une marchandise et donc ne peut être vendu.
De voir ces Idoles inscrits parmi les plus hauts revenus d’un pays, à côté des champions de la baballe à 22, il y a de quoi s’insurger autant qu’en apprenant combien le PDG d’ELF touche comme salaire. Et bien non, on continue à acheter des CD. Francis Cabrel a engrangé 4 millions d'euros en un an. Danny Boon a gagné 28 millions d'euros, en quoi a-t-il été lésé par le piratage monstre de son film qui vient d’être diffusé sur une chaîne cryptée qui en a payé les droits avec l’abonnement de ses clients. ?

D’ailleurs, les « artistes » en font des tonnes dans le caritatif, un remords peut-être, mais  sûrement plus une technique publicitaire qui ne leur coûte rien. De voir tous ces cabots parader au nom de la misère, que les Restos du Cœur dénoncent, cela me fait gerber.(Vous remarquerez que moi aussi je sais parler d’jeuns)

C’est un sujet qui fâche , je le sais, mais allons-y. De voir les sommes que touchent des vedettes de variétés, la chanson pour tout dire, qui n’est d’après Gainsbourg, qu’un art mineur, m’insupporte. Prenons l’exemple la Start Ac ou son avatar de la 6, on ne va dégotter qu’une future vedette de l’industrie du disque, c’est tout. Cette star artificielle, (peut–être moins que dans d’autres filières) va s’enrichir et enrichir sa maison de disques. Laquelle, qui ne cherche que du profit, de rebattre les oreilles du moindre type qui ouvre son autoradio ou qui prend l’ascenseur pour aller bosser avec Céline Dion et qui gueule quand la chanson ou l’album de sa créature est pompé sur Internet. Or l’Elysée envisage d’installer un plan anti-piratage, un vœu qui répond à un lobby qui fait un bon travail. En effet Christine Albanel, a un ridicule projet qui porte le nom d’HADOPPI qui instaurerait des sanctions contre le téléchargement illégal et le piratage, parmi lesquelles la suspension de l'abonnement à Internet qui d’après elle ne peut pas  "être considéré comme un droit fondamental", précisant qu'on pouvait avoir accès à Internet "partout ailleurs" que chez soi !. Tellement idiot que les eurodéputés s'opposent à ce projet,  ils ont adopté par 481 voix contre 25 et 21 abstentions le fait qu’à«un tel accès ne devrait pas être refusé comme une sanction par des gouvernements ou des sociétés privées».
Pour des téléchargements que l’on réécoute chez soi ou que rediffuse lors du mariage de la petite nièce, on suspendrait le pirate d’accès à Internet qui est LE support de la culture de demain ! Une ânerie. En effet de jeunes talents perçent en se produisant sur la toile ce qui horripile les majors qui sont encore à la traîne, ils sortent des CD alors que tous les mômes ont des Ipod.
Imaginons que l’on découvre que je constitue une discothèque en empruntant et copiant des morceaux de musique que m’offre la discothèque municipale, on ne me reproche rien. J’emprunte sur Internet surtout des morceaux du domaine public et me voilà privé d’Internet ! Et pour combien de temps ?. Pourquoi pas en cabane le p’tit père Teddy ?
Avant cette pantalonnade, on pouvait copier sur bandes ou cassettes les émissions de radios. Ce que je faisais surtout avec la BBC qui diffusait du Jazz, du R’N’R, du R’N’B et toutes les musiques du monde. Quelle Alabanel allait me priver de cette faculté ? Alors que l’on va nous faire payer pour aller pisser durant un voyage en avion, on voudrait nous soutirer du fric pour pouvoir écouter de la musique, et même nous punir en application d’une loi brinquebalante. Et on nous prend en plus pour des lapins de trois semaines, en effet, pour écouter ces piratages nous avons déjà payé, un taxe sur les disques durs et les supports MP3. Il est même question de criminaliser l’édition en Streaming ! -en français : en ligne-. A quand l’interdiction de l’écoute ?. Alors que tous ces messieurs-dames savent très bien que l’on peut enregistrer tout ce qui passe par votre carte son, il suffit de bidouiller, ce qui n’est pas encore interdit.

Si vous avez des incunables enregistrés sur vos appareils du siècle dernier, vous pouvez les réenregistrer sur votre disque dur. Il suffit de bien brancher vos vieux engins sur les bornes adéquates de votre unité centrale et utiliser AUDACITY un logiciel free. A moi Georges Guétary et Georgette Lemaire. Tiens, pour la peine je vous propose d’écouter un extrait, -je reste dans la loi- d’un morceau de zique que j’ai enregistré en 1977 un soir vers 2 heures du mat. J’ai fait la queue ensuite à la Fnac pour acheter l’album de Billy Cobham : « Quadrant ».
podcast
(1) Que j’ai gavé de CD devenus maintenant inutiles en ne gardant que les Collectors, par contre je garde mes Vinyles.