27 août 2007
UNE SAINTE EN CARTON PATE : SOEUR TERESA
Mère Teresa a été béatifié par erreur et devrait être canonisée par la persévérance du Vatican. En effet dans plusieurs lettres elle a exprimé son doute de l’existence de Dieu et de l’histoire qui en découle. Près de 40 confessions écrites dont quelques unes qu’elle voulait détruire. Elle a souffert toute sa vie selon ses dires de ce doute qui ronge ou devrait ronger tous les croyants. A ses thuriféraires elle s’adressait en ces termes "Jésus a un amour tout particulier pour vous. Pour moi, le silence et le vide sont si importants que je regarde et ne vois pas, que j'écoute et n'entends pas"
Cette religieuse catholique d'origine albanaise, s'est consacrée à l'aide aux pauvres et aux mourants dans les bidonvilles de Calcutta en Inde, et lorsqu’elle écrit encore
"L’obscurité", la "solitude" et la "torture" qu'elle traverse, nous pouvons la comprendre.
"Où est ma foi -tout au fond de moi, où il n'y a rien d'autre que le vide et l'obscurité- mon Dieu, que cette souffrance inconnue est douloureuse, je n'ai pas la foi
Du regard d’un athée militant je dirai qu’elle a perdu cette foi qui la conduit jusque là.
On ne peut observer la misère humaine sans douter et enfin ouvrent les yeux sur cette supercherie. Pour elle Dieu était bon, comme le malheur qu’elle a côtoyé pendant tout ce temps est inhérente à la condition humaine, et que dieu ne peut être mauvais, donc il n’existe pas.
Pourquoi donc cacher cette prise de conscience derrière son éternel sourire ? Certainement pour ne pas briser l’espoir que les plus démunis d’entre les démunis qu’ils lui portaient et n’auraient pas compris. "Le sourire est un masque" écrivait-elle. Plus loin elle s’exclame "J'appelle, je m'agrippe, j'en veux et il n'y a personne pour répondre, personne à qui m'accrocher, non, personne, seule un Dieu » […] s'il vous plaît pardonnez-moi, quand j'essaie de me tourner vers le Paradis, il y a un tel vide coupable..." Elle ira jusqu’à dire : "Si Dieu n'existe pas, il ne peut pas y avoir d'âme, s'il n'y a pas d'âme alors Jésus, toi non plus, tu n'existes pas » En 1962, la religieuse écrivait : "Si un jour, je deviens une Sainte, je serai sûrement celle des 'ténèbres', je serai continuellement absente du Paradis".
A part un bref répit, cette femme de Dieu vêtue de son sari blanc bordé de bleu a passé la plupart des dernières 50 années de sa vie à douter de son existence et aujourd’hui, un cureton de service chargé de compiler les lettres, affirme au magazine « Time ». : "Je n'ai jamais lu la vie d'un Saint où le Saint vivait dans une obscurité spirituelle si intense ».
Cette révélation concernant l’un des plus célèbre Bonne Sœur, (1) - une icône de la charité chrétienne- me permet de renouveler ma question : tous ces prêtres, évêques et autres cardinaux sans compter les Papes ont-ils encore la foi, si jamais il l’ont eu ?
Lorsque je vois et entends des ecclésiastiques en congrès ou dans des débats de société même en dehors de leur domaine, je suis persuadé que beaucoup d’entre eux font semblant d’ être encore croyant, il existe d’ailleurs des prêtres qui le confesse. Dans beaucoup de cas, l’exercice de leur engagement les propulse dans le monde des vivants, dans le monde du réel et peu à peu s’aperçoivent que l’enseignement des évangiles et/ou l’exemple de leur sacerdoce ne change rien de cette condition humaine si misérable qu’ils côtoient. Ils continuent sans la foi, ou du moins avec un doute qui les torture comme cette bonne mère Teresa. Sinon il leur faut une bonne couche de cire dans les yeux et les oreilles pour continuer de croire à l’impossible ou à cette fable. Nous rentrons alors dans le domaine de l’intime, du plus profond de soi, continuer de se cacher la vérité et continuer à répandre le saint mensonge.
Certains papes et autres théologiens célèbres, les Pères de l’Eglise dans l’Histoire, forts érudits plus politiques que religieux n’avaient sans doute jamais cru en ce roman abracadabrant qu’est la bible et autre Coran. Mieux encore, ils l’ont façonné à leur avantage. Il en résulte des situations comme la montée de l’intégrisme que les penseurs modernes et les responsables religieux en place ne savent endiguer.
