23 mars 2009

LES DUETTISTES


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En partant d’un vœu  pieux, Méhaignerie, un foudre de guerre UMP anti-capitaliste (1) proposait en ce qui concerne le collectif budgétaire 2009, des amendements à la commission - qu’elle a adopté, qui permettraient de taxer les plus hauts revenus  en faisant passer de 40% à 50% le taux marginal d'impôt sur le revenu pour les contribuables de la dernière tranche. Paniquade générale à l’Elysée, «Cette contribution exceptionnelle est une mesure stupide et imbécile», avait déclaré Sarkozy en Conseil des ministres. Résultats les amendements sont repoussés par l’Assemblée. Pas touche au « bouclier fiscal » et à toutes mesures de bon sens visant à limiter les émoluments des grands patrons.

D'après les statistiques de Bercy, 20 foyers fiscaux ont touché un chèque moyen du fisc de 286 231 euros. Les plus grands bénéficiaires étant les plus riches, chèque de  381 782 euros (62 % de la masse des remboursements). Certes ils paient beaucoup d’impôt et le gouvernement fait ressortir l’état des exils financiers qui ont fait perdre au moins 17,6 milliards à l'Etat en 2006, mais symboliquement c’est insupportable surtout en période de crise. Pour Eric Woerth "Lorsqu'on gagne de l'argent en France parce qu'on réussit, on n'est pas un voleur"  Réussir voilà un gros mot de lâché. Réussir quoi, sa vie même lorsque l’on n’a pas de Rolex à 50 balais ? Et c’est ministre du budget ce type ?
Selon un économiste distingué, le paquet fiscal, adopté en 2007, aurait coûté 7,7 milliards d'euros en 2008. Et si on prend en compte toutes les mesures mises en œuvre depuis neuf ans pour alléger la fiscalité des plus riches, le montant perdu chaque année par les finances publiques s'élève à 30 milliards d'euros. Dominique De Villepin, devenu entre temps un des plus farouches détracteurs du « paquet fiscal », avait fait adopter une réforme du barème de l'impôt sur le revenu qui avait, à elle seule, entraîné plus de 10 milliards d'euros de pertes fiscales par an. Davantage donc que le paquet fiscal de Nicolas Sarkozy. Pas étonnant en tout cas, avec de telles politiques, que les déficits publics se soient creusés et la dette se soit envolée, avant même la crise actuelle.

Dans un élan démagogique le gouvernement a demandé au Medef et à l'Association des entreprises de France(Afep)  de mettre un frein à la rémunération des patrons de boites qui mettent en place un plan social de licenciement ou de chômage partiel. Parisot a alors beau jeu dire que le MEDEF n'a "pas les moyens, ni même le désir d'imposer quelque chose" qui relève du domaine contractuel. Soit, pas le désir, mais l’obligation l’égale et n’en parlons plus. On attend la suite.
Et dire que notre cher président veut dynamiter le capitalisme alors qu’il le cajole. Et comme d’habitude il en profite. Je passe rapidement sur les conditions de son hébergement lors d’un séjour privé au Mexique, précédent la visite officielle. Monsieur et madame étaient hébergés gratos par un super-richard du pays, à qui on reproche une aventure avec le marché de la drogue. Vrai ou pas, cette situation a foutu Sarko en pétard reprochant à notre Ambassadeur, un futur chômeur donc, de ne pas l’avoir averti de cette rumeur. Tout cela  a donné lieu à une mascarade  à des aller et retour de précisions ridicules, on aurait dit du Feydeau.
Aujourd’hui, notre très cher Guide, éternel candidat en campagne, n’en mène pas large. Il suffirait que la grève soit aussi importante et déterminée que la première, pour l’affoler un peu plus. A cette heure nous sommes fixés, la grève est une réussite, 10 %  de manifestant pour la police et 120 % pour les syndicats.
Car monsieur « a ses nerfs », le voilà devant  des fonctionnaires qui désobéissent, des ouvriers qui grondent, des chercheurs qui lui cherchent des poux dans la tête, des étudiants qui n’attendent que les beaux jours pour mettre un légitime bordel, des électeurs de droite qui doutent, des ministres qui s’accrochent à leur maroquin et la France entière qui dénonce sa politique dans la rue. D’après notre cher « Canard Enchaîné » il craindrait un nouveau mai 68. !

