21 janvier 2009
BARAK HUSSEIN OBAMA
En bon cynique que je suis, je ne peux éviter de parler de ce Lincoln qu’Obama tente d’imiter, un Lincoln dont on ne retient que l’acte d’abolition de l’esclavage.
C’est déjà pas mal, mais il faut se demander pourquoi cette décision. (1) Sa priorité était liée à la restauration de l’Union, et moins aux droits civiques des esclaves. "Si je pouvais sauver l'Union sans libérer un seul esclave, je le ferais; si je ne pouvais la sauver qu'en les libérant tous, je le ferais aussi... Cela est ma position officielle et n'a rien à voir avec mes convictions personnelles.. .J'ai dit assez souvent que, selon moi, tous les hommes, partout, devaient être libres..." (sic)
Malgré ses positions anti-esclavagistes que lui susurre sa morale, Lincoln est un pur raciste, il ne croit pas en l'égalité des races. Il dira :
« [...] que je ne suis pas et je n'ai jamais été en faveur de l'égalité politique et sociale de la race noire et de la race blanche, que je ne veux pas et que je n'ai jamais voulu que les Noirs deviennent jurés ou électeurs ou qu'ils soient autorisés à détenir des charges politiques ou qu'il leur soit permis de se marier avec des Blancs. [...] Dans la mesure où les deux races ne peuvent vivre ainsi, il doit y avoir, tant qu'elles resteront ensemble, une position inférieure et une position supérieure. Je désire, tout autant qu'un autre, que la race blanche occupe la position supérieure »
Des écoles pour des noirs et plus tard des bus. Sûr, qu’en ce jour, Abraham Lincoln doit se retourner dans sa tombe.
Le choix par Superobama de la Bible de son illustre prédécesseur et l’endroit où il prononça son sermon, j’insiste sur le mot, ne fait partie que du symbole noyé dans un nuage de bondieuseries. Notre dynamique « Jeune Premier » président métis américain, n’ignore rien des déclarations de Lincoln, comme d’ailleurs tous les lettrés américains, mais fait semblant de croire que cette pensée lincolnienne n’est qu’un péché de jeunesse et celui de la nation américaine. Un péché absout et qui n’existe plus.
Pour en terminer avec le cynisme, n’oublions pas que cette nation américaine n’est qu’une nation usurpatrice d’une terre, une colonisation qui n’a même pas l’alibi de la religion, laquelle, protestante, est devenu le ciment de la construction du peuple américain. Lequel accepte par exemple, que le premier acte public d’un nouveau président le jour de son investiture est de se rendre d’abord à l’église, ce qui me fait dire que Dieu passe avant le citoyen, qui va pleurer lorsque son élu Héros jugera sur la Bible, qu’il le guidera avec l’aide du grand patron. (1)
Ceci dit comme le dirait Hussein (lol) ce fut une bien belle cérémonie, grandiose, américaine et tout et tout, avec du bon dieu partout, à la cérémonie avant de passer à table et à la fin. Le peuple en liesse, les télés en ébullitions, de magnifiques images, bref un moment historique. Steeve Wonder en transe et Aretha avec un incroyable chapeau. J’ai vite sauté sur mon appareil et voilà le résultat : un moulin à vent ou un engin interstellaire ! Heureusement la voix est encore là..
Bien entendu, les commentaires de nos politiques et spécialistes surtout de droite d’ailleurs, tentent de mettre un bémol par leurs commentaires sur l’événement, assez exceptionnel. Et je te sors - que tout le monde va faire la tronche, car il va se casser la gueule, il ne changera rien - et les Américains sont des cocus en puissance.
J’ai entendu sur un plateau de télé que s’il n’a pas fait allusion à la situation en Palestine, alors qu’il a parlé dans son discours, de l’Afghanistan et de l’Irak, parait-il que ce n’est pas le moment tant son administration est déjà au travail et agit. Que le monde entier sera déçu, sauf ceux qui pensent comme moi, qu’il ne faut pas s’attendre à l’arrivée d’un Messie en blue-jean. "Bien heureux celui qui n’attend rien car il .....n’aura rien" . (Jean–Pierre si tu me lis.....). Pour une fois, parce que c’est la fête, je le crois.
