29 mai 2008

C.. COMME LA LUNE

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A peine installé dans mes pénates et débroussaillé au moins 3.000 hectares de friches, voilà mon nouveau voisin qui se ramène, lui et sa fraise, pour me conseiller dans mon dur labeur.

–Ah mon pauv’monsieur (avec l’accent du biterrois, une horreur), ne taillez pas vot’rosier, c’est pas la lune montante.

Et me revoilà au prise avec une de ces croyances qui m’horripile. Combien de copains d’amis et d’autres parlent le même langage. Devant mon scepticisme le plus pur et dur, ils avancent des considérations soi-disant scientifiques, comme l’attirance entre les masse et me ressortent le coup des marées. (2)–Voyons Teddy c’est vrai les marées. Les habitués du coiffeur me parlent, eux, de la coupe de cheveux qui pousseraient plus drus ou plus fort. Il y en a même qui me parlent de la recrudescence des accouchements pendant la pleine lune. (1) Pas d’accord entre eux, puisque les uns avancent que cela favorise la naissance d’enfants mâles et les autres d’enfants du sexe faible et jusqu’à susciter leurs comportements. Je passe sur la conjonction de cette croyance et l’astrologie ..... Pour l’influence sur le psychisme, c’est corroboré par la locution suivante,- je suis mal luné !



Et je suis sur que parmi mes lecteurs habituels ou passagers, beaucoup y croient

, ce qui m’étonne toujours, parce que un minimum d’étude en science nat devrait éviter de sombrer dans le ridicule lorsque l’on persévère. Alors, encore une fois pour ces crédopathes, je vais reprendre mon clavier et allumer nos lanternes


Toutes les mythologies, mythes, contes et légendes nous parle de la croyance, fortement ancrée dans les esprits, que la Lune a toujours et encore une influence "magique" sur les hommes, alors que l'astronomie et l'astrophysique nous permettent d’effacer de cette mémoire collective les âneries accumulées durant des siècles d’obscurantisme, forcé, je le reconnais.

Pour les crédules, la lune aurait aussi une forte influence sur les animaux, sur la pousse des cheveux, des ongles, sur la décoloration des vêtements, voire sur les carrosseries des véhicules, et permettrait même de maigrir, etc. Sans parler des loups-garous.

La Lune reste l'objet de nombreuses superstitions. Voyons ce que nous trouvons à la rubrique "Lune" du "Dictionnaire des superstitions et des croyances" de Pierre Canavaggio : "Il n'est pas excellent de naître sous le signe de la Lune qui en plus interviendrait sur le temps :

« La lune pâle fait la pluie,

Elle baigne, il faut qu'on l'essuie,

L'argentine annonce le beau temps,

Et la rouge amène le vent ».

Mieux encore, la lune rousse est une invention du diable. Les jardiniers et les cultivateurs l'accusent de tous les maux.


Ce qui fait la pérennité de telles sottises, comme toutes les croyances, c’est que rien n'a jamais été prouvé, aucune expérience sérieuse n’a donné de résultats positifs.

Le Jardin


Pour ce qui concerne l’influence de la lune sur les plantes c’est plutôt rigolo. Les partisans de cette conviction parlent de lune montante et descendante, ce qui est ridicule puisque bien que notre satellite naturel semble monter vue de notre plant de carottes, cela n'est plus du tout vrai lorsque l'observateur se situe hors de la Terre, elle tourne autour, point. Alors la lune montante et la sève montante, cela fait un peu simplet.


Explication de crédophates :l'attraction lunaire a le pouvoir de faire monter la sève et aider la pousse. Mais qu'en est-il de l'attraction terrestre autrement plus importante qui devrait les plaquer au sol ? A-t-on déjà remarqué un verre d'eau ou une piscine se mettant à déborder les soirs de pleine lune ? L’attraction est infinitésimale sur un liquide à ciel ouvert, alors dans une tige ! ! ! ! !

Et de me répondre - j’ai toujours suivi les conseils de mon père qui les tenait de son père. Comment diable ose-t-on remettre en cause des siècles de "pratique" et les ranger au rayon des vieilles lunes- Tu parles d'une preuve !. Il suffit de signaler simplement que dans une culture professionnelle, on ne peut pas se permettre d’attendre de semer si la météo est favorable, sous prétexte que ce n’est pas le bon moment selon le calendrier lunaire. Et on va me répondre que ces produits sont de la m...