Sa façon de d’être, donc son image reste inchangée : le type même de celui qui aime l'argent, le luxe et les signes extérieurs de richesse, le copain des grandes fortunes et des hommes les plus puissants de France. Cette image dans l’opinion publique lui colle à la peau et une grande partie des Français le blâme pour cela aussi, car ce n’est pas en plus le président qu’il lui faut. Il est aussi pour beaucoup un président par défaut et la comparaison avec Obama le ridiculise un peu plus. Le nouveau président américain a axé sa politique sur la solidarité et le social. Malgré les aléas d’un futur incertain, il a permis aux Américains de reprendre confiance en l'avenir et qui ne sont pas dans la rue avec lui comme tête de Turc, tandis que le notre s’accroche à l’idée de ne pas mettre un peu plus de justice sociale en France. Ce n’est certes pas avec un écrêtement des hauts salaires que l’on va sortir la France de la crise, mais démontrerait qu’il commence à comprendre ce qu’est de ne pas pouvoir finir le mois. Il est d’un autre monde pourrait-il le faire ?
Et je pose la question comment un type qui vie dans un autre monde peut être le chef de l’exécutif et président d’un peuple qui vit dans un autre, celui de la difficulté ?

Il est non seulement un parvenu, mais un petit potentat lorsqu’il nomme son secrétaire à la tête d’un nouvelle banque, fusion de l’Ecureuil et de la Banque populaire en passant outre l’avis obligatoire du comité d’éthique. Ce Pérol est connu pour avoir été à la tête d’un banque qui a fait faillite et qui a défrayé la chronique. Moralité, une plainte est déposée  contre lui pour conflit d'intérêt. Ce copain du patron ayant pris part aux négociations sur la fusion des deux établissements. Les syndicats de la Caisse d'épargne ont eux aussi indiqué qu'ils envisageaient des recours en justice contre cette nomination.
Enfin, le site Médiapart soulève un beau lièvre : ce monsieur a perçu en 2006 des honoraires compris entre 1,5 et 2 millions d'euros, versés par la société Natixis, filiale des deux banques dont il maintenant le président. Cette rémunération, dont il n’a jamais parlé publiquement, vient nourrir le dossier de l’accusation. Il a discrètement démissionné de la fonction publique. Cette démission a été acceptée par un décret signé par Sarko dans le but de rendre impossible un recours au plan administratif.

Mais, quand allons nous faire le ménage ?
(1) Méhaignerie, est président UMP de la commission des affaires sociales

20 mars 2009

RETOUR VERS LA LUTTE DES CLASSES ?

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En partant d’un vœu pieux, Méhaignerie, un foudre de guerre UMP anti-capitaliste (1) proposait en ce qui concerne le collectif budgétaire 2009, des amendements à la commission - qu’elle a adopté, qui permettraient de taxer les plus hauts revenus  en faisant passer de 40% à 50% le taux marginal d'impôt sur le revenu pour les contribuables de la dernière tranche. Paniquade générale à l’Elysée, «Cette contribution exceptionnelle est une mesure stupide et imbécile», avait déclaré Sarkozy en Conseil des ministres. Résultats les amendements sont repoussés par l’Assemblée. Pas touche au « bouclier fiscal » et à toutes mesures de bon sens visant à limiter les émoluments des grands patrons.

D'après les statistiques de Bercy, 20 foyers fiscaux ont touché un chèque moyen du fisc de 286 231 euros. Les plus grands bénéficiaires étant les plus riches, chèque de  381 782 euros (62 % de la masse des remboursements). Certes ils paient beaucoup d’impôt et le gouvernement fait ressortir l’état des exils financiers qui ont fait perdre au moins 17,6 milliards à l'Etat en 2006, mais symboliquement c’est insupportable surtout en période de crise. Pour Eric Woerth "Lorsqu'on gagne de l'argent en France parce qu'on réussit, on n'est pas un voleur"  Réussir voilà un gros mot de lâché. Réussir quoi, sa vie même lorsque l’on n’a pas de Rolex à 50 balais ? Et c’est ministre du budget un type pareil ?

