25 mars 2009

DESTOCKAGE DES STOCK-OPTIONS




4781293.jpgA l'oral ou à l'écrit, le petit Nicolas multiplie les fautes de français. En pleine Semaine de la Langue Française, cela la fout un peu mal, même pour moi qui ne suis pas un cador en la matière
"Si y en a que ça les démange d'augmenter les impôts…", a-t-il dit  devant les ouvriers d'Alstom. Ou "On se demande c'est à quoi ça leur a servi ?"en parlant des études des élites.
Le fait-il exprès? Sarko est avocat de métier, c’est dire qu’il maîtrise la langue française et nous pouvons nous demander si ce langage (1) n’est pas tout simplement démagogique, parler peuple à une bande d’ignares - le plus souvent, c'est dans les usines qu'il se lâche - qui gueulent après les patrons lorsqu’ils quittent leur boite aux aussi, mais par la grande porte et avec une besace pleine de fric.

Le Medef et le gouvernement se foutent de la gueule du monde en s’insurgeant verbalement au sujet du pactole alloué aux grands patrons remerciés, lorsque leurs boites, dont ils sont responsables, se trouvent obligées de virer du monde. Ce pour la bonne raison qu’il s’agit d’un contrat privé et que l’Etat n’y peut rien. D’ailleurs Mme Parisot le sait bien puisqu’elle ne fait appel qu’à l’éthique, à la déontologie et à l’auto-contrôle des conseils d’administrations, lesquels sont souverains. "Un scandale qui foule aux pieds notre code de gouvernance", ose-t-elle dire en voulant nous faire croire qu’elle n’était pas au courant lorsqu’un de ses syndiqués, patron d’un grand groupe décide de partir et certainement pas sur un coup de tête. Un nuage de fumée que ces rodomontades.
La loi peut-elle encadrer ces rémunérations? Sûrement pas. Fillon, lui aussi noie le poisson en affirmant que l’Etat compte-tenu de sa participation dans le capital de Valéo, sans droit de veto, s’opposerait à ces indemnités de départ, alors que l’on sait qu’il faudrait que les autres actionnaires soient d’accord, ce qui plus qu’improbable, puisque les actionnariats soient souvent croisés..
Ce n’est pas à posteriori qu’il faut intervenir, mais en amont, c’est-à-dire s’attaquer au capitalisme à la base, à renverser la table. Seul l’outil fiscal pourrait remettre de l’ordre en plafonnant les indemnités de départ ou en conditionnant les aides à la suspension des bonus.

Aux USA, un concentré du capitalisme, on commence à faire la tronche. Et Obama qui sait très bien de quoi il parle rue dans les brancards. Soutenir une société d’assurances en difficultés en investissant  dans les fonds propres et savoir qu’elle octroie 165 millions de dollars de primes à certains cadres dirigeants, cela fait caca dans le décor. Devant le tollé, les primes ont été restituées et du coup une loi a été présentée par l’administration Obama pour taxer à 90% les primes perçues. Et encore avec des précautions.

Chez nous on fait les gros yeux aux patrons voyous et aussitôt une nouvelle affaire de ce genre, Valéo (la goutte qui fait croire que le vase déborde) (2) secoue l’opinion. Laquelle trop souvent ignore que pour les grands patrons en cas de départ, des bonus existent: les «parachutes dorés», indemnités de départ négociées à l'avance. Que les patrons du CAC 40 ont gagné en moyenne 2,2 millions d'euros en 2007. Une étude a révélé que les hauts dirigeants de l'Hexagone étaient en tête du palmarès européen des parachutes dorés. La part variable de leurs salaires est faite d'un ensemble de «bonus» comme l'intéressement, les primes, les clauses de non-concurrence ou les stock-options.

Juste avant c’était la Générale qui attribuait des stock-options à ses dirigeants après avoir reçu 1,7 milliard d'euros de prêts publics. Face au malaise, la banque y a renoncé.
Ces récentes affaires viennent s'ajouter à une longue liste de scandales en France depuis l’affaire Messier qui réclamait sans succès 20 millions d’ €. Ou le pactole que le PDG de Carrefour, qui réclamait 40 millions d'euros d'indemnités de départ qui fut refusée, mais est parti avec 9,5 millions d'euros, tout de même, au titre de sa clause de non-concurrence. Et l’ancien patron de Vinci en 2006 qui réclamait une indemnisation record de 81 millions d'euros ! (Il n’obtiendra seulement que 13 millions) Ne parlons pas de EADS et Alcatel, mais du seul cas connu de renonciation. Pierre Bilger, ancien président d'Alstom, qui a fait une croix sur 4,1 millions d'euros en 2003. Cette année le président de PSA, Christian Streiff, a totalement renoncé à ce complément.

On nous rebat les oreilles avec les stock-options, mais peu de gens savent  savent ce que c’est. Heureusement Teddy est là pour éclairer la lanterne. ( Hum !)
C’est une disposition de rémunération octroyée par des  sociétés cotées en bourse qui permet à ses dirigeants ( Et quelques cadres moyens)d'acheter des actions de celle-ci à une date et un prix fixé à l'avance. Ceci a notamment l'avantage d'inciter les employés à agir pour faire monter le cours de leur entreprise. Pouvoir, la plupart du temps, acheter à un prix beaucoup plus bas que le marché permet la réalisation d'un gros bénéfice par une revente rapide, ce qui parait socialement injuste surtout au sein de l’entreprise, d’autant qu’il n’y a aucun risque de perte et ce pour les initiés en quelque sorte.

Mieux encore aux dernières nouvelles, Chevreux, une société de courtage, filiale du CA dans un plan de licenciement, départs volontaires et contraints,-licenciement pour ceux qui refusent- vire 75 salariés et en même temps alloue à ses cadres uniquement une enveloppe de 51 millions d’euros moindre que l’année précédente toutefois (82millions). La direction de cette boite ne se sent pas concernée par les menaces élyséennes et envisage un autre dégraissage en cas e difficultés supplémentaires.


