25 avril 2008

MYTHE CHRISTIQUE

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" Le doute est le premier pas vers la science ou la vérité; celui qui ne discute rien ne s'assure de rien; celui qui ne doute de rien ne découvre rien ".
Diderot, phrases (censurées) de l'Encyclopédie.

Dans ma rubrique « Philosophie et religion », les doutes sur l’existence réelle de ce Jésus se sont déjà exprimés, et je m’efforce de participer à cette interrogation non seulement par mes convictions personnelles, mais en me référant à des textes qui ne courent pas les rues.
Il suffit de les trouver sur Internet et s’apercevoir que les pros du sujet engagent des discussions souvent vaines, mais pour des biblistes, comme certains paraissent l’être ici, il est bon de mettre les pendules à l’heure.
Pour l’athée que je suis, il ne s’agit pas ici de vouloir démonter que ce Dieu Le Père existe ou pas, puisque je n’en suis pas capable, (quoique, il ne me pas faut renoncer (lol) par contre prouver, arguments à l’appui, que l’existence historique de Jésus est un mythe, plus contestable encore.

Après quelques débats qui datent du début du XXe siècle, c’est un sujet qui, il faut le constater, ne préoccupe plus guère les historiens et intellectuels. Il ne serait pas normal que cette critique dérangeantes de la thèse mystique soit si peu connue du grand public. A part quelques « scoops » sur les découvertes de tombeaux.

Et de rouvrir les textes sacrés, surtout celui qui nous intéresse : le Nouveau Testament. Pour des historiens qui ne sont pas tous athées, laïcs ou juifs, de sa lecture, débarrassée des emprunts et des invraisemblances, il ne reste qu’un conglomérat, un syncrétisme de religions plus anciennes, ou une philosophie moralisatrice.

Depuis quelques décennies, Adam ou Noé ne posent plus de problème au Vatican qui admet que ce sont des légendes, mais faire de même pour Jésus panique le croyant. En effet, pour lui, son historicité ne peut être mise en doute, parce que VERITE. L’Eglise, ne parle dans ses dogmes que " vérités de foi ", (du grec dokeo, " je crois ") que le catho lambda doit avaler sans discuter. Plus encore, nier sa vie, c’est nier sa mort et donc sa résurrection et et son ascension, encore plus fabuleuse calembredaine. Sinon, il ne reste rien …d’où ma comparaison avec un château de carte.

Les « preuves » de son existence.
Les sources profanes, qui devraient avoir un certain poids sont fragiles ou sujettes à caution. Curieusement sans présence d’aucun acte officiel des autorités romaines se rapportant à Jésus, je pose la question : ou sont les procès-verbaux de Ponce- Pilate ? Et les auteurs contemporains sont muets :
Pline l'Ancien en visite à Jérusalem, 30 ans après ces événements supposés, ne parle pas de cette histoire, ni d'une communauté chrétienne (1). Par contre il parle des esséniens.
Perse, Martial, ? Pas un mot. Sénèque ? On a fabriqué de toutes pièces une correspondance entre ce philosophe et St Paul. Au second siècles, rien de plus. Tacite dans un de ses textes composés vers 115, aurait parlé des persécutions des chrétiens de Rome par Néron (qui les accusa d'avoir allumé l'incendie de Rome) il parle bien de Chrétiens qui venaient du Christ, mais ses écrits se sont révélés des faux comme l'ont prouvé les historiens critiques, pour eux, il s’agit d’une interpolation. (truquage écriture ultérieure par un faussaire ou un copiste désireux d'allonger sa copie) Pline le Jeune signale que l'existence d'une communauté chrétienne au début du IIe siècle.(2) Suétone écrit que Néron " chassa les juifs qui s'agitaient à l'instigation de Chrestus » (3)

Les autres auteurs païens, comme Plutarque ou Juvénal n’en parle jamais, alors qu’ils citent d'autres auteurs ont ont inventé des faux célèbres comme les « Actes de Pilate » ou la « Lettre de Lentulus » qui n’existe pas, ou autres billevesées comme les lieux saints, tous rigoureusement faux, tous inventés, « découverts » fort tardivement. Le Golgotha n'a été « inventé » qu’au IVe siècle et la fameuse Via dolorosa, le « chemin de croix » date du XIIe siècle..
Pourquoi donc accorder du crédit aux autres écrits ?

Carence des témoignages juifs
Etrangement, pas un témoignage, pas une ligne. Aucune allusion dans Philon d'Alexandrie, écrivain prolixe dont une Ere de Pilate, et dont sa philosophie du « Logos » à inspiré les premiers chrétiens, de toute évidence. Et que dire de ses disciples lorsque les apologistes affirment " il n'est guère de ses contemporains (à Jésus), même illustres, sur lesquels nous soyons aussi bien renseignés » nous pouvons douter de leur bonne foi. Il est étrange d’ailleurs que les Apôtres n’ont pas vénéré pas les lieux où Jésus, leur chef, serait né et mort. Quant au récit de la vie de Jésus et son œuvre, nous ne les trouvons que dans des documents chrétiens, ce qui leur enlève une certaine objectivité, évidemment

Comme mon précédent billet sur l’homéopathie ne fait pas un tabac, je vous livre un sujet qui devrait faire bondir le croyants pratiquants (Il me faudra bien revenir sur les pratiques et rites des religions) en direction de leur BIBLIOthèque, pour y rechercher leurs satanés bouquins, Ancien et Nouveaux Testaments et autres Corans.

N.B.Je ne suis pas historien, les précisions proviennent des Zététiciens que je fus humblement , moi aussi, il y a quelques temps en ce qui concernait les OVNI, autre ânerie.


(1) Ce qui ne prouvent pas l’inexistence de communautés chrétiennes, mais bien plus tard.
(2) Mais, mais l'on ne prouve pas l'historicité d'un dieu (Ou d’un héros) par la croyance de ses fidèles, sinon il faudrait croire à celle d'Hercule, d'Apollon ou de ...Tintin.
(3) )De plus, Christos et Chrestos sont deux mots différents, l'un signifiant " l'oint " (désignant une personne consacrée), l'autre se traduisant par " le bon " et faisant parfois office de nom propre.

01 octobre 2007

DROIT DE REPONSE

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Les méfaits de la luxure (Jan Steen) Vienne.

 
Pour un coup de blues
.

Eh ! Ben ! Une petite anecdote de rien du tout et voilà du monde qui trouve cela intéressant. Cela m’a permis de lire Charl’ à qui j’adresse un petit coucou. Des trucs comme ça j’en ai d’autres. Un peu de musique et hop ça repart. Je ne sais toujours pas exactement ce qu’est IRL mais puisque l’on me promet la gloire (lol) cela doit être important !!

Romain trouve qu’une nouvelle essence est entrée dans mon texte ce qui me permettrait d’aller un peu plus loin et même au-delà de mes convictions. Tiens donc. N’y a-t-il pas derrière ce pseudo un nouvel Alberto qui se dessine ?

 

Le concept divin

Pierkubick est une vieille connaissance, son lien est dans mes favoris. Très bonnes notes sur le sujet. " La peste monothéiste" est un bouquin de Cyrille Galion. Editions Libertaire 12 € quand même. Encore un qui a copié sans vergogne Teddy Bear…..