Selon un économiste distingué, le paquet fiscal, adopté en 2007, aurait coûté 7,7 milliards d'euros en 2008. Et si on prend en compte toutes les mesures mises en œuvre depuis neuf ans pour alléger la fiscalité des plus riches, le montant perdu chaque année par les finances publiques s'élève à 30 milliards d'euros. Dominique De Villepin, devenu entre temps un des plus farouches détracteurs du « paquet fiscal », avait fait adopter une réforme du barème de l'impôt sur le revenu qui avait, à elle seule, entraîné plus de 10 milliards d'euros de pertes fiscales par an. Davantage donc que le paquet fiscal de Sarko. Pas étonnant en tout cas, avec de telles politiques, que les déficits publics se soient creusés et la dette se soit envolée, avant même la crise actuelle.

Dans un élan démagogique le gouvernement a demandé au Medef et à l'Association des entreprises de France(Afep)  de mettre un frein à la rémunération des patrons de boites qui mettent en place un plan social de licenciement ou de chômage partiel.
Parisot a alors beau jeu dire que le MEDEF n'a "pas les moyens, ni même le désir d'imposer quelque chose" qui relève du domaine contractuel. Soit, pas le désir, mais l’obligation l’égale et n’en parlons plus. On attend la suite.
Et dire que notre cher président veut dynamiter le capitalisme alors qu’il le cajole. Et comme d’habitude il en profite. Je passe rapidement sur les conditions de son hébergement lors d’un séjour privé au Mexique, précédent la visite officielle. Monsieur et madame étaient hébergés gratos par un super-richard du pays, à qui on reproche une aventure avec le marché de la drogue. Vrai ou pas, cette situation a foutu Sarko en pétard reprochant à notre Ambassadeur, un futur chômeur donc, de ne pas l’avoir averti de cette rumeur. Tout cela  a donné lieu à une mascarade  à des aller et retour de précisions ridicules, on aurait dit du Feydeau.
Aujourd’hui, notre très cher Guide, éternel candidat en campagne, n’en mène pas large. Il suffirait que la grève soit aussi importante et déterminée que la première, pour l’affoler un peu plus. A cette heure nous sommes fixés, la grève est une réussite, 10 %  de manifestant pour la police et 120 % pour les syndicats. Car monsieur « a ses nerfs », le voilà devant  des fonctionnaires qui désobéissent, des ouvriers qui grondent, des chercheurs qui lui cherchent des poux dans la tête, des étudiants qui n’attendent que les beaux jours pour mettre un légitime bordel, des électeurs de droite qui doutent, des ministres qui s’accrochent à leur maroquin et la France entière qui dénonce sa politique dans la rue. D’après notre cher « Canard Enchaîné » il craindrait un nouveau mai 68. !

Sa façon de d’être, donc son image reste inchangée : le type même de celui qui aime l'argent, le luxe et les signes extérieurs de richesse, le copain des grandes fortunes et des hommes les plus puissants de France. Cette image dans l’opinion publique lui colle à la peau et une grande partie des Français le blâme pour cela aussi, car ce n’est pas en plus le président qu’il lui faut. Il est aussi pour beaucoup un président par défaut et la comparaison avec Obama le ridiculise un peu plus. Le nouveau président américain a axé sa politique sur la solidarité et le social. Malgré les aléas d’un futur incertain, il a permis aux Américains de reprendre confiance en l'avenir et qui ne sont pas dans la rue avec lui comme tête de Turc, tandis que le nôtre s’accroche à l’idée de ne pas mettre un peu plus de justice sociale en France. Ce n’est certes pas avec un écrêtement des hauts salaires que l’on va sortir la France de la crise, mais démontrerait qu’il commence à comprendre ce qu’est de ne pas pouvoir finir le mois. Il est d’un autre monde pourrait-il le faire ?
Et je pose la question comment un type qui vie dans un autre monde peut être le chef de l’exécutif et président d’un peuple qui vit dans un autre, celui de la difficulté ?