Et savez vous comment le site officiel du Vatican fait l’éloge de sa cliente à la sainteté, non seulement il lui trouve des cas de miracles (2) on trouve ces mots : « Mère Teresa laissa le testament d’une foi inébranlable, d’un espoir invincible et d’une charité extraordinaire. »
Quant au pékin croyant de base le doute lui importe peu. Il essuie une larme dans le meilleur des cas sur la misère humaine et continue à la sortie de la messe de se taper un petit apéro.
Il est bon de faire savoir qu’une star de la charité n’était pas plus chrétienne que moi, qu’une ribambelle de ses pairs ne le sont pas non plus et continuent à tromper les gogos. Et je ne parle pas des charlatans qui courent les rues qui veulent les « nouvelégangeliser ». Sa canonisation bidon n’est en réalité qu’une affaire intérieure de l’Inde. D’ailleurs cette sainte n’était surtout à la pointe de la libération et du progrès. Par exemple elle sauvait des vies humaines mais ne tentait pour eux la moindre réinsertion dans la vie sociale par la formation. Quant aux agonisants, rien n’était conçu pour les accompagner, médicalement parlant, vers la mort dans d'horribles mouroirs. Un truc de bonnes sœurs :
a/ tu enfanteras dans la douleur.
b/ En cassant ta pipe tu béniras le seigneur, celui qui n’a pas inventé la morphine.
Son opposition exemplaire au contrôle des naissances dans un pays en plein dérèglement démographique et son choix de méthodes « naturelles » de contraception dans un pays exclusivement macho : ne pouvait pas changer les choses. Même lorsqu’elle fraternisait avec des dictateurs pour leur éponger du pognon, qui certes n’a pas d’odeur, mais qui sert de caution morale à ces assassins en masse.
Je disais çà en passant, c’est tout.
(1) Et pourtant cette bonne femme avait tout de même une drôle de tronche, rien à voir avec sa copine Soeur Emmanuelle, que l’on dirait sortie de la fameuse bande dessinée. Elle est devenue célèbre grâce aux médias qui en ont fait une « charitypeople »
(2) Comment une femme qui n’a plu la foi peut elle faire un miracle (la condition sine qua non pour cela)
17:42 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : religion, dieu, jésus, vatican, aintes, teresa, églises
20 juin 2007
LES NOCES DE CANA
Dans mon entourage plus ou moins proche, le mois de juin est un mois d’anniversaires. Y compris le mien puisqu’ il y plusieurs dizaines d’années je naissais dans le 20ème arrondissement de Paris pendant un bombardement allié sur les forces d’occupation. De ce traumatisme aérien, il m’en reste quelque chose paraît-il. Bon, passons. Cette ‘nouvelle extraordinaire’ est une excellente transition entre les derniers commentaires concernant la naissance, l’avortement et la position « fœtale » des Eglises à ce sujet.
La question de la vie utérine est posée par Alberto : « Si la vie intra-utérine dès l'acte sexuel est une énorme fadaise, quand est-ce que commence la vie ? »
Pour y répondre il faut faire encore une fois confiance en la science et la sagesse humaine. La loi fixe, après l’avis des experts, le commencement de la vie au stade de la connexion neuronale. Ce qui veut dire que la conscience conditionne la vie. Sans la première condition la seconde n’existe pas. Il est vrai que dans le passé les hommes ignoraient tout de la biologie et par exemple l’idiote conception des astrologues le prouve. Idiote parce que pérenne et qui consiste à croire, donc à bâtir des balivernes à partir du jour de la naissance, ce qui revient à dire que la veille, le nouveau né n’existait pas. Cela ne m’étonne pas que l’Eglise catholique ne porte pas ces zozos dans son cœur.
Pour répondre à une autre question de notre Alberto préféré sur l’utilité des sexes, je ne reviendrais pas sur les commentaires/réponses qui figurent dans ce blog. Si ce n’est rappeler que la nature fait bien les choses et encore mieux qu’un créateur hypothétique. En effet toujours en se basant sur le hasard, elle fournit aux mâles, chez les bonobos ou les hommes leurs descendants, par exemple, une quantité ultra-suffisante de spermatozoïdes pour permettre à un seul d’entre-eux de féconder la femelle. Laquelle pour la survie, (Chez certaines espèces) n’hésitera pas à choisir le ou les partenaires, (pourquoi pas 150) les plus costauds. Chez l’Homme, par atavisme c’est certainement la même tendance qui consiste pour le mâle, obsédé sexuel, à avoir plusieurs partenaires, et à la femelle, après avoir fécondé, à remettre le géniteur au pied du lit, en attendant de nouvelles saisons des amours. La nature a ainsi crée la migraine sexuelle. Que dire d’un horloger, selon la métaphore philosophique bien connue, qui dans sa fameuse pendule mettrait plusieurs millions de ressorts pour faire fonctionner une seule aguille ?
