15 mai 2008
LITURGIES ET RITES MONOTHEISTES
Pour faire avancer le schmilblick, je veux bien, comme hypothèse d’école admettre l’existence, un instant d’une intelligence supérieure que par commodité nous allons appeler Dieu, mot commun entre Jéhovah et Allah.
Il faut commencer par le commencement, à savoir la Genèse.
Dieu créa Adam à son image puis il créa la femme, après avoir commis le péché originel, il les punit.
Premier bémol, pour les croyants de bases, les convertis, il s‘agit d’un rapprochement physique entre Adam et Eve. Cette vérité universelle destinée au petit peuple est par les exégètes traduite par un péché d’un autre ordre. Comment voulez-vous que partant de cette image d’Epinal que le catéchisé ne se pose pas de questions. La première est que Adam et Eve et leurs rejetons conçus pour procréer, avec hormones et tout et tout, ont dù commettre l’inceste, forcément. Et qu’en même temps le créateur tout puissant a donc crée le bon et le mal personnifié par Satan qu’il a crée en même temps que l’Homme.
La seconde est que ce couple maudit vivait en Eden. Après la punition, ils seront voués aux enfers, que l’intelligence supérieure à du crée après ! Ou avant ?
Comme les hommes ne veulent rien comprendre. Moïse intervient. Rien ne change puisqu’il fallut que notre Etre supérieur nous envoie un fils, pour que cela puisse changer pour de bon en leur offrant le Salut. Peine perdu, l’histoire des hommes se perpétue et la condition humaine, globalement se dégrade
Alors que Dieu est attentif au moindre cheveu qui pousse sur la tête d’un homme, celle d’Alberto par exemple au hasard, qui nous disait qu’il veillait sur nous de toutes façons. Le dernier de la classe en histoire religieuse demandera timidement au catéchiste ou à la dame patronnesse : (Existent-elles encore ces grenouilles de bénitiers ? » mais pourquoi les éléments que le Bon Dieu doit maîtriser, puisqu’il veille sur nous, se déchaînent ici ou là. Chinois et Birman. (1La gentille dame dans le temps disait, « Soit c’est un divin mystère et la plus intégriste : « c’est une punition de Dieu ». Aujourd’hui les mêmes répondraient : « c’est à cause du non respect des hommes de la nature, d’où réchauffement et catastrophe....) Le petit effronté pourra alors dire ingénument : »Et le déluge c’était aussi à cause de la couche d’ozone ?
Lorsque je parle d’images comme celle-ci, du mythe créateur des religions monothéistes
plus personne ne devrait y croire vraiment, et pourtant ? De deux choses l’une, ou bien il ne s’agit que de symboles et pourquoi la suite du roman, avec Sainte Blandine et les lions. Ou c’est vrai et le premier homme et ses enfants étaient une « famille tuyaux de poêle ».
Bon, je veux bien continuer sur mon hypothèse d’école, mais je suis obligé de constater que le boulot du grand biologiste est apparemment mal fait chez l’homo sapiens ou sapiens sapiens. En effet, il n’ait sans dents et ne sait pas marcher. Proie facile pour les prédateurs. Aurait-il été mal programmé pour une naissance trop précoce. ?Bon je ne vais pas chipoter.
Donc cet être suprême dont l’exigence première est de n’adorer comme dieu que lui, entretien avec certains individus des relations privilégies, dans l’ordre : les Hébreux, les chrétiens et ensuite les musulmans. Les autres dans un coin de Mélanésie devront aller directement en enfer.« Y sav’même’pas que Jésus y existe » ces voués aux flammes éternelles.
Bon, voilà le but de cette note, mais pourquoi toutes ces rites, ces dogmes, ses sacrements, ces liturgies, collectives ? Les sectes religieuses, ces avatars des religions monothéiste, en particulier toutes ses chapelles protestantes et les autres pratiquent ces méthodes.
Pourquoi ne pas être en prise directe avec ce Dieu si intime ? Faut-il comme l’exige l’islam faire apprendre le Coran par cœur, je dis bien par cœur, ce qui nécessite des heures et des heures d’abrutissement qui feront de ces enfants des adeptes intégristes et fondamentaux. Je vais éviter de revenir au caté, mais il me reste en mémoire les observations suivantes.
Le baptême, on sait ce que j’en pense, c’est en quelque sorte aujourd’hui comme une application du pari de Pascal. Je fais baptiser mon enfant à o ans, on ne sait jamais !
Ou mieux encore : comme ça il pourra choisir. ! !
Tout cet enseignement est empreint de mystère : la messe et l’eucharistie pour ne citer que ces deux-là. MDT estime qu’il s’agit du sang du Christ et qu’il ne peut en être autrement. Pourquoi ne pas nous dire, c’est une métaphore, un symbole. ( encore un). Lors de mes communions, c’est à peine si j’osais me laver les dents après, c’est dire. Quant à la confession encore un truc inventé, péter était pour moi un péché.( j’rigole) quand au sacrement du mariage, je pense qu’il n’y a rien de divin là-dedans, simplement la loi patriarcale dans toute sa splendeur.
La messe et cérémonies.
Je sais que les réunions et mieux encore les foules sont traversées par des mouvements spécifiques, ce qui se retrouvent dans les manifestations ou pire dans les assauts collectifs pendant une guerre ou guérilla. Il n’en reste pas moins que ces élans collectifs, peuvent être innés ou dirigés. Dans ce dernier cas les religions les utilisent. Nous sommes avec tout ça près du lavage de cerveau. Ces manoeuvres pour les sectes sont interdites et je n’irais pas jusqu’à dire qu’il faut interdire les religions, ne lisez pas ce que je n’ai pas écrit, mais une grande prudence dans l’éducation des nos enfants.
Apporter comme vérité l’existence d’un Dieu tout puissant et omniscient à un gamin de 7 ans me parait frôler l’enrôlement .
Pour ma part je vous fais par de ma conception des choses. Un dieu doit servir à quelque chose théologiquement parlant, or il ne sert pas à grand-chose sur le sort de l’humanité, donc il ne peut exister.
Un petit sophisme en passant.
Bon je vais laisser ce texte en pâture à qui voudra les commenter. Quant à ce blog se sera silence radio pendant plusieurs jours.
C’est comme ça. Mais comme je le signalais, il me faudra me déplacer, mais comme je suis flemmard......(J’aurai dû m’acheter un portable. Un Mac bien entendu) Je « posterai » moins souvent
A plus.
(1) Généralement lors d’un catastrophe on voit des survivants remercier Dieu de les avoir épargné, mais faisant l’impasse sur le rappel près du Très-Haut de leurs gosses. Au moins, le Grand Horloger pourrait au moins éviter les répliques qui achève le sale boulot)
15:49 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (31) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, foi, dieu, rites, dogmes, céremonies, mariage
25 mars 2008
PAQUES AUX TISONS
<Notre-Dame de Rome
Je me suis toujours demandé pourquoi la fable (pour les incroyants et les athées ) de Jésus, fils de Dieu est descendu ici bas si tôt et accessoirement pourquoi dans cette région spécifique du monde. Par exemple dans la Grèce antique ou en Inde pré-bouddhiste. Ces époques où les conflits et leurs horreurs méritaient qu’un Messie atterrisse sur terre pour la rédemption de tous les péchés des hommes. ? Bien avant que le mythe chrétien vienne vouloir solutionner ces problèmes avec ses livres, et, ensuite son livre imagé de morale destinées à des peuples analphabètes comme leurs pieds.
Peu à peu j’ai trouvé la réponse, enfin la mienne. Tout simplement parce que cette histoire de dieu unique et omniscient est un concept local et daté historiquement. La Bible regorge de faits d’armes et de guerres entre les hommes de la région. Les hébreux ont été persécutés, mais en contrepartie, ils ne sont pas gênés pour en faire autant. C’est écrit dans la bible et c’est une des raisons qui fait douter de l’universalisme de la pensée judaïque et chrétienne.
