10 mars 2008

LE SIONISME SEME LA MORT

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Israël est en état d’alerte, l’armée a imposé un bouclage général de la Cisjordanie, et des milliers de policiers ont été déployés en renfort, notamment à Jérusalem. Aussitôt l’Eta-major se réunit pour envisager des représailles contre l’horrible attentat commis dans une école talmudique. Et voilà où nous en sommes.
Les obsèques sont représentatives de la colère des Israéliens, elles ont dans la cour de l’établissement Merkaz Harav, réputé former l’élite du sionisme religieux.
C’est de là que le Bloc de la foi, le Goush Emounim est née après la guerre des Six jours de 1967, à la pointe de l’occupation de la Cisjordanie et l’implantation des colonies illégales. Les orateurs crient à la vengeance et fustige le gouvernement et appelle un vrai leader religieux et tout et tout
Il est vrai que les images suivies là-bas presque en direct ont de quoi s’insurger, mais contre qui. ? les dirigeants de Tel Aviv ? Les Palestiniens ? les terroristes islamistes ? Ou la tuerie aveugle de l’armée à Gaza ?

La famille de l’auteur de cet assassinat recevait elle aussi les condoléances des habitants du quartier dans lequel il vivait. L'attentat  a donné lieu à des scènes de liesse à Gaza, où quelque 7.000 personnes ont manifesté à Jebaliya, tirant notamment en l'air pour exprimer leur joie. A Rafah, dans le sud du territoire palestinien, des habitants ont distribué des friandises aux automobilistes.
Tandis que l’opinion mondiale réprouve cet attentat abominable, seuls quelques commentaires font le lien entre cette tuerie et celles commises par l’armée israélienne, contre par exemple une école musulmane. Paradoxe.

En parlant de cet attentat qui a fait huit morts, de 15 et 16 ans, parmi les élèves de l'établissement, visait à "porter un coup au cœur du processus de paix", selon le Premier ministre britannique Gordon Brown. Ce type n’a rien compris ou prends ses citoyens pour des imbéciles, en effet je me demande où il voit un processus de paix pendant ou après les raids d’Israël sur Gaza ? Par contre, le Conseil de sécurité de l’ONU, dont je parlais, réuni en urgence, n’a pu s’entendre sur un texte le condamnant, en raison de l’opposition libyenne.
Un attentat était inévitable, évidemment, et les responsables israéliens en avaient pris tous les risques. La raison de la réoccupation de Gaza est toute trouvée.

Depuis le temps que je cherche un site ou blog ultra-orthodoxe juif, sioniste ou pro-sioniste, j’ai trouvé ça : http://www.houmous.net
Un concentré d’intégrisme israélite qui ne parle que de haine, surtout dans ses commentaires. J’ai laissé un message qui est actuellement entre les mains d’un modérateur, on verra bien s’il parait. En voici la teneur :

« Toutes les explications même les plus raisonnables du sionisme sont obérées par le fait qu’une communauté religieuse, se référant à un Livre Saint certes, s’est installée sur une terre qui ne lui appartenait plus. Qu’elle a politiquement annexé ce qui est une erreur fondamentale et pour les Juifs et pour les Arabes. C’est un greffon qui ne peut pas prendre. Athée et encore moins antisémite, je ne prends pas partie au niveau de la religion, mais il faut admettre une fois pour toute qu’il y a un agressé et un agresseur. Eretz Israël n’est qu’un vœu pieux qui n’engendre que le malheur, il frappe les enfants d’Israël, lesquels sont obligés de tuer pour se défendre. Israël est ainsi légalement condamnée par les institutions et par l’opinion internationale.

Je sais être sur un blog très religieux et je n’y vois que de la haine. Le vocabulaire est caractéristique, le mot palos en est un exemple. Sur le fond, je ne vois pas de différence entre l’horrible attentat de Jérusalem et le largage d’un bombe sur un immeuble palestinien, faisant là aussi le même nombre de morts, de deuils et de pleurs. Ne nous leurrez pas, le terrorisme n’est pas que chez le kamikaze, il est aussi d’Etat lorsqu’il s’agit d’apeurer toute une population. Le pilote de Tsahal (qui ne devrait plus porter ce nom) aura la chance de rentrer chez lui, alors que l’assassin qui pose une bombe dans un restaurant, ne le fera pas »

Pour qu’un semblant de paix s’installe dans la région il faut qu’Israël rejette toute idée de Grand-Israël et qu’il doit, non seulement arrêter de s’installer en Cisjordanie, mais de restituer les territoires illégalement occupés.
Le sionisme est une plaie pour les Israéliens et leur malheur vient de cette foi qui détruit tout, laissons là dans le domaine privée.
Ou que les sémites s’embrassent ».


Un peu pompeux, un peu court, avec un syntaxe boitillante, mais il me fallait le faire rapidement, sinon j’aurais fermé la page..
Et devinez ce qui arriva ? ? ? Et, oui. 


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03 mars 2008

VRAIS FAUX CONS

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Dès le début de la semaine dernière les Palestiniens de Gaza manifestaient contre l’oppression israélienne, à l’initiative du Hamas. Ils étaient des milliers pour former une chaîne humaine de 40 kilomètres. «Le siège de Gaza ne fera que nous renforcer», «le monde a condamné Gaza à mort», disaient les pancartes.
Israël est sous haute tension craignant une véritable invasion comme celle qu’a connu l’Egypte il y a peu de temps. Un responsable du Hamas disait qu’un « ouragan pourrait inonder toute la région».

Pour faire face à tout risque de débordement, les forces de sécurité israéliennes étaient prêtes à intervenir. Il s’agit d’une guerre et le hamas utilise ses ressources, à savoir le tir sur Israël de roquettes tandis que l’armée israélienne dotée d’armes autrement sophistiquées dans un premier temps imposait un véritable blocus. Puis comme il fallait s’y attendre, depuis la mort d’un Israélien  à Sdérot, Israël ne cesse d’accentuer sa pression. En quarante-huit heures, les raids israéliens ont tué au moins 32 Palestiniens, dont six enfants et une quinzaine d’activistes. Le spectre d’une vaste opération terrestre, évoquée par le ministre de la Défense, Ehud Barak prend corps.
 D’après le quotidien israélien Yedioth Ahronot, Condoleezza Rice et nombre de ses collègues étaient avertis qu’Ehud Olmert, estimait qu’il serait «nécessaire de réoccuper pour une période indéterminée des secteurs du nord de la bande de Gaza»..

Beaucoup de gazaouites se considère en guerre, menée par Israël déclarent les responsables du Hamas qui, regrettent le « silence arabe » et estiment que les USA cautionnent cette offensive. L’armée israélienne continue ses raids aériens et dans le même temps, les tirs de roquettes n’ont pas cessé : huit engins ont causé des dommages matériels à Sdérot.
Sans faire de calculs morbides, les morts dues aux roquettes est d’une autre mesure que celles causées par les bombes hyper-modernes israéliennes . Que l’on ne vienne pas me parler de terrorisme arabe et encore moins de morts « annexes ». Comment appeler ce largage de bombes à l’aveuglette ou presque sur une population civile ? Si ce n’est du terrorisme, qui consiste à faire plier la population.
"De ma vie je n'avais vu un tel massacre", dit Fatima Sayed, une habitante de Jabaliya. "Israël nous a chassés en 1948", dit-elle en référence à la première guerre israélo-arabe qui avait suivi la création de l'Etat d'Israël. "Maintenant, ils veulent nous tuer tous".
HOLOCAUSTE
"Il est impensable que la réaction israélienne à des tirs de roquettes palestiniens, que nous condamnons, soit aussi terrible et effroyable", déclare Mahmoud Abba, "nous disons au monde, regardez ce qui se passe et jugez par vous-mêmes qui a recours au terrorisme [...]" Dans son élan il déclare que l'offensive conduite par l'armée israélienne dans la bande de Gaza est "plus qu'un holocauste » (ce qui est à la mode actuellement)
sitôt après qu'Israël ait démenti avoir utilisé ce terme pour menacer le territoire palestinien, selon des propos prêtés à un ministre. Comme toujours, depuis la lettre Balfour, l’explication par une traduction fallacieuse est avancée. Le ministre juif a utilisé le terme hébreux « shoah » qu’il faut traduire par catastrophe. Alors que les deux termes et ce ministre le sait bien a le même sens dans la mémoire collective internationale.