(1) Sarkozy a déjà dérapé en matière de langage: son désormais fameux "Casse-toi, pauvre con" du salon de l'agriculture, lui collera à la peau.


(2) Son patron a décidé de quitter la présidence avec une prime de départ de3,2 millions d'euros (2422 mois de smic) pour différence de gouvernance, un mot à la mode dans le patronat.



20 mars 2009

RETOUR VERS LA LUTTE DES CLASSES ?

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En partant d’un vœu pieux, Méhaignerie, un foudre de guerre UMP anti-capitaliste (1) proposait en ce qui concerne le collectif budgétaire 2009, des amendements à la commission - qu’elle a adopté, qui permettraient de taxer les plus hauts revenus  en faisant passer de 40% à 50% le taux marginal d'impôt sur le revenu pour les contribuables de la dernière tranche. Paniquade générale à l’Elysée, «Cette contribution exceptionnelle est une mesure stupide et imbécile», avait déclaré Sarkozy en Conseil des ministres. Résultats les amendements sont repoussés par l’Assemblée. Pas touche au « bouclier fiscal » et à toutes mesures de bon sens visant à limiter les émoluments des grands patrons.

D'après les statistiques de Bercy, 20 foyers fiscaux ont touché un chèque moyen du fisc de 286 231 euros. Les plus grands bénéficiaires étant les plus riches, chèque de  381 782 euros (62 % de la masse des remboursements). Certes ils paient beaucoup d’impôt et le gouvernement fait ressortir l’état des exils financiers qui ont fait perdre au moins 17,6 milliards à l'Etat en 2006, mais symboliquement c’est insupportable surtout en période de crise. Pour Eric Woerth "Lorsqu'on gagne de l'argent en France parce qu'on réussit, on n'est pas un voleur"  Réussir voilà un gros mot de lâché. Réussir quoi, sa vie même lorsque l’on n’a pas de Rolex à 50 balais ? Et c’est ministre du budget un type pareil ?

Selon un économiste distingué, le paquet fiscal, adopté en 2007, aurait coûté 7,7 milliards d'euros en 2008. Et si on prend en compte toutes les mesures mises en œuvre depuis neuf ans pour alléger la fiscalité des plus riches, le montant perdu chaque année par les finances publiques s'élève à 30 milliards d'euros. Dominique De Villepin, devenu entre temps un des plus farouches détracteurs du « paquet fiscal », avait fait adopter une réforme du barème de l'impôt sur le revenu qui avait, à elle seule, entraîné plus de 10 milliards d'euros de pertes fiscales par an. Davantage donc que le paquet fiscal de Sarko. Pas étonnant en tout cas, avec de telles politiques, que les déficits publics se soient creusés et la dette se soit envolée, avant même la crise actuelle.

Dans un élan démagogique le gouvernement a demandé au Medef et à l'Association des entreprises de France(Afep)  de mettre un frein à la rémunération des patrons de boites qui mettent en place un plan social de licenciement ou de chômage partiel.
Parisot a alors beau jeu dire que le MEDEF n'a "pas les moyens, ni même le désir d'imposer quelque chose" qui relève du domaine contractuel. Soit, pas le désir, mais l’obligation l’égale et n’en parlons plus. On attend la suite.
Et dire que notre cher président veut dynamiter le capitalisme alors qu’il le cajole. Et comme d’habitude il en profite. Je passe rapidement sur les conditions de son hébergement lors d’un séjour privé au Mexique, précédent la visite officielle. Monsieur et madame étaient hébergés gratos par un super-richard du pays, à qui on reproche une aventure avec le marché de la drogue. Vrai ou pas, cette situation a foutu Sarko en pétard reprochant à notre Ambassadeur, un futur chômeur donc, de ne pas l’avoir averti de cette rumeur. Tout cela  a donné lieu à une mascarade  à des aller et retour de précisions ridicules, on aurait dit du Feydeau.
Aujourd’hui, notre très cher Guide, éternel candidat en campagne, n’en mène pas large. Il suffirait que la grève soit aussi importante et déterminée que la première, pour l’affoler un peu plus. A cette heure nous sommes fixés, la grève est une réussite, 10 %  de manifestant pour la police et 120 % pour les syndicats. Car monsieur « a ses nerfs », le voilà devant  des fonctionnaires qui désobéissent, des ouvriers qui grondent, des chercheurs qui lui cherchent des poux dans la tête, des étudiants qui n’attendent que les beaux jours pour mettre un légitime bordel, des électeurs de droite qui doutent, des ministres qui s’accrochent à leur maroquin et la France entière qui dénonce sa politique dans la rue. D’après notre cher « Canard Enchaîné » il craindrait un nouveau mai 68. !

Sa façon de d’être, donc son image reste inchangée : le type même de celui qui aime l'argent, le luxe et les signes extérieurs de richesse, le copain des grandes fortunes et des hommes les plus puissants de France. Cette image dans l’opinion publique lui colle à la peau et une grande partie des Français le blâme pour cela aussi, car ce n’est pas en plus le président qu’il lui faut. Il est aussi pour beaucoup un président par défaut et la comparaison avec Obama le ridiculise un peu plus. Le nouveau président américain a axé sa politique sur la solidarité et le social. Malgré les aléas d’un futur incertain, il a permis aux Américains de reprendre confiance en l'avenir et qui ne sont pas dans la rue avec lui comme tête de Turc, tandis que le nôtre s’accroche à l’idée de ne pas mettre un peu plus de justice sociale en France. Ce n’est certes pas avec un écrêtement des hauts salaires que l’on va sortir la France de la crise, mais démontrerait qu’il commence à comprendre ce qu’est de ne pas pouvoir finir le mois. Il est d’un autre monde pourrait-il le faire ?
Et je pose la question comment un type qui vie dans un autre monde peut être le chef de l’exécutif et président d’un peuple qui vit dans un autre, celui de la difficulté ?