 John a encore raison (décidemment, et il n’est pas question que je le censure) ce n’est pas dieu qui nous dérange. Ce concept ne peut pas faire de mal quoique ! C’est le monothéisme et ses affrontements internes qui nous préoccupe, surtout avec cette montée de l’islamisme. Malgré tout je pense que les masses qui idolâtrent des types comme les papes, sont de par leur nature malléables et cela me parait assez dangereux. Remplacez Jésus-Christ ou un gourou quelconque par Hitler ou Mussolini et vous voyez les résultats. (J’exagère mais c’est volontaire)

Il se trouve que je connais, un peu, la « question » sioniste et donc juive et je pense que le christianisme, qui n’est qu’un avatar du judaïsme, tel qu’il a été voulu par auteurs, avait pour but de rompre à la fois avec l’idéologie juive mais aussi pour des raisons politiques

 David* me reproche d’utiliser une note pour répondre à mes interlocuteurs, je trouve et c’est l’un des buts de ce blog et que tout ceci peut concerner beaucoup de monde, tous ceux qui traînent sur le Web et non pas seulement dans notre petite sphère.

Avec un brin d’humour, il termine avec une petite boutade "philosophie - religions" n'est-ce pas la même chose ? Heureusement que non, sinon sans les philosophes, les « Lumières » nous n’en serions pas là. Si d’aucuns parlent de Jésus comme d’un « philosophe » c’est lui faire crédit d’une existence réelle.  Ne nous trompons pas. Si je parlais en plaisantant de Bouddha, c’est que ce monsieur n’était pas un dieu et que sa pensée que perpétuent les bouddhistes n’est surtout pas une religion.

 Alberto* Te lire cela amène deux réflexions, la première est que tu n’est pas le bouc émissaire sur lequel nous taperions avec délectations, mais un témoin, un croyant, ce qui est au demeurant sympathique pour montrer tant de vigueur. La seconde est, et cela a été soulevé ici, on pourrait croire qu’il y a deux Alberto. L’un, affirmé dans sa croyance, pour nous un peu intégriste sur les bords. Ou plutôt un bibliste, ce qui est la trace d’un fidéisme à toutes épreuves. (Vous remarquerez l’abondance de suffixes en istes ou ismes. C’est normal, c’est du vocabularisme) et l’autre oiseau de mauvaises augures. N’est pas parpaillot qui veux.

 En effet, à John qui note que seule la vie terrestre est raisonnable, notre évangéliste fait preuve d’une animosité inhabituelle. Il lui promet l’enfer éternel et lui assure qu’il mourra dans le pêché (le plus tard possible et après moi, j’espère pour lui) car il refuse de croire que Jésus est mort sur la croix pour sauver les péchés du monde. Et d’en remettre une couche : « Oui, parce que tu refuses d’accepter que Jésus les a emportés avec lui dans sa mort sur la croix. Si tu acceptais ce message, au lieu d’en rire, tu n’aurais pas besoin de mourir avec tes péchés, tu mourrais un jour comme tout le monde, mais tranquillement, et tu revivrais comme Jésus a revécu ! En refusant ce message, tu mourras avec tes péchés, [Bis] et tu revivras, mais pas comme Jésus : tu revivras pour être jugé. Même ces mots que j’écris là te seront rappelés. En les repoussant maintenant et en repoussant l'évangile, […] tu seras inexorablement perdu. Rien à ce moment- là ne pourra te sauver. […]Tu verras ceux qui ont accepté humblement le message de Jésus […] Tu les verras se réjouir et en même temps tu verras la vie éternelle, tu verras la vie après la mort : une vie pour les sauvés, et une vie pour les perdus »

 Tu parles d’un enseignement : On va tous crever et Dieu reconnaîtras les siens (Arnaud Amaury, Siège de Béziers. (1)

Je continue de citer : « Alors les Pierre Kubick, les John, les Teddy et tous les autres... aussi intelligents que vous êtes, soyez aussi intelligents dans votre décision et ne restez pas dans des idées arrêtées ».

 Comme John et beaucoup d’autres athées, nous n’avons pas la notion de pêché. Des conneries, des erreurs ou des fautes, ce qui est plus grave, soit, mais des pêchés ? Non.

 Et David de conclure en faisant le Pari de Pascal à sa manière « [si] Dieu existe, il est si bon et miséricordieux […] qu'il m'accordera une place à ses coté... »

Pour ma part j’ajoute : « Et que son fils a lavé le monde de tous ses pêchés. »

Amen.

 

(1) Au siège de Béziers l’inquisition voulait éradiquer les Cathares réfugiés dans la ville. A la suite d’une sortie de quelques résistants, les Croisés bras armés de l’Inquisition, ne reconnaissant pas les catho des insurgés interrogent le Légat du pape qui prononça cette phrase restée historique : « Tuez les tous Dieu reconnaîtras les siens ».Tous les biterrois seront exécutés (10.000 selon la légende).

(2) Une petite musiquette, encore au hasard ?. Une créature du démon qui implore Dieu  : Janis Joplin "Mercedes Benz"

 
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28 août 2007

LA CHARITE, S'IL VOUS PLAIT !

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La charité chrétienne qui ne mérite pas seule le mot, m’a toujours paru un peu suspecte.

Dans mon précédent billet, je parlais des idoles mondiales de la Charité, dont il ne faut pas exclure notre bon Abbé Pierre, et je dénonçais la mauvaise foi, si j’ose dire de mère Teresa. En effet je préfère tout de même le travail d’un protestant comme le Dr Schweitzer qui soigna sans publicité, sans les médias, les lépreux pendant quarante années avant de recevoir le prix Nobel et de devenir une star lui aussi.

 La charité chrétienne, qu’il ne faut pas confondre avec la philanthropie et encore moins avec la solidarité, me paraît entachée de ce fameux donnant/ donnant cher à Ségolène et aux curés de tous bords. Puisque le malheur est sur la terre, puisque Jésus qui devait obtenir la rédemption de nos péchés n’a rien réglé, il faut faire le boulot soi-même et gagner en même temps une petite place pour le paradis. Dans ces conditions la charité chrétienne n’est pas gratuite ni gracieuse, un petit commerce qui me soulève le cœur depuis que je suis en âge de raisonner. Plutôt un brave laïc, quidam de chez les quidams qui se révoltent contre cet état de fait et part avec des copains du même bord creuser des trous au Sahel pour trouver de l’eau, comme çà pour le geste. Rien à voir avec les dames de charité qui en donnant à leurs bonnes œuvres, se paye des années de purgatoire en moins.

Je range la charité médiatique dans le même sac, les « Enfoirés » par exemple me sortent par les trous de nez. Récolter des thunes pour les petits malades tout en se faisant un pub d’enfer, me paraît un peu dégueulasse.

- T’as vu Machine aux Enfoirés, la classe, je la kiffe. (entendu à la maison)

 Pour la petite histoire il se trouve que dans ma jeune carrière j’avais comme client le créateur de « Perce neige », une œuvre caritative laïque qui subvient aux besoins d’enfants handicapés ou malades. Or ce type n’était autre que Lino Ventura, aussi bourru à la ville qu’à l’écran, une nature, mais qui ne le gueulait pas sur les toits. Altruisme et charité, d’ailleurs ne se marient pas.

