24 août 2009
LA BIBLE presque RIGOLOTE
<Gustave Doré. La concubine du Levite.
Dans Marianne (1) N°644, on trouve un billet plein d’esprit (de sel) de Philippe Jaenada qui propose la lecture de la Bible d’un œil nouveau, genre critique littéraire, un bel exercice de style.
Tout d’abord, il aimerait s’en prendre aux auteurs, mais on ne sait pas qui sait, Dieu lui-même ? Il est question de Moïse, mais comme il est mort ,(Deutéronome,34.1) il n’a pas pu écrire la suite .
L’auteur reprend le texte et en souligne les bévues, par exemple dans ce passage de la Genèse où il est question de l’ordre de la création du monde : la lumière, le décor, les animaux et l’homme (I 25-26) (1). Puis plus loin, (II 18-19) il fait la terre, le ciel et l’homme à qui il offre une copine pour avoir de la compagnie et les animaux pour le distraire. On ne comprend plus rien dans ce capharnaüm divin.
Mais attendez, encore mieux : en présence d’Adam et Eve Dieu dit « Voilà que l’homme est devenu comme l’un de nous, pour connaître le bien et le mal. » ( Genèse III.23). Qui nous ? Ils n’étaient pas trois dans la scène. ? Une autre ? : quand à Joseph, le patron des cocus, on ne sait pas qui est son père, Mathieu affirme que c’est Jacob, tandis que Luc parle d’Elie. A s’y perdre dans cette famille de maris trompés et contents.
Mais pour Jaenada et moi le pompon c‘est le Lévitique ; un régal ! On peut lire que les chauve-souris sont des oiseaux, que l’on n’a pas le droit de manger du lièvre parce bien qu’un ruminant il n’a pas le sabot fendu. Cette distinction existe encore dans l’alimentation casher (Ainsi que le distinguo entre poissons à écailles ou non) Que les bestioles ailées qui marchent sur quatre pattes do,t i,terdites à la consommation. Mais où les auteurs ont-ils été cherché tout ça ?
Il est question ensuite d’Elisée un prophète maudit des mômes qui se moquent de sa calvitie, deux ours sortent des bois et les déchirent. Quarante-deux gosses, cela fait cher la perruque. Le lévite (un prêtre) d‘Ephraim, lui aussi un homme de dieu, fait dans l’autre genre. Il est abrité avec sa concubine par un vieillard hospitalier. Une nuit, des soudards sodomites font irruption dans la chambre pour le violer. Le vieillard voulant préserver la vertu de son invité leur offre sa propre fille vierge. Pas question, ils veulent le lévite, lequel en restant surtout bien assis pour protéger ses arrières, leur offre sa concubine en pâture et en échange, puis retourne se coucher. On imagine dans quel état se trouve la femme le lendemain lorsqu’il la retrouve sur le seuil. Pas démonté, l’homme de Dieu la charge sur son âne la ramène chez eux et la découpe en 12 morceaux (Juges, XIX.16-29)
Quelle lecture ces horreurs et celles des tueries commises par les Hébreux sur les cananéens et leurs collègues !
Le chroniqueur reprend l’anecdote de Jésus et du figuier que j’ai évoqué ici et dont je me souviens l’explication d’Alberto, tirée par les cheveux.... d’Elisé que nous connaissons maintenant.
Jésus et sa bande se promènent dans la campagne et il se sent un petit creux, chouette un figuier ! Il s’approche et s’aperçoit que l’arbre n’a aucun fruit pour la bonne raison que ce n’est pas la saison, mais le Fils de Dieu ne le sait pas. A son niveau on passe au-dessus de ces contingences et on lui pardonnerait. Mais, le Galiléen se met en rogne et maudit l’arbre « Plus jamais tu ne porteras de fruit » et crac ! Le figuier est kapput. C’est Matthieu et Marc qui racontent cette métaphore, dont on ne voit pas le sens.(XXI et XI, 12-14) Imaginer un type qui s’acharne après un figuier au mois de Janvier en gueulant comme un charretier parce qu’il n’a pas de figues est surprenant. Mais que dire en s’apercevant qu’il s’agit de Jésus imself, on peut émettre des doutes sur la valeur d’un tel récit, ou de l’inconsistance mentale de ce héros. Si vous parcourez Internet pour en savoir pus sur cette anecdote, vous trouverez 1.000 versions, toutes faites de trouducutages.
Lorsque l’on parle de la Bible comme sur ce blog, c’est surtout pour démasquer l’imposture des Papes qui ont traduit, codifié, résumé, édulcoré, amélioré et compilé des tas de textes différents. Pour se demander quelle crédit peut-on apporter à ce récit linéaire et romantique qu’est l’Ancien Testament destiné à émerveiller et convertir et au nouveau totalement axé sur le prêche et la conversion de masse, le tout mis au point par Constantin.
Se tapoter le menton lorsque l’on sait que de Moïse à Jésus tout est emprunté aux religions régionales et à la mythologie gréco-romaine et que certaines aventures créatrices de droits (sionisme) sont fausses .
Par exemple, l’exode des Hébreux chassés d’Egypte est un mythe que personne ne conteste à par les bibliopathes. Il est question (par recoupement) de 600.000 personnes, soit la moitié de la population égyptienne, un mouvement de foule de grande ampleur qu’aucun scribe n’a relevé, eux qui notaient la moindre anecdote. Quant à la Mer Rouge qui s’entrouvre pour laisser passer les migrants et qui en même temps détruit une armée entière, c’est une création hollywoodienne.
La Bible est distribuée à 40 millions d’exemplaire chaque année, principalement pour des raison de campagnes de conversions évangéliques.
Combien de ces exemplaires sont-ils lus ? Je veux bien savoir !
(1) Je fais l’effort de noter les numéros, mais ça m’énerve.
23:41 Lien permanent | Commentaires (65) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bible, religion, foi, monothéisme
07 avril 2009
RUE DE LA CHINE...
C'est là ousque je suis né. Pendant un bombardement......
Merci Google street.
Ce dimanche nous avions comme convives toute la petite bande et la partie méridionale de la famille autour d’une sardinade. Un de mes amis m’avait demandé s’il pouvait venir avec son jeune frère et son épouse qui ont la particularité d’être de droite et catholiques pratiquants. Comme je ne suis pas raciste j’ai accepté volontiers en m’étonnant tout de même de ces précisions. Ce sont des vrais de vrais, me dit-il, mais prévenus qu’ils seraient reçus par une assemblée d’athées avec comme chef de tribu, Teddy. Sans compter sur les « j’men fout pas mal ». Pour un peu nous avions à table notre petite protégée, musulmane, certes mais du genre ‘c’est pas de ma faute j’ai été élevée comme çà’..
Bref, au cours de la matinée j’entends quelques mots innocents sur le petit jésus, en parlant de Pâques tout proche, au môme de nos nouveaux invités. Cela n’a échappé à personne sauf à nos fidèles croyants. Dix têtes qui se tournent vers soi d’un seul coup avec des regards amusés ou inquiets, cela fait tout drôle. Et moi, impérial, de parler de chocolat qui amuse plus le gamin que l’ Enfant-Roi. On passe à autre chose de plus sérieuse, l’apéro. Patati et patata, patin couffin, un de mes copains qui lit mon blog quelquefois, me demande innocemment ou pas, qui est cet Alberto ? Obligé de répondre, évasivement c’est l’histoire d’un type......Notre fervent catholique s’exclame :
-Ah t’as un Blog.
-Oui, sur la musique noire américaine. (Ouf).