Quant à la décoloration du linge qui sèche dans le jardin par la lumière de la lune, le soleil en pleine journée par l'émission d'ultraviolets a une action autrement conséquente

Explications et éclaircissement.

Bien entendu la Lune a une influence gravitationnelle sur la Terre, les océans et la croûte terrestre, c'est ce qui nous maintient dessus et tous les objets terrestres ). C’est non pas une révélation puisque nous l’apprenons dès la sixième. Pour les puristes j’ai même retrouvé la formule mathématique de cette attraction : F = G(mm')/r²

Ce qui revient à dire en langage courant que l’attraction terrestre annihile celle de la Lune. Ainsi, une mère qui tient son nourrisson serrant lui-même une peluche, a une influence sur son bébé 10 millions de fois supérieure à celle de la lune. Sans parler du Teddy Bear (20 000 fois plus grande)

Ce qui m’amène à poser quelques questions subsidiaires :


1/Pourquoi, alors que la Lune n'est pas éclairée dans sa totalité par le Soleil (premier ou dernier quartier), ne lui impute-t-on pas les effets qui lui sont donnés lorsqu'elle est pleine, bien qu'elle soit bien présente tout de même ?

2/Pourquoi ne reconnaît-on à la Lune une influence que la nuit, alors qu'elle est souvent présente aussi le jour, même si on ne la voit pas à cause du soleil ? La Lune, est présente dans le ciel grosso modo la moitié de la journée CHAQUE jour (soit le jour soit la nuit).






(2) On peut d'ailleurs constater que les mers fermées (donc plus petites que les grands océans) n'ont pas de marées (ou insignifiantes) malgré leur surface et leur masse autrement plus importante que celle d'un individu. Le Soleil a une force de gravitation 200 fois supérieure sur un être humain à celle de la Lune même si sa force de marée lui est inférieure de moitié.

La montagne toute proche, de par sa masse, a une force de marée 100 000 fois supérieure à celle de la Lune.


A lire :

- Astrologie, derrière les mots. Laurent Puech

- Au cœur de l’extraordinaire, Henri BROCH

- Astrologie : Art, Science... ou Imposture ? Frédéric LEQUEVRE

- L'astrologie. P. Couderc

- Les charlatans du ciel A. Gillot-Petre



21 avril 2008

CROYANCES POPULAIRES

1154714634.jpgL'agnosticisme dont se réclame Simone est la position philosophique selon laquelle la vérité de certaines propositions (le plus souvent théologiques, concernant l'existence de Dieu, des dieux, etc.) est inconnue ou inconnaissable. C’est une pensée fondée sur le doute. La vérité absolue est incertaine. (wikipédia) A ne pas confondre avec à l'athéisme ou le scepticisme philosophique et surtout à une opposition spécifique au gnosticisme, qui est une doctrine liée aux débuts du christianisme.

L’agnostique ne conteste pas l'existence du divin mais la possibilité même, présente ou définitive, de démontrer le caractère divin ou surnaturel d'une révélation ou d'autres possibilités de connaissance, pour moi l’agnostique ne peut pas prouver ce qu’on lui avance est vrai ou non tandis qu’un athée rejette toute idée de divin qui pour lui est impossible. Tandis que l’athéiste la combat.
Puisqu’ici nous parlons de vérité, il faut aller jusqu’au bout, toute vérité  que l’on ne peut pas prouver comme l’existence de dieu ou des dieux est presque toujours à rejeter, car l’expérience nous montre que bien souvent derrière ces vérités se cachent des entreprises humaines qui n’ont rien de céleste. Soyons logiques, les agnostiques devraient avoir la même attitude et rejeter toutes vérités assenées. Or dans le domaine des croyances ces fameuses vérités abondent. Nous nous trouvons devant deux systèmes de croyances irrationnelles. L'irrationnel renvoie à toute une diversité de croyances et pratiques qui se proposent d'expliquer ou d'agir sur le monde, elles sont non fondées sur l'usage de la raison mais sur des révélations, religieuses par exemple. Elles échappent à toute rigueur car elles ne sont pas testables. Elles sont uniquement basées sur :

     I/  L'empirisme, constatations ne reposant sur aucune démonstration de type hypothético-déductif, au minimum fondée sur une expérience matérielle. Ces savoirs ne résistent pas à l'analyse statistique dans les rares cas où elle pourrait être faite.