Si je parle de fête ce n’est pas un hasard. Abandonnons un instant la politique pour parler de cet événement. Que le peuple soit en goguette ce soir cela me parait normal ne serait-ce que d’être débarrassé de Bush et ensuite de voir un métis installé à la Maison Blanche. Chez les afro-américains c’est non pas la revanche, mais la reconnaissance de la diversité et surtout de l’ascension sociale possible des noirs.
Il y a encore peu de temps encore dans le début des années soixante Aretha et Steevie ne pouvaient pas jouer dans une salle blanche. Et la pauvre mémé qui pleure aujourd’hui de joie et d’espérance c’est la nana qui ne pouvait utiliser les lavabos pour femmes blanches. Obama incarne tout cela et est depuis son élection, un symbole.
Je pourrai moi aussi critiquer le bonhomme relever ceci ou cela, je l’ai d’ailleurs écrit quelque part ici, mais je retiens que pour une fois un président américain n’est pas issu d’une famille fortunée, ni fortuné lui-même et sa femme est née dans un quartier pauvre.
Pour un moment associons nous à la liesse américaine et dès demain ne ratons pas la première bévue ou erreur. Une position qui ne nous satisfera pas et hop ! à nos claviers.
(1) Et qui élira par deux fois celui dont elle se moque aujourd’hui, Sacré amerloques
Son A preacher Man :

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09 novembre 2008
OBAMA ET LE PROCHE-ORIENT
« Le droit de retour en Israël est quelque chose qui n’est pas une option dans le sens littéral », avait dit Obama lors de sa campagne, par la suite il a déclaré : « les Palestiniens ont un droit légitime de se soucier d’avoir un Etat avec un espace cohérent contigu qui permettrait à l’état de fonctionner efficacement ».
On peut dire qu’il ne se mouillait pas trop le bougre-girouette, maintenant il va lui falloir cesser de faire joujou sur ce sujet. A la surprise des observateurs palestiniens qui à plusieurs reprises citaient un Obama préoccupé par le sort des Palestiniens qu’aujourd’hui. Maison Blanche oblige, il semble plus proche de sa première déclaration que de la seconde.
L’administration Bush qui avait parié ou fait semblant de croire que la paix sera signée avant la fin du mandat, vient de déclarer que cela ne serait pas possible ce que nous savions tous : le quartet est dans les pâquerettes. Après la belle victoire électorale du nouveau maître du monde, nous l’attendront au tournant en ce qui concerne sa politique envers Israël et sa position sur la situation des palestiniens qui n’a jamais été aussi désastreuse.
En se penchant plus près sur ses déclarations pré-présidentielles, on s’aperçoit qu’il est aussi conservateurs (1) que les autres. Sur la situation au Proche-Orient petit florilège : «Israël est notre plus grand allié dans la région et la seule démocratie établie [...] nous devons préserver notre engagement total à l’égard de la relation de défense unique avec Israël en finançant entièrement l’aide militaire (programmes de défense anti-missile apparentés ) De tels systèmes avancés coûtant des milliards de dollars aideraient Israël à décourager les attaques lancées par missile d’aussi loin que Téhéran et d’aussi près que Gaza », a-t-il affirmé. (2) Il met donc dans le même panier les missiles potentiels iraniens et les bazookas trafiqués du Hezbollah qui n’est surtout pas en mesure de faire mieux et surtout pas d’envisager de se doter de missiles de grandes portées. Le coup des milliards de dollars est aujourd’hui bien compromis.
Pourtant, on retrouve là un grand politicien, lorsqu’il déclare en février 2008 « No one is suffering more than the Palestinians » (Aucun peuple ne souffre autant que les Palestiniens). De quoi reprendre espoir si ce n’est pas une phrase toute faite de stratégie électorale. Et si c’était un cri du cœur, c’est gentil, mais ça ne mange pas de pain. Aussitôt est lancée aux USA une rumeur sur ses véritables origines qui ne seraient pas très catholiques et la presse républicaine d’émettre des doutes. Nous avons vu ce que cela a donné.