A contrario pourquoi ce dieu créateur de toutes choses, donc de la destinée de l’homme, devant la situation actuelle ou d’un passé proche, notamment pour son peuple élu, ne décide pas d’envoyer à nouveau sur la terre un autre fils, il n’en manque certainement pas ? Vous me direz que l’aîné l’a déjà fait, bon, mais pas jusqu’au bout puisque l’homme , mais cette foi-ci sur l’ensemble de la planète a conservé les mêmes travers
a besoin de nouveau d’un sauveur. Bon, continuons mon raisonnement : puisque le messie est toujours attendu par les Juifs, le vrai , non l’usurpateur ce Jésus de Nazareth, pourquoi leur Yaveh n’exauce-t-il pas leurs prières ?.
Allah qui n’est pas trop dans ce coup là, a fait son boulot en s’appuyant sur Mahomet le dernier prophète. Puisque j’y suis , pourquoi pas un nouveau mais simple prophète qui viendrait nous dire : « Attention, sinon çà va barder, le vieux est en pétard « . On l’appellerait Saint Jean de l’apocalypse.
Tout ceci parce que le guignol, déguisé en folle du carnaval de Rio, qui orbiteturbite au micro, le représentant du patron, est incapable de changer quoique que soit, sauf enquiquiner ses fidèles avec ses histoires de coïtus interromptus et ses consignes d’abstention.
En parlant du Pape je vais vous en annoncer une bien bonne , d’après le Vatican qui a mis des siècles pour s’en apercevoir, Galilée avait raison . Il faudra attendre encore quelques siècles pour les derniers chrétiens admettent que Darwin avait raison. Il serait temps que toutes ces fadaises, ces sodomisations de pauvres mouches soient enfin dénoncées. Que le concept de dieux est absolument, eut égard à la complexité du monde, dépassé, anachronique et inutile en ce sens qu’il est le vecteur de massacres et des conflits armés, passés et à venir qui secouent le pauvre monde.
Encore une fois, pour moi un Dieu qui devient inutile ne peut plus être un dieu. Dieu du monothéisme, comme dieux de l’Olympe, n’ont plus leursplaces. Il ne reste que ce qu'ils ne devaient être, une image qui répond maladroitement aux questions métaphysiques.
TIBET
On me glisse à l’oreille le nom du Dalaï Lama, un mot qui aussitôt repasse par l’autre.
Pour des raisons personnelles qui datent de ma « quatrième », celle où nous abordions la Révolution française, je suis jacobin, c’est-à-dire pour un pouvoir central, une soudure nationale par la langue et l’histoire. Toutes tentatives de séparatisme, de pouvoirs décentralisés, de cultures linguistiques, me gênent quelque peu.(Je ne parle pas bien sûr des combats de décolonisation). C’est pourquoi cette révolte de tibétains me parait malvenue.
D’abord ce Daila qui pontifie le cul dans son fauteuil, laissant ses adeptes aller au casse pipe, me parait antipathique. Et que demandent ces braves gens, l’indépendance comme certains Corses ? Aucun intérêt pour la population. Sauvegarder leur culture ? Celle des lamas, eux aussi habillés comme à un balcostumé vénitien, une culture religieuse qui, on le sait, même bouddhiste n’amène rien aux peuples et les assujettissent à un pouvoir quasi divin. Que les chinois réagissent comme tous pouvoirs totalitaires, avec ses abattages de foules, ne change rien du fait que Mao a, en brassant les populations, sauver le Tibet de la servitude et de l’esclavage. La révocu lui a échappé, mais que les bonnes âmes s’en prennent à la « Bande des Quatres.
Il n’empêche qu’avoir confié à la Chine non encore démocratisée, l’organisation des J.O est une belle connerie et que le boycott sous toutes ses formes, peut être étudié. Aurait-il un impact sur la politique chinoise au Tibet et dans la gestion de la Cité ? Je n’en suis pas sûr.
N.B Par contre j’avoue être toujours impressionné par les histoires et les films qui racontent l’histoire du Christ, plus ou moins inspirés des Ecritures qui je le répète ont été compilées plusieurs siècles après la date présumée de sa naissance sa vie et sa mort. Une belle allégorie.
Je me suis toujours demandé pourquoi la fable (pour les incroyants et les athées ) de Jésus, fils de Dieu est descendu ici bas si tôt et accessoirement pourquoi dans cette région spécifique du monde. Par exemple dans la Grèce antique ou en Inde pré-bouddhiste. Ces époques où les conflits et leurs horreurs méritaient qu’un Messie atterrisse sur terre pour la rédemption de tous les péchés des hommes. ? Bien avant que le mythe chrétien vienne vouloir solutionner ces problèmes avec ses livres, et, ensuite son livre imagé de morale destinées à des peuples analphabètes comme leurs pieds.
Peu à peu j’ai trouvé la réponse, enfin la mienne. Tout simplement parce que cette histoire de dieu unique et omniscient est un concept local et daté historiquement. La Bible regorge de faits d’armes et de guerres entre les hommes de la région. Les hébreux ont été persécutés, mais en contrepartie, ils ne sont pas gênés pour en faire autant. C’est écrit dans la bible et c’est une des raisons qui fait douter de l’universalisme de la pensée judaïque et chrétienne.
A contrario pourquoi ce dieu créateur de toutes choses, donc de la destinée de l’homme, devant la situation actuelle ou d’un passé proche, notamment pour son peuple élu, ne décide pas d’envoyer à nouveau sur la terre un autre fils, il n’en manque certainement pas ? Vous me direz que l’aîné l’a déjà fait, bon, mais pas jusqu’au bout puisque l’homme , mais cette foi-ci sur l’ensemble de la planète a conservé les mêmes travers
a besoin de nouveau d’un sauveur. Bon, continuons mon raisonnement : puisque le messie est toujours attendu par les Juifs, le vrai , non l’usurpateur ce Jésus de Nazareth, pourquoi leur Yaveh n’exauce-t-il pas leurs prières ?.
Allah qui n’est pas trop dans ce coup là, a fait son boulot en s’appuyant sur Mahomet le dernier prophète. Puisque j’y suis , pourquoi pas un nouveau mais simple prophète qui viendrait nous dire : « Attention, sinon çà va barder, le vieux est en pétard « . On l’appellerait Saint Jean de l’apocalypse.
Tout ceci parce que le guignol, déguisé en folle du carnaval de Rio, qui orbiteturbite au micro, le représentant du patron, est incapable de changer quoique que soit, sauf enquiquiner ses fidèles avec ses histoires de coïtus interromptus et ses consignes d’abstention.
En parlant du Pape je vais vous en annoncer une bien bonne , d’après le Vatican qui a mis des siècles pour s’en apercevoir, Galilée avait raison . Il faudra attendre encore quelques siècles pour les derniers chrétiens admettent que Darwin était dans le vrai. Il serait temps que toutes ces fadaises, ces sodomisations de pauvres mouches soient enfin dénoncées. Démontrer que le concept de dieux est absolument, eut égard à la complexité du monde, dépassé, anachronique et inutile en ce sens qu’il est le vecteur de massacres et des conflits armés, passés et à venir qui secouent le pauvre monde.
Encore une fois, pour moi un Dieu qui devient inutile ne peut plus être un dieu. Dieu du monothéisme, comme dieux de l’Olympe, ils n’ont plus leurs places. Il ne reste que ce qu'ils ne devaient être, une image qui répond maladroitement aux questions métaphysiques.
TIBET
On me glisse à l’oreille le nom du Dalaï Lama, un mot qui aussitôt repasse par l’autre.