Il est non seulement un parvenu, mais un petit potentat lorsqu’il nomme son secrétaire à la tête d’une nouvelle banque, fusion de l’Ecureuil et de la Banque populaire en passant outre l’avis obligatoire du comité d’éthique. Ce Pérol est connu pour avoir été à la tête d’une banque qui a fait faillite et qui a défrayé la chronique. Moralité, une plainte est déposée  contre lui pour conflit d'intérêt. Ce copain du patron ayant pris part aux négociations sur la fusion des deux établissements. Les syndicats de la Caisse d'épargne ont eux aussi indiqué qu'ils envisageaient des recours en justice contre cette nomination.
Enfin, le site Médiapart soulève un beau lièvre : ce monsieur a perçu en 2006 des honoraires compris entre 1,5 et 2 millions d'euros, versés par la société Natixis, filiale des deux banques dont il est maintenant le président. Cette rémunération, dont il n’a jamais parlé publiquement, vient nourrir le dossier de l’accusation. Il a discrètement démissionné de la fonction publique. Cette démission a été acceptée par un décret signé par Sarko dans le but de rendre impossible un recours au plan administratif.


(1) Méhaignerie, est président UMP de la commission des affaires sociales

13 mars 2009

SYMBOLISME TOTAL ET CONTINENTAL LICENCIEMENT

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Après avoir publié un bénéfice net record de 13,9 milliards d'euros en 2008, avec une augmentation de 10 % des actionnaires, Total Annonce son intention de supprimer 555 emplois en promettant des départs en retraites anticipés et autres mesures sociales d’accompagnement d’ici à 2012. Le rapprochement est un peu court et fait scandale, mais pour le milieu des affaires cela n’a rien à voir, et c’est bien là que le bât blesse, le symbolique.
Le gouvernement a fait savoir qu'il serait "vigilant" et "exigeant" sur les modalités de départ et de reclassement des salariés visés, tout en modérant ses critiques sur la concomitance "malvenue" entre ce dégraissage et des milliards d'euros de bénéfice. « Annonce particulièrement maladroite, malvenue", a concédé Luc Chatel, tout en soulignant les projets d'investissement et de créations de postes du groupe "Il faut mettre en regard de ces 555 suppressions de postes (1) les 3.000 embauches que le groupe Total va réaliser cette année en contrats à durée indéterminée", a-t-il dit. Par contre, son collègue de l'Emploi, Laurent Wauquiez, qui s'est dit mardi "scandalisé" par la décision de Total qui lui "reste en travers de la gorge". Et leur chef d’équipe à l’Elysée qui voudrait rénover le capitalisme en a l’occasion, nationaliser. Pas folle la guêpe, sachant très bien qu’elle serait amenée à en faire autant pour une bonne gestion libérale de la boite.
Le secrétaire général de Total envoyé au feu, s’empresse de déclarer qu’il n’y aura aucun licitement net. "Il n'y a pas de problème d'emplois, pas de licenciements, simplement il est nécessaire modifier l'organisation." Et d’aérer la masse salariale tout en budgétisant 770 millions d'euros (d’indemnités de licenciement?) (2) sur le site de Gonfreville pour la période 2011-2013.

La justification avancée est une diminution de la consommation de pétrole et d'essence en France alors que la consommation de diesel, dans lequel le groupe entend investir, augmente. Ces messieurs ont mis combien de temps à s’apercevoir de cette mutation dans le comportement des consommateurs et que cela est plus économique en général ?

A gauche et à droite on s’insurge ou on fait semblant, « Titine » est choquée. La fédération CGT de Total, qui parle de 624 suppressions d'emploi et non 555, se dit "scandalisée" et parle d’une erreur de communication". Tout ça c’est pas grave...
Bayrou en attendant la prochaine campagne électorale juge que le groupe pétrolier appliquait "la seule loi du profit (qui) nous a conduits où nous sommes". En voilà un de réformateur du capitalisme, il voudrait que les entreprises ne fassent pas de profits !
Plus prosaïque, Bernard Thibault, estime que ces suppressions de postes illustrent un décalage entre les promesses de moralisation du capitalisme formulées notamment par Sarko depuis le début de la crise financière et les faits. Ségolène, dans les vaps, a réclamé un prélèvement par l'Etat des bénéfices du groupe, ne sachant pas que les impôts sur les bénéfices existent : 10 milliards d'Euros d'impôts et taxes. Seule M.G Buffet a émis une idée intéressante : l'interdiction des licenciements lorsque des dividendes sont versés aux actionnaires". Nous revoilà dans la critique marxiste du système.
A regarder de plus près il semble que dans les conditions promises par Total, le scandale n’en est pas un. Quoique des postes supprimés c’est autant d’embauches en moins dans une région déjà sinistrée.

Car chez Continental par exemple, c’est pire, fermeture d’usines et perte de 1.120 emplois. Là encore le gouvernement fait la tronche, obligé de s’indigner devant l’opinion publique et le fait savoir. Chatel encore lui a rencontré les dirigeants et leur a fait les gros yeux : Il faudra vous justifier » leur a-t-il dit, lequel ont eu très peur.
En réalité, les dirigeants français de Continental ont pris les employés pour des imbéciles, ils ont exploité ce site à fond, ont fait signer les 40 heures parce que c'était ça ou la fermeture. Pour en arriver là quand même ? Et ici pas question de nationaliser une entreprise allemande.

Pour en revenir à Total il faudra bien que l’on fasse le jour sur son implantation en Afrique et ses conséquences financières bonnes et mauvaises.