Et d’aller sur Internet.
Ah! Chouette ! Le gros malin qui avait lancé l’amorce revient à la charge en parlant de l’autre, celui-ci. Paniquade générale, distribution d’amuse-gueule. J’avale la couleuvre lorsque le gars après avoir lu un chapitre, me dis que c’est très intolérant comme propos et s’étonne du titre.
Je lui réponds que tout le monde peut s’exprimer et un autre copain lance un sujet amusant, la campagne d’affichage athée sur les bus londoniens et dans d’autres pays d’Europe. Sauf en Allemagne ou cela est interdit, une des actions payantes des évangélistes dont nous connaissons l’un de ses porte-parole. Comme illustration d’intolérance on ne fait pas mieux. De toute façon dis-je, cette campagne pour l’athée que je suis est une action bien puérile.
Après quelques secondes de flottement, une de mes copines ne peut s’empêcher de parler de la capote et Benoît. Et l’autre, au demeurant très sympathique, fier comme un pape, de nous ressortir la fidélité, la capote perméable, la punition divine. Comme je ne la ramène toujours pas, très fier de son discours, il parle comme toutes les grenouilles de bénitiers « Jésus a dit... » J’avale de travers mon coca-frappé, ce qui stoppe net notre orateur devant un parterre de fuyards redoutant la suite des événements. Presqu’en tête-à-tête, seulement encadré de sa femme et de mon provocateur réjouis, je me permets de dire que Jésus, « S’il a existé, n’a jamais rien écris et que le premier récit de ses exploits n’apparaîtras que 70 ans après, ce dans une époque de transmission orale cela ne fait pas très historique. Ce qui l’a énervé c’est le « s’il a existé » Comment Jésus n’a pas existé alors que la Bible.....Et c’est reparti, avec toute la phraséologie albertienne, sauf que lui ne croit pas trop au diable et pas à la Virginité de Marie, ni à la création du monde en 6 jours, une métaphore. Parpaillot ? Non. Je m’étonne simplement que si l’on ne crois pas le début de l’histoire, pourquoi accorder du crédit à la suite et surtout à la fin.
Un instant j’hésite puis calmement je reprends mon bâton de pèlerin. « Cette histoire n’est qu’une copie flamboyante d’autres légendes » (Avalage de salive chez les catéchumènes) Et de me servir de mon dernier post à ce sujet. Incrédulité jusqu’à ce que ma belle-sœur érudite dans le domaine des mythologies qui connaît parfaitement la légende d’Horus confirme. En annonçant vouloir clore le débat je sors ma botte secrète à un couple qui croit dur comme fer au reste de la fiction biblique.
La malédiction de dieu sur Adam et Eve est une punition. Il s’est aperçu que ces deux oiseaux-là pratiquaient l’inceste allègrement et forniquaient, comme une vulgaire famille tuyaux de poêle. Rigolade générale. Tout le monde est rentré pour les glaces et de gâteaux aux fraises, (avec beaucoup de Chantilly. La jeune femme quant à elle a répondu qu’Adam avait un ombilic. Ce qui n’a fait rire que moi d’ailleurs.
La détente est venue d’un autre pote ce qui a calmé le jeu, il pense que la religion est un besoin pour l’homme, qu’il n’est question que d’un concept et que la religion chrétienne n’est qu’une collection d’allégories et de parabole. Pensée qui me parait être un terrain d’entente entre ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas.
J’avoue que quelquefois, ce genre de conversation sur ce sujet éternel finit par me lasser. Les chrétiens adorent-ils plus Jésus que Dieu lui-même ? En effet que je pose des questions sérieuses comme l’ombilic, je n’ai jamais de réponse des croyants. Une seule fois, j’ai eu une vraie conversation, c’était avec un jeune musulman aujourd’hui décédé, qui dévorait le chorizo « à pleine-dents », en me disant être un mauvais musulman « Allah me pardonnera ». Nous finîmes par convenir que le divin est un concept intellectuel, la foi une nécessité pour certains et le monothéisme une catastrophe.
Si j’étais né dans une vieille rue du Caire, il est sûr que je serais encore un fervent mahométan. Né Rue de la Chine à Paris, ai-je eu la chance de lire Rousseau et Voltaire, puis Nietzsche? Aurais-je eu tort d’essayer de comprendre ce que l’on m’affirmait comme vérité ? Le divin serait-il génétique ?
Pourquoi poser ces dernières questions saugrenues ? Parce que à la fin de la soirée, la question sur l’acquis et l’inné est revenue sur la table. Autant vous dire que je me suis proposé pour aller endormir notre dernière merveille du monde en lui racontant des histoires pour l’endormir. « Il était une fois.... ».
P.S Nous n’avons pas parlé de Sarkozy, ni d’Obama, le noir.
18:41 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, jésus, croyants, foi, athée
24 mars 2009
LE CONSCIENT ET LA CONSCIENCE
Oedipe. Ingres
Où se trouve la conscience ? Trois chercheurs français (1) se sont posés la question.
Pour la neuroscience, la conscience est l'une des facultés du psychisme.
Rappelons que le psychisme est l'ensemble, conscient ou inconscient des processus relevant de l'esprit, de l'intelligence et de l'affectivité, et non du somatique. Lorsque l'on est conscient de quelque chose, on peut se le rapporter à soi-même ou aux autres. C'est le « cogito ergo sum » de Descartes. En résumé : on me parle et je suis «conscient» que l'on me parle.
Au delà de la philosophie il y a la neurologique. «Notre interrogation principale concernait la signature cérébrale de la prise de conscience » disent ces chercheurs qui se sont livrés à des expériences, renouvelables, donc scientifiques, qui montrent qu'il existe deux temps dans la perception. Selon leurs travaux, le premier temps de réception d’un signal est toujours inconscient et dure à peu près 2 dixièmes de seconde. Le second n'est pas automatique et c'est lui qui correspond à la prise de conscience. Entre le moment où je lis le mot sur l'écran et le moment où j'ai conscience de ce mot, il se passe entre 200 à 250 millièmes de seconde, c'est-à-dire le temps de deux ou trois battements de paupière. C’est donc la première fois que l’on mesure le temps mis par le cerveau pour enregistrer un message. L’imagerie magnétique utilisée pour les tests a montré qu'il n'y a pas une localisation précise de la conscience mais un cheminement d'activité cérébrale. Cette étude a pour conséquence de changer les théories de la perception. «La prise de conscience est un événement remarquablement tardif qui correspond à une intense discussion entre des régions cérébrales très distantes les unes des autres» Ces études ont l’avantage d’étayer les théories jusqu’à présent non corroborés.
Si nous restons sur le plan clinique, ces résultats permettront de différencier le coma de la paralysie, entre le coma, le végétatif et l’état conscient jusqu’à présent non décelable
Une autre étude américaine montre qu’un malade lorsqu'il est conscient, compte les sons dans sa tête. " C'est ce qui nous a permis, chez une personne qui présentait tous les symptômes d'un coma, et que toute l'équipe médicale avait diagnostiqué comme tel, de comprendre qu'elle était en fait consciente et paralysée ", déclare un chercheur.
Encore un pas vers la connaissance qui peu à peu fait reculer l’obscurantisme.
ooOOOoo
Reste à découvrir après sa localisation, sa consistance, sa nature et mieux encore sa finalité. L’explication par le divin est bien trop simple, seule la science nous permettra de la trouver, l’une des pistes étant la nécessité de l’acclamation de l’espèce à son environnement dans son infernale obligation de se perpétuer.
