02 octobre 2008

LES PARACHUTES DORES EN TORCHE

lagarde.jpg

Tout ce remue-ménage pour les «parachutes dorés» ne me semble pas très catholique, en effet ce genre de truc existe bien avant que la crise actuelle n’éclate. Tandis que l’opposition propose depuis l’arrivée au pouvoir du révolutionnaire de les agencer, (1), à part une certaine presse et certains médias, ce n’est pas le MEDEF et ce St Just en papier-carton avec ses copains de chez Fouqet’s, qui s’offusquaient. Pour la bonne et simple raison que c‘est inhérent au système qu’ils prônent et dont ils profitent parce que c’est d’abord un contrat de travail, scandaleux certes, et opposable au Conseil des prud’hommes, si ne m’abuse, (du film de Lang) un truc éhonté que nos dirigeants viennent faire semblant de découvrir.
Le cas qui a mis le feu aux poudres est celui d’Axel Miller qui pourrait en effet toucher une indemnité de départ de 3,7 millions d'euros, selon les termes de son contrat. En cas sa résiliation par Decca, il peut prétendre selon son statut à une indemnité égale aux rémunérations fixes et variables et autres avantages correspondant à une période de 24 mois, soit deux ans de salaire. Vous noterez que ce monsieur « n’est » que président du directoire, un titre qui laisse aux directeurs toute liberté pour gérer leurs établissements respectifs et investir dans des affaires pourries
Autres avantages, les stock-options qui ne valaient pas un kopeck en cas de faillite, mais qui grâce à notre injection de milliards d’Euros et lorsque le système reprendra son cours naturel, reprendront leurs valeurs. Merci Sarko, merci madame tout-le-monde, merci Teddy.
Mais ce tollé de la droite contre « golden-parachutes », qui portent bien leur nom, ce rideau de fumée ne cache-t-il pas le vrai problème qui est de laisser faire ces mouvements de capitaux spéculatifs qui est l’essence même du libéralisme que l’on voudrait détacher verbalement du capitalisme. A tel point qu’il faut observer ce cataclysme, prévu d’ailleurs depuis des mois, comme une purge du système, une saignée purificatrice en attendant que cela reparte de plus belle, libéré de ses métastases, alors que nous serons encore pendant des années à déguster ses méfaits.

On nous parle de nationalisations et là encore on nous prend pour des crétins. L’appropriation collective des moyens de production et d’échange, c’est autre chose que d’effacer les dettes de rigolos qui font joujoux pour gagner encore plus de fric. ‘On’ nationalise et en même temps ‘on’ veut privatiser la Poste, faudrait s’entendre, nous constatons que nos dirigeants travaillent au jour-le-jour, au pifomètre. Et que ce sont les plus pauvres qui continueront à trinquer. Tiens, en tapant sur ce clavier, le nom Tobim me vient au bout des doigts, étant donné la masse d’argent qui circulent sur les places financières, ou en dehors d’ailleurs, ne serait-ce pas le moment de la mettre en place et « punir » ainsi les fouteurs de merde. Et une autre idée, décidément, pourquoi ne pas taxer les acheteurs de titres bradés dans l’affolement, et partant de là savoir qui.

J’imagine que dans la ‘tourmente’ il n’est pas facile de gérer la crise, mais au moins il ne faudrait pas nous prendre pour des non-voyants malentendants, c’est bien ce que l’on peut reprocher à cette bande d’affolés qui nous gouverne, qui nous balance 300 milliards d’euros pour renflouer les banques européennes à midi et qu’elle dénonce à 19 heures, parce que les Allemands ne sont pas d’accord. Madame Lagarde encore elle avait pourtant déclaré en être au stade de « la formulation des idées » en laissant entende que cela pouvait être fait, encore une connerie. Cafouillage et paniquade sont les deux mamelles du gouvernement. Ce que tente de faire cette équipe de pieds-nickelés cornaquée par Sarkozy et lui-même, c’est de nous rassurer, ce qui ne nous rassure pas du tout, au contraire. Mais que font Kouchner Laporte & Cie ?

Ce scandale des indemnités de départ existe néanmoins, comme un symbole d’injustice eu égard également à la masse des employés des banques et assurances touchées et qui vont perdre leur slip dans ce fiasco. La fédération CFDT-Banques et assurances (dont je faisais partie à mon époque) est claire : la gestion de la crise bancaire ne peut "pas se limiter à un huis clos entre le gouvernement et le patronat" et appelle à "une réunion d'urgence" entre les représentants des salariés et les patrons banquiers. Dans l’urgence médiatique l’UMP propose un amendement au projet de budget 2009 plafonnant le montant des indemnités de départ et de licenciement des patrons, à 1 million d'euros par bénéficiaire. Alors là on se marre, jaune, mais quand même : lorsqu’une affaire s’enrichit et crée de la richesse et des emplois on gratifie le patron lors de son départ. Lorsque l’affaire se casse la margoulette, comme disait ma mère, on le récompense tout de même. Le salarié dans les deux cas gagnent « peau-de balle–et-balai-de-crin, comme disais...Mais jusqu’à quand les cochons de payants vont-ils supporter ce genre hold-up ? Je ne suis pas optimiste quant à la perspective d’un Grand Sursaut ou du Grand Soir, mais il faut que cela cesse, que toutes les masses se lèvent pour dire non ? 
Oui, mais non à quoi ? Je vous le demande : au néo-libéralisme dont les thuriféraires devraient se mordre les doigts au lieu de parader comme le fait Madame La ‘vieille’garde, sauf son respect. (2)

C’est le moment, je crois de manifester et de montrer notre ras-le-bol, dans la rue, dans les entreprises, dans les écoles, dans l’administration, de dire nous ne sommes pas dupes, nous payons les pots-cassés soit, mais maintenant ça suffit, stop, du balai, nous voulons de vrais dirigeants, en France et en Europe, qui au moins ne nous prennent pas pour des imbéciles et qui agissent pour assurer une paix entre les citoyens, par une véritable justice sociale, avant que les plus pauvres aillent pendre à la lanterne les aristos d’aujourd’hui, qui de toutes façons ne seront pas touchés par les sacrifices, plafonnés fiscalement qu’ils sont. Merci Sarko. Si ce n’est pas un autre scandale cà ! Plafonnement à 50 % que l’UMP dans sa foulée abbépierriste, va s’empresser d’amender, j’en suis sûr !.
Enfin une bonne nouvelle, Lamborghini, filiale d’Audi, la marque haut de gamme de Volkswagen, qui fabrique des bolides que chevauchent nos parachutistes dorés et autres traders, voit la vie en rose et prévoit même d’enregistrer une progression de 5 % de ses ventes de véhicules en 2008.
P.S La lecture sur une colonne est malaisée, vous cliquez sur le RSS à droite de la page et vous avez mon post en pleine page. Chouette non ?
(1) Cet amendement avait déjà été présenté puis adopté l'an dernier par les députés, mais il avait été finalement rejeté par la droite. Explication de texte : « surpénalisante, économiquement peu pertinente» elle contrevient «à la liberté de gestion des entreprises». «Le conseil d’administration de l’entreprise est libre de fixer le niveau de rémunération qu’il estime adéquat pour ses dirigeants, une indemnité supérieure à un million d’euros peut-être justifiée si elle vient récompenser une performance du dirigeant.».