Total ! Total ! Mais ou a t’on vu ce nom quelque part ? Au sujet de la Martinique, eh Banane ! En effet Total est mouillé dans une affaire de monopole de transport de carburant et d’apprivoisement. Ce qui me permettra de passer aux derniers événements de l’Outremer et notamment sur le procès spécieux de Domata à qui l’on prête des propos racistes

(1) Oubliés les 330 emplois supprimés par des licenciements secs chez Hutchinson, filiale à 100% du groupe Total, cela porte à près de 1000 emplois l'effort de Total au soutien de l'économie par l'emploi.
(2) C'est-à-dire 1,5 milliards d'euros sur 10 ans. Mais cela correspond juste à l'entretien normal des raffineries au quotidien. Ce sont les chiffres donnés chaque année. Ce n'est pas une somme supplémentaire, ce sont des investissements qui étaient déjà prévus depuis 2-3 ans.

maree_noire_pollution.jpgErika

 

09 février 2009

MA BAGNOLE .....!

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Detroit. Michigan. Ville fondée en 1701 par le Français Antoine de Lamothe-Cadillac. Quasi mono industrie, la voiture : General Motors, Ford et Chrysler. Françaises : Renault, PSA. Ses manufacturiers, Michelin, Plastic Omnium et Valeo. Une femme noire : « Ils font des automobiles qui ne sont pas faites pour durer » Autre industrie le disque avec Motown. La plus grande majorité (80%) des habitants est noire. Les esclaves du sud à peine « libérés » des champs de cotons sont montés au Nord pour travailler chez Ford. Les blancs vivent dans certains quartiers ou dans les banlieues, loin des fumées et du bruit. La misère, les SDF et les soudainement privés de la couverture maladie.
Le temple de la bagnole, le symbole du capitalisme l’industrie de l’automobile s’écroule. L’administration Obama la soutien comme elle peut à coup de millions de dollars sous certaines conditions et avec de l’espoir. 

Lui emboîtant le pas, l'Etat français va prêter environ six milliards d'euros à Renault et PSA pour les mêmes raisons en leur octroyant de prêts bonifiés toutefois assortis d'une clause de retour à meilleure fortune. Pour le profane, meilleure fortune veut dire dès que l’on pourra, dès que je referais des bénéfices me permettant de rembourser. Il est question également que ces bénéficiaires s’engagent à ne pas fermer d’usine française et à ne pas annoncer de plan de licenciements pendant la durée du prêt, le patron de PSA, refusait de s'engager sur ces deux points.
Pourquoi tous ces milliards pour un seul secteur du secondaire ? Parce qu’il est, sinon le moteur du capitalisme, son pilier. En effet ce qui tourne autour de cette industrie est énorme: l’aciérie, la construction, les équipements, l’énergie et les services.
Théorie d’école.

Imaginons que l’on trouve par magie un mode de transport différent qui surgirait des cartons ou d’on coffre-fort, un moteur sain et une énergie bio, bref un nouveau concept. La crise qui suivrait cette révolution technologique serait fatale à nos sociétés. Y compris celles des fournisseurs d’énergie naturelle comme le pétrole. (1)
Moins apocalyptique : le remplacement du plastique qui s’est introduit dans le moindre repli de notre intimité, je veux parler des préservatifs. Il suffit de regarder autour de soi pour s’apercevoir ce dont je veux parler, ne serait-ce que votre clavier. Pourquoi  pas en en bois ? Imaginez encore une fois avant d’éteindre votre ordinateur, son remplacement par les propriétés de la pomme de terre qu’il suffirait de travailler pour en faire une pâte équivalente à la matière première du Nylon ou autres plastiques.  La bagnole en bois et le plastique en pelure de pomme de terre ou de rutabaga et c’est l’accroissement du chômage et une pression insupportable des populations. La montée, déjà en marche, du Sud vers le Nord, et un Extrême-Orient privé de sa seule ressource le pétrole.
Cette vue abracadabrantesque, (merci Chirac ) ou chimérique, est un scénario alarmiste certes, mais plausible qui me permet surtout d’aller là ou je veux en  venir. Merci de votre patience.
Pour des raisons personnelles j’ai de quoi haïr la bagnole, mais c’est sur un autre plan que j’interviens. La voiture propulsé par un moteur à explosion, (brevet  déposé par le Suisse François Isaac de Rivaz le 30 janvier 1807) n’est qu’une succession de brevet permettant de meilleures performances et une meilleure sécurité. Le principe est toujours le même, aucune grande innovation qui permettrait de sortir du schéma : admission, compression , explosion, échappement. Une usine à gaz donc surannée et coûteuse.
En pleine crise on nous passe des pubs à la télé avec des engins plus ou moins futuristes, dont l’attrait essentiel est la vitesse plus en plus grande et qui font des victimes à chaque seconde et le luxe. Pourquoi faire ? Simplement, marcher la « machine » emballée comme un cheval fou.
Et notre Sarkozy voudrait moraliser et refonder cette machine ? D’autres plus modestes ne peuvent rien faire d’autre que d’attendre en espérant que cela reviendra un jour et que tout recommencera comme avant. Le capitalisme, comme l’idéologie religieuse est un château de carte, il suffit d’en retirer une pour que l’ensemble s’écroule. Alors pour éviter cela, on rajoute ici ou là, on arrange, on étaie, on consolide, sous l’œil goguenard des commanditaires qui de toutes façons auront encore une poire pour la soif et rebâtiront la même chose sur les mêmes plans en attendant la prochaine crise.
A quand la nouvelle Volkswagen ?

(1) Lorsque j’étais gamin, je lisais Mandrake le Magicien, une BD où l’on voyait dans le ciel des cités véhicules transiter à l’intérieur de tubes aériens. Des avions taxis et des hélicos. Aujourd’hui je vois l’autoroute A9 bloquée pendant trois-quarts d’heure par des centaines de bagnoles sophistiquées qui pourraient aller à 240 et des propriétaires figées qui font la gueule.

MA BAGNOLE .....!