 Malgré mes recherches, je ne puis me souvenir le nom de celui (peut être Lao Tseu) qui a dit ou écrit : « La charité oblige plus celui qui donne que celui qui reçoit ». Ce qui est infiniment plus sage que la maxime de Mahomet suivante « La main qui donne est meilleure que celle qui reçoit ». Au passage je ne peut m’empêcher de citer cette autre passage d’une traduction du Coran : « A cause des enfants, des vieillards, Dieu hésite à détruire les villes où règnent les péchés »  Ce Dieu là n’aime pas les Grecs c’est certains. Décidément tous ces Dieux illusoires ne servent à rien. En effet dans un monde juste, il ne devrait pas y avoir ni dons ni oboles. Le riche, c'est-à-dire celui qui a plus que l’autre, devrait se sentir gêné devant celui qui à besoin, tandis que celui-ci estimera que c’est un du de recevoir.

Je cite A.Gide : « La charité, tout en soulageant temporairement la misère, ne s'attaque point à sa racine et l'on peut même dire que, par là même, elle l'entretient. (...) et un petit coup de J.Green : […] la charité des riches n'est souvent qu'une forme de condescendance et qu'ils se débarrassent des pauvres avec de l'argent » Je pensais déjà cela avant de les lire.

 Quant à la charité publique n’en parlons pas ou très peu. Dans un pays comme le nôtre où l’écart entre les nantis et les pauvres se creuse de plus en plus et ce n’est pas le pouvoir actuel qui va le réduire bien au contraire, on doit faire appel à la charité publique. A côtés des clodos qui nous tapent gentiment, se précipitent les journées de dons pour ceci ou pour cela. Tout y passe, les maladies, les pauvres, jeunes ou non, et la Croix Rouge. Organisme international certes, crée par Henri Dunant, (également promoteur de la convention de Genève. Encore un petit suisse) mais qui a une boutique en France.

Bon ! Il s’agit là plus de solidarité plus que de charité, mais comme pour tout ces organismes on pourrait les taxer d’alliés objectifs de la tyrannie, qu’elle soit d’Etats ou de religions. Cette tyrannie qui laisse ses sujets se démerder seuls entre-eux, mais qui roulent en carrosses (avec un moteur à essence. Le diesel ? Pas assez cher mon fils)

Comme tout le monde je participe aux quêtes urbaines, mais je me pose tout de même la question : où va mon pognon ? Je sais, c’est trivial et cela nous éloigne du sujet.

Conclusion :De saint Vincent de Paul à l’abbé Pierre, en passant par B.Kouchner et son sac de riz devenu célèbre, il ne s’est rien passé.   

26 juillet 2007

SECTES FILLES III : MOON UNE REUSSITE

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LA SECTE MOON

            Voici encore un autre genre de secte, elle se spécifie dans un complexe politico-religieux. Ce fleuron du phénomène sectaire est la première cible des adversaires organisés du lavage de cerveau, et ce n'est pas par hasard. Essayons de trier le faux du vrai dans l'histoire du Moonisme, ses origines et ses aboutissements. Tout d'abord de connaître qui est Sun Myung Moon. Le célèbre Révérend, coréen, né en 1920, n'est-il qu'un escroc de grande envergure ? Se croyait-il investi d'une mission divine ? Ce que nous savons nous permet de penser qu'il fut plus un véritable anticommuniste qu'un vrai prophète.

            Il est né le 6 Janvier 1920 dans une famille presbytérienne. A Séoul, il découvre le Pentecôtisme. Bien vite Jésus lui apparut et lui confia une mission. Il fonde, après une assez longue pérégrination, une église qui eut un grand retentissement vers 1948. Il passe alors 100 jours en prison pour infraction à l'ordre social, (ses réunions étaient trop bruyantes). Puis une autre année pour adultère. Libéré par les troupes des Nations Unies en 1950, il fonde à Séoul, l'Église de l'Unification du Christianisme Mondial. En 1955, retour à la case prison pour de nouveau adultère, condamnation aggravée pour organisations de rites sexuels. Moon fut accusé par une quinzaine de ses ex-adeptes.

             Plus tard il fit paraître un énorme livre de 500 pages : “Les Principes Divins”. Cet ouvrage peut-être collectif, a été très certainement copié sur des ouvrages issus d'une doctrine tibétaine de Paik Moon Kim, autre messie coréen. Epais livre qui, selon les fervents aurait été écrit en une seule nuit par notre nouveau sauveur.

            La tentative d'originalité de la doctrine de Moon, est de réconcilier la religion et la science. Méthode qui aura beaucoup de succès dans un autre contexte celui de la Scientologie. Cette formule peut se résumer selon Young Jim, vulgarisateur du texte ainsi : tout dans la création du monde existe sur le mode de relation du couple. C’est le dualisme, système philosophique, qui admet la coexistence de deux principes irréductibles, par exemple le corps et l âme. Le gourou pour sa part, pense que Dieu a confié une tâche à Jésus, dans laquelle il aurait échoué. Le Christ aurait dû se marier et fonder une famille. Donc le monde n'attend plus que la reconnaissance du Second Seigneur : Lui. Le révérend affirme, nous citons :

 " Les rois, les reines, les chefs d'Etats, se prosterneront devant moi, car

j'aurai conquis le monde"

La puissance

            Aux Etats Unis, il est reçu par 70 maires qui en firent un citoyen d'honneur. Moon les remercia en sacrant les USA, nation élue. Cette notoriété, il ne faut pas chercher loin pour en trouver l’origine. Ce messie est milliardaire et prodigue. La question est posée. Comment peut-on être si riche, tout en étant le chef spirituel d'une armée de pauvres ? Moon est président d'une vingtaine de sociétés, de la manufacture d'armes à l'usine de produits pharmaceutiques. La boucle est bouclée. Il dit :

  "Dieu a été bon pour moi, il m'a particulièrement béni, parce que je suis chef religieux, tout ce que je touche se transforme en or".

 Des moonistes de base rajoutent,

  "Comment pourrait-il vivre comme un mendiant et répandre son message ? Le messie doit être le plus riche et tant qu'il ne dominera pas le monde matériel, Dieu et lui ne seront pas heureux"

           

            On voit très bien le degré d'infantilisme où sont plongés les adeptes de ce genre de familles spirituelles. Apparaît alors la véritable raison d’être de cette entreprise. Elle est politique, les précisions abondent,

"Cet homme est paranoïaque, et son équipe, une bande de gens irréligieux, n'est en fait qu'une brigade anticommuniste et anti-arabe pleine de danger."

 pronostique un observateur. D'ailleurs le “Monde” fait état en Février 1975 d'un rapport dans lequel il est signifié que Église de l’Unification :

          "avait des racines profondes dans les milieux industriels et politiques d’extrême droite au Japon et en Corée. Les USA est le pays désigné pour recevoir une armée de délégués venus du monde entier, armes et bagages, portant un message pour la victoire sur le communisme."

                     Pour cela il encaserne une foule de dévots qui sont menées pour le moins à la dure : fatigues, diètes, qui facilitent le lavage de cerveau ou le bourrage de crâne.

            En France, la filiale politique, Causa, compte un député au Parlement Européen sur la liste du Front National. De nombreuses associations prolifèrent. Cette secte connaîtrait un certain déclin en France actuellement. Prudence!

 Nous verrons ensuite une autre secte dangereuse par ses vérités concernant le soin des maladies de l'âme et pour son intention de régenter le monde. Inventée par un autre genre d'individu. Le vrai charlatan. L'inventeur de l'eau chaude et le défonceur de porte ouverte, le para psychiatre. Avec un exemple parfait de réussite planétaire. Nous citons à la barre les adeptes de Rubbard, les scientologues.