Pour des raisons personnelles qui datent de ma « quatrième », celle où nous abordions la Révolution française, je suis jacobin, c’est-à-dire pour un pouvoir central, une soudure nationale par la langue et l’histoire. Toutes tentatives de séparatisme, de pouvoirs décentralisés, de cultures linguistiques, me gênent quelque peu.(Je ne parle pas bien sûr des combats de décolonisation). C’est pourquoi cette révolte de tibétains me parait malvenue.
D’abord ce Daila qui pontifie le cul dans son fauteuil, laissant ses adeptes aller au casse pipe, me parait antipathique. Et que demandent ces braves gens, l’indépendance comme certains Corses ? Aucun intérêt pour la population. Sauvegarder leur culture ? Celle des lamas, eux aussi habillés comme à un bal costumé vénitien, une culture religieuse qui, on le sait, même bouddhiste n’amène rien aux peuples et les assujettissent à un pouvoir quasi divin. Que les chinois réagissent comme tous pouvoirs totalitaires, avec ses abattages de foules, ne change rien du fait que Mao a, en brassant les populations, sauvé le Tibet de la servitude et de l’esclavage. La révocu lui a certes échappé, mais que les bonnes âmes s’en prennent à la « Bande des Quatre"
Il n’empêche qu’avoir confié à la Chine non encore démocratisée, l’organisation des J.O est une belle connerie et que le boycott sous toutes ses formes, peut être étudié. Aurait-il un impact sur la politique chinoise au Tibet et dans la gestion de la Cité ? Je n’en suis pas sûr.
N.B Par contre j’avoue être toujours impressionné par les histoires et les films qui racontent l’histoire du Christ, plus ou moins inspirés des Ecritures qui je le répète ont été compilées plusieurs siècles après la date présumée de sa naissance sa vie et sa mort. Une belle allégorie.
14:45 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note | Tags : religion, dieu, monothéisme, judaisme, chrétien
05 mars 2008
MOISE ET LES AMPHETAMINES
<Moïse aux J.O
Selon un professeur de psychologie israélien, Moîse au Mont Sinaï, aurait agit sous l'effet de stupéfiants lorsqu’il présenta les Dix Commandements au peuple d'Israël.
Cette nouvelle est sérieuse (Nouvelobs) rubrique petit rigolo du dimanche. En effet personnifier une légende accrédite l’idée de son existence physique, ce qui me parait plutôt téméraire pour un scientifique
Admettons que Charlton Heston soit sur une montagne et reçoive un SMS de son Dieu qui lui dicte ces fameuses lois et qu’il s’empresse de graver sur une plaque de marbre qui vient directos des pompes funèbres de chez Leclerc. En guise de shit- qui manque sur le marché de Nanterre- pour se donner du courage il se came à la décoction d’écorce d’acacia.
Cet arbre est fréquemment mentionné dans la Bible, et son bois est semblable à celui dans lequel a été taillée l'Arche d'Alliance. C’est la version « R&R» de Benny Shanon, professeur au Département de psychologie cognitive de l'Université hébraïque de Jérusalem. Un type très sympa qui affirme que la consommation de psychotropes faisait partie intégrante des rites religieux des Israélites évoqués par le livre de l'Exode dans la Bible.Un peu matérialiste, le professeur ne croit ni à divin événement cosmique, ni au surnaturel, mais d’un cas de trip bien connu chez les gurus d’aujourd’hui..
Le bon dans tout ça, est que le professeur tire ses conclusions de la lecture exégète de la bible. Un fourre-tout dans lequel on peut toujours trouver ce que l’on veut, comme le Coran d’ailleurs. Il mentionne le « Buisson Ardent » et « l'Arbre de la Connaissance au Jardin d'Eden » et précise que dans le désert du Sinaï et du Néguev poussent des herbes et plantes très sympathiques pour nos baba cool des années 70, John Lennon en tête et que les bédouins utiliseraient encore. Vous voyez Eve concocter une petite pipe pour Adam vous ? Moi aussi.
Il n’y a pas que les hébreux qui auraient utilisé ces recours aux drogues, les sociétés traditionnelles chamaniques ont souvent recours aux stupéfiants dans leurs rites religieux
Et notre bonhomme de narrer une de ses visites au Brésil où divers breuvages font partie des cérémonies religieuses.
L’excellent professeur en sornettologie, Teddy avance en partant de ces travaux la théorie suivante. Héritier de la tradition juive et du Roi David complètement « gonflé» lors de son combat contre Goliath, Jésus de Nazareth lui-même, shooté au nectar d’acacia, en fit profiter toute l’assistance lors des noces de Cana. Ce recours à la came explique à la fois le fait que, non seulement ses copains l’avaient vu marcher sur les eaux, ce que lui-même croyait, et que les miséreux virent quarante pains azymes se multiplier par cent. Les témoins de la résurrection du corps de Jésus étaient, là encore, réconfortés par une tisane de leur confection. Il en resta encore un peu pour les apôtres le jour de la Pentecôte. Marx et l’opium du peuple n’était pas tombé trop loin.
Ceci est à ranger du coté des explications matérialistes de la croyance mystique chez certains individus. J’ai parlé ici de la théorie d’un corps médical digne d’intérêt, la neuroscience, qui situe dans une région du cerveau le siège que cette dépendance, une sorte d’obéissance et de confiance aveugle dans la parole donnée. Il n’y a pas d’autres explications raisonnables pour comprendre la foi, qu’elle soit mystique ou acquise, c’est-à-dire pour certains, inscrites dans leurs gênes et d’autres par la culture ou la tradition. Et pourquoi pas les deux.
Peu à peu, nos sociétés se détachent de l’acquis culturel et se créent d’autres réponses à nos questions fondamentales, la vie la mort, l’existence et constatent l’inutilité des dieux. Normal qu’encore beaucoup d’entre nous aient du mal à s’y faire.
Notre copine « Sylvie de Nouvelle-Calédonie » me transmet un document que je vous invite à regarder. Pourquoit_1seb_...pps
Simpliste, il relie la condition humaine d’aujourd’hui au détachement de Dieu des hommes. Seulement voilà, ce message empirique aurait pu paraître à tous les moments de notre civilisation, bien sûr sous une autre forme, prêches et sermons, épîtres et harangues. Car la vie et les ctastrophes, les deuils et les crimes ne dont pas apparus à la naissance des hébreux et de leur nombreux dieux successifs. Il manque à cette démonstration puérile un cadre synoptique, ce qui en fait un joli document d’apès cathéchisme, destiné aux ados embarqués dans cette histoire, la plus belle escroquerie morale de tous les temps.
Rien n’a changé dans la nature humaine, seule la technologie a exacerbé les tensions et conflits, dieux ou pas, ce qui les rend bien vains, comme je le disais il y a peu.
15:41 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : religion, dieu, moise, drogue, sinai
09 décembre 2007
SAUVER LE MONDE PAR LA PRIERE
LE FEU DE L'ENFER
<Californie
Décidément, il n’y a pas de limites à la crédulité, donc à la crédophatie. Nous avons déjà souligné ce fait par de nombreux exemples, les monothéismes, les sectes, les avatars et succédanés de certaines de ces religions, surtout le protestantisme par exemple. Il existe en ce qui concerne l’islam des sous-produits, certaines dangereuses car bellicistes. Quant est–il du judaïsme ? Les sectes et les chapelles pullulent (1) On me signale l’existence d’un courant qui paraît-il fait fureur chez les jeunes israélites, il s’agit de « tikoun olam » très proche des cabalistes. Sur un site qui lui est consacré, on mène le lecteur en bateau.
Mes commentaires sont en gras.
Tout d’abord en décrivant la création du monde au pied de la lettre de la Genèse.
