05 octobre 2009

DES NOUVELLES DE LA PAPAUSPHERE

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Cela faisait longtemps qu’on ne l’avait pas entendu celui là, Radzinger 1er est de retour.
En tournée à Prague, il propose un retour en arrière, jusque là ce n’est pas nouveau, au temps ou en Tchécoslovaquie, le communisme fut renversé. Le bateleur sort alors son bréviaire et sort son discours pseudo- philosophique. « Il faut nous retourner aux thèmes qui ont mûri sous la dictature communiste a-t-il dit. »[...] « rester fidèles à leur vocation chrétienne et à l'évangile pour construire ensemble un avenir de solidarité et de paix » Comme il s’aperçoit que les jeunes tchèques pensent à tout sauf d’aller à l’Eglise ? Sa  Sainteté leur fait alors les gros yeux et dit : » ". Puis il déjante, On constate parfois, avec une certaine nostalgie, que le rythme de la vie moderne tend à effacer certaines traces d'un passé riche de la foi. Il est important au contraire de ne pas perdre de vue l'idéal que les coutumes traditionnelles exprimaient et surtout de maintenir le patrimoine spirituel hérité de vos ancêtres et d'en prendre soin et ainsi faire en sorte qu'il réponde aux exigences des temps présents« La société actuelle porte encore les blessures causées par l’idéologie athée et elle est souvent fascinée par la mentalité moderne d’une consommation hédoniste, avec une dangereuse crise des valeurs humaines et religieuses et la dérive d’un relativisme éthique et culturel déferlant".

Je ne sais pas si c’est la traduction, mais l’idéologie athée, je ne connais pas. Des sociétés laïque, des systèmes qui contrecarrent l’hégémonie de l’Eglise orthodoxe en ex-URSS ou en Chine, de la religion, oui. Si le communisme, (qui ne fut jamais atteint d’ailleurs, parlons que de socialisme ou de Stalinisme et Maoïsme, ou de totalitarisme) a fait de nombreuses victimes et malheurs, ce n’est certainement pas dû à son athéisme, encore un amalgame de cureton. Son accusation de liberticide devrait ramener le souverain Pontife à plus d’humilité si la mémoire ne lui fait pas défaut, car son idéologie à lui, l’a été bien plus. Il a fallu des Voltaire et des Diderot pour justement donner un peu d’air la « société » catholique.


En tchéquie, son Président (qui croit que le réchauffement planétaire n’est pas d’origine humaine, peut être l’œuvre du malin !) est du genre de chef d’Etat qui voudrait donner à la religion un rôle majeur dans les affaires du pays. Radzinger lui lance « Je souhaite sincèrement que la lumière de la foi continue à guider cette nation » et de faire un cours d’instruction religieuse en citant Augustin.

Il y a le feu au lac, car la pratique religieuse en République tchèque est probablement l'une des plus faibles en Europe et dans le monde. (‘5 % de pratiquants). Selon l'ex-dissident et président Vaclav Havel, « quarante ans de communisme et vingt ans de consumérisme ultralibéral ont fait de ce pays  la première société réellement athée sans ancrage moral".

Et Prague est la dernière capitale post-communiste à ne pas avoir signé de nouveau concordat avec le Saint-Siège et n'a toujours pas réglé la question des restitutions des nombreux biens ecclésiastiques confisqués par le régime précédent. Ah, je comprends mieux ! L'opposition sociale-démocrate, qui pourrait prendre les commandes du pays lors des prochaines élections avec le soutien des communistes, a renoué avec son discours ultra-anticlérical de l'entre-deux-guerres et ferraille contre les "cadeaux" fait aux Eglises.
« Ni le paludisme, ni la tuberculose, pas même le sida. Le matérialisme et le fondamentalisme religieux sont les deux principales «pathologies dangereuses» qui menacent l'Afrique », ose déclarer le Ravi du Vatican en célébrant au Vatican la messe d'ouverture du synode sur l'Afrique, devant près de 200 évêques du continent.
En omettant de signaler l’existence d’un ribambelle  de missionnaires chez les colons, il déclare «le colonialisme, terminé sur le plan politique, n'est pas du tout achevé». Puis en bon commerçant de bimbeloterie, ils s’en prends à la concurrence car il est inquiet pour son fond de commerce,  tourmenté que «des groupes qui se réfèrent à diverses appartenances religieuses se répandent sur le continent.» «Ils agissent au nom de Dieu, mais selon une logique opposée à la volonté divine, c'est-à-dire en enseignant et pratiquant non pas l'amour et le respect de la liberté, mais l'intolérance et la violence» dit-il. Pour ma part je voudrais qu’il les cite. Les Evangélistes qui déjà sont implantés en Allemagne, comme les Albertoistes. ? ? ? En réalité il s’agit bien sûr de l’Islam, mais il n’ose pas le dire. Seulement voilà, les arabes, ces Bédouins qui savent lire maintenant ne sont pas dupes. 
Il enfonce le clou, si j’ose dire en parlant des MST en disant que l’Afrique ne trouvera son salut sanitaire immense en donnant la priorité à la famille fondée sur le mariage. Le capote est toujours celle du diable.
Encore une fois ces sermons belliqueux envers les consœurs et obscurantisme meurtrier vers les Africains, ne servent pas à grand-chose, si ce n’est d’exciter les premières et laisser crever les seconds.
Si j’étais catholique, mais pas Romain, je lancerai une votation citoyenne pour réclamer la démission, sans parachute doré, de ce directeur supérieur du Vatican et son remplacement par le gagnant d’une primaire ouverte, avec le soutien de Sainte Ségolène Du Poitou.

19 mai 2009

JESUS LE STOICIEN

200px-Amphora_-seduction_scene-_for_Wiki.jpg< DROLE DE JEU EDUCATIF GREC. PEDA...GOGIE
Je développe sur ce blog l’idée que Jésus de Nazareth est un personnage de fiction. Bien entendu, je n’ai rien inventé, mais cette théorie concorde bien à ma conception des choses. Parmi les athéistes, certains pourtant continuent de croire à un Rabbin juif qui s’est pris pour le fils de Dieu. D’autres comme un zélote embastillé par les romains qui le zigouillèrent.
Sur le site http://philo.over-blog.com/, Sancho, un rédacteur, développe l’idée que le message de Jésus a été mal interprété et il fait une relecture des Evangiles à travers le prisme de la culture grecque très intéressante, car documentée donc plausible. Aujourd’hui, il nous signale la parution d’un ouvrage qui parle, lui aussi de cette question et un fait la critique. (1)

Dans ce bouquin Bruno Delorme, met l’accent sur le fait que tous les textes, « ont été écrits par d’habiles écoliers qui appliquaient les principes de la rhétorique grecque et n’avaient cure des discussions de rabbins. La preuve la plus irréfutable ? Tous les textes du Nouveau Testament ont été écrits en grec ! » 
Le raisonnement est habile : « la rhétorique est une invention grecque, les évangiles ont été écrits en grec, donc les évangiles sont des œuvres qui ne relèvent que de la rhétorique grecque » Boum !. A part ce sophisme, je serai assez d’accord avec cette théorie, pour moi et l’auteur, les Evangiles selon St Machin, apocryphes et autres ne sont que des textes littéraires et romantiques, car tout y est : rhétoriques, figures de style, métaphores et j’ajoute, emprunts des mythes proto-chrétiens locaux, essentiellement égyptiens, Osiris, Isis et Horus.
L’auteur pense également que le but des rédacteurs successifs des textes dits sacrés ont volontairement décrits un Jésus héros de tragédie ou de roman à « l’eau-de-rose » avec comme dessein de faire avaler cette histoire aux gogos prêts à croire à n’importe quoi, en l’occurrence une nouvelle vérité, distillée par une secte religieuse qui a l’originalité de s’opposer à la religion ambiante plutôt complaisante avec l’occupant romain.