 

11 juillet 2007

LES SECTES FILLES I

 

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Lorsque j'écris que le christianisme n'est qu'une secte qui a réussi ,je cite ci-après ses filles. A sujivre. 

 

 

LES SECTES

"Toute secte, en quelque genre que se puisse être, est le ralliement du doute et de l’erreur.”

Voltaire.

DEFINITION

 Secte.

         Ce mot désigne un groupement religieux dissident par rapport aux religions dites dominantes. Les sectes sont exclusives et ou mystiques. Les mouvements  du premier type sont composés en majorité de pauvres gens, relèvent surtout de l’aspiration d’individu en quête de fraternité immédiate, avec une pensée d’allure apocalyptique.(Témoins de Jéhovah). Les seconds sont composés de personnes d’une classe sociale plus élevée ayant renoncé volontairement ou non aux biens terrestres et qui sont à la recherche d’un mysticisme apaisant. La forme typique étant celle de l’OTS

 

LE TERRAIN

         Tout d'abord, il faut constater que l'Eglise Catholique entre autres, tiens à garder son pré carré, à savoir, la mainmise au moins en Occident, sur le spirituel. N'oublions pas que le christianisme des catacombes, avec ses martyrs, ses lions et ses gladiateurs, n'est qu'une secte qui a réussi. Si des récentes mais néanmoins concurrentes prolifèrent, c'est tout simplement parce que la masse des croyants ne se reconnaît plus dans cette Eglise vieillotte qui pourtant tente de faire face à son déclin. Si la religion ne remplit plus son rôle social malgré les contorsions des rites de l'Eglise Apostolique et Romaine, elle est destinée à disparaître et à laisser la place à d'autres recettes ou aux vieilles pratiques.

         Malgré Marx et son opium du peuple, le socialisme scientifique n’effaça pas la foi et le rite orthodoxe de la chrétienté en Union Soviétique. Dès la restauration du libéralisme économique et social, resurgit comme caché sous la cendre, le culte. Et en Chine d'aujourd'hui, les autorités reconnaissent les pratiques bouddhistes jusqu'alors interdites. La foi ancestrale est bien une échappatoire au malheur, à la misère au manque d’espoir, de bonheur immédiat. Pour certains le confort intellectuel “apparent” du monde occidental, les jette dans la sphère du sectarisme. Le tout enclenche l’essor des sectes et annonce l'effondrement d'une civilisation.

         Il nous faut pour se pencher sur le phénomène sectaire le plus clairement possible, opérer une sélection puis un classement. Nous écarterons d'abord les " Adorateurs du Poireau Divin et du Bec de Gaz Réunis", pour nous consacrer aux principaux mouvements, qui se divisent en groupes. Remarquons que, à part et sous réserves, chez les sectes mystiques ou para-religions, qui émanent du protestantisme, nous trouvons un  lien commun  entre toutes les autres : l'argent.

 

 LES PARA-RELIGIONS ou CULT

 

LES QUAKERS OU OUAKERS.

(de l'anglais trembleur, devant dieu)

         Secte protestante, crée au début du XII ème siècle (1647) par Georges Fox en Angleterre. Sous le nom de : Société des Amis, elle n'accepte ni sacerdoce ni sacrement. Ce mouvement attache plus d'importance à l’inspiration de l'Esprit-Saint qu'à l'Ecriture. Ce mouvement est historiquement et typiquement américain. Il n'y a pas trop d'écho en France.

 

AMISH

         D’origine allemande avec une forte proportion de colons alsaciens, cette secte est issue du mouvement anabaptiste-mennonite, fuyant les persécutions en Rhénanie au XIIe. Elle émigra dans le Nord-Est des Etats Unis. Ce groupe fossilisé offre une image de ce que pouvaient être les pratiques luthériennes il y a trois siècles.

 

SHAKERS

         La “société Unie des Croyants en la Seconde Apparition du Christ” a été fondée par Ann Lee. Les shakers ont officiellement disparus en 1990 après la décision prise en 1965 de ne plus admettre de nouveaux membres dans la société. Son dogme étant basé sur le célibat et la séparation des sexes. La communauté des shakers en est réduite à de folkloriques représentations de musées.

 

LES MORMONS

A l'origine "Saints des Derniers Jours".

            De toutes les sectes célèbres dans le monde, fortement implantées aux USA, là où elles sont nées pour la plupart, le mormonisme nous semble la plus sincère. Bien entendu il ne s'agit là que d'une notion tout à fait arbitraire, puisque les Mormons sont assujettis au Christianisme et n’en sont qu'un schisme. Cette habitude étant d'ailleurs bien dans la lignée du protestantisme dont sont issues les grandes sectes religieuses actuelles.

         C'est Joseph Smith qui créa ce mouvement. En 1823, il eut une apparition qui lui révéla l'existence d'un livre caché relatant l'époque lointaine où des membres du peuple juif, divisé en deux groupes, les Néphites et les Lamanites (les Peaux-Rouges) avaient débarqué en Amérique. En 1827, il retrouve ce livre que lui traduit, caché derrière un rideau, (?) un acolyte, instituteur du nom d'Oliver Cowderry. 1830 date de sortie d'un l'ouvrage intitulé " Livre de Mormon" dans lequel il est expliqué que les premiers chrétiens s'entre-déchirèrent, dénaturant ainsi les paroles du Christ. Heureusement il y avait le Guru Smith ! Plus modérés que les autres sectes millénaristes, les Mormons ont depuis longtemps abandonné l’attente imminente de la fin du monde, qu’ils attendaient à la fondation de l’Eglise.

         Les Mormons étaient polygames, ils le sont moins aujourd’hui (ils pratiquaient, selon eux le mariage plural) et anti-esclavagistes, ils ont été importunés et rejetés par un puritanisme déjà très américain. Après de longues pérégrinations, ils s'installèrent dans l'Utah en 1847. Ils tentèrent d'y créer une véritable théocratie, ce que le Gouvernement Fédéral ne pouvait accepter. L'administration fit donner la troupe en 1857. L’Utah leur était presque propre. Salt Lake City, sa Capitale, comptait en 1978, trois cent mille personnes de toutes confessions.

Le baptême pour les morts.

          Il explique le célèbre et énorme travail effectué par les Mormons sur la généalogie et accumulé à Salt Lake City. Les registres sont consultés par les historiens et chercheurs du monde entier. Le but de ce fichier est de permettre aux fidèles de retrouver le plus grand nombre de leurs ancêtres et de se faire baptiser à leur place pour accéder, après la résurrection, à la gloire céleste. Ceci à condition que les défunts acceptent l’Evangile qui leur est prêché dans le monde des esprits.

         En Europe cette secte et celle des Quakers n'ont pour témoins de leur existence, que la présence dans les films de Western, de typiques paysans barbus. Et les visites de deux jeunes gens bon-chic, bon-genre, blancs et gentillets, qui parcourent nos pays à leur frais pour recruter de nouveaux adeptes. Méthode reprise par d'autres beaucoup plus véreux. Attention donc à nos adolescents fragiles et susceptibles.

02 juillet 2007

LA MORT AUX TROUSSES

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< Richard Coeur de Lion et sa copine.