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Detroit. Michigan. Ville fondée en 1701 par le Français Antoine de Lamothe-Cadillac. Quasi mono industrie, la voiture : General Motors, Ford et Chrysler. Françaises : Renault, PSA. Ses manufacturiers, Michelin, Plastic Omnium et Valeo. Une femme noire : « Ils font des automobiles qui ne sont pas faites pour durer » Autre industrie le disque avec Motown. La plus grande majorité (80%) des habitants est noire. Les esclaves du sud à peine « libérés » des champs de cotons sont montés au Nord pour travailler chez Ford. Les blancs vivent dans certains quartiers ou dans les banlieues, loin des fumées et du bruit. La misère, les SDF et les soudainement privés de la couverture maladie.
Le temple de la bagnole, le symbole du capitalisme l’industrie de l’automobile s’écroule. L’administration Obama la soutien comme elle peut à coup de millions de dollars sous certaines conditions et avec de l’espoir. 

Lui emboîtant le pas, l'Etat français va prêter environ six milliards d'euros à Renault et PSA pour les mêmes raisons en leur octroyant de prêts bonifiés toutefois assortis d'une clause de retour à meilleure fortune. Pour le profane, meilleure fortune veut dire dès que l’on pourra, dès que je referais des bénéfices me permettant de rembourser. Il est question également que ces bénéficiaires s’engagent à ne pas fermer d’usine française et à ne pas annoncer de plan de licenciements pendant la durée du prêt, le patron de PSA, refusait de s'engager sur ces deux points.
Pourquoi tous ces milliards pour un seul secteur du secondaire ? Parce qu’il est, sinon le moteur du capitalisme, son pilier. En effet ce qui tourne autour de cette industrie est énorme: l’aciérie, la construction, les équipements, l’énergie et les services.
Théorie d’école.

Imaginons que l’on trouve par magie un mode de transport différent qui surgirait des cartons ou d’on coffre-fort, un moteur sain et une énergie bio, bref un nouveau concept. La crise qui suivrait cette révolution technologique serait fatale à nos sociétés. Y compris celles des fournisseurs d’énergie naturelle comme le pétrole. (1)
Moins apocalyptique : le remplacement du plastique qui s’est introduit dans le moindre repli de notre intimité, je veux parler des préservatifs. Il suffit de regarder autour de soi pour s’apercevoir ce dont je veux parler, ne serait-ce que votre clavier. Pourquoi  pas en en bois ? Imaginez encore une fois avant d’éteindre votre ordinateur, son remplacement par les propriétés de la pomme de terre qu’il suffirait de travailler pour en faire une pâte équivalente à la matière première du Nylon ou autres plastiques.  La bagnole en bois et le plastique en pelure de pomme de terre ou de rutabaga et c’est l’accroissement du chômage et une pression insupportable des populations. La montée, déjà en marche, du Sud vers le Nord, et un Extrême-Orient privé de sa seule ressource le pétrole.
Cette vue abracadabrantesque, (merci Chirac ) ou chimérique, est un scénario alarmiste certes, mais plausible qui me permet surtout d’aller là ou je veux en  venir. Merci de votre patience.
Pour des raisons personnelles j’ai de quoi haïr la bagnole, mais c’est sur un autre plan que j’interviens. La voiture propulsé par un moteur à explosion, (brevet  déposé par le Suisse François Isaac de Rivaz le 30 janvier 1807) n’est qu’une succession de brevet permettant de meilleures performances et une meilleure sécurité. Le principe est toujours le même, aucune grande innovation qui permettrait de sortir du schéma : admission, compression , explosion, échappement. Une usine à gaz donc surannée et coûteuse.
En pleine crise on nous passe des pubs à la télé avec des engins plus ou moins futuristes, dont l’attrait essentiel est la vitesse plus en plus grande et qui font des victimes à chaque seconde et le luxe. Pourquoi faire ? Simplement, marcher la « machine » emballée comme un cheval fou.
Et notre Sarkozy voudrait moraliser et refonder cette machine ? D’autres plus modestes ne peuvent rien faire d’autre que d’attendre en espérant que cela reviendra un jour et que tout recommencera comme avant. Le capitalisme, comme l’idéologie religieuse est un château de carte, il suffit d’en retirer une pour que l’ensemble s’écroule. Alors pour éviter cela, on rajoute ici ou là, on arrange, on étaie, on consolide, sous l’œil goguenard des commanditaires qui de toutes façons auront encore une poire pour la soif et rebâtiront la même chose sur les mêmes plans en attendant la prochaine crise.
A quand la nouvelle Volkswagen ?

(1) Lorsque j’étais gamin, je lisais Mandrake le Magicien, une BD où l’on voyait dans le ciel des cités véhicules transiter à l’intérieur de tubes aériens. Des avions taxis et des hélicos. Aujourd’hui je vois l’autoroute A9 bloquée pendant trois-quarts d’heure par des centaines de bagnoles sophistiquées qui pourraient aller à 240 et des propriétaires figées qui font la gueule.

20 novembre 2008

SARKOBAMA

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Sarkozy toujours en gesticulation et son équipe de pieds nickelés voulaient donner à la réunion du G20 un éclat particulier à l'image du plus grand président de la planète. Vous allez voir ce que vous allez voir. Et nous avons vu que de vagues déterminations à policer le système capitaliste. Dans la paniquade générale, 20 marionnettes, plus les sous-fifres se réunissent pour la frime et il n’en sort que des principes généraux de réforme du système financier et des lignes très générales d'action économique. Tout ce beau monde était pris au piège par la nécessité de conclure un accord pour rassurer l'opinion mondiale. Ce qui fut fait par un communiqué final, alambiqué dont personne ne pige le traître mot, pékin que nous sommes.

La vedette, malheureusement pour l'UMP ce n'était pas Sarko, mais le représentant sur sa fin du système qu'il voulait réglementé, Bush. D'ailleurs poliment ce dernier a remis notre président à sa place, malgré les accolades et les mains dans le dos (1). Obama  se range bien évidemment derrière l'encore patron de la Maison Blanche. D'ailleurs cette réunion n'est-elle pas un dîner de fantômes tant son ombre de vrai patron, celui de demain qui a les cartes en mains, planait sur elle ?