La conscience du divin ne se cache pas dans le cerveau sous la forme d'une structure corticale. Pourtant, depuis quelques années, des scientifiques américains adhèrent à une toute nouvelle discipline qu'ils ont même baptisée ” neurothéologie ” : l'étude des mécanismes cérébraux des phénomènes de croyance religieuse. Pour eux, le cerveau serait structurellement apte à produire, mieux, à prendre conscience, à capter l'essence du ” Numineux “, d'un monde spirituel peuplé d'ancêtres ou d'anges. Encore une pseudo-science qui pourrait convenir à des croyants qui se voudraient « éclairés ».
Dès 1966, un psychologue-chanoine belge avait montré qu’en l’absence d’éducation religieuse, la foi n’apparaît pas spontanément, il a raison ce saint-homme, il n’existe aucune prédisposition cérébrale à la foi. Elle ne peut être qu’acquise, à moins qu’il ne s’agisse d’une faiblesse organique.
Question subsidiaire l’animal a–t-il une conscience. Attention il s’agit ici de biologie et non pas de l’imagerie cul-cul qui consiste à dire que mon chien a conscience qu’il vient de pisser sur mes plates-bandes.
(1) Lionel Naccache, neurologue et neurophysiologiste, Raphaël Gaillard, psychiatre, et Stanislas Dehaene, titulaire de la chaire de psychologie expérimentale au Collège de France.

14:38 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, conscience, inné, acquis, cérebral, psy
16 mars 2009
HORUS, ISIS, MITHRA, JESUS...
Il y a quelques temps, un commentateur me taxait de païen, terme que je réfute et par esprit de contradiction j’ai cherché des contre-arguments. Sur Internet, je suis tombé sur une documentation concernant les religions crypto-chrétiennes. Notamment de Mithra d’on j’ai déjà parlé. Voir. Voici un synopsis beaucoup plus parlant :.
Le culte « Mithra (Dieu-Soleil Perse né en 600 avant JC.) était, peu avant l’ère chrétienne, le plus populaire et la plus répandue des religions païennes de l’époque et nous trouvons de troublantes similitudes qui laissent penser que les pères de l’Eglise chrétienne et les premiers conteurs ne se sont pas gênés en puisant sans vergogne dans les légendes précédentes. Mithra :
- Comme Jésus, il est considéré comme « Fils de la droite du Père brillant ».
- Comme Jésus, il a cette caractéristique rare d’être célibataire.
- Lui aussi meurt puis ressuscite.
- Lui aussi revient à la fin des temps pour juger « les vivants et les morts », lesquels ressusciteront à leur tour dans la chair.
- Son culte comprend un repas commémoratif et un baptême d’initiation, les jeûnes, la pénitence et l’expiation.
Quant à Horus/Osiris : (dont l’aspect barbu avec de longs cheveux a été adopté pour le personnage du Christ) - il avait 12 disciples - Il a fait un sermon sur la montagne - Il s’est rendu à Béthanu et ressuscite El-Azar-Us dont les deux sœurs se nomment Meri et Merthi ce qui donne dans la bible : Bethanie, Lazare, Marie et Marthe !! (Précisons que Béthanie n’existait pas encore du temps de Jésus ! )
- Il serait né de la vierge Isis-Meri le 25 décembre dans une grotte.
- Sa naissance avait été annoncée par une étoile à l’est et attendue par trois hommes sages.
- Il enseignait à des enfants au Temple et fut baptisé à l’âge de trente ans.
- Il marcha sur l’eau.
- Il a été enterré dans un tombeau et a été ressuscité.
- Il était aussi « la Voie, la Vérité, la Lumière, le Messie, le fils oint de Dieu, le Fils de l’Homme, le Bon Berger, l’Agneau de Dieu, le Verbe »
Jésus est fils d’un dieu et d’une vierge comme Mithra, Persée, Apis, Attis où encore, en Chine, le dieu Foé qui devait le jour à une Vierge rendue féconde par les rayons du Soleil.Pourquoi retrouve-t-on aussi souvent la date du 25 décembre pour faire naître les dieux ?
Pourquoi les messies, fils de Dieu naissent souvent un 25 décembre ? Pourquoi ressuscitent-ils à Pâques ?
Pour comprendre, il faut étudier les arguments de Tertullien (160.220) qui fut un des pères de l’Eglise avant de renoncer au christianisme qui rapprocha la ressemblance des croyances primitives. En effet, dans les sociétés antérieures, on remarque que très souvent leurs croyances sont basées sur l’environnement qui les entoure. On prie des divinités incarnées dans les arbres, les fleuves ou les montagnes mais le plus grand des dieux, le plus important, le plus visible, celui qui apporte la vie, est le soleil. Toutes ces religions sont basées sur les mouvements du soleil dans le ciel. A l’œil nu, on peut l’observer ainsi que les 12 signes du zodiaque quel que soit l'endroit d'observation sur Terre. Jésus Christ est donc comme tous les autres cités plus haut,«fils de Dieu » une personnification du Dieu soleil. Si l’on remonte aux origines de toutes ces religions, on retrouve la croyance en un dieu soleil supérieur aux autres dieux. Et c’est ainsi que le monothéisme est né , le soleil dieu unique créateur de la vie sur terre a pris avec le judaïsme une figure plus humaine.
La date du 25 a surtout une explication rationnelle. Les premiers hommes se sont aperçus que, d’un point de vue géocentrique, le soleil effectue une descente annuelle vers le sud le 21 et 22 décembre (solstice d’hiver). Il recommence ensuite à se déplacer vers le nord 3 jours plus tard, le 25 décembre. Pour ce qui concerne Pâques, cela correspond plus ou moins à l’équinoxe du Printemps, c’est une période de renaissance et comme par hasard nombre de ses dieux ou enfants de dieux ressuscitent le jour de Pâques.
Enfin , plusieurs noms utilisés dans la Bible ne sont que des réécritures de noms grecs, orientaux ou égyptiens. Le mot « Jésus » ressemble étrangement à « Iusa/Iao/Iesu » qui était un des noms du Dieu égyptien, Horus. Krishna (appelé aussi Christna) était aussi appelé « Jezeus » A noter que le titre de « Christ » aurait été porté par tous les rois d’Israël. Le nom de « Jésus Christ » n’est devenu officiel pour les chrétiens qu’en 325 lors du premier conseil de Nicée. Quant à Moïse son personnage est tout bonnement inspiré d’un réformateur Crétois appelé Minos et les Dix Commandements ne sont qu’une répétition du code Babylonien d’Hammourabi
Mais, aux dernières nouvelles, "Jesus Christ is back ! "Et il est Portoricain et répand son courant de pensée 24 heures sur 24 via sa chaîne câblée notamment, il rassemble d’ores et déjà de nombreux fidèles qui le prient avec ferveur, lui manifestent leur foi dans la rue, et mettent volontiers la main à la poche à la fin de ses prédications. Ce Jésus ne voit aucun problème à recevoir cet argent qui lui a permis de s’offrir une belle villa, ainsi qu’un cabriolet. “Tout le monde devrait être riche”, précise-t-il. Amen !
Usurpateur ce néo-évangéliste américain ou « vraie » réincarnation du Christ pour les chrétiens ? Allez-savoir, cela a marché une fois, par contre je suis bien ennuyé avant de me convertir, parce qu’il est aussi apparu au même moment dans une église à la Réunion, j’hésite. Mais puisqu’il est omniprésent pourquoi pas. En effet, des milliers de fidèles qui ont vu dans les plis d'un coussin «le visage du Christ» ont afflué sur les lieux. Ils se sont pressés à l'intérieur de l’église pour prier et se recueillir, mais aussi pour photographier le coussin attaché au fauteuil du prêtre, dont les plis peuvent effectivement évoquer une figure humaine.
