18 décembre 2009

TAXATION DES BONUS

 

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< On n'en parle plus de celui-là

Selon la presse Christine Lagarde « a mis fin au suspens » en annonçant que le taux de taxation des bonus au titre de l'année 2009 des traders sera finalement de 50% à partir de 27.500 euros et que les parlementaires débattront de la question en janvier prochain. Contrairement à ce que dit l'agité de l'Elysée, qui rappelons-le y était hostile, la France prend donc le train en marche lancé par Gordon Brown.

Aussitôt l opinion publique se félicite de cette mesure qui reste à être accepté par le parlement et applicable par un décret. Enfin une mesure populaire. « C'est pas une honte madame Michu, ces bonus de golden-Boys..?. Seulement voilà si on lit bien la suite, elle laisse entendre que cette «taxe exceptionnelle à circonstance exceptionnelle» ne serait pas reconduite. Premier foutage de gueule. En effet certaines taxes sont exceptionnelles alors que celles des contribuables de base ne le sont pas. On nous parlait de taxer les bonus d'une manière pérenne, pas de faire semblant de 2.000 et 3.000 mectons.

Reste à définir les bonus concernés : versés en actions, en stock-options déjà soumis à taxe de 42 %, ou en numéraire ?. Et quid des salaires contractuels , doit-on s'attendre à des conflits auprès des prud'hommes ? (Une réflexion d'un ancien du bâtiment) Soudain le trouble s'empare de moi, se fouterait-on une seconde fois de nos tronches ?

Dans le pire des cas nos traders qui rapellons-le sont des salariés productifs de leur boîte, prendrons plus de risques pour obtenir les mêmes résultats qui gonfleront les bénéfices des banques. Taxer leur bonus n'entraînera pas une baisse de leur objectif, qui est de faire du fric.

De plus les banquiers ont plus d'un tour dans leur sac. Un ancien banquier affirme que « la ponction sera facile à éviter ».En vue de limiter la charge du nouvel impôt, le salaire de base pourrait être aussitôt relevé. Le versement d'une partie du bonus pourrait être reporté à l'année budgétaire suivante. "Les banques françaises ne vont pas distribuer moins de bonus mais elles vont les distribuer différemment", prédit un associé du cabinet de chasseurs spécialisé dans la finance

En outre les cadors du métier, si cette mesure s'avérait reconductible, ne se gêneront pas à se délocaliser, leur patron savent très bien le faire en exportant leurs salles de marchés, à Singapour aux USA et bien sûr en Suisse.

Dans la même optique les banquiers français qui ne sont pas des crétins s 'entourent, au cas où, de spécialistes du droit des affaires et constitutionnels pour trouver la parade. En effet une loi ne peut avoir d'effet rétroactif. Or, il s'agira ici d'un texte voté en 2010 qui concerne des revenus versés au titre de l'exercice 2009.

En réalité, on ne s'attaque pas au fond du problème qui est le capitalisme financier qui a toujours su surmonter toutes les difficultés en balançant les uns contre les autres des millions de pauvres types dans des guerres et assassiner des hommes politiques, Ce système ne va pas se laisser emmerder par un petit Français et son copain anglais .En Grande-Bretagne on est en période pré-électorale, cette décision n'est donc qu'un geste électoraliste destiné à l'électorat travailliste. Un coup pour rien d'allers que cette taxation des bonus ne vise que la période du 9 décembre 2009 au 5 avril 2010. Les traders de City ont l'habitude de toucher leurs bonus en Février, l'an prochain, ils ne les toucheront qu'à partir du 6 avril, la belle affaire. En France, nous verrons donc ce qu'il va rester de cette mesure «révolutionnaire» après les amendements.

Il n'est pas question ici de défendre la cause des traders qui ont des revenus dingues et qui ont fait vaciller un moment le système lequel retrouve son équilibre comme toujours en laissant des millions de chômeurs sur le carreau.

Moraliser le capitalisme, il disait, nos voix qu'il voulait.