Toujours sur ce site, Sancho démontre qu’une rencontre de Jésus avec des philosophes grecs est parfaitement concevable. Moi qui voulais écrire l’histoire de Jésus, enfant, adolescent et jeune adulte, (un projet abandonné, car demandant trop d’études pour être crédible) j’aurai trouvé là un sujet d’écriture.

Puisque j’ai le temps, en voici le synopsis
Le monde hellénistique cernait la Galilée et mon, «p’tit père Jésus», vivait à quelques heures de marche de Tibériade, la capitale où il allait discuter le bout de gras avec les penseurs grecs qui vivaient à la cour du roi Hérode (en évitant de leur tourner le dos). Fils de charpentier il a été embauché avec son père adoptif Joseph sur les chantiers de la ville pour des petits boulots, tandis que sa mère faisait des ménages pour payer les études de son fils. Une éducation grecque très stricte qui le mena vers la philosophie stoïcienne.
Après une adolescence studieuse et fructueuse, il prit son baluchon et comme beaucoup  de ses condisciples (qu’il évitait soigneusement d’approcher), il alla parcourir la région en portant la bonne parole  : appel à la dignité humaine, à sa noblesse intérieure, proclamation de l’égalité de tous les humains, affirmation d’un Dieu unique.

Plus tard, il eut une certaine notoriété en Galilée et parvint à entraîner des hommes qui deviendront ses propres disciples. Parmi eux, qui n’apparaissent pas dans les Saintes Ecritures, d’anciens copains, qui par stratégie conçurent un plan et les racines d’une nouvelle croyance. En accord avec l’intéressé, ils en créèrent les bases, synthèse de l’ancienne religion hébraïque et de la pensée helléniste,  l’image d’un juif qui se dressent contre les dirigeants et dignitaires religieux de l’époque, Messie et porteur de la vraie vérité. Le scénario est bien au point et respecte les mythes juifs, naissance divine, puis nouveauté, la Cène, Judas jusqu’à la présentation du héros à Ponce-Pilate.
Et c’est là que tout a foiré, ce gros plouc de romain a confondu Barrabas avec Jésus, ignorant sa main gauche de sa main droite et ordonna à ses soldats de crucifier ce vaurien, comme tout le monde. Débandades chez les Apôtres, il fallut faire appel une nouvelle fois aux philosophes grecs qui étaient en train d’éduquer de jeunes enfants avec de drôles de jeux, pour écrire l’épisode suivant. Faux mort au début, mais vrai cadavre à la fin. Pour rendre vraisemblable la suite du feuilleton, il était nécessaire d’écarter sa femme, une Crétoise qu’il avait épousé à Athènes, une râleuse et ses trois mômes, dont une fille. Même chose pour la belle-mère, Marie, une pauvre fille-mère engrossée par un inconnu qu’elle recherchait pour lui faire payer les pensions non perçues. Donc, résurrection, ascension et pour finir en beauté et racheter l’image de la pauvre petite Marie, l’assomption, avec feux d’artifice, cuivres, cymbales et fumigènes

Par chance, ces stoïciens ont réussi à convertir à la fois à la nouvelle religion et à leur projet, un juif turc, un certain Saulbessonberg, alias Paulo qui habitait une banlieue périphérique. Celui-ci emballé, se prêtât au jeu et commença à écrire à tout le monde, Juifs, Grecs, Romains et Corinthiens, du moins à ceux qui savaient lire. (2)
La suite vous la connaissez puisque c’est le sujet de ce post.



(1) Bruno Delorme : Le Christ grec, de la tragédie aux évangiles, Bayard, 2009.
(2) La vie de Jésus, version II « Le Christ »

03 mars 2009

UNE COMMUNAUTE RELIGIEUSE à L'ONU

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Un récent intervenant me permet d’aborder un fait qui m’offusque, le  St Siège et non le Vatican siège à l’ONU comme observateur permanent, certes, mais de plein droit dans certaines instances décisionnaires qui émanent de l‘ONU. (Sans avoir pour autant à se conformer à ses programmes).
Pourquoi pas l’Islam. ? On peut s’étonner de voir une seule Eglise participer à la gestion du monde comme un « Etat » née d’une décision qui date de 1929, la représentation temporelle du Saint-Siége aux termes des accords du Latran, signés par le Vatican, Mussoloni représentant l’Etat italien. La première question est de savoir si le Saint-Siège est un véritable Etat ou compromission.

Depuis « pas mal de temps » la question est posée : l’«Etat » du Vatican doit-il siéger en tant qu’entité religieuse dans les instances internationales, en premier chef à L’ONU ? La volonté d’exclure le Saint-Siège est assez largement répandue dans les couloirs de l’ONU et de  l’Union Européenne, où le Saint-Siège a également le rang d’observateur. Mais, par l’opération du Saint-Esprit cette singularité est pérennisée. En juillet 2004, l’assemblée générale de l’ONU a approuvé une résolution qui, non seulement confirme, mais renforce cette incongruité au sein de l’ONU, dont elle fait partie depuis le 6 avril 1964 » Un rang que le Vatican partageait avec la Suisse avant que cette dernière ne devienne un Etat-membre à part entière.

Quels sont les éléments qui pourraient permettre cette éviction?

1/ Le Vatican n’est pas un Etat souverain. Le pape dispose du pouvoir absolu (exécutif, législatif et judiciaire).

2/ Un Etat doit avoir une population de référence. Qui sont les citoyens du catholicisme ?
Tous les catholiques du monde ? Seulement ceux qui habitent le Vatican ? En aucun cas,
l’appartenance à une religion ne peut être apparentée à une citoyenneté

3/ Un Etat doit avoir un territoire défini. Or il n’y a pas qu’au Vatican (quelques kilomètres carrés) que le Saint-Siège agit. Alors que son pouvoir, son influence et ses décisions s’appliquent aux quatre coins du monde.

Cette disposition constitue donc une anomalie qui plus est, génératrice de conflits. En effet, si l’Eglise travaille pour la paix au Burundi par exemple, rien à dire. En revanche lorsqu’elle combat l’avortement, la contraception, l’homosexualité et l’euthanasie, il n’est pas juste qu’elle se serve d’un statut juridique international pour défendre ses intérêts propres notamment en Italie.

L’actualité nous offre un exemple de son pouvoir.
L’homosexualité (1) est encore réprimée, quand elle n’est pas punie de mort, dans tous les pays musulmans et la plupart des pays africains. En Occident, elle ne l’est plus et ce n’est pas par la bonne volonté du Vatican. Or dans quelques temps il sera question d’inscrire dans les textes d’y inscrire une reconnaissance lors de la prochaine conférence de Genève. Coàntre la volonté affichée par l’Afrique du Sud, des pays du groupe africain, des pays musulmans dont l’Iran, l’Arabie saoudite et l’Indonésie, ainsi que du Saint-Siège. C’est dire le rôle que l’on donne au Vatican dans ces conférences, en effet le Saint-Siège a depuis son ancienne gloire, conservé un important réseau diplomatique et ainsi un force de persuasion dans de nombreux pays.

Dans " The Economist » un article prônait que le Vatican soit plutôt reconnu comme un ONG au même titre que les organisations caritatives, que comme un Etat. Voilà une bonne idée qui devrait faire son chemin.

C’est pourquoi le laïcisme doit être vigilant et lutter contre ce qui reste du pouvoir de l’Eglise plus présente que l’on croit dans notre mode de vie.