La municipalité (Probablement le comité des fêtes) a fait installer quatre chapiteaux aux abords de l'église pour permettre à la foule de suivre l'office religieux du soir. (Y aurait-il une corrélation avec la situation sociale dans notre ex-île de Bourbon ? Et tandis que le mercure approchait les 30°C, plusieurs fidèles étaient victimes de malaise. Miracle ! il n’y a pas eu de morts. Tout ce tintouin parce que durant le carême, une fidèle se met à observer le fauteuil du prêtre et s'agenouille immédiatement, convaincue de voir dans les plis du coussin le visage du Christ.
Dans la foule, Antoinette, une paroissienne avait «les larmes aux yeux» devant cette «apparition divine». «Cette église est un lieu saint», souriait Lise-May, une autre fidèle. Et le corbeau de la paroisse de dire «ce n'est pas un miracle, c'est un signe que Dieu nous envoie», un Charlot ou un gogo ?
Question subsidiaire : quelle est la différence entre les premiers chrétiens, ces sectaires, qui ont cru en cette histoire du même genre, transmise oralement, qui consiste à faire croire à un semi-dieu, fils de son père et dont le roman-photo est un ersatz de personnages qui ont fait également en leurs temps de milliers de fidèles ?
Aucune
14:44 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (36) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, mythes, jésus, foi, chrétien
02 mars 2009
DEBAPTISEZ-MOI....

Puisque nous parlions d'éducation des enfants, ce qui a déclenché une crise mystique de qui vous savez, lequel prétend que je mens à mes petits enfants, (1) il serait bon de méditer sur ce qui suit.
Un couple de cathos pratiquants ont 3 enfants, le dernier 6 mois, n'est pas encore baptisé, il (le couple, les parents, pas le môme) rencontre le prêtre de leur paroisse histoire de discuter un peu. « Nom de Dieu » s'écrie le corbeau lorsqu'il apprend que la sœur aînée ne va pas au catéchisme illico refuse de baptiser le nouveau-né. Pas de cathé, pas de dragées ! Un péché mortel sans nul doute. La grande a sans doute tout compris, malgré qu'elle soit écolière dans une école privée.
Du genre « moderne » ces cathos de parents sont outrés et s'exclament : «C'est de l'abus de pouvoir. Il fait de la discrimination. En donnant le baptême, nous ouvrons une porte à nos enfants. Ils sont libres de poursuivre dans cette voie ». Mon oeil !
Libre arbitre pensent-ils, mais c'est bourrage de crâne qu'ils veulent dire. Le chef de vente du curé ensoutané jusque dans sa tête, donne raison à son vendeur de vent « Le baptême n'est pas un dû sans conditions. Il faut assurer un minimum de choses. Afin de choisir de poursuivre ou non dans la foi, l'enfant doit avoir des clés pour comprendre et se déterminer.» dit-il. Et il a raison sur un point : puisque des croyants ne peuvent pas se passer de ces simagrées qu'ils veulent refiler à leurs enfants, la date idéale pour faire ce choix devrait être celui de l'âge légal retenu par nos lois, soit 13 (?) ans. Et sans bourrage de crâne auparavant, comme le laisse entendre ce brave vicaire. Et sur un autre; le bébé dont il est question si la soeur était une bonne petite, son petit frère aurait été baptisé contre son gré puisqu'il ne peut observer les conditions énoncées. Débaptisez-moi.
Le reste de l'aventure n'est que niaiseries et vanités, comme celles véhiculées par les mormons ou l'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours.(ouf) Une organisation religieuse concurrente de la secte mère. Pourquoi eux ? Parce que le baptême chez ces gens-là est le point d'orgue de leur bâtiment.
LES MORMONS EN FRANCE
Fin 2007, 34 381 personnes tous âges confondus étaient inscrites dans leurs registres en France (86 % d'adultes). Parmi ceux-ci, seuls 30 % étaient considérés comme pratiquants. Leurs caractéristiques démographiques diffèrent peu de la population française, même s'ils sont un peu plus souvent mariés que la moyenne (64 % contre 51 %) (le concubinage étant exclu)et ont davantage d'enfants, « permettant ainsi à davantage d'esprits de naître dans des familles mormones et de bénéficier de l'Evangile rétabli » Même bourrage de crâne que plus haut.
Quasiment exclusivement urbains, les mormons de France sont souvent étrangers (10 % d'entre eux, parmi lesquels 4,2 % d'Africains) ou « d'origine étrangère » (22,8 % d'entre eux. A noter que ces derniers ne font partie que de la piétaille et n'ont pas accès aux fonctions religieuses, faut pas exagérer tout de même.
Au niveau de la sexualité, les dirigeants mormons qui sont du genre coincés, s'étonnent de l'attitude infernale de leurs jeunes au sujet de « la loi de chasteté ». Cette prescription n'est considérée comme « facile ou très facile » à observer que par 31,3 % d'entre eux. Les autres ne faisant que se rouler dans la lubricité et la luxure, se livrant sans limites à des coïts improbables.
Alors que leur Eglise se considère comme « la seule Eglise vraie et vivante » et que sa hhiérarchie n'a jamais cru à l'œcuménisme , ils sont tout de même 83 % à estimer que « toutes les religions ont une part de vérité. Par contre 51 % à considérer que l'islam est incompatible avec la démocratie. Ces types-là sont une réserve des soldats du Christ dans la prochaine guerre de religion.
Comme de bien entendu ils refusent le droit de choisir le moment de sa mort, les recherches illimitées en matière bioéthique », l'interruption volontaire de grossesse et s'opposent à 93 % au mariage homosexuel. Mais les difficultés commencent car les nouveaux baptisés sont souvent les seuls de leur famille à s'être convertis.
J'ai parcouru le « Livre des mormons » une sorte d'anti-Bible, qui raconte lui aussi une insensée histoire qui rend la Bible, à côté, lisible.
Un peu d'histoire..
C'est Joseph Smith qui créa ce mouvement. En 1823, il eut une apparition qui lui révéla l'existence d'un livre caché relatant l'époque lointaine où des membres du peuple juif, divisé en deux groupes, les Néphites et les Lamanites (les Peaux-Rouges) avaient débarqué en Amérique. En 1827, il « retrouve » ce livre que lui traduit, caché derrière un rideau, (?) un acolyte, un instituteur du nom d'Oliver Cowderry. En 1830 sortie d'un l'ouvrage intitulé " Livre de Mormon" dans lequel il est expliqué que les premiers chrétiens s'entre-déchirèrent, dénaturant ainsi les paroles du Christ. Heureusement il y avait le Guru Smith !
Plus modérés que les autres sectes millénaristes, les mormons ont depuis longtemps abandonné l'attente imminente de la fin du monde, qu'ils attendaient à la fondation de l'Eglise. Polygames dès l'origine (ils pratiquaient, selon eux le mariage plural) et anti-esclavagistes, ils ont été importunés et rejetés par le puritanisme très américain. Après de longues pérégrinations, ils s'installèrent dans l'Utah en 1847. Ils tentèrent d'y créer une véritable théocratie, ce que le Gouvernement Fédéral ne pouvait accepter et fit donner la troupe en 1857. Salt Lake City, sa Capitale, comptait en 1978, trois cent mille personnes de toutes confessions.