Je sais bien que ce problème de taxation des bonus, passé l'effet d'annonce démagogique, n'intéresse pas grand-monde surtout pas celui des invités des restaurants du cœur, mais je demande tout de même jusqu'à quand va durer ce mépris des Français avec de tels bobards, de débats inutiles, de clips ridicules, de bourdes quotidiennes, de volte-face, de déclarations insanes et suffisances sarkozienne, va-t-on attendre 2012 pour qu'enfin on se remue ? Des chômeurs aux retraités, des employés de banque aux postiers, du personnel hospitaliers aux sans abris involontaires, qu'ils se réveillent ?

Je n'est pas l'habitude de dire du mal du président de la république, c'est pourquoi je le préviens, je ne voterais pas pour lui, si sa femme le laisse se représenter à l'élection présidentielle.


(1) Le versement de bonus doit désormais être échelonné sur plusieurs années, conformément aux recommandations du G20. Les primes différées en 2010 et 2011 seront-elles concernées par cette mesure censée ne pas être reconduite?



07 août 2009

BONUS MALUS

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Un porte-parole de la banque BNP-Paribas a déclaré que le calcul du journal Libération était bien exact. Sa banque devrait bien verser près d'un milliard d'euros à la fin de l'année même s'il ne s'agit pour l'heure «que d'un montant virtuel » Il s’agit de provisions, souvent un truc comptable (en plus) pour soumettre un bilan plus présentable au fisc.

Un milliard, ce qui représente 59 000 euros en moyenne par salarié. (1) J’en connais une, au guichet de la Gare de Lyon qui espérait devenir riche, manque de pot cela concerne les 17.000 salariés de l'entité « Corporate and Investment Banking (CIB) » spécialisée dans la spéculation, ces manœuvres empreintes d’immoralité financière que Sarko prétend vouloir éradiquer. La BNP-Paribas a touché 2,55 milliards d'euros de la part de l'Etat lorsque celui-ci a distribué des aides pour sauver les banques et est actionnera à hauteur de 17 % nous attendons la réaction des administrateurs lors de la soumission de l’enveloppe globale, sommes versées en 2010 sauf catastrophe bien entendu, mais au train où vont les choses, c’est dans les poches mes kikis.
La direction de cet établissement bancaire applique les règles édictées par le G20 de Londres, tout en faisant allusion aux banques américaines qui ne les appliquent pas et qui versent encore plus de pognon qu’elle. En effet les chefs d’Etat réunis dans le cadre de cette réunion  ont, non pas proscrit ces bonus, mais édicté « des règles pour éviter les dérives qui ont favorisé la crise

Devant un tel scandale médiatique, paniquade générale dans le monde bancaire à tel point que son directeur général refuse d’en parler.

Le PDG de la Société Générale a aussitôt annoncé que les bonus octroyés par sa banque le seront cette année en fonction des comportements et pas seulement des résultats de ses traders. Encore plus élitiste, des bonus pour les lèche-bottes ou les Kerviels Brothers en puissance ! La Générale deuxième banque française a annoncé un bénéfice net de 31 millions sur les six premiers mois de l'année.

Pourtant les banques s'étaient engagées à mieux encadrer les bonus afin de limiter les trop fortes prises de risque des traders. (2) Mme Lagarde en remettait une couche le mois dernier en les mettant en garde contre le retour de ces «vieilles pratiques».
une  «honte absolue». Soit cette dame se fout de notre tronche, soit elle ignore tout du monde du fric. Etant donné son parcours professionnel je pencherais pour ma première proposition.
En février 2009, un accord entre les banques et les autorités de régulation devait être soumis à Bercy. Un « code éthique » soumis au gouvernement, devait s'appliquer pour les primes versées au début de 2010. Lors de son intervention radiotélévisée, jeudi 5 février, Sarkozy a fustigé le système de rémunération de ceux qu'on appelle les traders, « Ça a conduit à la catastrophe que l'on sait, a-t-il dit. Allons-nous le voir s’extirper de son transat et re-fustiger ces patrons et retourner vite se reposer activement chez la belle-doche ? Ou Lagarde faire les gros yeux ? Estrosi parle d’un contrôle de la Banque de France, laquelle vérifiera le bien fondé de ces bonus. Comme si ces commissions n’étaient pas causées ?

