22 juin 2009
SOULEVONS LE VOILE DE LA BURKA

« Il s'agit d'un problème tout à fait important au regard essentiellement de la condition des femmes. Il faut savoir quels fanatismes ou pressions familiales sont en jeu ». Robert Badinter
D’où vient cette question de Burka dont nous avons déjà parlé ici ? De la réponse ambiguë de Sarkosy à Obama qui au Caire et en France a reparlé de la liberté des femmes à s’habiller comme elles veulent ? Un gage envers un islam plus macho que religieux, mais certainement pas un soutient aux millions de femmes qui ne sont pas libres de leur choix, sujettes à une exigence religieuse, culturelle et patriarcal.
En Europe en France en particulier où règne une paix, précaire certes, entre l’Etat et les pouvoirs religieux, c’est le laïcisme qui est le garant de la paix civile et du libre choix de sa religion. De là est née la règle de ne pas afficher au nez d’autrui sa confession qui doit rester intime.
Toutes les coutumes arabo-islamiques sont étroitement liés avec la culture et la religion souvent contraignantes et souvent non fondées. Prenons l’exemple du Coran, les oulémas ont un mal fout à trouver une ligne ou un texte formel imposant le port du voile et encore moins de la Burka, cette carapace-cage qui n’existait certainement pas à l’époque de son écriture. C’est une lecture trop orientée et subjective que des membres sectaires, rejetons de l’Islam, ont inventés cette coutume du voile, plus par machisme et sexisme que par l’étude des Ecritures.
Aussitôt on nous ressort sur tous les plateaux de télé, la liberté individuelle et le choix d’adhérer à une confession, le même argument concernant la scientologie ou les adorateurs « du Boudin Blanc » On condamne le plus justement possible les mères qui mutilent leurs filles et autres pratiques sectaires, pourquoi ne pas inclure dans la législation la condamnation du port de la Burka comme signe ostentatoire de religion ? Parce que cela est déjà prévu dans les textes et qu’il faut y faire appel.
Les millions de musulmans qui vivent sur le sol européen n’exigent plus ou n’exigeront pas le port systématique du simple voile, pourquoi en serait-il autrement pour cette carapace manifestement insupportable pour celle qui la porte et qui la fait ressembler à une apicultrice au boulot.
Certains font allusion à la sécurité, alors que l’on interdit le port des cagoules dans les manifestations d’employés de banque, irions nous à accepter la burka dans les manifestations anti-sionistes ? Le 8 juin 2009, une soixantaine de députés de toutes tendances, emmenés par le député PCF de Vénissieux (Rhône) André Gerin, ont déposé une proposition de résolution pour la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le port en France de la burqa ou du niqab.
Beaucoup de bruit pour rien d’après moi, pour un peloton d’emburkanées. Sinon posons nous la question, Pourquoi tant de vaines discussions et une unième commission ?
S’agirait-il, en réalité de contrer une tendance islamique de conversion sournoise, ou d’évangélisation comme disent les chrétiens. Lorsque l’on approche de ces jeunes femmes peu nombreuses il faut le souligner, on s’aperçoit que dans un grand nombre de cas il s’agit de jeune européenne endoctrinée et marié généralement avec un barbu. Les seuls burkas qui circulent dans nos villes et campagnes sont des actes militants ou sectaires. (1) Et lorsque l’une d’elle affirme vouloir s’exiler dans un pays musulman il est facile de lui poser la question de savoir pourquoi des femmes de là-bas, elles aussi bonnes croyantes, se battent pour sa suppression.
Il s’agit de s’attaquer au vrai problème, celui qui concerne l’égalité des sexes en appliquant la loi et celle qui prévoit la défense des femmes opprimées. Derrière la grille ne cachent-elles pas les mariages forcés ou des interdictions diverses.
Il faut quand même souligner que ce débat en Europe, fait rigoler les Oulémas.
Beau jeu pour eux de citer Saint Paul qui, le premier, a imposé le voile aux femmes. « Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef. Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef: c’est comme si elle était rasée. Car si une femme n’est pas voilée, qu’elle se coupe aussi les cheveux! Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se voile" 1re Epître de Paul aux Corinthiens - chapitre 11. Où lit-on de pareil truc dans le Coran ?
Les mêmes Mollahs sont hilares lorsqu’ils nous mettent sous le nez les images de nos bonnes sœurs enfermées dans des couvents. Ou coiffées d’un voile et il n’y a pas si longtemps d’une Cornette ridicule ! Lesquelles sont-elles librement fait un choix ? Sont-elles plus libres que la musulmane voilée et marié ?
Réactions des responsables musulmans en France.
Le CFCM Conseil français du culte musulman « s'interroge sur l'opportunité réelle d'une telle démarche »[ la commission] et fait part de sa « profonde préoccupation quant à la façon dont est évoqué ce sujet qui risque encore une fois de stigmatiser gravement l'islam et les musulmans de France ».
«En France, il n’y a pas de nécessité de s’affubler d’une couverture des pieds à la tête ou de se cacher derrière une burka grillagée», a encore dit Dalil Boubakeur, déplorant un comportement «lié à un excès, une radicalisation». «La burka et le niqab ne sont pas des vêtements dont l’Islam fait obligation à ses croyantes de porter...d’autant plus que, les musulmans de France étant majoritairement issus du Maghreb ou de l’Afrique, ce type d’accoutrement serait là-bas du plus exotique!»
Enfin pour en revenir à la critique fondamentale des religions et leurs pratiques, en tant qu’athéiste militant, je constate que sur un terrain aussi mineur que celui-là, c’est encore la question religieuse qui sème le trouble.
Tiens à la télé je vais regarder un fameux programme : ‘GUIGNOL A VERSAILLES’

(1) La burka est à l’origine le vêtement traditionnel des tribus pachtounes en Afghanistan
17:06 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (42) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : burka, burqua, voile, salafisme, islam




