04 juillet 2008

JUDAISME FRANCAIS ET EVENEMENTS AU PROCHE-ORIENT

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Le président du Crif, a fait part directement à Sarkozy de son souhait de la création d'une "commission d'enquête indépendante" destinée à analyser un reportage de Charles Enderlin de France 2, montrant la mort d'un jeune Palestinien de 12 ans, Mohammed al-Doura, abattu dans une fusillade en 2000.
J’avais choisi cette image comme couverture de mon tapuscrit, considérée en Palestine comme un symbole de l’ignominie de l’armée et de l’oppression israélienne. Pour briser cette « icône », les inconditionnels d’Israël polémiqueront d’abord sur l’origine des balles meurtrières. Dans son commentaire, Enderlin penchait pour l’hypothèse de tirs israéliens — qu’un porte-parole de l’armée n’excluait d’ailleurs pas.
Il est suspecté d'avoir au mieux mal interprété les images de son cameraman, au pire d’ avoir falsifié le reportage en affirmant que le garçon avait été tué par des balles israéliennes, alors que l’enfant ne serait pas mort. Dernièrement Enderlin a perdu un procès qu’il avait intenter contre Karsenty qui avait affirmé que ce reportage étant bidonné.(1)                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    

Cela pose deux questions, la première est quel est l’intérêt pour Enderlin de bidonner une telle scène ? Les méfaits de la politique Israélienne, de Tsahal, (comme  osent encore le dire les israéliens) du Mossad, et plus avant dans l’histoire, de l’Irgoun ? Il suffit de consulter les archives pour trouver d’autres clichés au moins aussi dégueulasses, il  y en a des tas.
La seconde est : Mais pourquoi le CRIF aurait à intervenir dans ce domaine. Il s’agit d’un problème de propagande de guerre certes, mais ce n’est pas une affaire intérieure française, à moins qu’il ne s’agisse de laver l’honneur d’Enderlin journaliste de confession juive.
En réalité notre grand reporter est malmené sous la pression d’organisation d’extrême droite pro-israélienne (française entre autres) depuis la parution de son bouquin « Le rêve brisé » dans lequel il réfutait les propos de propagande israélienne selon lesquelles Arafat aurait refusé une offre mirifique de Barak à camp David et n’aurait pas déclenché la seconde Intifada. Un traître donc, mais pour moi un type plutôt sympathique.

Malgré les poux que l’on lui cherche dans la tête, Charles Enderlin a réalisé un documentaire télévision sur Israël à l’occasion de son auto-proclamation.
D’apparence neutre c’est-à-dire édulcorée, il est question néanmoins dans le film de certains aspects de sa création avec l’essor du sionisme tendance socialo. Les images de l’époque nous montre bien entendu des clichés de propagandes, kibboutz, danses, feux de bois, guitares et shorts pour tout le monde. A s’y méprendre, des photos du communisme naissant, les mêmes visages d’anges, les mêmes mèches blondes qui frissonnent dans le vent qui courbe les épis de blé. Par contre le coté sionisme religieux est complètement ignoré.
L’Histoire esquissée à grands traits, saute bien évidemment sur des horreurs que par bienséance on ne peut pas citer : le militantisme terroriste des ceux qui deviendront les premiers dirigeants d’Israël. La guerre de 1948 n’est citée que comme un acte de défense patriotique et la nakba comme une incongruité soit,  mais sans plus. On passe vite sur Sabra et Chatila et on laisse commenter quelques juifs, l’un pour la paix maintenant, avec maintien des frontières,  bien entendu et l’autre, pour une refonte saine et impartiale de l’histoire d’Israël. Sauf l’annexion pure et simple d’une communauté, religieuse, ne l’oublions pas, sur la terre d’une autre. Ce que les Palestiniens interrogés ne peuvent pas avaler. C’est pourquoi dans les livres d’écoles palestiniens, en géographie les frontières d’Israël sont pas mentionnées et son entité ignorée.
Sur les livres des mômes israéliens, il n’est pas question des horreurs commises en 1948 et 1967 et la colonisation insensée des territoires palestiniens.
Bref encore une émission pour rien. Le téléspectateur n’a vu que ce qu’il connaissait et continuera d’ignorer le reste.
Qui est Enderlin ?
D’abord journaliste pour une radio israélienne, il devient correspondant de RMC et l'année suivante éditeur à Kol Israël.. En 1981 il travaille pour A2, grand reporter en 1988. En 1991, chef du bureau de France 2 en Israël, vice-président de l'Association des correspondants de la presse étrangère à Jérusalem.

En attendant le petit Momo est mort de la suite d’une intervention israélienne dans une zone peuplée.
P.S
Vous pouvez cliquer ici pour vous rendre compte de la connerie humaine sur Internet. Voulez vous savoir si vous avez du sang juif dans les veines, si oui, bravo vous êtes le bienvenu. Et sinon, le goy ! Il pleure ? ICI


(1) Ce type  a déclaré que le petit Mahomet  était mort durant la matinée et que, durant l’après-midi, le père a joué la comédie de la mort d’un autre enfant, sourire aux lèvres.

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