05 juillet 2008
INGRID ET J.C VAN DAMME
D’après la Radio Suisse Romande, citant une "source proche des événements", les dirigeants de la guérilla marxiste auraient touché 20 millions de dollars pour la libération de 15 otages, dont Ingrid Betancourt et l'opération de l'armée n'aurait été qu'une "mise en scène".
Sans faire le fouille-caca cette version est plausible. Aussitôt la France dément alors qu’il s’agit probablement d’une rançon internationale, ce qui vient renforcer l’idée que la libération des otages n’a rien à voir avec une quelconque médiation franco-FARC. Pas de quoi pavoiser et sortir Kouchner de sa boite et accueillir la dame enfin libérée en grands pompes (Pas Ingrid ! La réception. Je sais, elle est facile mais elle me fait toujours rigoler) à l’Elysée. Laquelle apparaît en pleine forme et pète le feu et miracle, prie Dieu de lui avoir fait passer ces horribles moments. Elle a affirmé avoir été souvent victime de "sévices". Elle a ajouté que face à des "comportements démoniaques", la "spiritualité" l'avait sauvée. On l’a a vu plusieurs fois en train de prier après sa libération et elle affirme qu'elle allait rencontrer le pape Benoît XVI la semaine prochaine au Vatican. Pourquoi ne pas attendre la visite de Radzinger à Lourdes. Bien sûr là-bas il n’y avait pas de coupe de l’UEFA, ni même de tennis. Peut-être un p’tit joint de temps en temps, c’est que ça pousse partout là-bas.
Ses comités de soutien et sa famille, qui ont eu une couverture médiatique incroyable, n’ont rien servi en ce qui concerne sa libération, mais contribué au soutien de son moral.
"Je veux embrasser le président Sarkozy pour lui dire que je l'admire et que je lui dois le fait d'être là aujourd'hui", a dit l’otage libérée. "Je veux venir en France pour remercier tous les Français et partager ce moment de bonheur avec eux (...) je suis dans un état second, merveilleux, c'est un miracle", a-t-elle dit. Accueillie à l'aéroport militaire de Villacoublay elle se déclare « heureuse de "respirer l'air de la France", a estimé que sa libération avait été "le fruit de la réflexion commune" entre la Colombie et la France [...]. « Quand je prends le président Sarkozy par la main, quand je l'embrasse, quand je le regarde (...), je regarde à travers lui toute la France, vous tous qui avez partagé le même espoir." On imagine le pied que prend notre nanoprésident !
Or, nous savons tous qu’elle a été libérée par l'armée colombienne avec 14 autres otages, trois Américains et onze militaires et policiers colombiens lors d'une opération héliportée menée par un commando spécial de l'armée, avec le soutien des amerloques et du Mossad probablement. Des pros qui ne mitraillent pas la foule comme les nôtres à Carcassonne. C’est la ruse et la force qui ont permis au président colombien Uribe, critiqué par beaucoup de monde, de libérer l’otage. Ce qui n’oblitère pas le début de mon papier. Mais qui a payé ?. L’oréal comme on me souffle de partout ? Non pas ça : ma copine qui utilise les produits de cette marque serait l’une des donatrices non volontaires de la rançon ! Moi je m’en balance, je me parfume chez LEADER PRICE.
Bon à part la parfumerie, que retient-on ? Une grosse magouille certainement qui vole bien au-dessus des nos dirigeants, lesquels s’imaginent encore avoir un rôle à jouer sur la scène internationale.
Au sujet de la rançon, une autre théorie émerge, l'opération armée serait une mascarade.
A l'origine de la transaction, les Etats-Unis, qui comptaient trois agents du FBI parmi les quinze otages chargés de lutter contre le marché de la drogue. L'élément qui a déjà mis la puce à l'oreille de nombreux observateurs, c'est qu'elle s'est déroulée sans la moindre anicroche. Manquait plus que cela ! Une opération à la Van Damme. Du coup Uribe s’en sort en restant apparemment ferme avec sa politique de ne pas céder, de ne rien céder aux FARC.
Ce que je retire de tout cela c’est que les rodomontades et abjurations sarkosiennes n’ont eut comme conséquences qu’une immense rigolade : « J’irai chercher Ingrid au fond de la jungle ». Il n’a été la chercher qu’à l’aéroport en souliers et non pas en rangers. Cela nous rappelle le coup des infirmières bulgares....
Aux dernières nouvelles, lorsque Sarko a lancé, le 1er avril, son fameux appel télévisé à "Monsieur Marulenda", (voir photo) le gourou des Farc, celui-ci était mort depuis quatre jours ! Uribe fatalement était au courant, les ricains aussi bien évidemment et tout ce beau monde a laissé le petit napo dans l’ignorance. Ah, les salauds. !
Bon, Ingrid, mais les autres ? Reçoivent-ils autant d’égards ? A-t-on vu sur nos écrans la réception des otages aux USA ? Faut-il se brancher sur les chaînes américaines ? Et Bush en tire–t-il les marrons du feu ?
Je vais vous révéler un secret, c’est Obama qui est à la base de cette libération digne de James Bond.
P.S. Bien sûr que Ségolène a raison, son seul tort c’est d’être Ségolène, car comme le fait l’équipe de Sarko tente de monter en épingle l’action pourtant vaine de Sarko est ridicule.
00:09 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : betancourt, ingrid, liberation, colombie, urubé, farc, sarkozy