(2) Laquelle  "sera très vigilante sur la question", a-t-on réagi dans son entourage, rappelant qu'elle était "opposée à l'attribution de parachutes dorés dans les situations d'échec de l'entreprise". Si tout va bien c’est normal, c’est bien ce que je disais plus haut. En voilà une qui ne manque pas d’air, à l’écouter il n’y a pas si longtemps, la crise était derrière nous, qu’il suffisait d’aller bosser en vélo pour faire des économies d’essence, bref une ministre dont il faut se séparer d’urgence pour incompétence notoire. D’ailleurs son patron ne peut plus la piffer et n’attend que l’occasion pour la virer, occasion qui tarde pour des raisons de basse politique électorale.

01 octobre 2008

ECONOMIE D'ENERGIE

 

bougie.jpg


Devant la crise financière, faites des économies d’énergie, n’utilisez plus vos sex-toys !.

* cliché La commissaire européenne à la concurrence Neelie Kroes, a annoncé ce matin qu'une amende de 676 millions d'euros a été infligé à neuf groupes énergétiques coupables d'entente sur le marché des cires de paraffine. (REUTERS et LIBE)

30 septembre 2008

Mc CAIN N'A PLUS LA FRITE

barack-mccain.jpg

Athées, lorsque l’on dit benoîtement « mais laissez donc les croyants croire, chacun est libre" chacun sait que cela n’est pas possible.
Laissez les croire et vous avez alors toute l’Histoire des drames et des horreurs commis en son nom sous les yeux. Du premier massacre entre tribus vénérant un dieu différent jusqu’au 11 novembre, en passant par l’inquisition
Alors que dans quelques temps les USA vont s’offrir un président tout neuf, dont la politique risque de nuire à ma petite retraite, dans une société où ce nouveau "Puissant » ne se cantonne pas dans son fief, mais règne également sur le reste du monde, (sans compter sur la politique obséquieuse de ses vassaux) il y a de quoi se faire des cheveux et avoir le droit de s’intéresser à la campagne électorale et à ses candidats.

Ceux-ci, à coté de leurs pensées politiques, qui peuvent paraître différentes pendant ce battage électoral, ne reçoivent d’ordre que de Dieu. Ou font semblant, car si on peut imaginer un métis, un noir à la Maison Blanche, une femme à la rigueur, un homosexuel (quoique) un juif, il n’est pas pensable qu’un athée puisse y parvenir et même à se présenter.

C’est pour cela que les deux prétendants, dans un entretien à un magazine américain, relayé par La Croix, s’épanchent sur leur religion. Elle "me rend plus fort et me guide tout au long de la journée", souligne Barack Obama. "Etre guidé par sa foi est très important à mes yeux", déclare John McCain. Nom de Dieu et dire que Ben Laden ou son émule pensent pareil, je me dis que nous sommes mal barrés.

Obama dit ne pas "imposer ses croyances religieuses". Dans son langage il veut dire ne pas obliger les gens à croire en tel ou tel dieu, d’imposer une autre croyance, mais surtout pas que l’athéisme est aussi honorable que la foi. Et lorsque qu’il clame : "Parmi toutes les pierres sur lesquelles nous construisons nos vies, en plus de Dieu, la famille est la plus importante" on est loin d’espérer une nation enfin sortie de cette malédiction.
Sur le plan de la religion (catholique) il parle de compassions et d’aide aux plus démunis, bien sûr puisqu’il serait incapable de faire face à une pauvreté qui s’étend dans ce pays très démocratique où il faut avoir une mutuelle avant toute intervention chirurgicale même urgente.
McCain, lui, plus réac parle des valeurs judéo-chrétiennes « qui ont inspiré nos ancêtres et qui m'inspirent chaque jour ». On dirait su Sarko Il continue en disant qu’il avait pu envoyer ses enfants dans une école catholique. « Je veux que chaque Américain ait cette alternative", estimant que "les écoles sous contrat et le système des bons (1) [..] "faire partie de toute réforme véritable du système éducatif". Et tout ça pour faire de bons petits américains qui iront casser de l’arabe dans quelques années au nom de Dieu. Et c’est reparti.

Donc à choisir, sujets que nous sommes, entre ces deux messieurs dont l’un qui va gouverner le monde, je vote Obama comme j’ai voté Royal. J’ai d’ailleurs fait le parallèle en son temps ici, et surtout parce que le vieux chnock me déplaît fortement. Je regarde d’un œil distrait leurs débats et comme je suis de mauvaise foi je trouve Obama plus brillant dans ce premier match de catch télévisé. Rencontre que la droite (Là-bas et chez nous) donne comme « un partout la balle au centre » tandis que les E.M républicains et démocrates proclament leur propre victoire.
Que nenni, les sondages (Oui, je sais..) donnent Obama gagnant et les intentions de vote en sa faveur sont en augmentation. L’institut Gallup, dans une enquête d’opinion accordait une avance de cinq points à Obama (49 % contre 44 % à McCain) et on attend l’unique duel télévisé entre les vice-présidents putatifs, Joseph Biden, qui me parait sympa et Sarah Palin-la-bigote, (1) cette lourde casserole que Mac Cain traîne derrière lui.
Mais, comme l’Histoire et l’expérience me l’ont appris, il faut s’attendre à l’élection de Pépé. Peut-il en être autrement dans un pays armé jusqu’au dents et qui accepte encore la peine de mort sans qu’une loi fédérale ne vienne l’abolir, un pays ou le racisme ne s’exprime pas qu’à coups de slogans sur les portes de cimetières, mais dans les faits, dans la vie quotidienne, ce racisme anti-pauvre, selon une de mes définitions qui ne vaut peut-être pas tripette, mais j’y tiens.

La crise financière qui est le fruit d’une mauvaise gestion économique de l’administration Bush, selon Obama, (politique soutenue par Mac Cain) lui permet de prendre l’avantage dans cette course vers Washington. Au moment où le plan de sauvetage du système financier que la Chambre des représentants vient de rejeter, il serait bon de nous rappeler le coût de leurs campagnes et surtout les sommes que les deux candidats ont engrangé pour leurs tournées.
En attendant le résultat du scrutin, qui espérons le pour les Américains, ne sera pas truqué comme l’autrefois, attendons nous à avoir comme patron suprême un bigot, ce qui nous ramène au début de mon post.

(1) s’agit-il de bourses ?

(2) Laquelle croit fermement que les dinosaures et les hommes ont vécu en même temps sur Terre, il y a six mille ans. Lorsqu’on la questionne, elle affirme qu’elle avait vu des traces d'humains à côté de celles des dinosaures ! Cette énorme connerie pour répondre au paléontologues qui prouvent que les dinosaures étaient présents bien avant l’homme.
L'idée d'une "jeune Terre ", que Dieu aurait créée il y a 6000 ans, et sur laquelle hommes et dinosaures auraient cohabité, est répandue dans le courant créationniste aux Etats-Unis dont elle fit partie, jusqu’en 2002, au sein d’une Eglise fondamentaliste qui prône "un soutien sans détour du créationnisme" et juge que "le récit de la Genèse doit être interprété littéralement".