(1) Pour les non-habitués de ce blog qui pourraient tomber sur ces lignes, il ne s’agit pas une « conversion » de ma part, je pense que l’homosexualité ne fait pas partie d’une loi naturelle qui ferait de l’homme un être a orientation sexuelle avec option. Je m‘oppose à sa banalisation, mais surtout à sa criminalisation. Que ces messieurs-dames y trouvent satisfaction, à vrai dire m’indiffère et je pense que bouffer du pédé est aussi con que de vouloir en face une identité distincte qui serait un objet de fierté.


P.S
Pour demander la fin du statut d’exception du Saint Siège, renvoyez ce fac-similé à l’ONU


Cher M. xxx, secrétaire général.

En tant qu’Etat non membre et observateur permanent, le Vatican bénéficie d’un statut unique, souvent comme votant lors des conférences de l’ONU. Donner des privilèges de l’ordre d’un gouvernement à ce qui est en fait une religion pose problème. Le fait que ce représentant ait pu faire des propositions visant à plus de paix n’est pas une raison suffisante pour lui accorder le statut d’Etat. La participation des gouvernements à l’ONU devrait être réservée aux Etats existants. Les religions du monde sont amplement représentées par les ONG. Avec ce statut, le Vatican pourra faire entendre sa voix notamment par le biais du Conseil mondial des Eglises sans ambiguïtés ni privilèges. Nous vous demandons donc, Monsieur le secrétaire de bien vouloir ouvrir une enquête officielle sur le statut du Saint-Siège au sein des Nations Unies.

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Prénom : Signature :



06 octobre 2008

LA BIBLE ? OBSOLETE !

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Les âneries de madame Palin avec ses dinosaures, (1) bras droit de Mc Cain, remettent sur le tapis l’idée farfelue du créationnisme. Nous avons parlé souvent ici (2) de cette nouvelle invention qui tente de se greffer sur l’ancienne, c’est-à-dire l’existence d’un créateur du ciel de la terre et des emmerdes.
Il faut revenir sur l’origine de cette idée de puissance supérieure en enfilant une peau de bête pour comprendre. En effet, pour nos ascendants l’idée de dieu, comme pour chacun de nous n’est pas innée, ce concept n’est pas dans la nature comme le vent, la bonté et la connerie humaine, ce n’est que plus tard que la question se pose et qu’il faut lui trouver une consistance. A force d’entendre les femmes hurler à la mort en accouchant et leurs proches mourir en hurlant à la vie, les Hommes commencèrent à se gratter le menton. Puis au fur et à mesure, viendront les questions : qui ou quoi est à l’origine de la vie, de la mort, de l’existence, du chaud et du froid ? De là naquit l’idée de Dieu en se tournant vers le seul créateur de la vie :  le soleil. Puis à force d’observer la nature ils créèrent des dieux, car cela collait mieux avec ce qu’ils voyaient, du vent ils en firent un dieu, de la mort et  de l’amour un autre, pour toutes choses qui leur échappaient, ils imaginaient une déité. C’étaient à la fois un être féerique et surnaturel, mais humains, puisque qu’ils leur donnèrent une image, un nom et une hiérarchie. Du polythéisme « naturels » certains pour des raisons bien plus terre-à-terre où se mêle pouvoir et espoir, voulurent fusionner ces dieux en un seul. Vous remarquerez que je vais vite dans l’Histoire, mais j’arrive ainsi plus vite au sujet.
Le boulot n’a pas été simple et donna lieu à de multiples massacres entre croyances et factions. Mais il fallait là aussi donner corps à cette puissance surnaturelle d’abord en lui donnant une norme en le dotant de pouvoirs spectaculaires. Ce fut le début du monothéisme et de ses légendes.. A noter que cette nouvelle façon de voir les choses ne se déroule que dans une seule région méditerranéenne un paradis sur terre. En Asie les attardés ne connaissent pas ce nouveau dieu, ni l’ancien d’ailleurs et croient en des faux dieux bien évidemment. Mais revenons sur les rives du Jourdain et laissons de coté David Moïse et Abraham, personnages de roman qu’il fallut bien créer pour donner de l’étoffe à cette histoire qui mit des siècles à se forger. De là est née une codification de la création de la terre, les 6.000 ans, Adam et Eve, les sept jours  de boulot et comme cela ne suffisait probablement pas on rajouta les anges, Satan et le péché originel, un truc tellement abscons qu’on en reparle encore pour essayer de comprendre. Là-dessus donc pour continuer on trouve un petit nazaréen et on en fait une idole, encore une fois pour donner une substance à cette idée de dieu.
Ce qui est loin d’être idiot, car le Père jusque là ne sert à rien, il ne peut agir sur les cataclysmes, les malheurs et les bonheurs. Certes il ne faut pas exagérer, on lui laisse l’apanage de créer la vie et de la retirer. Il n’existe parce que l’on y croit et parce qu’il oblige à y croire, il est là-haut observe et ne fait que punir. Il est présent à la naissance , à la mort et entre les deux il ne sert à rien, il n’existe que par la religion qui ne s’est pas gênée pour l’imposer. Rien que cela devrait faire réfléchir, mais cherche-t-on à réfléchir lorsque l’on croit et se persuade de croire. C’est bien pour cela que Jésus intervient en agissant sur la vie, par sa mort et sa résurrection le rachat des péchés et la vie éternelle pour l’humanité (Qui selon les auteurs se limite à la région, manque de pot pour les indiens qui n’intégreront ladite humanité que lorsque Christophe Colomb aura perdu sa boussole)
Les archanges et les noces de Canaa, Adam, sa côtelette, Eve et la pomme, çà fait cucul, sauf pour la dame dont je parle plus haut et les détracteurs de Darwin qui font un tabac en Amérique et qui iront jusqu’à imposer leur fumeuse théorie dans les écoles. Concon à tel point que le Vatican change son fusil d’épaule. Déjà il a peu, il émettait des doutes sur certains dogmes et manifestations surnaturelles, le Suaire et les miracles à deux balles, sauf bien sûr Lourdes, il ne faut pas exagérer, on attendra encore un siècle avant que ce qui reste du Vatican annonce que c’était une fumisterie.

Mais en attendant pour éviter que cette supercherie ne saute aux yeux d’un grand nombre de croyants, les évêques vont se réunir pour tenter de faire coller la Bible avec la Raison, ce qui fera l’objet de mon prochain papier.


(1) A son sujet voilà comment cette bigote entrevoient la situation en Irak : « Priez pour nos soldats femmes et hommes qui font des efforts pour faire ce qui est juste", dit-elle. "Aussi, pour ce pays et pour nos dirigeants, nos dirigeants nationaux, qui envoient (des soldats) pour un travail qui vient de Dieu". "C'est pour cela que nous devons nous assurer de prier, qu'il y ait un plan et que ce plan est un plan de Dieu" Sans commentaire.