En introduction on peut lire (attention le . après le D est d’origine ): « D.ieu a créé l'univers. "Créé" est exprimé en hébreu par le mot ‘bara’ ayant pour signification création ex nihilo, une création à partir du néant total. Avant que D.ieu ne crée l'univers, il n'y avait absolument aucune autre existence hormis D.ieu; ni temps, ni espace, ni paradis, ni anges, ni Monde futur, rien. La Genèse est le commencement absolu. » et nous avons droit aux axiomes suivants : « Un univers créé à partir du néant absolu, à un moment donné, doit avoir comme créateur un D.ieu intelligent. D.ieu est Tout puissant, ce qui veut dire qu'aucune force externe n'a le pouvoir de programmer aucune de Ses actions. Il a dû, dès lors, prendre la décision de créer l'univers, pour ainsi dire, à la suite d'un processus de réflexion. Et ceci nécessite une intelligence).
Premier commentaire, cet architecte mécanicien a cogité combien de temps pour créer les acariens ? Déjà on commence à rigoler.
La suite « Si D.ieu est intelligent, il s'ensuit que cette création a un but. Si D.ieu est intelligent, Il l'est par définition de façon illimitée. Qu'Il ait créé un monde entier sans avoir à l'esprit un dessein intelligent est inconcevable.. Par conséquent [...], non seulement Il prend soin de ce qui s'y passe mais également le dirige. Que D.ieu n'ait pas réussi à accomplir ce qu'Il avait l'intention de faire, est tout à fait inimaginable. Un univers doté d'un projet se doit d'être guidé afin qu'il mène à terme les buts que D.ieu lui a assignés.[...] Il est donc nécessaire que les êtres humains possèdent la faculté innée de reconnaître et d'admettre que D.ieu est leur Créateur afin de garantir l'exécution de Son objectif. Cependant, de nombreux philosophes et scientifiques[...] ont consacré une part importante de leur réflexions les plus profondes aux origines de l'univers et n'ont pas réussi à découvrir ce D.ieu intelligent et bienveillant . Pourquoi D.ieu n'a-t-il pas créé un univers prouvant explicitement Son existence à des êtres humains intelligents qui l'étudient? »
Réponse de teddy, parce qu'il n’est pas si intelligent que ça. Si la preuve était innée e son existence cela aurait épargné les hommes à prouver le contraire, pour se débarrasser de cette chape de plomb qui pèse sur eux.
Bon, maintenant que le cadre est posé voilà la réponse d’un rabbin cette fois-ci, de cette organisation para mosaïque. : « D.ieu a créé délibérément le monde de cette manière, parce qu'Il veut que, nous, les êtres humains, complétions Sa création en la réparant! » De moins en moins intelligent ce créateur qui met en service un système bancal, une version bêta pour faire un jeu de mots, en quelque sorte et laissant le soin au client de se démarrer avec un produit qui ne fonctionne pas bien, c’est le moins que l’on puisse dire.)
Pour tenter de faire gober cette histoire de créateur bon et généreux, voilà ce que l’on peut lire. Décidément la cause me semble perdue avec des inventions pareilles. Déjà les gnostiques voulaient tenter le même genre de démarche avant d’être exterminés. (Il ne reste quelques-uns d’ailleurs) Ensuite le rabbin étaye sa pensée et argumente: « Il n'est pas pensable qu'un D.ieu juste et miséricordieux autorise l'énorme injustice, dont nous sommes témoins [...] S'il y a un D.ieu, on est enclin aisément à convenir qu'Il ne doit-être rien de plus qu'une Source première dépourvue de bienveillance, complètement détachée du monde qu'Il a créé »
Notre rigolo alors retombe dans l’abracadabrant : « Le monde semble avoir été brisé afin que nous assumions la tâche de le réparer. Ce sont nos prières qui nous en fournissent le moyen ».
Et la faute retombe sur les hommes dans la droite ligne du catholicisme pleurnichard , éviter de faire le mal doit être un choix »
Puis notre joyeux rabbin revient sur les croyances du juif traditionnel (Il écrit typique) selon lesquelles D.ieu a décidé à quel moment nous mettre au monde, a déterminé quels aptitudes et quels talents nous accorder à notre naissance, a décidé quel type de parents et combien de frères et de sœurs nous aurons et dans quel environnement socio-économique nous vivrons.
Il nous parle alors de Tikoun HaOlam ce mouvement de pensées qui proclame que le monde ne peut être sauvé que par la prière « Dans un monde relié à D.ieu par la prière, aucun mal et aucune souffrance ne seront infligés à qui que ce soit » [...] Son intervention est la preuve qu'Il veille sur nous et qu'Il participe directement à nos affaires» [...] Car, quand on prie D.ieu, Il nous répond et exaucent nos prières ».
Je me demande si ce monsieur a déjà fait une petite prière pour que le nombre des victimes d’un tsunami soit le plus petit possible. Peut-être prit-il pour que des gogos croient à ses balivernes. Comme celle-ci : « Pour illustrer ces faits, on peut citer une étude remarquable qui n'a pas d'explication médicale logique. Des malades atteints de cancer, pour qui des personnes prient, même s'ils ne les connaissent pas et même s'ils ne savent pas que quelqu'un prie pour eux, recouvrent la santé selon un taux très supérieur à celui prévu par les statistiques » Au fait il n’y a pas de Lourdes en Israël, même pas un petit Fatima.
Ces gens-là prient également pour l’Humanité, ans grands résultats, en réalité ‘est encore une démarche égoïste et élitiste qui est la marque du judaïsme, le peuple d’élue. Je comprends le sens de la prière, cette relation personnelle avec son dieu préféré, du père et du fils, mais dans ce cas demande-t-on souvent que la pluie cesse de tombe sur le Guatemala ? Mon dieu faites que ma fille réussisse au Bac. (j’exagère volontairement) car, celui qui ne prie pas ou surtout celui ne connaît même pas ce Jéhovah ou son copain Allah, est condamné à en chier toute sa vie, à se noyer, à brûler vifs et crever du SIDA.
(1) Pour la Kabbale, Jéhovah a consulté la Torah quand il a créé l'univers ! ! ! Qui l’a écrit ce truc ? Un extraterrestre certainement
18:54 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : religion, dieu, prière, juifs, judaisme
08 novembre 2007
MADEMOISELLE ET LA METAPHYSIQUE
La Toussaint est une fête religieuse que l’Education Nationale a choisi pour en faire une période de vacances scolaires. Chaque année je tente de réunir toutes mes petites filles, les Parisiennes, l’Héraultaise et l’Ariégeoise, elles sont quatre et pourtant je ne suis pas le Dr March.
La dernière, 8 mois et la seconde 3 ans dorment, les mères et grand mères aussi, la plus grande est en « Boite » et je suis seul avec Mademoiselle Je-Veux-Tout-Savoir, 8 ans et donc des tas de questions sur les lèvres. Nous regardions d’un œil distrait les dernières infos et un reportage attire l’attention de Mademoiselle. Un rocher s’échappant d’une paroi rocheuse écrase une voiture et tue un père et son fils.
« Ma copine qui rejoignait les endormies, laisse échapper : -Y'a pas de Bon dieu !
Mademoiselle :- Y pouvait pas éviter que çà tombe la mairie ?
Moi : -Ce n’est pas si facile et puis c’est le hasard ?
Mademoiselle : -C’est vrai que dieu existe ? Papet (Au début c’était pour jouer les méridionaux, maintenant c’est entré dans les mœurs )
Moi : -C’est quoi cette question ?
Elle :- C’est une copine qui m’a dis qu’il existait et qu’il ne fallait pas croire ceux qui disent le contraire car c’était mal.
Moi- : (inquiet) : C’est qui ta copine ?
Elle -: Marceline «
Son autre copine, Yasmina, lui parle de Dieu mais ce n’est pas le même.