    II/ L'induction, c'est-à-dire la généralisation des "vérités" à partir d'un nombre limité d'observation. Elles ne fournissent aucune démonstration du lien existant entre les symptômes (lignes de la main, position des astres, ) et les conclusions. L'emploi d'idiomes obscurs ou empruntés au vocabulaire scientifique n'étant pas un gage de rigueur.
Il faut partir d’un principe très simple rien qui ne peut être reproduit, scientifiquement, comme les guérisons et autres effets miraculeux n’existe pas.
Dans ces catégories de croyances, par exemple l’astrologie qui a encore ses adeptes et qui depuis bien avant la religion, chrétienne ou non, existait, la preuve de la vérité par l’ancienneté des croyances ne tient pas lourd face à la réflexion.

Je sais qu’ici je vais aborder un terrain qui fâche, mais il n’y a pas ici de frontière de  bienséance en matière de philosophie ou de sociologie, celui des médecines parallèles ou surnaturelles. L'homéopathie tient une place particulière dans ces croyances. Puis vient l'acupuncture, les guérisseurs, magnétiseurs ou chirurgiens philippins aux mains nues qui eurent leurs heures de gloires, qui depuis, confondus ont disparus. La sorcellerie a toujours une part sur ce terrain, avec ses élixirs et breuvages.

Pourquoi ces sujets ? Parce que comme je l’écrivais plus haut il y a derrière tout cela des néfastes répercussions, notamment dans le domaine de la médecine. Il y a des croyances bénignes, comme la superstition quotidienne, ne pas passer sous une échelle (elle peut nous tomber dessus) les chats noirs ou gris et le sens de leur marche, mais là où je m’insurge, c’est lorsque l’adoption de ces croyances peuvent conduire à la ruine et même jusqu’à la mort. Les témoins de Jéhovah d’ailleurs, peu à peu abandonnent l’idée de l’interdiction des transfusions sanguines et dons d’organes. Par contre, certaines chapelles, notamment en Amérique les rejettent, car les morts ressuscités devront être intacts avec tous leurs membres et organes, malheur aux capitaines « Crochet » et aux victimes d’explosions.
Revenons à notre propos. Je projette de reparler une fois de plus de l’homéopathie devenue une vaste entreprise de fumisterie et que pourtant l’Etat reconnaît. A quand les remboursements par la Sécu des poudres de perlimpinpin ? Ses adeptes pour la plupart sont de doubles gogos, d’une part de croire aux vertus des « préparations » et de l’autre, victimes de certains laboratoires qui en guise de ces mijotages leur vendent du rien agrémenté de phytothérapie que l’herboristerie procure encore aujourd’hui à moindre coûts. Au
L'homéopathie n'est pas prouvée scientifiquement. L'absence de preuves scientifiques convaincantes pour appuyer son efficacité et son fondement sur le principe d'un médicament sans aucune molécule active, ont relégué l'homéopathie au rang de pseudo-science et de charlatanisme, ou selon une revue médicale : "Au mieux, une placébothérapie. Au pire, du charlatanisme."

Pourquoi mon « acharnement » à dénoncer cette pratique ? Parce que je connais et connaissais des athées ou des agnostiques et même des médecins qui croient fermement aux bienfaits de cette méthode. La seule raison valable que l’on peut m’opposer ce sont les résultats observés, en effet, délestés de quelques sous, des patients se sentent mieux ou même guérissent. Comme je suis un polémiste aguerri je sors mon arme fatale (pour moi, parce que ne convaincant pas le croyant). Selon Hannemann créateur (1) de ce pseudo-raisonnement, sa découverte devait surtout supplanter la médecine allopathique dans tous ses domaines et non pas seulement pour les maladies ou symptômes bénins, cela n’a jamais stoppé un cancer ou la Grippe Espagnole.

Auparavant, je voudrais reconnaître un seul point positif de cette fumeuse pratique, le temps que ces «praticiens » accordent à leurs patients rejoignant ainsi les psy de tous poils qui pullulent et qui pompent vos économies. On ne peut nier non non plus que leur prix des petits granulés est très bas par rapport à celui aux médicaments classiques, mais sont-ils comparables ? Et qui ne contiennnent plus rien du principe actif, il ne reste que de l'eau qu'il faut solidifier
Et le premier qui me traite de scientiste (ou de sectaire) sera puni d’une relecture dans son entier des commentaires de MDT.