(2) Vous tapez le mot dans le moteur de recherche dans mes favoris colonne de droite)

28 août 2008

LES FOUS DU CHRIST

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« Comme il était en chemin, et qu'il approchait de Damas, tout à coup une lumière venant du ciel resplendit autour de lui. Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait: Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il répondit: Qui es-tu, Seigneur? Et le Seigneur dit: Je suis Jésus que tu persécutes[...] Saul se releva de terre, et, quoique ses yeux fussent ouverts, il ne voyait rien; on le prit par la main, et on le conduisit à Damas. Il resta trois jours sans voir, et il ne mangea ni ne but. » (Ac 9, 3-)
A noter qu’il recouvre la vue par l’imposotion des mains d’un autre envoyé de Dieu....
Athéologie
Paul, même dans la légende n’a donc pas vu Jésus vivant, puisqu’ll  s’est converti qu'après la lapidation d'Etienne, c'est-à-dire en 32-34, à laquelle, juif intégriste il assiste..
Son enseignement intrigue les chercheurs, était-celle des premiers chrétiens ?
Dans ses écrits, il assure que la connaissance qu'il a de Jésus, il ne la tient « d'aucun homme » ce qui tient plus du surnaturel que de la transmission orale, puisqu’il avoue ainsi ne rien connaître de cette nouvelle religion. En effet sur le plan théologique, les experts soulignent les différences entre le Jésus de Paul et celui des Evangiles qui sont parfois été jugées considérables. Par exemple contrairement au  cryto-christianisme dans lequel le  rôle des femmes est intense, Marie, Marie-Madeleine Paul déclare « Que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; mais qu'elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi. Si elles veulent s'instruire sur quelque chose, qu'elles interrogent leur mari à la maison ; car il est malséant à une femme de parler dans l’Eglise » (1 Co 14, 34) ; « Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ » (1 Co 11, 2-16 ). Encore une fois je souligne qu’il parle du Christ
Psychiatrie
Les historiens et scientifiques ont avancé l’idée qu’il souffrait d’épilepsie, d’autres parlent d’hystérie ce à quoi j’adhérerais plutôt. Il s’agit de deux affections dont les symptômes sont quelquefois communs, la première étant physiologique et l’autre du domaine psychique. Ce qui  pourrait expliquer, cette « absence », et un traumatisme qui pourrait déboucher sur  cette apparition qui se déroule toujours en présence d’autrui une des caractéristique de l’hystérie. Saul de Tarse le laisse entendre par ces phrases « il m'a été donné une écharde dans la chair, un messager de Satan, pour me souffleter, afin que je ne m'exalte pas. Pour cela, par trois fois, j'ai imploré l'Adôn de l'écarter de moi »

Deux déductions s'imposent alors : la maladie est chronique et c'est son cerveau qui est atteint. Ce dont il parle n’est ni de l’acné ni un rhumatisme, selon le critères de la psychiatrie moderne il s’agit bien d’une atteinte neuropshychique. Ce qui nous amène à parler du cas des crises mystico-religieuses entretenues par la méconnaissance du ressort profond de la maladie par le sujet, qui la rejette ou dénonce les thérapeuthes.

Aux USA des chercheurs  traquent des neurones impliqués et/ou spécialisés dans la spiritualité, ils ont intitulé leur courant "neurothéologie" ce qui agite le bon monde des croyants et théologiens. Les états de grâce, les prières, l'extase, l'apparition de la Vierge, les voix d'outre-ciel transitent obligatoirement par les cellules nerveuses. Nos docteurs  « Folamour » Ces nouveaux biologistes tentent en dehors de toutes polémiques de vérifier dans quelle mesure le divin s’introduit dans les neurones spécialement dans l’hémisphère droit, celui de la symbolique. Autre expérience : Afin de visualiser les régions du cerveau impliquées dans l'expérience mystique, deux chercheurs de l'université de Pennsylvanie ont fait passer des IRM  à des moines bouddhistes et des sœurs en prières. Ils ont filmé avec des caméras à positrons les zones qui s'activent pendant les actes de dévotions.  Les sujets devaient signaler le moment où ils pensaient voir atteint le nirvana.
Ce qui est plutôt fortiche, soit dit en passant. Je vais essayer.

Quelle que soit la religion, les faisceaux de neurones situés dans le lobe pariétal supérieur s'éteignent à ce moment précis. C’est la région qui traite les informations sur l'espace et le temps. Si le signal ne passe plus, le cerveau ne fait pas le distinguo la réalité et l’instant, porte ouverte à la croyance inculquée. Que dire alors des moinillons au Tibet abrutis par les lectures mécaniques et autres amusements et des jeunes musulmans dans les écoles coraniques, a qui artificiellement donc, on peut inculquer des inepties.
D’après ces études et expérience, on peut se demander si des pathologies, comme l'épilepsie du lobe temporal droit, ou l’hystérie, ne peuvent pas expliquer certaines conversions spontanées et visions de prophètes et autres illuminés ( Ceci est un aparté de Teddy). Et, si une éducation religieuse intensive, en irritant des zones sensibles peut conduire à l'intégrisme. Sur ce point je suis plutôt d’accord, voir plus haut, les moinillons.
Les symboles comme la croix en stimulant des neurones par paquets, connecteraient à l'insu de l'individu son cerveau avec l'au-delà ? Pourquoi pas, mais pourquoi lui et pas moi. Mystère. A mon avis et bien moins scientifiquement, je pense  comme le dis si bien, Fafaf dans son commentaire, que l’explication est autre, sinon complémentaire : la propension de l’humain à croire au surnaturel, au divin et à la pensée magique et que seule la raison atténue ou efface.
Certains individus vivent dans une sorte d'hallucination individuelle qui  peut devenir  collective par l'intermédiaire de la culture et transmise par les dogmes, les rites, les coutumes et la facilité intellectuelle.Restons lucides en attendant que la science confirme ou non. Pour ce qui nous concerne arrêtons nous aux gogos en tout genre du croyant lambda, celui qui croit en Dieu jusqu’à celui qui a vu la vierge dans sa cuisine.
L’obsession  dans le sens clinique du terme, de dieu et du diable, l’acharnement à vouloir croire et vouloir faire croire, pour de raisons diverses, maladies, deuils ou catastrophes, rentre dans cette description que je rangerai dans la catégorie de névrose à forme hystéroïde. On ne sort pas indemne de ces épreuves.



25 juin 2008

DEMONOLOGIE

SATAN.jpgPetit à petit sur ce blog nous avons expliqué que l ‘existence réelle du Christ était due plus à la foi qu’à l’histoire. Que ce récit fabuleux n’était que la mise d’une fable moralisatrice, elle-même gavée de références aux croyances et religions des peuples de la  région et crypto chrétienne. Détaché de l’immuabilité de l’ancien testament, le nouveau, allégée et consolidé bien plus tard, fait long feu.
Par contre son rival, Satan et tous ses saints, pardon ses sous fifres, Belzébuth, Lucifer et Cie, contrairement à son coéquipier se manifestent tous les jours. Les
possédés du diable seraient-ils plus nombreux que les possédés de Jésus ?
Tout droit venu de la sorcellerie cette présence du diable, l’Eglise catholique ne parle guère de ses manifestations, mais pourtant elle forme des spécialistes en démonologie, les fameux exorciseurs, tout droit sortis des films d’horreur. Une aubaine pour les scénaristes d’Hollywood. Le Vatican organise des séminaires tout ce qu’il y a de sérieux où les futurs rigolos apprennent à « expulser les esprits malins des corps de ceux qui sont possédés par le démon ». Les « cours » sont dispensés par les « Légionnaires du Christ » sorte de fer de lance du catholicisme rétrograde , prosélyte et militant.

Balivernes et charlatanismes que ces vocations de prêtres ? Que nenni, ils sont une poignée, mais fidèles au poste. Je parle des vrais, avec leurs rituels propres et formules magiques.
Un des plus connus des chasseurs de démons est un prêtre de base, curé de paroisse en Espagne, pays de culture mystico-religieux. Ce monsieur est un professionnel du genre et est reconnu comme une figure de proue du métier. Il a soutenu sa thèse de théologie par un exposé l’exorcisme à l’époque actuelle et est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à ce sujet.
Il a bien entendu plusieurs succès et dit croire dur comme fer à l’existence du diable dans le corps torturé des malades qu’il visite. Ce gros malin est né dans le village ou Balaguer lui-même a vu le jour, mais se défend d’être membre de l’Opus Dei.
Les Légionnaires et l’Opus Dei dans le voisinage cela fait beaucoup quand même.
Voilà donc notre bonhomme au chevet d’un possédé. Pour un rationnel que je suis il s’agit d’une femme, très souvent ce qui est curieux, malade mentale, ce qui relève plus de la psychiatrie que de la démonologie que je range avec l‘astrologie, l’homéopathie et autres cucuteries.
Il décrit une séance où il prononce  des formules et invocations diverses qui nécessitent plusieurs séances au cours desquelles la malade offre tous la panoplie des symptômes  de la littérature du genre: convulsions, transes, utilisation de langues étrangères, blasphèmes et lévitation à plusieurs reprises !l 
La patiente décrite dans ce cas est toujours possédée après cinq années de prières et injonctions. De quoi devenir cinglé ...
Ce curé est copain avec Ratzinger 1er qui concède que l’enfer n’est pas un lieu concret. Chouette, pour faire Jeun’s bientôt ces businessmans de la foi iront jusqu’à dire ‘enfin’ que Jésus n’est pas un personnage concret non plus, lui aussi.
Mon œil, ils tiennent trop à leur place.
Avant de se coucher ce pourfendeur de démons prie encore et lit la Bible.
Ces exorciseurs savent très bien que cela relève de la science , d’ailleurs ils avouent que certainement fois ils dirigent leurs patients vers elle.