Par contre j’apprends qu’il parraina conjointement un amendement au Code des pensions de l’Illinois permettant à cet Etat de prêter de l’argent au gouvernement israélien. Il ne sera donc pas étonnant d’apprendre que par retour d’ascenseur soit nommé à ses côté un bon sioniste de derrière les fagots.
Au moment ou je tapais ces lignes Obama offrait le poste de futur secrétaire général de la Maison Blanche à Rahm Emanuel. Fils d’un pédiatre israélien immigré à Chicago, Emanuel est resté très proche du pays de sa famille, où il est très connu et populaire. Membre de Anshe Shalom, une congrégation orthodoxe moderne à Chicago, il parle hébreu avec son père et a effectué une période de service civil en Israël durant la première guerre du Golfe et a soutenu la politique de Bush pour l’invasion de l’Irak.
Il dit que sa plus grande fierté était d’avoir organisé la rencontre Rabin-Arafat scellant, en 1993, les accords d’Oslo à la Maison Blanche (3). Il parle hébreu avec son père et a effectué une période de service civil en Israël durant la première guerre du Golfe. Aussitôt la presse israélienne s’enflamme, le quotidien israélien Yediot Aharonot rapporte d’un des proches de Rham, que ce dernier n’aurait pas accepté ce poste, s’il n’était pas convaincu qu’Obama est l’homme d’Israël.
Ils n’ont pas traîné les amerloques... Seulement voilà ce que l’on ne criera pas sur les toits c’est que le père de Rahm était un membre actif de l'Irgun, l'organisation terroriste sioniste qui faisaient sauter des hôtels, des stations de train, et d'autres bâtiments en Palestine dans les années 30 et 40. Ces précisions sont à prendre avec des pincettes car trouvé sur un site anti-israélien qui accuse Tel-Aviv d’avoir commandité l’attaque des tours de N.Y. Il suffit de faire la part du vrai et du faux pour avoir une opinion réelle sur la famille Rham.
En Palestine la foule toujours prompte à l’enthousiasme salue la victoire d’Obama comme un espoir de solutions à leurs problèmes. L’intelligentsia palestinienne beaucoup moins et espère que Barack Obama oubliera ses déclarations de juin à propos de Jérusalem, alors candidat, il avait expliqué la nécessité d'en faire la capitale indivisible d'Israël.(son équipe de campagne a par la suite tenté de rectifier le tir) Le même jour, les journaux annoncent en première page la mort de sept gazouis tués hier par des soldats israéliens.
En ce qui me concerne j’ai toujours en travers de la gorge la déclaration qu’a fait Barack à Jérusalem : "Au cours des 60 ans (d'existence d'Israël), président (Shimon) Peres, vous avez été profondément impliqué dans ce miracle qui s'est produit [...].
OBAMA ET LA QUESTION RELIGIEUSE. 
Aux USA, foi et politique sont étroitement liés, l’élection présidentielle a reflété ce trait spécifique de la vie politique américaine. Lors de la précédente campagne, John Kerry, le perdant, n’avait pas insisté sur cette question ’abandonnant comme la « gauche » les thèmes religieux. Malgré cela lorsque son confesseur Jeremiah Wright à déjanté grave comme dirait ma petite fille, il n’a pas hésité à le virer.
Bien que l’opinion américaine tend à intégrer les idées nouvelles concernant l’avortement thérapeutique et l’homosexualité, la question religieuse a été présente lors de cette campagne Barack Obama, qui a tout pigé a fait référence à la Bible dans ses discours sur l’économie ou la guerre en Irak, conscient que pour rassembler il ne fallait pas éluder cette question. « Ma foi chrétienne influe sur tout ce que je fais" disait-il.
Il déclare par contre qu’un président ne peut « imposer ses croyances religieuses aux dépens des autres croyances », il n’a cessé de valoriser le rôle social des Eglises dans la société civile. Ce qui s’explique par son manque d’origine religieuses exclusivement chrétiennes. Né de père musulman, il s’est converti sur le tard et malgré tout il l’a emporté, surtout chez les moins de 30, 40 ans, jusque dans les Etats acquis à Bush, ce « born again » depuis 2000 et dans les communautés évangéliques qui représentent 70 millions d’électeurs, aujourd’hui il a totalisé cinq à six points de plus que le démocrate John Kerry en 2004 dans tous ces Etats du Sud où l’influence de la Bible et des prédicateurs est prédominante, et prêtera serment sur la bible.