Le G20, dont les membres génèrent 85% du P.I.B de la planète, a énuméré une série d'«actions immédiates» suggérant l'utilisation de «mesures budgétaires pour stimuler la demande interne avec des résultats rapides» ou des baisses des taux d'intérêt dans certains pays. Cette instance informelle veut que «tout intervenant, tous les produits et tous les marchés soient réellement soumis à surveillance.
Suggérer et vouloir. ! sarkobama.jpg
Il n'est surtout pas question de revenir sur l'économie de marché et d'entraver la libre circulation des biens et des marchandises par des contraintes et de mettre vraiment de l’ordre.
Pas plus question d'une réforme globale du système financier, sorte de Bretton Woods II, souhaitée par certains pays, dont la France. Rien sur les fonds spéculatifs à risque ("hedge funds") et le FMI ne sera pas, comme l'aurait rêvé Sarkozy, le "supergendarme" de la finance.
Il serait prétentieux donc, ce qui ne gêne pas qui vous savez, de parler de «changement significatif dans l'ordre économique mondial».
D'ailleurs la presse internationale ne s'y trompe pas :« Les dirigeants des 20 plus grandes économies du monde n'allaient pas, en une seule après-midi, résoudre une crise produite par une génération» estime le journal britannique «The Observer» (de gauche)
«La Repubblica» (gauche) s'interroge sur la sincérité de la «relance coordonnée» prônée dans le communiqué final du sommet.
Les places financières non plus qui reculent encore dès le lendemain. La décisions prises, toutes formelles, ne sont qu'un premier pas. Je ne donne pas cher de la suite des engagements pris. Dire que c'est un fiasco serait aussi ridicule que de dire comme Mme Lagarde que c'est un triomphe, pour cirer un peu plus les pompes de son chef de bureau. Mais le pompon revient au JDD qui titre : Sarkozy «maître du monde».(2)
Le seul point positif relevé par la presse est extérieur au motif de la réunion est la présence au sein du G20 des pays émergents, la Chine, l'Inde, l'Indonésie, le Brésil, l'Argentine, le Mexique et la Corée du Sud. On parle en effet de substituer le G20 au G8.
Et dire que qui vous savez, en hausse dans les sondages, voulaient jouer un bon tour au P.S
en ayant «exigé» que la réunion du G20 ait lieu le jour de l'ouverture de son Congrès, croyant de la sorte lui faire de l'ombre médiatique, or toutes les télés du monde, de France et de Navarre, toutes les radios, tous les média sont à Reims. Raté.

Vivement un (ou une) secrétaire du P.S capable d’enrayer ces gesticulations présidentielles et le remettre à sa place.

A lire absolument par qui s’intéresse à la question Je suis le roi du monde

P.S. Pendant cette mascarade, Barack Obama,* justement, s'occupe des Américains, mais pas des dirigeants étrangers, au regret de notre grand économiste qui espérait être le premier à le rencontrer en tant que président de l'Union européenne (UE). Il avait fait préparer un avion pour se rendre à Chicago, avant de battre en retraite. M. Obama a signifié qu'il ne rencontrerait aucun dirigeant étranger avant sa prise de fonctions le 20 janvier.
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(1)"Cette crise n'est pas l'échec de l'économie de marché. Et la réponse n'est pas de réinventer ce système", avait lancé le président George Bush à la veille de la réunion. Il a enfoncé le clou vendredi : "Tous nos pays doivent rejeter les appels au protectionnisme, au collectivisme et au défaitisme face aux défis présents"[...] "Les Américains n'ont pas apprécié que Nicolas Sarkozy explique que le sommet se déroulait chez eux parce qu'ils étaient à l'origine de la crise", confirme un conseiller de l'Elysée. Le secrétaire au Trésor américain, Henry Paulson, a rétorqué, mercredi, que les "déséquilibres mondiaux persistants" et les "excès" ayant conduit à la crise "ne peuvent pas être attribués à une seule nation". Cette querelle a conduit la Chine à refuser que ces déséquilibres globaux soient mentionnés dans le communiqué final. Pékin, avec son yuan jugé sous-évalué et ses excédents commerciaux, refusait de faire figure de bouc émissaire. (AFP)

(2) " Il s’y croit d’ailleurs et tous ses propos puent la suffisance..comme le fait remarquer un lecteur du site de Libé qui le cite : « Je crois pouvoir dire....J'ai dit à...j'ai dit que...je leur ai dit..je lui ai fait comprendre...il M'â écouté avec interêt....il a bien compris que J'avais raison...il M'â promis....Ils Me soutiennent..J'avais bien raison de. . » Mais toujours se croyant ule princial acteur du monde juste devant ou juste derrière Obama se copuvre de ridicule. "

 

Et les russes qui se f...de sa tronche http://www.dailymotion.com/video/x7gl0j_quand-dimitri-med...
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19 octobre 2008

MARX A L'UMP

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"Le capitaliste n'a aucune valeur historique, aucun droit historique à la vie, aucune raison d'être social, qu'autant qu'il fonctionne comme capital personnifié. Ce n'est qu'à ce titre que la nécessité transitoire de sa propre existence est impliquée dans la nécessité transitoire du mode de production capitaliste. Le but déterminant de son activité n'est donc ni la valeur d'usage, ni la jouissance, mais bien la valeur d'échange et son accroissement continu. Agent fanatique de l'accumulation, il force les hommes, sans merci ni trêve, à produire pour produire, et les pousse ainsi instinctivement à développer les puissances productrices et les conditions matérielles qui seules peuvent former la base d'une société nouvelle et supérieure.
Le capitaliste n'est respectable qu'autant qu'il est le capital fait homme. Dans ce rôle il est, lui aussi, comme le thésauriseur, dominé par sa passion aveugle pour la richesse abstraite, la valeur. Mais ce qui chez l'un paraît être une manie individuelle est chez l'autre l'effet du mécanisme social dont il n'est qu'un rouage
".
K.Marx
Notre barbu avait mis sur le papier ce qui devait arriver. L’accumulation de capitaux et l’accumulation des conneries faites pour la pérenniser.

