07 mai 2008

LA CHUTE DU SIONISME II

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Alberto comme tant d’autres se mélange un peu les pinceaux lorsqu’il parle d’Israël. Il y a de quoi, car même Israël dans sa déclaration du 14 mai 1948, mais sciemment introduit la notion juive, Etat Juif d’Israël.

En tant que webmaster (et non propriétaire de ce blog, car quand j’entends ce mot je sors mon revolver. Et toc) je vais essayer de mettre un peu de lumière dans ce fouillis des mots.
Israélien : qui habite Israël, juif, appartenant à une communauté religieuse, israélite qui pratique la religion juive, sioniste et pionnier/colon  qui s’installa petit à petit sur les terres des autochtones et ne pas oublier de mettre la majuscule sur le mot Juif, là, où il faut.
Lorsque je parle de la disparition d’Israël je veux parler de cet Etat usurpateur et non de la communauté juive qui a le droit de vivre comme elle l’entend. Mais Où. C’est bien là le problème.
J’ai déjà écrit ici, que les premiers sionistes politiques avaient envisagé d’installer cette communauté autre part, une région de Russie par exemple. Mieux encore Herzl envisagea des solutions de rechange, un territoire en Argentine ou à Chypre. En 1903, le gouvernement anglais propose officiellement à l'Organisation sioniste mondiale, l’Ouganda. cette offre est une immense victoire diplomatique pour les sionistes qui se voient ainsi reconnaître en tant que nation qui peut bénéficier d'une autonomie sur une base territoriale. Le congrès sioniste accepte la proposition britannique, mais, l'année suivante, après la mort de Theodor Herzl, il revient sur sa décision et, sur la base du slogan "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", une belle ineptie, décide de s’installer en Palestine.
Je ne provoque pas, plusieurs acteurs, intellectuels, observateurs, et négociateurs envisagent la solution d’un Etat unitaire. Comme j’ai tenté de l’expliquer, de toute façon il est inévitable que cela finisse ainsi. Arafat que la meilleure arme des Palestiniens était le ventre des femmes.
Ce n’est pas présumer, c’est constater.
De vers chez moi, il y a l’Orb une rivière qui se jette dans la Méditerranée, et les hommes au fur et à mesure, pour gagner du terrain cultivable, du raisin bien évidemment, ont  crus bon de la dévier de son cours naturel. Mais lors des grandes pluies, elle reprend son chemin et inonde une bonne partie des patelins alentours. Là ou justement je vais emménager prochainement.(1).
Le cours de l’Histoire fait de même. Le flot des indigènes reprendra son cours et les nouveaux venus devront se résigner avec eux. Puisque cela me parait inexorable il serait bon d’éviter de nouveaux combats et perpétuer indéfiniment la situation catastrophique du peuple palestinien et la fausse sécurité des Israéliens.
Lorsque Simone parle du peuple en parlant des juifs, cela me parait un peu flou.
La diaspora n’est pas un peuple, c’est une accumulation de gens habitants surtout en Europe et aux USA, toujours rejetés pour la pratique ostentatoire, fermée et autarcique  leur religion et qui furent pour cela persécutés depuis des siècles.
Les sionistes, ces colons qui se sont installés ne forment non plus un peuple, le meilleur exemple sont les juifs russes qui sont plus russes que juifs. Voir ma note précédente.

Il ne faut pas ignoré que, tiens au pif, depuis le discours à Brazzaville de Gaulle en 1944, tous les pays occupés se sont émancipés et pour cela il a fallu des guerres que les européens ont perdu, mais qui laissent encore des blessures et des souffrances.
Si on me demandait mon avis, je serais encore plus catégorique : il faudrait revenir avant même la résolution 181 de l’ONU, et rendre toutes les terres aux palestiniens, les dédommager et leur rendre justice.
Mais comme  je ne suis pas un  jusqu’au-boutiste, je conçois que cela puisse paraître impossible, raison de plus pour saluer le réalisme des négociateurs palestiniens qui accepteraient la constitution d’un Etat palestinien boiteux, qui renonceraient à l’exigence que je décris plus haut. Arafat en négociant était aux yeux de certains un traître, et Mazen pour le Hamas un félon.
Nous voyons qu’en se penchant sur le problème combien ce conflit est complexe, Beaucoup de nos concitoyens ne connaissent pas bien la situation et finissent par s’en lasser.
Mais les épreuves qu’endurent les uns et les autres, chacun de l’autre coté de l’autre mur de la honte, étaient prévues et risquées. Pour mettre les choses en place il faut citer Ben Gourion lui-même, qui déclarait le 18 Juillet 1948, en pleine guerre de libération des arabes coalisés :
« Si j’étais un leader arabe, je ne signerais jamais aucun accord avec Israël. C’est normal : nous avons pris leur pays [ Shoah, est-ce leur faute ?] Ils ne voient qu’une chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ? »
Qu’avez vous à redire sur ces phrases qui posent à elles seules les vrais questions ? Doit-on les oublier et laisser se pérenniser cette létale aventure ?
Enfin, je me permet de rappeler que pour Herzl les juifs formeraient en Palestine, un élément et du mur contre l’Asie, ainsi que l’avant poste de la civilisation contre la barbarie.
Rien qu’avec ces deux-là on a tout compris.