29 septembre 2008

SEGOLENE, RACCROCHE !

segolene 2.jpg

« Depuis trois ans, il y a eu la riante primaire, la courtoise présidentielle, les gentils coups bas, les tendres attaques, les doux cambriolages, les amicales pressions et les charmantes épreuves personnelles. (…) Certains qui s’éloignent gaiement, d’autres qui trahissent avec grâce, d’autres encore qui méprisent coquettement. »

En prononçant ces paroles pseudo-fines, à la kermesse de « Désir d’ Avenir» au Zénith je pense que Ségolène s’est disqualifiée. Non pas sur le fonds de son discours, mais sur la forme. De voir cette femme, embellie il est vrai par une nouvelle coiffure, arpenter les tréteaux comme un bateleur de foire ou une pâle et ridicule copie de Guy Bedos, on change vite de chaîne.

J’ai pendant la campagne soutenu sa campagne, avec modération il faut le souligner, ici et autour de moi, l’adversaire de Sarko que son parti avait choisi pour l’affronter et qui l’attendait au coin du bois. Elle s’est bien débrouillée et a réussi à lui tenir tête non seulement dans les débats, mais dans les résultats. Il faut dire qu’au début je n’étais pas très chaud mais dans l’enthousiasme ambiant, j’ai voté pour elle et contre Sarko.

Revenu depuis longtemps des promesses électorales, je savais que d’un côté comme de l’autre les promesses ne seraient pas tenues,(1) mais avec une femme de gauche au pouvoir on pouvait espérer qu’une solide équipe viendrait l’épauler durant son quinquennat. A voir ce qui se passe aujourd’hui au P.S, cette guignolade, je me demande ce qui serait advenu du gouvernement.

Le prétendant au fauteuil de Président d’une république occidentale, ne peut que gérer, au mieux, le capitalisme en folie, toute autre prétention est à la fois un mensonge et une escroquerie. C’est d’ailleurs l’un des principaux reproches que l’on peut faire à ce début de présidence sarkosienne. Un monsieur qui veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes en faisant passer son fiasco comme une conséquence de la crise financière et économique qui viendrait contrecarrer ses plans de relance du pouvoir d’achat.
C’est pourquoi nous voyons les uns après les autres se planter devant une caméra avec une gueule de trente-six pieds de long, pour nous annoncer que le chômage repart de plus belle. (A force de triturer les chiffres il ne reste plus de quoi faire)
Lagarde (Je n’écris pas l’hagarde, par respect de la fonction) qui parle de 40.000 chômeurs de plus, et un sinistre Guéant nous balancer que la crise est encore devant nous. Nous dire que tous ces malheurs sont dûs à la crise des sub-primes mériterait qu’on jette tous ce beau monde à la porte.
Admettons, il faut alors revoir les largesses dispensées, les fameux 15 Milliards aux plus riches. Que Sarko, qui voudrait nous faire croire qu’il devient de gauche sous l’emprise de sa moitié, dissolve l’assemblée et qu’il nomme un leader de gauche en cas de victoire
Et voilà comment je me retrouve sur mes pattes : Ségolène ?

Faire de la politique à ce niveau ce n’est pas gérer une Région et je ne parle pas des qualités personnelles, mais de la force qu’il faut avoir, la rage qu’il faut déployer, les trahisons qu’il faut opérer et des «crimes » qu’il faut commettre, la longue préparation qu’il faut faire pour s’imposer à l’élection présidentielle.

C’est d’ailleurs tout ce qu’il manquait à Madame Royal, qui lui manquera toujours handicap qui empire avec ce spectacle affligeant, il faut le dire, de son intervention à cette fête de la rose sans épine. En effet, chacun a pu remarquer que le mot « socialisme » avait disparu de ses discours, lesquels font place à ce genre de tirade très certainement mis en scène par un consultant en marketing, un directeur de com’. Coiffure, tenue, plaisanteries très populo adressées à une grande bande copains ‘ Youpi’. Il ne manquait plus à Ségolène qu’elle porte une petite croix très chic et le cadre était entièrement posé.
Et je dis cela sans méchanceté, mais il faut se rendre à l’évidence, Ségolène n’est plus de taille pour affronter à nouveau un Sarkozy ou un Coppé à l’affût, déjà installés dans leurs startings-blocks.
Ségolène raccroche !
Cela me fait drôle d’écrire cela, mais je le pense vraiment. Son entêtement entièrement alimenté par l’enthousiasme de ses propres troupes, est objectivement une des raisons du triste spectacle que nous inflige les prétendants à la tête du parti et surtout à la candidature de 2012.
Nous assistons certainement à un schisme dont Sègolène est le maître d’œuvre, bien évidemment, ce qui fait dire à ses détracteurs qu’elle se comporte comme le gouru d’une secte, ce qui me parait être une sottise. Par contre, qu’elle prenne son indépendance totale, qu’elle créé son propre parti, qui n’ira vraisemblablement pas loin, si ce n’est pas une stratégie pour rejoindre Bayrou et ses 4 pèlerins de sympathisants. Cinq aujourd’hui puisque J.F Kahn vient de le rejoindre pour faire de la politique.
Il ne reste plus qu’à trouver le candidat pour la direction de la boutique et un prétendant au trône pour 2012. Si tout va bien pour Sarkozy. Et je laisse le soin de le faire aux adhérents du P.S qui se font la gueguerre sur les forums aux sujets des motions. Un truc très socialiste, que le pékin moyen comme mon voisin qui ne peut comprendre et qu’il confond avec un rite secret, une cérémonie absconse qui excite l’adhérent ou l’afflige. Je ne puis même pas l’aider dans son questionnement.
Salut Ségolène et vive longtemps Madame Royale.

(1) les seules qui seront tenues par Sarko seront celles promises aux plus riches. Histoire de faire revenir les capitaux !

22 septembre 2008

AUTANT ON EMPORTE LES GITANS

tsiganes.jpg

Puisque nous sommes en automne, il va falloir s’occuper des feuilles qui vont tomber, ce qui est une corvée  surtout si l’on veut jouer les jardiniers. Les ramasser à la pelle, puis les jeter ou utiliser au souffleur-aspirateur-broyeur ? A part la fatigue, le problème est là, soit il faut les brûler soit les mettre en sacs.
C’est pourquoi, je m’en vais peinard, faire un petit tour chez « La Farfouillette » un magasin discount de bric-à-brac ménager, ce genre de magasin qui vous font croire que vous faites une bonne affaire en achetant des trucs de bas de gamme qui ne tiennent pas le coup et que l’on rachète deux fois pour le même résultat que celui que vous offre celui 3 mètres plus loin une grande enseigne.

Où en étais-je ? Ah, oui, mes sacs de jardins, grande contenance. Ces magasins sont toujours pleins et cette fois çi encore plus et pendant que j’y suis, comme tout le monde, tandis que ma copine va au rayon des luminaires, je me baguenaude avant d’aller acheter mes fameux emballages ultra-résistant-spécial-jardin.