Ces gens sont les possesseurs de la vraie foi, pas de ces évangélistes qui opèrent en Allemagne et qui se roulent dans la mauvaise . Le mormonisme est un rejeton dû à l'éclatement du monothéisme. Le judaîsme enfante le christianisme, lequel accouche du protestantisme, qui enfante le mormonisme, les témoins, les néo-évangélistes, j'en passe et des meilleurs. A noter au passage que si certain taxent l'athéisme de religion, on n'y aperçoit pas cet effritement idéologique, qui est la marque d'errance chez les croyants.
D'autre part le mormon est plus logique que notre évangéliste de service, non seulement il croit en la résurrection, mais il l'a conçoit comme totale. La réunion de toute la lignée familiale qui se retrouve à la droite du Patron, d'où les incroyables registres des généalogies stockées dans les mémoires électroniques.
Exemple honteux de bourrage de crâne :
"Peut-on aller au caté sans être baptisé ?
- Bien sûr, on peut aller au caté sans être baptisé ! De plus en plus d'enfants sont dans cette situation. Au cours de ses années de catéchisme, et s'il le désire, l'enfant pourra demander le baptême. Avec l'accord de ses parents, et en lien avec les catéchistes et le prêtre de la paroisse, il suivra une préparation en plusieurs étapes. Puis au bout de quelques temps, il recevra le baptême".
« Des années de mise en condition, puis après une demande personnelle, et avec l'accord des parents, en lien avec ses bourreurs de crânes, il suivra une préparation..... » Arrêtez ! Arrêtez ! C'est du viol de conscience.
(1) Lorsque la conversation s'oriente sur l'bon-dieu et le petit Jésus dont mes petits enfants entende parlé, je dis en tant que Papet, « il a des gens qui y croient et d'autres pas » Devrais-je dire, cela n'existe pas ? Ou dire « dieu existe mais tu es libre de ne pas y croire ? Où dire « si tu n'y crois, suppôt de Satan, lorsque tu mourras, tu brûleras en enfer» ?
P.S
Qu'est devenu Raël ? Ses clones et ses soucoupes volantes à moteur à essence ?
15:23 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (34) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, religion, baptème, athéisme, catechisme, conscience
08 octobre 2008
IL FAUT RELIRE LE "LIVRE"

Les évêques vont se réunir en synode à Rome,(‘en français autour d’un gueuleton) pour tenter de donner un aspect plus raisonnable à la Bible et son récits fabuleux. Quel boulot.! Ils vont parler de la parole de Dieu, c’est-à-dire ce qu’il faudrait comprendre aujourd’hui ce qu’il voulait dire et non pas ce que l’on a fait dire. Même chez les pratiquants le doute s’est installé, un des intellectuels cathos qui participera aux débats ira jusqu’à dire « Ils se demandent de quel droit nous prétendons “détenir” [...] dans un texte qui leur semble être un recueil de légendes au statut mal défini.» Une théologienne ( Tiens du nouveau !) dira également que dans la façon classique de lire la bible, on n’y voie qu’autorité et puissance et « porteuse d’une certaine violence » (1)
Elle relève ce que nous tentons de le démontrer ici même qu’il n’est « question que de violence de certains passages, contradictions entre certains fragments, usage d’un langage merveilleux qui semble peu crédible » je cite la dame. ! “Ce qui est dit de l’Exode, d’Abraham, de David : Est-ce que c’est vrai et comment peut-on dire que c’est vrai ?”, s’interroge un autre.
Etant donné les exigences dues à l’Histoire, il faut bien renoncer à prendre cette littérature pour autre chose de ce qu’elle est.(2) Un exégète note « Les auteurs bibliques ne sont pas moins auteurs de leurs livres que ne le sont les autres écrivains. » ce qui est nié par le Vatican qui rejoint là l’Islam dont le Coran est le fait d’un seul homme, Mahomet, directement dicté par Allah. D’aucuns parlent du début du christianisme cet avatar du judaïsme, d’une transmission qui comme une prédication centrée sur la personne de Jésus-de-Nazareth, non pas par écrit, bien entendu, mais orale. Un penseur catholique écrit que la pratique quotidienne de la lecture de la Bible n’a pas fait de (lui) un croyant.
Bref, ça remue dans les méninges. D’ailleurs la mode de lecture en groupe de la Bible devient à la mode, tant mieux, car à plusieurs on est moins bête que seul, ce qui permettra à ce groupe de voir les choses en face : du Roman .
Comme de bons jésuites, ces stagiaires vont sortir une mouture édulcorée et bien tiède de leurs travaux en noyant leurs réflexions dans de nébuleuses explications. Ainsi ils tentent de contenir la montée des fondamentalistes qui leur font de l’ombre, quitte à en perdre une partie de son essence même du christianisme. Selon moi, la Bible est un château de cartes savamment bâtit et retirer une seule carte, au hasard, l’esprit-Saint ou l’ascension et l’édifice s’écroule ce qui permettra à l’Homme de bâtir une nouvelle civilisation.
Si j’ai bien compris, pour les pratiquants et les fidèles la lecture de la Bible est à prendre avec des pincettes, quand aux autres ils peuvent lire les « Mille et Une nuit » où l’Odyssée. Ce n’est même plus la peine de relire Nietzsche
(1) Trouvé sur Internet :
« Ami lecteur, qu'est-ce que votre Bible a fait pour vous ?
La Bible est la parole de Dieu
Si vous la lisez, elle vous éclairera
Si vous l'écoutez, elle vous guidera
Si vous la croyez, elle vous sauvera
si vous la négligez, elle vous jugera »
(2) A ce sujet, la lecture des ouvrages de Finkelstein et Neil Asher Silberman est édifiante.
P.S Le pape Benoît XVI:
"La Parole de Dieu, plus que toute parole, est le fondement de tout, la véritable réalité. Celui qui construit sur les choses visibles qu'il peut toucher comme le succès, la carrière ou l'argent, construit sur le sable. Nous voyons maintenant avec l'écroulement des grandes banques que cet argent disparaît, qu'il n'est rien, il s'agit de réalités de second ordre. Radzinger parle de second ordre, une erreur de traduction sans doute, sinon il faudrait qu’un nouveau ruiné lui botte le cul à ce pape de second ordre.
10:48 Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, religion, foi, synode, vatican, rome, parole de dieu
06 octobre 2008
LA BIBLE ? OBSOLETE !
Les âneries de madame Palin avec ses dinosaures, (1) bras droit de Mc Cain, remettent sur le tapis l’idée farfelue du créationnisme. Nous avons parlé souvent ici (2) de cette nouvelle invention qui tente de se greffer sur l’ancienne, c’est-à-dire l’existence d’un créateur du ciel de la terre et des emmerdes.
Il faut revenir sur l’origine de cette idée de puissance supérieure en enfilant une peau de bête pour comprendre. En effet, pour nos ascendants l’idée de dieu, comme pour chacun de nous n’est pas innée, ce concept n’est pas dans la nature comme le vent, la bonté et la connerie humaine, ce n’est que plus tard que la question se pose et qu’il faut lui trouver une consistance. A force d’entendre les femmes hurler à la mort en accouchant et leurs proches mourir en hurlant à la vie, les Hommes commencèrent à se gratter le menton. Puis au fur et à mesure, viendront les questions : qui ou quoi est à l’origine de la vie, de la mort, de l’existence, du chaud et du froid ? De là naquit l’idée de Dieu en se tournant vers le seul créateur de la vie : le soleil. Puis à force d’observer la nature ils créèrent des dieux, car cela collait mieux avec ce qu’ils voyaient, du vent ils en firent un dieu, de la mort et de l’amour un autre, pour toutes choses qui leur échappaient, ils imaginaient une déité. C’étaient à la fois un être féerique et surnaturel, mais humains, puisque qu’ils leur donnèrent une image, un nom et une hiérarchie. Du polythéisme « naturels » certains pour des raisons bien plus terre-à-terre où se mêle pouvoir et espoir, voulurent fusionner ces dieux en un seul. Vous remarquerez que je vais vite dans l’Histoire, mais j’arrive ainsi plus vite au sujet.