*A propos de la pièce de Jean Genet « Quatre heures à Chatila » j’ai trouvé ceci sur le Net.
« En 1967, dans cet énorme numéro spécial que Les Temps Modernes consacraient au conflit Israélo-Arabe, Jean Paul Sartre dénonçait : " l'insularisme de l'hexagone " ajoutant : " neutres, non : absents, voilà ce que nous sommes " (or) " si le racisme nous pue au nez, les senteurs de l'impérialisme ne nous flattent pas davantage " (fin de citation)
On pouvait encore imaginer que le conflit ne s'enracinerait pas de la sorte, trouverait une issue ... Nous nous heurtons à une volonté contraire - que dis-je ? - à des volontés contraires et antagonistes.
Chaque fois qu'un homme politique impliqué personnellement dans le conflit disparaît, l'espoir renaît et puis tout recommence.
Souhaitons que ce texte-témoignage permette à certains de se convaincre que la haine est destructrice (évidence trop souvent oubliée) afin qu'en contribuant à éveiller notre conscience, la raison finisse par remplacer la folie meurtrière.
Je me demande qui a bien pu écrire cela ?

(1) A ce sujet, cela entraînera une interruption d’Internet pendant quelques temps. Je serais obligé pour ne pas perdre le fil, de squatter un copain, une copine, ou.... la médiathèque

06 novembre 2007

DE LA POUDRE AUX YEUX

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Le problème posé par l’occupation de la Palestine par Israël est toujours d’actualité et je ne vois pas d’issue. Toutes les tentatives passées ont été vaines et les prochaines le seront également.  Rice ou pas  (1), réunions ou pas, Israël reste ferme sur ses positions à savoir sa sécurité avant la création d’un état palestinien symbolique puisque invivable.

Sur ce blog j’ai déjà parlé de Marwan Barghouti, le leader des Tanzim (organisation du Fatah) et co-fondateur des jeunesses du Fatah, qui purge depuis avril 2002 en Israël une peine de prison de 5 fois la perpétuité .
http://www.hautetfort.com/admin/blog/post.php?post_id=1108739

Lequel à mes yeux serait un facteur important d’apaisement, outre dans les rapports palestino-israéliens, mais aussi en Palestine même. C’est une personnalité qui bénéficie toujours d'un très fort soutien populaire et qui a su, par le passé, se montrer fin tacticien au milieu des rivalités entre le Fatah et le Hamas.

Sa libération plusieurs fois évoquée, revient sur le tapis avec comme objectif « brûlant », la libération du soldat Shalit (soldat israélien prisonnier du Hamas.2006) par échange de prisonniers. Il semble confiant sur son élargissement puisqu’il déclare : "je sais que je serai libéré, ce n'est qu'une histoire de temps". En Israël on commence à en parler dans les rues, les cafés et dans les états-majors militaires et politiques, notamment Benjamin Ben Eliezer, ministre des infrastructures locales (et ancien Ministre de la Défense), qui affirme que Barghouti est le futur dirigeant palestinien. Ce qui ne plaît pas à tout  le monde, tout d’abord aux « éléphants » de l’autorité palestinienne qui devraient faire leur autocritique. Puis du Hamas dont la politique est dénoncée par ce même Barghouti, Hamas qui ne veut pas entendre parler d’échange de prisonniers. Quant à Israël, avec l’équipe menée par ce rigolo d’Olmer, cette démarche me parait difficile compte tenu de l’opinion publique israélienne.