Pourquoi ce billet sur le Diable ? Parce que, par exemple, Alberto le Franc-Tireur, non seulement croit à ce personnage de la littérature chrétienne, mais me semble–t-il, en a la frousse, autant que des feux de l’enfer.
Les clientes du curé espagnol sont-elles possédées pour y avoir tant eu peur ?
Ah ! Si Ste Thérèse vivait à notre époque, serait-elle canonisée ou internée ? Ni l’un ni l’autre, après une longue analyse elle serait sortie de son état, comme vous et moi. Avec des rêves et des fantasmes qui n’ont pour raison d’être que de ne pas se réaliser. Débarrassez les possédées du diable en faisant admettre que de rêver de faire l’amour avec Jésus ce n’est pas grave, puisque c’est une parabole.

Quand j’avais une douzaine d’années, je rêvais de faire l’amour (Enfin des trucs cochons, un fantasme bien masculin qui vient de je ne sais où, avec celui des infirmières.) avec la Bonne-Soeur à Cornette qui me faisait mes piqûres de rappels de BCG sur le haut de la cuisse gauche. Dans ma tête j’étais possédé, non pas le diable, mais par son image.

Je vais contacter illico ce cureton et lui copier de bonnes adresses URL de blog. Il y a du boulot en France. Et en Allemagne.

11 juin 2008

LA CONSTRUCTION DU MYTHE JESUS

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<J'aime mieux ce dieu là

Et si nous revenions à nos moutons.

En meublant ma nouvelle bibliothèque, rien que pour faire beau, j’ai installé mes bouquins préférés ou indispensables. Enfin Ceux que j’ai racheté depuis mon arrivée dans ce pays, les premiers sont restés entre les mains de mon ex, qui les a certainement oublié dans un carton qui fut certainement perdu.i.

Donc à coté de Desproges et Bukowski ( Bonjour Charlotte, si tu me lis....) Attali et Restif de la Bretonne, le bouquin de M.Onfray que je n’avais pas ouvert depuis longtemps. Je ne le laisse pas sur ma table de nuit et ne m’y réfère pas pour penser, MOI. Donce en le plaçant je l’entrouvre et tombe sur un des sujets qui fait toujours polémique sur ce blog : l’existence réelle et historique de celui que notre auteur nomme l’homme de Nazareth. A-t-il existé en tant qu’homme ? Car en tant que fils de dieu il faut migrer vers un autre blog ou site, ils ne manquent pas. (1)

Pour ma part j’avais deux versions. Celle d’une invention romantique et morale et celle de la réunion sur un nom de plusieurs Jésus qui bataillaient dans la région. Mon choix balance entre ces deux hypothèses. Certains lecteurs non-croyants sont sûr de sa présence historique, c’est pourquoi je tiens à leur signaler certains faits qui devraient semer le trouble dans les esprits. D’autres comme moi sont convaincus de la conception idéologique d’un Messie attendu par les juifs.

 

Il faut d’abord constaté que ce Jésus existe bien ; Tout comme Ulysse ou Zarathoustra et Tintin. Il ne s’agit pas de nier l’existence conceptuelle de Jésus de Nazareth, mais  sa réalité physique et historique (2). J’ai déjà cité les manquements de preuves ou les falsifications, et autres inventions ccomme celles dûes à sainte Hélène en 325, d’un blot : le St Sépulcre, le Golgotha et le titulus.

-Et avec çà madame je vous remet un petite tranche ?

Cette fiction fut institutionnalisée par Paul de Tarse et Constantin. Ses successeurs, durant le règne de Bysance et bientôt Rome excitèrent certains chrétiens, autrefois persécutés, à se livrer à leur tour à des exactions en brûlant des bibliothèques notamment.

Et ce pouvoir perdure jusqu’à nos jours en partant l’histoire invraisemblable d’un ectoplasme nommé Jésus. D’ailleurs, dans son patronyme, ce n’est pas le fruit du hasard, mais le choix de l’auteur de ce mythe, Jésus qui veut dire « Dieu sauve, a sauvé, sauvera » (dixit Onfray) tout est dit dans ce symbole encore un. Reste à déterminer qui est cet auteur  Marc ou Paul ? Peu importe, car le « piratage » des textes et mythes anciens est flagrant. J’en avais dressé la liste, d’Horus à Platon en passant par Pythagore qui ressuscite mais après 207 ans en Grèce et qui n’a jamais écrit lui non plus. Les Ecritures, nous l’avons vu, sont pleines de contradictions que les lettrés chrétiens nomment miracles. Les différentes versions furent combien de fois remaniées à la suite de destructions , de saccages, des travaux de copistes qui croyaient bien faire en enluminant l’histoire.

 

A cette époque un monde s’efface devant un autre et les furieux prophètes, les prophètes hystériques étaient légions (Bof) Un exemple ? Dans la région du lac de Tibériade (déjà) un certain Theudas se prend pour Josué, le prophète biblique qui annonce Jésus. A la tête de 4.000 partisans il vient d ‘Egypte pour en finir avec le pouvoir romain. Pour ce faire il prétend avoir la faculté d’ouvrir un fleuve par la volonté  et permettre à ses troupes de massacrer les légionnaires, lesquels  décapitèrent aussitôt ce Moïse d’occasion.

Plus tard en 45 après J.C, c’est Jacob et Simon, fils de Judas le Galiléen ( l’Iscariote ?) qui mènent une insurrection qui tourne mal : les soldats romains crucifient tout le monde.

Pour Rome l’arrivée d’un homme qui prône selon la légende le pacifisme et qui parle du royaume d’un Dieu, est un gentil illuminé qui n’a rien à voir avec les zélotes et autres margoulins cité plus haut.

Dans les récits évangéliques outres les contradictions, il faut noter des invraisemblances historiques et techniques. La conversation entre Jésus de la fable et Ponce-Pilate est impossible : ils ne parlent pas la même langue, ensuite ce grand patron, Préfet de Judée et non procurateur comme signalé dans le livre, ne n’abaissait certainement pas  à converser avec un prisonnier de droit commun et non comme dépeint attentif ou en proie avec sa conscience, mais un personnage  décrit comme cruel cynique et surtout répressif.

Les péplums n’existaient pas encore !

 

Comme je l’ai déjà écrit Jésus est un personnage conceptuel, ce qui me permet de conclure en écrivant que, physiquement réel ou pas peu importe.

 

 

 

(1) Par contre, nous pouvons lire les ouvrages de Prosper Alfaric et Raoul Vaneigen des ultra-rationalistes ( quel vilain mot) pour se faire une idée sur l’inexistence physique

 

(2) Ce qui n’est pas le cas pour Mahomet soit dit en passant. (Non Michel je ne convertirai pas, na !)