Le boulot n’a pas été simple et donna lieu à de multiples massacres entre croyances et factions. Mais il fallait là aussi donner corps à cette puissance surnaturelle d’abord en lui donnant une norme en le dotant de pouvoirs spectaculaires. Ce fut le début du monothéisme et de ses légendes.. A noter que cette nouvelle façon de voir les choses ne se déroule que dans une seule région méditerranéenne un paradis sur terre. En Asie les attardés ne connaissent pas ce nouveau dieu, ni l’ancien d’ailleurs et croient en des faux dieux bien évidemment. Mais revenons sur les rives du Jourdain et laissons de coté David Moïse et Abraham, personnages de roman qu’il fallut bien créer pour donner de l’étoffe à cette histoire qui mit des siècles à se forger. De là est née une codification de la création de la terre, les 6.000 ans, Adam et Eve, les sept jours de boulot et comme cela ne suffisait probablement pas on rajouta les anges, Satan et le péché originel, un truc tellement abscons qu’on en reparle encore pour essayer de comprendre. Là-dessus donc pour continuer on trouve un petit nazaréen et on en fait une idole, encore une fois pour donner une substance à cette idée de dieu.
Ce qui est loin d’être idiot, car le Père jusque là ne sert à rien, il ne peut agir sur les cataclysmes, les malheurs et les bonheurs. Certes il ne faut pas exagérer, on lui laisse l’apanage de créer la vie et de la retirer. Il n’existe parce que l’on y croit et parce qu’il oblige à y croire, il est là-haut observe et ne fait que punir. Il est présent à la naissance , à la mort et entre les deux il ne sert à rien, il n’existe que par la religion qui ne s’est pas gênée pour l’imposer. Rien que cela devrait faire réfléchir, mais cherche-t-on à réfléchir lorsque l’on croit et se persuade de croire. C’est bien pour cela que Jésus intervient en agissant sur la vie, par sa mort et sa résurrection le rachat des péchés et la vie éternelle pour l’humanité (Qui selon les auteurs se limite à la région, manque de pot pour les indiens qui n’intégreront ladite humanité que lorsque Christophe Colomb aura perdu sa boussole)
Les archanges et les noces de Canaa, Adam, sa côtelette, Eve et la pomme, çà fait cucul, sauf pour la dame dont je parle plus haut et les détracteurs de Darwin qui font un tabac en Amérique et qui iront jusqu’à imposer leur fumeuse théorie dans les écoles. Concon à tel point que le Vatican change son fusil d’épaule. Déjà il a peu, il émettait des doutes sur certains dogmes et manifestations surnaturelles, le Suaire et les miracles à deux balles, sauf bien sûr Lourdes, il ne faut pas exagérer, on attendra encore un siècle avant que ce qui reste du Vatican annonce que c’était une fumisterie.
Mais en attendant pour éviter que cette supercherie ne saute aux yeux d’un grand nombre de croyants, les évêques vont se réunir pour tenter de faire coller la Bible avec la Raison, ce qui fera l’objet de mon prochain papier.
(1) A son sujet voilà comment cette bigote entrevoient la situation en Irak : « Priez pour nos soldats femmes et hommes qui font des efforts pour faire ce qui est juste", dit-elle. "Aussi, pour ce pays et pour nos dirigeants, nos dirigeants nationaux, qui envoient (des soldats) pour un travail qui vient de Dieu". "C'est pour cela que nous devons nous assurer de prier, qu'il y ait un plan et que ce plan est un plan de Dieu" Sans commentaire.
(2) Vous tapez le mot dans le moteur de recherche dans mes favoris colonne de droite)
15:01 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (65) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : créationnisme, christianisme, bible, vatican, religion, foi
11 août 2008
FABLES ET PROSELYTISME
Contrairement à ce peuvent penser certains contradicteurs, ce blog n’est pas pour son webmaster je ne sais quelle tortueuse idée qui voudrait qu’il soit obnubilé par la foi la religion et l’inexistence ou non de dieux.
Si j’étais eux j’irais plus loin en écrivant : obnubilé par l’absence de dieux ou de celui que l’on nous impose depuis bientôt deux mille ans, sans compter les siècles précédents.
Rien de tout cela, premièrement parce que j’ai d’autres occupations et préoccupations et deuxièments surtout des hobbies qui me prennent la tête, bien plus que certains commentateurs voudraient le faire croire.
Dieu, c’est fini pour moi. La religion, depuis les Lumières nous savons que leurs bilans est globalement négatifs, mais leurs méfaits continuent d’agiter les esprits, cela m’importe plus. Il ne reste que le mystère de la foi, cette indécrottable attirance vers le merveilleux, le divin et la pensée magique que je nomme crédopathie, ce qui est l ‘une des raisons d’être de ce blog, comment peut-on au XXI ème siècles croire encore à des histoires qui sont désuètes forcément et que les religions tentent de pérenniser. Du plus con d’entre nous au plus grand savant sa foi reste inébranlable.
J’ai ici il y a longtemps parlé d’une zone du cerveau susceptible, permettrait à certains de pourvoir se donner une totale confiance (croire) par exemple en un être supérieur qui a tout crée ( Mais à qui il faut constamment se référer). Une faiblesse cérébrale et physiologique, qui ne touche pas tout le monde.
Qui sont donc ces croyants, du plus sceptique au plus fou, de la grenouille de bénitiers au curés pédophiles, en passant par ma concierge qui me dit que « de croire au bon Dieu, cela ne mange pas de pain » Et quels sont ces raisons « fragilité » du cerveau mis à part. Les unes nous sont connues, puisque la plupart de athées sont passés par la case christianisme quasi obligatoire sous nos cieux.
Il existe des croyants qui ont abandonné leur foi, puis très rarement la retrouve. La plupart d’entre eux comme Bush pense l’avoir retrouver, je pense plutôt qu’elle était enfouie toujoutrrs là, car trés difficile de s’en séparer
C’est le cas de notre ami Alberto qui opte alors pour une version édulcorée, mais renouvelée de la bonne vieille église protestante de France qui compte parmi ses avatars, outre les anglicans les néo-évangélistes, ce qui me permet de revenir à notre re-croyant.
Alberto, qui virevolte ici et là, est un cas d’étude. Lui aussi a un blog, http://alberto.joueb.com/ totalement dédié, que je consulte régulièrement espérant y trouver autre chose qu’un cours de première année de séminaire, avec citations de versets et commentaires de paraboles.Sur ce blog, il intervient et offre un aperçu de ses relations avec son Dieu (Qqui n’est pas forcément le même que MDT) et son pote Satan. Chacune de ses interventions nous renseigne un peu plus sur les méandres qui l’ont conduit dans cet état « spirituel » Il se forge l’idée qu’en insistant il pourrait enfoncer un coin dans le cerveau des lecteurs athées ou agnostiques. En quelque sorte il est ici en terrain de mission.
Sur sa page : il nous a dégotté le témoignage d’une femme qui narre sa rencontre avec Dieu après une période dit-elle athée. Manifestement elle ne connaît pas et ce n’est pas la seule la définition exacte de l’athéisme.