Pendant ce temps-là, l'armée israélienne a poursuivi son offensive nommée "Hiver chaud » et plus de 70 Palestiniens ont péri en 48 heures, poussant l'Autorité palestinienne à suspendre tout contact avec Israël. Condoleezza Rice se rend sur le terrain pour tenter de calmer le jeu.Depuis mercredi, plus de 100 Palestiniens ont péri.
LES VRAIS FAUX CONS
«Israël n’a aucune intention de cesser, ne serait-ce que pour un moment, les combats contre les organisations terroristes», a lancé le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, Ehud Barak, en remet une couche en disant que le Hamas «paiera le prix» de «la dégradation de la situation». Mais pour les autorités juives, cela devient difficile, toute la communauté internationale condamne Israël notamment les chancelleries. Tel Aviv  craint la colère de la Cisjordanie, où des milliers de Palestiniens ont protesté et où un Palestinien de 13 ans a été tué par des soldats israéliens.
UNE COMPTABILITE MACABRE
Les derniers décès portent à 6.266 le nombre de personnes tuées dans les violences israélo-palestiniennes depuis 2000, pour LA PLUPART DES PALESTINIENS, selon un bilan établi par l'AFP.. Dimanche, un éditorialiste de Haaretz calculait qu’en une après-midi Tsahal avait tué plus de Palestiniens que les Qassam n’avaient tué d’Israéliens en sept ans. En deux ans, l’armée israélienne a tué près de mille habitants de Gaza, dont la moitié de paramilitaires et la moitié de civils. On peut imaginer, écrivait le quotidien israélien, l’outrage mondial si les Palestiniens avaient fait la même chose, avec le même pourcentage. Politique contre-productive pour utiliser un terme à la mode : deux ans après l’élection du Hamas à Gaza, jamais le Parti islamiste n’a été aussi puissant. Les opérations militaires israéliennes ne font que renforcer son emprise sur le million et demi de Gazaouis.

L’un des aspects effrayants dans cette affaire est le j’menfoutisme de l’opinion en général et française en particulier. Là encore le temps fait son horrible boulot, on oubli tout simplement l’origine du conflit, on en a marre et on met tout le monde dans le même panier. « Y-z'on-qu’à se démerder » est ce j’entends autour de moi, lorsque l’on ne connaît pas mon engagement pour la cause palestinienne Sinon, : «  t’a raison, Teddy, mais..... ».
Dernières nouvelles. Sous la pression des Etats-Unis, l’armée israélienne s'est résignée à retirer ses troupes de la bandede Gaza, lundi 3 mars. Dès l'annonce du retrait, le Hamas a crié victoire. Plus de 110 Palestiniens et 3 Israéliens ont été tués ces derniers jours.

Dans les faubourgs de Jabalya, la ville dorénavant martyr, une maison a été réduite en un tas de décombres par deux missiles tirés par un chasseur F-16. Six personnes ont péri : les parents, deux filles et deux garçons. Quelle est la différence entre le pilote de ce zinc et le kamikaze qui met une bombe dans un restaurant ? Aucune deux assassins, sauf que l’un rentrera le soir au mess et l’autre en enfer.

06 février 2008

DE GAZA A DE GAULLE

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« Chaque peuple est différent des autres, incomparable, inaltérable. Il doit pour être efficace rester lui-même tel que son histoire et sa culture l’on fait, avec ses souvenirs, ses légendes, sa foi, sa volonté de bâtir son avenir…Ce sera long » Charles de Gaulle.
Chose promise, chose due. L’origine des malheurs de Gaza provient des « Six-jours » que les pays arabes ont perdu et qui permis à Israël d’étendre son annexion.
De Gaulle et le conflit
Outre les philosophes, des penseurs et des politiques en charge des affaires ont pris position sur la création d’Israël et de sa lutte pour sa survie. A l’occasion de la guerre d’expansion de 1967, le 12 juin le général de Gaulle reçoit le ministre syrien des Affaires Etrangères et déclare : “l’état qui emploierait le premier les armes, n’aurait ni l’approbation ni l’appui de la France”.  Ce qui n’était pas à prendre à la légère, car toute l’aviation israélienne est de fabrication française.
     Dès le 24 mai1967, il avait invité les Quatre grands à se concerter. Puis il fit publier un texte qui précisait que “ La France estime  que le pire serait l’ouverture des hostilités. En conséquence l’état qui, le premier et où que ce soit, emploierait les armes n’aurait ni son approbation ni, à plus forte raison, son appui”. Cette condamnation anticipée de l’action israélienne ne pesa pas sur l’évolution du conflit.
Le gouvernement israélien n’avait guère de choix, il lui fallait incomber les responsabilités de la crise à ses ennemis. De Gaulle incombait l’échec de l’expédition de Suez au mauvais régime de la IV ème république et la situation au Vietnam, mais n’en avait pas condamné le principe ou l’immoralité. Il avait promis d’intervenir au cas ou Israël se trouverait en danger de “mort”, il le fera en organisant une fameuse conférence de presse le 28 novembre 1967. Dans son monologue en guise de réponse aux journalistes, il prononça une phrase qui restera dans les annales des relations franco-israélienne. . Lorsque l’on sait le soin apporté au moindre mot qu’il doit prononcer le texte en est encore plus fort.
 “Certains même redoutaient que les Juifs, jusqu’alors dispersés restés ce qu’ils avaient été de tout temps, c’est-à-dire un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, n’en viennent une fois qu’ils seraient rassemblés, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formulaient depuis dix-neuf siècles : l’an prochain à Jérusalem”.
Son discours était clair et exprimait dans un langage gaullien le sentiment des antisionistes et des Arabes frustrés. Néanmoins, il n’est nullement question du sort des réfugiés et de la résistance palestinienne qui venait de naître.
Ce fut un véritable tollé parmi la communauté israélienne et l’intelligentsia, à cette époque pro-sioniste. Le lobby juif dans tous les domaines et celui de l’information en particulier est en pleine effervescence. L’opinion française est alors et en majorité contre l’opinion du Chef de l’Etat, qui par ses propos s’aliéna l’opinion publique israélienne et une partie non négligeable de celle de la France. Devant l’émotion de la communauté juive française et des Israéliens, il nuancera plus tard le sens de son discours en assurant que : “il ne saurait rien y avoir de désobligeant à souligner le caractère grâce auquel ce peuple fort a pu survivre et rester lui-même après dix-neuf siècles passés dans des conditions inouïes”  Sans rien retirer de ce qu’il avait dit, sans atténuer sa condamnation de la politique du gouvernement israélien, il avait repoussé les accusations d’antisémitisme comme toujours par des obsédés de la persécution. Les intellectuels juifs se déchaînèrent et évoquèrent Xavier Vallat, Drumont et Drieu La Rochelle.
Dans “Le Renouveau”, (1958/1962) le Général de Gaulle exprimait déjà son opinion sur l’après-sionisme :
La grandeur d’une entreprise qui consiste à replacer un peuple juif sur une terre marquée par sa fabuleuse histoire [...] ne peut manquer de me séduire. Mais [...] j’estime que beaucoup de prudence s’impose à l’égard des Arabes. Ceux-ci sont ses voisins et le sont pour toujours. C’est à leur détriment et sur leurs terres que (Israël) vient de s’installer souverainement. C’est pourquoi, quand Ben Gourion me parle de son projet...et que ses propos me révèlent de son intention d’étendre les frontières dès que s’offrirait l’occasion, je l’invite à ne pas le faire.”. Il se rapprochait alors de Clémenceau, qui en parlant du sionisme, questionnait : “ Est-ce que la Palestine peut contenir 15 millions de juifs ? Non?  Eh ! Bien, votre sionisme ne m’intéresse pas”.
Le Général de Gaulle, seul homme d’état à avoir eu le courage de l'affrontement, pouvait déclarer : “Qu'il existait en France un puissant lobby pro-israélien exerçant notamment son influence dans les milieux d'information.
Cette affirmation, à l'époque fit scandale. Elle contient pourtant une part de vérité qui est toujours d'actualité.(1) Ceci expliquera la rancœur des Israéliens et de la communauté juive en France et là encore le Général sera considéré comme trompeur à l’instar de ses positions différentes sur la solution à apporter au problème algérien et que ses attitudes étaient plus dictées par l’amour-propre blessé ou par l’humeur.
Cela n’empêche pas le Grand-homme de mésestimer les Arabes :
"Qu'est-ce que les Arabes ? Les Arabes sont un peuple qui, depuis les jours de Mahomet, n'ont jamais réussi à constituer un État... Avez-vous vu une digue construite par les Arabes ? Nulle part. Cela n'existe pas. Les Arabes disent qu'ils ont inventé l'algèbre et construit d'énormes mosquées. Mais ce fut entièrement l'œuvre des esclaves chrétiens qu'ils avaient capturés... Ce ne furent pas les Arabes eux-mêmes... Ils ne peuvent rien faire seuls. "(2)
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P.S Pour un résumé http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_des_Six_Jours