Trois balais à la main, une magnifique gitane -environ trente ans, basanée de type méditerranéen, hétérosexuelle et évangéliste du dernier jour- selon Edvige (Qui vient d’être rebaptisée) me gêne le passage et s’excuse avec un grand sourire que je  lui rends. Elle est suivit par sa mère, trois poubelles en plastiques et 35 wassingues dans les bras tandis que la petite sœur cavale dans tous les coins chaperonnée par un père un brin fouineur. La vie quoi !
Aux caisses, moi avec mes trois sacs,  ma copine avec une horrible lampe de chevet qu’elle voudrait offrir à sa fille, pour la faire sombrer dans un cauchemar sans doute et derrière moi devinez qui ?
Juste avant moi un couple d’un certain âge, le mien vraisemblablement, genre « prout-ma-chère » vient d’acheter un os en plastique pour Mirza. Tour à tour, ils se penchent vers la caissière et dans un double souffle lui signalent que les gens qui sont derrière moi, vu leur sale mine et dégaine, doivent avoir quelque chose à cacher. «  Vous voyez ce que je veux dire » susurre la grand-mère pétainiste par atavisme à l’employée de la milice anti-juive, qui s’empresse d’appeler au secours la patronne de la Gestapo.

Comme toujours dans ces cas-là je m’empresse de venir au secours de la veuve, de l’orphelin et des présumés voleurs de poules et de lampes électriques, en prévenant discrètement la jeune femme qu’elle vient de faire l’objet d’une « dénonciation », qui me répond clairement haut et fort, qu’elle « n’en a rien à branler »

Je suis obligé, malgré le suspens du récit qui vous étreint la gorge, d’ouvrir une parenthèse. Je puis me le permettre, car ma concubine ne lit pas mes posts ou très rarement. (lol) Bien qu’il n’y ait pas de quoi fouetter un chat, j’ai aussi droit à un petit jardin secret (encore des feuilles ) il se trouve que je connais la patronne de cette boutique, d’abord de vue, puis plus intimement. Nous nous sommes rencontrés en Espagne à la frontière-boutique, là où tout le monde dans nos parages se rend régulièrement pour s’approvisionner en alcools et cigarettes. (J’ai  même rencontré aussi la femme incognito, du bureau de tabac du bled d’à côté, la bagnole pleine de cartouches de cibiches). Je ne bois plus d’alcool, ne fumes plus, mais j’y vais quand même :  rayon CD et autres colifichets informatiques et photographiques. Donc, un petit bonjour, presque complice avec cette femme d’une bonne cinquantaine d’années, pas très grande, blonde avec de magnifiques yeux bleus. Au restaurant elle se trouve à la table d’à côté, comme il y a là-bas autant de restos que de magasins, je me dis que le hasard...Aussitôt, très smart, je l‘invite à boire le café et nous bavardons un moment. Elle est gérante de cette enseigne après avoir tenu avec son mari, une boutique de TOUT A UN FRANC, qui est devenue TOUT A UN EURO et comme tout le monde est tombé dans le panneau , ils se sont fait des machines en or. On rigole.
Depuis lorsque l’on se croise, notamment  au début du printemps quand je vais lui acheter des bulbes de fleurs qui feront de toute façon la gueule en été, nous nous faisons un petit sourire. Mais, comme tous les mecs de la terre, je m’imagine ou fait semblant de croire que son regard n’est pas que poli, ni marchand.
Bref ! La voilà qu’elle se radine, sourire personnel à mon endroit que je lui renvoie et elle  passe à son boulot. A la mère de famille de ces gitans, elle lui demande d’ouvrir son sac. Je fais semblant de ranger ma pauvre carte bleue très pâle dans mon portefeuille (encore ?) en attendant la suite.
-De quoi de quoi vous me prenez pour une voleuse ? Moi une honnête mère de famille ! » -Madame c’est le règlement, nous sommes obligés de....
-Obligé de quoi.
Et c’est parti. Refus.
-J’appelle la Police !.
La jeune femme remet çà avec son obsession masturbatrice et j’attends goguenard pour observer l’arrivée au pire des gardes-champêtres. Mais c’est un GIGN qui débarque, klaxon puissance 10.
- Vos papiers,
- J’les ai pas sur moi.
- Et vous monsieur, s’adressant au petit bonhomme
- Pareil.
- Ouvrez votre sac
- Non.
Donc tout se gâte, le chef de la brigade criminelle, tel  Chuck Noriss , lorsqu’il bouffe du jaune, prend le gitan par le bras qui du coup se rebelle un brin. C’est alors que l’Ange Blanc descend sur terre et entre dans le vif du sujet.
-Vous voyez bien que la police va vous emmerder jusqu’ à plus soif, dis-je à la cantonade, il faut être moins bête qu’eux, vous ouvrez votre sac et vous les ridiculisez.

Ce genre de propos ne plaît généralement pas à la fois à la police nationale et aux commerçants notamment la mienne, celle de mes fantasmes.
-Vous voulez qu’on vous embarque aussi récite le « n’a-qu’un-neurone » habillé en flic.
Ma compagne attend dans la voiture et j’hésite à continuer.
- Pourquoi ne pas me fouiller moi ?» dis-je à la caissière
- Ben passe que...

Un zélé de jeune flic en apprentissage me demande mes papiers, lesquels sont dans ma bagnole. La grand-mère alors me tapote le bras et me dis.
-Bon ça va, vous avez raison.
et elle ouvre, royale, son sac. Tous les cons, y compris moi-même, plongent leur regard dans le réticule et n’y  voient rien que des trucs de « bonne femme » : trois tonnes de photos, du rouge à lèvres en veux-tu-en voilà et 200 coupons de bons de réduction chez Dealer Price »  Fin du sketch.
A cause de ce genre de racisme quotidien, de cet engouement pour la dénonciation, je viens de voir disparaître à jamais mon fantasme fleuri.

Le prochain coup je monte à Paris et je vais à la Belle Jardinière

20 septembre 2008

CAMEROUN 1958, LA GUERRE CACHEE DE LA FRANCE.

ruben cameroun.jpg

Nous avons tant parlé des événements d’Algérie qu’une autre répression sanglante est passée sous silence, celle des Camerounais qui réclamaient eux-aussi leur indépendance.

Il y a tout juste cinquante ans, le 13 septembre 1958, Ruben Um Nyobè, leader de l’Union des populations du Cameroun,(UPC) tombait sous les balles françaises. La répression menée contre son mouvement indépendantiste fera des dizaines de milliers de victimes.
Qui connaît cet épisode peu glorieux de la colonisation française en Afrique et de son armée, à part moi ?(Je plaisante) Je connais la lutte du peuple camerounais dès son indépendance pour lutter contre la politique de leur président marionnette Ahidjo, qui assura un régime néocolonial, et grâce à mon ami, FKM, opposant au régime et emprisonné. La guerre menée par la France contre ce parti politique a duré près de quinze ans et fait environ plusieurs dizaines de milliers de morts, voire des centaines de milliers de victimes tous oubliés par la France et beaucoup de Camerounais

C’est en 1948, que naquit ce parti issu du monde syndical dans le milieu syndical de la cité portuaire de Douala. Le pays est alors coupé en deux : d’abord colonie allemande, (justement mon copain camerounais porte comme second prénom, Kunt, stigmate de cette situation ubuesque) Puis, il a été placé en 1919 par la SDN sous la tutelle française pour sa partie orientale, et britannique pour sa partie occidentale. Rapidement, les revendications de l’UPC - indépendance et réunification - deviennent extrêmement populaires, surtout dans l’Ouest et le sud du pays, les pays bamiléké et bassa, pratiquement mis en esclavage par les Allemands puis par l’occupation française.

Les autorités françaises envisagent bien évidemment l’indépendance du Cameroun, mais certainement pas pour y voir un Nyobè cet homme intègre qui jouit d’un aura particulier dans la population et qui se rendra trois à N.Y pour plaider la cause du Cameroun.