Pour en revenir à ma naissance, je pense que si ma mère avait avorté en apprenant ma présence, je lui en aurai voulu toute ma vie ! Mais j’aurai seul ce droit, car dans certaines circonstances cette horrible décision est à envisager. En ce qui concerne ma génitrice et ses copines, catholiques ou non, l’avortement qui se pratiquait sous le manteau par de sordides « tricoteuses » était chose courante, la mort et les blessures également. La mise sur le marché de la pilule de Pincus fut à la fois une délivrance pour les femmes et un coup d’arrêt au marché criminel de l’avortement clandestin. Et on se demande pourquoi les églises refusent toujours cette avancée sociale et humaine, si ce n’est que par dogme ridicule qui oblige toujours des interventions dangereuses souvent encore meurtrières. La logique religieuse qui consiste à dire que tout avortement est un crime se tient, mais la position vaticanesque contre la contraception est une belle connerie, qui de plus est criminelle en ce qui concerne l’interdiction du préservatif. Que dire alors de sa position concernant les recherches sur les cellules souches !
Le mono partenariat sexuel chez l’homme n’est probablement qu’une convention sociale érigée bien avant toute idée de dieux. L’ « AA…mour » est une donnée romantique pour masquer les cochonneries que se livrent les couples pour avoir une descendance,… ou non. (On dirait du Montherlant) Les prescriptions religieuses n‘étant qu’un garde-fou à toutes tentatives de débordement, (pédérastie par exemple) c'est-à-dire d’accouplement sans intention de donner la vie, pour le plaisir seul. La métaphore de Sodome et Gomorrhe en est une parfaite illustration. Puisque cette recherche du plaisir ici est interdite pourquoi un créateur si prude l’aurait soi-disant crée ? Non c’est un truc de la nature justement pour fournir les chances aux espèces de se perpétuer. La démonstration de John qui cite le Divin Marquis est imparable.
« Jésus-Christ n'a qu'une seule épouse : l'Eglise », nous dit Alberto.
Qu’il ait existé vraiment ou crée par les Ecritures, je vais vous livrer un scoop, qui malheureusement est horrible à admettre par les culs-serrés, ces puritains des croyants : Jésus homme, fils de Dieu, avait un zifolofala et s’en servait, ne serait-ce que pour vider une vessie bien pleine après avoir fait la noce à Canaa. De plus comme tout le monde masculin, il avait une érection matinale qu’il devait maîtriser. Avec de telles dispositions il ne fait aucun doute qu’il jouait à la bête deux-dos et pu ainsi avoir des enfants. Blasphèmes ? Non il faudrait que les croyants pur jus soient logiques ou lucides. Les musulmans plus prosaïques ou moins coincés du bulbe en la matière ne s’insurgent pas du fait que Mahomet ait été un grand baiseur devant l’Eternel.
Depuis l’ouverture de ce blog, j’ai utilisé des dizaines d’arguments pour dénoncer le concept creux du déisme. Je pense n’avoir convertis personne, et me demande régulièrement si je dois continuer et passer à autre chose en retitrant ce blog. Certains pourraient croire qu’en fin de compte, chacun ici, croyant ou non, cherche plus à conforter sa conviction chancelante, qu’à convaincre l’autre. Ce n’est pas mon cas, même si je sème le doute salutaire chez un seul des lecteurs cela vaut la peine de s’y mettre.
Enfin, je constate une chose c’est que ces arguments ne sont jamais contredit, mes questions n’obtiennent jamais de réponses sur le fond, par exemple pourquoi un créateur divin créerait-il le plaisir sexuel , dans un corps d’homme crée à son image ? Je vous le demande. Mes contradicteurs ne reprennent souvent que litanies et lectures « automatique » de leur best-seller.
11:07 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : religion, dieu, jésus, avortement, sexe, vatican, églises
15 février 2007
SARKOZY ET LA LAICITE
Si il a bien un sujet qui me fâche dans l’attitude de notre Sarko national, outre son outrecuidance, c’est bien sa volonté affichée de s’en prendre à la laïcité en l’occurrence à la loi de 1905.