(1). (P. Alexandre, "Le préjugé pro-israélien", Le Parisien libéré du 29 février 1988)
(2) Charles de Gaulle - Cité par Cyrus Sulzberger, Les derniers des géants, Ed. Albin Michel, 1972

19 janvier 2008

GAZA ? UN GHETTO.

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La police israélienne signale qu'une roquette est tombée en territoire israélien, sur la ville d'Ashkelon, située à 15 kilomètres de la bande de Gaza, sans toutefois faire de victime ou de dégâts. D’autres ont aussi pris Sdérot pour cible, faisant quatre blessés légers. Résultats : Les bulldozers et hélicoptères de l'armée israélienne sont intervenus mardi dans le territoire Gaza : au moins 19 morts palestiniens. Quelque 40 personnes ont été blessées, dont un petit garçon de huit ans grièvement touché, précisait-on de sources médicales palestiniennes. Et des responsables hospitaliers mettaient en cause l'armée israélienne, qui selon eux aurait utilisé des armes anti-personnelles particulièrement meurtrières, qui tirent des dizaines de fléchettes de métal.
Les faits :
Une porte-parole de l'armée israélienne a affirmé qu'une opération militaire était en cours "contre des menaces terroristes" dans un secteur proche de la clôture de sécurité entre la bande de Gaza et Israël. Selon elle, les soldats ont ouvert le feu sur des combattants palestiniens qui s'approchaient d'eux ainsi que sur "une voiture transportant des hommes armés". "Les soldats ont identifié et touché dix hommes armés", a-t-elle ajouté.

Aussitôt Le Hamas a appelé à la grève générale à Gaza et en Cisjordanie pour protester contre ce raid particulièrement meurtrier et décrété trois jours de deuil, mettant les drapeaux en berne. Et hamas affirme que l'opération israélienne était une conséquence de la visite effectuée la semaine dernière en Israël et en Cisjordanie par George W. Bush et accuse le président Abbas d’être un « complice objectif ». Les combattants du Hamas offrent malheureusement un visage fanatique qui dessert la cause palestienne. Le Monde

le président palestinien a tout de même déclaré : "Ce qui s'est passé aujourd'hui est un massacre, une tuerie contre notre peuple" [...] Notre peuple ne peut pas passer ces massacres sous silence" [...] "Ces massacres ne peuvent pas apporter la paix"  Si Israël est sincère dans sa volonté de parvenir à la paix, je pense que nous pourrons conclure un accord cette année", a-t-il ajouté.
 
Des nouvelles comme celles là, nous étions habitué à les entendre, mais en plein « pourparlers de tentatives d’éventuelles d’espoir de paix » (je me comprend) cela a une triste signification. Israël ne veux et ne peux pas céder..

Encore une fois je m’escrime à peindre une triste réalité, la paix là-bas est naturellement impossible tant que le « droit » international acceptera qu’un groupe ethnique par référence religieuse, s’installe par la force sur le territoire d’un autre groupe ethnique et de religion radicalement incompatible.

Alors qu'Israël vient d'étendre le blocus à Gaza, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert affirme, que "dans la sud d'Israël, il y a une guerre en cours". Il annonce que son pays poursuivra ses attaques pour répondre aux nombreux tirs de roquettes tirés depuis la bande de Gaza en direction d'Israël. Barak insiste il a ordonné jeudi soir la "fermeture de tous les passages" avec la bande de Gaza précisant toutefois qu'Israël autoriserait des passages pour répondre à des "nécessités humanitaires exceptionnelles".

"Cette mesure, qui devrait rester en vigueur plusieurs jours, concerne aussi bien le trafic des marchandises que le passage des personnes", a-t-il ajouté. Du coté palestinien le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina a déclaré. "Les raids et l'escalade militaire d'Israël visent à infliger un camouflet aux négociations de paix israélo-palestiniennes"
De son côté, Washington a appelé Israël à éviter "autant que possible" les victimes civiles dans la bande de Gaza, tout en qualifiant de "légitime défense" les raids de l'aviation israélienne à Gaza après de nouveaux tirs de roquette. (1) En fait un blocus qui n’en finit pas et un foutage de tronche permanent.
Et que fait le « Machin » dans cette histoire. Le secrétaire général des Nations Unies tout en condamnant  avec fermeté les tirs de roquettes palestiniens a imploré, vendredi 18 janvier, Israël de reconsidérer sa décision de fermer à titre temporaire tous les points de passage entre la Bande de Gaza et l'Etat juif, mettant en avant le risque d'une crise humanitaire. "Une telle disposition prive la population de fourniture de fuel nécessaire pour pomper l'eau potable et faire fonctionner les générateurs d'électricité dans les maisons et les hôpitaux", a déclaré Ban Ki-moon. Tandis que le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires humanitaires, qualifiant la fermeture de la frontière israélienne d’inacceptable" et de "moralement injustifiable

Le peu de commentaires que je reçois à ce genre de coup de gueule est à la mesure de ce que pense la majorité des Français et l’opinion publique occidentale, on s’en fout. On en a marre de cette histoire insoluble et puis merde que le plus fort gagne. Il suffit de lire les commentaires des internautes sur les sites de Libé et du NouvObs.

A coté de cela, le principal motif de curiosité est le mariage entre une saltimbanque et d’un président de la république jet-setter. On ne plus ouvrir un journal, sans que le sujet soit étalé. Les grands médias n’ont  qu’un objectif, obtenir le scoop de l’année. Sont-ils mariés, où et quand ? A qu’elle heure ?

Je me demande même si les Palestiniens ne s’intéressent pas à cet événement séculaire ! Et pourquoi j’en parle. Certainement parce que cela pourrait faire rire, si ce n’était bête à pleurer.


(1) Les Qassam. En fait, un bout de tuyau bourré d'explosif avec, à une extrémité, une charge détonante et, à l'autre, une charge de propulsion. Leur trajectoire est imprécise et leur rayon d'action d'une quinzaine de kilomètres. Les Qassam palestiniennes ont causé la mort de dix personnes en Israël depuis octobre 2001, date du premier tir, sur un total d'environ 3 100 jusqu'à aujourd'hui. Et l’une des plus puissantes armées du monde n’arrive pas à les contrer malgré la technologie de pointe de ses armes. B'Tselem, organisation israélienne de défense des droits de l'homme, a précisé que 360 des 810 victimes ne faisaient pas partie d'une organisation armée. M. Diskin a ajouté que ces 810 tués ne représentaient que "5 % des 20 000 militants armés estimés dans la bande de Gaza".



