23 avril 2008

UNE FAUSSE SCIENCE



> Un bouquin à lire, si le sujet vous intéresse, malgré tout , un  sujet secondaire.
         Cette idée émerge au début du 19ème siècle (1790) par les travaux de C.F.Samuel Hahneman, médecin allemand né en 1755, qui se basait sur le principe, (mal traduit d'Hippocrate, cinq siècles avant notre ére) de la loi de similitude. Le traitement consiste à guérir le mal par le mal, par administration à dose infinitésimale d'une médecine. Celle-ci aiderait le corps à se défendre contre l'attaque empirique du  mal qui serait  un tout. Notre docteur connaissait bien la toxicité de certaines des produits employés. C’est pourquoi il opéra à partir d'une dilution au centième de teinture mère de phosphore dans de l’eau (en latin phosphora 15 ch) Substance mélangée avec 99 parties d'alcool à 70°. Cette potion est ensuite malaxée quinze fois de suite. A ce degré il n'existe plus une seule molécule de teinture mère ! Ce traitement garderait selon les homéopathes désireux de paraître sérieux, une trace magnifiée du produit initial. Ce postulat est issu d'une vieille lune de l'alchimie, qu'est la mémoire de l'eau ; D'où son action hypothétique sur les pathologies.
Action et controverse
 Le Conseil de l'Ordre ne reconnaît pas l'homéopathie comme une qualification médicale.Des études sérieuses d'évaluation de son efficacité eurent lieu en Allemagne, mais les résultats ne furent guère probants. Certains résultats ont été constatés, ils sont d’abord liés à une écoute plus profonde et personnelle par le médecin, mais expliqués par l’effet placebo.
Sa pénétration
    Cette vogue disparaît aux Etats-Unis, elle comptait, en 1860, treize mille médecins homéopathes et peu à peu disparaissent. Sur le vieux continent, les homéopathes se plaignent que leur méthode est en butte à la vindicte de la médecine allopathique, par jalousie. Ou bridée  par la puissance des laboratoires qui freineraient l'essor de cette médecine et sa plus grande pénétration sur le marché.
 Outre les frais engagés par les consultants auprès des homéopathes non-médecins, et ils sont très nombreux, cette discipline offre certains dangers (abandon du traitement classique en cours). Evitons de lier comme certains adeptes le font, cette pratique avec une médecine dite "naturelle", (ou phytothérapie, néologisme inutile) celle des plantes. L'originalité résiderait dans le mode d'administration des extraits naturels: infusion, décoctions. Il s'agit tout bonnement de la partie pharmacologique classique qui fit la gloire de nos herboristes et autres apothicaires. Par contre, en Afrique et en Chine par exemple, cette médecine ancestrale mais élaborée, enregistre certains résultats.  Médecine d’appoint certes mais efficace. Toutes les vertus thérapeutiques des plantes, ont été explorées par la chimie organique des grands laboratoires qui ne salarient pas que des idiots. En août 2005, le « Lancet « publie une méta-analyse de Aijing Shang et coll. dont la conclusion semble en effet trancher le débat sur l’efficacité des médicaments homéopathiques : « Cette pratique n'offre aucun intérêt » (à part celui des charlatans).
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Pendant longtemps, arguant du principe d'adaptation au patient, les homéopathes ont rejeté la méthodologie ordinaire de test d'efficacité (en effet, le test en double aveugle est basé sur la constitution d'un groupe de patients présentant la même maladie, alors que l'homéopathie entend soigner des patients et non traiter des maladies).
Ne me parlez pas de l'Oscillococcinum, un attrape gogo de chez Boiron.

En Europe, l'homéopathie est un produit devant obtenir une autorisation de mise sur le marché, bien qu'il puisse être dispensé d'étude clinique préalable
Les controverses sur l'homéopathie portent essentiellement sur deux questions :

   1. l'homéopathie a-t-elle un effet supérieur à celui d'un placebo ?
   2. les solutions fortement diluées (presque toutes celles de la pharmacopée homéopathique) peuvent-elles avoir un effet biologique, alors que la chimie nous apprend qu'à ces dilutions, il n'existe plus aucune molécule de la teinture mère ?
Actuellement, la réglementation française impose que l'efficacité d'un médicament soit prouvée par des essais cliniques réalisés en double aveugle : l'effet du médicament est comparé à celui de son placebo ou d'un médicament existant, sans que le médecin ni le patient ne sachent lequel est prescrit, et pourtant la Sécu prend en charge les petites gélules.
Conclusion
Comment être sceptique quand il s’agit de cette autre vérité toute faite et adeptes d’une thérapie de rigolos ? En étant crédopathe, c’est-à-dire croire à tout ce qui brille mais n’éclaire pas. On peut être athée et être superstitieux ou, comble du comble accorder du crédit à l’astrologie.
Sapristi !