Il est non seulement un parvenu, mais un petit potentat lorsqu’il nomme son secrétaire à la tête d’une nouvelle banque, fusion de l’Ecureuil et de la Banque populaire en passant outre l’avis obligatoire du comité d’éthique. Ce Pérol est connu pour avoir été à la tête d’une banque qui a fait faillite et qui a défrayé la chronique. Moralité, une plainte est déposée  contre lui pour conflit d'intérêt. Ce copain du patron ayant pris part aux négociations sur la fusion des deux établissements. Les syndicats de la Caisse d'épargne ont eux aussi indiqué qu'ils envisageaient des recours en justice contre cette nomination.
Enfin, le site Médiapart soulève un beau lièvre : ce monsieur a perçu en 2006 des honoraires compris entre 1,5 et 2 millions d'euros, versés par la société Natixis, filiale des deux banques dont il est maintenant le président. Cette rémunération, dont il n’a jamais parlé publiquement, vient nourrir le dossier de l’accusation. Il a discrètement démissionné de la fonction publique. Cette démission a été acceptée par un décret signé par Sarko dans le but de rendre impossible un recours au plan administratif.


(1) Méhaignerie, est président UMP de la commission des affaires sociales

29 janvier 2009

NICOLAS LE PETIT

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Il faut le constater, nous ne sommes plus dans un régime entièrement démocratique. Avec Sarkosy nous avons hérité d’un régime présidentiel,  malgré la crainte de ses opposants quelques 17 millions d’électeurs. Chez ceux qui l’ont voulut à la tête de l’Etat, il y a même quelques flottements. Cette présidence omniprésente commence à faire peur, en effet imaginons un successeur de Sarko mal intentionné, qu’aurions nous à la tête du pays ? Un le Pen déguisé en démocrate ?
Tout ce qui émane comme intention gouvernementale est le fait d’un seul homme.et sa politique foncièrement de droite est entourée d’un climat qui ne promet rien de bon au niveau de la sécurité et des libertés publiques. Ici et là nous parviennent des informations qui ne nous rassurent pas. Le préfet de la Manche, muté après les manifestations de Saint-Lô, le policier de Corse muté pour l'affaire Clavier, le pauvre bougre condamné pour une affiche portant "casse toi pauvre con », ce journaliste arrêté et fouillé à corps et deux rigolos soupçonnés d‘être des terroristes qui auraient voulu faire dérailler des trains.
Une mainmise sarkosiste sur l’Etat en matière d’information avec la nomination à la tête des médias publics télévisés et radiodiffusés par le chef de l’Etat est une démonstration d’un autoritarisme dangereux. Une presse libre est le dernier garant de la liberté, laquelle doucement et sans douleurs apparentes s’évanouit. Le parlement par exemple, malgré les dénégations des porte-serviettes de l’Elysée, n’est qu’une chambre d’enregistrement. Un exemple ? La suppression de la pub à la télé publique (Qui soit dit en passant malgré les promesses, exigera une augmentation de la taxe. Des menteurs) a été effective avant le vote de son texte de loi par nos représentants. Autre exemple cité par Mélenchon lors d’un débat sur « Risposte » : le nombre effarant de lois votées sans examen. Ce qui n’émeut pas ses vis–à-vis, Goasquen et Karoutchi-chou-chou  (Qui s’effarouche d’une question posée par Moati sur ses préférences sexuelles. "Prout, prout ! ! Ma vie privée ne regarde que moi ...na na na !" Alors que ce monsieur sous l’œil bienveillant de Sarkozy est invité aux dîners officiels avec son fiancé. Avec Notre–Dame de Paris à gauche et Karoutchi-chou-chou à droite, l’équilibre entre le gouvernement et l’opposition est réalisée.
Revenons à nos moutons. Sans opposition réelle, ne parlons plus du P.S, le pouvoir n’a que la rue, que certains appellent la populace, en face de lui. A la veille d’un grand jour d’une grève  (1) de belle ampleur, l’équipe de Sarko s’inquiète. Comme notre démocratie est biaisée, le seul adversaire des grévistes sera le Président, qui devra donc assumer l’échec de ses fanfaronnades et les conséquences de la crise économique qu’il ne peut maîtriser pas plus que ses autres collègues, malgré les hourras de ses laudateurs.
Pouvoir personnel que cette présidence qui fait et défait des ministres, tâche jusque-là réservée au Premier ministre, sans ménagement et sans pudeur, Rachida Dati notamment qui vient d’avaler son chapeau. Virée de son maroquin elle se voit rétrogradée à la seconde place derrière M.Barnier, de la liste des candidats à l’élection européenne.. « Je n’ai pas le choix dit-elle » Non lui réplique son patron : « Si tu veux rester mon amie[...] ou tu pars sans rien, ou tu pars pour devenir député européen » Elle s’inquiète alors de sa fille, « A Strasbourg et à Bruxelles, il y a des crèches...) Je sais, on ne va pas la plaindre, elle quittera donc la place Vendômes et ses boutiques de luxes, ce qui lui fera faire des économies. Après Rama voici Rachida au piquet, elles ne sont pas levées lorsque le maître est entré dans la classe. D’ailleurs Sarko est bien enquiquiné avec tous ces ministres  d’apparat dont il ne peut plus sentir certains. A quand, soyez logiques messieurs de l’UMP, un cabinet directeur de l’exécutif.

