06 avril 2008

DIEU EST DIEU NON DE DIEU

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< La place des dieux,: au musée ! ZEUS Dieu des dieux.

 Il est difficile de répondre à de si longs commentaires, mais point par point je vais essayer d’être clair. Cela mérite un post.
Au premier abord et même par la suite, notre nouvel intervenant semble d’accord avec moi, ne serait-ce simplement que de la rhétorique ? Je cois bien.

*J’ai créé le mot crédopathe trouvant le mot crédule un peu faible (j’utilise parfois le mot crédomaniaque dans les cas graves) en partant du préfixe latin credo et le suffixe grec pathos qui signifie : souffrance, passion , mais surtout dans son sens plus moderne  lésion (-pathie) Crédopathe : atteint de crédopathie, attitude qui consiste à croire à tout sans raisonner à l’irrationnel et à la pensée magique. Quand au mot athéologie il s’agit bien d’une étude de la théologie pour le réfuter, titre de l’ouvrage de Michel Onfray. En ce qui concerne le mot athéisme (deux choses différentes) je conviens que son sens ou sa définition est lui aussi approximatif et non satisfaisante. C’est un débat qui, il y a quelques temps déjà avait passionné les lecteurs de l’époque.

*Nier l’existence des dieux et lutter contre l’irrationnel, n’est-ce pas le discours des néo-croyants, pour qui la religion n’exerce plus le rôle qu’elle tenait jadis avec les conséquences désastreuses que l’on connaît et qui se perpétuent pourtant avec l’hégémonie coranique en terre d’Islam. Faire la différence entre LA croyance en Dieu et LES croyances relève pour moi de la même démarche : rechercher des réponses à des questions qui ne se posent pas ou plus, d’autre part, je ne vois pas de dissemblance entre croire en la résurrection, le spiritisme, les miracles, l’homéopathie ou l’argilothérapie.
Effectivement toutes les croyances décrites par notre ami sont à mettre dans le même panier et à repousser : que ce Dieu soit bon ou mauvais ne regarde que les croyants eux-mêmes, surtout pas les incroyants de mon espèce, cela ne s’adresse pas non plus évidemment aux croyants de base, j’en suis désolé mais, pour eux ce Dieu n’est pas le leur. Dieu est Dieu non de Dieu (Maurice Clavel)  celui de l’Eglise catholique et Romaine qui a créé le ciel et la terre en 6 jours. ( Sauf les virus ? ?)

Cela ne regarde encore moins la trop petite part des hommes qui vivent hors de cette polémique. Pour eux, il n’est pas question de se poser cette question : Dieu ou pas Dieu ? Qu’ils trouvent ridicule et vaine. Mes enfants par exemple, et j’en connais un paquet d’autre, vivent hors de concept et aussi bien ou aussi mal que les croyants.

*Voltaire et Rousseau, ceux que chantait Gavroche, vivaient dans un monde chrétien et pour eux, il était hors de propos de nier l’existence de Dieu, mais ils ont souligné les incohérences des dogmes qui sont les piliers des religions.

*Dire que l’homme a créé dieu est inexact, c’est vrai. L’homme a créé LES DIEUX et celui de MDT n’est qu’un concept, la synthèse de religions précédentes et le besoin politique d’un dieu unique et fédérateur, d’où la création du mot religion, effectivement qui signifie relier. Je cite Simone « Un peu nébuleux pour servir de base à un dogme, vous ne trouvez pas ? En fait, la religion est la trouvaille géniale qui permet de canaliser les hommes dans une direction prévue afin de servir de prolongement à la politique ce qu'un homme (ou une femme) libre ne saurait accepter ».

*En ce qui concerne l’allusion à la crucifixion, il me semble qu’il y a là une petite erreur. Les suppliciés de l’époque romaine, ceux condamnés à être suspendus par les poignets mourraient d’asphyxie par la tétanisation des muscles respiratoires, clous où pas qui ne sont qu’une image qui nous vient des fakirs. (Je plaisante) Les dernières paroles du Christ ne sont qu’une citation littéraire, une jolie phrase collée sur des manuscrits apocryphes par des scribes zélés aux ordres des puissants de l’époque.