29 mai 2008

LE SERPENT

 

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Attention l’existence de dieu est une hypothèse de démonstration.


Pour une faute de syntaxe, c’est une faute de syntaxe et viola le créateur qui commet le péché originel ! Eve aurait avait-elle une arme secrète ? Mais bon, ce n’est pas la peine d’en faire un paragraphe et d’insister lourdement (lol)

En ce qui concerne l’inceste, la question reste pendante mon cher Michel. Il y a bien là une famille tuyau de poêle, un des fils d’Adam a câliné sa maman et papa ou ses lardons ont fait une tournante avec tout ce qui était du sexe opposé.

Il n’existe donc pas de mère unique de l’Humanité mais plusieurs. Point barre.

 

D’après MDT la Bible n’est pas à prendre au pied de la lettre. Bien entendu, mais pourquoi ici ce n’est qu’une symbolique et non pour d’autres faits relatées.? Ce qui confirme ce que je dis, la Bible n’est pas à mettre entre toutes les mains. Le catho de base ou le mormon croient dur comme fer que le monde a été crée en 6 jour etc...et seuls les lettrés comprennent.

 

Aurai-je la berlue ? Puisque le serpent est l’incarnation du diable, un reptile que le bon dieu à crée rien que pour faire peur à ma copine, il a bien fallut que le mal existât car où irait-on le chercher. Satan et cette faribole d’anges déchus ? « C’est lui qui s’est fait du mal, tout seul comme un grand. Et le Grand Biologiste n’avait rien prévu ? Quant à l’enfer, c’est une galéjade si j’ose dire. Même au point de vue théologique toute cette histoire ne tient pas debout ; à moins que l’on fasse appel encore et encore au bouquin.

 

J’insiste. La condition humaine se dégrade ou va se dégrader sur le plan social et économique, ne serait-ce celle des nations africaines. Sans aller jusque là, les Restos du Coeur et la soupe populaire (d’origine communiste ) sont des preuves d’un échec sur le plan humanitaire. Ne jouons pas au plus fin, ni sur les mots.

L’homme à la naissance n’est pas bien fini (lol). Encore une fois les théoriciens noient le poisson.’Tiens, au passage encore une question qui naît sous mes doigts : Pourquoi faire peser la malédiction sur les enfants d’Adam et Eve et qu’ils souffrent mille maux ? L’explication du corps qui se ‘fait’ tout seul comme une maison qui se tasse, est trop tirée par les cheveux.

J’insiste encore sur mes Mélanésiens non convertis et qui ne font pas parti bien entendu du peuple élu, il y des chances qu’ils finissent en Enfer. Sinon à quoi sert cette Grande Comédie et cet évangélisme forcené.

Mais si, Monsieur Michel, les jeunes arabes dans les Madrassas apprennent le Coran par coeur, ce que font effectivement beaucoup de gogos dans les sectes,vous le savez très bien. Et les moines (Encore une inutilité pour l’humanité, sauf les Chartreux et les brasseurs Belges, bien entendu) avec leurs prières répétitives et collectives, cela relèvent de la même eau. Enfin, l’eucharistie ne serait qu’une présence, chouette encore un peu et elle n’est qu’un allégorie.

Quant au gamin de treize ans, pourvu qu’il ne se pose pas les mêmes questions que moi à son âge. Sinon il va y avoir un athée dans la famille MDT.

Réduire Dieu à une valeur purement utilitaire : un peu court, non ? Nous dit MDT. Et selon vous, ce Jésus qui est mort sur la Croix, il était venu pourquoi faire ?. “Sauver” le monde, ce n’est utilitaire çà ?


Conversion. Je ne pige pas bien la phrase qui parle des banlieues. Au Maghreb non plus d’ailleurs. Voudriez vous-parler de conversions massives ou collectives qui n’existent pas ?.

Simone, je vis dans un pays cathare et je m'intéresse un peu à la question, pour l’instant je prends des notes. Votre ( ton, je n’ai pas le tutoiement facile) analyse sur le pourquoi des liturgies et autres salamalecs est pertinente. En ce qui concerne l’industrie pharmaceutique je suis d’accord bien entendu, mais j’insiste sur les Labos Boiron qui se font du fric sur rien. Tandis que l’industrie pharmaceutique traditionnelle qui fait elle aussi fait du fric, réinvestit au moins dans la recherche.

Après tout ceci, je ne note aucun raisonnement dans les réponses satisfaisantes des thuriféraires du christianisme, sinon un recours lassant à la source.

Nous n’avons pas fini d’en parler de l’Arbre de la Connaissance, encore un fourre tout.

 

 

Attention l’existence de dieu est une hypothèse de démonstration.

 

 

Pour une faute de syntaxe, c’est une faute de syntaxe et viola le créateur qui commet le péché originel ! Eve aurait avait-elle une arme secrète ? Mais bon, ce n’est pas la peine d’en faire un paragraphe et d’insister lourdement (lol)

En ce qui concerne l’inceste, la question reste pendante mon cher Michel. Il y a bien là une famille tuyau de poêle, un des fils d’Adam a câliné sa maman et papa ou ses lardons ont fait une tournante avec tout ce qui était du sexe opposé.

Il n’existe donc pas de mère unique de l’Humanité mais plusieurs. Point barre.

 

D’après MDT la Bible n’est pas à prendre au pied de la lettre. Bien entendu, mais pourquoi ici ce n’est qu’une symbolique et non pour d’autres faits relatées.? Ce qui confirme ce que je dis, la Bible n’est pas à mettre entre toutes les mains. Le catho de base ou le mormon croient dur comme fer que le monde a été crée en 6 jour etc...et seuls les lettrés comprennent.

 

Aurai-je la berlue ? Puisque le serpent est l’incarnation du diable, un reptile que le bon dieu à crée rien que pour faire peur à ma copine, il a bien fallut que le mal existât car où irait-on le chercher. Satan et cette faribole d’anges déchus ? « C’est lui qui s’est fait du mal, tout seul comme un grand. Et le Grand Biologiste n’avait rien prévu ? Quant à l’enfer, c’est une galéjade si j’ose dire. Même au point de vue théologique toute cette histoire ne tient pas debout ; à moins que l’on fasse appel encore et encore au bouquin.

 

J’insiste. La condition humaine se dégrade ou va se dégrader sur le plan social et économique, ne serait-ce celle des nations africaines. Sans aller jusque là, les Restos du Coeur et la soupe populaire (d’origine communiste ) sont des preuves d’un échec sur le plan humanitaire. Ne jouons pas au plus fin, ni sur les mots.


L’homme à la naissance n’est pas bien fini (lol). Encore une fois les théoriciens noient le poisson.’Tiens, au passage encore une question qui naît sous mes doigts : Pourquoi faire peser la malédiction sur les enfants d’Adam et Eve et qu’ils souffrent mille maux ? L’explication du corps qui se ‘fait’ tout seul comme une maison qui se tasse, est trop tirée par les cheveux.

J’insiste encore sur mes Mélanésiens non convertis et qui ne font pas parti bien entendu du peuple élu, il y des chances qu’ils finisssent en Enfer. Sinon à quoi sert cette Grande Comédie et cet évangélisme forcené.

Mais si, Monsieur Michel, les jeunes arabes dans les Madrassas apprennent le Coran par coeur, ce que font effectivement beaucoup de gogos dans les sectes,vous le savez très bien. Et les moines (Encore une inutilité pour l’humanité, sauf les Chartreux et les brasseurs Belges, bien entendu) avec leurs prières répétitives et collectives, cela relèvent de la même eau. Enfin, l’eucharistie ne serait qu’une présence, chouette encore un peu et elle n’est qu’un allégorie.