A la veille de la conférence d’Annapolis, en novembre prochain, qui comme toutes les autres ne débouchera sur rien de réel, la situation reste la même pour les Palestiniens par exemple les colonisations « interdites » continuent.
Un exemple cité sur le Web : « A l’entrée de Beersheba, dans le Negev, les Israéliens ont érigé, en guise de statue, un bulldozer. Il y a 60 000 bédouins (ils sont israéliens) qui vivent dans des villages non reconnus par Israël et qui sont donc privés de tout service de base. Les Israéliens ont même construit des villages pour les accueillir, afin de les regrouper et de confisquer leur terre.[...] Le checkpoint de Gilo se situe entre Jérusalem et Bethléem, c’est le plus gros de la région. Dans la cour intérieure, cloisonnée par des murs et des miradors, les Israéliens ont affiché un grand panneau. Chaque Palestinien qui a fait ou qui va faire la queue peut y lire: « Peace be with you ».

Les préparations de cette réunion internationale désirée par Bush se déroule alors que la plupart de pronostics prévoient son échec, à cause de l’intransigeance israélienne. Ces préliminaires, conversations privées entre l’administration Bush et le gouvernement de Tel Avis, ont certainement une autre raison : l’état hébreu a besoin d’un solide appui international pour éviter d’être condamné en raison des punitions collectives imposées à 1,5 millions de civils palestiniens.
Les résultats de cette conférence internationale ne seront que de l’esboufre, car les Etats-Unis et Israël ont informé Mahmoud Abbas qu’il n’était pas question d’étudier les dossiers clés du conflit israélo-palestinien : le sort des réfugiés et de Jérusalem, les questions des frontières et de l’eau, ainsi que l’arrêt de la colonisation.
En effet selon la presse arabe, (Al-khaleej, quotidien emirati) « des responsables de l’administration Bush et des dirigeants sionistes ont dit clairement que le but de cette conférence est d’élargir l’éventail des pays arabes ayant normalisé leurs relations avec l’état hébreu dans la perspective de la confrontation avec l’Iran et en vue de renflouer le Premier ministre israélien Ehud Olmert ». Et vlan !
Et l’on se demande pourquoi Abbas irait aux U.S.A pour cette mascarade. Espère-t-il être le témoin de cette empoignade où s’affrontent tous les requins, Américains, Ruses, Européens et j’en passe ? Et obtenir encore quelques sacs de riz ? C’est tout à son honneur.

Que fait la France pendant ce temps là ?

Hervé Novelli secrétaire d’état du commerce extérieur, a participé à la 6ème conférence pour l’exportation et la coopération internationale organisée par les services du Premier ministre israélien, le 1er novembre 2007 à Tel-Aviv. Il a été question de la venue de Sarko 1er en mai 2008 (s’il n’est pas perdu dans la forêt amazonienne en recherchant et ramener saine et sauve Ingrid). Il était accompagné d’une importante délégation, incluant notamment Lionel Stoleru. Au cours de son intervention, il a passé la brosse à reluire en vantant l’économie israélienne, « un des rares pays au monde à avoir su allier un haut niveau de développement et une forte croissance » Des accords commerciaux, compte tenu de la situation particulière de l’état hébreu, et la recherche du développement commune devraient porter sur des projets à usage militaire.
Ce pro-sioniste pur sucre est un ancien militant des groupes d’extrême droite « Occident » et « Ordre nouveau », l’une des rares personnalités politiques françaises a avoir approuvé aussi bien l’invasion de l’Irak par les Anglo-saxons que l’attaque du Liban par Israël. Un pote de Madelin, lequel a disparu de la scène politique et c’est tant mieux pour nous. Ce gus dirige une entreprise d’intelligence économique offrant des prestations d’un genre particulier à des multinationales. C’est cette société qui, en avril 2001, lance des attaques informatiques et détruit le site « jeboycottedanone » mis en place par le Réseau Voltaire lors de sa campagne de boycott contre les licenciements spéculatifs aux usines LU. Rien que çà, « the right man in the right place ». Et Kouchner papote avec lui de tout et de rien au cours des Conseils des Ministres ? A propos on ne l’entend guère au sujet des incartades de la bande de Zoé.