19 décembre 2007

LA GUERRE DE L'EAU. Suite.

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La corvée de remplissage 

Comme je le prévois, aucune de mes notes sur le conflit Palestino-Israélien ne fait l’objet de commentaires. A part quelques habitués que je remercie. Je pense que ces notes ne servent pas à grand-chose, mais de les écrire cela me fait du bien. Si un jour mes petits enfants venaient à les lire, ils pourront penser : « Il est têtu l’ancêtre »
Bon, il faut y aller et continuer.
En marge des conflits passés ou présents, la lutte pour la maîtrise de l’eau fait rage.
La Palestine moderne, celle sous contrôle britannique était non pas qu’un désert comme veulent le faire croire les sionistes, mais une région riche par endroit, civilisée et de grandes cités y voyaient le jour. Une culture riche se propageait dans le monde entier, bref un pays en voie de développement naturel, quoique dans un environnement arabo/musulman. Puis ce fut la prise des territoires par les colons juifs qui se dotèrent unilatéralement d’un Etat et l’élargirent les frontières par la force lors de la guerre expansionniste La politique mise en oeuvre depuis  à Gaza et en Cisjordanie est la suivante : interdiction de toute nouvelle infrastructure hydraulique, forages et puits sans autorisation, et la confiscation des ressources en eau qui sont déclarées propriétés d’Etat conformément à cette loi israélienne sur l’eau de 1959 qui a nationalisé la ressource. (1)
Dans cette région la pluviométrie annuelle moyenne est inférieure à 250 mm/an et dans certains cas moins de 200 et le volume d'évaporation excède celui des précipitations durant la majeure partie de l'année. Certes il est possible d'utiliser les nappes phréatiques, mais l'eau  reste au cœur du problème, en particulier lorsqu'elle devient une arme entre deux parties directement plongées dans un affrontement nationaliste. Car il y a bel et bien une guerre de l'eau, vitale, entre les Israéliens et les Palestiniens, comme  l'a démontré l’ “Opération Rempart” http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Rempart.
Israël garde la mainmise sur les ressources d’eau en Cisjordanie et à Gaza, et l’or bleu est donc une arme. Un exemple qui date de 2001 celui d’Hébron. La responsabilité de l’approvisionnement domestique est partagée entre la municipalité d’Hébron, ville sous autonomie et la compagnie des eaux Mekonotet (israélienne). Celle-ci impose des rationnements aux Hébronites, la municipalité accorde par ailleurs 10 mètres cubes par famille et par mois. Cette eau est stockée dans des réservoirs et devient vite impropre à la consommation. Les colons irréductibles de cette colonie, retranchés dans un ghetto doré, ne subissent pas cette contrainte.
A qui appartient l’eau ? A celui qui possède le territoire sur lequel elle se trouve ou à celui qui a les moyens de l’exploiter ? Sur le territoire d’Israël, il existe plusieurs grandes sources, le conflit porte donc sur les réserves souterraines de la Montagne, unique réservoir d’eau naturel des Palestiniens qui traverse la “ligne verte” qui est située sous les collines de Cisjordanie. Avant la conquête de cette région, Israël exploitait déjà 85 % de cette ressource. Depuis 2000, quelque 300 puits ont été creusés afin d’approvisionner les implantations juives. Israël se garde bien de fournir des données officielles, mais d’après certains rapports, les 200.000 colons recevraient, grâce à ces forages 60 millions de mètres cubes d’eau, tandis que les Palestiniens qui avoisinent le chiffre de 2 millions ! La situation est devenue encore plus catastrophique, car d’après les Palestiniens, les forces d’occupation auraient passé au bulldozer 700 hectares y compris les puits. Il est certain que beaucoup d’installations hydrauliques et électriques ont été endommagées par l’armée.

8d1a911ecf5311b185ac9e153693c54b.jpg < La corvée d'eau

Gaza
    Un rapport rédigé à l’époque par une équipe était très critique envers les israéliens. Il tirait ses observations de l’administration civile qui amenait à la constatation suivante : la bande de Gaza ne pouvait être qu’un cancer pour Israël, il rongeait peu à peu les forces vitales d’Israël. Selon cette étude, près de trois millions de mètres cubes étaient pompés dans la bande, pour l’an deux mille, un chiffre d’environ sept millions était avancé. La Communauté européenne confirma ce rapport. On sait ce qu’est devenue ce territoire.
Environnement
Les Palestiniens multiplient forcément les forages illégaux sans que l'Autorité palestinienne puisse intervenir, ils permettent aux eaux salées de mauvaise qualité de s'introduire dans les réservoirs naturels. Dans le Sud la population boit déjà une eau croupie, impropre même à l’agriculture à cause de la quantité trop élevée de nitrate, de chlore, de fluor et de calcium. On observe chez les enfants des dysfonctionnements physiques. Aujourd'hui, certains habitants de Gaza ont désormais les dents jaunes. Une catastrophe écologique
Le problème du partage de l'eau ressort notamment d'un blocage psychologique, d'une méfiance réciproque alimentée du côté israélien par la peur de voir l'Autorité palestinienne prendre le contrôle d'une ressource aussi stratégique que l'eau, et entretenue chez les Palestiniens par la crainte de voir se poursuivre les politiques israéliennes.
Déjà en 1984, Thomas Stauffer, écrivait que les coûts auxquels les Israéliens devraient faire face s'ils voulaient trouver le moyen de remplacer l'eau qu'ils puisent dans les Territoires occupés par des méthodes de désalinisation s'élèveraient à 2 milliards de $ par an. Le ministre de l’agriculture en 1990 admettait dans le “Jérusalem Post” qu'abandonner l'eau palestinienne représenterait un danger mortel pour l'Etat d'Israël .
C’est pourquoi l’Etat sioniste pratique certainement (A confirmer) par exemple le siphonage de la nappe phréatique cisjordanienne, et va encore plus loin, en effet il prend chaque année 100 millions de m³ d'eau du fleuve Yarmouk qui trouve sa source sur les hauteurs du Golan. Il détourne le Jourdain en amont du Lac de Tibériade, laissant seulement un filet d'eau polluée en aval. Il est difficile de concevoir une solution politique compatible avec la survie d'Israël n'impliquant pas le contrôle israélien complet et continu des réseaux hydrographiques. Depuis, Israël tout recherche d’autres sources (illicites) d’approvisionnement.
Il était également question de capter l’eau du Nil, véritable casus-belli pour l’Egypte ce qui donne un aperçu de la volonté, ou plutôt de la nécessité pour l’Etat hébreu d’approvisionner pour longtemps sa population au détriment de ses voisins. Ce qui place encore une fois les Israéliens du cotés des prédateurs ce qui pourrait constituer un motif d’événements graves, ce problème est toujours écarté par les différents plans qui remettent son règlement aux calendes grecques, ce qui n’est autre qu’une mesure dilatoire pour évincer le problème.
Tous ces calculs et propos datent, mais restent d’actualité.

(1) Dès 1941, D. Ben Gourion déclarait : "Nous devons nous rappeler que, pour parvenir à enraciner l’Etat juif, il faudra que les eaux du Jourdain et du Litani soient comprises à l’intérieur de nos frontières". Ben Gourion et Moshe Dayan étaient dès le début partisans d’envahir le sud-Liban jusqu’au Litani.

25 mai 2007

KOUCHNER ! ET LA PALESTINE ?