Aux U.S.A, les salariés de Goldman Sachs ont été informés qu’ils pouvaient s’attendre à recevoir les plus gros bonus en 140 ans d’Histoire de la banque : 11,3 milliards de dollars. Le plus faux-cul de la bande est son patron qui recommande à ses goldens boys d’être discret dans leurs dépenses. Sûr que les mecs ne vont pas acheter de Rolex et de Rayban à 150 $ la paire. La réaction outrée d’Obama par le même genre de scandale qu’ici est plutôt marrante, mais lui au moins avait taxé les bonus ce que son « copain à talonnette » n’a pas osé faire. De toute façon cela ne changera rien.
Pourquoi cela ne bougera pas ? Parce que nos économies sont prisonnières du système capitaliste dont les dirigeants que nous venons de citer en sont à la fois les thuriféraires car bénéficiaires et en même temps, captifs. Je cherche le qualificatif pour nommer ce genre de phénomène. Aujourd'hui, Obama et ses confrères ont peu de moyens, sinon pas du tout, pour contraindre les banques à arrêter ces pratiques. Face à la « firme » (le surnom de Goldman ) le chef de la plus grande puissance du monde doit s'incliner.

Le plus grave dans ces distributions de bonus c’est non pas la forme, quoique, mais le fond. Je m’explique : payés en fonction de leurs résultats les goldens boys vont forcément entraîner leurs positions vers des situations plus risquées, et entretenir ainsi ces marchés douteux, ce qui devra déboucher sur une nouvelle crise financière qui engendrera encore une fois une crise économique.

Madame la ministre des Petites Economies, vient de nous en sortir une bien bonne qui fait surtout marrer les banquiers invités à se faire souffler dans les bronches pour la frime à Matignon. Sans Fillon et sans......Lagarde. Laquelle est contre une loi, contraignante donc, encadrant la distribution des bonus, arguant que les autres places mondiales n’en feront pas autant. La finance internationale aux manettes, bloque toutes ententes internationales sur le sujet et elle le sait.« Je crois aussi beaucoup au principe de la transparence. Dès qu'on met au grand jour un certain nombrere doit revenir de rémunérations, le sens de la mesu » a-t-elle dit. C’est pas une belle déclaration ça ? Mais le plus fort c’est Sarko, (3) il reconvoque la profession à la fin du mois pour leur répéter qu’on ne peut rien faire contre-eux au sujet des bonus.

Même si c’était vrai, ce n’est pas une raison pour se foutre de la gueule du monde à ce point. Même pas honte.

Et pendant ce temps-là on ne parle pas des stock-options, salaires mirobolants, les parachutes dorés et primes d’embauche.

(1) Le système de répartition des bonus est faite par les chefs de services des traders jusqu’aux dactylos en fonction de leur salaire et de leur poste.

(2) A noter qu’il n'existe pas de malus pour les opérateurs qui causent des pertes.

(3) Titre lèche-bottes du Parisien : « Pas de répit pour Nicolas Sarkozy. Depuis sa maison de vacances au Cap Nègre (Var), le chef de l'Etat français a décidé de convoquer le 25 août prochain le secteur bancaire et financier à l'Elysée ".

19 octobre 2008

MARX A L'UMP

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"Le capitaliste n'a aucune valeur historique, aucun droit historique à la vie, aucune raison d'être social, qu'autant qu'il fonctionne comme capital personnifié. Ce n'est qu'à ce titre que la nécessité transitoire de sa propre existence est impliquée dans la nécessité transitoire du mode de production capitaliste. Le but déterminant de son activité n'est donc ni la valeur d'usage, ni la jouissance, mais bien la valeur d'échange et son accroissement continu. Agent fanatique de l'accumulation, il force les hommes, sans merci ni trêve, à produire pour produire, et les pousse ainsi instinctivement à développer les puissances productrices et les conditions matérielles qui seules peuvent former la base d'une société nouvelle et supérieure.
Le capitaliste n'est respectable qu'autant qu'il est le capital fait homme. Dans ce rôle il est, lui aussi, comme le thésauriseur, dominé par sa passion aveugle pour la richesse abstraite, la valeur. Mais ce qui chez l'un paraît être une manie individuelle est chez l'autre l'effet du mécanisme social dont il n'est qu'un rouage
".
K.Marx
Notre barbu avait mis sur le papier ce qui devait arriver. L’accumulation de capitaux et l’accumulation des conneries faites pour la pérenniser.