"Avec l'affaire de la libération des infirmières bulgares, cela fait deux fois qu'il paraît évanescent dans des moments importants", constate François Loncle. Le député de l'Eure, qui dénonce "une diplomatie du paraître, donneuse de leçons", note que M. Kouchner semble "complètement submergé, débordé par l'hyper-présidentialisation". "On va voir s'il tient le choc", ajoute M. Loncle, qui pense que cette situation "doit être assez pénible à vivre" et juge que le ministre des affaires étrangères est "plus à plaindre qu'à blâmer". (Le Monde) A ce dernier sujet il convient de dire que si cette opération foireuse avait réussi j’imagine Kouchner et Sarko crier au génie, bien dans la manière show-bizz de ces messieurs. L’échec est un bâton merdeux pour l’équipe sarkosienne à la veille de l’arrivée d’une force de maintien de l’ordre dans les camps de réfugiés du Darfour. A ce sujet voir et revoir "C’dans l’air de Calv". http://www.france5.fr/cdanslair/index.cfm

A quand l’Arche de Zoé pour «sauver» les petits palestiniens de la famine

(1)  Qui s'est montrée optimiste sur les perspectives de paix entre Israéliens et Palestiniens. Ben voyons !

26 août 2007

LE MONDE EST PETIT

 

08c31c0c4e4e90b8a37bf5b705acdf2e.jpgLe monde est petit. J’étais hier avec ma smala au Cap d’Agde, un centre aspirateur de pognon via carte bleu, attablé devant des boissons à 5 €, car les  commerçants se dépêchent de nous prendre pour des Américains. Juste à coté de nous un couple d’étrangers ( des vrais…des Suisses) sirotant qui, un sirop d’orgeat, qui, un thé à la fleur de pissenlit, dont le mari commentait avec parcimonie sa lecture du « Temps ». Nous étions là, tranquillous à regarder les bateaux amarrés qui ne sortent qu’une fois par an étant donné le prix du carburant, lorsque j’entendis notre petit suisse dire :

-         Y en à qui n’ont pas de chance, en Israë des colons y-z-ont perdu toutes leurs économies qu’ils avaient placé dans l’immobilier, parce que le promoteur les a laissé tomber.

-         Pourquoi donc ?

-         Près de la faillite.

-         Et pourquoi donc ?

-         A cause de la justice qui dit qu’ils n’avaient pas le droit de faire construire ici.

-         Et pourquoi ?

-         Parce que c’était chez les arabes.

-         Les pauvres.

 Je ne saurai jamais si elle pensait aux Palestiniens ou aux pauvres colons. Négligemment le monsieur en se levant laisse son journal sur la table, et tout aussi négligemment je le barbote et l’ouvre. Page 7 un long article sur ce millier de colons ruinés. Le promoteur, le plus important d’Israël, grâce à une magouille dont personne n’était dupe, bâtissaient à tours de bras de jolies petites maisons pas chères sur les territoires occupés, volés aux paysans palestiniens (Il paraît que c’est interdit).

 En janvier 2006, patatras, la justice donne raison à l’organisation « la Paix Maintenant », un ramassis de traîtres à la solde de l’Iran probablement, qui avait porté plainte. Tout le monde là-bas connaissant le truc qui consiste à vendre des terrains soit disant achetés à de pauvres paysans, lesquels tombaient des nues. Il a fallu que se soit un organisme social qui porte le «pèt» et obtiennent justice, mais par la Haute Cour, c'est dire combien de plaintes du même genre traînent encore dans les tiroirs. Le patron de cette escroquerie, incapable de finir les travaux, est en fuite, tandis que la concurrence se bagarre pour enlever le morceau qui reste. Bien, mais en attendant tout le monde plaint les pauvres gogos israéliens, en oubliant les pauvres mecs qui n’ont plus de terrain. La question se pose, puisqu’il s’agit d’un vol, faut-il non seulement que le coupable soit puni, ainsi que tous ses complices, (et çà peut aller très haut), mais ne faudrait-il pas qu’ils soient indemnisés, juste après avoir retrouvé leurs biens avec des ces baraques dessus (voir la photo. A gauche les ouvriers, Arabes bien sûr).