 

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Pendant la campagne présidentielle il a été peu question de la Palestine, et aujourd'hui avec un Kouchner cela n’arrivera pas de sitôt. Et s’il en est question ce sera pour aligner la politique étrangère française sur la politique israélienne.  Et pourtant à quelques jours du 50 ème anniversaire de la guerre des Six-Jours (1) tout se dégrade encore plus, si c’est possible. Au Liban dans les camps de réfugiés palestiniens, les islamistes du Hamas, encore une fois, sèment la pagaille au point que l’armée libanaise doit intervenir.

La Palestine même est un pays occupé et coupé en deux, la Cisjordanie et Gaza, et pire encore en cantons. La Banque mondiale se sent obligée de dénoncer les entraves (Des centaines de barrages établis par l’armée israélienne) à la libre circulation des palestiniens, qui interdisent de fait pratiquement les déplacements. Sécurité, dit Israël, Non ! répond la Banque qui affirme avec preuves à l’appui, que ces dispositions favorisent au contraire la politique de colonisation. Depuis le processus de Paix de 1993, le nombre de colons en Cisjordanie,- non soumis aux soucis de circulation- a doublé pour atteindre 250.000 nouveaux arrivants.  

Quand au quotidien de la vie d’un palestinien lambda remplis de fureurs, de cris, il pleure les morts et surtout les siens. S’il pouvait circuler il se heurterait au mur/barrière de 700 kilomètres à l'intérieur de son pays. Il vivote en pensant aux dollars retenus par Israël, ces droits de douane collectés au nom de l'Autorité palestinienne. Il ne vit alors avec sa famille grâce aux aides alimentaires. Chômeur ses problèmes de santé sont catastrophiques. Repéré par son désespoir et sa colère, il pourrait bien être soupçonné d'infractions liées à la sécurité et arrêtés sans jugement.

A ce sujet, deux organisations israéliennes de défense des droits de l'homme, B'Tselem et Hamoked, révèlent que les mauvais traitements souvent proches de la torture, existent toujours. Malgré une décision de la Haute Cour de justice qui, le 6 septembre 1999, a interdit l'utilisation de "moyens physiques" dans l'interrogatoire des prisonniers, une enquête intitulée "Absolument interdit" a été publiée. Il ressort de ce travail que les prisonniers sont, à l’instar de leurs collègues de Guantanamo, coupables ou innocents soumis aux mêmes traitements.

 Cellules putrides et suffocantes, mal nourris, humiliés, menacés, insultés, intimidés, victimes de crachats, souvent entièrement nus et soumis à de multiples pressions comme notamment les menaces de représailles contre les membres de leur famille, privations de besoins essentiels, les pressions psychologiques, l'affaiblissement physique pour "ramollir la résistance » Selon les témoignages fournis, les détenus sont privés de sommeil, sévèrement battus, menottés à tel point qu'ils saignent aux poignets, placés dans des positions inconfortables, contraints de faire des mouvements douloureux.

Le Shin Bet a recours légalement, contre ceux qui sont censés détenir des informations cruciales à plusieurs méthodes qui la plupart du temps, impliquent l'utilisation de la violence. Exemples déjà cités ici :

1- « Le dry beating" - frappes qui ne laissent pas de traces.

2- « Le frog crouch", qui oblige le prisonnier à se tenir sur la pointe des pieds, les mainsattachées, avant d'être poussé ou frappé pour qu'il tombe.

3-« La banana position",qui consiste à lier les pieds et les mains ensemble sous un tabouret alors que le corps est penché en arrière dans une position incurvée.

 Ces pratiques sont cataloguées comme tortures par l’ensemble des nations. Plus plus de 500 plaintes ont été déposées, mais aucune enquête n'a été ordonnée. En effet le ministère public de Tel Aviv a estimé qu'il s'agissait de "nécessité de défense" et donc vraisembablement appuyé par la Haute Cour de justice. Le ministre ose affirmer que "Dans le passé les vies de nombreux Israéliens ont été sauvées grâce aux informations ainsi recueillies." On dirait du Massu et du Le Pen, sauf que les israéliens le reconnaissent.

 Après le Liban, puisqu’il est dans le coin, pourquoi le Chef du Quai d’Orsay, ne ferait-il pas une petite visite en Cisjordanie pour apporter le soutien de la France à ce juste combat contre l’envahisseur et contre le colonialisme qui l’étreint, en annonçant la visite prochaine de son patron, notre président-vibrion ? Chiche. Il faut avouer qu’il se démène le bougre pour le Darfour, soit, mais y aurait-il une priorité dans le droit d’ingérence humanitaire des conflits ?  Je sais, je sais, c’est un autre problème, mais il y a le feu en Palestine.

 Et tous ces malheurs pour une idée du 19ème siècle que les hommes ont accepté qu’elle se réalise au sortir de la période nazie, malgré les mises en garde,. Aujourd’hui toute la région est dans la merde, y compris les israéliens eux-mêmes, surtout les plus pauvres, qui pour la plupart ne sont pas plus israélites que moi.

 Et je n’ose pas parler de la situation des ouvriers palestiniens dans les zones industrielles créent par les colons en Cisjordanie. Cela fait trop pour une seule note. On croirait que je suis antisioniste.

 (1) Je sais que cela défrise certains, mais je publierai une note sur cet anniversaire, le second point de départ du conflit. 

27 avril 2007

DE L'AUTRE COTE DU MUR

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< Propagande sioniste de l'époque pré-isarélienne.

En politique étrangère, aucun des candidats notre présidentielle n’a parlé de la situation en Israël. Et pour cause, cette erreur qu’est le sionisme est devenue une connerie monumentale dès la création de l’Etat d’Israël et ce bâton boueux fait peur.

Pour ceux qui prennent ce blog en route, qu’ils sachent que je suis un antisioniste pur et dur et cela depuis l’âge de raison. C’est la seconde guerre israélo-arabe qui m’a ouvert les yeux. Il suffit de taper le mot Palestine ou Israël dans mon moteur de recherche interne pour le savoir. J’ai même écris un bouquin la dessus, mais inexploitable commercialement car sujet à de très nombreuses attaques judiciaires selon les avocats qui se ont bien voulut se pencher sur lui. Ceci dit, comme dirait Le Borgne, je l’ai remis dans un tiroir.

Il y a quelques mois maintenant que je n’en parle plus, (et je respectais la trêve) car il n’y avait presque plus rien à dire, la « Feuille de route » s’est envolée et les palestiniens en proie à une guerre civile larvée ou non et s’enfoncent dans l’impensable sort que leur réservent les Israéliens. L’Europe ne fait rien et la France encore moins. Nous apprenons à l’occasion de cette élection que les français résidants en Israël ont voté à 85% pour le chef de bande de l’UMP, comme c’est bizarre !

Rien de nouveau donc, malgré les effets d’annonces des conférences islamo-arabes de la région. Jusqu’à ce que Israël au cours d’une opération militaire tue neufs palestiniens en Cisjordanie lors d’un week-end précédent. Le Premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, issu du Hamas accuse l’accuse d'être à l'origine de la rupture de la trêve. Et le Hamas remet çà. En tout cas malgré son refus affiché de ne pas entreprendre une opération de grande ampleur à Gaza il déclare dans un communiqué : "Israël n'hésitera pas à prendre des mesures plus dures contre ceux qui tentent de s'en prendre à notre souveraineté en tirant des roquettes contre notre territoire, et en essayant de blesser nos soldats"

Ce monsieur devrait plutôt mettre la pédale douce, en effet à la suite d’un rapport il est accusé une fois de plus de tous les maux, corruption et Cie, les charges qui pèsent sur Chirac sont de la gnognotte à coté. Et c’est un mec comme çà qui décide de la vie ou de la mort des palestiniens. Vous remarquerez qu’il en a vu d’autre de ces phénomènes, la plupart des arrivistes ou des affairistes les plis habiles réussissant à se faire oublier. A ce propos aurions nous oublié Sharon dans son coma éternel ? Et le mur de Jérusalem ?