Aujourd’hui le seul système économique qui existe est le capitalisme. Une autre expérience a été tenté et pour de multiples raisons  elle a échoué, seule la Chine et quelques pays satellites se targuent de la poursuivre. Un seul pays, la Russie grâce à l’appropriation collective de l’industrie et des terres a pu sortir une société de l’ornière. Dès la chute du communisme elle se prosterne devant le système adverse et je dis bien adverse, le capitalisme.
Ce mot, plus personne ne voulait prononcer tant il était incongru, capitalisme cela faisait vieux jeu genre « Les Maitres des Forges» les « Cent familles", les romans de Balzac et Zola. Les tenants du système eux mêmes, inventèrent d’autres mots comme libéralisme, néo ou ultra-libéralisme.

Pour eux c'est comme si le capitalisme était une loi naturelle et gare a ceux qui viennent nous mettre des bâtons dans les trous du carrosses ,on a fait des guerres pour çà, en commençant par celle de 1914 et les autres. Personne n’était capitaliste et ceux qui combattaient cette idéologie étaient des rêveurs, des fumistes ou des utopistes, sinon des terroristes ou des traîtres à la république, qu’il fallait éliminer du jeu. Anticapitaliste=antirépublicain, entraînés par leur suffisance les gros bonnets  agitaient le spectre de l’anarchie. Manque de pot l’anarchie partage avec les libéraux l’idée que l’Etat est l’ennemi. Les nationalisations ? La ruine, l’Etat providence ? Un gros mot.
Comme prévu non seulement depuis quelques années, par Marx dès la fin du 19ème siècle, ce système éclate, forcément, une fois sous la forme d’un krach historique en 1929, puis par d’autres et aujourd’hui comme un gratte-ciel qui s’écroule sous la forme d’une crise financière qui n’en finit pas de se terminer comme dirait l’autre. Et que voit-on ? Tous ses acteurs, les dirigeants de nos sociétés qui engrangent des milliards et qui cotent au CAC 40, nos dirigeants politiques tous thuriféraires et adeptes de ce système qui  sortent des milliards de dollars et d’euro, se mettent à renier ouvertement leurs convictions en matière économique et donc financier. Ridicules. Là encore on nous endort avec des mots à la noix, comme économie réelle ou croissance molle, et l’on nous prends pour des imbéciles. Car il faudra bien un jour payer les pots cassés, et comme la politique sarkosienne est une application pure et dure, ce seront les plus démunis qui vont raquer, les plus riches seront protégés par le bouclier fiscal, tandis que la classe moyenne se paupérisera un peu plus.capitalisme.jpg

Si ce n’était pas sérieux on pourrait rire de cette pantalonnade. Et je nationalise à tour de bras, te sort des chiffres indécents eut égard au tiers et quart-monde, sans honte de s’être trompé et d’avoir trompé. De voir à télé Sarko dire qu’il veut moraliser et encadrer le capitalisme, en sortant du Fouquet’s (ou presque) cela me fait rire. Dans quelques temps on va nous ressortir Karl de l’armoire et prononcer sous les ovations son nom aux tribunes de l’UMP avec Ernst et Engels en toile de fond.

Les tenants du système actuel vont bien faire tout ce qu’ils peuvent pour parvenir à un nouvel équilibre, en tentant soit de « restaurer la confiance », soit en prenant de sévères dispositions. Renationaliser ? C’est en train de se faire. S’attaquer aux parachutes dorés ? De la fumée aux yeux. Le problème est qu’ils n’y arriveront pas. Ils sont donc impuissants. les altermondialistes et bien d'autres ont donc compris qu'il fallait réfléchir à mettre au point autre chose.
Comme toujours, je pense qu’il serait bon pour comprendre ce qui se passe de faire un petit retour sur l’histoire de ce que l’on entend par capital et capitalisme.

09 octobre 2008

OUAAHH, LA CRISE !