Pour la première fois depuis longtemps, huit syndicats appellent à la grève, la France, secteur public et privé, demain en grève ne s’adressera qu’à lui, ce Nicolas–Le-Petit qui disait à ses godillots de son parti « Désormais quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit » prend aujourd’hui la mesure de l’événement. Plus démago que jamais il propose que l’UMP s’ouvre au monde ouvrier et crie partout qu’il veut réinventer le capitalisme. Souvenez-vous de ses emprunts à Jaurès, gageons que demain soir qu’il cite Maurice Thorez dans le texte.
Les grèves, la grève, les JT ne parlent en ouverture, que de ses inconvénients pour les usagers, ce qui dresse un peu plus les Français entre-eux. J’entends ici et là, même tout près, des phrases de ce genre : « Y commencent à nous les briser ces grévistes » et «  Qui c’est qui  qui va garder ma gosse si la crèche est fermée ? » Au mieux : « ils ont raison, mais....) Ce « mais » tant travaillé par le pouvoir en place et c’est petit-à-petit que le droit de grève disparaîtra, le meilleur moyen de déclencher une insurrection, que doucement que les libertés individuelles s’étoufferont dans l’approbation générale ou la révolte.
Demain je serai donc Allées des Platanes, avec les quelques manifestants, toujours les mêmes, pour la forme, car je n’ai pas trop d’espoir sur l’écoute de notre Seigneurie du monde salarié et les conséquences qu’il devrait en tirer, mais on ne sait jamais.


(1) En passant, pour ceux les trop jeunes, qui « tombent » sur mon blog, je veux rappeler le sens du mot et son étymologie. Les ouvriers sans travail se regroupaient le matin à la recherche d'un patron sur la Place de Grève aujourd’hui Place de l’hôtel de Ville.( grève : terrain plat composé de graviers ou de sable en bord de mer ou de cours d'eau) Il s'agissait d'une main-d'œuvre sous-qualifiée qui échappaient au monde du travail, donc des  chômeurs0. D’où l'origine à contresens du mot "gréviste". C’est aussi la place où l’on mettait à mort les condamnés, François Ravaillac y furent écartelé. C’est là aussi où fonctionna pour la première fois la « Veuve »