(1) Il a voté en faveur d’une loi des Républicains autorisant la construction d’une clôture de 700 miles sur la frontière avec le Mexique et pour le renouvellement du Patriot Act. On ne connait pas sa position concernant la peine de mort. Pas étonnant personne le lui a posé la question
(2) En 2007 devant un parterre de personnalités de l’Aipac, l'American Israel Public Affairs Committee, l’élément le plus puissant du lobby pro-israélien aux Etats-Unis.
(3) En réalité il dirige les détails de la cérémonie, à la chorégraphie de la célèbre poignée de main entre le Premier Ministre israélien Yitzhak Rabin et le Président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat. Petite précision, il a été salarié à la Dresdner Kleinwort. banque d'investissement à Chicago, où il a travaillé de 1999 à 2002 et aurait gagné 18 millions de dollars.
18:39 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, amérique, israel, palestine, usa
31 octobre 2008
LE PRESIDENT OBAMA
A quelques jours de l’élection du président Obama à la tête des Etats-Unis, je ne donne pas cher de sa peau. Un métis, donc à moitié noir pour les électeurs blancs et à moitié blanc pour les noirs, cela fait une cible épatante. Non seulement électorale, politique journalistique, mais humaine. Voilà un président, ainsi que sa famille, qui sera en permanence ou du moins pendant de longs, longs mois sous protection policière.
Certes la crise financière et l’identité de son adversaire politique, qui démontre un le peu de personnels politiques chez les républicains, lui ont été favorables. Car Mac Cain n’avait comme atouts que d’être blanc et réactionnaire, principaux avantages aux USA dans ce cas. Pour les renforcer il a choisi après une longue étude de son staf,f une colistière, une oie, symbole d’une Amérique profonde et contrairement à ce que nous pouvons penser en Europe cela a fragilisé le tandem démocrate taxé de bourgeoisie.
Curieusement le candidat démocrate a été soutenu par le restant du monde ; en France il fait un carton dans les sondages et nous allons voir bientôt voir un Sarko lui lécher les bottes, après celles de Bush qui est le contraire vivant du nouveau président, tant politiquement que moralement. En Afrique il est reçu comme un président sinon comme un Dieu, bref il est le président du monde et il n’y a que les amerloques qui ont hésité. (Ouaaah les nuls)
Les programmes respectifs et leurs hypothétiques réalisations sont des politiques qui n’ont rien à voir avec ce que nous pronostiquent certains. Prisonniers d’un système économique qui vient de se payer une cure laxative, leurs différences sont minimes. Pour imager mon propos je compare Obama à un Bayrou et Mac Cain à un Raffarin, c’est-à-dire bonnet gris et bonnet blanc. Nous aimerions comparer Barak à Luther King, à Jessie Jakson, Malcom X ou à un Guevara encore plus bronzé et nous avons à la tête du gouvernement mondial un métis bourgeois et bien éloigné des préoccupations du petits blanc du Sud. Vous avez tous noté que Dieu est tellement présent chez l’un comme chez l’autre que devrions être sauvé à la fois d’une déchéance morale et de la catastrophe financière qui secoue le monde entier d’un système dont ils sont l’un et l’autre des adeptes.
Malgré toutes les attaques dont il a été l’objet, une campagne hargneuse et dégueulasse sur les bords un noir est assis sur le siège de Nixon, pour ne citer que lui. Comment un tel événement a-t-il pu se produire et que nous et que lui réserve sa présidence ?. Loin d’être un président rassembleur il sera un Obama haït par une moitié de la population , ce qui me ramène au début de mon post.
Les frères Kennedy ont été assassinés par l’autre Amérique, celle qui n’avait pas voté pour eux, notamment les trusts pétroliers et d’armements, car leurs politiques gênaient leurs industries et Luther King parce qu’il donnait aux noirs la conscience de leur condition.