Le projet est tout autre,(liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes, mais pas trop)
Alors, seule solution flicarde : répression du mouvement et violente dispersion des manifs, puis son interdiction en juillet 1955.. Les leaders du mouvement choisissent alors la clandestinité ou l’exil. La base bien décidée décide de répondre à la violence par la violence : elle prend le maquis dans le sud du pays, y installe une administration parallèle et se lance dans des actions de guérilla.
Conséquences : les autorités coloniales commandés par de vieilles ganaches, imposent un véritable régime de terreur. Sous la direction de Pierre Messmer, elles utilisent les méthodes alors en cours en Algérie : traqués, présentés comme des «terroristes», les rebelles sont qualifiés de terroristes. Le mouvement clandestin est infiltrés, puis les militants sont arrêtés, torturés, déportés, assassinés, décapités. Des dizaines de villages sont rasés, d’autres bombardés au napalm. Les populations sont déplacées, regroupées dans des camps pour couper les «maquisards» de leur soutien populaire (toujours la même histoire des guérillas). La répression cible en particulier l’ethnie bassa de Douala, principal vivier de la rébellion.
Vous remplacer les « négros » par les « tronc »s et vous y êtes. La même guerre : aviation contre chassepots, FM contre machettes.

Mais ici il ne s’agit pas comme en Algérie d’un contingent qui opère, mais d’un corps expéditionnaire qui a été «envoyé pratiquement dans une semi-clandestinité, par Paris. Donc peu d’information parviennent du Cameroun. Et la presse française ne moufte pas, elle parle surtout de l’Algérie ! encore moins la RTF à la botte du pouvoir. La France n’a officiellement jamais été en guerre au Cameroun, mais comme « là-bas dis » une opération du maintien de l’ordre.

En 1958 Nyobè est tué alors qu’il tente de s’enfuir, c‘est-à-dire assassiné. Son corps, ensanglanté et défiguré, signe d’un assassinat ce geste pour un Africain ne permet pas qu’on le considère comme un « ancêtre » Il est enterré à la va-vite par les autorités coloniales et recouvert d’une dalle de béton.
Encore une tuerie pour rien, car comme prévu le Cameroun « obtiendra son indépendance » en 1960, mais sous l’étroit contrôle politique et économique de la France et du « M. Afrique » de De Gaulle, Jacques Foccart, qui impose à sa tête le président Ahmadou Ahidjo. Belle leçon de démocratie : c’est un manipulateur qui commande.
Moralité : cette indépendance n’a pas mis fin à l’injustice et à la discrimination du régime colonial. L’UPC poursuit la lutte de libération dans l’Ouest, en plein pays bamiléké, via sa branche armée, l’Armée de libération nationale du Kamerun (ALNK, vous noterez l’initiale K en allemand). Ahidjo la combat avec l’aide active de l’armée française, qui est restée sur place jusqu’en 1964. Deux proches de Foccart, supervisent la liquidation des maquis. «Dans chaque village, il y a eu de nombreux morts», raconte un journaliste Denis Nkwebo, du quotidien privé « Le Jour. » [...] «Seize membres de ma famille ont été exécutés le même jour".
S’ensuit un beau bordel où des pillards se mêleront avec les résistants. Vous devinez la suite.
Cette guerre prendra fin en 1971 avec l’arrestation d’Ernest Ouandié, dernier chef de l’UPC, exécuté sur la place publique de la ville de Bafoussam.
La vérité n’a été levée que très furtivement en 1991, avec l’instauration d’un semblant de démocratie. Par calcul politique, le président Biya, au pouvoir depuis 1982, «réhabilite» tout à la fois Ahmadou Ahidjo, condamné à mort par contumace en 1984, Ruben Um Nyobè, Ernest Ouandié et un autre responsable de l’UPC, Félix Moumié, mort empoisonné à Genève en octobre 1960, apparemment par les services secrets français. [1] (Je cite)
Au Cameroun, Il n’existe qu’un monument pour rappeler le combat de ces résistants d’abord contre l’occupation allemande et française puis contre une politique-croupion à la solde des Français. Ils ne sont que brièvement mentionnés dans les manuels d’histoire.
Résultat, la jeunesse camerounaise ne sait pas grand-chose de ces années sombres de leur pays qui apparaît donc sans Histoire.

Ce n’est pas demain la veille que les autorités de ce pays demanderont le pardon de la France, car à coté des tueurs de l’armée française, il faut compter bon nombre de camerounais. Aucun militaire français présent dans le pays entre 1955 et 1964 n’a daigné parler de leurs faits d’armes. «Qu’on ait utilisé des armes interdites comme le napalm explique aussi ce grand silence».[1]. Pourtant, «cette guerre qui n’a jamais eu lieu" est dans les archives, :
Des historiens parleront en ce qui concerne ce pan d’histoire caché, de la destruction totale ou partielle d’un groupe social, d’une race ou d’un groupe ethnique, (voir plus haut) ce qui peut être considéré comme un génocide.
Depuis c’est la misère noire, c’est le moment de le dire.

[1] Gabriel Périès, historien.

Pour l'ambiance :
podcast

17 septembre 2008

"UN PROFIL DE JUIF TRADITIONNEL"

19949_une-alliot-marie.jpg

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a condamné dimanche "avec la plus grande fermeté les violences antisémites perpétrées samedi à l'encontre de trois jeunes qui se rendaient à une synagogue". Exprimant toute "sa solidarité aux familles concernées et à l'ensemble de la communauté juive une nouvelle fois éprouvée", la ministre a également assuré "que tous les moyens (sont) déployés par les services de la préfecture de police pour identifier et interpeller les auteurs". Comme il ne s’agit pas d’antisémitisme, ce que justement police avait annoncé dès le début, nous voilà devant une MAM  encore une fois ridiculisée. "La ministre a eu connaissance d'éléments suffisamment concordants pour pouvoir qualifier cette agression d'antisémite", souligne le porte-parole du ministère de l'Intérieur Gérard Gachet. Dans l'après-midi, le président du Crif, Richard Prasquier, s'est aussi dit "certain" du caractère antisémite de l'agression. Classés deuxième et troisième dans la course à l’ânerie.
Hors classement le président de (UEJF), qui a déploré une "agression à caractère antisémite", expliquant que les jeunes avaient été pris à parti par leurs agresseurs, au nombre d'une dizaine, au seul motif qu'ils avaient "un profil de juif traditionnel" et qu'ils "portaient une kippa". Quel est donc ce raciste qui nous parle de « profil » juif et traditionnel.?

Et, pourquoi cette précipitation ? Déjà une précédente affaire avait débouchée sur un constat de bagarre entre petits voyous du quartier toutes religions et origines confondus. Dans l’affaire dont je parle l’un des agresseur est juif et tapait allègrement sur ses coreligionnaires certainement pour une affaire de deal.

Ce qu’un ministre de l’Intérieur pourrait faire c’est de mettre le holà dans le quartier face à ces incessantes rixes et meurtres. C’est ce que vient de proposer Delanoé, en tombant dans le panneau lui aussi, mais qui n’a aucun moyen,  puisque la gestion de la police parisienne lui échappe. Il est relayé par Jean-Christophe Cambadélis qui juge que "Ca commence à faire beaucoup. Il faut maintenant prendre des mesures pour que cette tension cesse » Ce qui me fait marrer c’est la fin des discours officiels,  « que les agresseurs soient arrêtés et sévèrement punis » ou : «  faire rapidement toute la lumière sur cette agression, dont les auteurs doivent être sévèrement punis » Dès fois qu’une fois gaulés on laisse ces petits paumés s’envoler après ce matraquage médiatique.