(1) Que Leipzig prenait  pour un rigolo)
P.S La photo ne concerne pas les  granulés de chez Boiron

28 septembre 2007

UN COUP DE BLUES

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Chaque année vers la fin de l’été un copain organise dans sa propriété un méchoui et invite ses copains et les copains des copains. Chacun y va de son écot et amène, qui à boire, qui à manger. Le tout dans un domaine ou une, « campagne » comme l’appelle les gens d’ici, coincée entre terre, mer, vignes et pins. Ce soir là ciel était noir et les étoiles étaient au rendez-vous, à 11 heures il faisait encore 25 degrés. Tout notre petit clan était présent et chacun pu reconnaître ici ou là une vieille connaissance et de ripailler ensemble.

Outre le mouton, l’attraction était la prestation d’un combo local de blues, qui ma foi est de bon ton. Notre hôte, harmoniciste, accompagnait un vétéran américain du blues dont je n’ai malheureusement pas retenu le nom, mais fut sidemen dans le groupe d’Eric Burdon.

Une belle soirée en perspective, beaucoup de monde, de la bonne musique, de quoi baffrer et se distraire. Au milieu de cette foule alors que je m’approchais pour prendre quelques clichés soudainement je fus l’objet d’une attaque de métaphysique. En observant le ciel pour régler mon APN, j’aperçus une étoile au milieu de milliers d’autres et d’un seul coup je me suis demandé ce que je foutais ici, non seulement dans un coin qui ne m’a pas vu naître (je suis né à Paris de parents parisiens) mais sur cette foutue terre. Pendant un moment je m’aperçu de mon existence, j’étais seul, ce qui n’est pas très grave, mais UNIQUE devant l’infini. J’avais laissé tomber toute ma mémoire derrière comme on déconnecte la mémoire d’un P.C et ne gardais que le système. Plus rien d’autre que moi, à poil, et pendant un quart de seconde j’ai pensé à Alberto et son improbable certitude. Il n’y avait rien entre ce moi et le néant et c’était très bien ainsi. Sans personne, un moment ça fout un peu la trouille qui se dissipe d’ailleurs rapidement. J’étais serein, en « état de grâce ». Mais revenons à notre mouton.

C’est à ce moment que mon appareil me lâche et m’arrange dans le noir pour remettre la molette de sélection dans son logement. J’men fous, j’en ai un autre et celui-ci est sous garantie. Bon, et rebelote une nouveau raid m’assaille. Que foutaient tous ces gens ici, et pourquoi. Et que je parle, que je me marre et mange de cette pauvre bestiole qui continuait à rôtir, les cuisses écartées, sur des flammes d’enfer. Je cherchais le dénominateur commun, vertical, horizontal et même diagonal qui les relie. Et j’ai trouvé : l’instinct de reproduction, le coït pour faire scientifique, pas comme des bêtes mais presque. Une obstination, une seule raison d’exister, effet en cas d’empêchement ou en attendant, les êtres humains utilisent des subterfuges, les adolescents et les autres prennent leur courage à deux mains, les homos font semblant et les plus vieux ne font que se rappeler. Les femmes stériles utilisent tous les moyens de la science moderne pour être mères et dépensent des fortunes, tandis que d’autres pratiquent l’adoption au même prix.

Bref c’est la seule raison de vivre.

 Et les dieux dans tout çà ?  Inutiles. C’est à se demander pourquoi alors toutes ces foules qui se prosternent dans la journée et le soir s’adonnent à des jeux que la décence m’interdit de préciser ici. Décence ou morale judéo-chrétienne, ou pruderie catholique ? Allez savoir.

Revenons encore une fois à notre mouton qui maintenant n’était plus qu’une carcasse que les fourmis commençaient à nettoyer. Ce fameux copain, qui parmi ses qualités à une connaissance imposante de la musique anglo-saxonne et autres, ainsi qu’une collection de Vinyles époustouflante, me présente le leader de son groupe. Dans un sabir franco-américain et traduction latérale, je me présente comme « le président directeur général des fans clubs mondiaux de Lite Richard, tout en rigolant, le voilà qui me dit avoir tourné avec lui en 1969 dans une tournée européenne. Du coup, on trinque avec un picrate rosé du coin tiré d’un tonnelet, ce que je fais que très rarement, dans une communion fraternelle, « A la santé du blues et de Petit Richard ! » 

 Quelques instants après, je rejoins ma petite bande et j’entends mon nom au micro. « For Teddy : Lucille ! » Ca mérite une photo même loupée avec cet appareil de m…...Comme quoi il n’y pas que la « baise » dans la vie.