En tant que père je n’ai pas élevé mes mômes dans une contrainte athée, nous vivons sans le concept de Dieu tout simplement, libre à eux de se faire une idée. (1) Dans l’agression non plus envers les croyants ou pratiquants
A l’âge de Mademoiselle j’étais au « Caté » et au « Patro » et avalait tout ce que brave curé nous inculquait et il ne s’agissait pas pour moi de « croire » puisque « C’était » mais d’apprendre l’Evangile.
Vous avez remarqué la formulation de la question, juvénile, elle n’était pas :
« Tu crois en Dieu, Papet ? » mais « existe-t-il ? » nuance qui démontre une certaine réflexion de sa part. Sait-elle que je blogue à ce sujet ? Peut-être. C’est elle qui un jour me voyait penché sur le clavier me demande ce que je fais (Un sujet hors ce contexte d’ailleurs) je lui explique et me dis tout de go : Et çà sert à quoi ? J’ai laissé tomber le blog quelques jours avant de reprendre.
C’est comme la question qui concerne la sexualité, il ne faut pas l’évacuer ni la trivialiser, heureusement c’est papa et maman qui doivent se débrouiller, j’ai fait mon boulot. Mais me voilà donc avec ce sacré bon dieu qui revient sur la table (En fait, sur le canapé où nous faisions un câlin) Puisque sa mère, à l’approche de Noël, venait de lui dire que le Père Noël n’existait pas, ce dont elle se doutait d’ailleurs la coquine, je saute sur l’occasion pour faire un parallèle, sinueux certes mais opportun. Je me lance :
« Les parents l’ont inventé (Je ne lui parle pas de Coca-Cola, le créateur de cette légende) pour faire plaisir aux enfants sages, ou non d’ailleurs, et ont choisi la date de naissance du Petit-Jésus pour leur offrir des jouets. »
Et autres onéreuses babioles, genre train électrique qui dure une journée, mais qui a coûté 200 €. Mon fils à ce sujet a joué plus longtemps avec la boite qu’avec le train. Bon c’est comme çà.
« Moi : On a inventé Dieu pour les mêmes raisons, mais pour les adultes également.
Elle : Marceline m’a dit que Dieu est Bon, qu’il a tout crée, car il est magique.
Le mot était lâché, magique !
Moi, goguenard : Il a tout inventé et il est bon ? Dis moi alors pourquoi il a fait tomber le rocher sur la voiture des gens qui se baladaient dans la montagne ?
Elle : Marceline, m’a dit que les méchants étaient punis pour avoir cru au diable, et c’est qui le Diable ? »
Tout d’un coup j’ai pensé à Alberto, il saurait lui répondre à cette petite. Comme il était tard, je lui ai promis de continuer cette conversation le lendemain. Ce que nous fîmes au bord du Canal. J’ai avancé les arguments que j’utilise ici, avec des mots qui sont de son âge et me suis aperçu que mademoiselle m’opposait des contradictions qui ne l’étaient pas (De son âge)
La plus grande de mes filles vit en alternance avec son père remarié avec une grenouille de bénitiers, avec Bénédicité, messes obligatoires, catéchismes, premières communions, et tout saint frusquin. C’est dire la réaction perpétuelle de cette femme devant l’attitude de la Grande, qui se préoccupe de ces trucs comme de son premier string. C’est elle qui pendant la prière préparatrice commune aux repas, s’empresse de commencer de manger sous l’œil envieux de ses demi-frères et sœurs. Les petites sont encore hors d’atteinte et Mademoiselle se pose des questions métaphysiques..
Même à l’école laïque on est pas tranquille ! A quand les témoins de Jéhovah à la sortie, les Mormons, ou les néo-évangélistes qui ne sont pas tous en Allemagne. Me voilà donc au charbon pour désincruster ces fariboles qui trottent dans la tête de mes petits-enfants. Confiant, je pense que par atavisme paternel, ils auront le même raisonnement que moi, à savoir qu’on ne les prenne pas pour des lapins de trois mois.
(1) Par contre si l’un d’eux aurait voulu « rentrer dans la religion » ou croire en Dieu, Allah ou Satan, ou se convertir comme certains, (car ma fille puînée a choisit un petit-fils de kabyle pour lui faire des enfants, de magnifiques octavons. Par bonheur, ce papa est aussi athée que moi.) j’aurais fait une sacré tronche.
17:39 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : dieu, religion, création du monde, petites filles, mademoiselle
29 octobre 2007
LES COBAYES INACHEVES
16:35 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : religion, dieu, foi, croyances christianisme, monothéisme
10 octobre 2007
DE SACHA à J.P. SARTRE
< Les Paul de l'époque, pas une Gibson de pacotille (lol)
Bon, la guitare….Suite et fin.
Par hasard je suis entouré de guitaristes. Dans notre petite bande, nombreux sont ceux qui grattent plus ou moins bien d’ailleurs. Il y a un vrai pro, pour qui jouer le week-end est reprendre le boulot, un semi-pro ou semi-amateur, allez savoir, qui se produit dans la région, et d’autre part est un as de connaissance de la musique de rock, pop et autre R&B. Quelques amateurs éclairés, et un prof de guitare au conservatoire d’Aix et un autre démonstrateur de chez Hamaya, c’est dire, forment le groupe.
Il est très rare que tout ce petit monde soit réuni et pourtant c’est ce qui s’est produit récemment. Pour faire bien dans le tableau et pour faire bisquer les copains, j’avais invité pour cette soirée mon pote le gitan, mon greffé du cœur préféré, qui est tellement fauché qu’il n’a même plus sa guitare andalouse (Vendue probablement) lequel est un champion de jazz manouche, que mes autres potes ne connaissent pas.
Après un repas pas frugal du tout, surtout pour un anniversaire dont je ne me rappelle plus de qui il s’agissait, il a bien fallut qu’un de ces zigottos prenne sa guitare pour commencer le récital. Je ne vous raconte pas le boucan lorsque les mecs se mettent à gratter comme des dingues, les uns accompagnant les autres, à peu près. Surtout une franche rigolade. Après un moment mon « tzigane » se pointe avec une bouteille de Champy, une horreur qu’il faut dénoncer à la sécurité sociale, et sur ses talons notre guitariste de pointe dans la technologie. C’est un collectionneur de Gibson, Les Paul et consoeurs et le voilà qui ramène la dernière née de la firme japonaise. On prête une guitare à mon « « rom » qui sans se faire prier assoit tous le monde avec un reprise de « Nuages ». Au point où tout le monde cesse de jouer à l'exception de notre pro de studio qui se mit à l’accompagner. Un moment délicieux et rare. Lorsque notre technicien et soliste éblouissant eut finit de finir le cochon, il se rua sur son engin électro/atomique et nous fait une petite démonstration de sa technique, de sa composition et de son talent. Et Hop une autre bouteille de Champ pour arroser çà, tandis que celle de Champy s’évanouie de chaleur à côté du feu.
Pas bégueule notre virtuose propose sa gratte aux autres, qui chacun à leur tour s’évertuent à dompter la bête. Même les filles s’y mettent et remarquent à juste titre qu’il suffit de poser ses doigts au hasard pour faire de la musique. Enfin des sons. Quant à moi je n’aime pas trop le genre de bruits que l’on tire, que l’on DOIT tirer de cet instrument, un hybride entre une guitare espagnole et un ordinateur. Bien entendu mon tour arriva et je ne voulu pas faire le mariole en m’abstenant. D’ailleurs me connaissant comme ignare de la chose, l’attention de la foule se portait vers une autre chose, une autre conversation. Seul et par hasard était à mes cotés, le pote qui gagne relativement bien sa vie en jouant dans les studios et sur les tournées.
Instinctivement, sans le faire exprès, (sinon je vous le dirais) avec un seul barré, je note un léger désaccord sur la corde de mi, ce que je rectifie illico. Geste qui n’échappât pas à mon voisin qui me demande tout de go
-Dis donc Teddy, tu ne saurais pas jouer de la guitare par hasard ?