Je relève dans ce texte quelques candeurs et un peu truquage dans sa démonstration, Mes commentaires apparaissent en souligné
On peut lire :
[...]Mes parents n'ont jamais pratiqué. Mais comme j'avais un oncle prêtre, il m'avait incité à suivre le catéchisme et j'ai été longtemps Guide de France.
Ici déjà le « coin » est enfoncé [..] A 15 ans, je me souviens m'être mise à la fenêtre et avoir regardé les étoiles et le ciel en disant : "Dieu si le Jésus dont parle Michel Quoist (Un auteur religieux ) existe, alors j'aimerais bien le rencontrer". A 18 ans je cherchais Dieu partout.....religion Bahaï que mon frère pratiquait. (Frère l’oncle, qu’elle famille) je le cherchais partout en fait. je rentrais aussi dans les églises pour faire ma prière de l'athée : "Ô Dieu si tu existes, révèle-toi à moi". La prière de l’athée? D’où vient cette énormité et contresens.
Ici nous sommes dans le cas parfait où notre gentille dame est à la recherche du divin, une démarche qui inexorablement débouche sur sa rencontre : « si tu me cherches tu me trouves. » D’ailleurs les missionnaires sur mon blog et partout disent bien que c’est aux hommes d’aller vers Dieu et très rarement le contraire. On continue.
Un jour, je rencontre par "hasard"( Et mon oeil !) des chrétiens évangéliques qui organisent une réunion dans la rue. Ils me donnent une Bible, je commence à suivre leurs réunions et les suis même pendant 9 mois. Sans Dieu, en camping ? En colo ? Et le bourrage de crâne n’existe pas ?
[un autre jour plus tard] je sens une force très puissante qui m'attire dehors. Au premier abord j’ai pensé à une envie de pipi., mais non
[...]et je dis : "C'est la dernière fois que je te prie, cela fait neuf mois que je prie sans que Dieu me réponde. C'est un ultimatum, si tu existes, réponds moi, et si tu n'existes pas, c'est bien dommage..."
Craignant de me tromper de Dieu, j'énumère tous ceux que je connais : Allah, Krishnan, Bouddha, etc.
[...] "Christ, je te donne ma vie, (Quelle grandiloquence) réponds moi". Toujours pas de réponse[...] je dis cette phrase : "Dieu, je n'en peux plus, je te laisse faire. Je me relève, désespérée, ayant abandonné la lutte, pensant qu'il n'existe aucun Dieu dans cet univers. ( Là, c’est de la mise en condition du lecteur, on prépare le terrain) [...] mais je ne sais pas encore que j'ai rencontré Dieu. »
Plusieurs jours après, je retrouve les chrétiens qui m'ont donné une Bible neuf mois plus tôt. Ils chantent : "Nous avons découvert la joie de vivre et de chanter, nous avons rencontré le Seigneur". J'ai enfin la révélation en chantant avec eux que celui que j'ai rencontré.
Maintenant tout s’éclaire, le ver dans le fruit est devenu un papillon dans la tête qui se cogne contre les parois du crâne. Mais le plus beau de cette fable est que « Mon père et ma mère ont tous les deux trouvés le Seigneur peu de temps avant de mourir... Que Dieu soit béni, il a exaucé mes prières pour eux.) Il va sans dire que ces reconvertis on choisit comme église, par hasard, celle de la bande de rigolos chez qui notre narratrice, la fifille a passé de longs mois...... sans bourrage de crâne !
Conclusion
Tout me semble fabriqué dans ce témoignage, probablement un tract à distribuer lors de campagne massive de prosélytisme ou d’enrôlement. Ce n’est pas avec ce genre de truc que l’on peut convertir grand- monde, quoique. ! Et c’est là le problème, avec des adultes, c’est leur affaire, mais avec des enfants, des pré-ados ou ados c’est entreprise néfaste qu’il faut empêcher.
Trois sur 20 pour la tentative et dix sur dix pour cette démarche d’Alerto sur son blog . Il fait bien son boulot et je me demande si notre fabuliste n'est pas sa chef de bureau.
Il ne faudrait pas qu'il devienne comme Billy Graham.
15:47 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, religion, foi, nouvel évangélisme, eglis protestante réformé
18 juin 2008
DES MIRACLES
Les balivernes qui perdurent des milliers d’années, il y en a des tas, je ne citerai que l'astrologie, mère d’un tas de croyances qui débouchèrent en dernier lieu sur le monothéisme. Rien que ça ! Sans oublier que ce sont les empires qui ont établi leurs églises et que les pouvoirs utilisent. En ce qui concerne la phrase de Simone qui affirme que la religion est un instrument du pouvoir, Michel dément. (Le premier qui fait un jeu de mot et je sors mon Missel)
Entièrement d’accord avec elle, car nous parlons de toutes les religions qui ont fait le lit des tyrans et despotes. Quant à celle qui plombe le Moyen Orient et les pays d’immigration, n’en parlons pas aujourd’hui, on verra plus tard. (Le catholicisme a fait des ravages pendant aussi longtemps que l’Islam).
Otage
Et si l’on se penchait sur les religions mayas qui sont apparues IIIe millénaire av. J.-C., nous retomberions dans le même système.
Encore une fois MDT, détourne les mots. Otage par exemple. J’utilise pour ma part le mot esclave, comme esclave de l’alcool, que beaucoup d’adeptes refusent d’admettre et disent : « On n’est pas esclave du Pernod » et clament : « On n’est pas des ilotes nous !
Les croyants ne sont donc pas otages ni esclaves, eux non plus.
Loi de 1905
Justement, pour un radical comme moi ce n’est qu’une plate forme minimale. Les nouvelles églises qui foisonnent d’adeptes probablement dégoûtés d’une religion figée ou presque évangélisent à tour de bras. Il faut donc à mes yeux aller plus loin et nous débarrasser de ce qui reste comme pouvoir à la religion catholique dominante chez nous, dans le domaine de l’éducation par exemple.
Il est évident que Sarko à opté pour un renforcement des prérogatives religieuses. N’ose-t-il pas comparer un instituteur à un curé de paroisse ? Rien que cela valait une manifestation monstre.(1) Car, justement cette loi, il voudrait la violer, certainement pour des raisons de stratégie politique internationale et je me demande s’il est sincèrement croyant, j’en doute. (Simone également) Ce qui serait la démonstration de la recherche du pouvoir assuré par un clergé fort et déterminant dans la conduite de la politique de la Cité.
Profanation
En ce qui concerne les profanations des cimetières, le texte de Michel sent un peu le souffre. Le saccage des tombes juives et musulmanes sont le fait de racistes à deux neurones et celui des cimetières chrétiens, de pauvres mecs à un neurone seulement, genre satanistes et autres attardés.
Vérité historique et mythe
Il faudra bien un jour que soit établit d’une façon historique, ce qui est le boulot des experts et non pas des théologiens et des dialecticiens, la vérité sur cette histoire de Jésus et ne subsiste que la question de l’existence de Dieu. Ou, ce qui ne regarde que l’individu.
Contradictions
Le christianisme est comme ses prédécesseurs et contemporains dont il a copié les ressorts, un mythe. Il est avéré que son histoire et celle qui la précède n’est qu’une œuvre humaine avec ses contradictions, fruits des recopies, de traductions, d’aménagements, d’ajouts et des choix que l’Eglise a fait en son temps. Trois cents ans après la mort du Héros en ce qui concerne le nouveau testament.