Quant au gamin de treize ans, pourvu qu’il ne se pose pas les mêmes questions que moi à son âge. Sinon il va y avoir un athée dans la famille MDT.

Réduire Dieu à une valeur purement utilitaire : un peu court, non ? Nous dit MDT. Et selon vous, ce Jésus qui est mort sur la Croix, il était venu pourquoi faire ?. “Sauver” le monde, ce n’est utilitaire çà ?


Conversion. Je ne pige pas bien la phrase qui parle des banlieues. Au Magreb non plus d’ailleurs. Voudriez vous-parler de conversions massives ou collectives qui n’existent pas ?.

Simone, je vis dans un pays cathare et je m’intérresse un peu à la question, pour l’instant je prends des notes. Votre ( ton, je n’ai pas le tutoiement facile) analyse sur le pourquoi des liturgies et autres salamalecs est pertinente. En ce qui concerne l’industrie pharmaceutique je suis d’accord bien entendu, mais j’insiste sur les Labos Boiron qui se font du fric sur rien. Tandis que l’industrie pharmaceutique traditionnelle qui fait elle aussi fait du fric, réinvestit au moins dans la recherche.

Après tout ceci, je ne note aucun raisonnement dans les réponses satisfaisantes des thuriféraires du christianisme, sinon un recours lassant à la source.

Nous n’avons pas fini d’en parler de l’Arbre de la Connaissance, encore un fourre tout.

 

 

25 avril 2008

MYTHE CHRISTIQUE

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" Le doute est le premier pas vers la science ou la vérité; celui qui ne discute rien ne s'assure de rien; celui qui ne doute de rien ne découvre rien ".
Diderot, phrases (censurées) de l'Encyclopédie.

Dans ma rubrique « Philosophie et religion », les doutes sur l’existence réelle de ce Jésus se sont déjà exprimés, et je m’efforce de participer à cette interrogation non seulement par mes convictions personnelles, mais en me référant à des textes qui ne courent pas les rues.
Il suffit de les trouver sur Internet et s’apercevoir que les pros du sujet engagent des discussions souvent vaines, mais pour des biblistes, comme certains paraissent l’être ici, il est bon de mettre les pendules à l’heure.
Pour l’athée que je suis, il ne s’agit pas ici de vouloir démonter que ce Dieu Le Père existe ou pas, puisque je n’en suis pas capable, (quoique, il ne me pas faut renoncer (lol) par contre prouver, arguments à l’appui, que l’existence historique de Jésus est un mythe, plus contestable encore.

Après quelques débats qui datent du début du XXe siècle, c’est un sujet qui, il faut le constater, ne préoccupe plus guère les historiens et intellectuels. Il ne serait pas normal que cette critique dérangeantes de la thèse mystique soit si peu connue du grand public. A part quelques « scoops » sur les découvertes de tombeaux.

Et de rouvrir les textes sacrés, surtout celui qui nous intéresse : le Nouveau Testament. Pour des historiens qui ne sont pas tous athées, laïcs ou juifs, de sa lecture, débarrassée des emprunts et des invraisemblances, il ne reste qu’un conglomérat, un syncrétisme de religions plus anciennes, ou une philosophie moralisatrice.

Depuis quelques décennies, Adam ou Noé ne posent plus de problème au Vatican qui admet que ce sont des légendes, mais faire de même pour Jésus panique le croyant. En effet, pour lui, son historicité ne peut être mise en doute, parce que VERITE. L’Eglise, ne parle dans ses dogmes que " vérités de foi ", (du grec dokeo, " je crois ") que le catho lambda doit avaler sans discuter. Plus encore, nier sa vie, c’est nier sa mort et donc sa résurrection et et son ascension, encore plus fabuleuse calembredaine. Sinon, il ne reste rien …d’où ma comparaison avec un château de carte.

Les « preuves » de son existence.
Les sources profanes, qui devraient avoir un certain poids sont fragiles ou sujettes à caution. Curieusement sans présence d’aucun acte officiel des autorités romaines se rapportant à Jésus, je pose la question : ou sont les procès-verbaux de Ponce- Pilate ? Et les auteurs contemporains sont muets :
Pline l'Ancien en visite à Jérusalem, 30 ans après ces événements supposés, ne parle pas de cette histoire, ni d'une communauté chrétienne (1). Par contre il parle des esséniens.
Perse, Martial, ? Pas un mot. Sénèque ? On a fabriqué de toutes pièces une correspondance entre ce philosophe et St Paul. Au second siècles, rien de plus. Tacite dans un de ses textes composés vers 115, aurait parlé des persécutions des chrétiens de Rome par Néron (qui les accusa d'avoir allumé l'incendie de Rome) il parle bien de Chrétiens qui venaient du Christ, mais ses écrits se sont révélés des faux comme l'ont prouvé les historiens critiques, pour eux, il s’agit d’une interpolation. (truquage écriture ultérieure par un faussaire ou un copiste désireux d'allonger sa copie) Pline le Jeune signale que l'existence d'une communauté chrétienne au début du IIe siècle.(2) Suétone écrit que Néron " chassa les juifs qui s'agitaient à l'instigation de Chrestus » (3)

Les autres auteurs païens, comme Plutarque ou Juvénal n’en parle jamais, alors qu’ils citent d'autres auteurs ont ont inventé des faux célèbres comme les « Actes de Pilate » ou la « Lettre de Lentulus » qui n’existe pas, ou autres billevesées comme les lieux saints, tous rigoureusement faux, tous inventés, « découverts » fort tardivement. Le Golgotha n'a été « inventé » qu’au IVe siècle et la fameuse Via dolorosa, le « chemin de croix » date du XIIe siècle..
Pourquoi donc accorder du crédit aux autres écrits ?

Carence des témoignages juifs
Etrangement, pas un témoignage, pas une ligne. Aucune allusion dans Philon d'Alexandrie, écrivain prolixe dont une Ere de Pilate, et dont sa philosophie du « Logos » à inspiré les premiers chrétiens, de toute évidence. Et que dire de ses disciples lorsque les apologistes affirment " il n'est guère de ses contemporains (à Jésus), même illustres, sur lesquels nous soyons aussi bien renseignés » nous pouvons douter de leur bonne foi. Il est étrange d’ailleurs que les Apôtres n’ont pas vénéré pas les lieux où Jésus, leur chef, serait né et mort. Quant au récit de la vie de Jésus et son œuvre, nous ne les trouvons que dans des documents chrétiens, ce qui leur enlève une certaine objectivité, évidemment

Comme mon précédent billet sur l’homéopathie ne fait pas un tabac, je vous livre un sujet qui devrait faire bondir le croyants pratiquants (Il me faudra bien revenir sur les pratiques et rites des religions) en direction de leur BIBLIOthèque, pour y rechercher leurs satanés bouquins, Ancien et Nouveaux Testaments et autres Corans.

N.B.Je ne suis pas historien, les précisions proviennent des Zététiciens que je fus humblement , moi aussi, il y a quelques temps en ce qui concernait les OVNI, autre ânerie.


(1) Ce qui ne prouvent pas l’inexistence de communautés chrétiennes, mais bien plus tard.
(2) Mais, mais l'on ne prouve pas l'historicité d'un dieu (Ou d’un héros) par la croyance de ses fidèles, sinon il faudrait croire à celle d'Hercule, d'Apollon ou de ...Tintin.
(3) )De plus, Christos et Chrestos sont deux mots différents, l'un signifiant " l'oint " (désignant une personne consacrée), l'autre se traduisant par " le bon " et faisant parfois office de nom propre.

15 avril 2008

CELSE L'ANTI-CHRETIEN

 

1926937893.jpgAfin de fermer la page d’un livre qui n’en finit pas de s’écrire, je vous propose un petit bout de chemin avec l’un des pemiers contradicteurs du christianisme de l’Histoire.