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Ne retirez pas d'agent liquide, voilàce qui est arrivé aux épargants allemands entre les deux guerre, des billets de 100 Milliards de reichsmark
Je ne voudrais pas être prétentieux mais aujourd’hui, va ne va pas trop bien dans notre monde social et économique. Dans celui de la finance encore moins, les bourses mondiales s’affolent, dépriment, s’effondrent et repartiront dès qu’une petite bonne nouvelle leur parviendront. Je me demande si la solution ‘temporaire’ ne serait pas de fermer les Bourses mondiales tant le marché est faussé et d’interdire définitivement le marché à terme et à découvert.
Ce tsunami, est l’occasion pour une multitude de « spécialistes » et économistes distingués, des enfonceurs de portes ouvertes de se pavaner et dire « nous l’avions annoncé ». En réalité, nous sommes dans le caca comme prévu par la moindre brève de comptoir et il n’a pas à la tête de l’Etat un Winston Churchill qui sommeille, pour nous le dire. Je voudrais rappeler les déclarations rassurantes et loufoques de certains pieds-nickelés qui s’agitent dans leur ministère, mais j’ai honte pour eux et n’en ferais rien.
Je sais pour l’avoir pratiqué professionnellement que la bourse n’est pour le petit porteur qu’un pari sur l’avenir, de même pour le boursicoteur et que tout est basé sur la confiance et les rumeurs, c’est pourquoi il est naturel que les dirigeants de ces grandes affaires, qui engrangent d’énormes profits, tentent durant la tourmente de paraître optimistes, mais lorsque ce sont nos dirigeants politiques qui le font cela sonne faux, comme toujours.

La vraie question est comment sortir de ce merdier, qui n’est probablement pas terminé, car il reste le marché des « dérivés », ces auto-assurances et autres magouilles, montages bidons sur des crédits peut-être moins pourris que les subprimes, un marché qui représente une masse de capitaux à la dérive (Oncle Bernard nous parle de 60 milliards d’Euro) qui sè il explose serait un drame d’une autre ampleur. Mais soyons optimistes.
Lorsqu’on voit les gesticulations dérisoires de tels ou tels chefs d’Etat européens qui se réunissent à 4 en prenant les autres pour des moins que rien, puis à 27 pour se foutre des coups de pieds sous la table et sortir en disant comme Mme Merckel «  chacun sa merde » il y a de quoi s’inquiéter et et considérer que l’Europe telle que l’on nous fait miroiter vient d’exploser, les traités de Maastricht et Lisbonne à la poubelle.
Et je te débloque des milliards d’euros pour sauver des banques, en Angleterre, en France et en Allemagne (au fait on ne parle pas de la Suisse, vais-je y laisser mon pécule ?). Autant nous le dire carrément, vous allez payer et ne pas ergoter sur les mots comme « croissance négative » ce qui ne veut rien dire et fait passer son auteur pour un imbécile.
Cette crise est le résultat du dogme capitaliste ou du libéralisme, comme vous voulez, celui de l’économie de marché qui selon ses laudateurs, réglerait toutes les exagérations du système par l’offre et la demande, la fameuse concurrence. Au quotidien on voit bien ce qui se passe, par exemple chez les fournisseurs d’accès internet ou de téléphonie mobile qui se partagent le marché, avec un tarif quasi unique.
Mon professeur d’allemand avec qui nous avions engagé la question avait une théorie tout à fait valable : la concurrence est le moyen de faire plier le rival, le boucher d’en face, sous le poids des investissements publicitaires et enfin seul, de faire payer le client pour effacer leurs coûts.
Mais revenons sur l’économie de marché en lisant ce qu’en dit « Oncle Bernard » de Charlie-Hebdo : « La psychologie des foules est finalement le grand moteur de l'économie. Le marché ce n'est pas l'offre et la demande, comme le croient les vieux économistes, mais le mouvement de foule [...] qui panique et favorise un effondrement. Il n'y a pas plus moutonnier qu'un marché. Tout marché est dominé par l'imitation, le mimétisme{...] le bouche à oreille, la rumeur favorisent le mimétisme » Et en ce moment les boursiers se disent : oh la la, si le plan de sauvetage est aussi gros, c'est que la situation est beaucoup plus catastrophique que l'on ne croyait ! Vendons, vendons !.« le capitalisme ne connaît aucune pédagogie, pas même celle de la catastrophe ».
Je rajoute à cette analyse une donnée dont on ne parle plus depuis 68, la surconsommation. En effet poussées par la rentabilisation des investissements du capitalisme et l’appât tout simplement du gain, les industries nous ont mis sous le nez des produits inutiles ou superfétatoires, sur lesquels nous nous sommes rués et qui n’ont quelquefois rien avec le progrès.  Allons nous renoncer à la consommation effrénée de tranquillisants (quoique qu’en ce moment on peut comprendre) aux téléphones portables et Internet ? Le premier qui me traite de réac aura droit à deux minutes de Carla Bruni.