- Ben, oui un peu étant môme devant la glace pour imiter Elvis.
Et soudain, je jetais un coup d’œil vers mes filles les seules qui savent. L’une ne bouge pas tétanisée, et l’autre me regarde et semble me dire -Alors vas-y, laisse tomber tes fantasmes morbides.
En effet à la suite d’un catastrophique deuil je me suis senti peu coupable….. Si ce soir là j’avais……Ce soir là ou le lendemain, un jour horrible, j’ai décidé d’arrêter tout ce qui me passionnait jusqu’alors, et j’ai été jusqu’à brûler le script d’un bouquin que j’avais entamé et qui avec le recul était de toute façon merdique y compris les bandes de studios avec S.Distel.
Cette nuit là je suis devenu un autre. Vingt ans plus tard me voilà coincé entre le passé et, non pas l’avenir, car rien ne changera, mais au présent.
J’ai entamé la « Toccata en ré mineur de J.S Bach, étude pour guitare » et enchaîné avec « Ho Ho » de Ike turner. C’est le silence soudain qui m’a fait émerger de cet instant.
Il y avait beaucoup de regards, un peu farouches, qui voulaient dire : « Tu nous a pris pour des cons ou quoi » ? Et d’autres qui disaient : « Mais pourquoi ? » C’est une autre histoire, je vous la raconterai un autre jour, fus-je obligé de répondre.
La question n’est pas résolue, mais pourquoi avoir remis çà ce jour là et devant les copains ? Peut–être que c’était difficile après tout ce temps de cachotteries un peu concons, de leur faire ce coup là. Non pas que je sois à la hauteur des solistes de la soirée ; l’un des deux, qui ne me connaissait, pas et n’était pas dans le coup, est venu me féliciter, « Ma mère ne m’as dit que tu grattais ». « Ta mère ne sait pas tout » lui répondis-je.
Cette mauvaise blague est due peut-être à l’approche de ma fin, enfin pas pour tout de suite, et qu’en me retournant je m’aperçois de ce que je laisse. A part mes filles et leurs progénitures, rien d’autre que des souvenirs qui s’effaceront vite avec le temps
Le passé doit–il nous pendre aux basques jusqu’à notre mort ? Doit on se laisser aller dans la nostalgie ? Et puisque nous sommes sur un blog athée, que vient faire ce texte. ? Et Dieu dans tout çà ?
Bien, justement dans chaque moment de ma vie, qu’ils soient douloureux ou jouissifs, pas vu. Normal me diront les croyants et les évangélistes, puisque tu n’y crois pas. C’est exactement là ou je voulais en venir. « Dieu » de sert à rien. Et pour tous ceux qui ne le connaissent pas, encore plus inutile. Il n'est que pour ceux qui y croient. D’autres, dans mon cas, croyants en Jéhovah ou Allah ont eut la même peine, la même douleur et peut-être la même réaction. A ce sujet j’aimerais citer J.P Sartre dans son ouvrage « L’existentialisme est un humanisme » (1) :
« [L’existentialisme] ne s’épuise pas à démontrer que Dieu n’existe pas. IL déclare plutôt : même si dieu existait cela ne changerait rien. […] Non pas que nous croyons que Dieu existe, mais nous pensons que le problème n’est pas de son existence ; il faut que l’homme se retrouve lui-même et se persuade que rien ne peut le sauver de lui-même » Dans un langage vulgaire : le concept de Dieu est inutile.
Comme je ne bois plus non plus, je vais prendre un verre de Grappa, le plus viril des alcools. Et écouter un petit « Toots and The maytals » Et si ensemble nous écoutions un morceau de ce que j’ai assassiné ce soir là : Ike Tuner dans ses œuvres. «Ho Ho »

(1) page 77.folio/essais mars 1997
11:08 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : dieu, philosophie, nostalgie années 60
28 septembre 2007
UN COUP DE BLUES
Chaque année vers la fin de l’été un copain organise dans sa propriété un méchoui et invite ses copains et les copains des copains. Chacun y va de son écot et amène, qui à boire, qui à manger. Le tout dans un domaine ou une, « campagne » comme l’appelle les gens d’ici, coincée entre terre, mer, vignes et pins. Ce soir là ciel était noir et les étoiles étaient au rendez-vous, à 11 heures il faisait encore 25 degrés. Tout notre petit clan était présent et chacun pu reconnaître ici ou là une vieille connaissance et de ripailler ensemble.
Outre le mouton, l’attraction était la prestation d’un combo local de blues, qui ma foi est de bon ton. Notre hôte, harmoniciste, accompagnait un vétéran américain du blues dont je n’ai malheureusement pas retenu le nom, mais fut sidemen dans le groupe d’Eric Burdon.
Une belle soirée en perspective, beaucoup de monde, de la bonne musique, de quoi baffrer et se distraire. Au milieu de cette foule alors que je m’approchais pour prendre quelques clichés soudainement je fus l’objet d’une attaque de métaphysique. En observant le ciel pour régler mon APN, j’aperçus une étoile au milieu de milliers d’autres et d’un seul coup je me suis demandé ce que je foutais ici, non seulement dans un coin qui ne m’a pas vu naître (je suis né à Paris de parents parisiens) mais sur cette foutue terre. Pendant un moment je m’aperçu de mon existence, j’étais seul, ce qui n’est pas très grave, mais UNIQUE devant l’infini. J’avais laissé tomber toute ma mémoire derrière comme on déconnecte la mémoire d’un P.C et ne gardais que le système. Plus rien d’autre que moi, à poil, et pendant un quart de seconde j’ai pensé à Alberto et son improbable certitude. Il n’y avait rien entre ce moi et le néant et c’était très bien ainsi. Sans personne, un moment ça fout un peu la trouille qui se dissipe d’ailleurs rapidement. J’étais serein, en « état de grâce ». Mais revenons à notre mouton.
C’est à ce moment que mon appareil me lâche et m’arrange dans le noir pour remettre la molette de sélection dans son logement. J’men fous, j’en ai un autre et celui-ci est sous garantie. Bon, et rebelote une nouveau raid m’assaille. Que foutaient tous ces gens ici, et pourquoi. Et que je parle, que je me marre et mange de cette pauvre bestiole qui continuait à rôtir, les cuisses écartées, sur des flammes d’enfer. Je cherchais le dénominateur commun, vertical, horizontal et même diagonal qui les relie. Et j’ai trouvé : l’instinct de reproduction, le coït pour faire scientifique, pas comme des bêtes mais presque. Une obstination, une seule raison d’exister, effet en cas d’empêchement ou en attendant, les êtres humains utilisent des subterfuges, les adolescents et les autres prennent leur courage à deux mains, les homos font semblant et les plus vieux ne font que se rappeler. Les femmes stériles utilisent tous les moyens de la science moderne pour être mères et dépensent des fortunes, tandis que d’autres pratiquent l’adoption au même prix.
Bref c’est la seule raison de vivre.
Et les dieux dans tout çà ? Inutiles. C’est à se demander pourquoi alors toutes ces foules qui se prosternent dans la journée et le soir s’adonnent à des jeux que la décence m’interdit de préciser ici. Décence ou morale judéo-chrétienne, ou pruderie catholique ? Allez savoir.