Les hommes sont–ils libres d’y croire, là est la question. Les croyants le pensent, les rationalistes non. Et insistent sur le fait que cette aliénation est néfaste pour l’esprit humain et sa structure moralisatrice pour la civilisation. Je dis souvent que la foi est une béquille et que la religion est la société qui les fabrique, c’est-à-dire avec toute la pub qui doit l’entourer.( Genre Jésus qui marche sur les eaux, aujourd’hui Lourdes, etc...)
Des contradictions bien baveuses ? Au hasard : le Titulus décrit dans les évangiles « Toujours selon St Machin ! !) Si l’on compare d’une vue synoptique les récits, il n’est jamais indiqué à la même place. L’un le situe sur le bois du Crucifix au-dessus de la tête, Luc le voit au cou du supplicié et Marc n’en parle même pas. A noter que cet improbable titulus fut inventé bien plus tard.
Bon ! Et maintenant la suite du drame et l’apparition de Simon de Syrène chez l’un et non chez l’autre. Et enfin lors de sa résurrection le Messie apparaît ici à une seule personne et là à plusieurs et dans des lieux différents ! ! Enfin Michel pourrait nous indiquer les passages qui narrent la mort de Marie. ?
Miracles
Le miracle est une contradiction avec la raison et d’une. De l’autre je dis que vraies questions ne reçoivent que des non-réponses ou des explications évasives.
-Comment Jésus a-t-il pu monter au ciel, Monsieur le Curé,?
-C’est un miracle.
Le brave n’est pas un fin lettré et exégète. Je ne vois rien de gratuit dans le fait, que les textes étant Saints, de noter les contradictions et invraisemblances, amalgames de romans moraliste et de rumeurs populaires.
Il y a du pain sur la planche pour certains. Pour d’autres il me faut parler d’autre chose.
(1) A ce sujet les polémiques sur l’importance des défilées me font marrer, comme toujours, les RG annoncent 10.000 personnes et les syndicats 100.000. C’est de bonne guerre, mais aujourd’hui les stats patronaux viennent troubler le jeu.
16:17 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, miracles, jésus, chiristianisme, monothéisme, foi, dieux
11 juin 2008
LA CONSTRUCTION DU MYTHE JESUS
<J'aime mieux ce dieu là
Et si nous revenions à nos moutons.
En meublant ma nouvelle bibliothèque, rien que pour faire beau, j’ai installé mes bouquins préférés ou indispensables. Enfin Ceux que j’ai racheté depuis mon arrivée dans ce pays, les premiers sont restés entre les mains de mon ex, qui les a certainement oublié dans un carton qui fut certainement perdu.i.
Donc à coté de Desproges et Bukowski ( Bonjour Charlotte, si tu me lis....) Attali et Restif de la Bretonne, le bouquin de M.Onfray que je n’avais pas ouvert depuis longtemps. Je ne le laisse pas sur ma table de nuit et ne m’y réfère pas pour penser, MOI. Donce en le plaçant je l’entrouvre et tombe sur un des sujets qui fait toujours polémique sur ce blog : l’existence réelle et historique de celui que notre auteur nomme l’homme de Nazareth. A-t-il existé en tant qu’homme ? Car en tant que fils de dieu il faut migrer vers un autre blog ou site, ils ne manquent pas. (1)
Pour ma part j’avais deux versions. Celle d’une invention romantique et morale et celle de la réunion sur un nom de plusieurs Jésus qui bataillaient dans la région. Mon choix balance entre ces deux hypothèses. Certains lecteurs non-croyants sont sûr de sa présence historique, c’est pourquoi je tiens à leur signaler certains faits qui devraient semer le trouble dans les esprits. D’autres comme moi sont convaincus de la conception idéologique d’un Messie attendu par les juifs.
Il faut d’abord constaté que ce Jésus existe bien ; Tout comme Ulysse ou Zarathoustra et Tintin. Il ne s’agit pas de nier l’existence conceptuelle de Jésus de Nazareth, mais sa réalité physique et historique (2). J’ai déjà cité les manquements de preuves ou les falsifications, et autres inventions ccomme celles dûes à sainte Hélène en 325, d’un blot : le St Sépulcre, le Golgotha et le titulus.
-Et avec çà madame je vous remet un petite tranche ?
Cette fiction fut institutionnalisée par Paul de Tarse et Constantin. Ses successeurs, durant le règne de Bysance et bientôt Rome excitèrent certains chrétiens, autrefois persécutés, à se livrer à leur tour à des exactions en brûlant des bibliothèques notamment.
Et ce pouvoir perdure jusqu’à nos jours en partant l’histoire invraisemblable d’un ectoplasme nommé Jésus. D’ailleurs, dans son patronyme, ce n’est pas le fruit du hasard, mais le choix de l’auteur de ce mythe, Jésus qui veut dire « Dieu sauve, a sauvé, sauvera » (dixit Onfray) tout est dit dans ce symbole encore un. Reste à déterminer qui est cet auteur Marc ou Paul ? Peu importe, car le « piratage » des textes et mythes anciens est flagrant. J’en avais dressé la liste, d’Horus à Platon en passant par Pythagore qui ressuscite mais après 207 ans en Grèce et qui n’a jamais écrit lui non plus. Les Ecritures, nous l’avons vu, sont pleines de contradictions que les lettrés chrétiens nomment miracles. Les différentes versions furent combien de fois remaniées à la suite de destructions , de saccages, des travaux de copistes qui croyaient bien faire en enluminant l’histoire.
A cette époque un monde s’efface devant un autre et les furieux prophètes, les prophètes hystériques étaient légions (Bof) Un exemple ? Dans la région du lac de Tibériade (déjà) un certain Theudas se prend pour Josué, le prophète biblique qui annonce Jésus. A la tête de 4.000 partisans il vient d ‘Egypte pour en finir avec le pouvoir romain. Pour ce faire il prétend avoir la faculté d’ouvrir un fleuve par la volonté et permettre à ses troupes de massacrer les légionnaires, lesquels décapitèrent aussitôt ce Moïse d’occasion.
Plus tard en 45 après J.C, c’est Jacob et Simon, fils de Judas le Galiléen ( l’Iscariote ?) qui mènent une insurrection qui tourne mal : les soldats romains crucifient tout le monde.
Pour Rome l’arrivée d’un homme qui prône selon la légende le pacifisme et qui parle du royaume d’un Dieu, est un gentil illuminé qui n’a rien à voir avec les zélotes et autres margoulins cité plus haut.
Dans les récits évangéliques outres les contradictions, il faut noter des invraisemblances historiques et techniques. La conversation entre Jésus de la fable et Ponce-Pilate est impossible : ils ne parlent pas la même langue, ensuite ce grand patron, Préfet de Judée et non procurateur comme signalé dans le livre, ne n’abaissait certainement pas à converser avec un prisonnier de droit commun et non comme dépeint attentif ou en proie avec sa conscience, mais un personnage décrit comme cruel cynique et surtout répressif.
Les péplums n’existaient pas encore !
Comme je l’ai déjà écrit Jésus est un personnage conceptuel, ce qui me permet de conclure en écrivant que, physiquement réel ou pas peu importe.
(1) Par contre, nous pouvons lire les ouvrages de Prosper Alfaric et Raoul Vaneigen des ultra-rationalistes ( quel vilain mot) pour se faire une idée sur l’inexistence physique
(2) Ce qui n’est pas le cas pour Mahomet soit dit en passant. (Non Michel je ne convertirai pas, na !)
18:09 Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, jésus, christianisme, foi