19 novembre 2007

BREVES DE GREVES

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Je suis peut-être de mauvaise foi, mais lorsque je regarde les J.T j’ai l’impression et je ne suis certainement pas me seul qu’ils prennent les bottes du sarkosisme. Je ne dis pas du gouvernement, puisque c’est lui qui domine tout. Le pompon est détenu par TF1 avec un Pernaut geignard, le type même du rouspéteur, cet usager torturé qui haït les salauds de grévistes et qu’on nous montre d’abord. Viendront ensuite l’entêtement des privilégies qui refusent les propositions miraculeuses que leur propose Xavier Bertrand. Les autres journaux télévisés ne sont pas en reste et je te soupire et fait des manières et relaie les poncifs. Les grévistes exaspérés ont foutu les journalistes croupions à la porte d’ailleurs.

Petit extrait de la prose pernautiste : « Je suis… Je suis… Top : je suis un bâtiment de guerre, long et étroit, à un ou plusieurs rangs de rames en usage dans l’Antiquité… Je suis ? La galère, bien sûr ». Du même plus tard «Pour demain, on nous annonce du mauvais temps partout avec de la neige, du froid, de la pluie et du vent, un jour de galère donc pour des millions d’usagers des transports en commun». Pour finir en beauté  : «Troisième jour de galère pour les usagers qui, eux, n’ont pas le choix et doivent travailler jusqu’à 65 ans, et tous les matins.» Car, souligne-t-il mardi à l’appui de sa ligne éditoriale, «plusieurs sondages viennent confirmer l’hostilité des Français à cette nouvelle grève».


Sur les ondes hertziennes on entend toujours ce mot là.... la galère. Au sommaire de FR2, «galères en prévision» puis , « c’est «une journée galère» qui se dessine.
Ensuite c’est PPDA qui débite : de la «galère en perspective». Dans la nuit de mardi, «la galère a commencé» sur i-Télé. Audrey Pulvar de France 3 le remarque : «Quelle galère !» Le syndrome est tel que le mot voyageurs ou passagers a disparu des dis cours alarmants. Pujadas lui, parle « de la grève «dure, dure surtout pour les usagers»
Un autre mot clé : otage fait fureur, puis anti-bloqueur chez les étudiants, qui sont cornaqués par l’UNI ? le très droitiste syndicat étudiant.
PPDA annonce qu’une association vient de se créer «face à cette nouvelle grève».Manque de pot dans le reportage, on apprend qu’elle existe depuis 17 ans…(Trois reportages en deux jours sur TF1 !)
Peut-on se faire un point de vue en regardant les J.T ? Pas du tout. Toujours le même ordre d’importance, un sujet sur le trafic, un autres sur les usagers en colère, quelques réactions gouvernementales ou syndicales de pure forme. Et on enfonce le clou par les fameuses comparaisons entre les uns et les autres, les privilégies et les cocus du système. Comparaisons qui ne tiennent pas la route malgré ce qu’affirme Pujadas sur un sujet qui juxtapose les cheminots d’aujourd’hui avec ceux du début du siècle dernier, à grands renforts d’images en noir et blanc de charbon qu’on enfourne dans la bête humaine !.Ridicule.
Une petite plaisanterie pour la route ? «La mobilisation syndicale se heurte à la volonté très claire du gouvernement de créer un système plus équitable de retraites, c’était dans le programme de Nicolas Sarkozy, il a été élu en partie pour ça.» Cette phrase  est de qui ? De Pernaut, eh oui !..... Pas de Fillon . Un présentateur de J.T. sur TF1, la chaîne de Bouygues. Bizarre non ? Ce mec présente un journal télévisé pour les 53% de Français qui ont voté pour Sarko. Les autres sont ou des cons ou des traîtres.