Revenons encore une fois à notre mouton qui maintenant n’était plus qu’une carcasse que les fourmis commençaient à nettoyer. Ce fameux copain, qui parmi ses qualités à une connaissance imposante de la musique anglo-saxonne et autres, ainsi qu’une collection de Vinyles époustouflante, me présente le leader de son groupe. Dans un sabir franco-américain et traduction latérale, je me présente comme « le président directeur général des fans clubs mondiaux de Lite Richard, tout en rigolant, le voilà qui me dit avoir tourné avec lui en 1969 dans une tournée européenne. Du coup, on trinque avec un picrate rosé du coin tiré d’un tonnelet, ce que je fais que très rarement, dans une communion fraternelle, « A la santé du blues et de Petit Richard ! »
Quelques instants après, je rejoins ma petite bande et j’entends mon nom au micro. « For Teddy : Lucille ! » Ca mérite une photo même loupée avec cet appareil de m…...Comme quoi il n’y pas que la « baise » dans la vie.
Mais pour terminer cette super soirée, une excellente conversation avec un inconnu, professeur de philosophie à Montpellier, qui connaissant l’existence de mon blog et de son contenu, par l’intermédiaire d’une amie, me parle de neuroscience et foi. Je le renvoie à une ancienne note aujourd’hui disparue.
En voici l’essence. Les diverses parties du cerveau ont une fonction, trier les informations et les distribuer ensuite à l’ensemble. Les neurologues ont découvert que pendant la prière intense, (pas celle du soir pour faire plaisir à maman et au bon dieu) l’hippocampe bloque toutes les informations. Résultat, les autres parties du cerveau sont inactivées, notamment dans le lobe pariétal qui est le siège de l’orientation qui permet de ressentir les limites du corps, le temps et l’espace. D’où l’impression d’éternité et d’infini. Rien de surnaturel, car on peut éprouver la même sensation en écoutant Miles Davis ou en contemplant une étoile. C’est ce qui m’est donc arrivé ce soir là.
Par contre, pour le sentiment religieux un neurologue de San Diego, par IRM a localisé son siège derrière l’oreille dans le lobe temporal. En effet, chez certains épileptiques le seul nom de dieu provoque transe mystique et vision divine. St Paul, épileptique selon ses propres dires, aurait ainsi reçu la voix de Dieu, (Ou de Gabriel) comme Jeanne d’Arc. Reste à savoir si c’est l’activation du module qui crée l’apparition ou la vision qui provoque le module. Et bien l’expérience prouve que c’est la stimulation qui engendre le sentiment de la présence d’un être surnaturel. Des croyants y voient là, la preuve de l’existence de Dieu ce qui fait rire les neurologues. Le créateur aurait donc oublié de me doter de ce module ?
Pour revenir sur terre et détendre l’atmosphère, je vous propose d’écouter un petit morceau de musique. Bon ! Mais lequel ? J’ai l’embarras du choix car je viens de réaliser un sacré boulot, collectionner les titres de mes chanteurs et musiciens préférés en MP3 ou Wav. Parmi lesquels certains vinyles remasterisés avec AUDACITY (Logiciel indispensable et Gratuit) 3.000 titres pour 10 GO. Et encore il me reste de compiler le Jazz et toute la musique d’Afrique, d’Amérique du Sud et des Iles.
Alors au hasard, un petit Bob Marley roots : « Jungle Fever » (Rare track !)
17:30 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : société, métaphysique, infini, foi, dieu, croyances
27 septembre 2007
DIEU ? UN CONCEPT
Pendant que j’ai le dos tourné ça discute dur. Un nouveau lecteur, David, met un peu de jeunesse dans notre discussion sans fin. Bon mais il faut que j’intervienne tout de même !
Alberto fait de la littérature tout simplement par exemple lorsqu’il nous dit qu’il ne s’est pas lancé dans la religion, plutôt que dans la foi. Bon je veux bien. Un à zéro
Mais, nous sommes tous sur la même route Même si Alberto voit certains panneaux et nous, pas. Le bout du chemin est unique, où irions nous nous perdre ? Petite citation :« Je crois en Jésus. Teddy n'y croit pas. Il ne veut pas, tant pis pour lui ! » Pour Jésus ou pour Teddy ?
Quant à la trouille de la mort, tout le monde l’a et ce n’est pas en disant le contraire que l’on est crédible. Ensuite, comme beaucoup de reconvertis il dit avoir cherché et trouvé. Frossart, moins prétentieux, disait simplement « Dieu je l’ai rencontré » Et de lire la Bible, ce merveilleux roman à la fois historique et fabuleux, plein de sous entendus politiques et moraux,un ouvrage écrit par mille mains et gravé dans le marbre quelques siècles après la belle aventure de notre Jésus préféré. (1) Ouvrage qui lui certifierait l’existence de dieu. M’maan ! Que n’a–t-il lu le Coran. Idrissi serait bien comme pseudo.
Il est bien sûr que la religion, ou la foi, est une béquille comme le dit John, qui en profite pour nous fait un petit cours d’anthropologie ce qui nous fait sourire.
- Dieu a crée l’homme à son image… La gueule de l’autre…..
Et notre croyant préféré de mettre au défi John d’affronter Jésus. Affronter ? Pourquoi un tel verbe ? Il n’est pas question de combat ni de duel. Il y a de l’angoisse dans le choix du terme et l’explication qui suit. Citer une fable sans passer par la Fontaine ne sert à rien pour celui qui sait que cela est une image destinée aux enfants.Exemple :
-Jacob qui sort boiteux d’un combat, soit, mais avec qui Satan ? Cela faisait longtemps que nous n‘en avions pas parlé de celui là. Lucifer qui le baptise Israël ! Ne me dites pas que c’est Dieu en personne qui a mutilé ce fameux gaillard. Ou Gabriel ? Eclaires moi Alberto….non en me renvoyant sur un site de confrères.
John frôle la vérité en parlant d’autisme, ce repliement sur soi-même en citant les écritures pour toute réponse, comme enfermé dans sa certitude. Pour les témoins de Jéhovah, je rappelle une anecdote, vraie elle aussi : A un Témoin, qui dans mon dos voulait enrôler mes gosses, j’ ai démontré que Jésus, né d’une mère par miracle, car il n’existait pas d’insémination artificielle dans ce temps-là, était par la loi de la parthenogénèse,une fille. Re-la gueule de l’autre. Il avait vu le diable ! Qu’est ce qu’on se marre !
David qui tape directo sur ce blog, d’où les fautes de frappe, nous rappelle que les faits cités dans la Bible sont souvent bidons. Que les paraboles sont destinées aux incultes et forcément illettrés. Il a raison lorsqu’il évoque la négation de la théorie de Darwin, combattue avec force et beaucoup de pognon aux USA, et bientôt chez nous, le pays des « Lumières »
Alberto, au réveil pense à John et à moi. Merci (moi aussi j’ai pensé à Alberto, dans une autre circonstance que je vous narrerai très bientôt) Et de nous rappeler les noces de Canaa, où le petit Jésus s’adresse à sa mère ainsi : “Femme, lui a-t-il dit, qu’est-ce que tu te mêles !” Une bonne baffe et c’est tout ! Non mais ! Pour l’auteur de cette anecdote le prestidigitateur a changé la Volvic en Pommard et c’est tout.
Non Alberto, tu n’es pas ce paysan calabrais qui veut faire pousser du blé dans les rochers, mais un pêcheur qui cherche du merlan dans le désert. Il y a longtemps que la mer s’est retirée. Autre sujet, nous ne renonçons pas devant des tâches qui nous rebutent, cette question de Dieu ne nous passionne pas trop, nous intervenons ici que pour cette polémique. Par contre, ce concept, cette idée du divin nous pouvons en débattre, mais non pas de ce dieu incarné et vivant, père et fils à la fois, n’est qu’un Parlez moi de bouddhisme, c’est plus simple plus humain, et encore.