 Lorsque l’on demande aux pauvres colons cocus et volés eux aussi, s’ils sont conscients de participer à la colonisation de la Cisjordanie, ils répondent « Non, nous n’y avons pas pensé ». Un autre, illuminé et cité dans le journal, par contre voulait s’installer ici pour des rasons politico-religieuses et est très mécontents.(1)

 Et c’est là où c’est grave, car bientôt tout le monde aura oublié qu’Israël, non seulement occupe des territoires illégalement, mais petit à petit les annexent par le vol pur et simple.

 Quant aux Gazaouis pris entre deux feux, l’un qui entretient la famine, l’autre la disette, ils pourront bientôt retrouver l’usage de l’électricité après six jours de coupures, -près de 700.000 Palestiniens étaient touchés-. L'UE avait suspendu son financement du carburant destiné à la centrale car elle soupçonnait le Hamas, au pouvoir depuis la mi-juin dans la bande côtière, de vouloir s'approprier une partie des recettes de l'électricité. Les coupures ont commencé lorsqu'Israël, alléguant des menaces contre la sécurité, a interrompu le passage du carburant vers la Bande de Gaza. Aujourd’hui elle reprend et partiellement le financement. Elle avait reconnu dans un premier temps, sans explication avoir omis de payer la facture à la société israélienne d’hydrocarbures qui fournit le fioul. De son côté, le Hamas s’est dit prêt hier à garantir sa non-ingérence dans les affaires de la compagnie d’électricité.

 Non seulement Gaza est une prison à ciel ouvert mais le fournisseur de jus est en Israël. Les matons sont donc à la «cantine»

 Mon Coca (jamais de Pepsi) avait un drôle de goût ce jour là. J’ai revu mes deux Genevois au parking, j’ai fais un petit signe de tête, manière. Qui peut se soucier de ce qui se passe là-bas, à part moi sur ce blog déserté pendant ce mois d’Août.

 (1) Mais regrette tout de même la spoliation. Mieux encore, il était alléché par les promesses des vendeurs concernant l’érection les barrières anti-terroristes (ou les pauvres pécores qui voulaient récupérer leur bout de terrain) et surveillées par une milice.

 

 

Source : « Le Temps » 22 août 2007 Genève.

27 juillet 2007

PALESTINE, UNE PREUVE DE LA NAKBA. (L'exode en arabe)

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 Après les massacres et les expulsions fomentés par le tout jeune état juif  avant et après la guerre inévitable de 1948, (notamment pendant la trêve entre arabes et israéliens, ce qui démontre la fourberie des sionistes de l’époque) nous avons aujourd’hui la preuve non seulement de la réalité de ces actes barbares mais également la certitude qu’il s’agissait là d’un plan de désislamisation des territoires conquis. En effet d’après Ma’aretz, journal israélien qui n’a pas froid aux yeux, des informations tirées des travaux du directeur des antiquités israélienne dans les années 50 , l’Etat hébreux entreprit méthodiquement de détruire tous les édifices religieux musulmans, les habitations et les lieux de vie qui les juxtaposaient.

 Ainsi Majdal (l’actuelle Ashkelon) était un important centre administratif et commercial arabes de 12.000 personnes. Mais elle abritait le « Mashhad Abi Hussein » un lieu saint pour les musulmans puisque, selon leur tradition, elle renfermait la tête de Hussein, petit-fils de Mahomet. Malgré cela, ce qui prouve l’inanité d’une telle prétention, des chiites repliés en Inde viennent toujours vénérer ce site où il ne reste qu’une petite sculpture de rien du tout.

 En 1950 l’armée israélienne expulsa les 3.000 derniers Palestiens de la ville et dynamita le sanctuaire. Tout près de là, ce fut le tour d’un autre mausolée, datant de plus de mille ans. Manque de pot, là aussi, il reste le minaret qui devient maintenant un objet de culte et de pèlerinage. Au total ce fut plusieurs centaines d’édifices religieux qui furent détruits au début des années 50.

Pour les travailliste, Ben Gourion en tête, les arabes non seulement ne devaient pas revenir, mais tout le nouvel état d’Israël était recouvert de traces d’un passé et d’une civilisation arabe qu’il fallait effacer pour oublier. Moshe Dyan ne se privât pas de piller les trésors historiques et devint alors un héros national de l’archéologie israélienne..