Pour les « penseurs de plateau » comme Jean-Marc Sylvestre : «Les syndicats ont compris que l’opinion publique ne les suivrait pas dans leur opposition systématique à une réforme in-con-tour-nable.»
Et qui a dit : « «Notre obsession, c’est que les usagers soient le moins pénalisés par cette grève.» Non, cette fois, c’est du Fillon.
Il est bien entendu que tous ces mecs ne connaissent rien à la grève. Qui n’est pas une petite histoire pour ceux qui la déclenche et ceux qui la poursuive. Çà coûte d’abord du pognon et çà les mémés emperlousées qui manifestaient dimanche, ne le savent pas. Pour elles les feignants sont payés et ne font rien qu’à les empêcher d’aller aux Galeries Lafayette pour les achats de Noël.
Cette décision est difficile et d’ailleurs, nous le constatons puisque la base lâche les confédérations. Mais il y a dans ces occasions d’autres aspects qui sont enrichissants, par exemple la connaissance des autres ouvriers ou employés du secteurs, les rencontres, la convivialité, les rigolades. On n’a pas toujours la même tronche d’ouvriers en colère que devant les photographes. On rigole, on chante et on s’aime. Et oui combien de ces amours de 1936 se sont terminées en mariages. Moins en 1968 bien sûr, à partir de là on ne mariera moins et on fera l’amour plus souvent.
Une anecdote personnelle pour illustrer mes propos (non pas d’aventure sexuelle, quoique .....) Après les grandes grèves très suivies des banques en 1974 où nous demandions les 35 heures, (Un leitmotiv de la CFDT) une augmentation substantielle et l’autogestion, rien que çà.
Nous n’avons obtenu qu’une prime égale pour tous et personnellement, leader sur Paris, un étalement sur plusieurs mois des retenues de grèves. J’ai eu la grande surprise, lorsque nous avons fait circuler dès la reprise du travail la fameuse « caisse de grève », de voir un ponte, faire un don équivalent à la prime qu’il touchera à la fin du mois.
Car en cas de réussites d’une grève, pour le moins des aménagements, c’est l’ensemble de la population concernée qui en profite. Les jaunes de 1936 sont partis eux-aussi en tandem avec bobonne sur les plages normandes bénéficiant des congés payés qui ont saboté l’économie française et conduis ce pays à la défaite.

14 novembre 2007

ABOLITION DES PRIVILEGES

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< Les jaunes au boulot

A la force des négociations et des luttes ouvrières, rappelons que les congés pays dont un acquis et non pas un privilège. Je ne connais pas d’acquis de cet ordre proposés spontanément par le patronat. L’utilisation du mot privilège pour dénoncer ce qui n’est en réalité qu’un avantage acquis n’est pas fortuit. On désigne, on montre du doigt ainsi à l’opinion publique une catégorie de travailleurs qui bénéficieraient de « passe-droits » ou d’avantages indus. C’est encore un moyen de diviser les Français, le plus courant étant de monter en épingle la colère des usagers des transports publics, que l’on qualifie honteusement d’otages, envers ces salauds de grévistes. En oubliant que tous ne sont pas irrités et que parmi eux certains sont prêts à faire grève le lendemain pour consolider leurs propres avantages acquis.

L’autre scandale est de masquer les vrais privilèges ceux des détenteurs, innés ceux-ci, de notre système économique et social, que sont les « nantis », (Encore un mot symbole) pour ne pas dire les riches et leurs héritiers, du capital ou de la situation sociale. Exemples : les fils de patrons seront patrons eux-mêmes, sans hériter forcément les capacités de leurs pères à diriger une entreprise et les fils d’avocats qui seront avocats et ainsi de suite. Puis d’interdire définitivement à d’autres catégories sociales, comme celles du bâtiment, l’accès à ce même traitement qui rémunèrent la pénibilité et une espérance de vie bien plus courte que les patrons ou les cadres, qui eux nous le savons tous n’ont pas de privilèges ! Parlez-moi des Stock-otions, tiens !
Aujourd’hui, il s’agit de démanteler ces avantages acquis en faisant ressentir l’apparente inégalité entre les catégories sociales concernées. Si l’on regarde le problème d’un point de vue comptable, cela peut apparaître comme une incongruité. La prime de charbon pour les cheminots, cela peut faire bondir. Permettre de partir plus tôt en retraite en cotisant moins que les autres, est apparemment un scandale. Cet avantage n’est plus de mise certes, mais c’est oublié que le nom, s’il a été conservé, n’est que le fruit d’une négociation, certainement en contre-partie d’une perte, ce qui est le propre d’une tractation salariale.