Citation, « La mort n’est pas le passage [d’un monde] à l’autre, la mort est le passage de quelque chose à rien du tout. Ce n’est pas un passage, c’est l’infini, c’est une fenêtre qui ne donne sur rien »

Jankélévitch, « Penser la mort »

Pour parler de la mort il faut quitter la petite fenêtre par laquelle nous percevons le monde, un monde préfabriqué d’ailleurs. S’isoler ou grimper sur le plus haut point possible de votre région regarder le ciel et l’horizon et méditer un bon coup. Comme dans tout sujet, il faut l’embrasser d’une façon élargie et synoptique. C’est d’abord penser à la vie. L’homme dès qu’il put descendre des arbres, pris conscience de sa condition, peut-être pas au début, mais dès qu’apparut la parole, c'est-à-dire la communication. Première interrogation qu’est-ce que la conscience ? Une énergie chez les uns ou une âme insufflée par le divin chez les autres. Les premiers atomistes, (1) donc matérialistes dont je fais partie, et les autres spiritualistes, très tôt s’affrontent et se heurtent toujours.

 Dès l’aube de l’humanité donc, les grandes questions que se posent les hommes sont, que fais-je là, pourquoi et comment ? Sans réponse, ils en créèrent une, à leurs propres images, sous la forme de dieux. Ainsi commence l’Histoire spiritualiste, de conserve avec l’autre matérialiste qui dénonçait cet artifice, apaisant certes, mais sans véritable réponse raisonnable.

Deux mondes l’un matérialiste et l’autre religieux et aujourd’hui monothéiste coexistent, tandis que d’autres sociétés ont optés pour des solutions dissemblables : L’Afrique, L’Orient, l’Inde, l’Amérique et j’en passe. Du premier naît la science qui contrairement à certains qui veulent faire croire qu’elle est erratique, qui nous permet de faire de grands pas vers la connaissance de la vie notamment depuis les neurosciences et la biologie. (Génomes) Je ne voudrais pas être trop partisan mais les faits sont là : on maîtrise de mieux en mieux la connaissance de ce qui était hier encore un mystère, et on éradique du même coup certaines maladies provoquées par de putains de créations divines.

De l’autre coté on n’avance pas d’un pouce dans la connaissance de l’âme. La psychologie et la psychiatrie qui sont à la fois des sciences humaines donc aventureuses, n’étant à prendre qu’avec des pincettes

Bien avant le temps de monothéisme, les philosophes grecs par exemple, ceux que l’on connaît par leurs écritures et leurs datations historiques incontestables, émettaient des hypothèses et des réflexions qui sont toujours d’actualité. C’est pourquoi une partie du monde occidental fait autant référence à Platon disciple de Socrate, (qui a laissé des traces historiques écrites, lui,) débarrassé de tous les mythes qui s’y rattachent, qu’à Jésus.

 Au bout de tout ce temps, nous voilà toujours devant à la mort sous ses différents aspect ; dans le désordre : le deuil, la peur, le suicide, l’euthanasie et les non-moins différents moyens d’y faire face.

 Tout d’abord la philosophie qui devant la camarde ne se défile pas non plus que la religion, mais qui pour elle s’agit de vivre soit, mais de bien vivre, chez elle, il n’y a pas de place pour la mort pas plus que sa peur. Il s’agit donc de se convaincre que la mort n’est rien et d’éviter de passer sa vie, tiraillé par sa crainte distillée par la religion, son fonds de commerce. Cette dernière, surtout depuis que les hommes sont passés du polythéisme au monothéisme, (pour des raisons humaines de domination sur les autres en imposant une façon de penser, par la dissuasion, la conversion forcée et surtout par la force guerrière, s’oppose à cette pensée. Le christianisme parachève cette domination et créé l’au de là, son enfer et son paradis, son archange Gabriel et son Malin de frère jumeau. Avec pour emblème un cadavre, rien que pour emmerder les épicuriens et rappeler à ses propres fidèles la réalité obsessionnelle de la mort, jusqu’à la résurrection, comme si la trouille ne suffisait pas.  Ses théologiens et prédicateurs de toutes sortes, qui condamnent chez l’homme le trop grand attachement à la vie, lui demandent d’apprendre à mourir, ce qui peut conduire à une certaine forme de morbidisme existentiel.

 Aujourd’hui ce sont le créationnisme et la théorie de Darwin qui s’opposent. La proposition de la création par un être supérieur à moment donné dans une région donnée laisse sceptique ou pantois devant tant d’incompatibilité. La première molécule est née très probablement de la mer par hasard et c’est la nécessité qui a donné la vie telle que l’on l’observe. Les religions monothéistes et ses ardents adeptes prêchent toujours la création du monde comme elle est décrite, dans l’ordre et la datation de la Bible. Même en lisant ces textes dans tous les sens y compris celui d’une gigantesque métaphore, tout est contradictoire avec la réalité scientifique. Si déjà cette conception est erronée que dire de la suite.

 En dehors de cette religion, d’autres simagrées ont été imaginées, la métempsycose (2) et la réincarnation. Toutes deux basée sur une vraie théorie voir (1) pou ensuite dériver sur le magique et le mystique.

 J’ai déjà exprimé ici ma pensée sur ce sujet, nous ne sommes pas éternel comme voudraient nous le faire croire les prêtres, si ce n’est dans la mémoire de notre entourage et encore qui disparaîtra bien vite. Par contre nous pourrions être éternels en toute logique atomiste, dans la décomposition de notre cadavre en infiniment petites particules qui serviraient à une autre conception de la matière organique un acarien par exemple.

A vos claviers, si vous le voulez bien.

 P.S
En attendant pourquoi ne pas faire un petit tour sur mon blog musical. Il y a bien des Gospels dans le tas.

http://tutti.allmyblog.com/ 

 

(1) Les atomistes affirment qu'il n'y a que des particules indivisibles, jusqu'à ce qu'une théorie plus élaborée énonce qu'on peut aller encore plus loin dans la division. (Ces fameuses particules élémentaires d’aujourd’hui). Le matérialisme considère qu'il n'y a pas d'autres substances que la matière et que l'esprit n'est qu'une illusion chimico-biologique.

 

 (2) le bouddhisme croit à la métensomatose (puisque c'est une religion où l'âme n'existe pas), tandis que l'hindouisme tend à la métempsycose (l'âme individuelle doit se fondre dans l'âme cosmique - c'est-à-dire, Dieu, immanent et absolu, afin de se dégager du cycle des renaissances, alors que dans le bouddhisme, l'âme doit s'éteindre dans la vacuité, pour ne plus se réincarner).

17 avril 2007

MOUTONS DE PANURGE

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S’il y a de nouveaux visiteurs sur ce blog, ils peuvent s’étonner du sens du mot crédopathie qui figure dans son titre. Bon, j’explique. C’est un néologisme que j’ai crée de mes petits neurones et de mes petites mains pour tenter de définir la propension de l’homme à croire à tout ce qui « brille ». Cette faiblesse quelquefois maladive de croire à tout, surtout si c’est magique, surnaturel et qui répond à la question principale : « Que fais-je ici sur cette terre et pourquoi »

 Les religions surtout monothéistes se sont emparées de cette disposition pour étendre un pouvoir bien temporel, grâce et à cause de l’Histoire, qu’elles tentent encore de préserver. Elles ont su allier cette soif de merveilleux et la quête de la grande question, en synthétisant les religions qui préexistaient et qui déjà faisaient une partie du boulot.