En ce qui me concerne, et c’est vraisemblablement le lot de tous les athées, je ne crois pas d’emblée à ce que nous racontent les journaux et les écrivains (Surtout pas les intellos de plateaux de télé, les théologiens et les convertis de fraîches dates)
Le message adressé à David me fait penser à ces nouveaux prêcheurs évangélistes qui pérorent à la télé devant un parterre de gogos assoiffés de surnaturel. Tout y est : la négation du darwinisme et la tentative de mêler la science et la foi, un jargon proche du peuple et l’obsession pour les plus sincères d’entre-eux (S’il en reste) de convaincre les autres que l’on a raison et que la vérité est divine.
Enfin, s’il faut demander au hasard de nous guérir de tous nos maux, c’est oublier que le petit père Jésus ne pouvait pas y faire grand-chose. Et nous revoilà avec la balle au centre ? Un partout.
(1) Je note que les israélites ne croient pas une seule seconde à la dernière partie. Pour eux ce Messie n’est pas, non seulement « vivant » mais un usurpateur.
15:32 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : dieu, foi, religion, philosophie, croyance, christianisme, monothéisme
27 août 2007
UNE SAINTE EN CARTON PATE : SOEUR TERESA
Mère Teresa a été béatifié par erreur et devrait être canonisée par la persévérance du Vatican. En effet dans plusieurs lettres elle a exprimé son doute de l’existence de Dieu et de l’histoire qui en découle. Près de 40 confessions écrites dont quelques unes qu’elle voulait détruire. Elle a souffert toute sa vie selon ses dires de ce doute qui ronge ou devrait ronger tous les croyants. A ses thuriféraires elle s’adressait en ces termes "Jésus a un amour tout particulier pour vous. Pour moi, le silence et le vide sont si importants que je regarde et ne vois pas, que j'écoute et n'entends pas"
Cette religieuse catholique d'origine albanaise, s'est consacrée à l'aide aux pauvres et aux mourants dans les bidonvilles de Calcutta en Inde, et lorsqu’elle écrit encore
"L’obscurité", la "solitude" et la "torture" qu'elle traverse, nous pouvons la comprendre.
"Où est ma foi -tout au fond de moi, où il n'y a rien d'autre que le vide et l'obscurité- mon Dieu, que cette souffrance inconnue est douloureuse, je n'ai pas la foi
Du regard d’un athée militant je dirai qu’elle a perdu cette foi qui la conduit jusque là.
On ne peut observer la misère humaine sans douter et enfin ouvrent les yeux sur cette supercherie. Pour elle Dieu était bon, comme le malheur qu’elle a côtoyé pendant tout ce temps est inhérente à la condition humaine, et que dieu ne peut être mauvais, donc il n’existe pas.
Pourquoi donc cacher cette prise de conscience derrière son éternel sourire ? Certainement pour ne pas briser l’espoir que les plus démunis d’entre les démunis qu’ils lui portaient et n’auraient pas compris. "Le sourire est un masque" écrivait-elle. Plus loin elle s’exclame "J'appelle, je m'agrippe, j'en veux et il n'y a personne pour répondre, personne à qui m'accrocher, non, personne, seule un Dieu » […] s'il vous plaît pardonnez-moi, quand j'essaie de me tourner vers le Paradis, il y a un tel vide coupable..." Elle ira jusqu’à dire : "Si Dieu n'existe pas, il ne peut pas y avoir d'âme, s'il n'y a pas d'âme alors Jésus, toi non plus, tu n'existes pas » En 1962, la religieuse écrivait : "Si un jour, je deviens une Sainte, je serai sûrement celle des 'ténèbres', je serai continuellement absente du Paradis".
A part un bref répit, cette femme de Dieu vêtue de son sari blanc bordé de bleu a passé la plupart des dernières 50 années de sa vie à douter de son existence et aujourd’hui, un cureton de service chargé de compiler les lettres, affirme au magazine « Time ». : "Je n'ai jamais lu la vie d'un Saint où le Saint vivait dans une obscurité spirituelle si intense ».
Cette révélation concernant l’un des plus célèbre Bonne Sœur, (1) - une icône de la charité chrétienne- me permet de renouveler ma question : tous ces prêtres, évêques et autres cardinaux sans compter les Papes ont-ils encore la foi, si jamais il l’ont eu ?
Lorsque je vois et entends des ecclésiastiques en congrès ou dans des débats de société même en dehors de leur domaine, je suis persuadé que beaucoup d’entre eux font semblant d’ être encore croyant, il existe d’ailleurs des prêtres qui le confesse. Dans beaucoup de cas, l’exercice de leur engagement les propulse dans le monde des vivants, dans le monde du réel et peu à peu s’aperçoivent que l’enseignement des évangiles et/ou l’exemple de leur sacerdoce ne change rien de cette condition humaine si misérable qu’ils côtoient. Ils continuent sans la foi, ou du moins avec un doute qui les torture comme cette bonne mère Teresa. Sinon il leur faut une bonne couche de cire dans les yeux et les oreilles pour continuer de croire à l’impossible ou à cette fable. Nous rentrons alors dans le domaine de l’intime, du plus profond de soi, continuer de se cacher la vérité et continuer à répandre le saint mensonge.
Certains papes et autres théologiens célèbres, les Pères de l’Eglise dans l’Histoire, forts érudits plus politiques que religieux n’avaient sans doute jamais cru en ce roman abracadabrant qu’est la bible et autre Coran. Mieux encore, ils l’ont façonné à leur avantage. Il en résulte des situations comme la montée de l’intégrisme que les penseurs modernes et les responsables religieux en place ne savent endiguer.
Et savez vous comment le site officiel du Vatican fait l’éloge de sa cliente à la sainteté, non seulement il lui trouve des cas de miracles (2) on trouve ces mots : « Mère Teresa laissa le testament d’une foi inébranlable, d’un espoir invincible et d’une charité extraordinaire. »
Quant au pékin croyant de base le doute lui importe peu. Il essuie une larme dans le meilleur des cas sur la misère humaine et continue à la sortie de la messe de se taper un petit apéro.
Il est bon de faire savoir qu’une star de la charité n’était pas plus chrétienne que moi, qu’une ribambelle de ses pairs ne le sont pas non plus et continuent à tromper les gogos. Et je ne parle pas des charlatans qui courent les rues qui veulent les « nouvelégangeliser ». Sa canonisation bidon n’est en réalité qu’une affaire intérieure de l’Inde. D’ailleurs cette sainte n’était surtout à la pointe de la libération et du progrès. Par exemple elle sauvait des vies humaines mais ne tentait pour eux la moindre réinsertion dans la vie sociale par la formation. Quant aux agonisants, rien n’était conçu pour les accompagner, médicalement parlant, vers la mort dans d'horribles mouroirs. Un truc de bonnes sœurs :
a/ tu enfanteras dans la douleur.
b/ En cassant ta pipe tu béniras le seigneur, celui qui n’a pas inventé la morphine.
Son opposition exemplaire au contrôle des naissances dans un pays en plein dérèglement démographique et son choix de méthodes « naturelles » de contraception dans un pays exclusivement macho : ne pouvait pas changer les choses. Même lorsqu’elle fraternisait avec des dictateurs pour leur éponger du pognon, qui certes n’a pas d’odeur, mais qui sert de caution morale à ces assassins en masse.
Je disais çà en passant, c’est tout.
(1) Et pourtant cette bonne femme avait tout de même une drôle de tronche, rien à voir avec sa copine Soeur Emmanuelle, que l’on dirait sortie de la fameuse bande dessinée. Elle est devenue célèbre grâce aux médias qui en ont fait une « charitypeople »
(2) Comment une femme qui n’a plu la foi peut elle faire un miracle (la condition sine qua non pour cela)
17:42 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : religion, dieu, jésus, vatican, aintes, teresa, églises









C'est en regardant sur une chaîne d'infos continues que j'ai eut un éclair de lucidité. Il s'agit d'un bulletin météo qui diffuse des images en temps réels des grandes capitales du monde, Rome, Paris, Sydney, Toronto et Tokyo par exemple.
