31 octobre 2008

LE PRESIDENT OBAMA

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A quelques jours de l’élection du président Obama à la tête des Etats-Unis, je ne donne pas cher de sa peau. Un métis, donc à moitié noir pour les électeurs blancs et à moitié blanc pour les noirs, cela fait une cible épatante. Non seulement électorale, politique journalistique, mais humaine. Voilà un président, ainsi que sa famille, qui sera en permanence ou du moins pendant de longs, longs mois sous protection policière.
Certes la crise financière et l’identité de son adversaire politique, qui démontre un le peu  de personnels politiques chez les républicains, lui ont été favorables.  Car Mac Cain n’avait comme atouts que d’être blanc et réactionnaire,  principaux avantages aux USA dans ce cas. Pour les renforcer il a choisi  après une longue étude de son staf,f une colistière, une oie, symbole d’une Amérique profonde et contrairement à ce que nous pouvons penser en Europe cela a fragilisé le tandem démocrate taxé de bourgeoisie.
Curieusement le candidat démocrate a été soutenu par le restant du monde ; en France il fait un carton dans les sondages et nous allons voir bientôt voir un Sarko lui lécher les bottes, après celles de Bush qui est le contraire vivant du nouveau président, tant politiquement que moralement. En Afrique il est reçu comme un président sinon comme un Dieu, bref il est le président du monde et il n’y a que les amerloques qui ont hésité. (Ouaaah les nuls)

Les programmes respectifs et leurs hypothétiques réalisations sont des politiques qui n’ont rien à voir avec ce que nous  pronostiquent certains. Prisonniers d’un système économique qui vient de se payer une cure laxative, leurs différences sont minimes. Pour imager mon propos je compare Obama à un Bayrou et Mac Cain à un Raffarin, c’est-à-dire bonnet gris et bonnet blanc. Nous aimerions comparer Barak à Luther King, à Jessie Jakson, Malcom X ou à un Guevara encore plus bronzé et nous avons à la tête du gouvernement mondial un métis bourgeois et bien éloigné des préoccupations du petits blanc du Sud. Vous avez tous noté que Dieu est tellement présent chez l’un comme chez l’autre que devrions être sauvé à la fois d’une déchéance morale et de la catastrophe financière qui secoue le monde entier d’un système dont ils sont l’un et l’autre des adeptes.
Malgré toutes les attaques dont il a été l’objet, une campagne hargneuse et dégueulasse sur les bords un noir est assis sur le siège de Nixon, pour ne citer que lui. Comment un tel événement a-t-il pu se produire et que nous et que lui réserve sa présidence ?. Loin d’être un président rassembleur il sera un Obama haït par une moitié de la population , ce qui me ramène au début de mon post.
Les frères Kennedy ont été assassinés par l’autre Amérique, celle qui n’avait pas voté pour eux, notamment les trusts pétroliers et d’armements, car leurs politiques gênaient leurs industries et Luther King parce qu’il donnait aux noirs la conscience de leur condition.
Les mêmes tenteront de faire de même pour celui qui amènera au pouvoir la classe moyenne des USA en essayant de mettre un peu plus de justice sociale dans un pays où les pauvres qui seront de plus en nombreux le resteront un peu plus grâce une mutualisation bien hypothétique de la couverture maladie. C’est le seul point positif qui me ferait voter « intellectuellement » pour lui, car logiquement je ne pourrai pas
La décision de désengager les troupes d’Irak est de toute façon programmée par la force des choses notamment financières et morales, trop de morts et trop de milliards, également 

Obama a récolté une somme considérable de fonds privés, une grosse caisse alimentée par de gros dons et une multitude de petites contributions, c’est une des clés de cette élection, le plus riche se plaça le mieux  dans l’opinion à coup de pubs payantes et d’apparitions médiatiques dans des meetings qui coûtent les yeux de la tête.
Les sondages comme toujours, sans trop se tromper, ont influencé le vote des électeurs qui se sont déplacés ou ont voté par anticipation. Les indécis du dernier moment ont fait pencher la balance certes, mais il ne faut pas oublier le taux important d’abstentions.

Bref, dans la jeune histoire de cet immense pays pour la première fois, signe tout de même d’un brassage qui n’est pas parfait, mais réel, un non-blanc est élu. Ce fait est la hantise d’un pays comme le nôtre et selon la loi naturelle de la sélection et du métissage, il faut déjà que les plus racistes de chez nous s’attendent à la candidature d’un Beur ou d’un noir ; reste à savoir si nous sommes prêts à être aussi perspicaces que les Américains, qui eux dans une seconde étape devront faire un choix dans la même perspective élire Sioux ou  d’origine  soudanaise.
A moins que d’ici là, un jour un lee Oswald......

30 septembre 2008

Mc CAIN N'A PLUS LA FRITE

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Athées, lorsque l’on dit benoîtement « mais laissez donc les croyants croire, chacun est libre" chacun sait que cela n’est pas possible.
Laissez les croire et vous avez alors toute l’Histoire des drames et des horreurs commis en son nom sous les yeux. Du premier massacre entre tribus vénérant un dieu différent jusqu’au 11 novembre, en passant par l’inquisition
Alors que dans quelques temps les USA vont s’offrir un président tout neuf, dont la politique risque de nuire à ma petite retraite, dans une société où ce nouveau "Puissant » ne se cantonne pas dans son fief, mais règne également sur le reste du monde, (sans compter sur la politique obséquieuse de ses vassaux) il y a de quoi se faire des cheveux et avoir le droit de s’intéresser à la campagne électorale et à ses candidats.