Ceci est une chose, l’autre est de prendre une posture intransigeante lors des dernières réunions qui opposaient le gouvernement et les syndicats. J’ai bien dit posture, comme toute la politique de Sarko ; Paraître ici et paraître là pour « occuper ou distraire » l’opinion publique, qui de toute manière semble en avoir assez de ce farfadet. Aujourd’hui on dirait que nous nous réveillons. Ensemble les marins pêcheurs (surtout des privilégiés) devant qui on fanfaronne et à qui l’on cède, (ce qui amènera les routiers à utiliser les mêmes moyens) les étudiants, les cheminots, les électriciens,les gaziers, les magistrats, les employés de la RATP, sans oublier l’éducation nationale et les infirmières. Si j’en oublis il faut me le dire. Tout cela pour des raisons différentes certes, mais avec un point commun : le ras-le-bol de cette politique économique et sociale, marre de ce rigolo qui se ballade dans le monde entier croyant représenter la France. Honte également de ses discours, de son attitude obséquieuse envers Bush. « Allez Georges, votre guerre en Irak, je vous pardonne et vous comprends, au nom de la France ».
De quoi devenir sarkophobe dans le bon sens du terme, en effet ce mec fait peur. On sent derrière une façade bon enfant, la hargne, le dépit et la volonté évidente de se venger de je ne sais quelle blessure intime. La vanité en personne, l’arrogance en plus. Bref, tout en étant démocrate je me demande si son quinquennat ne devrait pas s’interrompre très vite. Je ne parle pas de changement de gouvernement, un nouveau qui devrait apparaître après les municipales changera rien, tant ce type se sentira fort de son élection. Après une période où sa politique n’a consisté qu’à récompenser ses électeurs, de consolider le capitalisme et son avatar le libéralisme, avec ces cadeaux fiscaux qui font frémir l’Etranger, 5milliard d’euros, d’obtenir un augmentation de salaire insultante (1) le voilà qui joue les fiers à bras avec la classe ouvrière, dont une partie hélas, je le répète a voté pour lui. De défier au poing un marin qui l’insulte, lequel de toute façon n’est pas assez con au point de descendre lui répondre avec les gorilles qui entoure ce matamore.
Donc, après la vie en rose, Fouquet’s, ballades aux Etats-Unis, ou en mer sur un petit rafiot, voyages biquotidiens, le matin à New-York, l’après-midi à Berlin en passant a Quilvinec, la colère de la rue. Grèves politiques me direz-vous ? Peut-être et tant mieux car en démocratie le pouvoir sans opposition mène à l’autoritarisme et en d’autres temps ou d’autres lieux à la dictature. Je ne parle même pas du P.S, çà vaut mieux.

Nous avons élu un roitelet, un Badinguet et nous ne le devinions pas, (lorsque je dis nous,  je comprends) aujourd’hui  enfin au courant, il faut le remettre dans les cordes et c’est ce que j’attends de cette colère collective qui semble gronder.
Tout le monde dans la rue. De toutes façons c’est obligatoire, les usagers rencontreront les manifestations, les applaudiront et tous ensemble iront à l’Elysée en demandant à Sarko 1er d’abdiquer. Le soir, ils iront à l’Assemblée et obtiendront l’abolition des vrais privilèges comme celui promis aux grosses fortunes de ne plus payer d’impôts du tout. Et, Folleville, s’embrasseront sous les vivats de la populace. Et tous les médias du monde diffuseront cet évènement ce qui incitera les citoyens du monde à faire de même. L’Histoire n’est qu’un éternel recommencement.


(1) 140% ou plus exactement 172%, c’est normal dit-il, avec toutes les pensions que je dois à Cécilia et les fils de Jacques Martin, il faut bien que je vive.