 Des gouvernements de corrompus à la tête d’une communauté usurpatrice voilà qui peut paraître logique. Cette annexion d’une terre arabe par une communauté religieuse dispersée aux quatre coins du monde à cause da la veulerie des nations d’alors en présence, porte en elle toutes ces horreurs d’où qu’elle proviennent et plongent les israéliens dans un avenir précaire. Bon on ne va pas revenir là-dessus. Néanmoins lorsque l’on nous décrit le quotidien des serfs palestiniens qui travaillent, bien forcés, dans les implantions industrielles israéliennes sur leur propre terre çà fait tout drôle. (1) Lire le « Courrier International ».

 Puisque personne ne lira mon bouquin je vais de force vous en soumettre un passage tel quel.

 Les accords de Paris. Le volet économique des Accords d’Oslo signé à Paris, le 29 avril 1994

« Les ouvriers palestiniens vont travailler en Israël et en échange l’Etat hébreu continue d’écouler ses produits en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Une vision coloniale plutôt que démocratique d’envisager la suite de l’Histoire. Débouchant sur un équilibre évident, cette situation nourrissait l’Intifada et le chaos économique qui s’ensuivit, pour les deux parties d’ailleurs. En réalité Israël contrôle totalement l’économie des territoires occupés ; Gaza étant son deuxième marché d’exportation tandis que 90 % de l’exportation gazaoui vont en Israël et 85 % en proviennent. Et ceci depuis l’occupation de 1967. De plus, sa politique est protectionniste, pour faire face à la concurrence de certains produits les agrumes par exemples, l’Etat hébreu interdit la plantation d’arbres sans l’aval du gouverneur militaire et encouragent les Palestiniens à produire des produits qui lui manquent. Dans le secteur industriel, Israël limite les investissements au secteur textile, dans celui de la construction et des services pour profiter du coût de la main d’oeuvre sous rémunérée. Malgré tout il faut noter que des dizaines de milliers (50.000, fin mars 2002) de travailleurs bravent les checks-points se rendent encore clandestinement en Israël où leurs patrons les préfèrent souvent aux travailleurs aux noirs thaïlandais, roumains venus les remplacer.

Les accords de Paris ont ainsi institutionnalisé l’indépendance économique des territoires envers Israël. Sans parler de l’inextricable procédure de création d’entreprises palestiniennes, véritable montagne de procédures tatillonnes. Les importations sont scrupuleusement règlementées : les Palestiniens ne peuvent acquérir à leurs propres prix que 80 réfrigérateurs chaque mois ou 25 télévisions. S’ils veulent en importer davantage, le prix pratiqué doit être celui en vigueur en Israël. Quant aux médicaments et produites pharmaceutiques ils ne pourront en importer que s’il n’existe pas de similaire sur le marché israélien. Privé de port, celui de Gaza a été détruit en 2001, les cargaisons doivent transiter par les ports israéliens. On peut aisément deviner les difficultés rencontrées pour les dédouanements et autres procédures, ce qui peut entraîner des retards sur la livraison de produits alimentaires qui seront vite périmés. Bien trop souvent, les cargaisons de fruits et légumes pourrissent sur les parkings aux check-points, faute d’autorisation.

Cette mise sous tutelle de l’économie palestinienne a été accentuée par l’instauration de monopoles sur l’importation de tel ou tel produit ou sur les télécommunications (Patel). Le monopole de l’importation du pétrole était même inscrit dans les fameux accords de Paris. En contrepartie, ces dispositions ont donné lieu inévitablement à un marché secondaire entre Israël et des responsables palestiniens. La compagnie qui approvisionne en pétrole le monopole, palestinien cette fois-ci, est dirigée par Jibril Rajoub (qui sera limogé plus tard par Arafat) lorsqu’il s’agira de donner un gage de  purification de l’économie. L’un des principaux responsables de cette entreprise n’est autre qu’un ancien haut responsable du Shahak, le service secret intérieur israélien. Son homologue, ancien chef du Shin Beth a été recruté par la maison israélienne pour négocier avec les Palestiniens l’approvisionnement en énergie de l’Autorité palestinienne. Ces magouillages ont été vite reconnus par la population palestinienne, creusant un peu plus le discrédit de l’AP. Un boycott à été tenté sur les produits israéliens à l’appel entre autres de Barghouti. (1). La vérité s’est vite imposée, il ne donna pas les effets escomptés. Entre Israéliens et Palestiniens, tandis que les armes parlent, le commerce légal ou non continue, les lois du marché déjouent les violences. Les salaires recueillis par les Palestiniens clandestins en Israël sont une soupape de sécurité pour la population. Certaines réserves accumulées auxquelles s’ajoute une proverbiale solidarité familiale, permettent de faire la soudure, mais pour combien de temps encore ? » 

Bon après çà je prends quelques jours de vacances, au jugé et à la bonne fortune,peut-être vers l’étranger, si tout va bien. Faites comme mois, prenez des vacances pour oublier les mascarades de la campagne du second tour.

 

(1) Aujourd’hui en cabane

 

 

08 novembre 2006

LA CHUTE DE LA MAISON SION

medium_h_4_ill_831991_beithanoun.2.jpg< Photo truquée, j'ai rajouté les voiles. Merci Photoshop. 

Certains se demandaient pourquoi Sharon avait décidé de se retirer de la bande de Gaza, c’était pour mieux la bouffer, répondit Perrault.

 Les candidats socialistes ont du répondre lors de la dernière guignolade télévisée, de l’attitude qu’ils prendraient s’ils étaient élu Président, vis-à-vis du problème palestino/israélien. Que des généralités, « il faut des frontières sûres pour Israël et un Etat viable pour les palestiniens. Comment y parvenir ? De conférences en conférences, voyons ! Aucune condamnation des exactions perpétrées par l’armée israélienne, le mieux préparée du monde et qui nous annonce aujourd’hui avoir commis une bavure. C’est de la faute à tout le monde, l’engrenage de la   attentats/ représailles, vengeance contre vengeance, nous dit Ségolène. Ben voyons. Tout le monde est gris dans cette affaire !

Il est vrai Je ne vois pas un candidat à l’élection à la magistrature suprême condamner la politique d’Israël en rappelant qu’il y a tout de même un agressé historique et un agresseur qui se fout des résolutions de l’ONU comme de son premier massacre d’autochtones. Nous allons …..Nous ferons….. L’Europe doit….. Ce n’est pas facile d’être candidat alors que l’on a des convictions intimes, surtout si l’on est juif de naissance. L’Iran n’aura pas sa bombinette alors qu’Israël a déjà u armement nucléaire !!! Quelle logique !

 En attendant que le futur président de la République Française trouve la solution et pacifie la région, les sionistes, il ne faut pas avoir peur des mots, les sionistes, sous prétexte d’être bombardés par des roquettes à tête renifleuse en alu qui loupent leurs cibles 9 fois sur 10, massacrent grâce à son armée Tsahal disent-ils (Armée de défense) quartiers surpeuplés et champs miséreux, les bonshommes, les femmes et les enfants, «par erreur». On se demande si les dirigeants israéliens ne feraient pas mieux de libérer illico BARGHOUTI plutôt que de lancer des troupes, au risque de commettre des «nous l’avons pas fait exprès, nous sommes désolés d’avoir massacré des civils … dans le tas ».

 Devant ces nouvelles attaques, il y a quelques jours avant la dernière tuerie, les gazaouites sont monté aux créneaux. Plusieurs centaines de femmes, presque toutes voilées, font face aux blindés, elles se sont rassemblées devant la mosquée Al-Nasr où se sont retranchés, la veille, quelques-uns des défenseurs de Beit Hanoun.. Quatre personnes sont tuées, mais les femmes ne se démontent pas, investissent la mosquée et forment un bouclier humain. Des femmes son tuées, a la volée. L’opération avait pour but de détruire une cellule terroriste», a expliqué un porte-parole de l’armée israélienne qui dément avoir ouvert le feu sur des femmes, gonflé le mec (1)  Vendredi soir, l'aviation israélienne a effectué deux raids à Gaza, faisant 5 morts, ce qui porte à 32 le nombre de Palestiniens tués en trois jours. L’offensive «Nuages d’automne», est l’opération la plus vaste depuis celle lancée le 25 juin suite à l’enlèvement du caporal Gilad Shalit.