Il reste a définir d’où vient cette tension. L’antisémitisme ? A plusieurs occasions, il s’est avéré que ce n’était pas le plus petit dénominateur commun de ces bagarres. Ne reste que la situation sociale du quartier, l’un des plus populaires de Paris. Celui qui fut peuplé par les Parisiens qui habitaient les « beaux quartiers » et chassés par les travaux d’Haussmann. Or, il se trouve que je connais le quartier. Dans certains îlots au début des années 80, il existait de vrais taudis digne des narrations d’Emile Zola. Le quartier dont il est question est plus moderne et rien ne le prédestine à être un champ de bataille.  Serait-ce un choc de communautés entre-elles ? Nous venons de voir que non. Rivalité entre bandes ? Cela a toujours existé, mais pas à ce point-là et dans un endroit si petit.

Ce qui me parait étrange c’est les réactions trop vite exprimées.
Agir de la sorte n’est pas mettre de l’onguent sur les plaies que reçoivent ou plutôt ont reçu les juifs dans la vie quotidienne. Dans ce cas il serait plus prudent de réfléchir avant de sortir des phrases qui attisent la haine de certains, attirés de toute façon par les faits.
« -Premièrement, les juifs nous cassent les pieds avec leurs coutumes.
-deuxièmement, ils gueulent à tort sans avoir de preuves pour le faire. »

D’autre part, on peut comprendre qu’on logent ensemble des personnes selon leurs origines maghrébines ou africaines et dont les parent venaient de « là-bas-dis »  Je dis on peut comprendre, car je pense que cela est une erreur sociale. Mais pourquoi une communauté israélite elle aussi concentrée ? il ne s’agit pas de beurs, mais de Français comme vous et moi. Dans quel quartier de Paris voit-on un si fort pourcentage de catholiques ou de protestants rassemblés. ? Il n’est pas question pour moi de faire de l’antisémitisme souterrain, mais toujours à travers ma vision athéiste utopique, il serait  temps de jeter par-dessus les moulins, kippas, calottes et voiles. Il devient nécessaire que tout cela se fonde dans une autre recherche humaniste de relation entre les hommes sur d’autres bases que celles qui les séparent et pour lesquelles ils s’entre-tuent.
Chez moi, on peut se marier entre juif ou pas, ce qui est vraiment le cas, mais dans la famille de mon hébreu préféré, il n’en est pas question.

"A BAS CALOTES KIPPAS ET VOILES. VIVE LA LAIQUE". Comme gueulaient les bouffeurs de curés.

monot.jpg

 

P.S Qui n'abolument rien à voir, quoique les Gitans sont toujours parqués. Comprenne qui pourra.Un peu de musique qui adoucit les moeurs.


podcast

06 septembre 2008

MAHOMET DANS LE PRETOIRE

Tout un ram'dam.

ramadan.gif


Les défenseurs d'un braqueur présumé pour des faits remontant  à 2000 et 2001 à la veille de son procès, estiment que l'observation du jeûne rituel place leur client dans une position de «faiblesse physique » demande un renvoi , que la Cour ordonne dans ces termes : «dans le souci d'une bonne administration de la justice», le procès [......] est renvoyé au 19 janvier 2009.

En réalité, sinon très probablement, parce que le prévenu observe le jeûne traditionnel musulman du ramadan. Les avocats arguaient que leur client aurait dû subir les  «les contraintes diététiques et les obligations cultuelles qui s'imposent» [ce qui  l'empêcheraient de pouvoir se défendre correctement." Et l’un des pingouins de déclarer «[l’observance du ramadan] d'un point de vue physiologique, mettent les gens en état de faiblesse physique».
Nous avions vu il y a quelques temps le cas de cette femme que son mari musulman voulait répudier pour avoir menti sur sa virginité supposée, puis le refus d’un autre que sa femme soit opérée par un homme, sans compter les piscines interdites aux garçons.Dans le cas de la justice française libre et indépendante, républicaine, cela est inadmissible, mais symptomatique de l’abandon de  sa  laïcité propre qui lui est si chère.

Mais qu’a donc décidé la cour à accorder ce renvoi ?  Et pourquoi  Une relâche des exigences de la laïcité ou une provocation ?  Poiurtquoi le ministère public ne s’est pas opposé ? Une version voudrait que le juge ait ordonné ce renvoi pour autre chose que la religion du présumé coupable, or cette décision a été accordée à la défense,..... accordée ! Me Pierre Abegg, avocat n’a peut-être rien compris, a écrit dans une lettre adressée au président de la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine pour s’opposer à la demande de renvoi.

Aussitôt?, devant le tollé, le procureur général de la cour d'appel de Rennes, dément  (Pas le magistrat, les faits) : "Le ramadan n'est pas la cause du renvoi de ce procès! [ qui est dû à] d'autres éléments de l'enquête,[sinon] je me serais opposé fermement à cette décision pour atteinte aux principes de laïcité." [...] Les avocats ont fait une lecture entre eux de cette ordonnance."
Peut-être, mais techniquement, ils ont bien joué. Et l’accumulation des dénégations rendent suspectes ces déclarations. Le métier de la défense est de faire tout pour que son client soit jugé dans les meilleures conditions possibles, soit mais aussi de repousser le procès en utilisant toutes les ficelles du Code. En face, les avocats de la partie civile gueulent comme des putois, ce qui est aussi leur rôle, mais cette fois-ci à bon escient.

Mais que fait Rachida entre deux emplettes chez Babyfring’s place Vendômes ?  En sortant de la boutique elle a confirmé que cela n’avait rien à voir avec le ramadan. Ben voyons ! Par contre, Fadela Amara estime que la décision de repousser un procès pour cause de ramadan «est un coup de canif qu’on tente de porter à la République laïque» et appelle à la «vigilance».

Sur cette même lancée combien de procès de prévenus catholiques seront repoussés, pour la visite du Pape à Paris  (et pourquoi pas à Fleury Mérogis). Un report de procès pour le Kippour ? Il ne reste plus qu’à un prêtre pédophile de demander le renvoi de son procès après le carême. D’ailleurs, il en a de la chance ce braqueur, en Egypte, dont la justice fonctionne pendant le Ramadan, je crois, on lui coupe la main, Charia oblige.

Sur le fond et la forme le Ramadan m’importe peu. Juste quelques interrogations. Un rite coutumier ou une discipline d’abstinence? Je penche plutôt pour la première idée, car pour ce qui est de la seconde, ayant fêté plusieurs fois la fin du jeûne quotidien, je peux témoigner que nous nous mettions plein la lampe : copains, copines, mahométans ou pas, ce qui n’a rien d’un acte de foi.

0002-Ramadan.jpg

De toute façon la polémique est lancée. Manque de discernement ? Et que dire de la reprise du procès qui sera forcément médiatisé ? Quelles pressions pèseront sur les jurés ? Et la jurisprudence ?

Un nœud de vipère cette affaire.