Le rapporteur de ces faits cités plus haut a du démissionner. Manque de chance, pour Israël, ils sont trop nombreux et il est impossible de les éliminer tous. Lorsque l’on parle des destructions et des massacres contemporains ces dévastations massives et méthodiques, on nous rétorque que cela n’est de la propagande antisémite. Et d’aucuns de nous demander d’oublier cela et reconstruire sur ces ruines. Pas si facile. Il suffit de relater un seul cas parmi tant d’autres de ces exactions, pour s’en convaincre. Cette partie de l’histoire mondiale est un déni de justice permanent.

Le massacre de Deir Yassin.

        Le cas le plus connu et significatif sinon symbolique, est celui de Deir Yassin parce qu’il fut suivi d’un retentissement mondial. Voici son histoire. Les sionistes se préparent pour le 14 mai 1948 (date prévue de l’auto-proclamation de l’Etat d’Israël) en améliorant leurs positions et en gagnant le plus de terrain possible.  Pour obliger les Arabes à quitter les lieux, fut organisé le 9 avril ; quelques jours après la création de l’Etat hébreu, l’attaque de Deir Yassin, paisible village de la banlieue de Jérusalem.

Cette opération a été minutieusement échafaudée par la Haganah qui manquant de bras ou de volontaires accepta l’aide des groupes dissidents. Trois sections de combats, l’Irgoun et deux du groupe Stern investissent le village, pour cela ils avaient tenu “A se déshonorer de concert ” (1). Les assaillants pénètrent dans le village, font irruption dans les maisons et tuent des familles entières, y compris des vieillards déguisés en femmes pour tenter de fuir. Des dizaines de vieillards, femmes et enfants sont jetés dans un puits. Quatre-vingts prisonniers seront abattus et le nombre de morts a été évalué à 116, 240 ou 250 selon les différentes estimations. Il y avait 400 personnes dans le village, une cinquantaine d’entre-elles se sont enfuies, trois ont survécu, les autres assassinés. Une équipe de nettoyage composée de jeunes gens, filles et garçons, finissait le travail. Les faits sont rapportés par le délégué de la Croix-Rouge Internationale à Jérusalem.

        Il fut démontré par la suite qu’après le massacre, les terroristes juifs n’enterrèrent pas les morts et promenèrent les prisonniers les yeux bandés et entassés dans des camions à travers les rues de Jérusalem. La radio de langue anglaise annonça la nouvelle, qui se répercuta dans tout le pays. L’Agence Juive dénonça cette atrocité. Plus tard, Begin envoya à ses troupes le message suivant : “Toutes mes félicitations pour cette magnifique victoire nous sommes fiers de la compétence du commandement et de l’esprit de combativité des soldats. Nous nous inclinons devant les morts et sommes de tout coeur avec les blessés. Continuez jusqu’à la victoire finale. Comme à Deir Yassin, nous attaquerons partout et nous anéantirons l’ennemi. Seigneur tu nous as choisi pour la conquête “.

      Dans leur ouvrage Gresh et Vidal rapportent que vingt-quatre ans plus tard Meï Païl, fit un rapport circonstancié, illustré de photos à son supérieur, il ne fut jamais publié. Dans ce dossier il affirme avoir été témoin de tueurs “au regard vide, comme s’ils étaient drogués ou hallucinés”.  Alors colonel de la Haganah, présent en tant qu'officier de liaison à Deir Yassin, il apportera le témoignage suivant dans le quotidien Yediot Aharont : " Vers midi, la bataille était terminée et les coups de feu avaient cessé. Bien que le calme régnât, le village ne s'était pas encore rendu. Les hommes de l'Irgoun et du Lehi sortirent de leurs cachettes et commencèrent à nettoyer les maisons. Ils tiraient sur tous ceux qu'ils voyaient, y compris les femmes et les enfants ; les commandants n'essayèrent pas d'arrêter le massacre (...). J'implorais le commandant d'ordonner à ses hommes de cesser le feu, mais en vain. Au même moment, 25 Arabes avaient été chargés dans un camion (...) on les emmena à la carrière entre Deir Yassin et Givat Shaul, et ils furent assassinés de sang-froid (...)”.

      Zvi Ankori, qui dirigeait les forces de la Haganah chargées d'occuper ensuite le village, ajoutera dans un témoignage de 1982 : " Je suis entré dans 6-7 maisons. J'ai vu des parties génitales coupées et des ventres de femmes broyés. À voir les traces de balles sur les corps, il s'agissait purement et simplement de meurtres ".