Mais pour terminer cette super soirée, une excellente conversation avec un inconnu, professeur de philosophie à Montpellier, qui connaissant l’existence de mon blog et de son contenu, par l’intermédiaire d’une amie, me parle de neuroscience et foi. Je le renvoie à une ancienne note aujourd’hui disparue.

 En voici l’essence. Les diverses parties du cerveau ont une fonction, trier les informations et les distribuer ensuite à l’ensemble. Les neurologues ont découvert que pendant la prière intense, (pas celle du soir pour faire plaisir à maman et au bon dieu) l’hippocampe bloque toutes les informations. Résultat, les autres parties du cerveau sont inactivées, notamment dans le lobe pariétal qui est le siège de l’orientation qui permet de ressentir les limites du corps, le temps et l’espace. D’où l’impression d’éternité et d’infini. Rien de surnaturel, car on peut éprouver la même sensation en écoutant Miles Davis ou en contemplant une étoile. C’est ce qui m’est donc arrivé ce soir là.

 Par contre, pour le sentiment religieux un neurologue de San Diego, par IRM a localisé son siège derrière l’oreille dans le lobe temporal.  En effet, chez certains épileptiques le seul nom de dieu provoque transe mystique et vision divine. St Paul, épileptique selon ses propres dires, aurait ainsi reçu la voix de Dieu, (Ou de Gabriel) comme Jeanne d’Arc. Reste à savoir si c’est l’activation du module qui crée l’apparition ou la vision qui provoque le module. Et bien l’expérience prouve que c’est la stimulation qui engendre le sentiment de la présence d’un être surnaturel. Des croyants y voient là, la preuve de l’existence de Dieu ce qui fait rire les neurologues. Le créateur aurait donc oublié de me doter de ce module ?

 Pour revenir sur terre et détendre l’atmosphère, je vous propose d’écouter un petit morceau de musique. Bon ! Mais lequel ? J’ai l’embarras du choix car je viens de réaliser un sacré boulot, collectionner les titres de mes chanteurs et musiciens préférés en MP3 ou Wav. Parmi lesquels certains vinyles remasterisés avec AUDACITY (Logiciel indispensable et Gratuit) 3.000 titres pour 10 GO. Et encore il me reste de compiler le Jazz et toute la musique d’Afrique, d’Amérique du Sud et des Iles.

Alors au hasard, un petit Bob Marley roots : « Jungle Fever » (Rare track !)


podcast
 

24 janvier 2007

LES AIGREURS D'UNE PARTURIENTE

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Comme le plus souvent possible, nous étions entre amis réunit pour un anniversaire ce dernier week-end, radieux, même pour le Languedoc ou je vis maintenant. Pour être précis je devrais dire un cercle d’amis formé autour d’un noyau constitué de la famille de leurs propres connaissances. Par hasard où à cause de cela, parmi nous il se trouve quelques pied-noirs, bien de là-bas (dis !) qui sont guitaristes, amateurs où pros, bons buveurs et fumeurs en tout, le point commun avec les autres qui forment la troupe. Ces détails n’ont rien à voir avec ce qui suit mais je tenais à le dire car cela pourra servir pour d’autres anecdotes.

On se marre, on discute, on picole et la conversation débouche bien entendu sur notre Ségolène. Les avis sont partagés ou tus, la majorité des copines est pour son élection tandis que les mecs avancent des opinions plus tranchées. Les quelques éléments de droite de l’assistance ricanent un peu bêtement. A ce sujet je remarque qu’autour de moi il n’y a pas un seul laudateur de Sarkozy ni de Le Pen. C’est comme à l’élection de de Gaulle par un score inégalé, personne autour de moi n’avait voté pour lui ! A croire qu’être de droite où d’extrême droite est honteux. Bref, un genre de discussion sans fin à laquelle bêtement je participe, c’est plus fort que moi.