Si vous voulez connaître les dessous de l’affaire c’est ICI

P.S Trouvé sur le net sur le sujet :
1/ « Imaginons nous une scène équivalente dans un pays musulman surtout si c'est un catholique... le pauvre, il serait dilapider et je vous dit pas si c'est UNE catholique... »
Et qu’on lance la première pierre à l’auteur de ce commentaire.
2/ [...] une république que nous avions voulu il y a deux siècles.
Et Robespierre, ce n’est qu’une Station de Métro ?
3/ Le même : « ou nous comporter en troupeau bêlant sous un nouveau joug »
Ces moutons sont un peu vaches avec le mec. « On fait c’qu’on peut,  on est pas des boeufs ».

05 septembre 2008

Sté CURETON et Cie : BAISSE DU C.A

aumonerie.jpg

La pratique religieuse en France régresse régulièrement, mais les familles les plus pratiquantes continuent de transmettre leur foi en milieux familial.

Je suis quand même étonné que 35 millions de personnes se déclarent catholiques et un peu plus de deux millions , musulmans. Ne serait-ce pas une  fausse réponse à une vraie question qui devrait être : « Etes-vous croyants ? »

Une étude récente de l’INED, démontrent que « le paysage religieux est en pleine évolution en France ; La religion catholique reste en tête, les athées et autres impies est une fraction de la population en progression constante,  cinq millions, soit 11% des sondés. Et on constate que les jeunes sont les moins croyants. Ouf ! Vingt-sept % des hommes et 23 % des femmes chez les 18-24 ans se disent athées. Par contre, dans la religion musulmane cette désaffection est moins marquée.
Et encore, dans un précédent sondage plus précis il apparaissait que les dogmes principaux étaient souvent ignorés ou niés. La vie éternelle ? Qui chez les croyants y croit encore ? La Virginité de Marie ? Depuis le moyen-âge ils se tamponnent le menton, l’Eucharistie ?, un symbole. La résurrection du Christ ?  Ouais, mais bon....Cette perplexité, est  soit dit en passant la négation totale du christianisme. Il ne reste donc qu’une vague acceptation d’un Dieu créateur bien obscur et indéchiffrable.

D’après d’autres études les "sans religion" se situent entre 25% et 30% et ceux qui ne croient pas en Dieu entre 40% et 45%. Les premiers sont, en gros des athées, agnostiques, sceptiques et les autres, or leur nombre est inférieur de 15% aux mécréants. Hormis donc le cas des religions sans Dieu, qui sont très marginales, l'explication semble provenir de la déclaration d'appartenance à une religion (catholicisme, islam, protestantisme) par des personnes qui ne croient pas ou ne croient plus en Dieu. En volume, ce phénomène que l'on pourrait qualifier "d'appartenance culturelle" est relativement important, de l'ordre de 20% des "effectifs" d'une religion (15% du total à rapporter aux 70% à 75% que représentent les religions).
Cette étude ne parle ni du judaïsme ni des sectes, ce qui est dommage, nous aurions une photographie plus complète du comportement religieux des Français.
Il faut chercher à savoir comment on peut expliquer cette nouvelle. L’inanité de ces croyances, une évolution des mœurs , un refuge dans l’irrationnel via les sectes new-age et autres fariboles, ou le fruit du travail des athéistes ? (lol) des instits laïques ? Ou enfin l’amorce d’un raisonnement libre, détaché de tout enseignement et évangélisation.

Pourquoi ce désamour ? Simplement parce que la jeunesse se détache de la pression familiale et ose dire aujourd’hui que son adhésion aux idées reçues étaient plus des affirmations de principes pour faire plaisirs aux parents, qu’une véritable foi. On se marie moins à l’église pour faire plaisir à ses parents et on ne va plus forcément à la messe de minuit avant le dîner de Noël. . Les plus pratiquants se marient plus que les autres et malgré les moyens contraceptifs font plus d’enfants. Enfin, les couples semblent plus solides parmi les plus pratiquants : seulement : ils divorcent moins. Le baptême reste néanmoins le dernier bastion du culturel du catholique.

Baisse des effectifs

Bientôt en France, un quart des 16 800 prêtres diocésains en activité aura atteint 75 ans, l’âge de la retraite. Et la relève n’est pas assurée, malgré la perspective d’une carrière conjugale et malgré le ballon d’essai qui constituerait à ordonner des hommes mariés. Voilà donc le Vatican s’asseoir sur un de ses dogmes les plus intouchables, le célibat du clergé. (2) (2)Il y a bien de curés pédophiles et chacun sait très bien le fil qui noue le célibat et l’agression sexuelle. L’Eglise catholique romaine est d’ailleurs la seule à avoir imposé le célibat à ses prêtres, les autres y compris les églises catholiques occidentales l’acceptent. Sans compter les autres religions chrétiennes. On se demande bien pourquoi, si ce n’est des explications à la noix et surtout une  misogynie flagrante. Dans la légende chrétienne, Jésus ,rabbin et homme de son temps, était marié. Et que l’on vienne me prouver le contraire. (hi ! hi !)
Ce problème rejoint le thème de ce billet et la recherche d’une mécanique qui mène à l’effondrement de la vocation des prêtres. Et les  papes successifs en viennent à débaucher des ecclésiastiques chez des consœurs : parpaillots, luthériens et anglicans, qui ont des femmes et des maîtresses comme tout le monde.

Donc si j’ai bien compris, le nombre des abonnés au christianisme est en constante régression, donc du clergé et donc du bourrage de crâne, ce qui entraîne encore plus de monde vers l’athéisme. On n’est pas sorti de l’auberge, d’autant qu’il y a du mouron à se faire, car l’écurie Sarko mène tout droit nos enfants dans les pattes de l’école religieuse. Sujet d’un autre post d’alerte, mais on fait ses bagages.
Entrisme religieux
Encore un obstacle à la laïcisation complète de l’éducation nationale : les aumôneries, (catholiques en général) Selon les intéressés les effectifs des aumôneries étudiantes ont fondu, pour atteindre à peine 10 000 participants aujourd’hui y compris les moins assidus. La difficulté pour eux de recruter est de taille, car leur insertion en milieu universitaire suscite peu de bienveillance et les établissements prêtent rarement des locaux. Manquerait plus que ça.
« Il est difficile de jouer notre rôle missionnaire, témoigne un aumônier . « A la fac de lettres, on ne peut pas clamer haut et fort ce que l’on fait : il est quasiment impossible de laisser des affiches, on rencontre beaucoup de réactions violentes face à nous ou de moqueries. » Ouf !
"Alors on utilise d’autres moyens. A Créteil, par exemple, où « le problème numéro un des étudiants est le logement », l’aumônerie a « récupéré des presbytères vides, sensibilisé les chrétiens de la ville, pour proposer des lieux disponibles, travaillé avec l’université pour assurer la mise en contact ».
Pour eux,  ils ne s’en cachent pas, leur présence en milieu étudiant est très importante, car « c’est un âge où on évolue, où l’on passe par des crises, des remises en cause, qui affectent aussi la foi ». L’âge où on peut encore enrôler et bourrer les crânes. Mais avouent qu’il ne suffit pas de mettre une pancarte “Aumônerie” pour que les gens viennent spontanément.