Aujourd’hui le seul système économique qui existe est le capitalisme. Une autre expérience a été tenté et pour de multiples raisons  elle a échoué, seule la Chine et quelques pays satellites se targuent de la poursuivre. Un seul pays, la Russie grâce à l’appropriation collective de l’industrie et des terres a pu sortir une société de l’ornière. Dès la chute du communisme elle se prosterne devant le système adverse et je dis bien adverse, le capitalisme.
Ce mot, plus personne ne voulait prononcer tant il était incongru, capitalisme cela faisait vieux jeu genre « Les Maitres des Forges» les « Cent familles", les romans de Balzac et Zola. Les tenants du système eux mêmes, inventèrent d’autres mots comme libéralisme, néo ou ultra-libéralisme.

Pour eux c'est comme si le capitalisme était une loi naturelle et gare a ceux qui viennent nous mettre des bâtons dans les trous du carrosses ,on a fait des guerres pour çà, en commençant par celle de 1914 et les autres. Personne n’était capitaliste et ceux qui combattaient cette idéologie étaient des rêveurs, des fumistes ou des utopistes, sinon des terroristes ou des traîtres à la république, qu’il fallait éliminer du jeu. Anticapitaliste=antirépublicain, entraînés par leur suffisance les gros bonnets  agitaient le spectre de l’anarchie. Manque de pot l’anarchie partage avec les libéraux l’idée que l’Etat est l’ennemi. Les nationalisations ? La ruine, l’Etat providence ? Un gros mot.
Comme prévu non seulement depuis quelques années, par Marx dès la fin du 19ème siècle, ce système éclate, forcément, une fois sous la forme d’un krach historique en 1929, puis par d’autres et aujourd’hui comme un gratte-ciel qui s’écroule sous la forme d’une crise financière qui n’en finit pas de se terminer comme dirait l’autre. Et que voit-on ? Tous ses acteurs, les dirigeants de nos sociétés qui engrangent des milliards et qui cotent au CAC 40, nos dirigeants politiques tous thuriféraires et adeptes de ce système qui  sortent des milliards de dollars et d’euro, se mettent à renier ouvertement leurs convictions en matière économique et donc financier. Ridicules. Là encore on nous endort avec des mots à la noix, comme économie réelle ou croissance molle, et l’on nous prends pour des imbéciles. Car il faudra bien un jour payer les pots cassés, et comme la politique sarkosienne est une application pure et dure, ce seront les plus démunis qui vont raquer, les plus riches seront protégés par le bouclier fiscal, tandis que la classe moyenne se paupérisera un peu plus.capitalisme.jpg

Si ce n’était pas sérieux on pourrait rire de cette pantalonnade. Et je nationalise à tour de bras, te sort des chiffres indécents eut égard au tiers et quart-monde, sans honte de s’être trompé et d’avoir trompé. De voir à télé Sarko dire qu’il veut moraliser et encadrer le capitalisme, en sortant du Fouquet’s (ou presque) cela me fait rire. Dans quelques temps on va nous ressortir Karl de l’armoire et prononcer sous les ovations son nom aux tribunes de l’UMP avec Ernst et Engels en toile de fond.

Les tenants du système actuel vont bien faire tout ce qu’ils peuvent pour parvenir à un nouvel équilibre, en tentant soit de « restaurer la confiance », soit en prenant de sévères dispositions. Renationaliser ? C’est en train de se faire. S’attaquer aux parachutes dorés ? De la fumée aux yeux. Le problème est qu’ils n’y arriveront pas. Ils sont donc impuissants. les altermondialistes et bien d'autres ont donc compris qu'il fallait réfléchir à mettre au point autre chose.
Comme toujours, je pense qu’il serait bon pour comprendre ce qui se passe de faire un petit retour sur l’histoire de ce que l’on entend par capital et capitalisme.

02 octobre 2008

LES PARACHUTES DORES EN TORCHE

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Tout ce remue-ménage pour les «parachutes dorés» ne me semble pas très catholique, en effet ce genre de truc existe bien avant que la crise actuelle n’éclate. Tandis que l’opposition propose depuis l’arrivée au pouvoir du révolutionnaire de les agencer, (1), à part une certaine presse et certains médias, ce n’est pas le MEDEF et ce St Just en papier-carton avec ses copains de chez Fouqet’s, qui s’offusquaient. Pour la bonne et simple raison que c‘est inhérent au système qu’ils prônent et dont ils profitent parce que c’est d’abord un contrat de travail, scandaleux certes, et opposable au Conseil des prud’hommes, si ne m’abuse, (du film de Lang) un truc éhonté que nos dirigeants viennent faire semblant de découvrir.
Le cas qui a mis le feu aux poudres est celui d’Axel Miller qui pourrait en effet toucher une indemnité de départ de 3,7 millions d'euros, selon les termes de son contrat. En cas sa résiliation par Decca, il peut prétendre selon son statut à une indemnité égale aux rémunérations fixes et variables et autres avantages correspondant à une période de 24 mois, soit deux ans de salaire. Vous noterez que ce monsieur « n’est » que président du directoire, un titre qui laisse aux directeurs toute liberté pour gérer leurs établissements respectifs et investir dans des affaires pourries
Autres avantages, les stock-options qui ne valaient pas un kopeck en cas de faillite, mais qui grâce à notre injection de milliards d’Euros et lorsque le système reprendra son cours naturel, reprendront leurs valeurs. Merci Sarko, merci madame tout-le-monde, merci Teddy.
Mais ce tollé de la droite contre « golden-parachutes », qui portent bien leur nom, ce rideau de fumée ne cache-t-il pas le vrai problème qui est de laisser faire ces mouvements de capitaux spéculatifs qui est l’essence même du libéralisme que l’on voudrait détacher verbalement du capitalisme. A tel point qu’il faut observer ce cataclysme, prévu d’ailleurs depuis des mois, comme une purge du système, une saignée purificatrice en attendant que cela reparte de plus belle, libéré de ses métastases, alors que nous serons encore pendant des années à déguster ses méfaits.