Ceux-ci, à coté de leurs pensées politiques, qui peuvent paraître différentes pendant ce battage électoral, ne reçoivent d’ordre que de Dieu. Ou font semblant, car si on peut imaginer un métis, un noir à la Maison Blanche, une femme à la rigueur, un homosexuel (quoique) un juif, il n’est pas pensable qu’un athée puisse y parvenir et même à se présenter.

C’est pour cela que les deux prétendants, dans un entretien à un magazine américain, relayé par La Croix, s’épanchent sur leur religion. Elle "me rend plus fort et me guide tout au long de la journée", souligne Barack Obama. "Etre guidé par sa foi est très important à mes yeux", déclare John McCain. Nom de Dieu et dire que Ben Laden ou son émule pensent pareil, je me dis que nous sommes mal barrés.

Obama dit ne pas "imposer ses croyances religieuses". Dans son langage il veut dire ne pas obliger les gens à croire en tel ou tel dieu, d’imposer une autre croyance, mais surtout pas que l’athéisme est aussi honorable que la foi. Et lorsque qu’il clame : "Parmi toutes les pierres sur lesquelles nous construisons nos vies, en plus de Dieu, la famille est la plus importante" on est loin d’espérer une nation enfin sortie de cette malédiction.
Sur le plan de la religion (catholique) il parle de compassions et d’aide aux plus démunis, bien sûr puisqu’il serait incapable de faire face à une pauvreté qui s’étend dans ce pays très démocratique où il faut avoir une mutuelle avant toute intervention chirurgicale même urgente.
McCain, lui, plus réac parle des valeurs judéo-chrétiennes « qui ont inspiré nos ancêtres et qui m'inspirent chaque jour ». On dirait su Sarko Il continue en disant qu’il avait pu envoyer ses enfants dans une école catholique. « Je veux que chaque Américain ait cette alternative", estimant que "les écoles sous contrat et le système des bons (1) [..] "faire partie de toute réforme véritable du système éducatif". Et tout ça pour faire de bons petits américains qui iront casser de l’arabe dans quelques années au nom de Dieu. Et c’est reparti.

Donc à choisir, sujets que nous sommes, entre ces deux messieurs dont l’un qui va gouverner le monde, je vote Obama comme j’ai voté Royal. J’ai d’ailleurs fait le parallèle en son temps ici, et surtout parce que le vieux chnock me déplaît fortement. Je regarde d’un œil distrait leurs débats et comme je suis de mauvaise foi je trouve Obama plus brillant dans ce premier match de catch télévisé. Rencontre que la droite (Là-bas et chez nous) donne comme « un partout la balle au centre » tandis que les E.M républicains et démocrates proclament leur propre victoire.
Que nenni, les sondages (Oui, je sais..) donnent Obama gagnant et les intentions de vote en sa faveur sont en augmentation. L’institut Gallup, dans une enquête d’opinion accordait une avance de cinq points à Obama (49 % contre 44 % à McCain) et on attend l’unique duel télévisé entre les vice-présidents putatifs, Joseph Biden, qui me parait sympa et Sarah Palin-la-bigote, (1) cette lourde casserole que Mac Cain traîne derrière lui.
Mais, comme l’Histoire et l’expérience me l’ont appris, il faut s’attendre à l’élection de Pépé. Peut-il en être autrement dans un pays armé jusqu’au dents et qui accepte encore la peine de mort sans qu’une loi fédérale ne vienne l’abolir, un pays ou le racisme ne s’exprime pas qu’à coups de slogans sur les portes de cimetières, mais dans les faits, dans la vie quotidienne, ce racisme anti-pauvre, selon une de mes définitions qui ne vaut peut-être pas tripette, mais j’y tiens.

La crise financière qui est le fruit d’une mauvaise gestion économique de l’administration Bush, selon Obama, (politique soutenue par Mac Cain) lui permet de prendre l’avantage dans cette course vers Washington. Au moment où le plan de sauvetage du système financier que la Chambre des représentants vient de rejeter, il serait bon de nous rappeler le coût de leurs campagnes et surtout les sommes que les deux candidats ont engrangé pour leurs tournées.
En attendant le résultat du scrutin, qui espérons le pour les Américains, ne sera pas truqué comme l’autrefois, attendons nous à avoir comme patron suprême un bigot, ce qui nous ramène au début de mon post.

(1) s’agit-il de bourses ?

(2) Laquelle croit fermement que les dinosaures et les hommes ont vécu en même temps sur Terre, il y a six mille ans. Lorsqu’on la questionne, elle affirme qu’elle avait vu des traces d'humains à côté de celles des dinosaures ! Cette énorme connerie pour répondre au paléontologues qui prouvent que les dinosaures étaient présents bien avant l’homme.
L'idée d'une "jeune Terre ", que Dieu aurait créée il y a 6000 ans, et sur laquelle hommes et dinosaures auraient cohabité, est répandue dans le courant créationniste aux Etats-Unis dont elle fit partie, jusqu’en 2002, au sein d’une Eglise fondamentaliste qui prône "un soutien sans détour du créationnisme" et juge que "le récit de la Genèse doit être interprété littéralement".