1929 1.jpgLa similitude spécieuse avec la crise de 1929 qui n’avait pourtant rien à voir, pourrait faire froid dans le dos, lorsque l’on connaît la suite. Je parle de l’époque hitlérienne, sachant tout de même que l’Allemagne fut elle aussi ruinée et qu’il lui fallut une guerre une industrie militaire et une guerre pour se redresser avant que les Américains décident d’arrêter les frais. Aujourd’hui leurs banquiers peuvent dire : « «Nous, Américains, sommes très reconnaissants aux banques européennes qui ont acheté nos produits financiers toxiques, car sans cela, la situation serait encore plus grave» (Joseph Stiglitz) En échange de ce «service», ils nous proposent de nationaliser les établissement de crédit et les réassureurs en difficulté et banques
Ce qui permet à Besancenot de dire : « Plutôt que de nationaliser ces banques-là, ce que je propose c'est de (les) réunifier dans un seul et même pôle public, un nouveau service bancaire unifié, non pas sous le contrôle de l’état mais sous le contrôle des salariés, des usagers, des consommateurs" Pour un peu Olivier nous ressortirait l’autogestion du placard. Seulement voilà cher anticapitaliste, cela s’appelle une concentration et débouche sur des milliers de suppression d’emplois.
A voir un peu long mais instructif.

24 septembre 2008

LA CRISE EST DEVANT NOUS

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Bien qu’elles se tiennent, il ne faut pas confondre la crise boursière et la crise financière. La première n’étant que tributaire de la seconde et la chute des cours résulte de l’affolement des professionnels et petits porteurs -c’est la fameuse crise de confiance dans la gestion des sociétés- qui par trouille de perdre leurs investissements vendent « au mieux » mais ne trouvent preneurs qu’à vil prix, ce qui fait la joie d’autres investisseurs. Les titres ne se volatilisent pas, en 1929 : exception la crise était telle qu’il n’y avait plus d’acheteurs du tout.
Ce cataclysme provient privent de plusieurs sources, tout d’abord de l’escroquerie des prêteurs, banques en général, qui financent des crédits irrécouvrables, des prêts à des particuliers à des taux et conditions exorbitants, auxquels les endettés américains ne peuvent plus faire face.
Ces créances pourries (subprime) suivent alors un circuit financier très compliqué qui consistent à les revendre en lot, comme les marchands de voitures d’occase qui rachètent un paquet de bagnoles parmi lesquelles se trouvent des rogatons. Ces manigances sont le fruit de la course éperdue du capitalisme vers le libéralisme qui consiste à faire du pognon avec n’importe quoi, en l’occurrence avec les propriétaires bernés et qui sont aujourd’hui ruinés.
Il y a ensuite la hausse des taux d’intérêts, les crédits étant à taux variables, l’endettement a gonflé. Conséquence, les maisons ont été saisies par les banques et vendues à perte, d’abord parce qu’il a eut moins d’acheteurs et que les débiteurs étaient pressés de se refaire des liquidités. D’où poste de créances douteuses des banques, (c’est son nom, qui permet de truquer les bilans en provisionnant ce poste exagérément) qui en même temps se lançaient dans des embrouilles boursières. D’où la crise des subprimes qui en faisant boule de neige par internationalisation touchera la politique de crédit international par la hausse des taux et cette fabuleuse perte de confiance dont je parlais plus haut. Les banques américaines n’ont pas tenu le coup et le « Trésor » est obligé de les renflouer. Ce qui augmente la dette intérieure et extérieure des USA puisque l’administration est obligé de s’adresser ailleurs. Donc le coût des intérêts sera financé par les contribuables américains (Sept cents milliards de dollars exactement que d’ailleurs le Congrès analyse avec circonspection ‘hostile ») y compris les anciens propriétaires ruinés (1) ainsi que les retraités américains qui sont propriétaires des fonds de pension, touchés en pleine poire, avec les employés de banques et des assurances, emportées elles aussi dans la tourmente