 Pourtant ce n’est pas le motif, de ce billet car pour changer de sujet, il va falloir que je me mette à expliquer pourquoi Ségolène à foutu le bordel au Canada, c’est là où je voulais en venir. La fille de ma compagne que je considère comme une des miennes, accouche dans deux mois et c’est comme vedette qu’elle apparut au milieu de la petite fiesta. Des nouveaux amis qui ne la connaissaient pas s’inquiètent de sa santé et celle du bébé… et patati et patata *je fais dans la littérature aujourd’hui, lorsque qu’une d’entre -eux lui annonça magistralement qu’elle aurait un garçon à la vue de la forme pointu de son ventre. Ce qui déclanche le rire et le sourire dans l’assistance publique, (pierre Dac) puisque il s’agit d’une petite fille. Là dessus je passe. Une autre qui ramène sa science rejointe par deux ou trois femmes, explique calmement que le peu d’aigreurs stomacales dont souffre Melle K est du à la pousse des cheveux du bébé. Ce genre de truc me fait bondir et dimanche je ne sais pas pourquoi je me mis à gueuler que j’en avais marre d’entendre des conneries pareilles. Mes plus proches copains et amis se dirent tiens çà va devenir intéressant enfin, papet pète un plomb, et de s’approcher. Sur une feuille de papier, (A 24 ) je dessine grossièrement, toujours énervé, la silhouette d’une femme enceinte, le ventre, l’utérus et le liquide amniotique et monsieur bébé, l’estomac et le tube digestif que certains nomme par pédanterie œsophage rien que pour emmerder les dactylos. Je surligne la poche, puis le péritoine et insiste sur le fait que les cheveux ne peuvent ainsi chatouiller l’estomac, puisque séparé par le diaphragme.

Ces croyances, ces superstitions, me font bondir, comme le fait de croiser les jambes pour une femme enceinte, nouerait le cordon autour du cou du fœtus, la lune rousse ou pleine qui favoriserait un sexe, ou la détermination du sexe d’en enfant en faisant tourner sur le ventre, au bout d’un fil un bijou en or, selon le sens de sa rotation. Comment se défaire de ces conneries provenant du Moyen-Âge ? Faut-il clouer ceux qui y croient devant Internet (1) et leur mettre sous les yeux des vidéos intra utérines ? Lire les statistiques sur le sexe des nouveaux nés selon les dates, les jours et les signes astrologiques ?

Cette dernière baliverne fait partie de la panoplie de trucs qui me foutent en rage, par exemple l’homéopathie et la croyance béate en des dieux hypothétiques. Quand j’entends le mot « homéoplasmine » je gueule que non seulement ce produit est à l’homéopathie ce qu’est l’horoscope à l’astrologie, mais que ce n’est que du baume à l’arnica et aux herbes dont les vertus sont reconnues, et vendu trois francs six sous dans toutes les bonnes pharmacies.

 Je ne devrais pas me mettre en rogne, c’est sûr, mais je vois de ma fenêtre c’est vrai plus loin ; Comment peut-on prendre au sérieux l’avis de ces gens qui gobent tout ? Comment un individu qui vit au XXI éme siècle peut, non seulement croire en de telles balivernes mais surtout les transmettre ? Tenir compte du sens qu’il veut donner à la société en votant. N’est-ce pas dangereux pour la société ?  Suffirait-il d’un gourou politique pour cette foule de gogos le suive, cela c’est déjà vu dans l’histoire ? Cela me fout la trouille. D’autant plus lorsque ces calembredaines se juxtaposent à d’autres fumisteries comme les sectes et autres glauques entreprises.

Pour finir la soirée un nanarchiste est venu discuter avec moi et refaire le monde. Ce sera sans doute le sujet de ma prochaine note.

PS Je tiens à dire que les colporteurs de ces sornettes sont et restent néanmoins des copains et que cela n’entame en rien l’affection que je leur porte, je leur demande seulement de réfléchir avant de parler.

 

(1) A ce sujet, je suis effaré par le nombre grandissant d’utilisateurs d’Internet. Mais abasourdi par celui de ceux qui ne savent pas comment cela fonctionne. C’est comme pour la télévision, demandez autour de vous comment se transmettent les images (et le son pour la radio). Effarant.  C’est peut-être le succès de la technologie, la fonction étant la finalité et non la technique. Tout de même, on devrait apprendre çà à l’école, si ce n’est déjà fait. Ouf