Les mêmes tenteront de faire de même pour celui qui amènera au pouvoir la classe moyenne des USA en essayant de mettre un peu plus de justice sociale dans un pays où les pauvres qui seront de plus en nombreux le resteront un peu plus grâce une mutualisation bien hypothétique de la couverture maladie. C’est le seul point positif qui me ferait voter « intellectuellement » pour lui, car logiquement je ne pourrai pas
La décision de désengager les troupes d’Irak est de toute façon programmée par la force des choses notamment financières et morales, trop de morts et trop de milliards, également
Obama a récolté une somme considérable de fonds privés, une grosse caisse alimentée par de gros dons et une multitude de petites contributions, c’est une des clés de cette élection, le plus riche se plaça le mieux dans l’opinion à coup de pubs payantes et d’apparitions médiatiques dans des meetings qui coûtent les yeux de la tête.
Les sondages comme toujours, sans trop se tromper, ont influencé le vote des électeurs qui se sont déplacés ou ont voté par anticipation. Les indécis du dernier moment ont fait pencher la balance certes, mais il ne faut pas oublier le taux important d’abstentions.
Bref, dans la jeune histoire de cet immense pays pour la première fois, signe tout de même d’un brassage qui n’est pas parfait, mais réel, un non-blanc est élu. Ce fait est la hantise d’un pays comme le nôtre et selon la loi naturelle de la sélection et du métissage, il faut déjà que les plus racistes de chez nous s’attendent à la candidature d’un Beur ou d’un noir ; reste à savoir si nous sommes prêts à être aussi perspicaces que les Américains, qui eux dans une seconde étape devront faire un choix dans la même perspective élire Sioux ou d’origine soudanaise.
A moins que d’ici là, un jour un lee Oswald......
16:28 Lien permanent | Commentaires (30) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : election americaine, obama, maison blanche, usa, amérique
16 avril 2008
LES DEUX LARRONS

Je n’allais pas manquer ça, dans l'avion qui l’emmenait aux Etats-Unis, le Pape est revenu devant la presse sur le poids de la crise des prêtres pédophiles aux Etats-"Unis
«J’ai profondément honte, a-t-il confié à propos du scandale des prêtres pédophiles, "et nous ferons tout ce qui est possible pour que cela ne puisse plus se reproduire.»
Le même : « C’est une grande souffrance pour l’Eglise aux Etats-Unis, pour l’Eglise en général et pour moi personnellement, nous ferons tout ce qui est possible pour guérir cette blessure.» Radzinger avait déjà condamné, une première fois, les prêtres déviants, en 2006, en Irlande, pays dont les cas d'abus sexuels commis par des prêtres où un millier de dossiers sur des abus sexuels présumés se sont accumulés depuis 2001. On se demande ce qui pourrait bien se passer en France, nos braves curetons seraient-ils moins dépravés que leurs coreligionnaires d’outre-Atlantique ?
Ce qui l’em....e, c’est que l’église américaine doit verser un milliard et demi de dollars en frais de justice et compensations pour les victimes. Pour la seule année 2007, l'Eglise a dû débourser 615 millions de dollars (plus de 400 millions d'euros), une misère à coté des frais engagés en Irak.
A noter que pour la première fois de son double mandat, que Bush a décidé de se rendre personnellement à la descente de l’avion papal. Il espère une bénédiction pour sa décision d’envoyer de jeunes Américains se faire tuer en Irak faisant au passage des milliers de morts irakiens. Voilà en tête-à-tête deux énergumènes qui ne sont pas toujours d’accords sur certains points, justement la présence des Américains en Irak et la peine de mort, mais pour le reste c’est blanc bonnet et bonnet blanc.
Plus de 4.000 prêtres, sur 42.000 aux Etats-Unis, ont fait l'objet d'une dénonciation entre 1960 et le milieu des années 80. Mais depuis..... Certains ont été poursuivis et condamnés, parfois pour des attouchements sur des dizaines d'enfants chacun. Le problème est si grave que le Pape en parlera plus particulièrement dans la cathédrale Saint Patrick dans son discours aux prêtres.