 Toutes ces Eglises, chrétiennes et islamistes (dites du Livre, y compris le judaïsme aujourd’hui moins combatifs et dont le prosélytisme a été abandonné) n’ont été propagées que par les conquêtes et ont fait régner à la fois leur ordre et leurs dogmes. Elles ont toujours combattu toute forme de contestation, craignant à la fois le désordre, la perte de leur pouvoir et la dénonciation de leurs supercheries. Depuis l’antiquité des hommes ont protesté et certainement bien avant de la conception divine donc idéologique de la présence de l’homme sur terre. Et depuis cela n’a pas cessé.

Par contre des hommes et des femmes se libèreront enfin de ce carcan et en Occident apparaît un athéisme cmilitant notamment dans la défense de la laïcité.

 
Ce besoin de rêve pourrait être compréhensible malgré une rationalité proche du bon sens. Ne laisse–t-on pas aux enfants croire au père Noël, une donnée bien récente et surtout marchande ? Mais quand notre propre expérience, notre libre arbitre nous amènent à réfléchir, on devrait s’apercevoir que ces croyances religieuses ne sont que des illusions.

Certains en réchappent, mais d’autres, et c’est là le problème, continuent malgré les aléas souvent cruels et insoutenables de la vie de croire en un Dieu bon et juste : « Merci mon dieu de m’avoir enlevé mon fils ». C’est la force des religions qui ont crée la foi, aveugle. Mais devant leurs carences, les hommes se sont inventés d’autres croyances telles la sorcellerie, l’astrologie et autres pratiques médicales miraculeuses. (Je ne citerai plus de nom). Ce qui me semble évident, c’est que si ces forces spirituelles avaient laissé la liberté aux hommes de penser, très tôt elles seraient mortes, comme toutes les religions précédentes.

 Voilà pour le spirituel, mais cela s’applique dans tous les domaines, dans les petits riens de tous les jours. Par exemple la consommation. Dans les publicités, qui peut croire que telles ou telles marchandises, produit les effets qu’on nous montre. (1) Et pourtant, on achète, car on y croit à cette pommade anti-ride, à ce dessert qui tue le cholestérol, mais on achète quand même. Nous sommes continuellement bernés, mais nous marchons comme les moutons de Panurge.

 Depuis Nietzsche à Ralph Nadar et à « Défense des Consommateurs » tout est fait pour nous élever contre cette domination qu’elle soit religieuse ou consumériste, le fer de lance du capitalisme. A ce sujet je cite mon professeur d’allemand qui soutenait que la publicité n’était qu’une lutte financière pour éliminer la concurrence, une arme financière dans un capitalisme sanglant. Et de plus, cerise sur le gâteau, que c’était le consommateur qui paye. Coca et Pepsi lui ont donné raison. Voir photo.

Anecdote, deux jeunes néo-zélandaises, élèves de chimie, se sont appliquées à vérifier la teneur en vitamine C de leur boisson préférée. La marque affichait «Quatre fois plus » que les autres. Or, les petites curieuses ne trouvent qu’une petite trace de cette vitamine magique, elles en font part à la maison mère qui bien entendu les boude. Vexées les gamines portent l’affaire en justice, résultat : amende de 122.000 € pour publicité mensongère pour la société qui fabrique cet élixir.

Fermons la parenthèse, je sens que cela va me contrarier.

 

Quant à la politique dans ce domaine, j’y reviendrai dans mon prochain billet doux.

 

(1) Avez-vous remarqué que les démonstrations de produits détergents, l’état dont se trouvent les sanitaires des bonnes femmes, UNE HORREUR. On se demande comment ces braves ménagères peuvent envoyer leurs mômes dans des chiottes ou salles de bain pareilles

 

13 avril 2007

LES ENFANTS VIERGES

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Dans la grisaille ambiante j’ai trouvé de quoi me réjouir. Non pas une idée lumineuse d’un des candidats à cette élection dont la campagne ne finit pas, mais dans « l’Express ». Monsieur Vingt-trois (et j’en retiens un, comme aurait dit Coluche) plus connu sous le titre de Monseigneur, cite une anecdote qui l’a bouleversé : lors d’une visite dans un musée d’une classe d’école primaire, les enfants se sont arrêtés devant une toile représentant Jésus et Marie-Madeleine et ont demandé à leur accompagnateur qui c’étaient. Sympa non cette question, non ? En effet qui devrait s’angoisser d’une telle ignorance ou virginité, à part les culs bénits, et encore. Des mômes qui ne font pas pire que ceux qui visitent le même musée en sortant de l’Ecole St Machin, avec un curé comme guide éclairé.

Les premiers, comme mes enfants et petits enfants sont dans ce cas, protégés. Ont-ils hérité d’une éducation malfaisante sans dieux ni enfer ? Sont-ils plus promis aux tentations de Satan, un des héros préférés d’Alberto que je salue ici ? Aux affres de la luxure ? De la tentation du crime ? Pas plus, pas moins que leurs très très rares voisins, copines et copains qui vont à la messe et se confessent à douze ans et moins. Je me demande encore de quoi pourraient-ils être fautifs.

Embarqué dans cette histoire à dormir debout dès mon plus jeune âge, je me souviens de ma trouille du confessionnal * où je ne pouvais avouer que des petits riens du genre : « j’ai mentis à ma maman » à neuf ans !!! Un des curés parmi le plus âgés a bien tenté de me sonder, si j’ose dire, en me posant des questions que je ne comprenais même pas, du genre « te touches-tu ». Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il y avait là-dessous du vice, quoique cela existe encore, mais simplement l’application du code de la confession.

 

Le midi, France 2 diffuse un feuilleton qu’il faut regarder comme sociologue, l’histoire d’un jeune curé de campagne à la tête pas possible, de celles que je ne prends pas en auto-stop, au fin fond de la France profonde. On y voit des églises désertées malgré la présence de quelques vieillards, chasseurs pêcheurs, et des mômes embarqués dans des culculteries pas possible. Vraisemblablement destinés à se sortir de ce milieu qui sent la naphtaline et l’encens. On y voit la préparation de baptême d’un bébé, Honorine, (mais où vont-ils chercher cela) qui n’y peut mais et dont la mère affiche un agnostiscisme virulent. Simagrées à tous les étages. Passons.

 Il me faut, à ce sujet des enfants sauvés des griffes des corbeaux, relancer une petite polémique. Comment les qualifier ces gosses ? Des athées, des mécréants, des incroyants ?

Saufs de ces mômeries du catéchisme, vivent–ils a/thée, c'est-à-dire sans dieux ? Incroyants, c'est-à-dire ne pas croire en des dieux ? Vivre dans un monde de dieux qui n’existent pas ou la question ne se pose même pas ? Vous voyez dans quel dilemme linguistique nous fourrent les prêtres et papes ?

 En parlant de Pape, voilà Ratzinger 1er qui a écrit un livre sur la vie de Jésus. Encore un qui ne sert à rien, cette légende est archi-connue et le suspens n’existe pas puisque l’on connait la fin. Il ne manque plus que l’on fasse un film à partir de son scénario. Peut-être y aura-t-il des révélations dans ce livre, puisées dans les archives secrètes des « Caves du Vatican » (1) A ce sujet j’aimerai citer Desproges pour qui, si il a bien compris cette histoire, Jésus conscient de la tâche que son père lui avait confié, se serait tout bonnement « suicidé à trente trois ans». Encore une histoire de gênes Sarkosiens sans nul doute.