*Dire que « la foi est incarnée et nous nous rejoignons sur ce point » est un non sens. La foi est acquise, surtout  celle en un Dieu qui n’est même pas universel. Que son fils n’est-il pas descendu sur terre au Pérou ou en Océanie ? Il faudrait, non pas pour mettre un terme à cette polémique sans fin, mais faire avancer le débat sur le fameux dilemme qui consiste à affirmer selon certains qu’il est impossible de prouver l’existence ou non de Dieu, poser le postulat suivant :
Les martiens sont les créateurs du monde et nous régentent. Construire autour de cela toute une théorie, d’écrire la bible de Raël et de nous obliger de croire à cette fadaise, par la force. Comment prouver que ceci est faux, ou que les clercs de cette pensée ont raison ? 
Que je sache, il n’y a aucun groupe humain qui depuis de l’humanité a affirmé d’emblée qu’il ne pouvait y avoir de créateur du monde, par contre on connaît les groupes humains qui ont affirmé qu’un Dieu, être supérieur, existait en nous demandant d’y croire.
Tout est dans le verbe croire.
*Au sujet de l'incarnation de la foi qui serait un risque, cela me conforte dans le choix de mon néologisme, il s’agit bien de souffrance, une angoisse permanente de la recherche du divin rédempteur. Etre athée est enfin être libéré de cette inquiétude que les déistes et fidéistes ne peuvent se défaire
MDT fait partie de ceux qui voudraient s’adresser directement à leur Dieu, sans intermédiaire, c’est une démarche plutôt protestante qui débouche sur la recherche personnelle ou intime de dieu. Sans toutefois écarter le droit aux croyants de se réunir, qui dit le contraire. ?
Il suffit ensuite de faire le pas et trouver dans les évangiles, œuvres encore plus humaines que le concept du divin, les contradictions, les enfantillages et dans la Bible l’a amalgame de livres d’Histoire et de morale anachronique, pour jeter sa chasuble par- dessus les moulins.
*Je fais partie de ceux qui pensent que la laïcité est à parfaire, mais qu’elle a ses limites et doit laisser la place à une autre forme de conquête de liberté. L’athéisme qu’il faudra bien rebaptiser d’ailleurs, c’est la lutte (encore un mot que je n’aime pas, militer non plus) contre les fausses idéologies parmi lesquelles je classe la croyance au divin qui débouchera inéluctablement par la disparition de toute forme de religion d’obscurantisme et de surnaturel.   

*Un athée est bien entendu un chrétien d’écu, puisque volontairement dès son plus jeune âge on lui parle du petit Jésus et d’un Christ rédempteur, et lorsqu’il s’aperçoit que ce sont des bobards, il est forcément d’écu et en quelque sorte trahi, comme nous le dit Simone, par ceux qui lui on fait croire en une représentation « idéale » Non pas par un dieu auquel il ne croit plus. On ne peut taxer de trahison quelqu’un qui n’existe pas 

C’est pourquoi dans ma note "les sectes et la crédopathie, je proposais des solutions, justement pour éviter le sentiment d’une cruelle déception, ce qui n’est pas une bonne chose et qui peut déboucher sur une certaine véhémence pour ne pas dire plus. On peut aussi dire que tous les enfants du monde (riche) sont des déçus du Père-Noël.
*J’ai beaucoup de réticence devant le mot agnostique (décidément je fais dans le lexique aujourd’hui) d’abord à son origine historique et dans son utilisation dans le langage courant. Je pense qu’on ne peut hésiter et se refaire le pari de Pascal toute sa vie et avoir les fesses entre deux chaises et laisser les curés faire leur besogne.

*Enfin, dire que « L’embrigadement religieux-hors les mouvements sectaires a quand même du plomb dans l’aile » c’est faire fi de la catéchèse néo-chrétienne et musulmane.