21 juillet 2008

IL FAUT QU'ELLE METTE LEs VOILES


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Saisi en appel, le Conseil d'État, a confirmé le refus d’accorder la nationalité française à une Marocaine de 32 ans, mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France, au motif qu'elle « a adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion » [le port de la burqa] lors de rencontres avec la police et les services sociaux.
Faut dire qu’elle est gonflée la nana, mais en réalité elle ne fait qu’obéir à son mari un salafiste pur et dur. (1)
Cette imposition est revendicative et spécieuse, puisque cette femme ajoute qu’elle ne le portait pas au Maroc. Or j’ai fait plusieurs séjours au Maroc, Casa et Marrakech, jusque dans des bleds de l’Atlas, sans guide, au pif, et je n’ai jamais vu la queue d’une burqa ? Quelques voiles sans plus.

D’ailleurs, sur un autre terrain plus prosaïque, il est vrai, on ne se présente pas chez les pandore ou à la sécu habillée en « Fantôme de l’Opéra ».Qui pourrait se cacher derrière un truc pareil, Rachida Dati ?

Rappelons que la laïcité exige que le port d'un signe excessivement distinctif, soit interdit, justement pour éviter ce genre de problème qui prend de l’ampleur. Est-ce l’échec des politiques d’assimilation ou d’intégration ?
Certainement pas, ce cas particulier n’est qu’une provocation intégriste ou d’un prosélytisme politique, un pléonasme sans doute. C’est justement pour cela qu’il faut être strict et ne pas tout accepter, les pratiques, les coutumes, les traditions, qui outre le fait qu’elles soient dépassées, la plupart du temps misogynes, ne sont pas solubles dans les nôtres. Ce qui me fait dire, en passant, que les politiques d’intégration ou d’assimilation comme celles de l’Angleterre (multiculturalisme) ou des USA (communautarisme) sont incompatibles avec notre notion de liberté et de laïcité.

Nous nous sommes attaqué à l’excision et l’infibulation, ne faiblissons pas en acceptant ce genre de « toilette » Il faut tenir bon et aller plus loin : interdire le voile et autre tchador dans les lieux publics, ce que Kemal avait hésité à faire en Turquie. Ce que Pahlavi avait réussi à faire en Iran, libérant ainsi des millions de femmes de ce carcan qu’elles s’empressèrent de jeter par-dessus les moulins. (En Iran , des moulins ?)
Faut-il une loi pour les interdire totalement ? Non pas, laissons appliquer nos lois actuelles qui sont suffisantes.

Fadela Amera estime que ce genre de décision [ Refus de la nationalité] devrait permettre à des milliers de filles de se libérer des pratiques et coutumes, quelquefois religieuses dont on a perdu l’origine et surtout ? de l’exigence des grand-frères endoctrinés. Elle va jusqu’à dire que : «La burqa, c'est une prison, une camisole de force, ce n'est pas un signe religieux,  mais le signe visible d'un projet politique totalitariste prônant l'inégalité des sexes et qui porte en soi l'absence totale de démocratie »

Bravo Fadela ! Mais reviens ! ! En échange de Jack Lang.

(1) Salafistes : membres de sectes para-musulmane, interdites au Maroc ( salades internes à l’Islam), ils endoctrinent des femmes dans l’espoir de multiplier des cellules familiales. Ils se disent musulmans, mais prêchent pour l’exclusion de tout ce qui n’est pas de leur bord y compris les autres mahométans, encore plus les non-croyants. Car il s’agit d’exacerber les différences avec «les autres», c’est-à-dire tous ceux qui n’adhèrent pas à la secte.

P.S Dans sa version authentique la burqa' (en Arabe burqu'en arabe برقع ) est une pièce de tissus généralement noire ne couvrant que le bas du visage et accroché à  un serre-tête frontal et  un tube métallique généralement en or passant devant le nez. Il n'est pratiquement plus en usage.

Voir mes  précédentes notes :

http://www.hautetfort.com/admin/posts/post.php?post_id=1502641&evnt=editPost

http://atheologie.hautetfort.com/archive/2008/03/13/rien-...