 De pape à saint, il n’y a qu’un pas. Celui que vient de franchir le Vatican en accélérant la canonisation du défunt pape. Pourquoi lui d’ailleurs et non pas ce bon Jean Vingt-trois, (l’ancien copain Dix-neuf) à l'époque tous les curetons ne juraient (lol) que par lui ?.) ? Peut-être parce qu’il n’a pas fait de miracle comme Jean–Paul II. En effet une bonne sœur a été guérie deux ans après la mort de l’ancien pontife, d’une maladie de Parkinson. Tout le monde se marre de cette niaiserie, y compris les Evêques, Nonces, Prélats et tous les enjupés.

 Ces balivernes, çà détend l’atmosphère. Mais on est pas sortis de l’auberge. En attendant pourquoi ne pas vister mon petit blog musical TUTTI-FRUTTI

 * pour ceux qui ne connaissent pas, ce monstrueux "châlet", ce cercueil vertical est un confessionnal. Quelle trouille pour un gamin ! Avec çà, en face un cadavre ensanglanté q

(1)     Oui je sais, étaler sa culture çà fait prétentieux, c’est comme la confiture moins on en a plus on l’étale).

 

DERNIERE NOUVELLE.

Sarkozy annonce qu’il est le fils «spirituel» de Jean Jaurès. Ce que je redoutais pour lui viens d’arriver, ce type affolé par les vrais sondages, ceux des préfectures, pète les plombs. Demain il cite Maurice Thorez dans le texte.

 

 

 

15 janvier 2007

ROND COMME UN POLONAIS

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<Le Conseil de l'Europe avait choisi en 1955 le projet d'Arsène Heitz, parmi de nombreux autres, et ses douze étoiles dorées sur fond bleu. Le chiffre 12 qui est retenu, chiffre qui constitue un signe de perfection et de plénitude, évoquant aussi bien les apôtres que les fils de Jacob, les tables du législateur romain ou les travaux d'Hercule, les heures du jour, les mois de l'année, les signes du zodiaque". Le  même Conseil de l’Europe en 1986 (sic).

 

Le trouble passé de la Pologne, cette passivité pour ne pas dire plus des Polonais lors de la dernière guerre vis à vis de sa population juive laisse des traces. Un antisémitisme viscéral qui a grandement facilité la tâche des nazis. Serait-ce que profondément catholique ce pays n’en finit pas de se détacher de son passé (1). Y compris, celui plus récent de la domination russe. C’est ainsi que l’on assiste à une guignolade politico-religieuse qui ne déteint pas dans l’univers politique qu’ont crée les frères jumeaux  Kaczynski.

Mgr Stanislaw Wielgus, l’ex-futur nouvel archevêque de Varsovie proposé par Rome avoue avoir collaboré avec l'ex-PC. Soumis à des pressions l'appelant à démissionner, il a reconnu avoir été un collaborateur du S.P, l'ancienne police politique Dans un premier temps il avait nié. Manque de pot, l’Eglise polonaise ne pouvant faire semblant d’ignorer ce passage de la vie dudit Monseigneur dut mettre les pieds dans le plat. Devant le scandale il a du refuser cette charge, oh combien gratifiante ; elle lui permettait d’obtenir le titre très honorifique de Primat de Pologne. Le Vatican, quant à lui rappelle, sans intervenir sur cette dérobade, que le choix de nommer ce gugus était avalisé par Ratzinger 1er. Rappelons que son passé, lui aussi n’est guère glorieux, son passage dans les jeunesses hitlériennes fait un peu tâche dans le CV d’un Pape. (2)Tout çà me paraît un peu glauque

 L’Evêque en question, est non seulement un ancien indic de la police politique russe mais  un défenseur et thuriféraire des forces les plus catholiques réactionnaires pour ne pas dire intégristes, notamment  Radio Maryja. Il clame partout que cette radio est une nécessité pour son rôle dans l'"évangélisation" du pays.

Ce média ultracatholique a largement soutenu Lech Kaczynski, l’illuminé, et son frère qui l’est tout autant, qui a emporté les élections, ce qui a pesé sur les résultats. Son siège est désormais courtisé par le pouvoir. Quezaco Maryja ? Dans ses émissions du soir les auditeurs qui téléphonent déversent leurs phobies antisémites à l'antenne, s'attaquent aux postcommunistes et aux libéraux, nouvelle menace pour la Pologne catholique. Cette radio, Etat dans l’Etat est devenue une secte en quelque sorte, elle considère être le seul média disant la vérité. Un certain flou règne sur son financement, car elle n’a jamais pu être contrôlée par le fisc. Nul ne sait, en outre, où sont passés les millions de zlotys que les auditeurs ont versés il y a quelques années, après un appel du père Rydzyk (le gourou) pour sauver les chantiers navals de Gdansk. L’ennemi de la Pologne et de cette force souterraine est clairement défini : le juif, l'homosexuel, le maçon, l'étranger, le communiste, l'Européen, le libéral." Je me demande où j’ai bien pu entendre ce message et lire de tel propos ? Selon Lech Walesa, « cette radio constitue une menace pour la jeune démocratie polonaise." A tel point que même le Vatican commence à mettre les ho las

 Ce Monseigneur, bien entendu, adhère au courant majoritaire de l'épiscopat, hostile à la laïcisation qui touche le pays et l'Europe. Et c’est là où je voulais en venir. Presque tous les partis politiques polonais demandaient qu'une référence à "dieu" soit inscrite dans la future constitution européenne. En voici le préambule : « Nous, les peuples de l'Europe, tous les citoyens européens, ceux qui croient en Dieu comme source de la vérité, de la justice, du bien et de la beauté, de même que ceux qui ne partagent pas cette foi et cherchent ces valeurs universelles dans d'autres sources..." Notre voisine et partenaire européenne, -Rappelons les chiffres 97% de croyants dont 58% vont à la messe au moins une fois par semaine. Seul un Polonais sur onze n'est pas pratiquant- compte donc pour ses prises de positions dans les débats et nous devinons à quel groupe parlementaire européen ses élus sont inscrits, les copains de le Pen de doivent pas être bien loin. D’autre part des pays comme Malte, la Slovaquie ou la Lituanie ne manqueront pas de réclamer, encore et toujours, la mention de l'idée de "dieu" dans la Constitution européenne. Seule la République Tchèque semble tournée vers l'avenir en montrant une baisse de la dépendance religieuse. Et imaginons les Turcs, exigeant une allusion à Allah pour leur entrée dans l’Europe future. On n’a pas finit de se bagarrer.

 L’Eglise et le pouvoir nous venons de le voir sont étroitement liés et dans l’optique d’une Europe laïque nous avons là un adversaire de taille. Un exemple :

Le vice-ministre de l'éducation qui fait partie de Ligue des familles polonaises (extrême droite ultracatholique), a remis en question la fameuse théorie de l'évolution. Pour lui, ce n'est qu'une "histoire caractère littéraire" digne d'un "film de science-fiction. Devant une telle connerie son supérieur refuse de prendre position arguant de la liberté d’expression. Ben voyons. Aussitôt le monde scientifique polonais réagit. Un éminent* savant note que cette déclaration « relève soit d'une provocation, destinée à tester les réactions de la société polonaise, soit d'une intime conviction, celle d'un ultracatholique persuadé qu'il existe une conspiration contre Dieu et contre la vérité portée par la religion catholique". Et politologue enfonce le clou en disant « Le silence du gouvernement polonais "renforce certains stéréotypes de la Pologne à l'étranger - ceux d'un pays trop catholique et conservateur".