Hier, au moins 19 Palestiniens en majorité des femmes et des enfants ont été tués par des bombardements qui ont fait des dizaines de blessés, toujours à Beit Hanoun. L’armée israélienne a reconnu avoir tiré des obus sur cette zone et va mener une enquête. La ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni s’est dite «désolée de cette tragédie» C’est la moindre des choses, Madame la responsable. Et le ministre de la Défense a annoncé la suspension des tirs sur Gaza et le repli des troupes. On compte plus de 70 morts, dont un grand nombre de civils depuis le début de cette intervention. Les images des victimes diffusées sur les télévisions montrent des enfants et des femmes frappés dans leur sommeil. Ce sont certainement des photos truquées comme disaient dernièrement des fouilleurs de poubelles.

Comme voulu, (il n’y a pas d’autres explications) quelques heures après ce bombardement, un porte-parole du Fatah ainsi que le Hamas ont appelé à la reprise des attentats suicide en Israël. Mahmoud Abbas quant à lui, a accusé Israël de saborder toute chance de paix. «Vous (Israéliens) ne voulez pas la paix du tout. Vous détruisez les chances de paix et vous devez en assumer toutes les conséquences.[…] «Notre peuple est à bout de patience. Nous devons élever la voix pour dire au monde entier, à l’ONU et à l’Europe, d’examiner ces actes atroces commis par Israël car il faut une réaction mondiale pour l’amener à y mettre fin» a-t-il ajouté.

Sur le forum de Libé, il y a un certain Némo qui se demande pourquoi les palestiniens de Gaza ne profitent pas de la liberté que leur a donné Israël, pour faire fructifier les terres « cultivées laissées derrière eux par les Israéliens » Sic.? Ce capitaine est un rigolo ou ne sort de l’eau que de temps en temps. Pourquoi ki lancent des rockets ?  Parce que Gaza est une prison, eh ! Banane. On n’en sort pas et on n’y entre pas non plus. Ou sinon à la suite de longues paperasseries, humiliantes et tracassières.

 Non seulement cette armée se conduit comme des salopards, au Sud Liban, elle n’hésite pas à utiliser des bombes à fragmentations, et des bombes chimiques.

 Alors que la France est à la tête d’un mouvement de reconnaissance des massacres commis ici et là par les uns ou les autres, -Je pense au massacre massif des Arméniens par les Turques- nous ne faisons rien pour taper sur la table et dire, ça suffit !

 ON REMET TOUT SUR LA TABLE ET ON RECOMMENCE…. EN 1947/48

Ca pourrait faire chialer quelques uns et déclancher des émeutes, mais cela vaudrait mieux que d’assister pendant des années aux carnages d’une armée suréquipée d’occupation et aux stupides bombes vivantes de kamikazes qui tuent eux aussi au hasard, bénis par des curetons islamistes ou même musulmans tout simplement.

 

L’attitude aujourd’hui de ce pays aux abois, est l’ébauche de ce j’écris d’autre part, la chute de la maison Israél.

La démocratie gangrenée de cet état coucou se meurt, elle se fourvoie, son irrespect des résolutions de l’ONU est unique dans le monde occidental auquel il appartient, ce qui est déjà une aberration.

Il est temps de remettre les pendules à l’heure et de lancer ses quatre vérités à ce pays sur un qui vive insupportable. A part la désertion des israéliens dégoûtées par le prix à payer, je ne vois d’autre solution de signer un accord de paix et de coopération sur les textes proposées par les Palestiniens, qui abdiquent pourtant certains droits dondamentaux. Ce qui n’est que justice.

 Si quelqu'un ici me traite d’antisémite, je met sur ma prochaine note une chanson de Rika Zaraï.

 

Les femmes en colère

26 octobre 2006

UN AUTRE VRAI FAUCON

 

 

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Décidemment Israël n’hésite pas. Non seulement ce pays aux abois viole quotidiennement les accords concernant la paix au Liban, mais se voit doter d’un dur des durs comme vice-premier ministre, chargé des « affaires stratégiques » Avigdor Lieberman. Ce vrai faucon est le chef de file du parti d'extrême droite « Israël Beitenou (Notre Maison Israël) » qui a provoqué la surprise aux législatives en remportant 11 sièges à la Knesset. Elus du peuple, donc une certaine assise électorale, ce qui explique beaucoup de chose

Ce monsieur avance l’idée d'annexer les colonies juives de Cisjordanie, en échange de  villes arabes israéliennes, dans un hypothétique état palestinien. Rien que çà. Il avait en 2002 préconisé le bombardement des stations d'essence, banques et centres commerciaux palestiniens à Gaza. Puis, le fin du fin, l’échange territorial et de populations entre Israël et l'Autorité palestinienne, «pour créer deux Etats ethniquement homogènes». Question racisme et compagnie le monsieur fait fort. Déplacer des centaines de milliers d’individus, selon leur foi ou leur culture, séparer la majorité juive du 1,4 million d'Arabes israéliens, dont la loyauté à l'Etat hébreu est régulièrement mise en doute par Lieberman, cela porte un nom discrimination raciale. Pas dépourvu, malgré un tollé interne en Israël, ce condor avait appelé, alors que la peine de mort n’existe pas, à l'exécution des députés arabes israéliens en contact avec le Hamas ou ayant célébré le jour de la Nakba. Ex directeur de cabinet de Benjamin Netanyahou, dans les années 90, puis ministre dans les gouvernements d'Ariel Sharon qui le limogera en mai 2004, parce qu’il n’était pas d’accord avec l’évacuation de Gaza. Ah Bon ?

 L’opinion publique israélienne, y compris  celle des hommes politiques à travers son quotidien, Haaretz s’inquiète. Le journal dans un éditorial fonce dans le tas : je cite «Le choix de l'homme le plus irresponsable et manquant le plus de retenue pour ce poste, constitue en lui-même une menace stratégique. L'absence de modération de Lieberman et ses déclarations intempestives, comparables seulement à celles du président iranien, risquent de provoquer un désastre dans toute la région.» Son élection et sa nomination ne nous regarde pas, ne regarde que les israéliens. Par contre l’élection (et les nominations de partisans du Hamas au gouvernement palestinien) exigerait l’arrestation et la condamnation par Israël, de ces représentants du peuple ? Au nom de quoi ?  Pas de la démocratie j’espère.

Encore une fois, je répète que ce pays n’a ni tous les torts ni tous les droits, mais il ne faudrait pas que ces messieurs se foutent de nous et de l’opinion publique internationale.  A ce sujet, vous remarquez que les tous les gouvernements la « ferme », que l’Europe qui malgré tout supplée comme elle peut au siège économique de Gaza, est obligée de contourner les décisions officielles.. Ce qui n’empêche  d’ailleurs pas la dégradation de la situation sociale de ce territoire.

La «cause » israélienne, c'est-à-dire l’intransigeance de ses dirigeants qui prennent vie dans l’électorat, est bien mal barrée. De toutes parts les critiques externes ou internes se font de plus en plus vives et pourtant l’ONU reste désarmée. La preuve :

Sous le regard impuissant des 5.700 Casques bleus, l'aviation israélienne viole régulièrement la résolution 1701. Des appareils israéliens ont mené récemment neuf incursions dans l'espace aérien libanais. Puis dans la foulée, ils ont effectué deux vols en piqué sur un groupe de militaires. Ce qui inquiète les chefs de la Finul qui dénoncent à plusieurs reprises ces violations mais n'a aucun moyen d'y mettre fin. Un incident sérieux a même opposé l'aviation israélienne à la marine allemande, qui patrouille le long des côtes du Liban. Selon La diplomatie allemande deux F-16 auraient effectué un tir de semonce au canon au-dessus d'un bateau allemand. Sans fournir de détails, Berlin reconnaît que cet incident était «connu». Israël dément.