Pour Peter Isely, membre du bureau de Snap (Survivors Network for those abused by Priests), les paroles de suffisent pas "C'est facile de toujours se concentrer sur les prêtres pédophiles, mais c'est plus dur et plus important de s'attaquer à la question plus large de la complicité de la hiérarchie de l'église » Un ancien bénédictin ayant quitté les ordres il y a dix ans après 17 ans de sacerdoce, écœuré par les scandales. « Parler du problème n'est pas suffisant, à moins que le Saint-Père ne mandate quelqu'un pour enquêter sur ses prêtres et les fasse quitter la prêtrise, dans 20 ans nous aurons la même conversation[...] J'espère qu'il fera des changements pendant qu'il sera là, mais c'est très peu probable. Ce n'est pas comme ça que fonctionne Rome", a-t-il ajouté. Gonflé le mec, mais a raison, Radzinger 1er n'a jamais sanctionné un seul évêque et des prédateurs (des milliers auraient été identifiés et quelques dizaines écroués) cavalent dans les couloirs des sacristies les burettes à la main. (Je sais, c’est facile, mais j’étais obligé..) Le nœud (décidément...) du problème se trouverai à Boston là où l’Archevêque avait admis d’avoir protégé un curé qui avait agressé sexuellement de jeunes catholiques, (n’avait-il pas le choix dans ce pays multireligieux.?) déclenchant une série de révélations embarrassantes et un afflux de plaintes.
Des tas d’Evêques auraient, soit couvert ces gros dégueulasses, soit tourné le dos à leurs agissements. J’ajouterais : pourquoi les Evêques ne seraient-ils pas pédés-pardon-pédophiles-eux-mêmes ? Les chiffres sont tellement énormes que j’emploie le conditionnel.
Les purs cathos se défendent et trouvent, dans je ne sais quel sondage, que la pédophilie chez les prêtres seraient très rare, pour eux elle ne toucherait en 2007 que 0,01% des quarante mille sur le territoire, (chiffre contradictoire avec celui affiché en haut de cette note AFP) Pour eux bien entendu, ce qui n'excuse en rien cet acte ignoble, mais qui reste à relativiser, notamment au regard des plaintes déposées contre 2500 enseignants du public depuis cinq ans, et qui ne seraient que le haut de l'iceberg puisque de nombreuses autres plaintes seraient en effet dissimulées par l'administration. On a des ordures chez nous mais c’est pire dans la maison d’en face.
Je suis anticlérical de nature, mais je reconnais qu’il y a de bon curés, notamment celui dont je parle souvent, ce SAINT homme, un vrai, qui vivait sa foi sur son vélo en plein hiver pour porter l’extrême-onction à un pauvre bougre moribond, sans son paletot de vieille laine qu’il avait donné à une vieille dame. « A c’est qu’cétait la misère chez nous dans not’temps ma pauv’dame ». Manque de pot son confrère a disparu subitement du patro. Avec ma copine nous l’avons retrouvé dans une église parisienne par hasard et c’est aussi par hasard que l’on a su par le bedeau, que ce prêtre avait une casserole au derrière, une vague histoire de pédophilie. Nicole, ma petite copine de l’époque m’a regardé d’un drôle d’air et a éclaté de rire. « C’est pas moi, c’est pas moi » criais–je dans la rue, au bord des larmes de rires.
Il est évident que pour plusieurs raisons les curés peuvent avoir un comportement homosexuel et induites de pédophilie, voici les miennes qui sont celles d’un gayphobe :
1/ Le séminaire. On connaît tous, du moins les gens de mon âge, l’expérience des jeux malins de dortoirs. Au séminaire malgré l’âge ça peut continuer, surtout qu’à la sortie, on se trouve nez à nez avec :
2/ Le célibat.
3/ L’abstinence.
4/ Les plaisirs solitaires qui à la longue, lasse.
5/ La promiscuité avec de jeunes enfants facilement abusés par l’autorité.
On ne vas pas passer la nuit là-dessus, mais il faut gaffe. Une raison de plus pour ne pas laisser vos gamins en tête-à-tête avec certains de ces vautours qui, non seulement leur volent leur libre arbitre, mais en profitent aussi pour les violer.
17:13 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (59) | Envoyer cette note | Tags : religion, pape, pédophilie, amérique