En effet, le bilan du ministre en charge des cultes fait la part belle aux demandes souterraines des églises traditionnelles mais aussi de diverses tendances de l’Islam. Il aura pactisé avec l’UOIF association souvent truffée de fondamentalistes, et intégristes, dont je parlais récemment. Sans compter les sectes en recevant avec éclat Tom Cruise, ce suppôt de l’église de scientologie. Tout cela par magnanimité naturelle ou pour faire comme Bush, son modèle en ce genre ? Non, Il compte sur ces forces pour assurer la paix dans les quartiers, régulariser la vie en société en encadrer les jeunes. Sarko dixit.
En leur octroyant un statut il pose la question de la définition de la religion. Et qui, réclame un statut de la religion si ce n’est les instances musulmanes les plus fondamentalistes, et…les nouvelles sectes. Avec cette idéologie à quand le tour des scientologues et autres Temple solaire. ? Ce candidat à la Présidence veut-il imposer un projet de société calqué sur le mode de vie des USA, cet Etat tout en étant laïc est entièrement sous la coupe des conservateurs religieux qui chapeautent l’administration Bush. ? Notons que pendant cette campagne il ne soulève pas ce problème que représente cette vue de l’esprit.
Or les derniers rapports chiffrés note un recul de la pratique et de la croyance religieuse en Europe. Et particulièrement en France, en effet les sans- religions représentent 27% de la population de plus de 18 ans. Parmi les plus purs et durs il sont 18 % à pratiquer (la messe au moins une fois par mois). Et 62% qui se disent catholiques, ne pratiquent pas. Pour les musulmans, on retrouve les mêmes proportions, 21 % de pratiquants contre 79% de non-pratiquants ou épisodiques. Il me semble donc que ce genre de débat sur la laïcité ne devrait pas donner à de telles gesticulations de la part de Sarkozy. Au lieu de cela il entame avec la communauté musulmane que voudrait représenter l’UOIF, une parade. Il participe à son congrès en 2003 et en 2005 il refuse d’apporter sa caution à la loi interdisant le port du voile. (Soit dit entre-nous, un seul rappel au règlement intérieur des écoles aurait amplement suffit). Et en plus il ose proposer une modification de la loi de 1905 pour autoriser le financement des mosquées par les pouvoirs public. En effet selon lui, pourquoi les autres confessions, catholiques, protestantes, juives et pas musulmane ?s. Alors que c’est le contraire qu’il faudrait faire. Plus un euro pour les cultes, églises anciennes et ‘nouvelles’. Plus un centime pour les enseignements privés religieux. Encore le modèle américain ?
La-bas, 98% des habitants croient en Dieu et 61 % assistent à l’office dont 45 % une fois par semaine. Le diable ? Les sont 68% à y croire, (contre un seul : en Allemagne (lol)) et les religions évangélistes foisonnent. La société américaine est donc orientée par les associations confessionnelles qui régissent la vie autours d’elle. Les associations humanitaires comblent les différences tant que faire ce peu entre les riches et les pauvres. Et notre sarko, comme Bush son maître à penser, en faire autant. Raviver les sentiments et religieux, permettant ainsi de substituer la solidarité nationale par une solidarité communautariste. (1) Et lorsque l’on connaît la condition des américains en matière de santé on peut frémir d’une telle idée.
Avec Sarko ce serait la même chose en grand et institutionnelle. Brrr. Réduire le poids de l’Etat et de la sécurité sociale dans notre économie et calmer les ardeurs. Une crainte vaine ? Non, il suffit de citer un passage de son livre : « La république, les religions, l’espérance » :
« Je suis convaincu que l’esprit religieux et sa pratique peuvent contribuer à apaiser et à réguler une société de liberté. Maintenant que les lieux de cultes officiels et publics sont SI ABSENT dans nos banlieues, on mesure le vide de cet apport spirituel quand il disparaît » Il continu en écrivant « Tout ces jeunes qui ne croient plus à grand-chose, voilà un défi pour les religions […] je pense donc utile de construire une grande mosquée [dans les plus grandes villes] »
Ce monsieur a trouvé la solution aux problèmes des banlieues, construire des églises et des mosquées et confier le maintien de l’ordre aux corbeaux de tous genres. D'ailleurs nous avons assisté au moment de la dernière crise banlieues une tentative d’interventions des imams. La question alors se pose : combien d’édifices religieux ?