 De l’autre coté, Amir Peretz, a affirmé qu'Israël poursuivrait ses survols afin, selon lui, d'empêcher la contrebande d'armes à destination du Hezbollah qui ainsi, comme d’habitude prend l’ONU pour une conne et nous avec. Les casques bleus seraient à la limite complices du Hezbollah ou ne seraient là-bas que pour faire joli ? De plus l’Etat libanais serait complice (pourquoi pas receleur) de ces trocs d’armes ! Et le Hezbollah pour bien entendu des menteurs, des fourbes comme tous les arabes. C’est pain bénit, si j’ose dire, pour Nawar el-Safadi, député du Parti de Dieu. «Nous avons accepté la résolution 1701 et la venue des Casques bleus, martèle-t-il. « Aujourd'hui, malgré les violations de l'espace aérien libanais, nous faisons toujours confiance à la Finul mais il faut qu'elle fasse son travail, qu'elle nous montre qu'elle n'est pas seulement là pour protéger Israël.»

Le problème est toujours aussi complexe,soit, mais il faut tout de même être ferme dans nos réflexions : encore une fois Israël nargue le monde et la communauté internationale et cela continuera tant que des décisions coercitives ne seront pas prises.

 
Ca suffit.

26 septembre 2006

GAZA, UNE ILE OUBLIEE

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< débarrassées des israéliens, il serait temps qu'elles se débarrassent de leurs voiles !!.

Pendant et après que les Israéliens soient intervenus au Liban, la situation à Gaza a été presque occultée par la presse. Pourtant déjà en Juin les incursions israéliennes, avec leur cortège de victimes civiles, les conditions de vie et de santé se sont détériorées chez les Gazaouis. Cette détérioration d‘un état antérieur déjà catastrophique pourrait faire basculer la population vers une forme radicale et violente de protestations
Qu’en est-il aujourd’hui de gaza ?

Les habitants cumulent aujourd'hui un certain nombre de vulnérabilités. Sur une petite bande côtière, 1,4 millions de Palestiniens sont rassemblés sur une zone qui connaît l'une des plus fortes densités humaines au monde (6 000 personnes au km2 en zones habitables)
L’accélération de leur précarité économique est due à l'impossibilité d'exporter, la suspension des salaires au sein des services publics et l’arrêt des revenus des palestiniens qui avaient un travail de l’autre coté. D’autre part les affrontements entre militants palestiniens et l’armée israéliennes et entre Hamas et Fatah, y compris entre leurs diverses factions et mouvements politiques, n’arrangent pas les choses.
La situation sanitaire de la population se dégrade, MSM enquête. Ils ont ainsi mis en évidence le manque d’accès à l’eau, à l'alimentation et aux soins et partant de l’augmentation de la souffrance mentale des habitants épuisés. L’aide économique européenne et/ou internationale, bien que décidée est plus que jamais urgente, il manque de la “monnaie” pour tous ces gens, pas des promesses. A ce sujet le Hezbollah, grâce aux largesses de l’Iran, aide la population sinistrée avec du cash.

Comment s’en sortir ?


1/ Il faut arrêter l'envoi de roquettes sur le territoire israélien, en contrepartie de la cessation des incursions quasi quotidiennes de son armée.
2/ La libération des élus et des membres du gouvernement détenus par les Israéliens

Alors peut-être l’espoir d’un jour meilleur pourrait renaître à Gaza.  Ne l’oublions pas sous le prétexte que les choses se sont apparemment arrangées au Liban.

Conséquences, parait-il de cette situation, l’irruption d’une maffia, si j’ose dire, et l’installation d’un climat peu propice au redressement que certains intellectuels palestiniens dénoncent, mais surtout la petite bourgeoisie palestinienne.
Ainsi, le titre de la tribune de Ghazi Hamad, (par ailleurs personnalité du Hamas) : «Gaza est contrôlée par des bandits»[...]. «Marchant dans les rues de Gaza, je m'oblige à fermer les yeux pour ne plus voir l'inimaginable chaos qui y règne, l'indifférence des policiers devant ces jeunes garçons en armes qui paradent avec fierté et ces familles en deuil qui reçoivent des condoléances pour un proche tué au milieu de la rue. » [...] «Je voulais juste attirer l'attention de notre peuple sur le fait que nous souffrions de l'accumulation d'une multitude d'erreurs commises par tous les partis, toutes les factions [...] Et afin de pouvoir repartir du bon pied, il faut arrêter de rejeter toute la responsabilité de notre situation sur l'autre. » Entendez sur le voisin israélien. Qui n’est pour rien dans cette affaire, bien entendu.

Il me semble que ces “sorties” sont d’origine islamiste, elles parent  le Hamas d’honorabilité. Le rétablissement de l'ordre était pourtant l'une de ses promesses électorales faites à une partie de son électorat : la petite bourgeoisie exigeante, commerçante et pieuse, plutôt conservatrice, effrayée par les conséquences que fait peser sur l'économie et sa sécurité les jeunes miliciens des camps de réfugiés.
Aussitôt, les associations d'hommes d'affaires de Gaza prennent le train en marche, par exemple, la chambre de commerce et de l'industrie plaide en faveur d'un arrêt des attaques sur le terminal commercial de Karni, unique point de passage pour les marchandises en direction ou en provenance de Gaza, aujourd’hui comme mort et aux mains des douaniers israéliens. «Nous sommes ceux qui donnent à Israël les excuses pour maintenir son blocus économique contre Gaza” dit l'un de ses dirigeants [...]. Et sans point de passage, les industriels délocalisent leurs activités à l'étranger. Elles affectent 30 000 emplois. Il est donc grand temps que les forces nationales et islamiques prennent des décisions courageuses pour empêcher les forces d'occupation de poursuivre leur siège". Tout de même.


Le danger serait d’assister donc à un abandon de la Cause au profit du pognon qui n’a pas de patrie, avant que le droit et la justice ne s’installent. Il n’empêche que le peu de nantis (par rapports aux pauvres qui forment la quasi-totalité des habitants) ne se cachent pas de délocaliser comme une vulgaire entreprise française. Je sais, je sais, ce n’est pas si simple, mais dans l’ordre des choses, il faut rétablir, comme je le dis plus haut, les conditions d’une vie normale, avant de faire du commerce et du fric. Une vie normale ? Car comment voir renaître son commerce et son industrie avec un territoire qui ferait partie d’une Palestine avec des frontières non contiguës ? Il n’existe que peu d’exemples de ce genre de configuration.

En attendant, à Gaza c’est le caca et en Cisjordanie ce n’est guère mieux, les colons israéliens colonisent.

P.S qui n’a presque rien à voir.
Petit message à “un petit groupe” d’un forum athéiste de Libé.
 J’en connais qui, s’ils me lisent, vont me traiter d’antisémite. J’ai l’habitude. Seulement voilà, c’est faux. Judéophobe, comme islamophobe, comme christianophobe ? Même pas, quoique athée je ne rejette personne surtout s’il est croyant, je m’attriste quelquefois. Par contre, je suis heurté lorsque ma voisine arabe ne peut épouser un juif (ou vice versa) quand une autre est “obligée” d’accepter que son fils soit circoncis (ou baptisé) et lorsque je suis le goy de service dans une soirée de Shabat. Je suis anticommunautariste tout simplement. Je n’aime pas l’ostentation de ces groupes qui se replient sur eux-mêmes, qui se sentent, sinon supérieurs, différent, et qui pour certains ne s’apitoient que sur leur sort.

Assez de particularisme, nous ne sommes pas des dieux non de Dieu.