Par exemple : je suis américain, je veux acheter une maison à 400.000 dollars, la banque me proposera un prêt à taux variable, indexé et étalé sur 175 ans. Trois ans après , je ne peux plus rembourser ma petite villa, on me saisit ou me la vend 40.000 dollars et je dois les 360.000 restants à ma banque, somme qu’elle ne peut pas prendre sur ses fonds propres et se déclare en faillite. Et je rejoins la horde de sans logis dans un bidonville d’anciens propriétaires immobiliers. Tandis que ma banque recevra des secours d’urgence  pour subsister. En attendant ces prêts auront été juteux pour des gros malins qui en profitèrent. Et nous assistons à une véritable nationalisation du système américain et international ( Intervention de la FED. et la Bank of England)

Notre Président dans un discours bla-bla, propose de punir les responsables de ce désastre financier, ce qui fait sourire les banquiers et les économistes distingués (2) Les responsables ?  Il n’y en a qu’un : le capitalisme géniteur du libéralisme, néo ou pas, ce bolide lancé dans l’espace avec sa vitesse inertielle qui ira jusqu’à son explosion, cette fois-ci évitée de justesse. Sans être médisant, je me demande ce qui donne à Sarko le droit de fustiger les autres et jouer le père-la-morale alors qu’il n’est pas capable de faire le ménage dans son propre pays. Peut-être pour s’être rangé encore une fois derrière l’administration Bush et l’action du FBI qui n’a pas attendu le discours du futur prix Nobel de l’Economie pour agir. Il est vrai qu’ll parle au nom des 27 Etats-membres européens en tant que président du Conseil.
Son copain Strauss-Kahn à la tête du FMI en remet une couche, il parle d’une crise « systémique et d’une solution systémique » en français : mettre de l’ordre dans un système devenu fou. Quelle gageure, il est certainement trop tard, c‘est pourquoi il estime que «les autres économies avancées devraient aussi préparer des plans d'urgences complets».
Que de discours pompeux venant du patron de ce machin censé réguler le marché et d’un président qui promettait d’aller chercher en France la croissance avec les dents. Punir les responsables alors qu’il est partisan de dépénaliser le droit des affaires ! Cela en dit long sur les incohérences de ce monsieur. En réalité, comme ses pairs il est bien incapable de trouver une solution et il propose une concertation entre les pays les plus riches le G8 (3) pour « réfléchir ensemble aux leçons à tirer de la crise financière qui est la plus grave qu'ait connue le monde depuis celle des années 30 » Pourquoi pas une commission ?

Ce qui nous attend : la baisse inévitable du dollar devrait relancer théoriquement l’exportation française et nous permettre de régler à moindre coût réel le pétrole, ce qui reste à démontrer. Par contre par ricochet, les banques françaises qui ne sont pas épargnées devront revoir à la baisse la distribution du crédit, ce qui aura par conséquence une baisse de la consommation notamment dans l’immobilier et la chien continuera à vouloir se mordre la queue.

En attendant, que dieu sauve l’Amérique.

(1) L'administration américaine n'hésite pas à intervenir quand il le faut et elle n'a jamais hésité par le passé. Ce qui se passe rappelle le sauvetage des Caisses d'épargne en 1989, caisses privées qui s'étaient déjà dangereusement engagées dans les crédits hypothécaires. A l'époque, le contribuable américain avait payé 115 milliards d'euros. Comme toujours la planche à dollars va encore fonctionner jour et nuit ce qui aura pour conséquence une baisse du dollar et que l'inflation permettra aussi d'éponger les dettes.
(2) Les autorités de régulation", les agences de notation", "l'évaluation des bilans et de la solvabilité de la banque", "la question des 'hedge funds' (fonds de couverture situés, presque tous, dans des paradis fiscaux, pour échapper au droit, à l'Etat, bien entendu et faire profiter les clients de l'absence de contrôle, notamment fiscal.)", les "rémunérations" Préventions : « par la "coordination et l'échange de l'information" ou "la confiance rétablie du système financier".
(3) Le G8 comprend l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, le Japon, l'Italie et la Russie.