 Un autre ? Heureusement il y en Pologne des individus qui n’hésite pas à affronter le lourd mur dressé par cette petite théocratie. Un type chauffeur de taxi et athée, s'est vu refuser par le curé de sa paroisse l'enregistrement de sa demande en apostasie. Il en appelle donc, aux tribunaux, européens si nécessaire, pour se faire rayer des listes des catholiques. A son étonnement rien ne se passa dans son entourage alors qu’il s’attendait à des sarcasmes et éraflures sur sa bagnole, au contraire, il reçu des félicitations. Les autorités refusèrent de lui répondre ; il s’agit d’une affaire interne répondent elles. Or la loi précise qui si l'Eglise peut constituer des archives, elle ne peut le faire que pour ses seuls membres. Le chauffeur de taxi envisage donc de porter l'affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme. Le Canard Enchaîné - 14 juin 2006

 Et si on parlait de Sarko ? NON !

Alors à plus tard.

 (1) L’ancien, le cardinal Glemp, avait exprimé le repentir de l'Eglise polonaise pour ses manifestations passées d'antisémitisme et pour la collaboration de prêtres avec le régime communiste. Il s'était opposé au projet de Constitution européenne parce que la place de Dieu n'y était pas assez marquée. Mais, fin 2005, toujours sous la pression du Vatican qui s'affole, il avait dénoncé l'activité de Radio Maryja, accusée de conduire à la "désintégration" de l'Eglise polonaise."

 (2) Feu Jean-Paul II est au-dessus de tout soupçon, du moins pour l'instant

 * Avez vous remarquez qu’un savant est toujours éminent dans la littérature journalistique ?

02 janvier 2007

LA MORT ET L'BON DIEU

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Comme un bon général, Pinochet est mort dans son lit. 

Depuis quelques temps, pendant cette période de fêtes je coupe les ponts avec l’actualité. C’est l’un des seuls moments de l’année où je peux réunir ma famille autour d’un sapin de noël qu’ornent avec acharnement les enfants. Ce n’est que rires, chants, cris, câlins et bruits.

Cette fois-ci cette trêve a pris fin avec le commentaire de John dans lequel il nous fait part de son drame personnel. C’est une catastrophe. Et je sais de quoi je parle : il y a presque vingt ans, déjà, un pylône du boulevard circulaire de la Défense, puis quelques cervicales éclatées, la mort immédiate et toute ma vie a basculée. Je sais également qu’il n’y a pas de mot pour soutenir les parents.

Dans ce message John trouve encore assez d’esprit pour signaler à notre croyant (et ami maintenant) Alberto, que dans ces circonstances, l’existence de dieu passe au dernier mais dernier rang des préoccupations. En ce qui me concerne, j’avoue n’y avoir pas pensé, et lorsque dans ma famille il fut question d’église, de croix et tout le cinéma, j’ai comme eut la force de dire non. (C’est ainsi qu’il y a des cérémonies imposées)

 Ceci recentre un peu l’objectif de ce blog. En effet quel spectacle que de voir un croyant acharné, illuminé ou ‘culturel’ devant une telle situation. Non seulement il ne se rebelle pas, mais il ira jusqu’à prier son dieu, forcément sanguinaire. Le catholique pratiquant de cette religion victimaire, infanticide et cannibale, s’en remet à son Dieu. Nous avons tous vu ces mères d’enfants éventrés par des bombes à effets secondaires, lever les mains au ciel pour implorer Allah. Des chrétiens se rendre aux cérémonies religieuses qui accompagnent les défunts et prier dans les temples. C’est comme si l’on se rendait au domicile de l’assassin de son enfant pour lui rendre hommage. Je me demande d’ailleurs si cette dévotion n’est pas une demande de protection « Monsieur épargnez-moi ! Au moment de ma mort, faites que là-haut je ne me retrouve pas à la cantine avec Saddam Hussein ! »

Il y a quelque chose de malsain dans cette attitude, elle ne me paraît pas humaine. D’ailleurs, les scénaristes de la bible ont mit dans la bouche de Moïse le fameux commandement «Tu ne tueras point, s’il en est besoin je m’en charge». Mais à la relecture, les scripts, ont remanié le texte et gardé la première phrase, la seconde ne faisait pas sérieux.

 Toujours dans le sordide religieux, la position de l’église italienne devant la mort autoproclamée de ce malade incurable qui demandait que l’on abrège ses souffrances. Les corbeaux ont refusé les obsèques religieuses à ce croyant. De l’autre coté de l’Atlantique, les mêmes corbeaux ont assisté en grandes pompes à la cérémonie funèbre, accompagnée d’une messe, de Pinochet. Avec un score d’un mort pour notre italien et plus de trois mille pour le chilien, il n’y a pas photo.

 Et d’entendre la phrase pseudo-consolatrice qui consiste à dire que « les voies de Dieu sont impénétrables », cela me rend nerveux et me donne une l’idée de l’étendue du problème de l’assassinat (virtuel) Tant de conneries dans une seule phrase devraient être inscrites au livre des records. Non messieurs les bons apôtres et évangélistes de salon, il n’y a rien qui puisse consoler ceux qui restent, encore moins tenter de leur donner une explication "à la mord moi l’oeil". Si encore cela les soulageait ! Pas du tout, la souffrance est la même. Hurler contre le hasard ou contre Dieu il ne devrait pas avoir de choix, surtout pas le vénérer où même le bénir. « Je suis Chrétien voilà ma gloire mon espérance et mon soutien, mon chant d’amour et de victoire… » Voilà ce qu’hurlaient les ouailles aux grandes messes. Je sais de quoi je parle, j’étais enfant de chœur.

 Heureusement, enfin, Siné dans Charlie Hebdo nous dégotte une récente enquête de l’institut Harris parue dans le « Financial Times » sur les sentiments religieux de la population des Etats-Unis et des pays européens. Les américains arrivent en tête avec 82 % de croyants fervents. Normal au pays des téléprédicateurs, et des sectes, ces avortons des religions mourantes. L’Italie bien entendu arrive en second avec 62% de culs-bénits, puis l’Espagne 48. Les teutons suivent avec 40 % d’adorateurs de dieu. « Got mit Uns » et les Anglais… anglicans. La France termine en queue de peloton avec 20% ce qui encore trop. Il reste du boulot les gars !

 
Tout çà c’est pas gai, mais c’est la vie. Quelle merde. Après cette constatation, je reprendrai mes coups de gueules.

 Mais avant de terminer je voudrai m’adresser aux fidèles de ce petit blog pour espérer pour eux une année sereine et pleine de joies. Ce ne sont pas des vœux mais des espoirs. Quatre vingt millions d’€, çà ne vous dirait rien ? Trois semaines de vacances à Ibiza avec bobonne au camping trois étoiles, avant de reprendre le boulot et s’acheter une bonne petite bagnole d’occase…le rêve.

 A toi donc dans le désordre, (les filles) Charlotte et Sylvie, puis Greletty. (A propos je lis « Les Bienveillantes » cadeau de mes filles ??? que faut-il en penser), Pierre K, Alberto, Ellaurenzovfoot et les autres, sans oublier bien sûr John.