Nous voyons bien là que la société que prône ce prétendant au trône est dangereuse pour la laïcité que nous avons d’ailleurs du mal à défendre. Reviendrions nous avant la loi de la séparation de l’Eglise (des Eglises) et de l’Etat, leurs mainmises avec toutes les conséquences qui en découlent ?
Ce qui soulève le paradoxe suivant, sauver l’ordre républicain par ceux qui la refusent ? Les intégristes de l’UOIF qui ont comme référence les « Frères musulmans » le modèle de l’intégration de la religion dans la cité ? L’un de ses leaders affirme « Le Coran est notre constitution » Son président n’a-t-il pas crée le premier lycée privé musulman à Lille ! Il compte bien sur Sarko « Président » pour obtenir le classement de cet établissement sous contrat d’association ? Et voir la République rémunérer ses instituteurs essentiellement musulmans ?
Le problème soulevé par les instances musulmanes, qui se veulent représentatives est que l’Islam est la dernière religion reconnue en France et par conséquent ne bénéficie pas des contreparties exigées par le Vatican, à savoir l’entretien. Ce qui est logique compte tenu des accords passés, mais inacceptable pour les laïques dont je suis. A ce sujet, je continue à penser qu’il faut aller plus loin encore dans le perfectionnement de ladite loi.
L’ambition en ce domaine à ce Sarkozy, est au contraire d’aller plus loin vers la délaïcisation de la société française et d’ainsi d’accorder aux catholiques ce qu’ils réclament depuis leur dépossession, la restauration du pouvoir religieux, chrétien et musulman et son financement, notamment celui de l’éducation religieuse. Il écrit sur les enseignants : « un problème à résoudre sur le recrutement, la formation des ministres du culte et le financement des établissements religieux ».
Reconnaître un statut pour les religions c’est qualifier certaines doctrines de secte ou de religion, or l’Etat se contente d’apprécier si les activités des groupes sectaires peuvent être poursuivies devant les tribunaux, mais surtout pas de leur donner un tremplin. Or les intentions de Sarko permettent aux témoins de Jéhovah de se prétendre religion, comme en Allemagne, d’obtenir eux aussi des subventions de l’Etat. Absurde puisqu’en même tant elle les poursuit en justice dans le domaine fiscal.
En ce qui concerne les musulmans, Sarkozy a obtenu la création d’un Conseil français du culte musulman, ce conseil qui a explosé en vol lorsque Sarko a offert son soutien à Charlie Hebdo pour son procès en cours. Est-ce une réussite surtout après le lâchage ? Et ben oui, ce nouveau machin ne fonctionne pas, ses composantes l’UOIF déjà cité, qui représente au mieux 40.000 sympathisants sur 3.5 millions de français qui pourraient être pratiquants, la FNMF, fédération nationale des musulmans de France, et la grande mosquée de Paris au sujet de laquelle on se demande ce qu’elle vient faire là. C’est une coordination fantoche qui ne sert à rien, sinon à faire mousser le ministre des cultes. Selon un accord de dupe le CFCM ne se ra élu que par les délégués des mosquées soit 1376. Des recteurs d’autres mosquées de France affirment qu’ils sont les dindons de la farce, un islam libéral n’est pas représenté.
Pour terminer, il faut rappeler cette constatation du candidat UMP qui en matière de bourde ne doit rien à personne qui regrettait l’absence de préfet musulman et se disait prêt à réparer cette erreur. Pourquoi ne pas nommer sélectivement un préfet juif ou protestant et un sous-préfet témoins de Jéhovah ? Ce serait adapter la sphère républicaine en une juxtaposition de communautés religieuses. Et revenir à la case départ, une sorte de concordat bonapartiste de 1801.
AUX ARMES CITOYENS LA LAICITE EST EN DANGER.
RASE-CAMPAGNE
Toute la droite unie pour dénigrer Ségolène pour son programme en sont pour leurs frais, c’est le moment de le dire, car le chiffrement des mesures promises tardent un peu, et pour l’une et pour l’autre. J’y reviendrai.
(1) J’ai déjà soulevé ici le cas des associations caritatives et des sociétés commerciales à bas prix, qui d’après moi et une idée de ma mère, ne font que cautionner en partie les carences de l’ Etat en la matière des allies objectifs de la politique libérale.
Sur My Music pas de zizique, mauvaise manip.Réparé.
16:21 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, islam, laicite, eglises, religions





