19 mai 2009
JESUS LE STOICIEN
< DROLE DE JEU EDUCATIF GREC. PEDA...GOGIE
Je développe sur ce blog l’idée que Jésus de Nazareth est un personnage de fiction. Bien entendu, je n’ai rien inventé, mais cette théorie concorde bien à ma conception des choses. Parmi les athéistes, certains pourtant continuent de croire à un Rabbin juif qui s’est pris pour le fils de Dieu. D’autres comme un zélote embastillé par les romains qui le zigouillèrent.
Sur le site http://philo.over-blog.com/, Sancho, un rédacteur, développe l’idée que le message de Jésus a été mal interprété et il fait une relecture des Evangiles à travers le prisme de la culture grecque très intéressante, car documentée donc plausible. Aujourd’hui, il nous signale la parution d’un ouvrage qui parle, lui aussi de cette question et un fait la critique. (1)
Dans ce bouquin Bruno Delorme, met l’accent sur le fait que tous les textes, « ont été écrits par d’habiles écoliers qui appliquaient les principes de la rhétorique grecque et n’avaient cure des discussions de rabbins. La preuve la plus irréfutable ? Tous les textes du Nouveau Testament ont été écrits en grec ! »
Le raisonnement est habile : « la rhétorique est une invention grecque, les évangiles ont été écrits en grec, donc les évangiles sont des œuvres qui ne relèvent que de la rhétorique grecque » Boum !. A part ce sophisme, je serai assez d’accord avec cette théorie, pour moi et l’auteur, les Evangiles selon St Machin, apocryphes et autres ne sont que des textes littéraires et romantiques, car tout y est : rhétoriques, figures de style, métaphores et j’ajoute, emprunts des mythes proto-chrétiens locaux, essentiellement égyptiens, Osiris, Isis et Horus.
L’auteur pense également que le but des rédacteurs successifs des textes dits sacrés ont volontairement décrits un Jésus héros de tragédie ou de roman à « l’eau-de-rose » avec comme dessein de faire avaler cette histoire aux gogos prêts à croire à n’importe quoi, en l’occurrence une nouvelle vérité, distillée par une secte religieuse qui a l’originalité de s’opposer à la religion ambiante plutôt complaisante avec l’occupant romain.
Toujours sur ce site, Sancho démontre qu’une rencontre de Jésus avec des philosophes grecs est parfaitement concevable. Moi qui voulais écrire l’histoire de Jésus, enfant, adolescent et jeune adulte, (un projet abandonné, car demandant trop d’études pour être crédible) j’aurai trouvé là un sujet d’écriture.
Puisque j’ai le temps, en voici le synopsis
Le monde hellénistique cernait la Galilée et mon, «p’tit père Jésus», vivait à quelques heures de marche de Tibériade, la capitale où il allait discuter le bout de gras avec les penseurs grecs qui vivaient à la cour du roi Hérode (en évitant de leur tourner le dos). Fils de charpentier il a été embauché avec son père adoptif Joseph sur les chantiers de la ville pour des petits boulots, tandis que sa mère faisait des ménages pour payer les études de son fils. Une éducation grecque très stricte qui le mena vers la philosophie stoïcienne.
Après une adolescence studieuse et fructueuse, il prit son baluchon et comme beaucoup de ses condisciples (qu’il évitait soigneusement d’approcher), il alla parcourir la région en portant la bonne parole : appel à la dignité humaine, à sa noblesse intérieure, proclamation de l’égalité de tous les humains, affirmation d’un Dieu unique.
Plus tard, il eut une certaine notoriété en Galilée et parvint à entraîner des hommes qui deviendront ses propres disciples. Parmi eux, qui n’apparaissent pas dans les Saintes Ecritures, d’anciens copains, qui par stratégie conçurent un plan et les racines d’une nouvelle croyance. En accord avec l’intéressé, ils en créèrent les bases, synthèse de l’ancienne religion hébraïque et de la pensée helléniste, l’image d’un juif qui se dressent contre les dirigeants et dignitaires religieux de l’époque, Messie et porteur de la vraie vérité. Le scénario est bien au point et respecte les mythes juifs, naissance divine, puis nouveauté, la Cène, Judas jusqu’à la présentation du héros à Ponce-Pilate.
Et c’est là que tout a foiré, ce gros plouc de romain a confondu Barrabas avec Jésus, ignorant sa main gauche de sa main droite et ordonna à ses soldats de crucifier ce vaurien, comme tout le monde. Débandades chez les Apôtres, il fallut faire appel une nouvelle fois aux philosophes grecs qui étaient en train d’éduquer de jeunes enfants avec de drôles de jeux, pour écrire l’épisode suivant. Faux mort au début, mais vrai cadavre à la fin. Pour rendre vraisemblable la suite du feuilleton, il était nécessaire d’écarter sa femme, une Crétoise qu’il avait épousé à Athènes, une râleuse et ses trois mômes, dont une fille. Même chose pour la belle-mère, Marie, une pauvre fille-mère engrossée par un inconnu qu’elle recherchait pour lui faire payer les pensions non perçues. Donc, résurrection, ascension et pour finir en beauté et racheter l’image de la pauvre petite Marie, l’assomption, avec feux d’artifice, cuivres, cymbales et fumigènes
Par chance, ces stoïciens ont réussi à convertir à la fois à la nouvelle religion et à leur projet, un juif turc, un certain Saulbessonberg, alias Paulo qui habitait une banlieue périphérique. Celui-ci emballé, se prêtât au jeu et commença à écrire à tout le monde, Juifs, Grecs, Romains et Corinthiens, du moins à ceux qui savaient lire. (2)
La suite vous la connaissez puisque c’est le sujet de ce post.
(1) Bruno Delorme : Le Christ grec, de la tragédie aux évangiles, Bayard, 2009.
(2) La vie de Jésus, version II « Le Christ »
15:05 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, christianisme, jesus, christ, grec, grèce