On nous parle de nationalisations et là encore on nous prend pour des crétins. L’appropriation collective des moyens de production et d’échange, c’est autre chose que d’effacer les dettes de rigolos qui font joujoux pour gagner encore plus de fric. ‘On’ nationalise et en même temps ‘on’ veut privatiser la Poste, faudrait s’entendre, nous constatons que nos dirigeants travaillent au jour-le-jour, au pifomètre. Et que ce sont les plus pauvres qui continueront à trinquer. Tiens, en tapant sur ce clavier, le nom Tobim me vient au bout des doigts, étant donné la masse d’argent qui circulent sur les places financières, ou en dehors d’ailleurs, ne serait-ce pas le moment de la mettre en place et « punir » ainsi les fouteurs de merde. Et une autre idée, décidément, pourquoi ne pas taxer les acheteurs de titres bradés dans l’affolement, et partant de là savoir qui.

J’imagine que dans la ‘tourmente’ il n’est pas facile de gérer la crise, mais au moins il ne faudrait pas nous prendre pour des non-voyants malentendants, c’est bien ce que l’on peut reprocher à cette bande d’affolés qui nous gouverne, qui nous balance 300 milliards d’euros pour renflouer les banques européennes à midi et qu’elle dénonce à 19 heures, parce que les Allemands ne sont pas d’accord. Madame Lagarde encore elle avait pourtant déclaré en être au stade de « la formulation des idées » en laissant entende que cela pouvait être fait, encore une connerie. Cafouillage et paniquade sont les deux mamelles du gouvernement. Ce que tente de faire cette équipe de pieds-nickelés cornaquée par Sarkozy et lui-même, c’est de nous rassurer, ce qui ne nous rassure pas du tout, au contraire. Mais que font Kouchner Laporte & Cie ?

Ce scandale des indemnités de départ existe néanmoins, comme un symbole d’injustice eu égard également à la masse des employés des banques et assurances touchées et qui vont perdre leur slip dans ce fiasco. La fédération CFDT-Banques et assurances (dont je faisais partie à mon époque) est claire : la gestion de la crise bancaire ne peut "pas se limiter à un huis clos entre le gouvernement et le patronat" et appelle à "une réunion d'urgence" entre les représentants des salariés et les patrons banquiers. Dans l’urgence médiatique l’UMP propose un amendement au projet de budget 2009 plafonnant le montant des indemnités de départ et de licenciement des patrons, à 1 million d'euros par bénéficiaire. Alors là on se marre, jaune, mais quand même : lorsqu’une affaire s’enrichit et crée de la richesse et des emplois on gratifie le patron lors de son départ. Lorsque l’affaire se casse la margoulette, comme disait ma mère, on le récompense tout de même. Le salarié dans les deux cas gagnent « peau-de balle–et-balai-de-crin, comme disais...Mais jusqu’à quand les cochons de payants vont-ils supporter ce genre hold-up ? Je ne suis pas optimiste quant à la perspective d’un Grand Sursaut ou du Grand Soir, mais il faut que cela cesse, que toutes les masses se lèvent pour dire non ? 
Oui, mais non à quoi ? Je vous le demande : au néo-libéralisme dont les thuriféraires devraient se mordre les doigts au lieu de parader comme le fait Madame La ‘vieille’garde, sauf son respect. (2)

C’est le moment, je crois de manifester et de montrer notre ras-le-bol, dans la rue, dans les entreprises, dans les écoles, dans l’administration, de dire nous ne sommes pas dupes, nous payons les pots-cassés soit, mais maintenant ça suffit, stop, du balai, nous voulons de vrais dirigeants, en France et en Europe, qui au moins ne nous prennent pas pour des imbéciles et qui agissent pour assurer une paix entre les citoyens, par une véritable justice sociale, avant que les plus pauvres aillent pendre à la lanterne les aristos d’aujourd’hui, qui de toutes façons ne seront pas touchés par les sacrifices, plafonnés fiscalement qu’ils sont. Merci Sarko. Si ce n’est pas un autre scandale cà ! Plafonnement à 50 % que l’UMP dans sa foulée abbépierriste, va s’empresser d’amender, j’en suis sûr !.
Enfin une bonne nouvelle, Lamborghini, filiale d’Audi, la marque haut de gamme de Volkswagen, qui fabrique des bolides que chevauchent nos parachutistes dorés et autres traders, voit la vie en rose et prévoit même d’enregistrer une progression de 5 % de ses ventes de véhicules en 2008.
P.S La lecture sur une colonne est malaisée, vous cliquez sur le RSS à droite de la page et vous avez mon post en pleine page. Chouette non ?
(1) Cet amendement avait déjà été présenté puis adopté l'an dernier par les députés, mais il avait été finalement rejeté par la droite. Explication de texte : « surpénalisante, économiquement peu pertinente» elle contrevient «à la liberté de gestion des entreprises». «Le conseil d’administration de l’entreprise est libre de fixer le niveau de rémunération qu’il estime adéquat pour ses dirigeants, une indemnité supérieure à un million d’euros peut-être justifiée si elle vient récompenser une performance du dirigeant.».

(2) Laquelle  "sera très vigilante sur la question", a-t-on réagi dans son entourage, rappelant qu'elle était "opposée à l'attribution de parachutes dorés dans les situations d'échec de l'entreprise". Si tout va bien c’est normal, c’est bien ce que je disais plus haut. En voilà une qui ne manque pas d’air, à l’écouter il n’y a pas si longtemps, la crise était derrière nous, qu’il suffisait d’aller bosser en vélo pour faire des économies d’essence, bref une ministre dont il faut se séparer d’urgence pour incompétence notoire. D’ailleurs son patron ne peut plus la piffer et n’attend que l’occasion pour la virer, occasion qui tarde pour des raisons de basse politique électorale.