25 juin 2008

DEMONOLOGIE

SATAN.jpgPetit à petit sur ce blog nous avons expliqué que l ‘existence réelle du Christ était due plus à la foi qu’à l’histoire. Que ce récit fabuleux n’était que la mise d’une fable moralisatrice, elle-même gavée de références aux croyances et religions des peuples de la  région et crypto chrétienne. Détaché de l’immuabilité de l’ancien testament, le nouveau, allégée et consolidé bien plus tard, fait long feu.
Par contre son rival, Satan et tous ses saints, pardon ses sous fifres, Belzébuth, Lucifer et Cie, contrairement à son coéquipier se manifestent tous les jours. Les
possédés du diable seraient-ils plus nombreux que les possédés de Jésus ?
Tout droit venu de la sorcellerie cette présence du diable, l’Eglise catholique ne parle guère de ses manifestations, mais pourtant elle forme des spécialistes en démonologie, les fameux exorciseurs, tout droit sortis des films d’horreur. Une aubaine pour les scénaristes d’Hollywood. Le Vatican organise des séminaires tout ce qu’il y a de sérieux où les futurs rigolos apprennent à « expulser les esprits malins des corps de ceux qui sont possédés par le démon ». Les « cours » sont dispensés par les « Légionnaires du Christ » sorte de fer de lance du catholicisme rétrograde , prosélyte et militant.

Balivernes et charlatanismes que ces vocations de prêtres ? Que nenni, ils sont une poignée, mais fidèles au poste. Je parle des vrais, avec leurs rituels propres et formules magiques.
Un des plus connus des chasseurs de démons est un prêtre de base, curé de paroisse en Espagne, pays de culture mystico-religieux. Ce monsieur est un professionnel du genre et est reconnu comme une figure de proue du métier. Il a soutenu sa thèse de théologie par un exposé l’exorcisme à l’époque actuelle et est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à ce sujet.
Il a bien entendu plusieurs succès et dit croire dur comme fer à l’existence du diable dans le corps torturé des malades qu’il visite. Ce gros malin est né dans le village ou Balaguer lui-même a vu le jour, mais se défend d’être membre de l’Opus Dei.
Les Légionnaires et l’Opus Dei dans le voisinage cela fait beaucoup quand même.
Voilà donc notre bonhomme au chevet d’un possédé. Pour un rationnel que je suis il s’agit d’une femme, très souvent ce qui est curieux, malade mentale, ce qui relève plus de la psychiatrie que de la démonologie que je range avec l‘astrologie, l’homéopathie et autres cucuteries.
Il décrit une séance où il prononce  des formules et invocations diverses qui nécessitent plusieurs séances au cours desquelles la malade offre tous la panoplie des symptômes  de la littérature du genre: convulsions, transes, utilisation de langues étrangères, blasphèmes et lévitation à plusieurs reprises !l 
La patiente décrite dans ce cas est toujours possédée après cinq années de prières et injonctions. De quoi devenir cinglé ...
Ce curé est copain avec Ratzinger 1er qui concède que l’enfer n’est pas un lieu concret. Chouette, pour faire Jeun’s bientôt ces businessmans de la foi iront jusqu’à dire ‘enfin’ que Jésus n’est pas un personnage concret non plus, lui aussi.
Mon œil, ils tiennent trop à leur place.
Avant de se coucher ce pourfendeur de démons prie encore et lit la Bible.
Ces exorciseurs savent très bien que cela relève de la science , d’ailleurs ils avouent que certainement fois ils dirigent leurs patients vers elle.

Pourquoi ce billet sur le Diable ? Parce que, par exemple, Alberto le Franc-Tireur, non seulement croit à ce personnage de la littérature chrétienne, mais me semble–t-il, en a la frousse, autant que des feux de l’enfer.
Les clientes du curé espagnol sont-elles possédées pour y avoir tant eu peur ?
Ah ! Si Ste Thérèse vivait à notre époque, serait-elle canonisée ou internée ? Ni l’un ni l’autre, après une longue analyse elle serait sortie de son état, comme vous et moi. Avec des rêves et des fantasmes qui n’ont pour raison d’être que de ne pas se réaliser. Débarrassez les possédées du diable en faisant admettre que de rêver de faire l’amour avec Jésus ce n’est pas grave, puisque c’est une parabole.

Quand j’avais une douzaine d’années, je rêvais de faire l’amour (Enfin des trucs cochons, un fantasme bien masculin qui vient de je ne sais où, avec celui des infirmières.) avec la Bonne-Soeur à Cornette qui me faisait mes piqûres de rappels de BCG sur le haut de la cuisse gauche. Dans ma tête j’étais possédé, non pas le diable, mais par son image.

Je vais contacter illico ce cureton et lui copier de bonnes adresses URL de blog. Il y a du boulot en France. Et en Allemagne.