Le christianisme est, il faut enfin l’admettre, une secte avec toute l’acception du mot. Il est l’avatar né du judaïsme, avec un gourou et des adeptes qui bien entendu furent combattus par les pharisiens les vichystes de l’époque sous l’empire romain. Et cette date n’est pas un hasard. Reste à savoir ce qui est vrai dans cette histoire, pour les uns dont je fais partie un compte des Mille et Nuits avant l’heure. La particularité des sectes religieuses est une tentative se synthèse entre les sectes mères et des dogmes nouveaux. De tout temps, il y eut des hommes pour qui les mythes et légendes ne pouvaient être que des fables et dès l’essor du Christianisme il fut combattu par exemple par St Paul l’illuminé lavant de se convertir lors d’une attaque d’épilepsie en tombant de cheval..

Le plus connu de ses contradicteurs fut Celse, un philosophe et savant inspiré des grands philosophes grecs, en parfaite connaissance des autres formes de cultes de la contrée et du reste du monde qu’il pouvait connaître. Curieusement ses écrits qui datent vraisemblablement de la fin du second siècle, ne fut guère commentés par les docteurs de l’Eglise et son texte a disparu. Ce n’est que par Origène, qui, en lui répondant points par points par un ouvrage plus connu, que l’on retrouve presque la totalité de son contre/argumentaires.
Peu de gens connaissent son existence, moi le premier et c’est sur le conseil d’un ami que j’ai pu trouver vers les années 70, ce bouquin chez Gibert Jeune (pour les provinciaux la librairie la plus connue des étudiants du quartier latin) paru chez J.J Pauvert
Ce qu’il reproche aux chrétiens ou du moins à ses pères, c’est une sorte de « piratage » des religions et des courants de pensées qui les entouraient, sans compter les emprunts des religions précédentes et même des citations de philosophes. Il critique le christianisme sur le fond et la forme et on peut retenir plusieurs de ces objections piquées au coin du bon sens. Croyant traditionnel, il ne peut admettre qu’un Dieu, par un fils en chair et en os, puisse descendre sur terre, ce que les catéchistes expliqueront avec des circonvolutions et des pensées toutes faites. Bon, querelles de théologiens me direz-vous. Continuons. Par contre il devient percutant lorsqu’il aborde d’autres incohérences, et fautes des textes bibliques.
Un exemple ?
La mort de Jésus et sa résurrection qu’il prédit (1). Ce miracle est une donnée de plusieurs religions, je le cite : « Combien d’autres débitent d’aussi merveilleuses rodomontades pour abuser et exploiter la crédulité populaire ? »Il cite Zamilxie de Scythie, esclave de Pythagore qui, lui-même prédisait sa résurrection (Il faudrait en parler de ce génie) Il se gausse en narrant comment ce fils de Dieu, a besoin d’autrui lorsque renaissant, il est incapable de faire rouler la pierre qui clôturait son tombeau. Que seules de vieilles femmes- il écrit femmelette et comparses- témoignèrent de ce miracle. Il suffit aussi de quelques menues monnaies pour soudoyer les deux soldats romains qui devaient surveiller la sépulture. Ensuite il fustige les adeptes qui non seulement lâchèrent leur chef, mais ne firent rien pour le venger.
Il revient sans cesse sur la Bible et des juifs auxquels il n’apporte d’ailleurs que peu de crédit. Ce Dieu, qu’ils disent bon et miséricordieux, est plutôt irascible lorsqu’il dicte à Moïse de déclarer « Malheur à vous » lorsqu’il s’adresse aux sodomites et gomorhéeens.
Il se plaît à ironiser sur les querelles qui opposaient et opposent toujours les chrétiens et les juifs qu’il considère comme schismatiques par rapport aux premiers. Les premiers attendent toujours le Messie, tandis que les chrétiens, en la personne de Jésus de Nazareth ont cru le trouver. Ce qui se traduisit par « Juifs assassins du Christ » avec la suite que l’on connaît.
Celse a beau jeu de signaler que les prophètes hébreux annonçaient la venue d’un messie qui serait de descendance royale, de la cuisse, si je puis dire de David. Or l’identité de ce fils de charpentier ne correspond pas. D’aucun pour faire coller ceci avec cela mirent au point une explication si tordue que les juifs en rigolent encore. D’alleurs, une expression est restée dans le langage régional « Se quereller pour l’ombre d’un âne » Que je pourrais mettre en exergue de ce blog, tant nos discussions semblent vaines. Au passage, il peint ce pauvre Joseph comme un vulgaire cocu et que cette histoire d’anges, (Rien que deux) et de naissance divine n’est qu’une galéjade ou un pauvre alibi d’adultère.
Bien avant moi (Je plaisante) il s’étonne du moment la naissance du christianisme. Le Dieu des chrétiens écrit-il « [se] soit soucié de justifier les hommes dont auparavant il  n’avait cure? Il s’interroge également sur le fait que ce Dieu envoie son fils « dans un si petit coin du monde ? c’est se faire de Dieu une idée peu conforme à la sagesse et à la vraie piété. » Il enfonce le clou, si je puis dire en parlant de la rébelion d’Adam et d’Eve « [Ce démiurge] un si pauvre personnage [qui] dès le début, se montre incapable de se faire obéir du seul homme qu’il ait lui-même formé » Il clôt ce chapitre par ces mots « Les plus sensées d’entre les Juifs et les Chrétiens rougissent de toutes ces ridicules fictions, et, pour se tirer d’affaire, recourent à l’allégorie ».
Quand il aborde le problème du jugement dernier et du paradis promis par ce dieu, il se bidonne en pensant à toutes ces âmes réincarnées dans des cadavres ou squelettes. Il suit ici à la lettre l’enseignement des Evangiles. Là encore les théologiens vont couper les cheveux en quatre et nous parler d’un au-delà divin ou désincarné, ce que le commun des mortels n’a à foutre. Les mormons vont plus loin encore, en s’appuyant sur les Ecritures, notamment sur les leurs, ils promettent que tous les morts le jour de la fin du monde depuis qu’il est né. Cet apocalypse qu’ils annoncent imminente, mais dont ils reculent la date depuis la naissance de leur propre secte, fille du catholicisme- se retrouveront en famille ! ! C’est pourquoi dans leur Etat quasi autonome de l’Utah, est compilée la plus grande source de généalogie du monde.
Ensuite, Celse souligne et s’étonne que seuls les bons juifs seront assis à la droite du seigneur et le malheur est pour les autres qui rôtiront dans la Géhenne. Comme les raéliens de cet autre fumiste et les scientologues.

Pour terminer ces longues citations je voudrais relever la question qu’il posait aux chrétiens : « Qui de Moise l’Egyptien ou de Jésus le Nazaréen ment ?" Le premier sous les ordres de son dieu ordonnait l’extermination des autres tribus et l’autre la paix entre les hommes. « Dieu quand il a envoyé son fils, aurait-il oublié ce qu’il avait dit à Moïse en tête-à-tête ? Aurait-il changé  d’opinion et ainsi renié ses propres lois ?"

Nous voyons que depuis son origine les hommes ont rejeté cette fable et aujourd’hui ils continuent, plus nombreux qu’auparavant, surtout les religions qui en découlent.
Les croyants se défendent comme des beaux-diables et ne vont même pas jusqu’à imaginer que certains d’entre les hommes, comme cetains ici, pensent que ce Jésus de Nazareth n’a même pas d’existence réelle.
Tout comme Tintin (et Milou)

(1) La destruction du Temple prévue quarante jours après sa mort, mais qui n’a jamais eu lieu à cette date a posé plusieurs questions à certains chrétiens et insufflat en-eux le Grand Doute.

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