Voici quelques statistiques sur les pays les moins religieux du monde. Ceux-ci sont, dans l’ordre :

1. Suède (85% de non-croyants, athées, agnostiques)
2. Vietnam
3. Danemark
4. Norvège
5. Japon
6. République Tchèque
7. Finlande
8. France
9. Corée du sud
10. Estonie (49% de non croyants)

Assez curieusement, Israël arrive 19ème avec 37% de non croyants. La pratique religieuse en France régresse régulièrement, mais les familles les plus pratiquantes continuent de transmettre leur foi en milieux familial. Quand aux Américains, environ 80% d’entre-eux se disent croyants, et plus de la moitié sont pratiquants. 24,6 millions de personnes  ne pratiquent aucune religion. Un sondage Gallup montrait que 34 % des Américains fréquentent leur lieu de culte une fois par semaine, contre 13 % qui n'y vont jamais. Chaque Américain change trois fois d'Eglise en moyenne au cours de son existence. A noter toutefois que les confessions protestantes ont une forte présence presque partout aux Etats-Unis.

Moralité, on peut vivre en complète harmonie avec soi-même et avec les autres sans avoir recours à des fadaises. Ces pays principalement du Nord de l’Europe ne sont pas à montrer du doigt dans le concert des nations pour leur agressivité ou l’effondrement de leurs moeurs.

P.S Vous devriez lire Cavanna interviewé ICI
On dirait du Teddy. Sauf que je n’est pas la taille narrative du MONSIEUR.

04 septembre 2008

L'AUTRUCHE ET LA HYENE

396px-Ludovisi_Gaul_Altemps_Inv8608_n2.jpg

Copie romaine d'un original hellénistique provenant d'un monument bâti par Attale Ier de Pergame pour commémorer sa victoire sur les Gaulois, vers 220 av. J.-C.

"Une mère de deux enfants s'est défenestrée ce matin du logement qu'elle occupait au troisième étage d'un immeuble à Istres (Bouches-du-Rhône), dont elle devait être expulsée, a annoncé aujourd'hui la préfecture dans un communiqué. A l'heure fixée pour une expulsion locative, une mère de deux enfants, âgés de 4 ans et 18 mois, s'est défenestrée du troisième étage du logement qu'elle occupait dans le quartier Rassuen à Istres", précise le communiqué.  Agée de 33 ans, elle est malheureusement décédée des suites de ses blessures", poursuit le communiqué, en ajoutant que "les enfants ont été confiés aux parents de la victime".
Source : AFP

Lorsque cette jeune femme  s’est jetée par la fenêtre, le jour de la rentrée scolaire, les forces de l’ordre étaient en train de monter dans la cage d’escalier. Elle habitait, seule après une séparation ce logement social avec ses trois enfants âgés de 11 ans, ( qui lui aurait été enlevé) 4 ans et 18 mois. Le père  était présent au moment du drame, avec son frère  avec l’huissier et le policier quand elle s’est levée de son lit et a sauté. Depuis son emménagement les loyers en retard s’accumulaient, la dette se montait à 12.000 € et l ’OPAC propriétaire du HLM avait  mis en branle toutes les procédures pour faire évacuer l’appartement : intervention d’un huissier et demande de concours de la force publique auprès de la préfecture.

Pourquoi les  services sociaux dans leur ensemble, n’ont-ils pu intervenir ? Parce que cette jeune femme, au bout du rouleau, n’aurait pas donné suite aux demandes d’arrangements, comme la procédure de surendettements par exemple. Sans revenu, cloîtrée dans son appartement elle ne touchait pas les aides auxquelles elle aurait eu droit : allocations familiales ou aide au logement.  En tout cas malgré les remords des uns et des autres, rien n’était prévu pour l’héberger avec ses enfants : pas de chambre d’hôtel, pas d’hébergement d’urgence, pas de relogement. Elle était à la rue.

Ce fait divers, qui malheureusement est plus courant qu’on ne le croit, (y compris les défenestrations à la suite d’interventions policières dans le cas d’expulsion et d’extradition) amène des réflexions. D’abord sur le suicide et ensuite sur ses raisons. Cette autodestruction est un ensemble qu’il faudrait développer dans un autre post. Mais, ce qui agite un peu le Net ce sont les raisons qui ont poussé cette femme à cette extrémité.
C’est d’un œil d’anthropologue (amateur) que je me tourne vers les commentaires des médias du Net. Commençons par le Figaro, textes non remaniés :
« pourquoi ne pas attribuer a cette femme, un peché d orgueil,qui par ce geste,a voulu signifier [.....] que sa situation de main tendue lui etait insupportable dans le regard qu elle se faisait d elle meme et celui de ses enfants »

« Cette femme, [.....], aurait pu être aidée, mais elle a elle-même repoussé la main tendue. On ne sait ce qui l'a poussé à ce geste desespéré, mais ne mettez pas ça sur le dos d'un "méchant propriétaire capitaliste" ».

« Bien sur, je ne connais pas la situation de cette pauvre femme et ses problemes de loyers ne sont sans doute pas la seule raison qui l'a poussee a commettre ce geste absurde. Mais j'ai du mal a verser une larme sur le cas de cette personne. Surtout quand je vois par quelle galere ma soeur, qui s'est trouvee dans une situation comparable, a lutte pour payer son loyer et elever ses enfants... »

« [...] Elle ne payait pas sont logement, son suicide est SA décision. Problème réglé, point barre. Marre de s'apitoyer en permanence sur les faibles d'esprit, les lâches de la vie ou les profiteurs de tous bords! (...) maintenant d'autres s'occuperont de sa progéniture. »
Un seul commentaire bienveillant :
« Une pensée sincere aux enfants de cette personne qui a ete pour ainsi dire poussée par l'huissier de justice de la fenetre. j'espere que celui ci aurat du mal a trouver le sommeil dorénavant, mais ça m'etonnerais »

Et dans Libé :
(...] Même morte, exploitée...

Devant ces  cris du coeur du beauf moyen on prend peur. Comme si la situation, la hantise de l’expulsion manu militari, devant les voisins, les meubles et les fringues dans la rue, l’huissier, le serrurier (qui perçoit une indemnité) les déménageurs et le représentant du commissaire ne suffisaient pas à en faire craquer plus d’un. Le logement est après le travail le dernier signe de respectabilité et d’honorabilité. Chômeuse, fauchée,  mentalement brisée, abandonnée et virée de son appart, cette jeune femme a préféré en sortir ainsi. Certes les  belles âmes peuvent toujours la dénigrer, et quelquefois, comme dans les commentaires ci-dessus lui cracher à la gueule, perdue, elle est morte du manque de fric et de déshonneur. Et dans l'indiférence de l'opinion publique.

Faut-il qu’elle fût au fond du trou pour en arriver là, acculée par les merdes qui lui tombaient dessus.(2) Et entendre l’équipe de pieds nickelés gravir les escaliers pour frapper à sa porte c’est certainement la seule issue qu’elle a trouvé.


(1) Je m’étonne que cette profession de hyène ne soit pas affublé d’uniforme comme tout ce que j’exècre : un habit en peau de rat pas exemple. Selon deux voisins l’huissier, au balcon après sa chute, a dit: "On continue, débarrassez-moi la cuisine." Un des déménageurs en bas, tandis qu’un autre  pleurait, a gueulé : "Pas question ! Vous voyez pas qu’elle est foutue »
(2) "Les merdes volent en escadrille" répétait Jacques Chirac, qui était friand d’expressions truculentes.